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Ven 16 Juin - 15:23


Trisha
"Tout le monde nous croit parfaits... Jusqu'à ce qu'ils lèvent le voile."

Personnage

Nom : On n'utilise jamais vraiment son nom de famille, trop long, trop compliqué, et de toute façon, qu'est-ce qu'on s'en fiche. C'est juste Trisha.

Sexe : Très très féminine

Âge : Dix-neuf ans.

Royaume : Elle a toujours vécu à King's Landing.

Titre/Ordre/Association : Courtisane

Personnalité : Psychologiquement, on pourrait comparer Trisha à un robot (si cela existait dans cet univers). Elle agit comme une automate, ayant appris à dire «Oui» et «Tout de suite» dès son plus jeune âge, à agir sans réfléchir... parce que les autres réfléchissent pour elle. Depuis quand les femmes réfléchissent-elles, de toute façon? Ne servent-elle pas uniquement à assouvir les pulsions de leurs supérieurs hiérarchiques masculins. «Soit belle et tais-toi». Trisha est belle et se tait, comme on le lui a appris dans sa jeunesse, cède à tous les caprices, même les plus grossiers, et ne connaît pas la tendresse ni l'amour. Cela n'existe que dans les contes de fées pour gamines, il y a longtemps qu'elle a appris à affronter la réalité.

Physique : Une vraie beauté exotique, celle là, et pour cause : sa mère est une esclave sexuelle ayant été achetée à Yunkai, réputée former les plus douées et séduisantes prostituées. Ses longs cheveux roux coulent en vagues jusqu'au creux de ses reins. Sa silhouette est très fine et élancée, peut-être un peu trop maigrichonne aux goûts de certains, et quelques fois plus grande que certains hommes, mais c'est plutôt rare que ce second point déplaît. Outre sa poitrine plutôt généreuse, Trisha n'a aucune rondeur, plutôt toute faite dans le sens de la longueur et la finesse. Elle a une bouche juste assez épaisse sans être exagéré et de très grands yeux d'une couleur dorée absolument incroyable.

Crédit de l'avatar : Artistes variés : Razaras, Silberius, neelane, h1fey, Kalberoos et artstation?

Relations : Trisha a un frère jumeau, mais il s'agit de son seul vrai lien avec le monde. Les autres personnes qu'elle fréquente sont des visages, des corps, des membres... Mais certainement pas des noms. Ce ne sont pas des gens réellement, et encore moins des relations : ce sont des clients.

Histoire : L'amour? Non, ça, ce sont des histoires qu'on raconte aux fillettes pour leur faire croire que les contes de fées existent. L'amour n'existe pas, c'est un mensonge perpétré de génération en génération, un mythe servant à conforter les gens dans leur petite vie minable, leur faire croire qu'ils ont un but dans la vie. Des foutaises. On naît pour vieillir, engendrer une descendance, lui faire croire à toutes ces sornettes pour qu'ils se reproduisent eux aussi, sans se poser de question sur la pertinence de conserver la race humaine. Le monde n'était-il pas mieux avant toutes ces conneries? Mais non, il ne faut pas se mettre à réfléchir à ça, il ne faut pas penser qu'on vit dans un monde incensé et essayer de changer les choses. Parce qu'elles ne changeront jamais, de toute façon. Alors on plie l'échine et on suit le mouvement, comme les bons petits humains que nous sommes, aveugles devant l'évidence de la stupidité de notre monde.

Ça, Trisha l'a compris depuis longtemps : qu'elle ne peut rien faire pour changer sa vie et celle des autres, pour essayer de faire comprendre à autrui dans quel monde imbécile ils vivent et qu'il suffirait d'une étincelle, d'un geste, pour renverser la roue et vivre vraiment. Il y a belle lurette qu'elle a abandonné ce projet et accepté de se fondre dans la masse, parce qu'on la traitait de folle, lui rappelait sèchement que les femmes ne devraient pas avoir de telles opinions révolutionnaires, lui ordonnait de prendre son trou, comme la belle jeune fille qu'elle était, et se taire. Sois belle et tais-toi. Depuis, sa vie ressemble à celle des esclaves, mais qu'est-ce qu'elle s'en fiche, en fait. Les gens n'écoutent jamais ce qu'elle dit, de toute façon, aussi bien se soumettre au mouvement qu'essayer de nager à contre courant toute sa vie et se noyer devant la tâche impossible.

