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Jeu 22 Juin - 19:11
(RP libre, vous êtes tous invités à le rejoindre ♥)

Il y a de ces soirées où Trisha arrive presque à oublier que son métier tient plus de l’esclavagisme que de la profession. Outre le fait qu’elle est payée, il n’y a franchement aucun honneur ni fierté à tirer de la prostitution. Et pourtant, si elle-même dénigrait ce travail dans les premiers temps, la jeune femme a fini par découvrir sa sensualité, s’habituer, et même a trouvé comment rendre son «devoir» plaisant, au point où elle a parfois l’impression que c’est elle qui devrait payer son client, et non l’inverse. Bref, outre les quelques journées où des ravages de son adolescence remontent à la surface pour s’indigner du sort des femmes dans la société et du dégoût qu’elle a pour l’esclavagisme… en fin du compte, la courtisane n’a pas trop à se plaindre. Oh, il y a toujours les clients difficiles, les pas doués, les méchants… mais cela vaut bien les soirées de pure luxure où elle-même réussi à atteindre le paradis.

Ce soir là était donc une autre de ces soirées qu’elle se préparait, dès la fin de son repas du soir, avec un sourire aux lèvres. Elle n’était pas devenue naïve au point de croire que sa situation était géniale, mais elle ne déprimait plus, et même avait plutôt hâte à ce soir. Après tout, avec le grand bal organisé par le Roi dans quelques jours, elle avait des chances mêmes d’avoir des clients plus distingués qu’à son habitude, mais surtout des clients différents point! Changer la routine avait quelque chose de terriblement excitant, et Trisha était donc incapable de ne pas se montrer curieuse sur le dénouement des prochaines soirées. C’est ce qui arrive, quand on a une vie comme la sienne, il faut du changement souvent sinon ça devient vite lassant et elle se remet à déprimer sur son sort. Non, là, elle avait une belle raison de sourire, de se pomponner comme il se doit, de choisir sa plus belle (et aguicheuse) robe, parce qu’on ne sait jamais sur qui on va tomber.

Pour ce fameux bordel de la capitale, donc, une soirée somme toute comme les autres, mais pour Trisha, une soirée au cours de laquelle elle avait bien l’intention de s’amuser, puisque c’était tout ce qui lui restait dans la vie à faire. Bien déterminée à avoir du choix, la rouquine détonnait parmi ses collègues de «travail», et s’assura de traîner bien à l’avant du salon de courtoisie où les clients arrivaient en premier pour boire et «admirer la marchandise». Il n’était pas question qu’un seul homme monte là-haut avec une autre femme sans l’avoir au moins vu elle et avoir décidé que ce n’était pas ce qu’il voulait. Tous les yeux se tournaient sur son passage, même ceux des autres catins, et cela amusait la jeune femme, ravie de son effet.

-Bonsoir… je peux vous servir quelque chose? susurra-t-elle au dernier client qui venait d’entrer.

Chaque fois que la porte s’ouvrait, elle était la première au bras du nouveau venu, s’enquérait de ses désirs, lui apportait elle-même sa consommation, avec moult sourires et déhanchements aguicheurs. Lorsqu’il ne lui plaisait pas (c’est que Trisha était sélective quand même), elle lui chuchotait, sous le ton de la confidence comme si elle lui faisait une faveur, le nom de celle de ses collègues qui collerait le mieux à ses désirs. C’était gagné à chaque fois, le client satisfait croyant dégoter la perle rare, et elle pouvait à son tour reprendre la chasse pour trouver l’homme… ou la femme… avec qui elle avait envie de passer la nuit. Qui a dit encore que les courtisanes ne font que se plier aux exigences et prendre ce qui passe?
♔ Courtisane
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Ven 14 Juil - 10:01
Il avait foutrement besoin d’oublier. Oooooooh que oui. Ne serait-ce que l’espace d’une simple soirée où sa nouvelle affiliation n’existerait tout simplement pas… Merde, il était un soldat! Avait-il la gueule d’une putain de babysitter?! Il avait beaucoup de mal à digérer le fait qu’on lui ait refusé son grade de capitaine alors qu’il méritait clairement plus ce titre que cet imbécile heureux de Clovis! Merde, merde, merde! C’est donc d’un pas presque rageur que le nouveau garde du corps royal traversa les pavés de King’s Landing en quête d’une destination pas trop moche pour lui changer les idées. Il avait besoin de boire… et d’un peu de compagnie, si les dieux le voulaient bien!

Passant près d’une lanterne extérieure qui éclairait sa route, le jeune homme détailla les commerces environnants. Tiens, tiens, tiens, tiens… Que voilà donc? Le fameux bordel! Bon sang, il avait presque oublié son existence! Ça faisait combien de temps maintenant qu’il n’y avait pas mis les pieds? Une éternité, au minimum! Prenant une grande inspiration pour chasser les brumes de sa frustration débordante, le jeune homme se composa un sourire enjôleur, puis grimpa les quelques marches qui le séparaient de la porte de l’établissement.

Une ambiance chaleureuse (quoique, pas vraiment surprenante) régnait en ces lieux, poussant les clients à être automatiquement à l’aise en présence de la surprenante gamme de femmes disponibles pour le bon plaisir d’autrui. À peine eut-il mis les pieds sur le parquet de l’entrée qu’une jolie rouquine se détacha du peloton pour venir en sa direction. Dans un mouvement suave et gracile, elle glissa son bras autour de celui du soldat et approcha la bouche de son oreille pour lui susurrer exactement le genre de paroles qu’il rêvait d’entendre : « …Je peux vous servir quelque chose? » Heu… Oui? Totalement oui? Il avait besoin d’oublier, de penser à autre chose et déjà, ce décolleté plongeant était terriblement distrayant.

Les vestiges d’irritation qui tenaillaient le creux de son estomac s’estompèrent rapidement alors que la chaleur du corps de la belle envahissait son bras droit, là où elle était joliment lovée. Alistair la détailla du regard, notant la finesse de ces traits et le maquillage parfaitement exécuté qui teintait son beau visage. Elle était habituée à se farder pour être la plus jolie, c’était évident! Si Ali ne traînait pas souvent en bordel, il n’en avait pas moins de la sympathie pour ces femmes (parfois prépubères) qui devaient user de leur bassin pour apporter un minimum de fric à la maison close qui, soyons honnêtes, retenait une immense partie de leur salaire. Si la plupart des gens les jugeaient pour leurs mœurs légères, Callahan savait, pour sa part, que le milieu était difficile et que plusieurs femmes souffraient soit de sévices imposés par des clients fêlés ou par un surplus d’alcool et d’opium dans le sang dans le but évident d’oublier leur misérable vie. Comment savait-il ce genre de choses? Il avait connu une prostituée par le passé. Une amie qu’il avait énormément appréciée et qui, malheureusement, s’était ouvert les veines dans un trop-plein de désespoir.

Ainsi, il allait s’assurer de bien traiter sa compagne de ce soir et de lui donner un généreux pourboire sous la table dans le but qu’elle en garde la majorité pour elle. Recalant donc les souvenirs du général rouge de colère dans le fin fond de son esprit, le soldat jeta un regard de convoitise à la belle rouquine, esquissant son plus beau sourire en sa direction.

