Revenir en haut Aller en bas


[Animation] Le Bal
 :: Westeros :: Crownlands :: King's Landing

Aller à la page : Précédent  1, 2, 3

Shae Stark

avatar
Lady de Winterfell
Voir le profil de l'utilisateur
Ven 25 Aoû - 13:42
La louve trouvait que l’endroit pour cette discussion était des plus mal placé, mais elle ne dit rien au lord pour le moment. Elle écouta attentivement, connaissant que trop bien la situation politique du Nord, mais contrairement a son époux la Lady était en désaccord avec le fait d’avoir accepté les dragons. Elle n’aimait guère que ces bêtes cracheurs de feu rodent dans les cieux partout.. Et s’il décida de tous décimer, cela ne prendrait que quelques minutes et il ne resterait plus rien de rien. Elle ne pouvait n’en parler à personne puisque cela aurait été signe de trahison de sa part.

La Lady ne pouvait que hocher la tête avec approbation à un fait bien connu de tous dans le nord. Il ne manquait que le carburant pour que tous sautent. Le nord était frêle et fragile en ce moment, tous pouvaient le faire basculer. Mais ce couteau a deux tranchants ne ferai que tournoyer en rond jusqu'à ce que quelqu'un ou quelque chose l'Arrête. La chose qui la frappa le plus chez ce Lord fut son regard a en glacé le sang. Après qu’il a terminé, la lady s’approcha de lui et lui murmura a l’oreille ;

-Ma présence ici n’est pas une coïncidence comme certain le crois, dit-elle.

Elle se recula et reprit une position normale’ avant de prendre une gorgée de sa coupe avec un petit sourire en coin.

-Vous savez autant que moi, nous ne pouvons arrêter ce qui s’envient. Plusieurs familles en veulent à mon époux d’avoir plié genoux, et j’en suis très au courant.

La lady ne pouvait en dire plus pour le moment, et plusieurs raisons était en cause. Le nombre de gens qui assistait au Bal, les grandes oreilles qui voudraient sûrement entendre ce que la Lady avait à dire et les autre curieux qui voulait simplement écouter pour en parler à d’autres.. Et la qui la retiens de tous dire fut celle d’être trahis en justice pour Trahison, c’est enfant avait besoin d’elle vivante, pas morte.

La mère de famille continua en disant ;

-Vous savez tous comme moi que la pendaison n’est pas une mort convenable pour une Lady.

Shae espérait que le Lord comprenne le message entre ces mots sans qu’elle n’ait pas à en dire plus. Mais pouvait-elle vraiment lui faire confiance, elle le saurait bien assez vite, la vie avait une façon bizarre de jouer ces cartes. Elle continu a siroté son vin en silence attendant que le lord dise quelque chose.


"The snow fell and her kingdom rose."

Naïla I. Martell

avatar
Princesse de Sunspear / Suzeraine de Dorne
Voir le profil de l'utilisateur
Dim 27 Aoû - 20:58
Naïla frissonna véritablement en mettant le nez dehors, même si l’ambiance étouffante de la salle de bal lui pesait lourd, elle était habituée à la chaleur, et non au vent frais qui l’accueilli sur le balcon où elle déboucha en compagnie d’Helzebeth. La jeune Blackfyre prétendit avoir souvent rêvé de voir les beautés paradisiaques de Dorne, ce à quoi la belle Martell sourit. Si tout allait comme elle le voulait, si une alliance était possible entre leurs maisons, si elle pouvait s’entendre avec le frère de la lady, rien n’était impossible.

-Ce serait un honneur de vous recevoir chez moi, milady, lâcha-telle avec une telle sincérité qu’on pouvait douter, en cet instant, si ces intentions étaient politiques ou simplement passionnées de son royaume.

Maintenant qu’elles étaient à l’abris des oreilles, la princesse de Dorne pouvait se montrer plus claire sur ses intentions, et la lady de Black Castle le sentit rapidement, bien qu’elle cacha assez habilement sa surprise, si elle en avait eu une. Enfin, il était fort probable qu’Helzebeth se doutait déjà, de toute façon, du pourquoi Naïla l’avait accosté pour lui parler. Évidemment, elle ne répondit pas directement à la question de la Martell, jouant de prudence, mais quelle idée avait-elle donc? Qui ignorait encore, dans tout le monde connu, que les Blackfyre ne respectaient pas la place des Targaryen sur le trône? La femme à la peau d’ébène répondit à la question renvoyée par un sourire innocent. Elle, mettre son majestueux derrière sur le trône de fer? Jamais de la vie on ne l’y prendrait à supporter cette ignoble chaise inconfortable… mais le pouvoir, lui, elle ne cracherait certainement pas dessus. Enfin, pour l’instant, son ambition en était encore à l’étape de relever Dorne de l’emprise des sept couronnes, devenir Reine de son propre chez elle et se détacher du reste de Westeros. Pour la suite, elle verrait en temps et lieux, mais son propre peuple l’intéressait beaucoup plus que le reste!

-N’importe qui avec une tête sur les épaules se moqua-t-elle avant de prendre une légère gorgée de son vin, une lueur malicieuse dans le regard.

Au sens figuré comme au sens propre, suggérant qu’elle ne détesterait pas voir rouler la tête d’Aegon V sous peu. La petite posait beaucoup trop de question à ses aînées, alors que c’était à elle de répondre, ce qui irrita Naïla… comme son frère Dareen, elle n’était pas réputée posséder une patience légendaire. N’en avait-elle pas déjà assez dit pour qu’Helzebeth comprenne son allégeance à la couronne ou elle avait vraiment besoin de plus? Apparemment, elle voulait surtout éviter de se mouiller en énonçant l’opinion de sa propre maison, bien que tout le monde la connaisse déjà, ce qui embêtait bien la Martell. Pourquoi perdait-elle son temps avec cette sotte, en fait? Elle devrait plutôt aller débarquer directement à Black Castle avant de repartir pour sa chaleur paradisiaque et régler en personne les affaires «d’adultes». «Parler pour parler» ? Ouais, plutôt parler pour ne rien dire… Elle soupira donc en roulant les yeux vers le ciel, songeant que la gamine ne méritait pas de réponse, mais elle enchaîna aussitôt en affirmant que son frère avait bel et bien choisis de briller par son absence en lien avec la réputation de sa famille. Bon, ça, elle l’avait déjà compris, c’était pourquoi il avait daigné envoyer sa sœur qui l’intéressait… Si c’était pour nouer des alliances politiques afin de lever une révolte, il s’était bien planté, la pauvre n’avait pas les capacités, visiblement!

-Ah ça, pour la prestation du Lannister… lâcha-t-elle avec un dédain évident, il est clair que ça laissera tranquilles les quelques autres gaffeurs de la soirée. Quel manque épouvantable de classe, il y a d’autres moyens de faire valoir son dédain pour quelqu’un sans risquer de se faire envoyer à la potence. L’imbécile, avec tout le grabuge qu’il à causé dans les Westerlands dernièrement, il aurait mieux fait de se tenir tranquille… marmonna-t-elle puisqu’elle songeait sérieusement que le règne de gouvernance de la maison du lion d’or toucherait certainement à sa fin… Pour ce qui est de nouer quelques amitiés, j’ai bien peur, ma chère Lady, que vous aillez encore à apprendre. Ne sous-estimez pas l’intérêt que Dorne pourrait porter à votre frère, j’ai bien de l’ambition il en est vrai, ma chère, mais le trône de fer ne m’intéresse pas. Pas aujourd’hui. C’est retrouver la gouvernance de mon peuple et celui-là seul qui me fait me lever chaque matin. Mais cela, j’en discuterai avec une personne plus compétente que vous, peut-être votre frère s’il me prend l’envie de son agréable compagnie, je pourrai bien faire un détour avant de rentrer à Sunspear. Enfin, je crois cela plus sage que vous confier mes impressions à vous… expliqua-t-elle avec un sourire exagérément gentil qui tranchait avec la dureté de ces paroles.

Non, Dorne n’avait pas l’intention de prétendre au trône de fer, du moins pas avant longtemps, et oui, la maison Blackfyre restait une possibilité d’alliance pour détrôner les Targaryen, la plus facile à faire en somme et la plus sûre. Pas question d’aider les Lannister, s’ils voulaient le trône, ils s’organiseraient tous seuls, Aaron ne l’avait pas du tout impressionner par son manque de savoir vivre et sa stupidité légendaire. Tout comme la petite Helzebeth ne l’avait pas impressionné. Décidément, si quelque chose devait se passer entre leur maison, ce serait directement entre dirigeant. Quelle perte de temps !

-Je vous souhaite une bien belle fin de soirée, milady, amusez-vous bien. Mais je vous encourage fortement dans votre amour pour les bouquins, cela renforce l’esprit critique et l’art de la conversation, rien qui ne peut vous nuire, conclut-elle gentiment en levant son verre, comme dans un toast, avant de retourner tête haute dans la salle étouffante du bal.


Rogar Bolton

avatar
Lord de Dreadfort
Voir le profil de l'utilisateur
Lun 28 Aoû - 5:11
Rogar écouta attentivement la Dame de Winterfell et comprit très bien le message subliminal de cette dernière. Il fut surpris aux premiers abords par cette incroyable révélation. Elle ne considérait pas l’hégémonie Targaryen. C’était un aveu d’une importance capitale. Il semblerait que Lord Stark disposait de bien plus de détracteurs que prévu, sa propre femme de surcroît. Tout cela faisait les affaires de l’Ecorché qui y voyait une occasion inespérée de régler la situation au Nord. Le Seigneur de Winterfell était un homme bien trop borné avec lequel il aurait été impossible de faire entendre raison. Peut-être que par l’intermédiaire de son épouse, cela aurait plus de poids.