La première preuve que l'amour n'est que foutaises, c'est qu'on peut l'acheter. Le coup de coeur au premier regard, les papillons, toutes ces conneries, c'est pour faire croire aux enfants que c'est beau. Comment on peut penser que c'est beau lorsqu'un riche commerçant veuf et sans enfants (légitimes du moins) depuis belles lurettes peut décider, comme ça, de revenir avec une épouse au bras après un long voyage d'affaires dans la Slaver's Bay. Déjà, le nom de l'endroit le dit... esclaves. C'est une épouse ou une esclave? En fait, c'est exactement la même chose. Eudes Suavgoth était une puissante influence dans le domaine du commerce du textile, produisant pour de nombreux Lords de Westeros, mais également des grandes personnalités d'Essos. Après un voyage à Yunkai, où il vendait des robes de courtisanes de très haute qualité, le marchand est revenu avec l'une d'entre elles, la bague au doigt. Il commençait déjà à se faire vieux, et bien que fort volage et habituée des établissements de plaisirs, Eudes ne s'était casé qu'une seule fois, et sa femme était décédée en couche, le laissant sans héritier.

Il n'a jamais été fidèle à sa seconde épouse, pas plus qu'à la première, mais celle-ci au moins lui donna deux enfants, un petit couple de jumeaux portant de nombreuses caractéristiques physiques de leur séduisante mère. Malgré le magnifique portrait de famille qu'on pouvait imaginer, le bonheur dans cette maisonnée était artificiel. Des sourires de façade, pour ne pas briser la belle image du commerce familiale. Mais la vérité, c'est que Vultrade n'a jamais été traitée comme l'épouse qu'elle devait être, à l'intérieur de leur manoir, seulement comme un objet, et encore, l'un de ceux auquel on ne fait pas vraiment attention, sauf lorsqu'on en a besoin. Ainsi, Eudes a toujours été volage, abonné à tous les bordels de Westeros, partout où il voyageait. Le père de Trisha ne se gênait jamais pour parler de ses exploits et considérer toutes les femmes comme rien de mieux que des catins, si bien que c'est dans un tel environnement que la petite a grandit, pensant qu'elle ne valait guerre bien que les prostituées que son père se payait à tout vent pour se distraire, parfois même directement sous le nez de ses enfants.

Nul doute que sa progéniture a donc plutôt mal tourné. Dans son adolescence, Trisha s'est rebellée, fuguait à répétition, mais les punitions qui suivaient pour avoir fait honte à sa famille était si violentes qu'elle s'est calmée assez rapidement. Pourtant une âme de révolutionnaire grondait en elle, persuadée qu'elle pouvait vivre au-delà de l'image puéril qu'on avait inculqué dans sa tête sur l'amour et les femmes. Mais on a beau avoir une vue différente du monde, elle ne sert à rien lorsqu'elle n'est pas partagée, alors à force d'être rabaissée, rabrouée et remise à sa place, la demoiselle fini par se taire et attendre son sort, comme toutes les autres. Sort qui ne vint jamais, finalement.