- Je vous remercie de votre attitude avenante, mademoiselle, souffla-t-il en sa direction, une expression charmeuse au visage. J’ai besoin de deux bouteilles de vin et de compagnie pour partager mes coupes. Pensez-vous pouvoir contribuer à rendre cette soirée des plus agréables? Pour ma part, je m’assurerai que ma présence soit agréable et qu’une bourse généreuse tombe entre vos mains…

Tournant son regard vers le reste du salon, le jeune homme nota deux fauteuils disponibles tout au fond, puis se détacha de la belle, déclarant d’un simple mouvement qu’il allait s’y installer avant que la place ne soit prise. Il marcha en direction de son lieu de prédilection, puis s’affala dans le siège, balança un instant la tête vers l’arrière pour appuyer l’arrière de son crâne sur le dessus du dossier. Il ferma les yeux un instant et poussa un soupir, tentant de faire taire les vestiges de remontrances de la voix du grand général de l’armée. Son impertinence pouvait-elle réellement le mener à la pendaison? Foutaise! Il était un bon élément, personne n’oserait… si? Merde… Le doute l’assaillait. Il devait rester prudent et tenter de contrôler sa véhémence qui avait tendance à le mettre un peu trop souvent dans le pétrin. Maintenant qu’il était affalé de la sorte, le soldat réalisa qu’il avait une douleur au cou. De la tension et du stress accumulé, visiblement. Rien que l’alcool et la présence d’une jolie fille ne pouvaient changer!

Des éclats de rire parvinrent à ses oreilles, sur sa droite. Des types jouaient aux dés. À l’argent, de ce qu’il comprenait. Voilà qui était une bonne idée! Callahan ouvrit un œil et releva sa tête pour porter attention au jeu. Hmmm… Peut-être pourrait-il leur demander de se joindre à eux? Voilà qui était tentant… Alors que son intérêt était porté sur la bande de quatre hommes aux airs hilares, le nouveau garde du corps royal sentit du mouvement sur sa gauche. D’instinct, il tourna la tête pour voir la jolie rouquine s’approcher de lui, bouteilles et coupes en main. Ali lui servit son plus beau sourire et se redressa en position un peu plus adéquate. Il prit d’emblée la consommation qui lui était tendue, observant un instant le liquide vermeil qui y trônait. Levant sa coupe, il inclina de la tête en direction de sa compagne, la remerciant ainsi silencieusement avant de prendre une gorgée de la boisson qui, somme toute, était délicieuse. Oh et puis, tant qu’à y être, autant régler l’addition tout de suite? Il plongea une main dans sa poche et sortit une petite bourse de cuir qui contenait suffisamment de fric pour couvrir les frais d’alcool ET de la prostituée pour la soirée. Il lui en donnerait une peu plus une fois à l’étage, pactole qu’elle pourrait garder entièrement pour elle.

- Et bien, avant que nous entamions notre soirée, j’aimerais savoir : comment vous nomme-t-on, mystérieuse damoiselle? Demanda-t-il, sachant pertinemment que plusieurs courtisanes utilisaient des sobriquets plutôt que de décliner leur véritable identité. Pour ma part, Callahan suffira. Ajouta-t-il. Non, je ne suis pas nouveau dans la région, ça fait même très longtemps que j’y réside. Toutefois, j’admets ne pas fréquenter les bordels sur une note régulière. Le bal? Non seulement je n’en suis absolument pas attiré, mais je doute que je puisse même y mettre les pieds. Je ne suis qu’un simple soldat. Ce genre de soirée mondaine est de loin hors de ma portée de bouseux, vous voyez.

Il leva les yeux au ciel. Il ressentait un mépris pour la haute caste de la société. En fait, le concept même qu’ils aient droit à ce qui se faisait le mieux uniquement à cause de la « pureté de leur sang » le dépassait totalement. Pendant ce temps, le petit peuple, lui, devait se démerder pour garder la tête hors de l’eau. Breeeef… Ce n’était pas que Callahan n’aimait pas sa patrie, bien au contraire (il était même prêt à donner sa vie pour la protéger), seulement, il avait vu son lot de dignitaires odieux et cruels simplement parce qu’ils possédaient plus de frics qu’autrui. Il avait même déjà vu un riche aristocrate offrir à deux pauvres clochards un montant faramineux simplement pour le plaisir de les voir se taper sur la gueule. Si ÇA ce n’était pas exécrable!

- Je vois que votre établissement est achalandé! Vous devez avoir pas mal de boulot, je me trompe? Au final, je me compte chanceux de pouvoir compter sur votre compagnie, damoiselle. Il termina sa coupe en une rasade et esquissa un sourire amusé lorsque la belle s’empressa de la remplir. Saouler les clients était une bonne tactique pour en soutirer un maximum de fric. Bah! Il était là pour ça de toute façon! J’ai eu une journée atroce et croyez-moi, votre sourire est comme un baume sur mon humeur exécrable.

Levant sa coupe, le soldat la fit tinter contre celle de la prostituée, se demandant visiblement si sa journée à elle n’était peut-être pas plus pire que la sienne. Après tout, tout dépendait des clients sur lesquels elle était tombée jusqu’à présent. Certains devaient être étranges ou même très lourds à supporter. Même si la prostitution était le plus vieux métier du monde, elle n’en restait pas moins éreintante et déprimante pour qui était obligé de s’y adonner. Tournant son regard vers les jeux de dés, Ali esquissa un sourire en coin.

- Vous y avez déjà joué? La questionna-t-il. Me joindre à eux me taraude, je dois l’admettre. Même s’il s’agit généralement de chance, ça n’en reste pas moins amusant. Ça vous tente?
♔ Soldat Targaryen
♔ Garde du corps de la Princesse Daeyna
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Sam 15 Juil - 10:36
Belle gueule, beau corps, canon. Trisha passa un bras autour de celui du nouveau client de façon possessive, lançant clairement à ses collègues le message qu’elle se réservait le plaisir de faire monter celui-là dans sa chambre (le septième ciel, qu’elle se plait à l’appeler). C’était exactement ce qu’elle cherchait pour s’amuser ce soir, même si elle n’était généralement pas très capricieuse et acceptait, justement, de satisfaire les petits caprices des quelques vermines de mauvais goût qui fréquentaient l’établissement, ce soir était censé être amusant. Parce qu’elle l’avait décidé, point. Son jeu de séduction fonctionnait visiblement à merveille, le jeune homme semblait déjà être entre ses griffes, c’était évident juste à la façon dont il la détaillait, avec ce petit sourire satisfait. Visiblement, elle était aussi exactement ce qu’il cherchait pour s’amuser ce soir…

Et poli en plus! Elle avait presque envie de se pâmer d’amour… si ça avait été son genre de faire ça! Il comptait vraiment s’envoyer deux bouteilles de vin tout seul? Il avait certainement passé une mauvaise journée… Enfin, la rouquine lui accorda son plus beau sourire et clin d’œil lorsqu’il lui suggéra de boire avec lui, et se contenta d’une langoureuse caresse sur sa joue avant de se tourner vers le bar pour aller chercher sa commande, dansant presque à sa façon de marcher. Son collègue au bar tiqua lorsqu’elle demanda deux verres, suggérant qu’elle n’était pas sensées se saouler sur le plancher (celles qui voulaient s’intoxiquer pour être capable de travailler le faisaient avant l’arrivée des clients, car les courtisanes de la Maison de Poupées se devaient de conserver une certaine classe) mais Trisha lui assura qu’elle ne dépasserait pas les bornes. Difficile de ne pas la croire, elle travaillait toujours comme unes espèce de robot : à la fois la perfection divine et l’obéissance militaire. Sois belle et tais-toi. Il y avait longtemps qu’elle avait appris comment les règles fonctionnaient dans son milieu.

De sa démarche lente et sensuelle, la prostituée retrouva son client sur l’un des deux fauteuils qu’il avait repéré un peu plus tôt. Rendue experte par l’habitude, elle avait déjà servi un de verre en chemin, tenant les deux bouteilles et les deux verres en même temps… Tout un numéro! Trisha s’empressa de le lui tendre en s’agenouillant sur le bord de son fauteuil après s’être vidé les mains sur la table la plus proche. Elle laissait volontairement sa cuisse nue dépasser de façon exagérée du siège, et par sa position surplombait légèrement en hauteur le jeune homme. Ses longues mains aux doigts fins caressaient déjà l’appui-bras du siège voisin, descendant avec une lenteur calculé vers le siège et la personne qui y était assise.