Rien n’assurait le jeune homme que cela serait différent avec Shae et que celle-ci ne traiterait pas la Maison Bolton comme son mari. Ou pire que tout ceci n’était qu’une ruse de la part des Starks afin de baisser la garde du Seigneur de Fort-Terreur, et l’attirer dans un guet-apens visant à l’éliminer. Car elle savait que même si Rogar était un homme prudent, une telle aubaine lui permettant de faire valoir ses droits, son vassal ne pouvait la laisser passer. Cela procurerait aux Starks, un potentiel ennemi en moins après tout, aux moyens d’une stratégie simple mais efficace. Mais en observant bien la Lady, il perçut une sincérité indéniable, ce qui le poussait à lui faire un tant soit peu confiance. Si son intuition s’avérait juste, cela signifiait que Lady Stark partageait sa cause et indirectement celle de tous les Seigneurs hostiles aux Starks.

Si cette nouvelle s’avérait vraie et s’ébruitait, nul doute qu’elle provoquerait un tollé dont l’issue serait incertaine et mettrait à mal la position du Seigneur de Winterfell. En y réfléchissant plus consciencieusement, ce soudain aveu à demi-mot apparaissait comme une évidence. Shae était une Stark mais avant cela, elle demeurait Shae Mormont. La fière Maison régente de Bear Island n’était pas du genre à ployer le genou facilement, voire pas du tout, surtout pour une Maison étrangère. Leur soumission aux Targaryens ne relève que de leur fidélité sans faille aux Starks. Nonobstant, c’était une Stark désormais, fidèle à son mari malgré visiblement, leur divergence d’opinion. Même si sa position rejoignait celle de Rogar et des Karstarks, elle devrait persuader Lord Stark d’en faire autant.

L’Ecorché doutait de son pouvoir de persuasion face à un individu si obtus. Mais cette alternative méritait d’être tentée. Elle permettrait de résoudre pacifiquement la situation dans le Nord, et d’unir les Maisons sous le même objectif. Il sentait bon nombre de regard curieux sur eux, ce n’était ni le lieu, ni l’endroit pour cette entrevue bien trop délicate, qui ne pouvait se tenir qu’à Winterfell. La prudence restait malgré tout mère de sureté et Rogar ne désirait prendre aucun risque. Les trahisons était monnaie courante à Westeros et le jeune homme n’avait aucune confiance en Lord Stark. Avant de daigner se rendre à Winterfell pour cette dangereuse conversation, il devait avoir des garanties. Garanties que devra lui donner Shae en persuadant son mari de rejoindre leur cause et de mettre en terme à cette situation, qui n’engendrerait que la guerre.

J’ai bien entendu vos dires Lady Stark. Et je suis prêt à poursuivre ultérieurement cette conversation qui s’avère bien plus importante que prévue, tout comme vous je suppose. Mais il serait plus convenable de discuter de l’avenir du Nord, dans le Nord ne croyez-vous pas ? Exprima-t-il de son habituel ton froid.

Puis il s’approcha d’elle et lui chuchota à l’oreille. Vous me voyez ravi de savoir que nous partageons le même objectif. A vous de convaincre votre mari de mettre un terme pacifiquement à cette situation qui n’est profitable à personne et de consentir à revoir sa position. Nous avons besoin l’un de l’autre pour, nous avons besoin d’un Nord plus uni que jamais si nous voulons faire face au sombre avenir qui nous attend.

Le jeune homme se recula, lui adressa poliment ses hommages en hochant la tête. Profitez bien de votre séjour à la Capitale Lady Stark. L’air du Sud est propice aux réflexions. Avant de reprendre de disparaître à nouveau au milieu de la foule d’invité. Il avait hâte de voir dans les prochaines lunes, si Lady Stark allait faire valoir ses réelles convictions auprès de son mari.

Helzebeth Blackfyre

avatar
Lady de Black Castle / Sorcière errante
Voir le profil de l'utilisateur
Lun 28 Aoû - 16:09


Laissant tournoyer le liquide rougeâtre dans sa coupe un instant, elle écouta les propos de la Princesse de Dorne qui cette fois semblaient teinté d’une pointe d’irritation. Oh? Elle semblait ne pas avoir apprécié quelque chose. Étais-ce sa prudence, peut-être? Possible, bien que cela l’amusa. Après tout, ce n’étais pas parce-qu’elle était une Blackfyre elle allait jouer les kamikazes et ce balancer tête première dans divers affront envers le Suzerain en place comme venait de le faire Aaron, pour le simple but de briller. Elle ne comptait pas recevoir de châtiment pour le bon plaisir des autres et encore moins se mettre dans de sales draps pour les autres Maisons. Son but, ce soir, était surtout la discrétion, malgré que cela ne soit pas toujours des plus évidents en vue du fait qu’elle devait aussi ce faire sociale envers certains.

Ah voilà. À mesure que celle-ci parlait, elle comprit et eut, un peu la confirmation de l’origine de son irritation. Helzebeth se contenta d’écouter les propos de celle-ci, tout comme de soutenir son regard en affichant un bref sourire en coin, presque docile. Il était de toute façon pas de son devoir de se mettre à discuter plus qu’il ne le fallait des modalités de leur alliance, c’était à son frère de faire telle chose. Elle, elle avait eu confirmation de l’intérêt de Dorne, puis, aussi confirmation –bien qu’elle en doutait- de leur désintérêt pour Red Keep. Alors grand bien lui fasse si soudainement, celle-ci la trouvait indigne d’intérêt. Elle préférait, de toute façon bien mieux cela pour l’instant. La Princesse de Dorne n’en sera que plus surprise lorsqu’elle réaliserait les petites manigances de la Blackfyre, bien que subtile et se trouverait elle-même bien sotte de réaliser comme elle avait été en mesure de tomber aussi facilement dans le panneau.

-De toute façon, il est tout simplement plus sage de ne pas les confié tout court alors que nous nous retrouvons en Red Keep.

Lâcha-t-elle malgré tout, son petit côté bouillant ne pouvant l’en empêcher. La remettant à sa place à sa manière. Elle était trop sûre d’elle, trop confiante et c’était dangereux… De trop parler. Après tout, il était hors de question qu’elle entre dans quelconque détails ici. Ils avaient un intérêt commun et l’avaient compris. Point. Pour le reste, ils en discuteraient plus en profondeur en Antlers et Helzebeth se ferait un plaisir de l’accueillir dans leur Château. Naïla choisi évidemment de couper court à leur conversation, ce qui ne heurta en rien la jeune Blackfyre qui se contenta d’hocher un bref coup la tête, approuvant littéralement ses dires –du moins, l’impression qu’elle donna-. Après tout, elle préférait fort bien qu’on la sous-estime, c’était son but, depuis son retour. Quant à son commentaire concernant ses bouquins, en d’autres temps, Princesse ou pas, elle aurait relevé, mais elle se contenta tout simplement de lever son verre, inclinant légèrement la tête, poliment.

-Je tâcherais de prendre en considérations vos précieux conseils. Merci Princesse Naïla, il nous fera un plaisir de vous accueillir en Black Castle.

Lâcha-t-elle, affichant un sourire factice qu’elle peinait à garder, mais la femme se retournait déjà, quittant le balcon afin de rejoindre les convives, sans aucun doute désireuse de continuer son petit manège empressé de crée alliance ici et là. Elle se demandait alors si le flagrant manque de discrétion de celle-ci était une bonne chose. Il était vrai que le dédain pour la position des Targaryen sur le Trône n’étais pas un secret, mais, Helzebeth savait malgré tout où sa place serait la meilleure pour l’heure et elle n’était assurément pas devant son frère. Elle s’adossa donc sur le rempart et calla le reste de son verre. Elle observa un moment sa paume et y avisa une flamme, discrète qui choisit d’y héberger sans qu’elle ne le désire parce-que visiblement, sa nature, malgré ses petites mises en scène, n’appréciait pas toute cette rétention d’émotion et de pensée. Elle la rabaissa vivement et jeta un coup d’œil vers les portes menant au Bal. Personne n’avait vue quoi que ce soit en vue des fins rideaux qui se berçaient doucement sous le vent subtil, mais présent. Elle secouant sa main comme si ses doigts étaient engourdis, elle y jeta un bref coup d’œil, prenant quelques secondes à elle seule avant de se faire à l’idée qu’elle devrait retourner en ses lieux. Maintenant un peu inquiet que son pouvoir ai choisi de faire des siennes.

Elle quitta donc sa position, puis s’avança à son tours vers les portes pour retourner au Bal, prenant soins de déposer sa coupe vide sur un plateau et en prendre une troisième.


«Le feu qui semble éteint dort souvent sous la cendre.»

Khanrell Targaryen

avatar
Princesse des Sept Royaumes / Dragonnière
Voir le profil de l'utilisateur
Lun 28 Aoû - 20:38
Comment faisait-elle pour avoir l’air à l’aise en tout temps, même lorsque la vie de son frère était peut-être en danger? Cette Tullia ne cessait de surprendre Khanrell, et pas nécessairement dans le bon sens, elle n’avait pas l’habitude des femmes au fort caractère et à l’air aussi détaché, ce qui la troublait profondément. En fait, la jeune princesse tolérait mal que ses habitudes soient alternées, elle détestait l’imprévisible et l’inconnu, trop inconfortable dans les situations d’improvisation. Les hommes sont forts, les femmes sont faibles, c’est ce qu’on lui a enseigné, c’est ce qu’elle croit et ce pourquoi elle vit et se soumet à son Roi, elle ne peut donc difficilement considérer le contraire. De plus, il y avait quelque chose d’autre chez la Dornish qui la rendait mal à l’aise, quelque que chose de difficile à identifier… quelque chose qui lui rappelait les hommes, comme si elle était constamment en train de… séduire! Mais les femmes ne font pas cela?