Il se trouve que son frère, pour étouffer le sentiment d'injustice qui l'habitait aussi et qu'il ne pouvait évacuer, s'était enfoncer dans la boisson, puis dans la drogue, s'empoisonnant le sang et le cerveau de substances illicites dont même la pourtant cultivé Trisha était incapable de prononcer le nom. Son jumeau, dont elle était pourtant si proche à l'enfance et qu'elle avait toujours aimé, dépérissait et s'éloignait, disparaissant dans son monde, puis imitant son paternel dans les atrocités qu'il commettait, devenant lui aussi un fervent pratiquant des Bordels. La rouquine, restée derrière, ne savait plus quoi faire pour empêcher son frère de sombrer, et se demandait franchement de toute façon si ça valait la peine. Si elle n'était pas, elle non plus, mieux qu'une catin comme sa mère, alors pourquoi son jumeau ne pouvait pas tout simplement être un connard comme leur père si ça lui chantait? Émotionnellement, elle tenta donc de couper les ponts avec lui, le laissant voguer à sa déchéance. C'était lui, l'héritier du domaine familial et du commerce, qu'il s'organise avec sa vie. Elle n'était pas sa mère.

Ça, c'était toutefois sans compter le fait qu'Eudes n'approuvait pas la tournure que prenait son fils unique et ne l'aidait pas à acheter ses fournitures. Ainsi, il vint bientôt fichtrement endetté auprès de ses dealers, qu'il tenta de régler de bien des manières, sans succès. Au final, ce fut ce qui ruina le commerce familial : lorsque ses créanciers en eurent assez de le mettre au pied du mur, ils l'ont suivit jusqu'au manoir, ont attendu la nuit pour enfoncer la porte et tout dévaster. En entendant le boucan, Trisha s'était cachée, par réflexe comme lorsqu'elle avait des cauchemars, dans la penderie de son jumeau. Celui-ci a été tabassé, ainsi que leur père qui est mort au bout de ses blessures, trop vieux pour en supporter autant. Quand à Vultrade , ils ne la revirent jamais, probablement que les revendeurs de drogues avaient songé qu'une prostituée de cette qualité valait bien les pertes occasionnées. La demeure avait presque entièrement été vidée, et les deux jeunes Suavgoth s'étaient retrouvés seuls, brisés. Quand au commerce, il ne valait plus rien, le jumeau de Trisha était beaucoup trop intoxiqué pour savoir comment reprendre les rênes, et semblait s'en ficher. C'est à partir de cet instant que la jeune femme compris qu'il n'y avait rien qui pouvait réparer sa famille. Elle était une catin, et son frère un connard. Oh, elle aimait son frère, profondément, mais la vie le lui avait arraché.

Digne fille de sa mère, Trisha ne vit rien d'autre, pour survivre, que de proposer ses services à un bordel. Elle était belle, jeune, et toujours vierge à l'époque. Là-bas, elle était nourrie, logée, et presque mieux traitée qu'à la maison. Oh, évidemment, elle était toujours rien de mieux qu'une catin, mais il existe une sorte de synergie entre les prostituées, si bien que la famille qu'elle n'avait jamais vraiment eut, elle la trouva avec ses collègues de travail. Elle voyait encore parfois son jumeau, puisqu'il fréquentait son bordel, mais elle le reconnaissait à peine lorsqu'elle le croisait, et se contentait de lui débiter des banalités. Quand elle le pouvait, elle lui refilait un peu d'argent pour l'aider, mais il avait commencé à travailler pour ses dealers. C'est ça, quand on a le commerce dans le sang, il se débrouillait plutôt bien de lui-même, finalement, et cela enleva un poids sur les épaules de sa sœur, qui pouvait enfin essayer de penser juste à elle. Au bout de quelques mois, toutefois, peut-être lasse de voyager ou de plonger dans le crime, le frère de Trisha se fit embaucher comme assistant par le tenancier du bordel de sa sœur, et il prit la relève quelques mois plus tard, à la mort du propriétaire. Bien qu'ils travaillent désormais ensemble quotidiennement, la relation entre les jumeaux est toujours aussi fragile et ambiguë.


Joueur

Nom : Je te laisse deviner, tu as juste une chance.


♔ Courtisane
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Mer 21 Juin - 21:16
Présentation acceptée !
Bon RP miss Wink Have fun!
Fondatrice de DOW
♔ Princesse
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