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Ma préférée
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Khanrell Targaryen

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Princesse des Sept Royaumes / Dragonnière
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Ven 2 Juin - 15:25
Distraite, la princesse roulait la pierre irrégulière entre ses doigts, son livre ouvert reposant à côté d’elle sans réussir à attirer son attention. Ce n’était pas tant sa couleur particulière aux reflets chatoyants qui hypnotisaient Khanrell, mais la chaleur qu’elle sentait toujours se dégager de son centre. Les roches ne sont pas chaudes, pourtant, et lorsque l’adolescente avait prise celle-ci dans ses mains la première fois elle avait cru que la chaleur qu’elle dégageait n’était dû qu’au fait qu’elle était restée sous la veste de Lord Bolton et qu’il lui avait partagé sa température. Pourtant, même de nombreuses heures plus tard, le petit bout de météorite était toujours aussi chaud… rassurant. Peut-être avait-il raison, finalement, de dire qu’elle était magique, même si elle avait du mal avec le concept des Dieux offrant aux mortels des biens précieux pour les aider à affronter l’adversité. S’ils avaient vraiment été bons et généreux, ils seraient intervenus… avant… non?

Khanrell soupira en cessant sa contemplation, qui ne faisait que l’enfoncer plus profondément dans des pensées qu’elle préférait éviter, et elle repassa la chaîne d’argent et de cuir autour de son cou, tirant son livre vers elle pour essayer de se changer les idées. Elle n’eut cependant pas le temps de retrouver sa concentration qu’un pas se fit entendre derrière elle, un rythme qu’elle reconnaît entre mille, un son qu’elle identifiait toujours de très loin et qui la faisait à chaque fois sourire. Elle leva une seconde fois les yeux de son roman pour se lever de son fauteuil et sortir de sa cachette.

-Shee? souffla-t-elle dans le silence de la bibliothèque déserte.

Elle avait toujours l’habitude de choisir les fauteuils les plus reculés, ceux qui étaient masqués derrière les rayons de livres, si bien qu’une personne entrant dans la bibliothèque ne l’apercevait pas immédiatement, il devait savoir où chercher. Sa cousine, toutefois, elle ne se cachait jamais d’elle. C’était la lecture qui les avait rapprochées toutes les deux, devenant sa nouvelle sœur en l’absence de Daeyna, qui de toute façon ne lui avait jamais été proche avant son mariage. Les deux bibliophiles Targaryen se retrouvaient dans ce lieu du savoir à la moindre occasion, seul refuge où la princesse avait l’impression que rien ne pouvait l’atteindre. Peut-être parce que c’était le seul endroit où elle n’avait jamais reçu de coup : son père n’avait jamais trouvé d’excuse valable pour la châtier en ses lieux, et son frère ignorait peut-être encore que c’était son endroit de prédilection, puisqu’il la considérait si stupide, il ne pouvait savoir qu’elle était passionnée par l’instruction. Une vraie petite érudite, comme Sheena.

-Je suis contente de te voir, chuchota-t-elle en retournant se cacher derrière le rayonnage, sachant que l’autre la suivrait et la rejoindrait sur le fauteuil voisin. Même après la fête d’hier, je n’ai pas vraiment réussi à dormir.

Le bal s’était étiré jusqu’à tard dans la nuit, Khanrell ne se souvenait même plus comment elle était rentrée à son appartement, elle dormait probablement à moitié quand quelqu’un avait été assez gentil pour la ramener, probablement une servante, parce qu’elle s’était réveillée à l’aube vêtue de sa robe de nuit, et elle doutait que quiconque put avoir une telle attention à son égard. Les petits oiseaux chantant sur le bord de sa fenêtre dès le lever du soleil lui avaient toutefois empêché de récupérer tout le sommeil dont elle avait besoin, et ses songes avaient été envahis d’images inquiétantes, des nombreux hommes qu’elle avait croisé dans la soirée, de tous ces prétendants qu’elle ne pouvait s’empêcher d’imaginer lui passer la bague au doigt, et le cauchemar qui en découlait, forts en détails sordides et sals, lui avait donné des sueurs froides toute la nuit. Rien que d’y repenser, la princesse frissonna et, d’un geste mécanique qu’elle ne contrôlait pas, se mit à tourner la pierre ovale à nouveau entre ses doigts, rassurée par sa chaleur. Aussitôt, elle se réprimanda mentalement son geste automatique et alla plutôt chercher les mains de Sheena, donc le contact humain était beaucoup plus satisfaisant. Parce que rien ne valait le réconfort d’une vraie amie.

-Heureusement que vous étiez là toutes les deux, parce que je crois que je serais morte de honte hier… Je suis contente d’avoir revu Daeyna, je ne me souviens pas que l’on s’aimait jadis, et pourtant elle est revenue comme si elle avait toujours été là. Khanrell sourit en repensant aux bons mots de sa sœur, agitant ses doigts sur ceux de sa cousine sans s’en rendre compte. Oh, mais je te rassures, tu es encore ma préférée.



Sheena Targaryen

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Princesse des Sept Royaumes / Sorcière errante
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Lun 5 Juin - 2:05
Maintenant, je me sentais mieux. À vrai dire, dès que je me retrouvai dans mes appartements, j’allais mieux. Il fallait dire que ce n’était pas du tout mon genre d’événement. Je n’étais pas tellement le genre de filles à aimer les bals et à danser comme cela. Je préférais prendre une coupe et attendre, en buvant dans un coin et en observant ce qu’il se passait. C’était ce que je préférais faire et, pour une partie de la soirée, c’est ce que j’avais fait. Lorsqu’on venait me parler, je remplissais mon rôle de princesse Targaryen, mais si c’était pour autre chose que mon rôle, je n’allais pas adresser la parole à quelqu’un. Je restais polie et un bel exemple... Je déteste tellement ce rôle. La seule chose que je souhaitais faire était d’aller dans la bibliothèque. Dès le lendemain, c’est ce que j’allais faire. C’était le plus important et ça allait me calmer, bien que le bal ne m’avait pas énervé trop personnellement.

Je me sentais mieux ici. J'avais toujours passé du temps dans la bibliothèque, aussi loin que je me souvenais. De plus, je trouvais souvent Khanrell ici et j’aimais passer du temps avec elle. Elle était une personne qui me tenait à cœur. Je l’adorais et tout ce qui lui arrivait m’attristait affreusement. Je voudrais tant pouvoir en prendre un peu pour elle, mais je ne pouvais pas le faire. Je pouvais simplement la soutenir, comme une sœur, une cousine, et une amie aussi. Nous sommes amies avant d’être cousine. Je la prenais comme ma petite sœur adorée, même si je croyais que je tenais à elle beaucoup plus comme à une amie. Enfin… être avec elle, j’étais toujours heureuse. C’est au moment où je pensais à elle que j’entendis sa voix. Un sourire se dessina sur mes lèvres lorsque je me rapprochai d’elle. J’aimais bien être avec elle ici, c’était un peu comme notre lieu de prédilection. « Oh Khanrell ! » Je la suivis et je vins la rejoindre où elle était installée.

Elle m’informa qu’elle n’avait pas été capable de dormir. Je baissai les yeux et je le regardai tout de suite après. Elle semblait en effet un peu fatiguée, je le voyais assez clairement. Peut-être parce que je la connaissais. « Oui je comprends… ça n’a pas dû être facile. » Ma main fut prise après. Je la serrai dans la mienne tendrement et doucement, si je pouvais lui apporter un peu de support, l’aider comme je le pouvais. Je serrai tendrement sa main, je la caressais légèrement avec mes doigts. Tout ce qui pouvait lui montrer que J’étais présente pour elle et que je tenais à elle, plus qu’elle ne pouvait le penser. Elle faisait de même tout en me parlant. Je souriais doucement en l’écoutant et en la regardant dans les yeux. Elle le savait et vu les circonstances, je ne voulais pas lui dire, mais toujours je l’avais trouvé très belle. Elle est magnifique, j’adorais ses yeux. Et même si nous avions plusieurs caractéristiques en commun, nous étions assez différentes.