-Trisha… souffla-t-elle en lui offrant son sourire le plus charmeur et posant distraitement la bourse pleine du client (celle pleine de pièces sonnantes et trébuchantes, on se calme!) sur le bord de la table où reposaient les bouteilles, quelqu’un s’occuperait de le ramasser plus tard! Tout le plaisir est pour moi, Callahan, vraiment… roucoula-t-elle. Je n’ai pas souvenir de votre joli minois ici, et bien que je n’ai pas autant d’ancienneté dans cette Maison que bon nombre de mes collègues, je crois bien connaître toute la clientèle de la ville. Vous venez d’arriver? Ou vous êtes à la capitale pour le bal?

Les délicats ongles peinturés de rouge de Trisha eurent à peine le temps d’effleurer la cuisse de Callahan, question de le titiller un peu, avant qu’elle ne les retire pour se servir une toute petite coupe de vin. Cela suffirait à lui faire plaisir, puisqu’il avait envie qu’elle boit avec lui, mais éviterait qu’elle tombe dans le vice et s’adonne à vider une bouteille toute seule. La faiblesse face à l’intoxication volontaire, c’est de famille, la rouquine s’en était rendu compte lorsqu’elle avait commencé à travailler au bordel, et arrivait donc plus difficilement à en vouloir à son frère pour sa drogue… C’était si facile de tomber dans les excès.

-Oh, un soldat du château? Je me disais bien qu’avec un corps sculpté comme le votre… vous ne faisiez pas les foins… Je vois très bien de quoi vous parlez, mais je ne trouve pas cela bouseux du tout, être soldat, au contraire. Ma description à moi de bouseux est quelqu’un qui sent vraiment la bouse.

Moqueuse, elle lui tira un large sourire en avalant une minuscule gorgée de vin. Il avait passé une salle journée, ça se voyait à ses yeux, alors elle pouvait bien se permettre un peu d’humour pour essayer de le remonter. En plus, il avait la gueule d’un petit tannant se plaisant à faire des problèmes de ce genre… Bref, d’un vilain garçon! Est-ce qu’il y a quelque chose dans le monde connu de plus excitant qu’un vilain garçon? Aguicheuse, Trisha, toujours agenouillée plutôt qu’assise, s’accouda sur l’appui-bras du fauteuil de son client plutôt que du sien, de sortes que ses bras écrasaient au centre et remontaient sa poitrine déjà assez généreuse pour la rendre plus attrayante.

-C’est que je me gardais pour le meilleur, je vous assure… roucoula-t-elle avec une moue presque enfantine, se mordant les lèvres, lorsqu’il se considéra chanceux d’avoir de la compagnie malgré les nombreux clients. J’ai su que je l’avais trouvé dès que vous êtes entré. Vous avez de la classe, si je puis me permettre, ça change de la vermine habituelle qui ignore toujours comment parler à une dame, fut-elle une courtisane. Ça et votre sacrée belle gueule.

Callahan lui fit part d’avoir passé une mauvaise journée, mais lui épargna heureusement les détails. Franchement, il lui arrivait parfois de se demander si elle était catin ou psychologue, il y avait de ces hommes ennuyants qui parlaient tant et lui racontaient sa vie pendant les préliminaires si bien qu’elle peinait à terminer sans s’endormir d’ennui! Trisha tendit son verre en direction de celui de son client, le faisant tinter légèrement, en lui adressant un autre de ses clins d’œil aguicheur, avant de remplir à nouveau la coupe du beau soldat, puisqu’il l’avait déjà vidée.

-Je l’avais vu dans vos yeux assez rapidement. Vous n’avez plus à vous en faire, maintenant, je vais m’occuper personnellement de vous faire oublier tout ça, et ce n’est pas parce que ce vin est corsé, promis. Cette bouche sait faire autres choses que sourire, conclut-elle en fendant son sourire de toutes ces belles dents étonnement blanche et bien alignée pour une femme de si mauvaise vie. Je n’y ai personnellement jamais joué, je ne suis pas très intéressée par les jeux d’argent… mais je regarde beaucoup, chuchota-t-elle sur le ton de la confidence en réponse à sa question sur la partie de dés sur la table à côté.

Trisha pris la main libre du garde pour l’entraîner vers la table en question et le présenta sans plus de cérémonies. En voyant que le nouveau joueur n’était pas un couillon de fond de ruelle et qu’il possédait donc une bourse pleine de pièces, les joueurs ne se firent pas prier pour faire une petite place à cette nouvelle occasion de piller quelqu’un. Visiblement, Callahan n’avait pas l’air trop certain de ce qu’il faisait, mais en faignant de lui chatouiller l’oreille du bout des lèvres, la rouquine lui expliqua les règles du jeu pour qu’il n’ait pas l’air imbécile. Oh non, elle n’avait joué, mais elle avait assez souvent regardé pour non seulement connaître le jeu, mais aussi connaître les bonnes façons de tricher sans se faire prendre et détrousser ses adversaires. Des petits secrets qu’elle ne partageait que rarement, les gardant pour les meilleurs clients (ceux dont elle espérait tirer un meilleur pourboire si elle réussissait à leur enfler une bourse avant de vider l’autre…)

Restant dans le dos de son client, la courtisane fut très attentive à la partie, même si elle n’en laissait rien paraître, gloussant et roucoulant dans les oreilles de Callahan comme si elle n’était là que pour essayer de l’emmener dans son lit (ce qui était vrai aussi) alors qu’elle en profitait plutôt pour lui chuchoter quelques instructions étouffées. Tout cela, sans cesser de s’assurer que la coupe du beau guerrier restait pleine, mais en trempant à peine les lèvres dans la sienne. De temps en temps, lorsqu’elle avait l’impression qu’un des joueurs portait trop attention à elle, Trisha commençait à masser les épaules (très tendues, d’ailleurs, il avait vraiment eu une mauvaise journée) et se taisait, mais dessinait subtilement des lettres ou des signes dans le dos musclé du soldat, du bout des doigts… Sur 5 parties, il en gagna trois. Les premières avaient évidemment tirés des sourires amusés de ses compagnons de table, le félicitant pour sa «chance du débutant», mais visiblement, à la troisième, ils commencèrent à trouver un peu moins drôle cette chance.

-Ce jeu m’ennuie, Callahan! rouspéta Trisha avec une moue adorable en enserrant sensuellement ses épaules de ses bras et glissant son visage dans son cou. Vous ne préféreriez pas… jouer à un autre jeu? roucoula-t-elle en glissant une main dans l’ouverture de sa tunique, caressant son torse, non sans remarqué le soulagement des autres joueurs de dés de voir le soldat disparaître de l’autre table.

En chuchotant, la rouquine incita son client à tourner la tête vers une autre table, et lui expliqua qu’il était plus facile de tricher aux cartes sans se faire voir à ce jeu qu’aux dés, où leur chance commençait à être risquée. Cessant à regret son manège de caresses, Trisha l’invita à se lever, pris leur verres et la seconde bouteille (abandonnant la première, vide, sur une table abandonnée). Toutefois, la catin échappa son propre verre en essayant de rattraper Callahan lorsqu’il fit mine de trébucher. Bon, ce n’était qu’un seul faux pas, probablement juste d’avoir été assis trop longtemps à boire, mais ce n’était pas tout à fait encourageant!