Lorsque Khanrell se retourna enfin vers la princesse de Dorne pour lui proposer d’échapper à leur compagnie, elle s’étonna de la voir titiller les cordes de son luth. Un instrument que la Targaryen n’avait appris à jouer que pour plaire à son frère, lequel trouvait que les musiciennes avaient tout un charme, ainsi elle s’était sentie obligée de s’y mettre, bien qu’elle détestait cela. Oh, elle ne négligeait pas le pouvoir apaisant de la musique, au contraire, mais elle préférait l’écouter qu’en jouer, n’ayant pas particulièrement de talent. Aussi, c’est logique, considérant qu’elle ne tolère pas être observée et écouter, et que c’est justement l’intérêt d’apprendre à jouer d’un instrument! Elle y avait fort probablement mis fort peu de bonne volonté justement pour ne jamais avoir à devoir faire de prestations devant les invités de son frère : cela avait fonctionné, elle était bien trop mauvaise et faisait honte à Aegon lorsqu’elle chatouillait nerveusement les cordes de l’instrument de ses doigts tremblants…

Tullia annonça qu’elle ne partirait pas et leur offrit même de l’utiliser comme excuse pour étirer leur absence au bal, que c’était sa façon de faire pardonner la maladresse de son frère. Khanrell lui lança un regard étonné, persuadée qu’elle avait parlé assez bas pour que seule sa sœur l’entende, mais visiblement, ce n’était pas le cas. Le rire amusé de la Dornish troubla encore davantage la princesse des sept couronnes, leur imposant aussitôt son fameux «moment de terrible agonie» qu’elles ne pouvaient refuser sans froisser la princesse de Dorne. Sommes toute, c’était une plutôt bonne idée, et les talents musicaux de la Martell dépassaient de loin ceux de la Targaryen, mais elle n’arrivait toujours pas à se sentir tout à fait à l’aise… Comment savoir qu’elle ne dénoncerait pas à Aegon ce qu’elle venait d’entendre? Qu’elle ne les faisait pas marcher? D’ailleurs, elle les questionnait maintenant sur la rumeur voulant que son altesse soit le tyran des «Perles du dragon». Était-ce Daeyna et elle qu’on qualifiait ainsi? La plus jeune sœur jeta un regard nerveux à son aînée, ne sachant que répondre, avant de tourner à nouveau la tête, hésitante, vers la femme à la peau de bronze… et noter son regard si différent de celui qui l’avait troublée plus tôt, loin de l’horrible sensualité qu’elle y avait décelé, s’y trouvait plutôt de la… compassion?

Khanrell s’empressa de détourner le regard de la Dornish pour fixer sa sœur, car elle savait que la réponse se lirait dans son regard et elle ne voulait pas que personne d’autre que Daeyna ne le voit. En tout cas, certainement pas Tullia, aussi gentille voulait-elle paraître et bien qu’elle leur offrait une occasion de répit, la jeune Targaryen ne pouvait s’empêcher d’être sur la défense. L’aînée semblait penser la même chose, puisqu’elle joua de prudence dans sa réponse, bien que ne mentant pas vraiment non plus. Elle dévia habilement la question, puis se tourna vers la garde-robe de la cadette pour lui sortir une très distinguée et riche robe lavande (écoutait-elle vraiment les conseils mode du Prince Kalil?), qui ne lui donnerait clairement pas l’air d’une prostituée, mais ne négligeait en rien son titre de princesse. Dans un soupir, la dragonnière pris la robe du bout des doigts (pour ne pas la tacher en la serrant près de son buste couvert de vin…), puis força un sourire bien peu convainquant en tournant la tête vers la Martell.

-Merci p’pour la diversion, mes p’pieds me font mal, c’est p’pourquoi je v’voudrais prendre p’plus de temps pour ret’tourner au b’bal… mentit-elle avec un manque d’applomb plutôt révélateur, préférant justifier de cette façon son manque d’empressement dévoilé accidentellement. Vous j’jouez m’merveilleusement bien, également. J’ad’dorerais avoir votre t’talent. Je n’ai jamais été t’très douée et avant de v’vous rencontrer, ce p’pauvre Luth n’a connu que d’des doigts malhabile et l’ennuie le rec’couvrir, à défaut de la p’poussière puisque mes d’domestiques l’entretiennent, au c’cas où… bégaya-t-elle toujours en peinant à garder ses lèvres étirées dans une fausse bonne humeur, avant de s’empresser d’aller se cacher derrière son paravent, trop pudique pour se dénuder devant Tullia, même si celle-ci détournait le regard. Elle ne supporterait que sa sœur, et encore…

De toute façon, enlèver sa grotesque robe de prostituée ne lui demandait pas d’aide, et elle se plut à essuyer sa peau humide et trempée de vin avec les restes secs de sa tenue comme s’il s’agissait d’un torchon, avant de les jeter dans l’âtre éteint de son foyer, puisqu’il ne restait qu’à les brûler. Elle enfila ensuite très lentement sa robe lavande, prenant exprès son temps pour passer les manches et ajuster sa jupe, comme si elle ne voulait pas en abimer les broderies ou les pierres enchâssées, alors qu’elle ne cherchait qu’à gagner du temps. Puis, elle rangea précieusement la pierre offerte par Lord Bolton dans l'une des poches cachées de ses jupes, qu'elle avait heureusement pensé à extirper avant de se débarrasser de son torchon. Elle ne ressortit que lorsqu’il ne resta plus qu’à nouer le ruban dans son dos, ce qu’elle voulu confier à sa sœur, tenant fermement son corsage contre sa poitrine pour qu’il ne tombe pas et ne la dénude devant l’étrangère.

-Daeyna est-ce que tu veux bien… je n’ai pas envie d’appeler une domestique? Je ferai la tienne aussi, si tu as besoin d’aide, chuchota-t-elle, lentement apaisée par la douce musique jouée par Tullia. Princesse Martell? Nous devrons ensuite changer de chambre p’pour que ma sœur puisse se vêtir convenablement. Si cela vous plait, v’vous pouvez venir et apporter mon Lut’th. J’aime bien vous entendre jouer. Et à p’propos de votre question de tout à l’heure… Hésitante, Khanrell tourna son regard vers sa sœur, sachant que ses yeux démentaient souvent ses propos, elle préférait ne pas regarder Tullia. Le Roi se comporte comme un Roi doit se comporter.

Après tout, c’était exactement ce qu’elle avait essayé de se convaincre toute sa vie. Son père avait le droit de la battre, c’était son père, il devait l’éduquer, c’était normal. Son frère devait poursuivre cette éducation, les hommes sont au dessus des femmes, cela est normal également. L’inceste n’existe pas dans la maison Targaryen, qu’Aegon la prenne était tout aussi normal. Coucher avec le Roi hors du mariage n’est pas un péché, le Roi à tout les droits… tout cela était normal… pour un Roi.



Aegon V Targaryen

avatar
Roi des Sept Royaumes / Dragonnier
Voir le profil de l'utilisateur
Mar 29 Aoû - 0:55



Il était assis à son Trône et son regard violet scrutait les convives sans la moindre once d’émotion dessiné sur son visage, si ce n’était que son habituel expression vacillant entre la neutralité et la sévérité. Aegon V Targaryen avait l’air d’une statue que l’on aurait sculpté en son honneur tant il était parfait, élégant et immobile si ce n’était que de son index, qui frottait légèrement l’une de ses tempes, indiquant la présence d’une migraine qui ne saurait tarder. Après tout, déjà, bien des choses l’avaient irrité. Pourquoi n’avait-il pas relever? Parce-que le but réel de ce Bal était bien, visiblement, ignoré de tous. Même Leith ne connaissait pas la profondeur exacte de ses desseins, mais sans doute, lui, avait-il des doutes. Si l’origine de ces invitations à ce Bal était de festoyer sa première année de règne sur les Sept Couronne, tout le monde supposait –ce qui n’était pas totalement faux-, qu’il en profitait pour présenter ses délicieuses sœurs aux Lords et ainsi voir leur intérêt. Il indiquait donc par le fait même leur potentielle disponibilité, restait maintenant à voir qui mordrait à l’hameçon et ce qu’on aurait à lui offrir en échange de l’une d’elle.

En vérité, il y avait d’autres raisons plus pertinentes que le simple fait de leur permettre de s’entretenir avec sa magnifique personne, ou d’exposé la beauté de ses précieuses aux Lords qui, pour certains, étaient visiblement désireux de plonger entre leurs cuisses. Il était vrai qu’il les exposait sans vergogne, ses chères sœurs afin de les punir de leur affront à son égard. Ses robes exagérément révélatrices n’étaient qu’une douce attention afin de leur rappeler à quel point elles étaient, malgré tous leurs efforts, obligée à lui ainsi qu’à ses moindres désirs et ce, juste qu’à ce qu’il en décide autrement. D’ailleurs, il sentait naître en lui ironiquement une certaine pointe de jalousie, car mine de rien, Aegon n’appréciait jamais de partager. Alors c’était de leur faute à elles si elles en étaient là ce soir et vêtue de la sorte, outrageusement dévorer du regard par certains et de leur fautes, s’il devait en arriver là. Elles lui avaient écorchée le cœur par leurs petits chuchotements en son encontre, en Red Keep même. Quel manque flagrant de prudence si bien qu’il se demandait ce qui était le plus insultant. Que ses sœurs cherchent à le berner, ou qu’elles le croient assez stupide pour leur laissé réellement une quelconque liberté, puis leur faire confiance les yeux fermé? Son père n’avait jamais eu tort et bien qu’Aegon ait déjà osé les défendre dans un passé fort, fort lointain contre son prédécesseur et c’était donc vue dans l’obligation d’encaisser quelques bonnes baffes… Elles donnaient elles-mêmes raison à celui-ci… Tout comme à ses propres agissements envers celles-ci. Il ne fallait rien donner, ni rien permettre aux femmes sous prétextes qu’elles étaient belles et semblaient fragiles et délicates, car elles étaient sournoises et prendraient tout ce qu’elles pourraient si elles en avaient l’occasion. Elles étaient les pires ennemis des Rois et ça, on le lui répétait fort souvent. Question de garder le focus.