Je rigolais légèrement lorsqu’elle me dit que j’étais toujours sa préférée. « Non mais je ne m’inquiète pas… je sais que tu as besoin de soutien et qu’elle peut  t’en donner… ne t’en fais pas. » Je lui souris simplement, guidant sa main à ma seconde main qui a caressa tendrement. « Je sais que je suis ta préférée, alors pourquoi je devrais m’inquiéter ! Surtout, tu es ma préférée aussi et même si je ne suis plus la tienne, tu sauras au moins que je tiens énormément à toi… » J’étais assise près d’elle, en la regardant simplement. J’étais heureuse de pouvoir être près d’elle. Je ne voulais pas reparler de la soirée d’hier, car ça a été très difficile pour elle.. mais je me le devais car je devais savoir. En plus, je savais que parfois parler de ce genre de choses pouvait aider.

« Je sais que tu as trouvé la soirée difficile hier, de plus que tu n’es pas arrivée à dormir… Mais malgré ça… est-ce que tu vas quand même bien ? Je m’inquiète pour toi et ça me rongeait hier de ne rien pouvoir faire pour toi… »



En cours ♥️

Khanrell Targaryen

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Princesse des Sept Royaumes / Dragonnière
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Mar 6 Juin - 21:47
Il n’est pas nécessaire de voir le soleil du jour pour embellir une journée lorsqu’on y rencontre Sheena Targaryen. Chaque fois qu’elle rencontrait sa cousine, Khanrell allait se coucher le soir avec le sentiment d’avoir passé une bonne journée, ce qui était rarement le cas sinon avec la vie qu’elle menait. Surtout si, en plus de cela, elle n’avait pas vu son frère, alors elle pouvait presque croire qu’elle menait une vie de rêves et serait capables d’être aussi heureuse éternellement. Son commentaire laissa d’ailleurs l’adolescente perplexe, puisqu’elle ne s’était pas du tout douter que Daeyna aurai pu être une source de réconfort pour elle, avant d’en avoir la preuve la veille, et c’était tout une surprise de ne pas se sentir aimer seulement par une seule personne. Tout d’un coup, il lui semblait qu’elle voyait une chance de liberté pointer l’horizon, sa sœur lui avait donné de quoi croire en sa vie, même s’il lui en coûtait de l’avouer car elle avait peur d’être déçue.

Leurs quatre mains entrelacées se caressaient dans un mouvement presque synchronisé, d’aucun aurait pu le croire peu naturel, mais Khanrell n’y pensait même plus, ses doigts agissaient d’eux-mêmes, traçant des courbes délicates sur la paume de Sheena. Les deux princesses étaient assises très près l’une de l’autre, une proximité que la jeune sœur du Roi ne tolérait avec personne d’autre que sa cousine, même ses domestiques la rendait tendue lorsqu’elles la touchaient. Non contente d’avoir peur des hommes, l’adolescente exécrait aussi tout contact, avec qui que ce soit… sauf elle.

-Ça n’arrivera jamais, interrompit-elle Sheena lorsqu’elle mentionna la possibilité de ne plus être sa préférée.

Personne ne pouvait la remplacer, tout simplement, c’était comme ça. Même si elle y serait surement forcée un jour physiquement le mariage, psychologiquement personne ne prendrait la place de sa cousine. D’ailleurs, Khanrell s’était mise à sourire doucement au contact de Sheena, peu importe ce que la vie lui imposait, ça lui semblait toujours moins grave en sa présence. D’ailleurs, la soirée du bal était déjà loin dans sa tête, une autre terrible mésaventure parmi tant d’autres, qu’elle reléguerait dans le placard de ses souvenirs lourds. Un jour, il finirait surement par exploser, déborder et l’envahir… Mais si son amie était avec elle ce jour-là, elle passerait au travers.

-J’ai vécu pire tu sais… marmonna-t-elle en haussant les épaules pour essayer de ne pas paraître affligée. Outre la honte, je n’en porte pas vraiment de séquelles, pour une fois, pas physiquement en tout cas. Quand je le regarde comme ça, c’était presque reposant en comparaison aux habitudes du Roi, alors ne t’en fait pas… Et puis, tu as fait quelque chose pour moi, même si tu ne t’en ai pas rendu compte, avec Daeyna… lança-t-elle mystérieusement.

Détachant ses mains de celles de sa cousine pour se lever et aller jeter un coup d’œil au-delà des rayonnages, pour vérifier qu’elles étaient toujours seules. La veille, les trois princesses avaient dû interrompre leur conversation, puisque les murs ont tendance à avoir des oreilles au Red Keep. Il était trop dangereux, avec tout ce monde, que quelqu’un les entende. Rassurée, Khanrell revint vers sa cousine, se rasseyant tout près d’elle, posant sa tête sur son épaule et laissant couler ses cheveux sur son visage, les yeux clos, recommençant à rouler la météorite qui pendait à son cou de façon spontanée.

-Peut-être qu’elle avait raison, que vous aviez raison, en fait. Ce ne sera peut-être pas aussi pénible que je veux le croire, peut-être que j’arriverai à pousser le Roi dans une décision qui m’avantagera. Avec votre aide du moins. De toute façon, même si mon frère le voulait très fort et cherchait des années durant pour me trouver le pire mari, je doute qu’il soit capable de trouver pire que lui-même… chuchota-t-elle, baissant excessivement la voix pour sa dernière phrase, craignant trop qu’on surprenne cet affront à Sa Majesté Targaryen. Je veux dire… comment est-ce que je peux tomber pire? Ma situation ne peut que s’améliorer, à ce stade, tu ne penses pas?

La jeune princesse releva la tête pour appuyer son coude sur le dossier de leur fauteuil, accrochant ses yeux à la hauteur de ceux de sa cousine, tripotant toujours le bijou de Lord Bolton entre ses doigts de façon mécanique. Khanrell se mit à sourire, non parce qu’elle était vraiment rassurée, elle serait toujours un peu parano et angoissée, mais parce qu’elle essayait de se convaincre elle-même qu’elle pouvait survivre à la vie, bien que difficilement.

-Je m’inquiète plus qu’il essaie de te marier toi aussi maintenant. Je ne voudrais pas qu’on soit séparées… J’ai peur qu’il te garde et t’envoie ailleurs lorsqu’il se sera débarrassé de moi.



Sheena Targaryen

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Princesse des Sept Royaumes / Sorcière errante
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Jeu 15 Juin - 1:30
Je savais que je pouvais faire confiance à Khanrell. J'avais été présente pour elle dans les dernières années et elle l’avait toujours été pour moi. Je ne pouvais rien faire de plus, je la connaissais assez pour savoir ce qu’elle subissait, mais je n'avais pas la force de tout arrêter cela. Je l’aurais bien voulu, mais je ne pouvais tout simplement pas le faire… Je faisais de mon mieux, avec ce que j’étais capable de faire. J’étais présente pour elle, je lui montrais que je l’aimais. Elle était précieuse pour moi et comme je savais que j’étais vraiment moins fragile qu’elle… je pouvais la soutenir. C’était ce que je voulais.

C’était ce qu’elle voulait en fait. Elle me disait que j'avais été présente pour elle, mais j'aurais aimé l’être encore plus. C’était important pour moi de l’être plus que cela, la soutenir encore plus. En effet, même si elle n'avait pas été blessée, je savais à quel point cette soirée avait été difficile pour elle. Je le savais, je le voyais et pour avoir passé beaucoup de mon temps avec elle, je commençais à le voir de plus en plus. Elle avait souffert hier soir et j’aurais aimé être capable de lui prendre la main et de lui dire qu’on allait quitter la place, qu’elle se sentirait mieux. Qu’elle se retrouve dans sa chambre ou tout simplement à la bibliothèque. Je savais que ce n’était vraiment pas la meilleure place pour être seule… mais comme le royaume entier était au bal, c’était pas mal moins pire je supposais. Enfin, j’étais avec elle et j’étais heureuse qu’elle me trouve utile… d’être avec elle, et de l’avoir soutenu du moins.

Je la vis regarder s’il avait des gens et elle continua un peu sur la discussion qu’il y avait hier. Je voyais un peu de positivisme dans sa situation difficile. Je ne voyais pas pire que mon cousin, elle avait raison et en effet, elle ne pouvait pas trouver pire. Elle-même ne le savait pas… donc au final, si elle acceptait le mariage et se trouvait une personne qui n’était pas trop mal… il ne fallait pas qu’elle pense au meilleur mari, mais bien à celui qui sera le moins pire. Tant que ce soit dans les intérêts du roi. « Ça ne peut pas tellement être pire… c'est sûr, mais tant que tu as ce qu’il te faut… et que tu peux bien vivre. Tant que les intérêts du roi soient comblés… » Je lui souris, en voulant me faire rassurante. Je la voyais jouer avec cette bague que je ne connaissais pas, mais cela me faisait du bien qu’elle ait trouvé quelque chose. J’étais heureuse. Elle indiqua ses peurs pour moi et je ne pus que sourire.

« Tu sais Khanrell… moi ça ne me dérange pas. Il me mariera si ça peut lui faire plaisir, mais j’ai toujours quelque chose qui peut me permettre de voyager… de m’isoler. J’ai un prétexte. » Je ne fis que lui sourire en haussant les épaules finalement. « Penses à toi avant… tu le seras avant moi, tu lui es plus directement liée que je le suis moi. Tu es tellement gentille de penser à moi, mais… toi d’abord. Tu m’inquiètes, moi je vais bien, avec ma formation, ça m’a sincèrement aidé… alors, Khanrell ne t’en fais pas pour moi, ça va bien ! C’est plus toi… » Je ne voulais tellement pas la voir dans cette situation, mais je n’avais pas tellement le choix. C’était rageant je dirais même.

« Tu trouveras un mari gentil… même si c’est un mariage arrangé, de nombreux font attention à leur femme. En plus… tu es si délicate et si jolie, tu n’auras aucune difficulté ! » Ce n’était qu’un compliment sincère et j’espérais qu’elle le prenne comme tel. « Tu es jolie, et je ne le dis pas de la même façon que le dit ton frère... Tu es douce, gentille et ça te rend simplement plus radieuse. Je préfère tellement te voir avec le sourire.. » Je lui répondis avec mon sourire, que je ne faisais réellement qu'à elle.



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Khanrell Targaryen

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Princesse des Sept Royaumes / Dragonnière
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Jeu 15 Juin - 19:17
Évidemment, il était impossible d’imaginer que quelqu’un, où que ce soit dans le monde connu, puisse être plus cruel, méchant et violent que le Roi Targaryen. Évidemment, ça ne rassurait qu’à moitié Khanrell, parce qu’elle était incapable de s’empêcher de craindre tous les hommes de façon générale, persuadée qu’ils étaient tous pareils, mais elle faisait de gros efforts pour se convaincre que Daeyna disait vrai. L’énoncer à vois haute, même si elle ne le pensait pas complètement, l’aidait à assimiler la possibilité qu’on ne l’unisse pas à une terreur sanguinaire qui achèverait de la briser. Sheena n’imaginait pas non plus que qui que ce soit puisse être plus terrible que ce qu’elle vivait déjà et cela encourageait un peu la jeune princesse. C’était difficile, parce que l’adolescente avait appris avec le temps à ne rien espérer de la vie, tant elle a toujours été déçue, alors elle souffre rien qu’à imaginer que son avenir puisse être doux : elle a trop peur de tomber de son nuage. Mais si elle ne le faisait pas, elle perdrait certainement la raison, et la vie, avant de réussir à entrevoir le futur.

Et puis, blottie comme elle l’était contre sa cousine, il lui semblait impossible que le mal ne l’atteigne. Khanrell aurait aimé prolonger ce moment pour l’éternité, qu’il n’y ait plus qu’elles deux dans le monde et que tout le reste disparaisse à jamais, car c’était les seuls moments où elle était confortable et ne se sentait pas menacée. À côté de sa cousine, la princesse avait la tête appuyée sur son propre bras, lequel était sur le dossier du fauteuil qu’elles partageaient avec une proximité que seules les vraies amies peuvent avoir, et qui suffirait à rendre furax le Roi. Juste de s’être touché la main, la veille, ça lui avait valu de se faire rabrouer, alors il n’apprécierait certainement pas comment les genoux de l’adolescente frôlaient les cuisses de Sheena.

-C’est bizarre quand même, déjà dix-huit ans et il n’a pas encore parlé de te marier, alors qu’à quinze Daeyna l’était déjà, et que je vais bientôt y passer aussi,, lança-t-elle sur un ton qui laissait croire que c’était la pire condamnation qui soit. Enfin, tant mieux pour toi, mais tu as raison, je serai surement la première à partir.

Sheena, au moins, pourrait toujours se libérer de son mari avec ses pouvoirs de Sorcière, elle serait peut-être appelée à voyager. Khanrell, en tant que dragonnière, aurait du avoir la même chance, mais on ne lui accorderait jamais de mission : l’académie la considérait comme une apprentie ratée qu’ils n’avaient jamais réellement menée à terme et dont la formation avait été interrompue plus tôt par désespoir d’en tirer quelque chose.

-Moi aussi, je serais capable de m’enfuir, de m’isoler… Mais ce ne serait pas un prétexte, si je faisais cela, il me faudrait ne jamais revenir. Et où irais-je alors? Avec Shenya, je ne peux pas passer inaperçue, où que j’aille on me retrouvera, que ce soit mon frère ou mon mari. T’inquiète, j’y ai déjà penser, m’envoler avec elle pour ne plus revenir, mais je ne saurais même pas quoi faire pour survivre. Et puis, c’était avant qu’on se rapproche, conclut-elle en haussant les épaules, signe que maintenant, il lui serait de toute façon impossible de quitter King’s Landing sans y être contrainte par le mariage : elle ne voulait pas quitter sa cousine.

Sheena continuait d’essayer de l’encourager, de lui dire qu’elle aurait la même chance que sa sœur aînée de trouver un mari qui ferait attention à sa femme, surtout qu’elle était magnifique et douce et qu’il n’y avait aucune raison pour qu’on lui fasse du mal. Khanrell soupira, songeant que ça n’avait pas arrêté son frère pour lui en faire. Ou alors, c’était justement parce qu’elle était belle et trop délicate qu’il en avait profité? Parce qu’il était… juste cinglé. Complètement déséquilibré. *La pièce est tombée du mauvais côté* songea-t-elle. L’adolescente enleva son bras du dossier de leur fauteuil, lâcha le collier qu’elle tripotait machinalement, et posa sa tête contre le dossier, s’efforçant d’étirer les lèvres dans un sourire qui répondait à celui de sa seule amie, espérant qu’il ne paraisse pas trop faux.

-Merci, souffla-t-elle sans être capable d’empêcher son sourire d’être triste. J’aimerais parfois l’être moins, pour qu’il me lâche un peu, et pour que tous les Lords du continent n’aient pas envie de me mettre dans leur lit. Parfois, je ne suis même plus certaine s’il y a une différence entre princesse et pro… pr… enfin tu sais ce que je veux dire, non? lâcha-t-elle dans un murmure, rougissant juste à penser à ce mot vulgaire. Je suis peut-être trop gentille et trop douce, et il en profite, mais je n’arrive pas à le combattre. J’ai tellement peur de lui, je veux tellement partir à jamais pour ne plus jamais le voir, mais seulement si je peux t’emmener avec moi. Sans toi Shee, je ne sais pas si je serais capable de continuer à vivre… murmura-t-elle alors que ses yeux se remplissaient d’eau et que son sourire, qu’elle forçait pour plaire à sa cousine, s’évanouissait définitivement.

L’adolescente plongea dans les bras de Sheena, la tête contre sa poitrine, ses cheveux cachant à nouveau son visage, mais surtout ses larmes. Se marier lui fichait la frousse pour deux terribles raisons : l’époux, et perdre sa cousine. Outre Shenya, il n’y avait qu’elle pour lui empêcher de perdre sa raison, et si c’était sa dragonne qui l’avait empêché de commettre l’irréparable plusieurs années auparavant, c’était grâce à son amie qu’elle n’avait plus jamais songé à le faire. Parce qu’elle ne voulait pas laisser derrière quelqu’un qu’elle aimait.

-Je t’aime tellement Shee, je ne veux pas partir, je ne veux pas que tu partes, et pourtant on ne peut pas, ni l’une ni l’autre, rester ici pour toujours sans souffrir. Tu es la seule personne qui compte pour moi, et j’ai parfois l’impression que je ne saurai jamais assez comment te l’exprimer…



Sheena Targaryen

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Princesse des Sept Royaumes / Sorcière errante
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Mer 5 Juil - 2:28
C’est vrai que c’était étrange que je ne sois pas mariée… mais bon, au fond… je me disais qu’ils avaient peut-être besoin de moi. Et c’était surtout mon entrainement qui avait fait en sorte que je ne quitte pas la place. C’est vrai, mon entrainement avait pris de longues années et j’étais la seule de la place à être comme cela. Ainsi… je me disais que cela pouvait peut-être justifier le fait que je sois un peu plus sûre que Khanrell. Elle passait avant moi pour la plupart des choses, c’est vrai… et même si cela ne me faisait pas plaisir pour moi, j’étais encore plus triste. Je préférais moi être marié et partir. Je suis beaucoup plus forte qu’elle et je vais être capable de supporter un mari. En plus, je suis tout à fait capable de partir. Comme je suis une sorcière… je vais toujours trouver un prétexte. Elle n’avait pas cette chance, en plus d’être la sœur directement du roi… c’était difficile pour le cœur, je l’assure…

Elle me parlait qu’elle voulait partir avant… mais qu’elle ne se sentait pas capable et qu’elle ne saurait pas ce qu’elle pouvait faire. Je la regardais tristement… j’aimerais tellement être présente pour elle, faire quelque chose… être vraiment utile plus que lui dire que je la soutenais. Je voulais faire quelque chose. Qu’est-ce qui m’empêchait de la prendre avec moi et de fuir le royaume ? Je ne sais pas… peut-être que je n’avais juste pas assez de force pour faire cela ? C’est ce que je me disais au fond, je manquais de force et de détermination. Je lui souris tristement et je continuais. Je voulais juste… rester avec elle, rien de plus. Je voyais son sourire : je la connaissais et je savais qu’il était faux. Je voulais voir un vrai sourire sur son si beau visage. Juste… une fois au moins. Si je pouvais au moins lui apporter un sourire.

Son physique. Je la trouvais magnifique, et personne ne pouvait dire le contraire. Proportion exactement à la valeur qu’il fallait simplement. Je comprends ce qu’elle voulait dire. Princesse et prostituée… la différence aux yeux de mon cousin ? Je ne la connaissais pas… « Oui je comprends ce que tu veux dire.. je vois. » Je détestais avouer. Je comprenais très bien ce qu’elle voulait dire et ça me mettait en rage… mais je ne pouvais rien faire et je pensais comme elle. Elle me disait qu'elle ne serait pas capable de continuer à vivre. « Non, non Khan’ je ne veux pas t’entendre dire ça… ça me fait mal quand tu dis ça… imaginer… je ne veux pas que tu penses cela et je serai avec toi, toujours même si tu es loin. » Je la serrai contre moi, tendrement. Je ne pouvais pas faire quelque chose d’autres… Je lui caressais les cheveux, attendant qu’elle se calme. Je ne pouvais rien faire d’autres et ça me brisait le cœur. Je l’écoutais et ce n’était que la seule chose que je pouvais faire.

« Je sais Khan… je sais et je t’aime aussi. Je ne veux pas que tu partes non plus, j’aimerais tant pouvoir te suivre… être avec toi pour toujours. Ici, tu souffres, je souffre aussi. Mais… je veux être là pour toi, je ne veux pas que tu partes Khanrell… sans toi, je ne me sentirais pas complète »

Je continuais à lui caresser les cheveux doucement. C’est vrai… je voulais qu’elle reste avec moi. Sans elle, je ne pouvais pas penser continuer à bien vivre non plus. J’avais besoin d’elle. La rassurer, savoir que quelqu’un était présente pour moi. J’en avais besoin et en plus, je sais qu’elle est une personne très fragile… donc rester prêt d’elle. Je le voulais tout simplement, je voulais l’aider. Je la serrai encore plus contre ma poitrine, tendrement. « Je ne veux pas te perdre Khanrell…  » J’embrassai le dessus de ses cheveux et je souris tristement. Je glissai ma main sur sa joue et je lui remontai le visage… elle pleurait encore… elle avait les yeux rougis encore et je n’aimais pas du tout la voir comme cela…

« Tu te sentirais plus à l’aise dans ma chambre ? Où personne ne pourra rentrer ? Tu pourras rester contre moi… et je vais passer la journée avec toi et tout faire pour toi Khanrell… Tu m’es si précieuse. Dans ma chambre, il n’y aura personne qui viendra et tu.. pourras être entièrement toi… et je pourrais prendre soin de toi plus facilement… »

J’essayai de lui faire le sourire le plus sincère que je pouvais. Je voulais juste qu’elle soit bien… et si je pouvais l’aider. Je suis forte et je ne veux plus revoir son visage en pleurs. Elle est tellement plus belle lorsqu’elle me sourit…


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Khanrell Targaryen

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Princesse des Sept Royaumes / Dragonnière
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Jeu 6 Juil - 22:14
Les larmes avaient emplis le regard améthyste de la princesse, et sa gorge se tordit si bien que Khanrell n’osait plus ouvrir la bouche. De toute façon, qu’est-ce qu’il y avait encore à dire? Contre la chaleur corporelle de sa cousine, il lui semblait que les mots étaient forts futiles, que seuls comptaient les gestes. Elle avait essayé de sourire, juste pour lui plaire, mais ça avait raté. Comme tout ce qu’elle entreprenait, n’est-ce pas? À ce moment précis, à cet endroit, l’adolescente n’était pas certaine si elle pleurait de son triste sort ou de son échec à faire plaire à Sheena.

Pire, elle lui avait fait du mal en parlant de son incapacité à survivre sans elle. Mais quand apprendrait-elle à se taire pour de bon? Il valait mieux garder ses pensées pour elle, si celles-ci peinaient la seule personne qui l’aimait vraiment. Khanrell serra les dents, s’en voulant terriblement d’avoir dit tout haut ce qui aurait dû rester dans sa tête pour toujours, mais Sheena ne lui en voulait pas. Au contraire, elle resserra ses bras autour de la jeune princesse et lui caressa les cheveux doucement, étouffant sa tristesse. Il y avait longtemps que la demoiselle n’avait plus envisagé de mettre fin à ses jours, mais l’idée d’être séparée de sa cousine pour toujours ramenait ses vieux démons à la surface. Shenya ne serait pas très contente si elle percevait encore ses pensées troublées dans la tête de sa dragonnière!

À quoi ça sert, d’être deux princesses, quand on ne peut rien avoir de se qu’on veut et simplement attendre que quelqu’un d’autre choisisse pour soi? Les deux femmes désiraient plus que tout que l’autre reste, mais sans rester à King’s Landing, toutefois, elles savaient aussi que c’était impossible qu’elles quittent ensemble. Incomplète. C’était bien mieux formulé, dans la bouche de Sheena, que la façon maladroite dont Khanrell avait essayé de s’exprimer. Aussi triste, mais moins dramatique. La cadette resta figée dans sa position, ses larmes trempant bientôt les vêtements de sa cousine alors que celle-ci ne cessait de la caresser, apaisant les sanglots qui avaient failli monter à la surface et que la princesse avait difficilement retenus, ne laissant paraître, en surface, que ses épaules un peu tremblantes et ses mains crispée contre la taille de son amie.

Lorsque Khanrell senti un baiser contre ses cheveux, elle se détendit un peu, trouvant, en partie du moins, le réconfort dont elle avait besoin. C’était ça qu’on ressentait lorsqu’on était aimée de quelqu’un ? C’était si doux que c’en devenait déstabilisant pour la jeune princesse peu habituée à la tendresse d’une femme, à défaut d’avoir eu une mère pour la cajoler. Ou une sœur, qui se rapprochait d’elle très tard. Juste Sheena. Sa cousine lui releva le menton pour la regarder, et l’adolescente s’en voulait du spectacle qu’elle lui offrait. Alors que son aînée souriait toujours, elle devait avoir l’air grotesque, les yeux et les joues rouges de tristesse.

Pourtant, elle n’arrêta pas de sourire, lui offrant plutôt d’aller la consoler ailleurs, question que personne ne la surprenne dans ce moment de faiblesse. Parce qu’une princesse n’a pas le droit d’être faible, on le lui avait assez dit! Khanrell ne pouvait pas s’empêcher de sauter sur l’occasion de disparaître un peu, même si elle craignait quand même un peu qu’on la dispute si elle devenait introuvable. Elle en avait besoin, juste le temps de reprendre le contrôle d’elle-même, car outre sa conversation sur ses peurs avec sa cousine, c’était aussi le stress de la veille qui pesait sur son corps, bien qu’elle n’en avait pas tout à fait conscience. Le contrecoup de ses angoisses les plus profondes.

-Je le sais, mais ça fait du bien de l’entendre… souffla-t-elle de sa voix enrouée, s’efforçant d’étirer ses lèvres d’un demi-sourire pour lui faire plaisir, alors qu’elle se détachait à regret de l’étreinte chaude de Sheena.

Lui agrippant la main, car il lui semblait que perdre contact avec elle suffirait à la replonger dans la détresses, Khanrell suivit sa cousine jusqu’à sa chambre, se faisant le plus discrète possible dans les couloirs de l’aile royale, tentant de ne pas attirer l’attention et cachant son visage derrière ses cheveux lorsqu’elle croisait une domestique. Elle n’aurait surtout pas voulu qu’on rapporte à son frère qu’elle ne se comportait pas convenablement. La jeune princesse soupira bruyamment lorsque Sheena ferma la porte de la pièce derrière elle, sans que personne ne les eut interrompu en traversant les nombreux couloirs du château.

-Maintenant, il reste seulement à espérer que personne ne pensera à me chercher ici… soupira-t-elle avec une voix un peu plus assurée, alors qu’elle se glissait sous la couette du grand lit de sa cousine, où traînant encore les vestiges d’une chaleur réconfortante. Que personne ne me cherchera tout court. Parce que j’aurai des problèmes si on ne me trouve pas. Oh, non, je ne veux pas penser à ça. Sheena? Tu peux me serrer encore contre toi? J’ai besoin que quelqu’un m’aime. Tu es la seule qui soit capable de me faire sentir comme ça.



Sheena Targaryen

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Ven 7 Juil - 16:33
Je voulais la serrer contre moi… je voulais qu’elle sache que j'allais être présente pour elle le plus longtemps que je le pourrais. Je le voulais simplement et je voulais qu’elle sache que mon seul but était d’être bien avec elle. Je voulais tout faire pour qu’elle se sente mieux et je savais que j’étais un peu la seule personne qui était capable de faire cela avec elle. Pour moi aussi, il faut comprendre qu’elle avait été la seule qui avait été présente pour moi. Je n'avais jamais été proche de mes autres cousins, autre qu'elle… et je n’avais pas de frère. Donc pour moi, Khanrell était la seule qui comptait la seule qui me donnait envie de la protéger. J’avais envie d’être présente pour elle, plus que maintenant. La serrer dans mes bras, c’était déjà gros.

Son sourire faux, je le voyais. Je la connaissais assez pour le voir. Elle ne pouvait pas me tromper. Je lui souriais mais j’avais juste envie de pleurer avec elle, lui montrer qu'elle n’était pas seule. C’était juste ce que je souhaitais lui montrer : qu'elle n’était pas seule et que je la soutenais comme je ferai toujours.  Elle accepta de me suivre dans ma chambre, où elle aurait moins peur d’être elle-même et où je serai la seule à la voir comme cela. Après la soirée d’hier, c’est clair qu’elle en avait besoin. Je serrai tendrement sa main dans la mienne et je me dirigeai avec elle à ma chambre. On avait croisé que des domestiques sur le chemin et je leur fis un simple sourire et elles passèrent. Il n’y avait eu aucun problème et personne n'avait vraiment vu l’état de faiblesse dans lequel Khanrell se trouvait. Je fermai la porte et tout de suite, on se sentit mieux.

Elle s’installa tandis que je retirai mon manteau, que je plaçai sur le côté. Je me retrouvais en légère camisole… c’est qu’avec un manteau comme cela, il faisait chaud si on portait plusieurs gros vêtements. Je l’écoutais et je souris tristement en me rapprochant du lit. « Et si on te cherche… je suis là. Je peux tout expliquer et inventer une raison sans problèmes. Je ne veux pas que tu t’inquiètes… et je veux qu’ici soit une place où tu te sens bien. » Je souris en relevant les couvertures et venant m’installer avec elle. Je me mis sur le côté, me retenant avec mon bras. Mon second bras caressa sa joue quelques secondes avant de la passer autour de taille et de la rapprocher de moi. Je la serrai tendrement contre moi, en soupirant légèrement. Je voudrais tant qu’elle puisse se sentir bien l’espace de quelques secondes au moins. Ou minute. « Oui n’y penses pas, okay ? Je sais que c’est possible… mais on nous a vu ensemble et la majorité sait que nous sommes proches et que nous partageons une passion. On peut être là pour ça… il y a plusieurs façons tu sais et  pour le moment, ne penses pas à ça… » Je la serrai encore plus fort contre moi, tout en gardant de la tendresse. Elle était si fragile…

« Et puis… mon but est qu’avec moi, tu te sentes bien, que tu n’aies pas peur… alors je veux que ma chambre soit une place où tu te sentes bien et où tu n’aies pas peur d’être toi-même. Je suis avec toi, je te soutiens peu importe. Si tu as besoin de pleurer, je suis là. Si tu veux juste me serrer dans tes bras aussi… je suis là. »

Je me plaçai en sorte que je puisse continuer à caresser sa joue. J’étais proche d’elle, je la serrai contre moi… le plus fort que je pouvais car je ne savais pas ce que je pouvais faire d’autres. Je me sentais si faible face à cette situation. J’aimerais tellement pouvoir faire plus pour elle, mais je ne le pouvais pas. Je le voulais pourtant. « Je t’aime Khanrell, et je veux que tu y crois. Que je t’aimerais toujours pour ce que tu es ici. » Je posais mon doigt sur l’endroit où se trouvait son cœur. Le « ici » était son cœur donc la personne qu’elle est vraiment. Au diable son physique, je l’aimais pour qui elle était vraiment. Oui elle était belle et très bien formée, mais ce n’était vraiment pas tout.


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Khanrell Targaryen

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Princesse des Sept Royaumes / Dragonnière
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Mar 11 Juil - 19:18
D’habitude, la bibliothèque était un lieu de réconfort pour Khanrell, le seul endroit où elle ne se sent pas opprimée. Même sa chambre ne la met pas aussi à l’aise, elle ne s’y est jamais vraiment sentie chez elle. Pourtant, le soulagement d’être blottie dans l’appartement de Sheena était considérable, comme si elle étouffait n’importe où ailleurs. Là, personne ne l’embêterait, car même si le temple du savoir était relativement tranquille, il n’était pas toujours vide. Et lorsqu’il est temps de parler de ses problèmes, tous les murs du château ont des oreilles, sauf dans les lieux privés de la sorcière de King’s Landing, dans le confort de ses draps. La jeune princesse nota à peine la tenue très légère qu’arborait sa cousine sous son manteau, avec que celle-ci ne la rejoigne sous la couette pour venir la caresser et la rassurer. Il y avait suffisamment de livres dans cette chambre pour justifier qu’elles s’étaient isolées ici pour discuter littérature, en cas de problème… après tout, le fait d’avoir eu envie de parler expliquait assez pourquoi elles n’étaient pas restées dans la salle silencieuse où elles se trouvaient plus tôt… Oui, ça pouvait tenir comme mensonge, à condition que ce ne soit pas la cadette du Roi qui le dise… elle avait toujours été incapable de mentir!

Allongées toutes les deux sur le côté, les cousines se faisaient face, de sorte que Sheena put lui enserrer la taille pour la serrer contre elle. Khanrell laissa le silence l’envelopper, puis la voix de sa cousine la bercer. Les yeux fermés, elle se contenta de hocher la tête aux propos de la sorcière, si bien qu’on aurait presque pu croire qu’elle s’endormait, ce qui n’était strictement pas le cas. En fait, son cœur battait la chamade dans sa poitrine, et elle craignait un peu que sa vis-à-vis le sente, bien que pourtant comprimé sous le corsage serré de sa robe. La jeune princesse ne comprenait pas vraiment pourquoi elle était dans cet état, certainement à cause de sa peur d’être surprise dans cette chambre, mais il lui semblait que la douce chaleur naturelle de l’autre avait beaucoup plus que l’effet apaisant d’une étreinte… Elle se sentait plutôt… revigorée.

-Je me sens bien, avec toi, Sheena… chuchota Khanrell en réponse à sa cousine lorsqu’elle lui fit part de son envie que cette chambre soit un lien de bonheur. Je n’ai pas envie de pleurer ici.

Mais franchement, elle ne savait pas non plus de quoi elle avait envie. Vraisemblablement, l’envie de dormir était complètement absente, si bien que Khanrell rouvrit les yeux lorsque Sheena recommença à lui caresser la joue. Leur corps, blotti l’un contre l’autre, donnait à la cadette des petits frissons dans le dos, bien qu’elle avait chaud… comme des petites décharges électriques, comme si le courant magique de la jeune sorcière lui parcourait les veines, passant au travers de leurs vêtements pour passer d’une peau à l’autre comme s’il s’agissait d’éléments conducteurs. Mais ce n’était certainement pas magique, ou en tout cas pas au sens mythique du terme. La sensation avait le don d’éveiller quelque chose dans le corps de l’adolescente que celle-ci n’arrivait pas à identifier, faute de ne jamais l’avoir ressenti, incapable de le comprendre.

-Je te crois… répondit-elle avec un vrai sourire, cette fois, sans même se rendre compte de la chose.

Elle se sentait engloutie par les yeux violets de sa cousine. Une teinte semblable à ceux qui, pourtant, la terrorisait chaque jour, et pourtant ceux-là avaient le don de la faire fondre. Khanrell se mit à respirer plus fort, et la chaleur lui monta aux joues, lorsque Sheena posa un doigt sur son cœur. Bien que le geste n’engageait rien d’audacieux, la localisation de cet organe vital était plutôt suggestive, et la petite princesse sentit une forte chaleur lui envahir la poitrine, alors qu’elle aurait à peine du sentir le contact de la sorcière au travers l’étoffe de sa robe, il lui semblait que rien d’autre n’existait présentement que ce contact. Si, généralement, elle exécrait ce genre de toucher intime, la dernière chose qu’aurait voulu la dragonnière présentement aurait été de s’en éloigner. Qu’est-ce qui lui prenait, tout d’un coup? Il y a quelques minutes, elle était à fleur de peau, paniquée à l’idée de se retrouver forcée dans les bras d’un homme, et maintenant elle se pâmait dans ceux d’une femme? Non, ça ne pouvait pas être ça, elle était probablement juste un peu fatiguée…

Alors qu’elle essayait de comprendre ce qui se passait dans son corps, l’esprit de Khanrell se mit plutôt à dévier stupidement vers les paroles échangées plus tôt, dans la bibliothèque, ramenant à ses oreilles avec une clarté épatante les compliments que lui avait faits Sheena en voulant lui donner confiance. La princesse serra les lèvres en s’empourprant à nouveau, avant de se remettre à sourire pour plaire à sa cousine. Elle le méritait bien, avec tout ce qu’elle faisait pour elle.

-Toi aussi, tu es très belle, Sheena, lui répondit-elle avec un large retard. Et délicate, avec moi, et douce, et gentille. Mais surtout très jolie. Il y a au moins ça d’avantageux à être une Targaryen, hein?

Quoi que, connaissant les penchants de sa famille, c’était peut-être plutôt une malédiction d’être belle ? Khanrell détaillait les traits de Sheena, des traits qui lui étaient familiers, mais assez différents pour ne pas avoir l’impression d’être face à… quelqu’un d’autre. C’était sa cousine, sa préférée, celle qu’elle avait toujours aimé plus que le reste, et surtout plus qu’elle-même. Le sourire de la cadette Targaryen s’allongea alors qu’elle admirait ce visage qui lui était toujours bienfaiteur, et son cœur se mit à s’emballer à nouveau, lui coupant le souffle d’une drôle de façon. L’adolescente perdit son sourire, l’espace d’un instant, alors que la chaleur lui montait tout à coup, imprévue et incontrôlable.

-Je ne me sens pas très bien Shee… un peu étourdie… marmonna-t-elle.

Incapable d’identifier les émotions de son cœur, elle pensait plutôt être en mal. Ses doigts gourds vinrent tirer sur les lacets de sa robe, son corsage étant à l’avant, mais elle ne parvint pas à le défaire.

-Je pense qu’elles m’ont attachées trop serrée ce matin… Je dois manquer d’air. En fait, j’ai du mal à respirer. Tu peux m’en libérer s’il-te-plait, Shee, je me sens si faible. souffla-t-elle d’un ton qui laissait croire qu’elle étouffait réellement, alors que la panique commençait à la prendre, même si elle n’était réellement pas en manque d’oxygène… Mais comment aurait-elle pu le savoir?



Sheena Targaryen

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Princesse des Sept Royaumes / Sorcière errante
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Mer 12 Juil - 2:02
J’étais contente que Khanrell se sente bien avoir moi… c’était la seule chose que j’avais envie… qu’elle n’ait pas peur avec moi et qu’elle se sente bien. En ce moment, comme je l’avais dans mes bras… j’étais juste heureuse de savoir qu'elle était bien et ça me rendait complètement heureuse. Je ne pouvais pas être triste en ce moment. J’avais la personne qui m’était le plus précieux dans les bras… et je pouvais la consoler, la rassurer… lui dire que j’étais là. Vraiment, ce moment entre nous n'avait pas de prix. Je la serrai contre moi, un petit sourire aux lèvres. En plus… je venais de la voir sourire sincèrement, un vrai sourire comme cela faisait si longtemps que je n'avais pas vu. J’étais heureuse de l’avoir contre moi… de profiter de son souffle et la regarder… je ne voulais la partager à personne mais je savais que je n’avais vraiment pas le choix... ce n’était pas possible et surtout, elle est la sœur du roi et… je me sens mal pour elle, j’aimerais lui montrer qu’il peut y avoir mieux dans la vie. Je veux d’autres sourires comme ceux-ci. Je ne veux pas voir son visage en pleurs : je suis si triste lorsque je la vois.

Il eut un moment de silence et je décidai de la regarder… de réaliser à quel point elle était belle et à quel point je ne voulais pas qu’elle parte… Je voulais la garder près de moi et profiter. La complimenter et profiter de la vue aussi. Elle est si belle. Et même, elle me rendit le compliment après un moment, comme quoi j’étais belle et elle me donna plusieurs qualités. Je ne pouvais que sourire et être contente… elle l’était plus que moi, et de beaucoup. « Tu es très jolie… tu es la plus belle pour moi aussi, tu sais ? » Je la serrai encore plus dans mes bras… j’aimerais bien qu'elle soit le plus à l’aise possible. Et s’il faut certains trucs… on allait le faire. Khanrell était contre moi et vrai, je ne pouvais pas dire qu’elle ne me faisait pas de l’effet. Au fond… elle était si belle, des courbes bien placées. J'avais toujours trouvé les femmes plus jolies, plus délicates… alors Khanrell, contre moi, c’était quelque chose et ce n’était vraiment pas rien. Si belle, si triste… si fragile. J’avais juste envie de la garder contre moi… Encore et encore plus.

Lorsqu’elle me dit qu’elle se sentit un peu étourdie je me redressai tout de suite et je retirai la couverture. Qu’est-ce… qu’est-ce qui avait ? Je ne paniquais, mais j'avais peur pour elle évidemment. « Khanrell ?! » Je la vis essayer de défaire son corset et je compris tout de suite. Oui. Cette chose horrible que je mettais lorsque je n'avais pas le choix… comme aux bals mais sinon… jamais. Je voyais qu’elle n’était pas bien et je n’hésitais pas une seule à me mettre un peu sur elle pour pouvoir le détacher de face. C’est serrer. Je défis les premiers centimètres et le reste fut plus facile. J’allais lui retirer ce satané corset. « C’est un instrument de torture que tu ne devrais pas mettre… pas quand il n’y a rien d’officiel… » C’était long à défaire mais je retirai finalement le reste du cordon et je lui retirai. Elle était maintenant… nue devant moi. Enfin, pas nue. Mais je voyais très bien sa poitrine et elle n’était pas si belle seulement à cause du corset. Elle n'avait pas du tout à se plaindre, c’est sûr. Je glissai mes mains contre ses côtes avant de la rapprocher de moi et de la serrer fort dans mes bras.

« Tu… enfin, désolée... tu peux te serrer à moi et…  j’espère que tu te sens déjà mieux… »

Je baissai les yeux vers sa poitrine et mes joues devinrent complètement rouges. Je déviais le regard quelques secondes. Mais à quoi je pensais bon sang ?! Elle était avec moi et je voulais seulement qu’elle se sente mieux et voilà que des idées peu catholiques me passaient dans la tête. J’étais tellement désolée, je ne le voulais pas. Je reglissai ma main contre elle et je caressai sa joue. Contente qu’elle aille bien. Qu’elle se sente bien… avec moi, elle le sentait. Pourtant en ce moment, je me sentais horrible d’avoir ce genre de pensées. « Tu… es vraiment magnifique. Ton corps est simplement parfait. J’ai envie… de t’avoir près de moi encore, tu veux bien ? Juste toi, entendre le battement de ton cœur… te garder contre moi. » Toi, toi que j’aime tant. Je ne voulais pas que tu t’éloignes… Pas du tout. J’avais peur de lui faire peur, qu’elle ait envie de me fuir. Je savais tellement qu’elle était fragile alors, est-ce qu’elle allait bien réagir à ma main très très délicate qui commençait à caresser sa taille ?

« Tu.. tu me dis si tu veux que j’arrête. Si je fais quelque chose qui te déplait… je ne veux vraiment pas. La seule chose que je veux… c’est que tu comprennes qu’avec moi, avoir un beau corps n’est pas une béquille mais bien quelque chose de bien. Je ne te ferai pas de mal… jamais et jamais, même si... » Le rouge me prit aux joues encore. « Même si j’ai envie de t’avoir encore plus près et de te toucher encore… »


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Khanrell Targaryen

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Princesse des Sept Royaumes / Dragonnière
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Ven 14 Juil - 17:22
Évidemment, le corset de Khanrell était loin d’être aussi serrée qu’elle le pensait, il était plutôt ajusté normalement (même si ça restait un écœurant instrument de torture) et c’était les émotions contradictoires grandissant dans son ventre qui lui faisait perdre la maîtrise de sa respiration. Cette proximité avec Sheena la rendait drôlement nerveuse, mais ce n’était pas l’angoisse qu’elle ressentait d’être coincée avec quelqu’un qui lui était désagréable, au contraire. C’était cette autre forme de nervosité, celle positive qui vous pousse à vous dépasser pour plaire, comme lorsqu’elle avait rejoint l’Académie la première fois, une saine hâte qui lui revirait l’estomac et faisait palpiter son cœur si bien ses poumons ne suffisaient plus à accueillir tout l’air de sa respiration saccadée.

Au début, la jeune princesse avait seulement pensé à alléger la pression contre sa poitrine, mais sa cousine semblait bien déterminée à le lui retirer complètement. Comme elle n’avait pas l’impression de mieux respirer même lorsque le corsage fut à moitié délassé, Khanrell ne l’en empêcha pas, persuadée que Sheena avait raison, de toute façon. Après tout, l’adolescente ne pouvait pas vraiment comprendre que sa faiblesse était psychologique plus que physique, à ce moment-là.

-Ce n’est pas comme on me donnait vraiment le choix… souffla-t-elle difficilement lorsque sa cousine lui dit qu’elle ne devrait en porter que lors des jours officiels.

Après tout, quelque fut le jour, elle était toujours la petite mascotte royale, alors hors de question de lui donner la permission de s’habiller comme elle le voulait! Préoccupée par le fait que sa respiration ne lui était pas tout à faire revenue même après que Sheena eut jeté son corset au sol, Khanrell mis du temps à essayer de trouver son souffle, réalisant enfin que c’était probablement plus les nombreuses émotions contradictoires, pour le bal, pour son frère, pour sa cousine, qui lui avait fait faire cette petite crise d’hyperventilation. Aussi, elle mit donc un sacré moment avant de réaliser que, faute de corsage, le haut de sa robe lui était tombé sous la poitrine, juste à la hauteur du nombril. Si elle n’avait pas été assise sur le lit, elle lui aurait certainement tombé aux chevilles, le tout ne tenant bel et bien que par cet «instrument de torture». Enfin, ce n’est que lorsque sa cousine s’excusa en la serrant contre elle pour cacher ses formes que l’adolescente se rendit compte de sa semi-nudité.

Évidemment, elle s’empourpra au moins autant que la sorcière royale, mais elle n’éprouvait pas vraiment le malaise que lui aurait causé se retrouver dans une telle posture avec n’importe qui d’autre… Du genre son frère. Non, cette fois-ci n’avait rien à voir, elle avait même l’impression qu’elle se fichait bien que Sheena la voyait dans toute sa féminité, c’était sa cousine après tout… ce n’était pas vraiment comme si ça comptait, non? *Ça ne devrait pas compter avec ton frère non plus, c’est de famille, on est des Targaryen, tout ça est normal* se sermonna-t-elle, sans s’empêcher, tout de même, qu’elle était bien plus à l’aise dans les bras de la femme qui la blottissait contre elle.

Même si les deux princesses s’étaient rallongées, Khanrell ne sentait toujours pas qu’elle respirait de façon plus régulière, et son cœur pompait son sang si fortement dans ses veines qu’il lui semblait l’entendre battre dans ses tempes, de sorte qu’elle ne rouvrit pas la bouche pour assurer sa cousine de son état, se contentant d’essayer de démêler les sensations qui s’emparaient de son corps. Pourquoi était-elle si bien alors qu’elle aurait dû être complètement gênée? Même devant ses domestiques, la jeune Targaryen était naturellement prude. Hors, si les nouveaux compliments de Sheena sur son physique fit empourprer davantage les joues déjà bien colorées de la dragonnière et faire battre la chamade à son cœur, elle était plus touchée de ces flateries que dégoûtée ou effrayée. Elle hocha donc la tête pour donner à sa cousine la permisison de la garder contre elle encore, et esquissa un mince sourire un peu nerveux en essayant de lui répondre, dans un chuchotement à peine audible.

-Il bat fort n’est-ce pas? souffla-t-elle en s’entendant à peine elle-même. Je ne comprends pas ce qui lui arrive, je respire mal, j’entends mon cœur dans ma tête, j’ai les mains moites, mais je n’ai pas peur. D’habitude, c’est la peur qui me met dans cet état. Je ne comprends pas…

Mais comment savoir ce qu’est être amoureuse, ou pire, excitée, lorsqu’on n’a toujours vécu que la haine, la violence et la crainte? Les mains de Sheena s’étaient remises à parcourir sa peau, et si cela ne suffit pas à calmer les étonnantes palpitations de son corps, Khanrell éprouva tout de même un grand soulagement à ces frissons qui montaient le long de sa colonne vertébrale, suite au passage des doigts de sa cousine sur sa taille nue. La jeune princesse releva ses yeux vers ceux de sa seule amie en ce monde, et ce qu’elle y vit chamboula son cœur. La sorcière ne semblait pas plus comprendre ce qu’elles étaient en train de ressentir, mais d’évidence elle n’avait pas envie de s’arrêter là. Accrochée à ces yeux si magnifiques, la cadette ne sut qu’hocher légèrement la tête avant de baisser les yeux sur sa propre poitrine, partiellement masquée maintenant qu’elle était écrasée contre celle de Sheena. La dragonnière se mit à avoir chaud alors que sa main moite et tremblante de nervosité tirait doucement le bas de la tunique de son amie pour effleurer la peau en dessous.

-Ça ne me dérange pas que tu me vois. Juste toi. Mais j’aimerais te voir aussi… chuchota-t-elle la gorge serrée, en gardant les yeux baissés. Tu es au moins aussi jolie que moi Sheena, ou encore plus. Et comme ça… tu pourras être encore plus près, hein? Les lèvres serrées dans un sourire nerveux, Khanrell releva lentement les yeux vers sa cousine, son visage à quelques centimètres du sien. Je sais que tu ne me feras jamais mal, tu n’as pas besoin de me le dire, tu sais. Tu ne m’as jamais voulu que du bien, et c’est pour ça que je t’aime. Tu n’es pas Aegon… je… je n’ai pas peur que tu me vois comme ça.



Sheena Targaryen

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Princesse des Sept Royaumes / Sorcière errante
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Dim 16 Juil - 23:04
Je ne savais pas ce que je devais faire. Je l’avais prêt de moi, si proche de moi… Mon cœur battait fort et je sentais que j’avais chaud. Je l’avais nue plusieurs fois, c’est vrai… mais cette fois-ci, particulièrement, je me sentais encore plus interpellée par elle. Khanrell était en face de moi, elle était belle et je venais de lui retirer son haut. Évidemment, j’aurais pu faire en sorte qu’elle puisse respirer en le désserrant et en lui laissant… mais je détestais tellement ce morceau de vêtement que je me disais qu’il était mieux lui retirer. Voir sa poitrine, peut-être que cela pourrait la mettre mal à l’aise. Je sais que c’est quelque chose qui lui rend la vie difficile. Je l’avais contre elle et je la serrai amoureusement contre moi.