-Enfin, si vous vous croyez toujours d’attaque pour vous tenir à table. Sinon, je connais d’autres jeux pour nous occuper qui ne demande aucune concentration…
♔ Courtisane
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Jeu 27 Juil - 19:31
La jeune femme ramassa la bourse qu'un de ses fidèles clients lui tendit avec un sourire des plus charmeurs. Elle savait qu'il reviendrait, il revenait à chaque fois, même s'il lui disait qu'il en avait assez de revenir chez lui, le visage honteux, chaque parcelle de son corps sentant le parfum fruité de la belle courtisane. Sa femme n'était certainement pas dupe...

Elle le reconduit à la porte de chambre qu'elle referma derrière lui, après lui avoir offert un baiser langoureux remplis de promesses pour sa prochaine visite... La honte, c'était son problème. Tout ce qu'Adryana voulait, c'était l'argent qu'il lui donnait en échange de ses services. Elle devait aussi avouée qu'elle était légèrement flattée de l'intérêt que tout ces hommes lui portaient... Leurs femmes étaient-elles si moches qu'elle le pensait ou complètement impotente au lit ?

La courtisane se rafraichit un instant avant d'enfiler une nouvelle tenue, encore plus affriolante et sensuelle que la précédente. Elle laissa ses cheveux dorés tombés sur ses épaules délicates et retoucha son maquilla avant de descendre de nouveau au bar.

Des clients habituels la saluèrent, d'autres la draguèrent, d'autres s'offusquèrent parce qu'elle refusait leurs avances... pour que finalement elle trouve place à une table de cartes, sur les genoux d'un bel homme qu'elle ne connaissait pas encore mais qui semblait plutôt bien nantis. Un étranger, il semblerait.

C'est à ce moment qu'elle remarqua Trisha, tout près d'elle, accompagnée d'un homme brun, très séduisant. Tout à fait son style d'homme... s'il avait de l'argent dans les poches. Il était bien habillé, n'était certainement pas pauvre mais Adryana était déjà assise sur les genoux d'un homme qui n'avait aucune intention de la laisser partir... Dommage! Elle adorait voler des clients à Trisha... C'était toujours si amusant!

- Je crains, ma jolie, que ton homme soit incapable de performer ce soir... lui dit-elle, en lui faisant un clin d'œil amusé, en voyant Alistair Callahan perdre pied.

La jeune femme éclata de rire, suivis de près par quelques hommes complètement saouls, assis à la table qu'elle occupait.

- Si jamais tu as besoin d'aide pour stimuler sa concentration, n'hésite pas à me faire signe...

L'homme derrière elle se leva et entraîna Adryana quelques mètres plus loin où ils s'installèrent avec d'autres qui devaient être ses compagnons de voyage.


HRP:
 
♔ Courtisane
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Mer 9 Aoû - 15:22
Son regard se mit à pétiller malgré lui après que quelques promesses indécentes lui furent soufflées sans la moindre gêne. Après tout, pouvait-il réellement s’attendre à autre chose de la part d’une catin, aussi magnifique soit-elle? Erh… Elle avait toutefois raison sur un point : ce vin était réellement corsé! Merde, il avait déjà la tête qui tournait légèrement! Franchement, il avait déjà été plus solide que ça sous l’influence de l’alcool! La belle déclara ne pas avoir d’intérêt pour les jeux de hasard et d’argent, mais précisa avoir énormément observé comment on y jouait. Intéressant! Sans plus de préambule, elle glissa ses doigts à travers les siens et l’attira à sa suite jusqu’à la table de jeu où elle s’empressa de le présenter sans la moindre cérémonie. Bah il s’en foutait un peu. Il avait simplement envie de s’amuser et en plus, il était déjà un peu ivre…

Pendant un bref instant, le soldat fut détaillé du regard, puis ses adversaires se tortillèrent pour lui laisser une place, le jugeant visiblement digne d’un moment passé en leur compagnie. Sans hésitation, Alistair s’installa sur un siège qu’on venait de lui tendre et esquissa un bref sourire alors qu’il sentit la présence de la belle courtisane se presser contre son dos. Ses lèvres pulpeuses effleurèrent son oreille, lui susurrant presque sensuellement les règles du jeu qu’il ne se fit pas prier de noter mentalement. Pour une femme qui ne s’y intéressait guère, elle avait de la mémoire! Dans un mouvement bref de la tête, Callahan fit comprendre à sa charmante compagne qu’il avait bien saisi ses recommandations et entama la partie sans la moindre hésitation, prenant une grande lampée du vin qu’on venait de lui apporter à nouveau. Minaudant et roucoulant de façon sensuelle, la belle laissa ses mains s’aventurer d’un geste suave sur le haut de son torse. Alors qu’elle gloussait, Trisha rapprocha sa bouche de son oreille et susurra quelques conseils qu’il s’empressa de mettre à exécution lorsque vint son tour de secouer les dés. Évidemment, ses recommandations judicieuses eurent pour effet de lui faire remporter la première manche, chose à laquelle le soldat s’empressa de prendre une nouvelle gorgée impressionnante d’alcool pour célébrer le tout.

Puis, alors qu’un joueur portait son attention un peu trop intensément sur elle, la belle décida de jouer les mutines et se contenta de masser langoureusement les épaules du garde du corps (et bon sang que ça faisait un bien fou!) tout en dessinant habilement des chiffres dans son dos du bout de ses doigts graciles. Sur un total de cinq parties, trois furent remportées par le jeune homme qui, somme toute, était plutôt fier de lui! Le profit était là! C’était plutôt sympa comme soirée et la chance (d’avoir rencontré Trisha plus tôt!) était de son côté! Si au départ ses compagnons de jeu le félicitaient sans vergogne, il en était tout autre lorsqu’il en remporta une troisième avec une fierté absolument pas dissimulée. À voir les tronches qu’ils tiraient, ça commençait à bien les faire chier, tout ça!

Des bras se glissèrent autour de son corps et une voix mécontente se fit entendre dans une moue qui, somme toute, devait être tout de même adorable. Trisha déclara être ennuyée par le jeu et lui demanda clairement de passer à autre chose en sa compagnie. Une main experte se glissa dans l’encolure de sa tunique avant de caresser allègrement le torse musclé du jeune homme dont le pouls s’était considérablement accéléré. Franchement? Ce foutu jeu de dés n’était plus du tout intéressant soudainement. Sans plus de cérémonie, l’homme des Crownlands se releva en titubant, termina son verre dans une rasade et suivit la belle courtisane qui lui susurra de tenter sa chance aux cartes, ce qui était plus facile pour la triche. Elle n’avait pas tort! Faisant mine d’effectuer un mouvement en direction de la seconde table, le guerrier tituba et poussa la catin à renverser son propre verre qui, heureusement, ne souilla pas sa jolie tenue. Eh merde, comme il pouvait être maladroit! Mais maintenant qu’elle en faisait mention, il devait bien admettre que roucouler en sa compagnie était franchement plus alléchant que de fixer un pauvre paquet de cartes en présence d’autres ivrognes… Mais d’un autre côté, ils avaient la soirée devant eux, non?

- Pardon pour le verre… Marmonna-t-il en regardant le tapis souillé devant eux. C’est un accident… Mais pour en revenir à votre suggestion, je crois être capable de me concentrer sur les cartes, même si connaître davantage votre sublime personne m’interpelle de plus en plus. Toutefois… N’ouvrons pas immédiatement cette nouvelle bouteille, voulez-vous? Je n’ai pas envie d’être trop saoul et d’être obligé de me passer de votre compagnie.