Quoi qu’il en soit, il avait aussi et surtout en cette magnifique soirée, tout le luxe de jauger ces petits Lords bavant se prendre au pièges de la manigance, dans sa propre demeure, entre ses murs. Ce qu’il y avait de mal avec l’estime de soi, c’est qu’elle rendait imprudent et, à la fin de cette soirée, il était plus que persuadé qu’il aurait des informations croustillantes sur certains, ainsi que leurs desseins qu’il n’avait pas de mal à deviner. Pour l’heure, il se gardait au moins le luxe d’assumer que tous ici présent –ou presque- étaient des traitres. Aegon leur offrais une chance de se rattraper et de plier réellement genou, une seule. Et évidemment, certains, trop sûre d’eux-mêmes osaient l’ignorer volontairement en entrant sous son propre toit, comme s’ils avaient tous les droits. Il était déjà alors clair dans son esprit, qu’il devrait leur rappeler à qui ils avaient à faire. Il ruminait dangereusement et au fil du temps qui passait, sont regard ne faisait que s’assombrir d’avantage.

Certains avaient eu l’audace de ne même pas s’approcher du Trône afin de le saluer, c’était déjà là une grave erreur de leur part, mais aussi et clairement, signe qu’ils assumaient pleinement leur idées de le voir tomber et donc qu’ils s’estimaient être en mesure de lui tenir tête? Les pauvres. L’envie de tous les menacer l’avait fort bien pris d’assaut. Fermé ses grandes portes, les enfermer et tous les massacrés, se débarrassé d’eux une bonne fois pour toutes, fidèles, comme traitres. Il n’aurait alors pas besoin de chercher à faire la différence. Mais, il était encore, pour l’heure capable d’un certain contrôle. Il devait se contenté d’observé et de les laissé eux-mêmes creuser leur tombe en se croyant si intouchable. Cela l’amusait fort bien malgré tout puisqu’ils n’y voyaient que du feu. Bande d’idiots. Il pôsa son regard sur ses sœurs et si bien était qu’il tolérait qu’elles se tiennent telles deux petits animaux terrifier pour se consolée, il ne supportait pas que leur cousine en fasse autant. Il avait d’autres plans pour elle. Déjà un peu trop furieux, il finit par s’activé et bondir de son sièges, parcourant la distance qui le séparait d’elles sous les regards un peu incrédules de certains puis, se contenta de giflé la main de Khanrell ce qui pour une fois, était plus une coïncidence en soit. Le son de la gifle força quelques têtes supplémentaires à se retourner et Aegon riva son regard sévère dans ceux de sa sœur cadette.

-La place n’est pas aux galipettes entres cousines. Pas ce soir, pas durant ce Bal. Il jeta un coup d’œil vers Sheena, afin qu’elle aussi comprenne le message. Elle ne voulait pas qu’il humilie d’avantage sa cousine adorée, si? Il rapporta son regard vers Khanrell, puis lui offrit un sourire mesquin. Alors, alors, vous n’allez pas non plus faire languir tous ces Lords qui sont venu pour vous? Parce-que visiblement, ce n’étais pas pour lui… Daeyna, montre à ta sœur comment occuper dignement vos rôles d’hôtes. Allez. Et toi, ne t’avise pas de pleurer.

Fit-il tout bonnement. Non, mais elle allait pleurer pour si peu? Il l’avait à peine effleuré. Sans plus de cérémonie, il tourna les talons, laissant sa cape fouetter l’air près de lui et se redirigea vers son Trône, non sans agripper cette fois une coupe de vin sur un plateau. Une fois assis de nouveau, il jeta un coup d’œil vers Leith qui se contentait de se trimballer parmi les convives exigeantes. Et croyaient-elles qu’il se servait d’un simple buffet, bien qu’haut de gamme, afin de montrer sa puissance? Il espérait qu’ils ne songeaient pas à une telle chose. Sa puissance, il la démontrait autrement et, cela lui démangeait de plus en plus de le faire. Pour l’heure, cependant, il manquait encore quelques têtes fortes, il le savait. Ensuite, il pourrait. Ce qui apaisait sans doute un peu la fureur qui grandissait en lui, était qu’entrecouper de quelques scènes le forçant à serrer les dents et qu’il n’oublierait pas, il y avait ces Lords et Lady qui venaient faire leur révérences. Comme il se devait. Le sourire désolée de Daeyna lorsqu’elles ne firent pas ce qu’il leur avait demandé, visiblement sous prétexte que l’une des Princesse de Dorne les avaient abordé ne le calma pas pour autant. Elle pouvait bien tenté et peut-être était-ce la bienvenue, ne serait-ce que pour les apparences, mais il savait bien.

Ainsi donc, Martell, Greyjoy, Stark, Bolton, et plus encore étaient maintenant présent. Et voilà qu’il reconnaissait les traits de la jeune Blackfyre. Tiens donc, le Lord était absent? Il ne put s'empêcher de jubiler intérieurement devant sa révérence, mais cela ne fit que de courte durée alors que de nouveau les portes s’ouvraient et qu’on annonçait l’entrée de l’héritier de Casterly Rock. Et bien entendu que son entré devait attirer l’attention, mais le Souverain des Sept Couronne ne s’attendait pas à tel affront. Escorté par le Commandant du guet aux traits perplexes et bon nombres de ses autres gardes, tout comme le Ser l’était de dix des siens, il avança sur sa monture que l’on avait laissé pénétrer jusqu’ici et déjà, Aegon bouillait. Droit et impassible sur son Trône, il ne broncha aucunement devant l’approche de Aaron et si déjà l’affront était bien là, sont regard parcouru quelques secondes les convives. Calculateurs. Les expressions, les murmures, la surprise. Que de magnifiques indicateurs de qui approuvait et qui ne le faisait pas. Cela les ferait assurément parler. Devait-il le remercier? Sa petite mise en scène lui était fort pratique, seulement, son regard cette fois devenu dur où trônais déjà une lueur de folie se riva de nouveau vers celui-ci alors que le cheval montait les quelques escaliers jusqu’à le surplomber de son buffet à Dragon ambulant, poussant d’avantage en osant le rabaisser au titre de Lord. Le Souverain des Sept Couronnes laissa glisser sur ses lèvres un sourire carnassier, son regard devint dur et froid et il était pour lui évident, que Shadow elle-même ressentis les intentions du Roi jusqu’au creux de ses tripes. Et suite à cela, Le cavalier fit tout simplement tourner sa monture alors qu’Aegon réalisait que Leith avait posé férocement une main sur son épaule, cherchant à le retenir sur son siège non par la force, ou peut-être un peu. Il n’avait même pas réalisé que le Chef de l’Académie des Dragonnier c’était prostré à ses côtés, tant il semblait parfois avoir une confiance aveugle envers celui-ci... Il n'avait pas non plus réaliser qu'il avait éclater la coupe dans la paume de sa main. Son regard rivé sur le dos de l’héritier qui s’éloignait pour se joindre aux convives, il fit un bref mouvement de main, incitant le commandant à s’approcher. Celui-ci monta les escaliers et attendit comme il se devait. Aegon lui fit signe d’approcher d’avantage, ce qu’il fit. Une fois à portée de main, il agrippa le col de l’homme dans la quarantaine et le tira à lui sans ménagement.

-Je suppose qu’il n’est pas venu seul?

«Nous avons calculé environs 250 hommes lourdement armé… Messire, le complément semble diriger ses quartiers dans les différentes auberges et bordels de la cité… J’ai envoyé quelques-uns de vos hommes les suivre de loin, par mesure de précaution…»

C’était évident. Le Souverain n’en attendrait pas moins des Lannister qui lui déclaraient ouvertement ses intentions à la guerre avec cette bouse que les domestiques avaient nettoyer, rien de moins. Il relâcha le Commandant qui resta dans cette position et lui replaça furtivement le col de sa tunique, puis lui tapota l’épaule.

-Envoyé un groupuscule afin «d’achevé» les survivants, s’il y en as. L’homme ne pris même pas la peine de lui jeter un regard curieux. Il savait sans doute déjà de quoi il en découlait. Rapportez-moi quelques têtes. Il manque un peu de viande au buffet.

Et comptait-il en rester là? C’était très mal le connaître. Et bien que la réputation du Lord de Casterly Rock le précédait concernant le nombre de larcins dans son armé, il n’en était pas moins que le Dragon comptais aussi leur rappeler qu’il en avait une aussi et ce qu’il en advenait de le provoquer. Nombreux ou non, sa puissance était féroce et il ne comptait pas tarder à le démontrer, encore une fois et semblant lire dans le regard du Targaryen, le Commandant se risqua à lui demander ce qu’il désirait faire des dix hommes accompagnant le Ser, tout comme de celui-ci… Leith s’empressa de lui demander ce qu’il mijotait. Aegon se contenta de lui offrir un sourire carnassier.

-Que crois-tu que je compte faire, cousin. Encore heureux que je n’envoie pas tous les Dragonniers en Casterly Rock brûler cette satané terre et son Lord en son sein. D’ailleurs, donne-moi une seule bonne raison de ne pas le faire en cet instant précis.

Ce contenta-t-il de cracher entre ses dents, laissant seul son interlocuteur percevoir ses paroles cinglante. En effet, déjà, une ombre volait dans la nuit à la recherche des indésirables. Il était désireux que sa Dragonne s’empresse de rattraper les hommes du lion, question de ne pas créer de dommages collatéraux dans sa propre Cité qui jusqu’au dernière nouvelle, lui était encore bien fidèle -…-, mais ils n’auraient même pas le temps de descendre de leurs montures, qu’ils seraient alors tous, sans exception brûler vif, lourdement armé ou non! Il pouvait s’imaginer cette scène avec délectation, tandis que le lion faisait des manières aux Greyjoys, semblant fortement trop bien s’entendre avec eux pour ne pas que sa paranoïa le prenne de nouveau d’assaut. Ainsi donc, croyaient-ils tous être en mesure de le faire tomber après à peine un an de règne?! N’était-il pas dit qu’il ne fallait jamais sortir de ses calculs un Dragons vivant, lorsqu’on s’approchait de lui?! Il respirait toujours. Aegon V Targaryen afficha un sourire carnassier pour lui-même. Il les réduirait tous en cendre s’il le fallait! Et il n’aurait même pas à lever le petit doigt… Si l’on avait jugé pertinent et judicieux de le nargué, alors voilà comment il répondait. Et Aaron jouerais bien moins les fières lorsqu’on raconterait ce que l’on avait fait de ses hommes, suite à cet affront en plein Bal Royal. Merci aux lions, en fait. Il n’y avait rien de mieux qu’un climat de terreur pour calmer quelques ardeurs… Et il se plairait à l’alimenté. Il eut presque l’impression d’entendre des applaudissements dans les méandres de son esprit.