Je ne savais pas à quoi je pensais.. et surtout, pourquoi je pensais à ça. Je voulais l’avoir contre moi, je voulais profiter de ses formes et de la chaleur de son cœur encore. C’était la seule chose à laquelle je pensais. Elle était prêt de moi, je sentais sa peau si douce contre mes doigts et mon corps. Je sentais aussi… je la complimentais et j’avais l’impression que ça me remettait les idées en place. Cependant, en ce moment, je me sentais un peu mal de penser ça d’elle. Elle avait tellement souffert et voilà que je me retrouvais à avoir des pensées de ce genre pour elle… Ce n’était pas seulement son corps, mais bien la personne… le fait que je voulais qu’elle soit heureuse et qu’elle se sent bien. Voilà que j’étais perdue dans mes pensées indécente que je l’entendis. Ses mains moites, son cœur qui battait si fort. Je.. C’est la peur qui la mettait dans cet état en général mais pas avoir moi à ce que je comprenais. Je commençais à comprendre que son état en ce moment, ce n’était pas de la peur ni rien… mais j’avais bel et bien l’impression que nous ressentions la même chose en ce moment. Je la regardais dans les yeux et je souriais légèrement aussi, avant que son regard dévit entre nous deux, sur sa propre poitrine.

Je sentis les frissons sur moi, lorsqu’elle toucha à ma tunique et à ma peau. Pardon ? Je me sentais mal en ce moment. Je savais qu’elle avait eu des problèmes… de ce côté-là. Le fait qu’elle me dit que moi, je pouvais voir, encore, mes joues restèrent rouges. Juste moi et elle aimerait me voir aussi… Je voyais que je la mettais à l’aise et c’était ce qui me rendit le plus heureuse. Je souris légèrement. Je voyais ses pensées et elles allèrent dans le même sens que les miennes. Je rougissais, je caressais légèrement sa taille et sa peau si douce et si délicate. Son visage si proche du mien, me mirent en tête des idées tout sauf catholiques. « Je ne serai jamais Aegon. Jamais je ne vais te voir comme ça. Tu es Khanrell et je veux simplement t’avoir le plus près de moi possible… toujours… Pas pour ton corps, mais pour toi. Et simplement toi. » J’étais gênée mais comme je me sentais beaucoup moins mal en ce moment, je n’hésitais plus réellement. Je posai doucement ma main sur sa joue en lui souriant. C’était elle que j’aimais et je le réalisais de plus en plus. Je posai rapidement mes lèvres sur les siennes, gardant sa taille contre moi avec la seconde main. C’était un baiser chaste, très simplement. Je ne voulais pas lui faire peur : pas du tout.

« Je… je t’aime Khanrell. Toi. »

Parce qu'il y a des choses qu'on doit garder entre nous:
 


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Khanrell Targaryen

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Mar 18 Juil - 22:33
Qu’est-ce qui lui prenait, tout d’un coup? La jeune princesse ne se reconnaissait plus! Certes, elle avait toujours eu des sentiments forts pour sa cousine, mais rien qui dépassait les limites… familiales! Enfin, c’était difficile pour Khanrell de calculer le niveau de ses émotions et évaluer la nature de celles-ci, sachant qu’elle manquait d’expérience en la matière. Était-ce normal de ressentir cela pour un membre de sa famille qui est gentil avec soi? Impossible de le savoir, puisque personne d’autre ne l’avait jamais été, comment comparer? La même constatation se faisait automatiquement si elle essayait de penser à l’amour. Bien que très instruite, éduquée, rat de bibliothèque… La petite Targaryen n’avait aucune idée de ce que l’on ressentait lorsqu’on était amoureux. Cela pouvait très bien ressembler à ce qu’elle vivait présentement, tout comme être complètement différent, et ça l’embêtait fortement de l’ignorer! Pourquoi n’existait-il aucun livre à ce sujet ? *Peut-être qu’ils existent et que tu les as volontairement ignorés parce que ça t’effraie?* songea-t-elle en frissonnant sous la caresse délicate des doigts de Sheena, d’un côté sur sa joue, de l’autre sur sa taille.

Visiblement, Khanrell n’était pas la seule à être troublée par se qui se passait, sa cousine était tout aussi rouge, mais semblait davantage savoir ce qu’elle faisait. Enfin, aux yeux de la petite princesse, et à ses oreilles aussi, car la réponse de Sheena avait beaucoup plus d’assurance que la sienne. Puis elle s’approcha, juste ce qu’il fallait pour effleurer ses lèvres d’un baiser léger qui déclencha un frisson tout le long de la colonne vertébrale de la jeune Targaryen. Le visage de l’adolescente se fendit d’un sourire jusqu’aux oreilles. C’était la première fois qu’on l’embrassait… Aegon n’avait pas fait ça. Il ne s’était pas embarrassé d’essayer de lui plaire.

Les doigts tout de même trop crispés de nervosité pour essayer d’enlever les vêtements de Sheena, celle-ci se débarrassa elle-même de sa légère tunique. Pendant quelques secondes Khanrell oublia de respirer, les yeux fixés sur le corps qui se découvrait devant elle, la bouche trop sèche pour dire quoi que ce soit, le cœur en furie. Jusqu’à ce que sa cousine se blottisse à nouveau contre elle, lui masquant partiellement la vue, et que la chaleur lui monte aux oreilles. Il y avait probablement, à ce moment même, de la fumée qui en sortait d’ailleurs, tant la princesse avait l’impression d’avoir chaud! Toute cette vapeur devait bien s’évader quelque part, non ?

Parce que tu sais, la vie là…:
 



Sheena Targaryen

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Princesse des Sept Royaumes / Sorcière errante
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Sam 26 Aoû - 12:06
J’avais compris il y a pas très longtemps que Khanrell était importante pour moi. Je ne pensais simplement pas qu’elle l’était… à ce point. Je ne serai pas présente dans son lit en ce moment si je ne ressentais rien. Pas avec elle du moins… Je savais qu’elle avait souffert, elle avait vécu de gros traumatisme… et ces traumatismes étaient en lien avec ce que je faisais actuellement. J’avais peur de la blesser, qu’elle garde un mauvais souvenir de tout cela… Au contraire, mon but était réellement de lui montrer que, en dehors du viol, on pouvait y prendre du plaisir. Juste… l’espace d’un moment. Avec personne, juste elle et moi. C’était normal qu’elle trouve que cela fasse bizarre… je le trouvais aussi. On pouvait facilement citer tout ce qui nous faisait bizarre dans cette situation. Ce n’était pas bien compliqué…

« Ne t’inquiètes pas… »

C’était une situation que je n’aurais jamais cru en fait. C’est pour ça que j’étais un peu… lente, mais au fond, je prenais mon pied.

Petit curieux, va:
 


En cours ♥️

Khanrell Targaryen

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Princesse des Sept Royaumes / Dragonnière
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Mer 13 Sep - 21:00
La princesse avait la drôle d’impression d’être dans un rêve… tout cela était-il vraiment en train de se passer, ou se réveillerait-elle demain avec un immense sentiment de solitude ? Comment pouvait-elle être totalement à l’aise envers sa presque nudité devant Sheena, alors qu’elle tentait même d’éviter que ses servantes la voient en sous-vêtement? Khanrell était de plus en plus confuse, se calme ne lui ressemblait pas, et elle aurait dû détester les caresses intimes que lui procuraient sa cousine, ses baisers sur sa peau sensible. Mais elle en redemandait! C’était à n’y rien comprendre.

Bien sûr, que ce n’était pas normal, qu’elles n’avaient pas le droit, ça au moins elles en étaient toutes les deux conscientes, mais si tôt que Khanrell eut formulé cette angoisse, elle sut qu’elle s’en fichait, et Sheena lui confirma qu’elle pensait pareil, au vent les règles, elles pouvaient bien faire ce qu’elles voulaient! N’étaient-elles pas des princesses, en fait? Sans plus réfléchir, la plus jeune Targaryen se laissa tout bonnement aller à la fougue du baiser qu’elles s’échangèrent, profitant simplement de la tendresse particulière de sa cousine qui arrivait à lui faire oublier les douleurs dans son cœur et dans sa tête.

Du vent les enfants!:
 



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