D’instinct, il glissa une main contre la taille gracile de la prostituée et lui servit un regard séducteur ponctué d’un sourire sans équivoque. Toutefois, avant qu’il ne puisse effectuer le moindre mouvement témoignant clairement du fond de sa pensée, une voix narquoise et mélodieuse se fit entendre tout près d’eux. D’instinct, le soldat détourna son regard de la sublime rouquine pour voir une magnifique blonde les observer malgré son client qui quémandait déjà toute son attention. Lui? Incapable de performer? Pardon?! Pour qui elle se prenait, celle-là?! La beauté aux cheveux dorés laissa échapper un rire cristallin, puis se détourna, rapidement suivie par un troupeau d’hommes en rut au cerveau embrumé par l’alcool.

- Ne sous-estimez pas mes compétences, ce serait une insulte à ma personne! Marmonna-t-il en haussant un sourcil, peu impressionné. Même complètement saoul, je pourrais probablement avoir de meilleures performances que votre client qui a visiblement du mal à cacher son érection à travers son pantalon trop serré! Mais si vous ressentez le besoin de vous joindre à nous, grand bien vous fasse! Plus on est de fou, plus on rit, il paraît, non? Et j’ai de quoi payer, je vous assure. Toutefois, je suis persuadé d’être entre de bonnes mains et je doute que Trisha ne soit encline au partage, je me trompe?

Un sourire de défi trônait sur ses lèvres, mais au lieu de continuer dans sa provocation évidente, le jeune homme détourna l’attention vers Trisha et l’attira contre lui avant d’embrasser langoureusement sa gorge fébrile qui lui était si gracieusement tendue. De toute façon, le client de la prostituée inconnue ne sembla pas apprécier les propos du guerrier et décida d’attirer sa fille de joie à sa suite afin de s’installer un peu plus loin avec ses copains de voyage. Alistair mordilla gentiment l’épiderme délicat de la belle, puis caressa sa taille fine par-dessus ses vêtements de sa main libre. Sa bouche gourmande remontant lentement vers l’oreille de la catin et il ne put s’empêcher d’y susurrer quelques paroles.

- Visiblement, les couteaux volent bas dans un établissement comme celui-ci. Elle intervient souvent aussi gratuitement dans vos affaires? La questionna-t-il en titillant son lobe d’oreille avec une envie de plus en plus palpable. Détachant sa bouche d’elle, le jeune homme jeta un regard en coin en direction de la prostituée aux cheveux d’or, puis esquissa un sourire presque provocateur alors que le client de cette dernière le détaillait maintenant avec une frustration presque palpable. Dans tous les cas, son client ne semble pas apprécier ce genre de petites altercations… Peut-être doute-t-il de ses capacités et de son niveau de performance, au final! Pour ma part, ça me donne simplement envie de faire mes preuves un peu plus…

Détaillant à nouveau le visage sensuel de la belle rouquine, Alistair planta son regard verdoyant dans le sien, puis esquissa un sourire plein de sous-entendus. Mouais… au diable ces foutues cartes, il avait franchement envie d’autres choses en ce moment. Ses doigts quittèrent la taille fine de la fille de bordel et s’aventurèrent sur la peau nacrée de la clavicule de sa compagne dans un geste évident.

- Les cartes ne m’intéressent plus soudainement. Que diriez-vous que nous emportions cette bouteille de vin pleine à l’étage? J’ai envie… de faire connaissance un peu plus personnellement avec vous. Il y a trop de monde pour nous permettre d’en apprendre adéquatement sur l’un et l’autre. À moins que les jeux de hasard ne soient vraiment votre truc? Je ne voudrais pas forcer une beauté telle que vous à faire quoi que ce soit, je ne suis pas un sauvage quand même.

Bon… il avait déjà payé en fait. Mais, sincèrement, forcer les gens à baiser avec lui n’était pas son truc, même s’il était dans son droit légitime. Si elle préférait prolonger la soirée à d’autres activités que le sexe, il n’allait pas l’obliger contre son gré. Il savait être patient de toute façon. Son regard émeraude nota les lèvres pulpeuses de la catin et il songea au fait qu’il avait bien envie de l’embrasser, là, tout de suite. Toutefois, il savait d’expérience que certaines filles de joie interdisaient les baisers sur la bouche, trouvant ce contact trop intime pour être accompli avec leurs clients qui, souvent, ne partageaient leur couche que quelques minutes, le temps d’une fellation ou que la besogne ne soit accomplie. Ainsi, pouvait-il se permettre d’être entreprenant à ce niveau? Au pire, elle le repousserait, non? Jouant de prudence, le client décida plutôt de glisser son pouce sur les lèvres charnues de Trisha dans un mouvement suave qui traduisait bien son envie immédiate.

Glissant sa mâchoire près de l’oreille de la courtisane, le garde du corps de la princesse Targaryen ne put s’empêcher d’y susurrer quelques paroles évidentes, désireux de lui témoigner toute son envie.

- Vous êtes magnifique dans cette tenue, je tiens à vous le dire. Mais je suis persuadé que ce qu’il y a en dessous est nettement plus désirable. Toutefois, je saurai être patient si l’envie de profiter encore un peu de votre soirée se faisait ressentir.
♔ Soldat Targaryen
♔ Garde du corps de la Princesse Daeyna
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Dim 13 Aoû - 15:03
(Pour lecteurs avertis...)

-Ce n’est pas grave, je n’avais pas particulièrement soif… enfin pas de ça.. chuchota Trisha, les lèvres presque collées à l’oreille de son client, lorsque celui-ci s’excusa pour son verre (qu’elle avait à peine entamé, de toute façon. )

De toute façon, la proposition de jeu de la catin eut tôt fait d’intéresser Callahan, qui suggéra d’ailleurs de conserver l’autre bouteille de vin pour plus tard, question qu’il est encore les capacités physiques et mentales de «connaître davantage sa sublime personne». La rouquine lui adressa un clin d’œil de circonstance, absolument d’accord avec cette affirmation… Il lui arrivait parfois de faire exprès de saouler ses clients lorsqu’elle n’avait pas envie de passer une trop longue nuit avec eux, mais ce n’était absolument pas le cas de ce canon dont elle allait s’assurer qu’il reste éveillé jusqu’aux petites heures du matin, et tant pis s’il arrivait épuisé et courbaturé au travail le lendemain. Il n’allait certainement pas être le premier soldat à se pointer la gueule de bois et baillant aux corneilles à son poste, non?

Trisha répondit donc un sourire envouteur lorsqu’il l’attira contre lui par la taille, mais ce bref moment fut vite éclipsé par la moquerie d’Adryana, que la rouquine n’avait pas encore remarquée, et qui se moquait des possibilités de performances du beau brun, confortablement assise sur les genoux d’un homme à l’allure très riche mais, au goût de la rouquine, franchement moins séduisant que Callahan. D’ailleurs, lorsque la blondinette proposa à son adversaire de l’aide avec son client, comme si celle-ci était incapable de s’en occuper, le riche étranger à qui elle tenait compagnie ne sembla pas apprécier et quitta la table des joueurs de cartes pour l’entraîner loin du duo. Tant mieux !

Comme elle ouvrait la bouche pour se moquer à son tour de sa collègue, Callahan pris la parole pour s’insurger du peu d’estime que la blonde avait en ses compétences et faire des allusions peu sympathiques à l’égard du riche qui l’avait traîné à l’écart. Trisha éclata d’un rire cristallin, ravie de n’avoir, pour une fois, pas besoin de se défendre (quoi qu’elle excellait généralement dans ce genre de petit jeu de pouvoir, voir un client donner la réplique à cette pimbêche d’Adryana était sommes toute jouissif). Bien sur, pour rien au monde la rouquine n’aurait accepté de partager son client avec la garce, autant il lui arrivait parfois, à la demande de clients, de «travailler avec d’autres collègues» afin de satisfaire leurs fantasmes, autant il était hors de question pour elle de faire équipe avec sa pire ennemie en ces lieux!!

-Hors de question, même si vous triplez l’offre! déclara-t-elle assez fort pour que tous l’entende, en jetant un œil de défi à la blondinette, lequel ne dura qu’une fraction de seconde puisqu’elle roula des yeux de plaisir lorsque des baisers langoureux se posèrent dans son cou, lui faisant bien vite oublier Adryana le temps de la caresse qui s’étendit jusqu’à son oreille sensible. Adryana? Constamment, mais ne vous inquiétez point pour moi, je le lui rends bien à l’occasion, roucoula-t-elle avec une lueur d’amusement dans le regard alors qu’il s’était détaché d’elle pour regarder derrière (dommage!)

Les clients appréciaient rarement les combats de coqs (ou de poulettes!) auxquels s’adonnaient souvent Trisha et Adryana, sauf lorsque c’était eux qui se retrouvaient à avoir une double proposition… Parfois, d’autres clients non impliqués dans le conflit s’amusaient à parier sur qui allait remporter le client. Les deux jeunes femmes avaient la vilaine habitude de vouloir voler le client de l’autre, surtout lorsqu’il était mignon (et il va s’en dire que Callahan l’est!) alors disons que la rouquine n’était pas étonnée, mais plutôt soulagée que sa blondinette soit occupée avec quelqu’un d’autre, car elle ne tenait pas tant à se battre ce soir-là! Les regards et paroles de celui-ci avaient allumés un feu brûlant dans son ventre, comme peu de ses «visiteurs» savaient le faire. Non, la prostitution n’est pas un métier plaisant et facile tous les jours, mais il y a de ces soirées, de temps à autres, où la rouquine est encore plus échauffée que les habitués de l’endroit!

Apparement, l’envie de jouer avait passé à Callahan, qui tenait maintenant à lui tenir plutôt convenablement compagnie et «apprendre à se connaître». Trisha lui servi un sourire rempli de désir en réponse au sien, et soupira d’aise en savourant la caresse légère et sensuelle des doigts de son client sur sa clavicule, très près de sa poitrine agitée par une respiration profonde et quelque peu irrégulière…

-Ohhh mais les vilains garçons un peu sauvages ne me déplaisent pas du tout Callahan… se moqua gentiment Trisha en embrassant le pouce qui lui caressait les lèvres. Bien au contraire! Et quoi que je ne déteste pas une bonne partie de cartes, je sais que nous nous amuserons bien mieux là-haut. La rouquine agita la bouteille toujours close dans une main, portant son autre sur celle de son client qui lui caressait toujours les lèvres. Des jeux impliquant ceci… et cela… roucoula-t-elle en faisant mine, l’espace d’un seconde, de suçoter le pouce contre sa bouche, avant de le mordre doucement pour l’embêter, comme il l’avait fait dans son cou un peu plus tôt.

Tenant toujours la main de Callahan, la rouquine commença à l’attirer vers les escaliers sans se déloger de son étreinte, à tout petits pas, alors qu’il lui chuchotait toujours à l’oreille des promesses chaudes qui firent frémie Trisha. Pour ce qui était de profiter de la soirée, elle avait bien l’intention de le faire, dans ses bras! Marchant à reculons pour obliger son client à la suivre, la courtisane lâchait de petits gloussements excités sous les caresses de plus en plus entreprenantes de son compagnon du moment par-dessus sa robe légère. Ses propres doigts se plaisaient à glisser sur les muscles seyants du soldat sous sa tunique, ayant glissé par le dessous pour explorer son torse. Alors que le beau brun recommençait à insister, de son regard et de ses caresses, sur les lèvres sensuelles et souriantes de la catin, celle-ci comprit enfin ce qu’elle voulait. Ils achevaient de monter les escaliers lorsqu’elle libéra la main qui explorait sous le chandail de Callahan (l’autre toujours handicapée par sa bouteille…) pour l’appuyer contre sa nuque et attirer son visage contre le sien, l’embrassant fougueusement et longtemps.

Bien que la majorité des courtisanes déteste cette «intimité», Trisha les trouvait bien niaises. Ce n’était pas comme si elles avaient la moindre possibilité de partager une relation autre que passionnelle avec quiconque et qu’elles devaient préserver cela pour «le véritable amour»! La rouquin avait, de toute façon, toujours ressenti qu’un véritable baiser sur les lèvres ajoute encore plus de sensualité à une étreinte, plus que n’importe où ailleurs, même les parties les plus sensibles de son anatomie. La chaleur montait souvent assez drastiquement lorsque se déchaînait telle passion, et c’était le cas entre Callahan et elle, alors qu’elle poussait la porte de sa chambre d’un coup de pied sec, sans relâcher son emprise sur le soldat. Et puis, franchement, depuis le temps, la courtisane avait appris à «plaire» à ses clients, peu importe ce que cela impliquait, elle était sans contredit la prostituée la plus «facile» de l’établissement, se laissant aller à toutes les bassesses qu’on lui demandait si cela payait assez, comme une machine programmée à cet effet… Alors ce n’était pas un baiser qui allait l’effaroucher!

Surtout que… soyons honnête là… Ce Callahan embrassait comme un Dieu!

Entre le moment où, d’un autre coup de pied bien placé, la porte de sa chambre claqua pour se fermer, et le moment où sa robe se retrouva à terre… il ne se passa pas cinq secondes (à croire que sa bouteille de vin était disparue magiquement de sa main, alors que la rouquine avait pourtant pris le temps de la déposer, au sol, mais quand?) Pas que Trisha était pressée d’en finir, au contraire, elle était seulement beaucoup trop enthousiaste à plaire à son client, dont elle s’acharnait déjà à défaire la ceinture, sans avoir cessé de l’embrasser (sauf pour respirer quelques secondes ici et là, et rire un peu de cette mélodie à la fois sensuelle et niaise qui la faisait ressembler aux sirènes des comtes… tentatrice!)

-J’espère qu’ils ne comptent pas sur vous demain matin, je n’ai pas l’intention de vous laisser vous reposer ce soir, ou cette nuit tout court! Vous avez payé bien plus que ce qu’il faut pour que je vous tienne occupé jusqu’aux aurores, mon cher… roucoula-t-elle en riant, satisfaite d’entendre le pantalon de Callahan tomber au sol.

En le tirant juste assez doucement pour qu’il ne se prenne pas les pieds dans son pantalon et soit capable de s’en débarrasser, Trisha guida son client vers le grand lit qui remplissait presque tout l’espace de sa petite chambre, outre une minuscule table de chevet et une commode où s’entassaient de très fins morceaux de vêtements… Se débrouillant pour les faire pivoter tous les deux, la rouquine fit asseoir Callahan au bord de son lit et le rejoignit en s’asseyant au dessus de lui, sa poitrine généreuse lui arrivant juste à la hauteur du nez, avant de faire voler sa tunique aussi rapidement qu’elle lui avait enlevé le reste de ses vêtements.

-C’est maintenant que ça commence à être amusant… rigola Trisha légèrement en commençant à lui embrasser le cou et une oreille, encore plus taquine qu’il ne l’avait été plus tôt, léchant et mordillant avec une sensualité qui ne laissait visiblement pas Callahan de glace (leur proximité ne pouvait cacher ce fait). Allongez-vous et laissez-moi faire… Vous m’avez dit avoir eu une journée atroce, non? Je vais m’assurer de vous faire oublier cela d’ici quelques secondes… roucoula-t-elle en poussant sur son torse pour le forcer à lui obéir.

Il ne faudrait pas que j’exagère quand même!:
 
♔ Courtisane
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Mar 5 Sep - 20:17
*** PUBLIC AVERTI ***


Ils étaient donc sur la même longueur d’ondes : tous deux ne semblaient plus aussi tentés de poursuivre la soirée aux jeux de hasard et à la compagnie de tierces personnes. Visiblement, un peu d’intimité et de solitude s’imposait! Enfin, pas que ça déplaisait à Callahan qui en avait presque fait la demande à l’employée du bordel! La coquine acquiesça à sa requête, agitant d’un air aguicheur la bouteille déjà payée sous son nez. Comme leur futur moment de tranquillité était prometteur tout à coup! Surtout au moment où la prostituée titilla son pouce avec un léger mordillement, une lueur indécente brillant au fond de ses magnifiques prunelles. Un sourire en coin naquit sur les lèvres du guerrier qui semblait plus que tenté par cette proposition lascive.

Ainsi, c’est sans grande surprise qu’Alistair suivit docilement Trisha, cette dernière le guidant en roulant des hanches en direction de l’escalier qui allait les mener vers des jeux beaucoup plus appropriés au vu de la soirée aguichante qui s’étalait sous son nez. À petits pas, le couple grimpa les marches en roucoulant, leur libido étant plus qu’évidente tant ils se titillaient mutuellement.

- J’ai bien l’intention de prendre mon temps, ce soir, jolie Trisha susurra-t-il à son oreille alors que ses pas étaient guidés par la professionnelle de la luxure. J’ai envie de vous entendre crier mon nom et vous sentir frémir contre moi. Je veux vous entendre en demander davantage alors que ma main s’aventurera sous votre fine culotte…

Un baiser fut prestement échangé, chargé de passion et de chaleur tout en coupant nette Ali dans sa litanie coquine. Sa main libre se glissa sans vergogne sur le buste plantureux de la rouquine, titillant les monts frémissants par-dessus le fin textile de sa robe chatoyante et légère. À entendre les gloussements poussés à la volée par la belle, Callahan comprit qu’elle ne détestait pas ses petites attentions entreprenantes. Enfin… il ne fallait pas oublier qu’il la payait pour ça, par-dessus le marché! En réponse à son invitation de plus en plus claire, Trisha agrippa sa tunique et l’attira à elle, laissant ses mains graciles explorer son abdomen et son torse sous le morceau de tissu plutôt gênant. Le souffle du soldat grimpa d’un cran et il se ne fit pas prier pour mordiller légèrement le lobe d’oreille de la belle, encourageant chaque geste par un autre. Ce fut plus fort que lui, le soldat royal se pressa davantage contre la catin, laissant ses lèvres gourmandes se diriger vers la bouche chaleureuse de sa compagne. Sa langue se glissa contre la sienne et l’échange buccale gagna encore davantage en intensité. S’il s’écoutait simplement, il agirait avec la plus grande indécence ici même, dans la cage d’escalier. Ce jupon était si facile à soulever et n’était-il pas excitant de baiser quand on risquait de se faire prendre? Enfin, ces derniers étaient de loin les ébats les plus torrides auxquels il avait prit part par le passé.

Le duo continua de grimper les marches infinies qui s’étalaient devant eux, puis atteignit enfin l’étage supérieur, là où Trisha décida par elle-même de l’embrasser avec fougue, à nouveau. La température ambiante venait de grimper d’un nouveau cran et Ali avait l’impression de littéralement bouillir dans ses fringues actuelles. Inutile de préciser que tiraillement de son bas-ventre se faisait sentir plus que jamais! Dans un mouvement de recul, la prostituée l’attira à sa suite vers l’une des chambres et ouvrit la porte d’un simple coup de pied, forçant la paroi de bois à claquer contre le mur adjacent. À peine furent-ils entrés dans la pièce que la cloison se referma brusquement derrière eux (un nouveau coup de pied de la part de la rouquine?) et sans plus de préambule, Callahan s’affaira à lui retirer sa somptueuse robe comme s’il s’agissait d’un cadeau qu’il était pressé de déballer. Le tissu magnifique fit rapidement un vol plané jusqu’à l’autre bout de la pièce et Ali se pressa contre son amante actuelle, agrippant d’une main experte l’un de ses monticules généreux qui s’offrait à lui afin d’en charmer le pourtour d’une caresse pleine.

Les embrassades étaient pressées et langoureuses. Leur langue virevoltait avec une envie palpable et rapidement, la belle retira le manteau de son client pour le lancer quelque part dans la pièce. Les rires cristallins de Trisha composaient une mélodie envoûtante pour les oreilles de Callahan qui, il devait bien l’admettre, était totalement sous son charme sensuel. Ainsi, il crut perdre le fil du temps, un bref instant, pendant que sa ceinture glissait hors de son socle de tissu pour rejoindre la robe de la prostituée, quelque part dans la pièce. La belle lui susurra des paroles pleines de promesses qui, il l’espérait, allaient être franchement tenues! Enfin… il devait être aux côtés de sa protégée dès le lendemain matin, mais il pouvait bien revenir au Red Keep à l’aurore, non? Voilà qui leur laissait amplement de temps pour s’amuser encore et encore et encore…

- Je vous prends au mot, chère Trisha, souffla-t-il à son oreille alors qu’il en léchait le lobe doucement. Je n’ai guère d’autres espérances que de vous faire atteindre le septième ciel à répétition, croyez-moi.

Un bruit sourd et mât se fit entendre, signe que son pantalon venait de glisser au sol dans un écroulement typique, laissant à découvert une masculinité naturellement suscitée par un afflux sanguin important. Dans un nouveau gloussement enchanteur, la prostituée agrippa la main du guerrier et l’attira à sa suite près de l’immense lit où elle le poussa à s’asseoir. La catin vint s’installer par-dessus lui, à califourchon, et lui donnant ainsi une vue imprenable sur sa poitrine bien rebondie. Ses doigts fins agrippèrent le bas de sa tunique et, dans un mouvement exprimant la hâte, passa le tissu au-dessus de la tête de l’homme aux cheveux de terre. Et voilà que la voix lascive de la coquine se faisait entendre, laissant percevoir verbalement toute sa satisfaction de se retrouver dans cette position foutrement indécente. Un baiser, un mordillement, un frisson. Le jeu était profondément entamé et une seule issue était disponible, ils le savaient tous les deux et en profitaient allègrement. Une main se glissa sur son torse et poussa Ali à s’allonger sur le dos sous une promesse parfaitement érotique qui était loin de le laisser de marbre.

Le soldat obtempéra, profitant du matelas moelleux pour soulager la pression accumulée dans ses omoplates au courant de la journée. Toutefois, bien que ce contact fut agréable, il n’en avait rien à foutre du mobilier, pour être honnête! Ce à quoi il pensait était franchement plus indécent!

Spoiler:
 
♔ Soldat Targaryen
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Dim 10 Sep - 20:27
On ne peut pas vraiment s’en passer:
 

Ravie, mais presque à bout de souffle, la jeune femme se laissa tomber sur le torse ruisselant de sueur de son client, sa longue chevelure de cuivre coulant sur leurs épaules, dans tout les sens. Trisha resta quelques secondes ainsi blottie contre Callahan, lui taquinant les épaules et le cou de baisers légers, remontant jusqu’à sa mâchoire et ses lèvres très lentement, pour se donner le temps de respirer à nouveau convenablement. Lorsqu’elle eut atteint son objectif, la rouquine se contenta d’un rapide baiser, lui mordant seulement doucement la lèvre inférieur pour lui donner envie de plus, avant de se rasseoir pour s’éloigner. Jouer de lui, l’obliger à en vouloir plus, mais surtout lui offrir le loisir de bien la regarder, puisque c’était son souhait.

-Deux minutes ça vous va, mon beau Callahan? roucoula-t-elle, une lueur de malice évidente dans ses prunelles. Je peux vous en donner dix aussi si vous préférez, on a une bouteille à finir après tout, non? Je crains, mon très tendre et séduisant Callahan, que vous deviez prétendre être souffrant demain, car vous n’arriverez jamais à vous en sortir debout, promis, quand j’en aurai terminé avec vous demain matin, il faudra se mettre à quatre pour vous sortir d’ici… rigola-t-elle en se pencha rapidement pour l’embrasser encore, légèrement. Sans se reculer, comme dans la promesse d’un autre baiser, elle ajouta, en chuchotant… Si je vous laisse sortir…

Son rire cristallin résonna dans sa chambre alors qu’elle se levait pour le quitter à regret (non mais, elle était bien lorsqu’il était en elle!) s’éloigna de son lit pour ramasser la bouteille qu’elle avait posé à son arrivée et la débouchonna si facilement qu’on aurait pu croire qu’elle avait fait ça toute sa vie. Avec un clin d’œil à son client, Trisha but une première gorgée à même le goulot, tout en marchant sensuellement vers son lit, puis se pencha encore pour embrasser Callahan, avec sur les lèvres le goût toujours puissant du vin.

-Je crois que je préfère celui-ci, qu’en pensez-vous?
♔ Courtisane
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Lun 16 Oct - 21:53
Spoiler:
 

Les minutes s’écoulèrent et Trisha décida enfin de venir quérir un nouveau baiser. D’un geste bien calculé, elle mordilla la lèvre inférieure de son client, dans un mouvement des plus coquins. Malgré le flux d’endorphine puissant, Ali répondit à son jeu, puis se calla bien dans le lit alors que la belle se redressait en position assise, lui offrant la plus belle des visions.

- C’est amplement suffisant, vous voulez dire, se contenta-t-il de répliquer, un sourire rempli de sous-entendus au visage. Il fallait dire que, déjà, les pensées lubriques se faufilaient un chemin bien défini dans son esprit tordu. Hmmm… pas une mauvaise idée, le vin. Nous n’en avons jamais assez de toute façon. Mais voilà des biens belles promesses que vous me faites là, Trisha. J’ose espérer qu’elles seront à la hauteur de mes attentes, dans ce cas!

Un sourire taquin trônait maintenant sur ses lèvres fines pendant qu’il se redressait sur les coudes, dans le but évident d’accueillir avec délice le baiser de la belle qui se penchait sur lui. Au bout de quelques secondes, elle rompit leur contact, puis se redressa avant de s’approcher, dans un roulement de hanches volontaire, en direction de la table où trônait la bouteille de vin. Avec un mouvement leste de la main, la prostituée déboucha le contenant de verre, puis prit une gorgée à même le goulot avant de revenir auprès de son client pour lui faire gouter ses lèvres alcoolisées. Ali se délecta de ce contact, puis gloussa à son tour, sous la vision coquine qu’offrait la catin.

- Il est d’autant plus délicieux qu’il était sur vos lèvres quelques instants plus tôt, déclara-t-il d’un ton charmeur avant de refermer ses doigts sur le contenant de verre.

Dans un mouvement lent et calculé, le jeune homme porta le goulot à ses lèvres et avala plusieurs lampées du vin délicieux tout en conservant un contact visuel constant avec la magnifique courtisane. Finalement, il retira la bouteille de sa bouche, puis tendit à nouveau cette dernière vers sa compagne, essuyant une goutte vermeille qui roulait sur son menton du revers de la main.

- Je vois que vous n’avez pas prit l’alcool le moins intéressant pour notre petite soirée. Le goût est exquis. La vision qui y est rattachée est – d’ailleurs – superbe et la chaleur est au rendez-vous ce soir… Comment pourrais-je me plaindre ou même vouloir quitter vos côtés, magnifique Trisha? Votre simple présence suffit à me ramener toute sorte de pensées lubriques en tête…

Observant la catin qui avalait de nouvelles lampées d’alcool, Alistair esquissa un nouveau sourire. Sa compagne du moment était à la fois totalement désirable, mais également mystérieuse. Il avait envie d’en savoir un peu plus à son sujet, mais il doutait qu’elle ne soit du genre à vouloir parler de sa vie personnelle. Après tout, n’était-elle pas « créée » pour vendre du rêve, pour être une créature de luxure? Elle n’avait probablement pas envie de s’aventurer dans les méandres plus profonds des conversations chargées de sens. Voyant que l’employée du bordel lui tendait à nouveau la bouteille, le soldat ne se fit pas prier pour s’en saisir et avaler quelques lampées du contenu puissant mais tout de même fruité.

- Êtes-vous toujours aussi avenante aux désirs de vos clients? Si tel est le cas, je me demande bien ce qui a bien pu me retenir de croiser votre route avant maintenant. Je n’aurai que de bons mots à votre égard, très chère.

Il redonna la bouteille à la rouquine, puis profita du fait qu’elle était occupée à boire pour se redresser en position assise et entourer la taille fine de cette dernière d’un bras puissant. Dans un mouvement de balancier du corps, Callahan attira la belle à sa suite, la poussant à s’allonger par-dessus lui alors qu’il se laissait choir sur le dos. Déjà, leur nouvelle proximité faisait naître en lui un désir nouveau, grandissant lentement au fil des secondes.

- Sublime sirène, belle complice… Combien de têtes doivent-elles se retourner sur votre passage? Susurra-t-il à l’intention de sa partenaire du moment. Je me sens d’autant choyé que vous ayez décidé de jeter votre dévolu sur mon humble personne, jolie Trisha.

Glissant sa bouche sur la sienne, le soldat échangea un nouveau baiser avec la belle, immisçant sa langue dans sa cavité buccale dans une valse sensuelle et ô combien intéressante. Sa main caressa le creux de ses reins dans un mouvement circulaire et il fut particulièrement satisfait de la sentir frémir contre lui.

- Je commence un nouveau boulot demain, souffla-t-il du bout des lèvres. Le genre qui ne me motive en rien et qui ne me dit rien qui vaille. Votre présence est d’autant de mise que j’ai besoin d’oublier ce qui m’attend aux petites heures du matin. Alors je vous en prie, magnifique nymphe, tenez votre promesse et faites-moi oublier le tracas du quotidien comme seule vous sachez le faire. Et si vos si belles paroles s’avèrent être véridiques, alors croyez-moi, nous nous reverrons… plus souvent que vous ne le croyez. Enfin, si votre emploi du temps vous le permet et si vous en avez envie…

Après tout, il ne devait assurément pas être le seul client privilégié de la sublime rouquine, non? Toutefois, qui disait client régulier, disait revenu assuré. L’attrait du gain devait très certainement peser dans la balance, non? Et puis bon, il aimait croire qu’elle appréciait le moment présent autant que lui. Tout n’était pas forcément factice. Glissant une main sur l’avant-bras de la prostituée, le soldat prit possession à nouveau de la bouteille, y prit quelques gorgées, puis déposa cette dernière sur la table de chevet la plus près. Dans un mouvement de bassin, il roula par-dessus l’employée du bordel, puis se mit à embrasser sa gorge fébrile qui s’offrait à lui. Assurément, la beauté devait sentir toute l’ampleur de son désir saillant qui ne s’était pas fait prier pour refaire surface en moins de deux.

- Ça doit bien faire 2 minutes, pas vrai? Vous sentez vous d’attaque pour le deuxième tour, Trisha? Ou alors, avez-vous besoin de quelques minutes supplémentaires?

Soucieux de la convaincre de remettre ça, le soldat laissa ses doigts s’aventurer sur sa poitrine généreuse et sa bouche caresser sa clavicule saillante sous sa peau chaude et frémissante.
♔ Soldat Targaryen
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