Tandis qu’il observait son Commandant repartir seul, son attention fut portée vers les Princesses Targaryen, alors que l’un des Princes Martell sembla accidentellement verser le contenu de son verre sur leur tenue. Aegon avisa la scène en arquant un sourcil, peu convaincu. Il n’entendait pas tous les propos qui s’échangèrent en vitesses, mêler de plates excuses, assurément d’où il se trouvait. Daeyna s’exclama plus fortement, alors que Khanrell s’empressa de quitté la salle de Bal sans son autorisation. Il rapporta son regard sur l’aîné qui remit à sa place l’impudent, Prince ou non. Bien. Il n’attendait rien de moins d’une Princesse Targaryen et cela lui fit assurément gagné des points. Échangeant un regard avec celle-ci, satisfait, il inclina légèrement la tête ponctué d’un sourire carnassier, l’autorisant par le fait même à rejoindre sa sœur dans le but bien évident de changer de tenue tandis que la Princesse Martell, Tullia, faisait elle aussi remontrance à son frère, pour aussitôt quitté à la suite de ses précieuses. Bien. Voilà le genre de femme qui lui plaisait, mais cela n’était pas assez. Aegon fit signe à l’un des gardes non loin de s’approcher, chose qu’il fit aussitôt, s’inclinant alors bien bas, attendant les ordres.

-Trouvez-moi Aerion et amenez-le-moi de gré ou de force. Son absence ce fait sentir. Maintenant.

Il allait lui être utile. Entre temps, Ombre avait frappé et était déjà sur le chemin du retour vers Red Keep. Il ne comptait pas laisser sa belle créature rôder maintenant le travail accomplis. Efficacités en quelques coups d’aile, rapidité de réaction. Son plus grand regret était de ne pas avoir assisté à la scène, bien que les hurlements semblaient parvenir jusqu’au tréfonds de son esprit grâce à elle et le feu de joie des carcasses fumantes l’apaisait, ne serait-ce qu’un peu.

**Douce créature…**

Avait-il songé à son intention, fermant les yeux quelques instant alors qu’il pouvait sentir son corps se ramollir quelque peu. Comme bercer par les mouvements provoquer par les battements d’ailes de sa Dragonne. Le bruit des portes du Bal qui s’ouvrirent le sortirent de sa… Méditation? Pour aviser le nouvel arrivant. Lord Blackmont? Celui-ci se contenta de lever le nez en sa direction, en guise sans doute de salutation. Aegon fronça les sourcils. Bien qu’il l’avait invité, il ce demandais pourquoi tout ce mal pour venir ici. Et il ne c’était pas non plus incliner. Salle mercenaire… Sommes toutes… Il se surprit à être plus intrigué qu’offenser. Son allégeance avait toujours été douteuse, qu’elle soit pour ou contre les Sept Couronnes, ou n’importe quel autre Royaume. Il serait peut-être intéressant, de voir où pourrait le mener une conversation avec celui-ci, mais bien entendu, pas ici. Et encore moins maintenant. Il avait à faire, même s’il n’y paraissait en rien.

Attendant le retour de son commandant ainsi que de ses sœurs qu’il calculait presque à chaque minute qui s’écoulaient, il chercha du regard sa cousine, Sheena parmi les convives. Discrète, mise à part le fait qu’elle rôdait trop autour de sa sœur en cette occasion –voir fort souvent outre cela-, les regards semblaient s’attarder un peu moins sur elle. Il était vrai que ses accoutrements n’étaient pas aussi révélateurs que ceux de ses sœurs. Peut-être aurait-il pu lui imposer même chose, mais à ce que ses murs racontaient, elle ne fut pas surprise, elle, à chuchoter à son égard. Il était vrai aussi qu’il ne semblait pas lui porter lui non plus, plus d’attention qu’il n’y paraissait, mais tout comme Deyna, il avait quelques plans pour elle. Lorsque sa cousine croisa par hasard son regard, Aegon lui fit signe de s’approcher tandis que l’écho du rugissement d’un Dragon se laissa entendre de par les portes des Balcon, enveloppant l’espace d’un instant la délicate musique qui recouvrait le murmure incessant des invités qui discutaient. Voilà qu’Ombre, comme à son accoutumé, venait de se reposer sur son Trône. Le Souverain, lui, avait rabaissé son regard quelques instant, retirant les bouts de verre de la paume de sa main et les jetant au sol alors qu'on s’empressait de prendre en charge celle-ci.



«Heavy lies the head that wears a crown.»
«Madness is like gravity: All you need is a little push.»

Aerion Targaryen

avatar
Prince Héritier des Sept Royaumes / Dragonnier
Voir le profil de l'utilisateur
Mer 6 Sep - 9:05



       

      

Le Prince au Bal
“Fire and Blood”
A
ujourd'hui Aerion avait décidé de ne pas se  présenter au bal Royal, il resta donc dans c'est royal appartement, enfin Royal plutôt princier car oui un prince a de très beau appartement avec tout le confort de sa position de Prince, pour marquer le coup il avait déplacé plusieurs meubles devenant ça gracieuse porte pour empêcher les intrus de le déranger pendant sa presque fête privée, car oui pour survive à la tentation du ball Aerion fit déplacer plusieurs et différentes choses pour le divertir, boissons, nourriture et autres;

il passa même le début de soirée en charmant compagnie ce qui contribua à essouffler le pauvre prince après plusieurs heures essoufflé le prince se servit un verre avant de gracieusement payée son ami, tout en la laissant partir par la porte de derrière, après cela le prince s'installa dans le lit quand d'un coup la garde d'Aegon après plusieurs menaces réussies à rentrer dans la chambre

-Mon prince le roi vous ordonne de venir au bal, inutile de préciser que nous avons autorisation d'utiliser la force alors au bal immédiatement mon prince .

Aerion se laissa faussement approcher avant de préparer son épée pour s'amuser un peu

-Très bien je viens p...

Aerion saisit son épée et prit en traite le premier soldat avant de facilement le tuer, puis il fixa les autres

-Alors qui va m'appeler prince encore une fois , alors que je suis altesse princière? Préféré vous peut être parlé de cela avec mon ami qui survole les environs?

Aerion marqua une pause devant les soldats sans voix

-Personne bien, mon cousin le roi  nous attend il me semble, en avant les crétins allait ouvrer la marche

Quelles bandes d'abrutis même pas capables de faire leur travail décevant, Aerion suivie donc l'escorte jusqu'à la salle de bal enfin avant cela il faussa gentiment compagnie au garde sur les abords de la salle Aegon pouvait d'ailleurs les observés courir pour tenter de retrouver Aerion jusqu'au moment où le prince se laissa glisser sur l'escalier à gauche des marches du trône pour atterrir au pied de la garde royale, Aerion se releva tout en effectuant une référence rapide.

-Mon cousin le roi désir me dire quelque chose ?

Aerion    continua de fixer le roi avec un grand sourire presque amusé d'avoir encore une fois prouvée l'inefficacité des gardes targaryens, car oui Aerion reste un grand enfant quoique l'envie de tuer l'excite encore plus chaque jour rien que le garde qu'Aerion à exécuter sans aucune hésitation lui a remonté le moral un esprit presque saint comme le diraient les médecins, heureusement pour lui Aerion lui avait réussi à contrôler les pulsions de son esprit, tout et que maintenant qu'il était la il ne comptait pas repartir même si l'envie d'éliminer tous les ennemis du royaume d'un coup été grande très grande....

g

            

Leith Velaryon

avatar
Lord de Dragonstone / Chef de l'Académie des Dragonniers / Dragonnier
Voir le profil de l'utilisateur
Mer 6 Sep - 19:43
Ça aurait été beaucoup plus amusant d’organiser un tournoi pour fêter l’année d’accomplissements et de pouvoirs d’Aegon Targaryen, cinquième du nom. Ils auraient pu voir le sang couler, éliminer «accidentellement» les maisons qui ne supportaient pas la couronne et réellement se divertir. Un bal? Ennui mortel, pourquoi pas un spectacle d’opéra, tant qu’à y être? Bon, c’est vrai que Leith connaissait les véritables objectifs de Son Altesse et pouvait donc mieux comprendre le choix ennuyant qu’il avait fait pour atteindre ceux-ci, notamment faire parader ses sœurs dans de délectables robes de… mais pourquoi il n’avait pas le droit de les toucher, encore, lui? Ah, oui, l’ancien Roi lui avait déjà spécifié quelque chose du genre «si jamais tu touche à une seule de mes filles je t’arrache les tripes, les donne à manger aux cochons et laisse pourrir ta carcasse au soleil jusqu’à ce que les corbeaux t’aient dévoré les yeux et que les vers aient fini de grignoter les restes». Ou à peu de choses près… Donc voilà, les princesses appartenaient seulement à leur frère et Velaryon n’était pas un candidat, de toute façon il avait déjà assez supporté Khanrell pendant son apprentissage et Daeyna ne la tentait pas plus qu’il faut, en tant que veuve, elle serait nécessairement ennuyante. Il les préférait encore fraîches… Peut-être la cousine? Er, si seulement elle était aussi délicatement parée que les deux autres, pour qu’il sache un peu ce qui se cachait là-dessous… Dommage.

Eh bien voilà! Un autre bel exemple de l’utilité des tournois : si le fils de Steffon Lannister avait agit de la sorte lors d’un événement plus… violent… moins… conventionnel… il aurait été facile de faire truquer les combats auxquels auraient nécessairement participé le Chevalier et se désoler ensuite de la parte d’un si vaillant combattant! Mais non, maintenant, il fallait que Leith se convainc lui-même de retenir le Roi afin de le convaincre de se retenir, même s’il ne rêvait pas moins que celui-ci de châtier l’insolent.

-Attends Aegon… murmura-t-il en se penchant à la droite du Roi, empoignant son épaule en se donnant l’air de lui offrir une simple «accolade amicale», au risque de se faire charcuter le bras pas les épées du trône. Respire mon frère. Ce n’est pas le moment, concentrons-nous sur les plans, on s’occupera du fils Lannister plus tard. Il paiera ses dettes, mais on ne peut pas s’emporter tout de suite, penses à l’image. Pense à tes alliés. Si tu ne veux pas les perdre, s’empêcha-t-il de rajouter.

En effet, l’équilibre des royaumes était déjà difficile à acquérir, si tout le monde pouvait voir que le Roi ne réagissait pas au quart de tour au moindre écart de conduite d’un Lord (fut-ce le pire affront qu’on puisse faire à Aegon…) il gagnerait des points. Bien sûr, qu’il était fou, tout autant que ne l’était Leith, mais s’il ne le démontrait pas, ils pouvaient toujours berner le peuple et gagner des supporters. Le Targaryen fit venir son commandant, planifia l’anéantissement des troupes Lannister en leur sol à titre de punition, prétendant qu’il manquait de viande pour le buffet. Bien que la remarque fit tirer un sourire mesquin sur les lèvres du Chef des Dragonniers, celui-ci ne pu s’empêcher de penser que ce n’était pas exactement ce qu’il espérait comme façon de payer… Ce n’était pas comme ça qu’ils réussiraient à gagner la voix des maisons à l’allégeance incertaine.

-Qu’est-ce que tu mijotes… marmonna-t-il pour ne pas attirer l’attention du commandant, trop loin pour l’entendre, sur leur familiarité qu’il ne gardait habituellement qu’en privé. Une bonne raison? Je dois malheureusement être pessimiste et m’imaginer qu’il y a ici plus de traîtres que d’alliés, pour l’instant du moins, la fidélité s’achète et se gagne. Brûler Casterly Rock, même s’il me plairait d’y être au premier rang, ferait lever toutes les maisons à l’allégeance incertaine contre toi… répliqua-t-il toujours sur le même ton, pour n’être entendu de personne. On aura notre revanche, les Lannister goûteront au feu des Dragons, mais après la réussite des autres objectifs… si vous voyez ce que je veux dire, Votre Altesse? ajouta-t-il un iota plus fort, feignant merveilleusement la dévotion du serviteur qu’il n’était qu’en public.

Le sourire carnassier d’Aegon, loin d’inquiéter Leith, le rassura. Le Roi réfléchissait, et bien que la menace de son expression ne laisse rien présager de bon, c’était toute routine. De toute façon, le «cousin» du Roi n’aurait pas eu tant de plaisir à assister et soutenir un dirigeant plus saint d’esprit que lui! Après un accident du maladroit (et fort probablement saoul) prince Martell, les deux délicieuses princesses virent leur robe souillée et ruinée, à la grande déception de Velaryon qui ne pouvait plus se rincer l’œil (eeuhh… il n’avait pas le droit de toucher, mais personne n’avait parlé de lui interdire de regarder!), se contentant donc de balayer son regard sur la salle de bal et ses insignifiants nobliaux qui lui cassaient les pieds. Quel ennui MAIS QUEL ENNUI! Vraiment, la prochaine fois… ce serait un tournoi.

-Votre autre cousin ne vous suffit plus? se moqua gentiment Leith en lançant un regard malicieux, mais presque tendre, à son Roi. On a vraiment besoin d’avoir le minus dans nos basques en plus de tout ses insupportables? Cette soirée m’horripile. J’ai faim, se plaignit-il avec une fausse attitude d’enfant, mais ses yeux brûlant laissaient clairement comprendre qu’il ne parlait absolument pas de son estomac.

Un puissant grognement leur apprit que Shadow venait de rejoindre Valryon, également posté sur l’un des versants du château… S’il ne s’était pas goinfré au Driftmark avant de l’emmener à King’s Landing, le dragon cuivré aurait aussi pu se régaler un peu de viande de lions, mais ce n’était pas le cas. Tant mieux, en général, la dragonne d’Aegon n’aimait pas trop partager.

Voilà comment Aerion s’était trahis : des gouttes de sang maculaient sa chemise, fort probablement aspergée sans qu’il s’en rende compte. Un véritable amateur! Et c’était lui, Leith, qui avait formé ça? Lorsque l’un des gardes envoyés chercher le jeune Targaryen revint en escortant celui-ci, presque aussi hautain et arrogant que le Lannister, le soldat vint chuchoter une explication à l’oreille du Roi, que nécessairement Velaryon perçu aussi clairement que si elle avait été chuchotée dans son oreille à lui, puisqu’il était juste de l’autre côté.

-Alors comme ça, on s’amuse à tuer les escortes que t’envoie si gentiment ton cousin, Prince Aerion? Peut-être que je devrais te retirer ta nomination de dragonnier et te reprendre comme apprenti encore quelques décennies pour te rappeler qui mène… le salua Leith à sa façon carnassière.

Non, il n’avait jamais vouvoyé le gamin, c’était jadis et ce serait toujours un minus, il ne méritait pas tant de louanges, même devant foule. Et puis, s’il s’était amusé à insister sur le titre de Prince, c’était uniquement à cause de la raison absurde qui avait poussé Aerion à éliminer un de ses propres gardes… Son Altesse princière, vraiment? Ça... voulait dire EXACTEMENT LA MÊME CHOSE! Il avait du front tout le tour de la tête, lui, et méritait franchement de se faire rappeler sa place.

Aegon V Targaryen

avatar
Roi des Sept Royaumes / Dragonnier
Voir le profil de l'utilisateur
Lun 11 Sep - 17:09


Les paroles de Leith étaient sans doute celles qu’il devait d’avantage écouter, pourtant, dans son esprit, il y avait d’autres échos plus puissants, plus prenant. *Ce n’est pas en te montrant miséricordieux que le Sang de Dragon restera sur le Trône. Tu dois le défendre.* Il sourit pour lui-même. Il c’était déjà bien montrer miséricordieux, pour ne pas refermer les portes du Bal et tout verrouiller, brûler vif tous ses traîtres (Noté ici paranoïa 101) insolants, ou tous les empoisonné, sa aussi aurait pu être bien marrant. Il n’y avait rien pour réellement le divertir ou l’amuser. Il s’ennuyait et de surcroit, maintenant, il était en colère. Provoquer. Qu’elle bête idée. Comme s’il n’avait pas lui non plus, plus un tour dans son sac. S’il était ici, sur ce Trône avec une Couronne sur la tête et pas eux, c’était bien là la preuve qu’il était plus intelligent, plus puissant et bientôt sans doute, plus riches que la majorité d’entre eux. Certes les finances avaient eu quelques ennuis, mais une Missive de Braavos lui sauvait la mise. Qu’étais-ce pour lui deux Dragonniers, pour une tonne d’or. Bientôt, Red Keep ne serait plus dangereusement dans le rouge, à cause de ses petits empotés de Lords qui refusaient de payer. Bientôt, il pourrait leur montrer comment un Dragon se relevait, malgré les coups porté sous la ceinture.

-Il ne sera pas dans nos basques. J’ai une petite mission pour lui qui lui plaira sans doute puisqu’il n’aura pas à devoir «supporter» le Bal bien longtemps.

Il se contenta d’un sourire en coin, fort bien intéressé lorsque son cousin lui indiqua qu’il s’ennuyait et avait faim. L’attitude de Leith était sans doute la seule qui ne l’irritait pas vraiment, bien que quelque fois ce fût le cas. Il savait en général passer par-dessus ses petits caprices qui pour la majorité du temps le concernait, c’était sans doute pour cela. Outre le fait qu’il était sans doute le seul en qui il avait une certaine confiance, il savait se montrer plus avenant au lit que bien des femmes. Il appréciait la rudesse du Souverain et en redemandait toujours, encore et encore et il était bien le seul qui osait lui rendre l’appareil, mais d’une manière qu’il appréciait. La douceur, ce n’étais pas vraiment dans leurs gênes, sans doute, mais ils en faisaient preuve, parfois, lorsqu’il restait dans son lit et en réclamais. Cela ne l’irritait pas. Sans doute étais-ce parce-qu’il était toujours presque exténués après leurs long ébats, ou parfois ils incluaient quelques petites figurante, questions de se chauffer un tantinet.

-Patience. Je ne compte pas te laisser filer à Dragonstone. J’en ai très long à te dire.

Fit-il simplement en lui jetant un regard oblique, froid, qui pourtant, laissant entrevoir tous les sous-entendus, toute son envie et un peu ce qu’il comptais bien lui faire pour le châtier de son impatience. Au moins, cela avait le mérite de l’amuser, intérieurement.

Et voilà que son petit cousin fit son apparition, de façon tout à fait ennuyante alors qu’il voyait, plus loin, ses gardes tenté de le rattraper. Cet imbécile agissait comme un gosse de cinq ans et s’il continuait de la sorte, il lui ferait un de ces jours faire perdre patience. La seule et unique raison qui faisait en sorte qu’il respirait toujours, était qu’Aegon trouvait en Aerion une certaine utilité, même si Leith ne la percevait pas aussi clairement que lui. Tous les Targaryens avaient une utilité, même Khanrell, si ce n’était que de lui permettre de vider sa semence entre ses cuisses, bien qu’elle ne lui procure que très peu de plaisir sous ses jérémiades. Elle n’y comprenait rien et la voilà qu’elle était en solde pour son inutilité. Aerion souhaita-t-il le même traitement? Peut-être. Dans tous les cas, il n’avait pas ce genre de plan pour lui. La folie se trouvait au fond de ses prunelles, a lui aussi. Il n’avait besoin que d’une petite poussé, toute simple. Comme son père le lui avait fait, pour qu’il devienne l’homme qu’il était aujourd’hui. Complètement timbré, certes. Malgré ses courts instants de lucidités, que très peu avaient eu l’honneur de remarquer. Ces moments où il se demandait littéralement ce qu’il foutait, qu’il réalisait et peut-être même regrettait, mais que ses voix s’empressaient de reprendre le dessus, de le possédé, comme il avait toujours été possédé, encore plus fortement depuis son adolescence. Depuis la première fois où son sang avait coulé, qu’on avait pénétré ses entrailles, puis la Couronne, comme une cerise sur un gâteau empoisonné.

Il écoutait les explications du garde d’une oreille distraite. Encore heureux, son cousin adoré, Leith, avait l’espace de cet instant toute sa tête et ne put s’empêcher de s’adressé au Prince avec plus de douceur, assurément, qu’il ne l’aurait fait lui-même. Cela eu au moins l’effet de le faire glousser, revenant un peu à lui-même, hochant légèrement la tête.

-Mais en voilà une bien bonne idée, le seul problème est qu’il ne pourrait pas être alors «gracier» d’une mission, rien que pour lui… Approche très chère cousin…

Aegon lui fit signe, tout sourire –ce qui n’étais jamais rien de bon en soit-, mais avait-il le choix? Non, il n’avait aucunement le choix. Alors il s’exécuterait. Une fois à sa hauteur, le Souverain l’agrippa par la nuque et le tira à lui afin d’avoir accès à l’une de ses oreilles. Ce fut certes un peu brutal, mais qu’est-ce qui ne l’étais pas, venant du jeune Roi.

-Ne soit pas si nerveux, voyons. Je ne te ferais rien, tu le sais bien. Il gloussa, parce-que ce n’étais jamais une assurance venant de lui. Tu as envie de «jouer» avec les gardes, à ce que je vois. Tu sembles mécontent de voir tous ces Lords rôder près du Trône. Pourquoi ne pas souiller ton épée pour une meilleure cause –Je crois que nous avons quelques gardes de Casterly rock qui rôdent encore-. Visiblement, tu as besoin de bouger un peu, autrement que simplement exercer ton bassin sur des jeunes femmes. Alors ouste, rend-toi un peu utile. Et soit discrèt, sinon, c’est ta tête qui pourrait tomber si les petits Lords geignent.

Il apposa un baiser sur son front, puis le repoussa sans trop de ménagement, tandis qu’un garde vint le cueillir afin qu’il ne déboule pas bêtement les escaliers et se brise la nuque. Aurais-ce été divertissant? Sans le moindre doute, mais il ne lui était pas totalement inutile, alors peut-être un tantinet fâcheux, mais entre divertissement et fâcheux, il préférait de loin le divertissement.

Alors son petit cousin quitta pour se rendre utile –après tout, n’était-il pas loger et nourrit, pouvant profiter de baiser la première petite catin qu’il souhaitait? Et avec qu’elle richesse, donc?- Alors il lui devait bien cela et non seulement prétendre être un héritier et profiter de tout impunément, considéré que tout lui était acquis alors que lui-même devait travailler d’arrache-pied et faire des sacrifices? Hors de question. Aerion était paresseux. Il n’avait pas l’étoffe d’un Souverain. Quoi qu’il en soit, les portes s’ouvrirent de nouveau sur un petit groupe de ses hommes qui tenaient… Des têtes dans leurs mains, jetant un coup d’œil aux convives, tandis qu’Aegon se leva, pour descendre les escaliers menant à son Trône et en agripper une par les cheveux devant quelques expressions ébahies. Il jeta un coup d’œil froid à Aaron, puis fit les quelques pas qui le séparait du buffet, suivit de ses soldats qui tenaient trois ou quatre autres têtes pour faire de même. Il en déposa une en plein milieu de la tablé, inclinant légèrement sa tête de côté en cherchant à faire tenir celle qu’il tenait entre ses mains. Chose faite, il se retourna vers les convives, un grand sourire aux lèvres et tapa dans ses mains.

-Voilà ce qui manquait. Remercions particulièrement le «petit» lionceaux pour ce magnifique ajout à ma tablé. Je savais que nous pouvions trouver un terrain d'entente ♥. Il lui fit un clin d’œil. Cela fait toujours autant plaisir de faire affaire avec vous, «Aaron». J’adooore lorsque les Maisons contribue à payer leurs dettes d’une façon ou d’une autre, mais vos hommes, c’était trop, vous me gêner... Vous n'étiez pas obliger de me les tendres si gentiment. D’ailleurs, j’aurais ouï-dire que certaines aient des problèmes financiers puisqu’elles n’ont pas remis leurs redevances depuis un petit moment déjà. Y aurait-il un problème que quelqu’un serait gré de me partager? Cela serait fort apprécier. Sachez que la Couronne fera toujours des pieds et des mains pour soutenir ses «Lords loyaux» et serait prête, bien entendu, à une petite extension pour leur permettre de ne pas faillir à leurs obligations -ce que personne ne souhaite-. Il est tout à fait normal, j'en consent, qu'il y est des moments plus sombres que d'autres n'est-il pas?

Il chassa l’air avec ses mains et pris une assiette, où il se servis quelques victuailles, trempant un bout de pain dans le sang dégoulinant le long de la nappe doré, pour l’enfouir dans sa bouche et lever les yeux en l’air, comme si c’était totalement exquis, puis avala.

Certains ne sont pas venus me saluer, je suis persuadée que c’était dû à toute votre excitation dû au Bal, aux Princesses, qui d’ailleurs… Mais où sont-elles encore?

Il se tourna vers l’un de ses gardes qui s’empourpra, disparaissant prestement dans les couloirs afin d’aller les chercher. Non, mais cela n’était pas si long retirer une robe, tout comme en enfiler une nouvelle. Il en savait quelque chose, enfin, pour le retrait. Surtout que leurs accoutrements n’étaient pas des plus difficiles à laisser glisser sur leur peau satinée. La majorité des hommes avaient sans doute su l’imaginer.

-Bien. Alors amusez-vous, profitez de la soirée, de l’alcool, du buffet, de tous «mieux» vous connaitre. Cela me fait grand plaisir. Je ne suis pas loin, si vous êtes désireux de me partager quelque uns de vos soucis. Ne soyez pas timide, je ne mord pas. J'ai touuute la soirée s'il le faut pour m'arrêter sur chacun de vous... Par la suite, grâce à vos impressions, il me sera possible de voir à régler certains soucis auprès de mes Conseillers. Il faut bien fêter une première année de règne, que de changements «positifs» à venir, pour nous tous, mais pour cela, j'ai tout de même besoin que vous fassiez un petit pas vers moi.

Puis, sur ces mots, il tourna les talons vers son Trône, un sourire colgate coller aux visages et pris place. Déjà quelques Lords s’empressaient de venir discuter avec lui, concernant cette dite redevance ou autres soucis. Aegon jeta un coup d’œil à Leith.

-Je savais que mes douces paroles sauraient les convaincre. Les pauvres petits. Ils étaient simplement trop timides pour me faire part de leurs petits problèmes financier.

Fit-il d’une voix chargé d’ironie que bien entendu, seule sont très cher cousin adoré pouvait entendre. Il n’avait pas directement menacer les Maisons coupables de tenté une petite rébellions. Il leur offrait une chance de se racheté et de ne pas permettre à ce petit écervelé de Lannister d’avoir le dernier mot.


[Aegon’s conclusion, si j'ai bien compris ♥]


«Heavy lies the head that wears a crown.»
«Madness is like gravity: All you need is a little push.»

Leith Velaryon

avatar
Lord de Dragonstone / Chef de l'Académie des Dragonniers / Dragonnier
Voir le profil de l'utilisateur
Dim 17 Sep - 14:06
Tant mieux, si le gamin pouvait être envoyé dans une mission suicide d’où il ne reviendrait pas vivant, cela ferait des vacances à Leith, qui en avait déjà supporté assez de lui pendant sa formation. Après tout, qu’avaient-ils à faire vraiment de ce cousin, fut-il le second en lice dans l’héritage de la couronne? Ce n’était pas comme si Aegon risquait de mourir demain, Aerion ne faisait que figure de prince en attendant que la semence du Roi porte fruit dans les reins d’une femme assez digne d’être Reine… lorsqu’il en aurait enfin choisi une! Ragaillardi par la promesse muette qui trônait dans les iris violets de son Roi, témoignant de toute l’envie à son égard, le chef de l’Académie arriva à trouver la motivation nécessaire pour ne pas fuir immédiatement cette ambiance lourde et ennuyante pour rentrer chez lui, convaincu que sa place auprès du Roi lui serait gracieusement… récompensée.

Apparemment, si Aegon trouvait l’idée de rabattre son petit cousin au rang d’apprenti alléchante, il décida de l’en épargner. Heureusement pour Leith, bien que la suggestion venait de lui, elle n’était destinée qu’à effrayer le petit, car rien ne le dégoûterait davantage que de devoir supporter encore ce morveux sous sa tutelle, il en avait eu bien assez par le passé! Le Roi aggripa le petit Prince par la nuque et l’approcha de lui pour lui souffler la mission à l’oreille, et bien que le Chef de dragonniers n’en perçu pas chaque mot, il comprit que le gamin allait faire mumuse dans les rues à chasser du lion pour le souper. Tant mieux, pendant ce temps, il ne les emmerdait pas et se rendait un peu utile. Et avec un peu de chance, il allait mourir en accomplissant son devoir!

Le gamin disparu enfin de son champ de vision. Quelques instants plus tard, des gardes envoyés chasser les hommes des Lannister s’imposèrent à la cérémonie, leurs mains ensanglantées portant des têtes coupées qu’ils vinrent déposer au milieu des aliments, en gâchant bon nombre par le sang qui se déversa sur ceux-ci. Leith eu tout le mal du monde de ne pas éclater de rire devant la scène, particulièrement la stupeur de tous et la réaction de l’héritier de Casterly Rock en reconnaissant les siens. Mais ce qui valait le plus d’hilarité et causait au dragonnier des crampes à l’estomac à force de retenir celle-ci, fut le Roi aller chercher une tête et remercier les Lions pour leur magnifique ajout à la table, comme si cela concluait une entente, superbe doigt d’honneur à l’attitude exécrable d’Aaron à l’égard d’Aegon.

Puis, le Roi signala aux autres qu’il y avait toujours des façons de régler leurs dettes envers la couronne, pour ceux qui n’avaient pas encore payer leur dû, leur assurant qu’il ferait tout pour les soutenir, les aider, et même prolonger les délais. La menace sembla porter fruit puisque de nombreux lords s’agitèrent autour d’eux, désireux de s’approcher d’Aegon pour régler cette affaire au plus vite avant qu’il ne fasse payer les mêmes «intérêts» que les Lannister venaient de recevoir. Son Altesse s’empara de quelques vivres, ce que Leith fit également parce que oui, il avait faim pour de vrai, et pas seulement au sens figuré, mais le gloussement morbide du Chef ne fut plus retenu lorsque le Roi trempa son pain dans le sang de lion avant de le déguster. Ses épaules secouées par son hilarité et son rire semblait être le seul mouvement et le seul son entendu dans la salle de bal, en cet instant, jusqu’à ce qu’Aegon reprenne la parole à nouveau, invitant les retardataires à venir le saluer, envoya un garde chercher les princesses qui se faisaient remarquer par leur absence et retourna à son trône, son meilleur ami sur les talons, prêts tout les deux à écouter les excuses bidons des Lords qui n’avaient pas encore payés et régler leurs comptes.

-Mais tu n’as pas honte de leur mentir?.... chuchota-t-il très bas avec un sourire en coin. Moi je ne peux pas le supporter, je vais devoir leur dire la vérité… Qu’en vrai, tu mords, gloussa-t-il en peinant pour garder un ton assez bas pour que seul le Roi l’entende. Eh bien, j’acceptes donc de vous aidez, Altesse, à recevoir tout ces gens pour leur accorder votre royal pardon, puisqu’il le faut et que… la fin de sa phrase s’étouffa dans un murmure plus bas encore, … et que je ne vais quand même pas cracher sur la «discussion» que vous m’avez promis pour plus tard… C’est que ça ne me dérange pas de me faire mordre.


[Probablement aussi le dernier post de Leith]

Léa Sand

avatar
Dresseuse de chevaux / Bâtarde Martell / Zoman
Voir le profil de l'utilisateur
Hier à 21:28
Comme je m'y attendais, mes soeurs réagirent de la meilleure façon qui soit, bien qu'elles ne simulaient pas leur colère, contrairement à Kalil qui semblait avoir bien apprécié de jouer le pitre devant la foule, comme toujours. N'étant pas ici pour analyser l' "ennemi", je reportai mon attention sur ma camarade de conversation, restant néanmoins ouverte à tout scandale pouvant être provoqué suite à la bévue de mon ainé, on ne sait jamais! La cousine des deux soeurs était visiblement aussi craintive du courroux du Roi que les autres, bien que ne le montrant pas directement, sa douceur ne trompait pas ni son profil bas qui l'empêchait de suivre sa famille partie se changer.

« Enfin… vraiment, rien de plus que mes cousines et mon cousin. Vous me faites trop d’éloges, mais non rien de bien.. hors du commun, malheureusement. »

Je balayais ses propos d'un haussement d'épaules suivi de ma main ramenant ma tignasse sur ma poitrine. Nous avions bien entendu une façon de voir les choses fort différentes de par nos contrées éloignées politiquement et socialement, mais de là à dire qu'elle ne pouvait tenir tête à deux dragonniers et une femme au caractère bien trempé... Selon moi, nous avions chacun nos forces et nos faiblesses, il suffisait juste de savoir les exploiter afin d'en faire une arme tranchante et infaillible. Buvant une petite gorgée de liqueur de pêche -mon petit pêché mignon, je l'avoue-, je jetais un regard en coin vers le roi. Je ne craignais pas une réaction de sa part, nous n'étions pas trop proches pour qu'il nous entende et au vu de son calme actuel, il comptait le rester pendant un moment. Je répondis donc à la princesse avec un sourire franc.

- Vous ne devriez pas dire cela, nous avons tous nos propres armes, et je ne parle pas d'acier. Quand bien même des personnes sont choisis par des dragons ou suivent un entraînement militaire,
ils ne seront pas capables de vaincre la magie! Chacun sa spécialité, n'est ce pas? Je pense que vous êtes bien plus douée que vous le penser, vous n'avez juste pas encore eu l'occasion de le montrer.


Nouvelle gorgée de liqueur et nouvelle visite visuelle de la grande salle et ses convives, constatant que ma famille continuait à discuter avec d'autres personnes. La musique battait son plein et me donnait cruellement envie de retirer mes chaussures et de rejoindre la foule. Bien qu'assez confortables, je n'aimais pas marcher avec des chausses, habituée à me déplacer nue-pieds. Kalil était retourné au buffet, discutaillant avec la première jouvencelle ayant eu le malheur de croiser sa route, une façon de montrer qu'il était occupé, bien que la jeune fille ne l'intéressait guère. Mon orgueilleux de frère avait pour principe d'être bien trop utile pour la famille et trop parfait pour pouvoir combler une femme, il ne pouvait clairement pas se mettre en couple. Grand idiot, va! Toute à mes pensées, je fis volte face par réflexe en entendant ma voisine m'interpeller.

« Vous accompagnez le Sir Martell… Lord Kalil je crois ? Si ma mémoire ne me joue pas des tours… »

Je hochais la tête, toujours aussi aimable que d'ordinaire et non sans teinter légèrement ma voix de fierté d'appartenir à la famille Martell, même en tant que bâtarde.

- En effet, Kalil est mon frère. Et ne vous inquiétez pas pour lui, le terme "discret" a une autre définition avec lui! Si ce n'était pas vos cousines, cela aurait été quelqu'un d'autre.

Un éclat de rire s'échappa naturellement de ma gorge, accompagnant ma bonne humeur. Un peu plus loin, on pouvait entendre une énième dispute, cette fois-ci du coté des Stark. Il semblerait qu'un petit mulot est parvenu à s'infiltrer dans la sourcière à l'insu de sa mère, décidément, les festivités chez les nobles étaient fortement animées, presque autant que les fêtes au village. Ma conversation avec la princesse dût cependant s'écourter plutôt que prévu, le roi l'ayant quémander à ses cotés. A nouveau seule, je me dirigeais irrémédiablement vers la position de mon frère, vidant ma coupe et la posant sur un plateau passant par là. Il en avait fini avec la damoiselle et regardait le paysage que nous offrait les balcons. Il n'avait pas salué le roi cependant... Silencieusement, je me faufilais dans son dos, un sourire malicieux aux lèvres. Il n'était pas le seul qui pouvait embêter les autres voyons! Du bout des doigts, je récupérai un petit glaçon solitaire que je calai dans ma paume avant d'enrouler mon bras autour de celui de Kalil, glaçon à même la peau. Cela eut l'effet voulu et il me regarda avec de grands yeux emplis de surprise, comme à chaque fois que je le faisais! Il finit néanmoins par rire, refermant une de ses immenses mains sur la mienne, me demandant par la suite la raison de ma venue.

- Kalil, as-tu donc oublié la raison de ta venue en ce lieu?

Nos regards se posèrent simultanément sur sa majesté, il était plus que temps qu'il aille le saluer! Pour toute réponse, il haussa les épaules, prétextant qu'il n'allait pas partir en fumée avant la fin de la musique et encore moins du bal. Un coup d'oeil vers la piste de danse me fit légèrement grimacer. Il y avait bien trop de monde là-bas! Mais c'était mal connaitre le cadet des Martell qui m'offrit son épaule tandis que nos mains s'entremêlaient. Qui a dit qu'on ne pouvait pas danser ailleurs qu'au centre de la salle après tout? Valsant au rythme lent et doux de la mélodie, un nouvel événement nous força à arrêter cependant, et quel événement! Dans ma vie, je n'ai dû voir qu'un ou deux cadavres, et c'était des animaux, une tête humaine arrachée de son corps, c'était autre chose! Moi qui pensait avoir le coeur bien acroché, je découvris avec amertume que ce n'était pas le cas, et que je n'aurais pas dû boire... Théâtral, sa majesté déposa ses "trophées" sur le buffet sans s'inquiéter des visages choqués de certains, avant de se lancer dans un discours de remerciement pour le Lord Lannister. Kalil avait dû remarquer que je n'allais pas aussi bien que je le faisais croire car au moment où le roi demanda si on avait quelques requêtes à faire, mon grand dadais de frère n'hésita pas à se pencher à mon oreille pour m'y glisser quelques mots.

- Ca manque de fleurs...

Imaginer la scène ne fut pas bien difficile et je ne tardai pas à m'étouffer dans un rire traitre, toussant aussi discrètement que possible tandis que Kalil me tapotait le dos, satisfait de sa bêtise. Parfois, je me demande s'il n'est pas suicidaire en faisant de telles remarques insolentes mais cela me donnait le prétexte de m'éloigner de tout ceci, je ne pouvais donc que le remercier. D'un pas moins léger que d'habitude, je me laissai guider vers le balcon le plus proche. Appréciant l'air frais de la capitale, je regardais la ville endormie, laissant mon frère libre de faire ce qu'il lui plaisait. Finalement, ce bal se termine plutot bien, le roi aurait pu faire bien pire et le temps que les Lords discutent avec lui, la fête aura largement le temps de s'achever, il n'y aura donc pas d'autres embrouilles, c'est tout ce qui comptait.
Page 3 sur 3Aller à la page : Précédent  1, 2, 3

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Sauter vers: