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Lun 31 Juil - 21:56
Et la voilà qu’elle déambulait dans les couloirs de Red Keep tandis qu’à chacun de ses pas le désir de s’effacer et de disparaître du monde la prenait d’assaut. Sur son visage cependant, rien n’y paraissait. C’était sans doute normal, une espèce de trac que de revenir en ce monde qui ne lui avait aucunement manqué. Elle aurait préféré se retrouver en Black Castle, le nez enfouis dans un bouquin peu importe lequel plutôt que d’être seule à affronter une bande de rapace. Elle ne pouvait même pas réellement se demander si elle était rouillée, elle n’avait jamais été jeté dans cette fausse de la sorte. Par le passé, il y avait toujours eu son père devant, ou sa mère, à la limite. Elle aurait tenu timidement la main de son frère à ses côtés, en se disant qu’il la protégerait du monde entier. Elle était pourtant seule aujourd’hui. Enfin, c’était ainsi qu’elle le percevait. Le nouveau Lord Blackfyre avait plus important à faire que de venir parader au Bal d’un Souverain auquel il refusait de devoir plier genou et il était fort bien évident que celui-ci aurait sans doute pris un malin plaisir à se délecté sur la supériorité qu’il assoyait sur son frère qui était d’avantage orgueilleux et fier qu’elle. Alors il préférait envoyer sa précieuse sœur aux apparences plus dociles. La mort de leur père passerait bien pour justifier son absence pour cette fois, encore heureux. Elle savait bien aussi qu’il n’y avait pas que pour cela qu’il l’envoyait. Elle n’était pas sotte. Leur paternel avait venté sa beauté et tout comme les autres Princesses légitime, elle était là, entre autre elle aussi pour servir d’appât et elle ne pouvait s’empêcher de trouver cela insultant en soit malgré tout.

Vêtue d’une robe noire d’une élégance digne de sa maison et épousant parfaitement ses courbes, quelques bijoux doré agrémentait sa tenue qui n’avait rien d’indécente si ce n’est qu’alléchante. Son décolleté discret serti d’un collier doré aux pierres noires, tout comme la longue ouverture laissant transparaître la pâleur de la peau délicate de sa cuisse à chacun de ses pas ne pouvait que laisser place à l’imagination. La jeune Lady était armé, comme toujours. Une dague était camouflé à sa cuisse où seule une main baladeuse pourrait s’enquérir de sa présence. Puis, elle portait fièrement à sa taille l'une des épée en acier Valérien appartenant à la famille. Savait-elle s'en servir ou la prenait-elle simplement comme apparat? Tandis que ses pas résonnaient dans les couloirs, elle vit se dessiner devant elle les grandes portes de la salle du Bal. Prenant une profonde inspiration, elle expira d’un air irrité et fini par se retourner vivement vers son accompagnateur qui n’étais rien de moins qu’un garde du corps de la sélection de son frère –et rien ne servait de le cacher- et évidemment qu’il la suivait comme son ombre.

-Vous n’êtes pas obliger de me suivre comme un cannetons. Alors voulez-vous bien… Vous faire plus discret? J’aimerais oublier votre présence... Et par pitié prenez-vous un verre en rentrant.

Elle n’attendit bien entendu pas la réponse du larcin de son frère ainé. Les pas derrière elles se firent plus lent et moins présent, signe qu’il lui laissait l’espace qu’elle lui avait exigé. Bien. Elle traversa donc les grandes portes sous le regard des deux gardes prostré devant celle-ci et laissa ses prunelles lunaires détaillé la grande salle, tout comme entrevoir des visages qui lui étaient plus familier que d’autres, sans pour autant ne pas réussir à deviner pour la grande majorité leur Maison, mais certes pas tous. Quelques regards se posèrent sur elle et elle ne chercha pas à s’y attardé outre mesure, se contentant d’offrir quelques sourires poli à qui voulait bien soutenir son regard au lieu de se défiler lâchement.

Comme tout le monde, elle arriva face au Trône où se trouvait le Souverain. Si elle aurait cru être en mesure de passé temporairement outre les vieilles querelles familiales ancestrales, elle compris en le regardant le Targaryen qu’elle ne pourrait mettre de côté cette ambiguïté viscérale qu’éprouvaient sans doute réciproquement les deux familles qu’elle le veuille ou non. Surtout pas en cet instant précis. Affichant un sourire en coin agrémenté d’une ombre de condescendance, Helzebeth fit une gracieuse révérence, laissant sa chevelure dorée couler devant l’une de ses délicates épaules sous le mouvement.

-Votre Majesté…

Elle pouvait comprendre son frère, son père et tous les autres avant elle. Cependant, ce n’étais pas son combat. Du moins, pas directement et pourtant elle se trouvait là. Elle n’était pas là pour tenir tête aux Targaryen, ni pour agrémenté les tensions entre les deux familles, au contraire. Elle était là comme la majorité pour redonner un certain éclat au blason, faire acte de présence dans cette démonstration subtile –par pour tout…-, inutile et grotesque de la puissance du Roi qui s’en était visiblement donné à cœur joie. Et bien entendu que cela ne lui plaisait pas. Se délestant de lui afin de ne pas importuner d’avantage de sa présence ‘’sa Majesté’’, tout comme le laissé recevoir les louages de d’autres, elle se dirigea vers sa gauche, s’arrêtant à la hauteur des deux Princesses Targaryens, accompagné de l’une des Princesse Martell, laquelle elle ne pouvait sincèrement être sûre de son identité. Étais-ce Naïla ou Tullia? Un peu embêté, elle jeta un rapide regard dans l’assemblé, mais ne repéra pas la seconde, alors que pour les Targaryens elle n’eut pas se petit problème. Elle rapporta son regard charbon sur le trio et afficha un sourire polie, inclina simplement la tête, cette fois. Elle n’avait strictement rien directement contre ces interlocutrices du moment. Elle espérait qu’elles le savaient.

-Princesses…

Le choix et la prononciation de ce mot laissait clairement sous-entendre les pensées profondes de la Blackfyre qui n’avait aucune honte à le faire. Comment pouvait-on la réprimandé si ses salutations, outre une touche d’arrogances étaient tout de même de circonstance étant donné son statut renié. Pour des non dires? Des impressions? Ce n’était pas suffisant et elle le savait très bien. Si dès lors elle serait sans doute resté en leur présence où sa tenue contrastait énormément ne serait-ce que de sa couleur avec le trio, tout comme tout le reste, sans doute, elle se contenta de reprendre sa route désormais hasardeuse, étirant un bras d’un geste gracile afin d’agripper une coupe qu’un serviteur trimballait sur un plateau bien remplis. Elle n’avait aucune rancœurs envers les Princesses Targaryens et sincèrement, à les voir en cet instant même, elle ne pouvait que ressentir une profonde sympathie qu’elle masquait tout de même bien, surtout pour la cadette qui avait des airs de brebis encerclée par une meute de loup. Dans tous les cas, elle ne les enviait assurément pas en ce moment. Elle se surprit même à penser que peut-être, dans une autre vie, elle aurait pu se permettre un peu plus de familiarité avec elles ce qui sincèrement ne lui aurait sans aucun doute pas fait de tort. Sa dernière fréquentation féminine, outre les dames de bonnes compagnies, fut sa défunte mère et cela remontais déjà à plusieurs années. Et voilà que ces pensées lui rappelèrent avec force son sentiment de solitude, de différence. Pourquoi son frère l’avait balancé ici déjà? Ah oui… Elle s’arma donc d’un sourire qu’elle peignit sans mal sur son visage.
♔ Lady de Black Castle
♔ Sorcière errante
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«Le feu qui semble éteint dort souvent sous la cendre.»
«Be who you were created to be and you will set the world on Fire.»
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Mar 1 Aoû - 5:12
Un corbeau venez d’arriver à Casterly Rock, le Roi organisait un bal pour célébrer sa première année de règne à la Capitale, et y conviait les Seigneurs des 7 Couronnes. Un Roi aussi cruel et détestable qui prenait la peine d’organiser un événement aussi distingué, cela ne pouvait dissimuler que d’obscures intentions. Surtout lorsque l’on prenait le temps de constater la position précaire dans laquelle se situait la Couronne. De plus, aucun Roi ne serait assez stupide pour « célébrer » une misérable année de règne et dépenser une fortune, surtout si son règne est catastrophique.  La moitié des Royaumes contestaient officieusement leur autorité et l’autre moitié n’était en rien des alliés officiels. Sans oublier leur branche bâtarde qui malgré leur loyauté de façade, n’attendaient que la bonne opportunité pour leur prendre le Trône de Fer. Le contrôle des Targaryens s’était très nettement atténué et s’émiettait de lune en lune, encore plus depuis l’avènement sur le trône d’Aegon V. Ce jeune Roi incompétent, indigne de porter le nom de son glorieux ancêtre, n’avait d’illustre que sa cruauté et sa démence.  En moins d’une année, il avait réussi l’exploit de se mettre à dos bon nombre de puissantes personnes, si bien qu’une étincelle, une seule, et Westeros s’embrasera.

Après quelques minutes de pourparlers au sujet de ce message entre Aaron et son père, il leur apparaissait évident que le Roi voulait éclaircir sa position vis-à-vis des Grandes Maisons de Westeros et surtout, leurs positions vis-à-vis de lui. Avec un premier constat assez simple, qui sera présent ? Et qui ne le sera pas ? Puis en récupérant les précieuses informations que lui rapporteront les innombrables espions de la Capitale, concernant les diverses discussions entre les puissants de ce monde qui auront lieu. Il profitera surement de l’occasion, pour essayer de conclure des alliances intéressantes en mariant ses deux sœurs. Les Lannisters ne pouvaient se permettre de ne pas s’y rendre, c’était pour eux aussi, l’occasion de forger de possibles futurs alliances indispensables et de se renseigner sur les intentions de chacun. Beaucoup d’autres Maisons s’y rendront avec les mêmes objectifs, en particulier les Martells et les Greyjoys. L’indépendance des Westerlands ne pourra s’obtenir que dans le sang en brisant l’hégémonie Targaryen, tout comme celle de tous les autres Royaumes, il faudra la prendre, payer le prix du fer comme le dirait si bien les Fer-nés. La prudence restait tout de même de mise, la trahison était monnaie courante dans les 7 Couronnes.

Le voir l’année dernière lors de son couronnement m’a amplement suffit, tu iras à ma place. Il est temps de connaître nos potentiels alliés pour les guerres à venir. D’afficher la puissance de notre Maison et de montrer à ce boucher, que le Dragon n’est en rien supérieur au Lion. A ton retour, notre armée sera prête pour notre prochain objectif.

Il me tarde d’y être.


Aaron approuva cette décision et lança rapidement les préparatifs du départ, King’s Landing était à presque une lune de trajet, ce qui ne laissait que peu de temps car les Lannisters voulaient que leur arrivée ne passe inaperçue. Le Cinglant composa un cortège démesuré pour l’occasion, 200 cavaliers et 50 Chevaliers, tous lourdement armés, démontrant bien que la réputation « d'armée la mieux équipé des 7 Couronnes » n’était point une affabulation. L’armada rouge et or digne d’un déplacement Royal se mit en route en respectant un calendrier précis, de sorte à parvenir à la Capitale juste le jour de l’événement. Le Dragon ne méritait pas que l’on se donne la peine d’arriver en avance. Le périple se déroula sans aucune déconvenue, excepté l’hostilité du Guet de King’s Landing dès lors qu’ils aperçurent le convoi. En effet, une telle concentration de soldats provoqua une sérieuse agitation sur les remparts, croyant à une tentative d’attaque. Agitation qui fut rapidement  dissipée lorsque les bannières Lannisters devinrent identifiables. Le Commandant du Guet alla  tout de même à l’encontre du Lion afin de s’assurer de ses intentions et de la nécessité d’un tel contingent. Ce à quoi le Cinglant lui répondit d’une phrase pleine d’ironie.

Les routes des Crownlands ne sont plus sures de nos jours.

Il fut ensuite escorté jusqu’au Red Keep avec une dizaine de ses hommes, le complément prenant ses quartiers dans les différentes auberges et bordels de la cité. Une fois aux portes du fief Royal, le Commandant du Guet et les soldats Lannisters descendirent de leur monture. Aaron lui, indiqua d’un signe sec de la main qu’il ne descendrait pas aux deux gardes du Guet qui se dirigèrent vers lui afin de lui tenir sa monture. Décontenancé par ce refus du Chevalier, le Commandant marqua un temps d’attente, ne sachant pas comment réagir face à cet imprévu. Personne n’avait jamais eu l’idée de rentrer à cheval dans l’enceinte du Red Keep, du moins pas à sa connaissance. Toujours confus, il ordonna l’ouverture des imposantes portes et continua d’escorter le Lion jusqu’à la salle du Trône ou avait lieu les réjouissances. L’héritier de Casterly Rock avançait tranquillement, ses hommes à ses côtés, sous les nombreux regards nébuleux du Commandant et des autres gardes. Alors qu’ils arrivèrent devant les portes de la salle du trône, le Manteau d’or se voyait obliger de lui demander de descendre, le bal ayant déjà débuté. Et puis cela n’était pas conventionnel, ni respectueux de pénétrer cette salle à cheval et armé, surtout en présence du Roi. Mais alors qu’il s’apprêtait à ouvrir la bouche.

Ouvrez les portes et annoncez-moi.

Comprenant que le Lion restera perché sur sa jument et connaissant sa réputation, il s’exécuta en se demandant comment le Roi allait réagir à ça et qu’une remontrance à son égard sera à prévoir. Les portes s’ouvrirent, la musique se tut, les invités se stoppèrent et braquèrent leur attention sur le nouvel arrivant. Conformément à ses intentions, il débarquait au beau milieu des réjouissances.

Ser Aaron de la Maison Lannister, héritier de Casterly Rock et des Westerlands. S’égosilla à haute et intelligible voix l’annonceur.


Après que sa monture eut finit de laisser un souvenir très odorant sur le parvis de la salle, le jeune homme entra. Vêtu d’une tenue composait de vêtements clairs et légers en étoffes rares, surmontés d’un manteau long de cuir rouge foncé d’une qualité inégalable frappé du Lion, orné de dorures à l’effigie de sa Maison. Le tout fermé par une ceinture d’or et de cuir clair à laquelle était accrochée Brightroar qui étincelait. Bien entouré de ses dix hommes qui portaient les bannières de sa Maison, il s’avança nonchalamment entre les invités qui s’étaient écartés de part et d’autres du lieu. Le Cinglant dominait l’assemblée, se tenant fièrement, suintant l’orgueil et arborant une mine impassible, exposant la puissance de sa Maison. Son regard tranchant toisa rapidement les invités, il reconnut la plupart des puissants de ce monde, Martell, Greyjoy, Stark, Bolton, Blackfyre. Les invités visiblement étonnés, à juste titre, lui lancèrent pour certains, le même regard médusé que le Commandant du Guet, pour d’autres un regard plein de médisances, se demandant pour qui le Lion se prenait à se comporter de la sorte. Les messes basses se firent rapidement nombreuses, commentant avec allégresse le geste surprenant et  démesurément déplacé du Lion. Son entrée Royale et impertinente avait eu l’effet escompté.

Ses iris se fixèrent ensuite droit devant lui, en direction du Roi, assit sur le Trône de Fer, avec à ses côtés, ses deux sœurs. Toujours confortablement ancré sur sa jument, il monta les quelques marches amenant aux trône, faisant désormais face au Souverain le dominant de sa hauteur. Il lui lança un regard dur, empli de défi et de condescendance. Le silence se fit alors, les invités attendaient avec une impatience malsaine la suite, comme leur misérable attrait pour les médisances. Il salua le Roi d’un léger hochement de tête.

Lord Aegon … s’exprima Aaron d’un ton sec. Plusieurs audibles soupirs heurtés se firent alors entendre face à cette marque d’impudence délibérée. Le Cinglant ne se fendit pas de la politesse d’usage face au Roi, le rabaissant ouvertement au simple statut de Seigneur. Après tout, cet acte n’était que l’illustration du contexte de Westeros.  Puis il tourna son regard vers les deux Princesses, les saluant à leur tour sans leur accorder d’avantage d’intérêt. Lady Daeyna, Lady Khanrell.

Sans laisser le temps de répondre au principal intéressé, ni de scruter sa réaction, le Lion fit faire demi-tour à sa monture, dont la queue vint presque fouetter son visage. Une fois de retour au milieu de la salle, il daigna enfin descendre de son piédestal ongulé, laissant le soin à ses hommes de reconduire l’animal à l’extérieur et leur confia également Brightroar. Le pied désormais sur la terre ferme, les frivolités reprirent de bon train. Une servante lui apporta immédiatement un verre, qu’il prit volontiers avant de déambuler parmi les invités qui lui lancèrent désormais des mines admiratives face à tant d’audace. L’Audace d’un Roi ? Quoi qu’il en fût, Aaron avait marqué les esprits, atteignant son objectif sans le moindre mal et affichant aux yeux de tous, que le Dragon n’est en rien supérieur au Lion. Il remarqua le Seigneur des Iles de Fer non loin de lui, puis se faufila entre quelques nobles, pour aller à sa rencontre. Le Lion eut toujours un profond respect pour le dévouement religieux des fer-nés et leur résistance face à  dureté de leur climat. Mais Uthor Greyjoy était pour sûr, la dernière personne que le Chevalier s’attendait à voir ici.

Lord Uthor, c’est une surprise de vous voir ici. J’ai beaucoup entendu parler de vous par mon père.
♔ Lord héritier de Casterly Rock
♔ Chevalier
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Mar 1 Aoû - 22:51
Je n'étais pas sensé être là. A vrai dire, si, mais pas au bal. Je l'avais dit à ma soeur que je ne l'accompagnerais pas, mais elle me connait, ce que je dis n'est pas ce que je pense. Je ne l'accompagnais pas au bal, oui, mais cela ne voulait pas dire que je n'irais pas à la Capitale. C'est très mal me connaitre, hors, ma soeur me connait aussi bien que l'inverse. Quand on me nomme Ombre, ce n'est pas juste pour m'insulter ou se moquer, si Naïla est au bal, vous pouvez être sûr que je ne serais pas loin, à faire exactement la même chose qu'elle. Ce soir, elle récolte des informations et vérifie l'opinion des nobles ainsi que nos alliances. J'en fais autant... dans les bras d'une courtisane. Avec les mêmes difficultés que ma frangine! D'abord, accoster une personne de confiance, au bal, celle-ci est entourée de monde, en train de danser ou de discutailler, portant la même tenue que les autres, compliqué à trouver donc, surtout quand on cherche à se faire discret. Dans un bordel, c'est plus... délicat. Surtout quand la patronne cherche à vous mettre une pucelle dans les pattes. Pas que je n'aime guère l'inexpérience et la pudeur des nouvelles, mais ce ne sont pas elles qui sauront ouvrir la bouche pour m'apprendre ce qui m'intéresse, de plus, ma carrure d'ours n'arrange pas du tout les choses! Alors comme Naïla, je cherche, je m'installe à une table, puis une autre plus loin, un verre à la main, mon regard de velours caressant les délicieuses formes que l'on me montre avec une gêne inexistante. Tullia serait folle ici, elle n'aurait pas hésité et pris la totalité, jouvencelles comprises. Finalement, la patience l'emporte et je me retrouve la taille entourée des bras frêles mais néanmoins chaleureux d'une courtisane dont la gourmandise et la langue bien pendue sauront me satisfaire. Alors le dialogue commence. Naïla a de la chance, elle a des alliés avec qui elle peut parler de façon direct, sans jouer sur les mots ou presque, mais une courtisane est très facile à faire parler par d'autres individus, par la torture par exemple, ou simplement l'argent. Tullia ne sera pas très contente qu'on abime "ses" créatures, alors je me dois de guider la danse et le dialogue sans que la merveilleuse et sournoise intelligence de cette demoiselle ne fasse grincer ses méninges. Oui, c'est ainsi que je procède dans l'ombre, dans les bras d'une catin. Remarquez, il est aisé d'effacer les soupçons ainsi. Je pourrais bien brutaliser des citadins dans les ruelles, mais ce ne serait guère discret, et puis, nous les Martell, sommes très libertins, en voir un dans un bordel est donc normal. Cependant, je ne vais pas dans n'importe quel établissement, je ne suis pas là pour courir la belle avant tout mais pour surveiller et protéger notre soeur adorée. Oh bien sûr, elle dira qu'elle n'a pas besoin de moi, ayant une garde rapprochée avec elle, mais depuis mon retour à la maison, elle ne m'a jamais reproché ma présence dans son dos. Je suis donc dans le bordel le plus proche de la grande place, et donc, de la salle de fête. Et c'est là le problème que j'avoue n'avoir pas prévu: Shaaira. Oh, vous ne voyez probablement pas le problème? Dois je rappeler qu'il y a des chevaux tout près? Et que cette grosse mémère à l'estomac d'une dragonne de 6 mètres de haut? De quoi vous coupez dans vos recherches et votre élan, surtout quand les rideaux de la pièce sont soulevés par un de ses vigoureux coups d'ailes... Evidement, la courtisane, légèrement saoule après quelques verres et jeux, riait face à ce phénomène. Pour ma part, je m'étais jeté sur mon pantalon et ma petite veste en soie rouge, et couru vers l'extérieur. Les premières images que m'envoya ma belle lors de mon approche étaient fort explicites, son petit déjeuner avait été suffisant pour la journée, mais pour la nuit, il lui fallait de la viande, et bien que je lui avais interdit de toucher aux animaux portant du cuir et n'ayant pas peur des hommes, son instinct de chasseresse pouvait fort bien la forcer à passer outre mes avertissements.

Heureusement, son atterrissage "très" discret, a rameuté des convives, et surtout des serviteurs qui accouraient en contournant avec soin la dragonne. Visiblement, ils savaient ce qu'ils devaient faire, bien que cela ne devait pas être fréquent, le roi est un dragonnier après tout. D'ailleurs, je n'ai pas encore vu son dragon, j'espère qu'il n'y aura pas de problèmes avec ma compagne... Voyant qu'ils partaient tous vers la route principale, je pris l'initiative d'accoster un marmiton, du moins, ce devait en être un si je me basais sur sa tenue. A peine mon énorme main s'appuya sur son épaule que le jouvenceau tresauta, le teint pale et les yeux écarquillés. Manifestement, il s'attendait à ce que je brise son épaule d'un coup sec, ma paume n'était que douceur sur le tissu rugueux de sa chemise en tissu pourtant, comme elle l'avait été avec la courtisane. Mon regard rivé dans le sien, je répondis à son air interrogateur.

-Excuse-moi mais que comptez-vous faire pour ma dragonne?

-Oh euh... e-et bien on va lui apporter du bétail, p-pourquoi?!

-Hm, je vois... Shaaira n'est malheureusement pas du genre patiente, et le repas risque d'être salissant si fait ici-même. En combien de temps peux-tu atteindre le troupeau le plus proche de la ville?

-15 minutes, Messire!


La réflexion fut brève mais efficace, d'un geste rapide de la main, je retirais la cordelette en cuir qui retenait un petit instrument à vent que je posai dans la main d'un gamin.

-Bien, amène la jusqu'à lui, Dorne saura rembourser son généreux fermier. Cours aussi vite que tu le peux et siffle dans cet instrument. Shaaira te suivra, mais prends garde à toi, un dragon est vorace, si tu tardes, ce sera toi son repas.

Un doux sourire ne tarda pas à étirer mes lèvres, plongeant le petiot dans une terreur profonde. Sans attendre un nouveau commentaire de ma part, il détala en soufflant aussi fort qu'il pouvait dans l'instrument, produisant un son affreux mais qui eut l'effet escompté car Shaaira reporta son attention sur moi, une étincelle dans le regard qui fut très vite retransmise en images mentales auxquelles je répondis par d'autres assez simples. Si elle suivait le garçon, elle se remplira la panse, quoi de plus facile? Sans tarder, mon lézard volant préféré prit son envol, un ronronnement au creux des boyaux en guise de réponse satisfaisante à mes explications. Content d'avoir empêché un désastre, je m'apprêtais à retourner au bordel, mais force est de constater que cet événement m'avait coupé l'envie, c'en était presque frustrant -j'en connais une qui aurait pleuré dans ma situation. De plus, la courtisane n'avait plus rien à m'apprendre, dommage, cela m'aurait donné une raison d'aller me blottir dans les bras de cette divine créature... Je cherchais donc quelque chose à faire mais... à part rejoindre les convives, je n'avais guère de choix... Ou taquiner ma favorite qui se trouvait naturellement en compagnie avec les chevaux. Je comprends mieux à présent pourquoi ils n'avaient pas cédé à la peur, la plupart sont les montures de nos soldats, dont la sienne, des meneurs donc, des dominants, les autres avaient naturellement imités leurs compagnons, couvés de près par Boucle d'or, ou comme elle préfère, Léa Sand. Contrairement à moi, elle était à sa place ici, elle avait demandé à venir, aussi n'étais-je pas surpris de la voir d'une ravissante robe ocre de facture dornienne. Sans doute une recommandation de Naïla, contre toute attente, cela lui allait admirablement bien sans tendre vers l'obscénité. C'est là où on voit que du sang dornien coule effectivement en ses veines, faisant presque oubliée sa peau blanche comme le lait. Elle devait être là depuis un moment, si elle continuait, elle allait rater la fête, ce qui aurait été fort dommage! D'un mouvement fluide, je la cueillis dans mes bras, une main sur ses yeux, et la fis tournoyer un instant, écoutant avec amusement ses petits cris de surprise se changeant en rire. Il est vrai qu'elle est très chatouilleuse... Arrivé au niveau des marches menant au bal, je la reposais, gardant ma main sur son visage.

-Qui est-ce?

-Kalil, arrête! Je ne suis plus une enfant!

-Mais si voyons!


Un air choqué sur le visage, je la fis tourner sur elle-même, la tenant tendrement par les épaules. Nous n'avions qu'un an de différence et elle était une vraie femme, forte et belle -je ne pouvais pas le nier-, mais quand bien même, elle restait une petiote à mes yeux. Il faut dire qu'elle est bien naïve aussi, même si intelligente, à Dorne, elle ne risquait rien, mais au delà du royaume... elle était une proie facile, qu'importe le statut de la personne. De l'amour pour ma propre soeur? Oh non, je ne serais jamais à la hauteur de ses attentes, je plains d'ailleurs le jouvenceaux qui cherchera à lui faire la cour, il lui en faudra, ainsi que de la patience! Non, je n'étais que trop protecteur avec elle, tout simplement. D'ailleurs, il était temps que je joue vraiment mon rôle, qui sait quel maraud osait déranger notre ainée? En digne gentleman que je suis, j'offrais mon bras à ma partenaire de bal.

-Ne t'inquiète pas pour les chevaux, Shaaira est loin à présent. Et si nous allions rendre honneur à notre bon roi?

Suite à un échange de sourire complice, elle enroula son bras sur le mien, me donnant une vue temporaire sur sa chevelure dorée retenue uniquement par deux mèches tressées unie par un fin ruban topaze à peine visible. Il était rare de la voir porter ses cheveux ainsi, eux qui sont si longs. Cela lui allait bien quand même, que dis-je, très bien avec ses accessoires précieux venant probablement de la chambre de Tullia -miséricorde mais que t'ont-elles fait, petite soeur?! D'un pas souple et silencieux, nous gravissons les marches et entrèrent dans la batisse, non sans être annoncés de façon peu discrète. Mais je n'en avais cure de cette présentation. La récolte avait été bonne et j'avais une faim de loup! C'est donc avec un petit baise-main plus que caricaturale -à Dorne, ce genre de futilités n'étaient pas coutume, une révérence était suffisante-, je quittais ma cadette et me dirigeais vers le buffet, laissant mon regard caresser l'assemblée du regard. Je dépassais naturellement les plus grands et intimidais certaines dames -décidément, ce n'est pas aujourd'hui que je pourrais me fondre dans le décor! Saluant avec politesse les nobliauds qui venaient me parler, je choisissais quelques mets dont la majorité sanguin que j'entassais dans une assiette. J'avais très vite remarqué Naïla qui discutait avec Rogar Bolton, une de ses connaissances, ainsi que Tullia qui discutaillait avec le principal centre de mon attention. Trois femmes, ou plus exactement deux, que dis-je, une! Mais les trois avaient le même physique, cette même fragilité visuelle telle une rose d'hiver, blanche et pure. Les Perles du Dragon, comme on les appelait. Des Perles outrageusement exposées tel des desserts prêts à être dégustés, sauf une, sans doute la moins importante aux yeux du roi. Vêtues de robes de facture dornienne, si elles n'étaient pas de sang royal, j'aurais pu les confondre avec des prostitués, des courtisanes qui n'avaient rien à faire là, certes, mais tout de même... Plus je les regardais et plus je me rendais compte que la majorité des convives les admiraient -ou bavaient dessus, mais c'est du pareil au même non?-, faisant ainsi de l'ombre à Naïla... Que le roi veuille faire marier ses soeurs, grand bien lui face, mais de les exposer ainsi telle de la marchandise révoltait le gentleman en moi. Cherchant encore s'il existait des hommes sages dans la pièce, je croisais les yeux de Léa, comme moi, elle n'appréciait guère cela. Cela fut l'argument décisif à mon geste. Délaissant mon repas sommaire, je pris une coupe de vin, prenant graduellement une démarche d'ivrogne tout en continuant mon avancée vers mon objectif. Surtout, paraitre convainquant et faire passer cela pour un accident. Tout en déambulant parmi les convives, j'assistais à l'entrée fracassante du jeune Lannister, mais je ne m'en préoccupais guère. Entre insulter le roi en face et outrer ses soeurs et cousines, il y avait une différence, surtout en scandale. S'il voulait perdre sa tête, grand bien lui face!

Arrivant à quelques mètres de mes futures victimes, j'accentuais mon déséquilibre et... ce qui devait arriver arriva... Mon pied buta dans celui de ma soeur, sans la blesser, bien sûr, habitué que je suis à faire le pitre. Je partis en avant et mon verre fit le reste, ou du moins, son contenu. Tel du sang, le liquide rougatre dégoulinait du corset de l'une et sur les hanches de l'autre. Vivement, je me redressais, réduisant mon comportement de poivrot au minimum, un masque de stupéfaction et de peine sur le visage.

-Oh, quel imbécile je suis! Veuillez me pardonner, Princesses, je n'avais pas vu la marche!
Je crains qu'il vous faudra changer de robes pour la fin de la soirée... Tiens, Tullia, tu pourrais peut-être les aider. J'aurais bien aimé me racheter ainsi, mais la courtoisie et mes principes m'en empêchent. Tu seras d'ailleurs meilleure conseillère que moi, je me trompe?


Bien que le code exigeait une distance respectable entre nous, la situation et le fait que je tentais de les aider à essuyer les robes avec des serviettes, faisait que nous étions assez proches pour chuchoter sans que cela ne soit entendu ni suspecter. En bon gentleman, je ne pus résister à baisser le ton et échanger quelques mots avec la plus agée qui me semblait être la Princesse Daenya.

-Si je puis me permettre, une robe de vos contrées couleur lavande ou bleu pale irait bien mieux avec vos yeux que cette vulgaire tenue, elle vous dénature plus qu'autre chose...

Laissant les femmes continuer à s'essuyer seule afin de ne pas faire tourner la situation au scandale, je reculais de quelques pas, lançant un discret regard au roi afin de voir ses réactions.
♔ Prince
♔ Membre du Conseil de Sunspear (Stratège)
♔ Dragonnier
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Sam 5 Aoû - 14:12
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Ashara Greyjoy



Aussitôt arrivée dans la Capitale, Ashara regretta toute suite amèrement de s'y être déplacée. À quoi avait-elle pensé ? Elle n'était pas le genre de femmes à aimer les mondanités, à apprécier ces rassemblements de lords et de ladies qui papotent de choses complètement ridicules et sans intérêt... Sa place était en mer, avec son équipage, le sentiment réconfortant d'une lourde épée qui pend à son fourreau sur sa hanche non pas... habillée de cette façon. Bien entendu, elle savait que son père n'aurait pas bronché si elle était arrivée au bal habillée de son habituel tunique, pantalon et armure de cuir. Il la connaissait et la préférait probablement comme ça, mais elle était une lady... même si une partie d'elle ne s'en souciait guère, l'autre voulait faire plaisir à son père, ne pas lui faire honte devant le gratin de la noblesse Westerosienne. Pendant que son embarcation accostait à King's Landing, la jeune femme s'était donc changé et avait enfilée la seule robe qu'elle possédait qui pouvait convenir un tant soit peu à cette occasion... Bref, la robe n'était pas du tout appropriée pour un bal royal, beaucoup trop simple mais c'était déjà mieux que d'arriver au bal habillée comme un homme. Pour une fois, ses longs cheveux blonds dorés n'étaient pas attachés, mais tombaient en cascade le long de son dos.

Maintenant, elle n'avait qu'à faire un peu attention que sa langue bien pendue ne lui cause pas trop d'ennui... Elle n'avait pas vraiment l'habitude de fréquenter les lords et ladies, essayait même à tout prix d'éviter de le faire habituellement, mais cette fois-ci la curiosité était si forte... Elle se devait de voir le roi Targaryen, cet homme, un peu fou, disait-on, qui avait les fesses bien collées sur le trône de fer. La Kraken avait entendu tellement de choses, tellement de rumeurs... Elle voulait se faire une idée précise par elle-même de l'homme qui gouvernais, de façon pas très douée, fallait-il admettre, les Sept Royaumes. Même si elle devait se déguiser un peu pour le faire... C'était qu'une seule soirée après tout. Elle n'avait rien à perdre...



Bon, il était vrai qu'elle avait bien rire son équipage quand il l'avait vu habillée de la sorte ! Au départ, elle n'avait pas bien lacée le dos de sa robe et ses cheveux n'étaient pas très bien brossés ; on aurait presque dit une sauvageonne. Son second dû lui trouver une servante afin de la rendre présentable mais même quand elle eût finit, cette dernière ne semblait pas convaincue du résultat. Elle avait même refusée d'être maquillée.

- Vous êtes certaine que vous voulez porter ça au bal, milady ? Je peut vous trouver une robe plus... appropriée pour une personne de votre rang.

Ashara l'avait regardé avec un sourire amusé.

- Tu crois que je serai à l'aise avec une robe à corset, un décolleté plongeant et peinturée comme le fou du roi !? Tu m'as bien regardé, un instant ?

La servante avait levé un sourcil équivoque, mais n'avait pas répondu, s'inclinant simplement avec respect avant de se retirer.

Par deux fois, depuis qu'elle était descendue de cheval, s'était-elle pris les pieds dans sa robe, manquant de se vautrer de tout son long sur les dalles de pierre finement travaillées du Red Keep. Depuis ce temps, elle tenait d'une main ferme un pan de sa robe afin d'éviter de faire une folle d'elle devant les invités du roi.

Elle entra dans la salle de bal en refusant d'être annoncée, voulant à tout prix éviter les yeux qui se poseraient sur elle. Ashara n'était pas le genre de femme à vouloir attirer le regard à tout prix. Elle ne tirait aucune fierté de sa beauté mais plutôt de son intelligence et de ses aptitudes au combat.

La Kraken observa un instant la foule avant de repérer son père. Il venait tout juste de terminer de rendre ses hommages aux Targaryen et s'était fait intercepter par un Lord qu'elle ne connaissait pas. Un jeune blond aux muscles saillants, habillé de façon à montrer sa richesse et son rang social,... Ashara regarda le blason imprimé sur ses vêtements ; un Lion. C'était donc un Lannister qui tentait d'aborder son père...

La jeune Capitaine s'approcha lentement, et se posta perpendiculairement à quelques mètres de son père en sirotant un verre de vin... beaucoup trop fruité et délicat pour elle. N'avaient-ils pas de vraie alcool dans ce trou puant l'oisiveté et la richesse démesurée ?

Ashara continua d'observer la foule, tout en gardant un oeil sur Lord Greyjoy.

HRP:
 



♔ Lady
♔ Capitaine de la Iron Fleet
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We cannot direct the wind but we can adjust the sails

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Sam 5 Aoû - 23:15
Lors des mondanités, on ne voit guère de batards à la cour, cela a toujours été mal vu et même quand ils ont plus de libertés que les autres comme les Sand, appréciés non pas par la couleur de leur sang mais par leurs qualités. Mais il se trouve que je suis à l'aise avec mon "statut", aussi n'ai-je pas perdu de temps à accepter la proposition de ma soeur de la suivre, non pas pour comploter contre le roi -je laisse cela aux Martell-, plutôt pour me reposer. Les chevaux ont être beau toute ma vie, même moi j'ai besoin de me changer les idées! Il y avait aussi de la curiosité dans l'affaire, ne connaissant guère les autres régions hormis le Nord pour l'avoir visité, seuls les livres et le Maester de Sunspear m'avaient informés des us et coutumes des autres territoires ainsi que de leur politique. Bien sûr, je n'oubliais pas mes protégés, même s'ils étaient entre de bonnes mains -les Sand sont très solidaires-, je faisais en sorte d'être au courant de tout par corbeaux messagers.

C'est ainsi que j'ai appris en cette fraiche fin de journée qu'Anastasia, notre jument du Nord acquise depuis une petite année, avait mise bas et sans histoire, donnant naissance à un vigoureux poulain ayant hérité, semble t-il, du pas dansant de son géniteur. Bien que d'ordinaire, j'étais celle qui assistait aux naissances, je connaissais les compétences du Maester du chateau, il n'y avait pas trop à s'inquiéter donc. Maintenant, il fallait le surveiller, observer sa croissance et l'habituer à certains outils utilisés par l'Homme. Mais chaque chose en son temps, à présent, il fallait féliciter le second parent! C'est donc seule avec sa garde et quelques Martell que Naïla est entrée dans la salle de fête, me laissant en compagnie des chevaux occupés à boire et à souffler. Le voyage avait été harassant, pour nous mais surtout pour eux qui devaient nous porter! Comme d'habitude, je m'aidai de ma jument pour transmettre le message aux autres. Bien que je connaissais tout des chevaux, je ne savais pas encore parler avec. En transe, je ne me rendis à peine compte de ce qui se passait à proximité de moi, jusqu'à ce que je prenne le controle du cheval. Shaaira, encore et toujours, n'en faisait qu'à sa tête et c'est un Kalil débraillé qui vint au secours de la ville, une main sur son pantalon, l'autre serrant sa ceinture. Une image qui va rester gravée dans ma mémoire tant elle est ridicule! A peine la situation résolue, mon géant de frère ne perdit pas de temps et vint à ma rencontre, m'attrapant par derrière, rompant par la même occasion ma transe. Etourdie par le retour dans mon corps et la "valse" de Kalil, je ne pus résister et ris de bon coeur avec lui.

-Qui est-ce?

-Kalil, arrête! Je ne suis plus une enfant!

-Mais si voyons!


Son air choqué avait de quoi vous faire oublier tout vos soucis, avec lui, il était bien difficile de rester sérieux un instant. Après quelques autres taquineries dont seul lui avait le secret, il m'offrit son bras, m'invitant à le suivre jusqu'au bal. Je lui rendis son sourire et acceptai sa proposition, sentant son regard de grand frère protecteur caresser mes épaules. Sans doute venait-il de remarquer que je m'étais mise sur mes grands chevaux pour l'occasion, le pauvre ne devait plus me reconnaitre sous tout ces bijoux! C'est alors qu'une voix forte et claire annonça notre présence sans aucune discrétion, ce qui provoqua chez moi un doute. Bien entendu, il avait énoncé mon nom, Sand, il faut dire que j'ai ma petite réputation et que tout le monde, ou presque, à Westeros, sait qu'une des batardes des Martell était blonde. Mais comment allaient-ils réagir? Ah, dire que je voulais me faire petite au début et m'intégrer doucement, c'était raté! D'une légère pression sur ma main, mon ainé aux yeux clair comme le cristal me redonna courage et assurance avant de me faire un baise-main. Geste totalement inattendu de sa part qui ne tarda pas à me laisser échapper un petit rire. Il avait raison, rien ne servait de réfléchir, il me fallait rester naturelle, comme il le faisait à l'instant en se moquant gentiment des manières de la capitale. C'est donc joviale et souriante que je rejoignis la foule, accostée étonnamment par quelques nobles, pas des personnes importantes bien entendu mais c'était déjà suffisant pour moi qui ne connaissait presque rien de ces personnes hormis de façon théorique. Comme tout le monde, je ne tardai pas à me retrouver face au roi et à faire ma révérence après celle plus que remarquée du Lord Lannister, aux cotés d'un gentilhomme fort aimable avec qui j'avais pris grand plaisir à discutailler. Hélas, contrairement à mon voisin de révérence qui avait l'habitude des coutumes du Nord, j'étais habituée à celles de Dorne, et surtout, à l'attitude des Martell qui ne voyaient guère insultant une simple inclinaison de tête de ma part en guise de salutations.

-Votre Majesté, mes hommages! J'espère que vous ne vous ennuyez pas, il serait dommage que celui qui nous offre de telles festivités soit le premier à bailler.

Mon commentaire ne semblait guère plaire à mon compagnon de discussion qui, ne souhaitant guère s'attirer les foudres du roi, me laissa là, s'excusant d'une quelconque affaire pressante. Je n'en pris guère ombrage, mon attention était bien de converser avec le roi, même quelques minutes. Comme je l'ai dit, j'étais curieuse de voir la cour, mais cela incluait aussi celui que l'ont dit atteint de la démence Targaryenne. C'est à ce moment-là que Kalil trouva l'occasion suffisamment belle pour faire le pitre, renversant son vin sur les robes des soeurs du roi, non sans oublier de jouer la comédie et de se montrer peiné par sa "bêtise"! Laissant mon valeureux aîné aux prises avec les Princesses, je me focalisais sur la dernière, la cousine. Sheena Targaryen, je ne savais pas grand chose d'elle hormis qu'étant d'une branche secondaire, elle était rapidement effacée du tableau, et qu'elle était une sorcière. C'était une rumeur, rien de plus, mais il est fascinant de voir à quel point rumeur et vérité peuvent être proches! Je voulais en avoir le coeur net, aussi ne perdis-je pas de temps pour mettre à plat le sujet qui m'intriguait.

-Lady Sheena, j'ai entendu beaucoup parler de vous! On dit que vous êtes dotés de pouvoirs hors du commun, est-ce vrai?

Souriante, je pris une coupe de vin sur le plateau d'un domestique passant par là, le remerciant au passage.
♔ Dresseuse de chevaux
♔ Bâtarde Martell
♔ Zoman
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Dim 6 Aoû - 21:18
Le North, les Îles, le sud, tous venaient beaucoup trop près de la jeune princesse de plus en plus paniquée. Trop de sourires et trop de faux semblants auxquels Khanrell répondait avec difficulté, n’arrivant plus à déceler l’aimable salutation de la moqueuse insinuation, le regard de pitié de celui de perversité. Et Sheena qu’elle avait du laisser derrière elle à regret, pour ne pas déplaire à son frère, entraînant sa sœur sur la piste de danse comme unique solution pour éviter les mains crasseuses de celui-ci ou les baladeuses de celui-là. Malheureusement, la chanson s’arrêta plus vite que la benjamine Targaryen ne l’aurait souhaité, et la bienséance ne permettrait pas aux sœurs de continuer trop longtemps à ne fréquenter personne lors de ce bal, elle en avait bien trop conscience. Les princesses retournèrent donc sagement «faire les belles» auprès du Roi, à défaut d’avoir d’autres choix. Découragée, la dragonnière trempa vite les lèvres dans son vin, bien qu’elle n’avait pas l’habitude de boire… elle ne voyait plus sa cousine autour d’elle et ça l’angoissait, se fiant visiblement sur celle-ci pour conserver son courage, elle n’avait qu’à se tourner vers sa coupe. Instinctivement, l’une de ses mains se glissa dans le replis de sa robe où elle avait masqué la pierre offerte plus tôt par Rogar, et elle se mit à jouer avec pour calmer ses nerfs.

Stark, Greyjoy, Martell, que de grands noms qui venaient, au grand dam de la jeune Targaryen, complimenter la beauté des princesses après avoir salué le Roi. Ce qu’elle aurait donné pour que le regard d’Uthor se porte n’importe où ailleurs que sur elle! Heureusement, il parti bien assez vite, ne lui laissant même pas le temps de répondre, ce qui était mieux ainsi : elle n’aurait pas été capable de garder un ton sur d’elle. Daeyna se chargeait bien des politesses, laissant un répit à Khanrell, bien qu’elle ne se sente pas moins détaillée comme un morceau de viande. Même les commentaires de la princesse Tullia de Dorne arrivaient à la rendre mal à l’aise, alors qu’il s’agissait d’une femme. Aussi belle et exotique que sa sœur Naïla, celle-ci n’en laissait pas moins paraître une sensualité à faire tourner les têtes… seulement, son accoutrement léger à elle était désiré, contrairement à celui des princesses, et elle le portait avec une prestance qui manquait aux deux Targaryen. Le regard de Tullia arrivait à troubler la plus jeune princesse autant que ceux de convoitises des hommes, sans qu’elle comprenne pourquoi cela était possible, et c’est avec mauvais gré qu’elle accepta de suivre sa grande sœur pour poursuivre la conversation avec leur invitée Dornienne.

Heureusement que Daeyna était capable de répondre à sa place en toute circonstance, ce qu’elle fit pour répondre aux questions de Tullia. Franchement, être au centre de l’attention était pour Khanrell beaucoup plus un fardeau, mais elle n’avait pas envie de s’épancher sur ces sentiments avec cette inconnue, et avait la gorge trop nouée pour cela, de toute façon. Alors que son aînée répondait avec grande diplomatie (et une subtilité dans son opinion véritable qui ne manqua pas d’échapper à sa sœur), la jeune lady Blackfyre passa les saluer avec une touche d’arrogance évidente, juste au moment où Daeyna affirma ne pas être un livre ouvert. À la différence de sa benjamine, dont chaque émotion se lisait sur son visage… Justement, au passage de celle qu’elle était censé détester à cause de la vieille rivalité entre leurs familles, la dragonnière peina à cacher son admiration. À peine plus âgée qu’elle, Helzebeth transpirait la confiance en elle, alors que la petite Targaryen donnait plutôt l’impression de vouloir disparaître à des kilomètres.

-Lady Blackfyre… marmonna Khanrell à son égard, répondant difficilement, concentrée à ne pas butter sur une sylable, puisque Daeyna s’entretenait avec Tullia, mais Helzebeth partait déjà, et la jeune princesse ne put s’empêcher de retenir un soupir de soulagement… Elle n’aurait pas supporté un interlocuteur de plus.

Juste comme son aînée finissait de répondre à la princesse dornienne, le jeun Chevalier et fils du Lord de Casterly Rock entra de sorte que personne ne l’oublie jamais… Toujours armé et chevauchant sa monture (laquelle avait empesté la salle d’un énorme cadeau odorant que les serviteurs étaient trop choqués pour ramasser rapidement), il insulta en seulement deux mots le Roi, fit de même avec les deux princesses qu’il regarda à peine, avant de tourner sa monture pour ignorer Aegon et descendre de celle-ci à la rencontre d’un autre noble. L’air épouvantée, Khanrell s’aggripa solidement d’une main au bras de sa sœur, se cachant à demi derrière elle, ses ongles transperçant la peau nue de Daeyna malgré elle.

-Il va se mettre en colère… couina-t-elle faiblement, oubliant tout à coup la présence de Tullia qui l’intimidait tant. Daeyna j’ai peur…

Trop concentrée à surveiller la réaction de son frère, Khanrell ne vit jamais venir l’autre Martell, et ne réalisa sa présence que lorsqu’elle sentit le liquide tiède imbiber son corset clair d’une teinte rouge, laquelle masquait également la robe de sa sœur à la hanche. La princesse hoqueta de panique, non parce qu’elle tenait à sa tenue (évidemment) ou alors parce qu’elle était outrée de l’incident… mais parce qu’elle s’inquiétait des représailles que pourrait enclencher son frère. Le Prince Kalil se répandait bientôt en excuses en encourageant les deux princesses à aller se changer, proposant que Tullia les aide pour se faire pardonner, et pendant une seconde la dragonnière pensa noter une œillade entre les deux… était-ce volontaire, ce qui ressemblait à un accident? Trop effrayée par cet homme à l’allure d’ours et la possible colère du Roi, la jeune princesse ne se le fit pas dire deux fois, et toujours agrippée à sa sœur, entraîna rapidement celle-ci au travers la foule figée pour s’enfuir de la salle de bal, abandonnant sa coupe sur le premier plateau qu’elle croisa. Derrière elle, elle percevait le pas de quelqu’un qui les suivait, et nota avec un certain malaise qu’il s’agissait de Tullia… Même si l’idée de pouvoir porter ce qu’elle voulait lui plaisait… La princesse détestait se dénuder devant les gens, même ses demoiselles de compagnie, et n’avait donc aucune envie de l’aide d’une Martell! Elle n’était pas sans ignorer leurs penchants pour la sexualité et n’avait pas encore digéré le regard qu’elle lui avait offert en la saluant. C’est dire qu’elle était la première femme à lui faire aussi peur qu’un homme!

-Je ne veux pas assister à ça… expliqua Khanrell à sa sœur en sortant enfin de la salle, pour justifier son empressement. Tu n’as pas encore eu le temps de découvrir comment Aegon peut… enfin. Pr’rincesse Tullia, priez pour la vie de votre fr’rère si v’vous y tenez, quoi qu’il s’en s’s’ortira peut-être p’puisque Ser Aar’r’ron a fait b’bien pire… soupira-t-elle en se disant qu’avec Aegon, rien n’était sur, et il pouvait bien exterminer les deux…

Les deux Targaryen et la Martell débarquèrent d’abord dans la chambre de Khanrell, la plus proche à partir de la salle de bal, et celle-ci se mit à fouiner dans sa garde-robe avec un manque évident d’empressement. Disons que plus elle restait loin des festivités et mieux elle se sentait! Déjà, lorsqu’elle reprit la parole, elle bégayait moins, même si la présence de Tullia la troublait toujours autant.

-La bienséance voudrait qu’on se change en vitesse, mais je t’avoue, ma sœur, que je n’en ai nulle envie. Avec un peu de chance, Aegon sera assez en colère contre Ser Lannister qu’il nous oubliera quelques temps… Ça t’ennuie qu’on étire un peu cette pause… Oh, pardon Princesse Tullia! J’je… Je vous oubliais. Ne vous embêt’tez p’pas avec nous, v’vous p’pouvez retourner avec votre fam’mille, je n’ne veux pas vous faire t’tarder…
Fondatrice de DOW
♔ Lady de Dreadfort
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♔ Princesse
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Mar 8 Aoû - 2:05
Je voulais vraiment soutenir Khanrell comme je le pouvais, mais dans cette situation… je savais que cela était difficile. Elle n’allait pas se calmer tant que la soirée ne terminait pas. Je voulais juste son bonheur, je voulais qu’elle fasse attention à elle. Je la soutenais. C’est en serrant sa main que je montrais que je la soutenais. Juste un peu, de la façon la plus tendre possible. Et… finalement, mon cousin n’appréciait pas cela. J’aurais dû m’en douter. Je voyais à quel point cela faisait mal et je lançai un regard noir à Aegon mais je ne pouvais pas faire plus que cela. Il était celui qui dirigeait et c’est vrai que pour lui, les gens viendraient moins vers elle si elle était plus proche… Je serrai les dents et j’acceptais de laisser partir Khanrell. Après tout, je ne pouvais pas rester ici et le mieux était que je la laisse. Qu’elle aille sur la piste de danse. Le sourire qui je lui avais fait voulait tout dire. Un simple signe de tête respectueux avant que je me déplace le plus loin possible. J’entendais les discussions qu’il se passait…

J’écoutais autour de moi avec le verre de vin dans les mains. Je ne bois pas souvent ; je n’aime pas l’effet que cela fait sur mes sens… mais en ce moment, je me disais que je le pouvais. Je buvais lentement, en écoutant et regardant les gens. Les regards étaient bien évidemment tournés sur mes deux cousines et mon cousin. Elles sont connues de tous, moi je suis avec elles… mais déjà, on ne me connait pas tellement. Mon entrainement a pris une place importante dans ma vie, ce qui a fait que je sois moins exposée et aussi, il ne faut pas oublier que je suis une targaryen, mais dans une branche secondaire. Je regardais les gens autour de moi et on ne semblait pas me remarquer. Déjà, on ne semblait pas vouloir me marier ce soir… ce n’était pas moi, comme déjà j’avais pu choisir ma robe et en prendre une dans mes goûts.

Je vis Sir Lannister… et j’imaginais la colère. C’était assez intense, il faut le dire. Je soupirai mais finalement, mon regard fut attiré vers Khanrell et le rouge sur sa robe. Oh… Sir… Il avait eu un probleème avec un des Martell de ce que je voyais. Je voulais m’approcher d’elle, voir si ça allait et changer sa robe, aider ma seconde cousine aussi… Mais TUllia semblait les aider déjà et je crois que ça mettrait simplement Aegon en colère. J’évitais aller la voir… pour ne pas la mettre dans l’embarras… ça me rongeait, je détestais ça… mais c’est demain que je vais m’en occuper, je voulais tellement la soutenir. Je déposai mon verre lorsque je vis quelqu’un qui vient vers moi. Je déposai ma coupe et je regardai cette femme avec le sourire. Tout était si simple… j’avais simplement à lui répondre.

« Enchanté à vous aussi, je suis heureuse de pouvoir vous rencontrer et discuter avec vous. » Dis-je avec un léger sourire.

Elle aborda les pouvoirs et j’haussai la tête. Je ne voulais pas que tous le sachent. C’était vraiment mieux pour moi que tout le monde le garde pour lui, mais au fond… je ne pouvais pas arrêter les rumeurs comme cela, ce n’était pas toujours faisable. Disons même que c’était quelque chose que je préférais taire, mais bon. Les rumeurs et mon absence et les ouï dires… on ne peut jamais faire quelque chose contre cela.

« Enfin… vraiment, rien de plus que mes cousines et mon cousin. Vous me faites trop d’éloges, mais non rien de bien.. hors du commun, malheureusement. »

Je souris légèrement en la regardant. J’étais à l’aise et je n,avais aucun problème. Juste que le temps était long. Je jetai un coup d’œil à l’endroit où Khanrell se trouvait avant de rapporter mon attention vers celle qui discutait avec moi.

« Vous accompagnez le Sir Martell… Lord Kalil je crois ? Si ma mémoire ne me joue pas des tours… »
♔ Princesse
♔ Sorcière errante
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En cours ♥️
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Sam 12 Aoû - 19:07
Le Petit Loup au Ball 


Cela fessait déjà plusieurs semaines que Ricky avait réussi à fuir winterfell pour suivre sa mère et son père a vraie dire la tâche ne fut pas simple; d'abord Ricky  réussi a rassemblé discrètement suffisamment de draps pour faire une corde qui lui servira pour quitter sa chambre pour descendre à l'extérieur des murailles une fois le plan d'évasion terminé .

Le lendemain Ricky fit de faux adieu a ca mère et à son père avant de finalement courir dans sa chambre pour enfiler une tenue de voyage bien chaude une fois la tenue rapidement enfiler il jeta un léger coup d'oeil dans le couloir pas de frère où l'une de c'est soeur à l'horizon il profita de ce rare moment de tranquillité, attachant la corde à une chaise positionnée près de la fenêtre, il s'élança et descendit sans beaucoup de mal le mur;

 Ricky bien agrippé à la corde toucha le sol une fois en bas, il courut jusqu'à la route royale proche du château, le cortège de c'est parent vraiment imposant se terminant par des charrettes transportant les vêtements et les diverses réserves de nourriture étaient en vue, Ricky se faufilant jusqu'à la voie se cacha dans l'une des charrettes le voyage serait long mais au moins il retrouvera sa maman une fois les murs de la capitale en vue .

Plusieurs moments après :

Enfin le voyage toucher à sa fin la dernière charrette où Ricky c'était cacher arriver tout juste aux portes de la capitale, Ricky était bien déçu la ville n'était pas très jolie comparer à la magnifique capitale décrite dans les livres d'histoire, heureusement que la demeure du roi comblé la mocheté apparente, Ricky enfin arrivé à destination sortie de sa cachette sa mère et son père furent déjà rentré pour saluer le roi pour  l'honorer de leurs présence au Ball, Ricky était assez intrigué jamais il n'avait assisté à un Ball, il descendit donc de la charrette et très naïvement il s'approcha près du poste de garde, surveillants l'entrée du donjon rouge , voyant d'autre enfants , Ricky profita de l'arrivée des différends invités pour se faufiler jusqu'à l'intérieur de la pièce,

Ricky fut émerveillé par l'imposante salle du trône il remarqua immédiatement le légendaire trône de fer placé sur l'estrade lui permettant de dominer la salle, il aurait bien voulu monter dessus mais comme tout bon garçon il abandonna rapidement l'idée en voyant toutes la famille royale autour , drôle de famille voilà donc la légendaire famille rescapée de valyria se dit Ricky lui qui en avait souvent entendu parler dans les livres; le regard de Ricky parcourut la pièce bien trop petit il ne trouva pas sa mère ou son père ,  le monde présent été étonnamment élevé, Ricky parcouru un peu la salle avec d'autres enfants présents, il en profita également pour prendre quelques petits morceaux de choses comestibles avant de regarder un peu partout ...
Codage par Libella sur Graphiorum
♔ Lord
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Lun 14 Aoû - 14:41
Shea en était à son deuxième vers de vins. Tranquille dans con coin, elle crut remarquer une silhouette ressemblant beaucoup a celle d’un de ses garçons. Mais il y avait tellement d’enfants à ce bal qu’elle n’en fit rien, ce n'était pas un de sien. Ces chers enfants étaient tous au chaud à Winterfell du moins c’est ce qu’elle croyait. Ce qu’elle crut être ne dura pas longtemps quand elle aperçut dans un coin de la salle son petit garnement de Ricky.

Furieuse n’était pas le mot pour décrire le sentiment que Shae ressentie en voyant un de ces enfants au bal. Comment avait il fait pour arrivée ici ce petit ? La mère du gamin traversa la salle en ayant l’air quelque peu normal même si elle bouillait d’envis de lui crier déçu, elle devait rester calme. Arrivée devant l’enfant, Shae le regarda et lui dit :

- Mais que fait tu ici toi ? Comment est-tu.. ? Tu as des explications à donner jeune homme.

La voix de Shae était plein de colère, le gamin était mieux d’avoir une très très bonne explication pour ce qu’il foutait au bal. Pour ne pas attirer plus l’attention elle agrippa l’enfant par l’épaule et l’apporte avec elle dans un coin plus éloigné des adultes. Une chance que son père ne l’avait pas encore vu, sinon le jeune garçon aurait eux une autre surprise.

Soupirant et n’en croyant toujours pas ces yeux, Shae continu de gronder Ricky.

- Tu devais rester à Winterfell avec t’es frère et sœur. Quand nous allons arriver à la maison, tu sauras privé de sortie à cheval pour très longtemps jeune homme et le double de corvée.

D’un côté, la mère était soulagée de savoir qu’il était ici avec elle, mais de l’autre elle aurai déteste recevoir une missive expliquant la disparition de l’enfant et ne pas savoir ou il était. Justement, en pensant à la missive qu’elle n’aurait pas aimé recevoir, elle devait maintenant avertir les adultes et ‘gardien’ dans le Nord que l’enfant était avec elle jusqu’à leur retour a la maison.

- Je vais te rapporter dans nos quartiers maintenant, et que je ne voie pas y sortir ! Dit-elle avant de pointer du doigt la porte du donjon rouge pour montrer a l’enfant qu’elle était sérieuse. Plus de folie mon cher Ricky, sinon je vais t’envoyer au mur ou tu devra y apprendre à grandir un peu.

Elle devait aussi trouver le Maestre de King Landing pour lui demander d’envoyer un corbeau a Winterfell au plus vite expliquant ou se trouvait Ricky, les autres, ne devait pas s'inquiéter plus longtemps. Dieux savent depuis combien de temps il cherchait le gamin. Shae regarda dans la pièce pour y trouver le Mestre, mais il n’y était pas, elle le trouverait sûrement plus tard dans sa chambre. Elle devrait aussi avertir son époux de la petite escapade de leur treizième née..

Ce bal tournait vraiment au cauchemar pour la Lady Stark.
♔ Lady de Winterfell
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"The snow fell and her kingdom rose."
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Mar 15 Aoû - 6:20
La princesse Khanrell resta silencieuse, et c'est sa soeur qui s'exprima avec doigté et délicatesse. La premi-re était effrayée et l'on pouvait sentir que si elle pouvait s'enfuir, elle le ferait. Daenya en revanche avait bien plus les épaules et l'aplomb pour supporter ce genre d'évènement. Sa réponse était bien dosée et pleine de tacte, je ne pus qu'y répondre avec la même chaleur et le même sourire charmeur.

"Je ne peux qu'en convenir avec vous sur ce point. Mais jouer de ces regards est également un divertissement et un excellent moyen de juger en retour. Un excellent outil à qui sait le manier..."

Nous furent interrompues par d'autres nobles qui vinrent se présenter. Mais le plus spectaculaire fut l'entrée du jeune Lannister. Sur son cheval, armé, il insultat de manière superbe le roi et repartit comme si de rien n'était. J'étouffais un rire, ne pouvant que difficilement cacher mon rictus derrière ma coupe.

"Ho my, voilà qui est intéressant..."

Mais un autre spectacle attira mon attention. Ou plutôt m'alarma et me mit la puce à l'oreille. La plus jeune princesse Khanrell, suite à cet évènement fort distrayant pour la plupart des convives, se cacha derrière sa soeur, exprimant clairement sa frayeur. Je fus glacée de voir que la jeune femme avait un visage terrorisé. Mon sourire s'effaça, mon regard se portant sur le roi. C'était bien de lui dont elle avait peur. Je sentis monter un moi de l'indignation et une profonde miséricorde pour cette princesse. Un tel regard de peur ne s'invente pas et ne se simule en rien. Les rumeurs étaient donc vraies.

Je me retenais de dire quoi que ce soit, cessant de fixer la jeune princesse pour ne pas la mettre plus dans l'embarras. J'allais relancer la conversation avec Daenya, quand mon frère fit son entrée et fit exprès de renverser son verre sur la robe de la jeune princesse. Je bondissais agilement sur le côté pour l'éviter, mais mon regard était devenu noir de colère et je ne pouvais m'empêcher de pester ouvertement contre celui-ci.


" Kalil ! Espèce de grande brute maladroite! "

Il m'avait fait un regard appuyé et malicieux, mais il ne rencontra que des yeux courroucés et pleins de désapprobation. Je n'aimais pas que l'on interrompe ainsi une conversation. Encore plus pour faire des remarques par la suite des plus déplacées envers les princesses. Lui, j'allais lui en mettre une plus tard, il va m'entendre... Mais cette aubaine n'échappa pas à Khanrell, qui profita de cette occasion pour s'enfuir du bal avec sa soeur. Devant réparer l'erreur de mon frère, vu que j'y avait été invitée et que je n'allais pas me faire prier, je les suivis d'un pas plus tranquille et détendue. Finalement, Kalil allait sans doute me donner une occasion en or. Mais je vais bien me garder de le lui dire, sinon sa tête va tellement enfler qu'elle va exploser.

Je suivais les princesses, la plus jeune se sentant véritablement mal à l'aise face à ce qui allait suivre dans la salle de bal. Je regrettais un peu de ne pas y rester, rien que pour voir la crise qu'allait faire le roi. Mais bon, mon frère ou Naïla me raconteront avec brio cet épisode, j'en étais certaine. Khanrell me parla enfin, demandant à ce que je prie pour mon frère et sa vie sauve. J'étais surprise par son bégaiement, signe véritable de son manque d'aisance en société. Mais je ne me formalisais pas vraiment là dessus, c'était plus son inquiétude qui m'étonnait. Je la regardais avec de grands yeux étonnés, puis me mis à rire tout en posant sur elle un regard attendri.


"Fu fu fu ~ ! Je vous remercie pour votre sollicitude envers mon idiot de frère, princesse Khanrell. Mais vous n'avez  pas à craindre pour lui ni à le plaindre. Mon frère est tout à fait capable de se débrouiller pour une telle bagatelle. Il n'a point du tout besoin de mes prières. Et puis, ça lui apprendra à faire le pitre et l'intéressant.."

Je tiquais de désapprobation, n'était pas vraiment d'humeur à le défendre. Et puis, ce ne sont pas des prières qui vont le sauver à ce stade là. C'est lui qui s'est mis dans le pétrin en connaissance de cause, qu'il se débrouille! Mon ton avait été détaché, pour dédramatiser un peu et espérer détendre Khanrell qui paraissait paniquée par la situation. Il était étrange de voir les deux comportements différents des soeurs. L'une calme et posée, protectrice mais inquiète. L'autre tétanisée par la peur et prête à s'enfuir comme un petit lapin. Un tel tableau ne pouvait que me fendre le coeur. J'avais pitié pour elle, car je ne souhaiterai pas être à leur place. Mais en même temps, je ne comprenais pas qu'elles soient incapables de s'imposer, avec tout le pouvoir qu'elles représentaient. C'était une véritable énigme. J'espérais en savoir plus, pour au moins me fixer sur ma conduite à venir. Rester neutre, ou bien excéder ma soeur et leur venir en aide d'une façon ou d'une autre ? C'étaient des Targaryen, c'est bien vrai, une famille que l'on souhaiterait renverser pour leur tyrannie. Mais la tyrannie venait des mâles, et non des femmes. Je ne les voyais, pour l'instant du moins, que comme des victimes collatérales. Enfin, peu importe... Nous finissions par arriver assez rapidement dans une chambr,e qui devait être celle d'une des deux princesses. J'entrais, restant discrète et regardant autour de moi. La chambre était plus simple que je ne pensais. Il y avait quelques effets, et je remarquais un luth posé par là. Attirée isntinctivement par l'instrument, je m'en étais rapprochée et faisait l'effort de ne pas fixer la princesse. Bien que la tentation d'observer ce superbe corps était intolérable, je ne saurais manquer de respect face à sa pudeur en présence d'une étrangère. Je pris d'onc simplement le luth, m'installant sur une malle. La jeune princesse prenait son temps, et finit par l'avouer clairement à sa soeur. Mais elle se reprit vite en se souvenant que j'étais là. Elle s'excusa, me priant de ne pas rester si je m'ennuyais. Mais j'étais bien trop heureuse d'être ici, je ne risquais pas de partir! Je souriais simplement, posant sur elle un regard amusé et plein de compassion.


" Ne vous en faites point princese Khanrell. Utilisez-moi au contraire comme excuse, c'est le moins que je puisse faire pour vous après la mauvaise plaisanterie de Kalil."

Je commençais à titiller les cordes du luth, laissant quelques notes chaudes typiques de Dorne monter dans l'air. Et avec autant de plaisanterie que d'ironie, je leur donnais une bonne excuse de ne pas s'en faire pour moi ou leur temps ici.

"Dites que vous n'avez pu vous soustraire à ma demande de vous jouer du Luth, et que cela a prit affreusement du temps et que vous ne pouviez refuser une Princesse de Dorne sans la froisser. Que c'était un moment terrible d'agonie et que vous auriez préféré être dans la salle de bal avec les autres ~..."

Je riais légèrement, et me mis à jouer plus franchement. Les notes étaient agréables, très élégament jouées et la musique détendait l'atmosphère. C'était une balade assez connue à Dorne, jouée dans la plupart des soirée d'été comme fond musical. Je souriais et regardais l'instrument avec sensibilité, aiman véritablement jouer de la musique. J'étais là, comme une de ces belles courtisanes jouant pour le plaisir des yeux et des oreilles. J'espérais ainsi non seulement assourdir un peu ceux qui écoutaient aux portes, mais également apporter un brin de vérité au mensonge qui pourrait être salvateur. Je jouais ainsi de longues secondes, mais ma première pensé ne tarda pas à revenir. Qu'en était il de leur situation de princesse ? Pourquoi autant de crainte et de peur ? Je craignais le pire face à ce que j'allais peut être entendre. Ou alors, elles allaient feindre l'ignorance, ou s'insurger devant une telle insulte. Peu importe... Je me permettais de leur offrir une opportunité, et n'hésitais plus à leur faire part de ma pensé.

" Mais, si je puis me permettre... La rumeur est donc vraie à propos du roi Aegon et des Perles du Dragon. Celui-ci se comporte comme un tyran, même avec les propres membres de sa famille..."

Je fronçais des sourcils, continuant cependant à jouer divinement bien. J'étais en colère rien qu'à cette idée que l'on puisse battre un être aussi délicat et fragile que ces princesses. De telles beautés ne devraient pas être ainsi maltraitées, mais au contraire choyées et idolatrées. Mes yeux quittèrent le luth et se posèrent sur la princesse Khanrell. Ils étaient empreint d'une certaine tristesse, d'une inquiétude partagée et d'une mensuétude qui n'avait rien à voir avec les regard brillant de luxure qui me caractérise d'habitude. Je ne la regardais plus comme une choe à posséder, mais à protéger. C'était très étrange venant de ma part. Rarement cet instinct n'est venu pour un de mes objets de convoitise.

"Il ne vous a jamais frappé, au moins ? "

Ma voix s'était faite plus douce, plus compatible avec ce message de compassion que j'essayais de faire passer. On pourrait le prendre comme une insulte, mais c'étaient des paroles et une sollicitude sincères. Je craignais que cela ne soit le cas, pour qu'elle soit ainsi aussi émotive et apeurée par cet homme. Elle se comportait comme une proie, une victime de brutalité qui n'a pas beaucoup d'échappatoire. Cela ne devrait pas arriver.
Pas pour les Perles du Dragon, c'est véritablement indigne.
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Mar 15 Aoû - 16:46
L’une des meilleures façons d’apprendre à connaître les gens, c’est de les observer et écouter, sans se mêler à eux. Même si Naïla passe difficilement inaperçue, sa beauté sombre la laissant difficile à ignorer, il n’y a guère de moment où on l’arrêta, car elle avait beau se faufiler entre les gens et tendre l’oreille, elle savait merveilleusement prétendre porter attention à autre chose, si bien qu’elle semblait toujours trop occupée pour qu’on ne s’occupe d’elle, lui donnant ainsi tout le loisir «d’espionner» ouvertement les propos sans en avoir l’air. C’est ainsi, à la frontière entre l’ombre et la lumière, que la princesse suzeraine de Dorne vit passer nombre de Lords et Ladys, évalua son envie de leur adresser la parole, soupesa l’intérêt qu’ils pouvaient avoir pour elle, prenait des notes mentales, laissait tomber quelques politesse habiles ici et là, mais n’entretenait de réelle conversation nulle part, par précaution. Elle avait assez pris de risques avec Rogar un peu plus tôt, elle se devait de rester prudente par la suite, au cas où on aurait déjà repéré son manège.

Les salutations vers le Roi se multipliaient, bien que Naïla n’ait toujours pas daigné lui accorder son attention. Après tout, elle ne se considérait pas inférieur à lui, même si elle n’avait pas le culot (pas encore du moins) de porter le titre de Reine, et elle attendait donc que ce soit lui qui lui fasse l’honneur de lui parler. Elle se délecta toutefois des différents incidents diplomatiques, le premier dont elle du s’efforcer de se couvrir la bouche pour ne pas éclater de rire, Lord Lannister venait carrément… de se foutre dans la merde! Dire qu’elle avait eu envie de se lier avec celui-ci, ce n’était visiblement pas le bon moment. Certes, cette attaque à l’honneur d’Aegon V était louable, mais il valait mieux ne pas traîner dans l’entourage de celui-ci, en attendant de savoir la punission que risquait certainement de lui être attribuée. Jouant de prudence, suivit plutôt la jeune lady Blackfyre, qui semblait presque aussi ravie d’être en ces lieux que les jeunes princesses dragonnes, mais probablement pour d’autres raisons. La future Reine de Westeros (ou impératrice du monde connu qui sait?) s’organisa donc pour se retrouver banalement sur le chemin de cette jeune femme… une famille descendant des Targaryen qui, bien que pas tout à fait en rébellion ouverte, restait peu réceptive au règne actuel… cela pouvait servir les desseins de Sunspear…

-Milady Blackfyre, quel plaisir de vous rencontrer enfin ! J’ai tant entendu parler de vous! mentit Naïla avec une dose juste parfait de surprise et de bonne humeur. Enfin, de votre famille en général, mais je n’ai eu le plaisir que d’échanger à quelques reprises avec votre père, toutes mes sympathies d’ailleurs pour votre tragique perte, et entrevoir votre aîné, il y a trop longtemps. D’ailleurs, est-il venu? Nous devrions nous écrire plus souvent, vous ne croyez pas? Enfin, c’est un véritable charme de faire enfin votre…

Une clameur étonnée, des rires confus et une voix à peine repentante que Naïla reconnaissait trop bien retentit et interrompit le monologue de la princesse de Sunspear. Assez grande, la femme pouvait voir par-dessus presque toutes les têtes et constater que c’était bel et bien son imbécile de frère qui faisait des problèmes. Invidia soupira en roulant des yeux, peinant à ne pas arborer un sourire amusé par la situation.

-Vraiment celui-là, si gauche! soupira Naïla en reportant son attention sur Helzebeth. Tant pis, il se débrouillera sans moins et si son Altesse lui offre un châtiment je n’interviendrai pas, c’est un grand garçon. Que disais-je encore?
♔ Princesse Suzeraine de Dorne
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Mer 16 Aoû - 3:06


Chose positive en cette soirée grotesque? C'était que le pire en ce qui la concernait était sans doute passé soit, celui d'avoir résister à l'envie de lancer une pique ouverte au Souverain qui la rebutais. Elle porta gracieusement la coupe de vin à ses lèvres et y pris une légère gorgée tandis que son regard balayait les convives en se demandant laquelle elle préférait de loin éviter plus qu’une autre. Évidemment qu’elle ne pouvait éviter tout le monde, mais certaines têtes l’inspiraient assurément moins que d’autres. Ce fut une entré plutôt remarquer qui la força, ainsi que les autres convives à tourner le regard vers le nouveau venu et son… Destrier. Certains soupirs outrés se firent aussitôt entendre discrètement autour d’elle, ce qui l’amusa au plus haut point. Bien entendu, elle reconnut le Cavalier insolant –mais oh combien amusant- comme tout le monde dans l’assemblée. Ser Aaron Lannister, bien entendu, qui d’autre.

Elle ne put alors s’empêcher de laissé échapper un gloussement audible, mais discret, qui lui valut quelques regards désapprobateur qu’elle se contenta de chassé d’un mouvement vif et hautain du menton. Tandis que les regards se reposèrent, curieux et si avares de futures commérages sur le Lannister, Helzebeth quant à elle profita de l’inattention de ces brebis pour s’en éloigné avant d’avoir à subir leurs remontrances ou ne serait-ce que leurs commentaires sans doute dépourvue de la moindre capacité saine à réfléchir sincèrement par elles-mêmes. Elle en profita pour repérer son garde du corps qui vint la rejoindre, lui murmurant ses observations alors que le regard de la Blackfyre se portait sur le Cavalier qui avait abandonné sa monture pour aller discuté avec… Le Lord Greyoy, qui n’avait rien pour lui inspirer confiance d’une quelconque façon. Elle détourna finalement le regard, de crainte que celui-ci ne le croise et ne la remarque outre mesure.

Son regard alla s’attarder de nouveau en direction du trio de Princesse, lorsqu’un Noble l’accosta poliment, lui offrant prestement ses condoléances concernant son père, pour s’empresser de lui partager quelques commentaires maladroits et déplacer concernant sa Maison. La jeune Sorcière se tourna alors vers son garde du corps qui lui servait aussi d’informateur en cette soirée bondé de divers Lords, Lady et membres de la Noblesses –influant ou non- d’un air visiblement agacer. Signe qu’elle attendait que celui-ci lui décline son identité, au lieu de prendre la peine de la demandé directement à ce visage inconnu.

«Syr Ivendal, ma Lady.»

La jeune Princesse Illégitime afficha alors un sourire teinté de malice, rendant ses traits légèrement plus dur, lui enlevant temporairement cet air de poupée de porcelaine et de petit ange innocent. Bien qu’aucun Blackfyre ne l’était réellement. Peut-être fallait-il lui rappeler à qui il avait à faire, celui-là.

-Il paraîtrait que votre père aurait perdu une Fortune assez importante et que vous avez été dans l’obligation de retirer vos part de la Banque de Braavos et que vous n’êtes même pas en mesure de vous payer une carriole pour vos déplacement. Cela doit être difficile. Attendez de voir les regards qui se poserons sur vous, lorsque tous découvrirons que même votre costume est sans doute une location… Vous n’espérez tout de même pas mettre le grappin sur l’une des Princesses Targaryen? Si?

Elle gloussa. Son regard pétillait de malice, puis elle se contenta de tourner les talons, lui offrant un dernier sourire tout en inclinant poliment la tête en guise de salutation, portant sa coupe à ses lèvres. Se retournant alors afin de rapporter son attention devant elle, elle tomba alors nez à nez avec l’une des Princesses Martell. Naïla qui la fit presque sursauté tant son –faux- enthousiasme transperçait à travers ses mots et son expression. Helzebeth se contenta d’esquisser un sourire polie, malgré que le fait qu’elle ait tant entendu parler d’elle la dérangeait au plus haut point. La jeune Blackfyre n’étais pas aussi flamboyante que la réputation des autres membres de sa Maison, ironiquement, puisqu’au sens figuré, bien entendu. Sans compter que mise à part raconté qu’elle avait presque été enfermé loin des regards et qu’elle étudiait, il n’y avait pas grand-chose à dire sur elle, non? Ah oui, lui trouver mari et patati et patata, la même histoire pour toutes les jeunes filles d’environs son âge venant de Maisons importantes. Celle-ci se reprit aussitôt, précisant qu’elle faisait surtout référence à sa famille. Cela avait déjà plus de sens et sonnait plus acceptables à ses oreilles. Encore heureuse que ce ne fut pas un homme qui lui jeta ce commentaire qui lui aurait sans équivoque fortement déplus. Et pire encore, dépendant cela viendrait de qui, elle aurait même peut-être à se mordre la langue avant de lancer une pique cinglante. Ce qui heureusement pour l’instant, n’était pas le cas…

Des murmures s’élevèrent de nouveau ponctué de rires forcèrent son interlocutrice ainsi que la jeune Blackfyre à tourner la tête instinctivement là où les convives regardaient. Visiblement, l’un des Martell –bien difficile à raté avec sa carrure imposante- sembla accidentèlement renversé le contenu de sa coupe sur les Princesses Targaryen. Elle ne put alors s’empêcher de jeter un coup d’œil discret envers le Souverain qui ne semblait absolument pas satisfait de la scène alors que le trio de Princesse quittait le Bal. C’était sans doute une bonne chose. L’une d’elle, Khanrell, ne semblait pas du tout à l’aise d’être présente à cette soirée et pour cause, elle le savait bien. Même sa voix lorsqu’elle avait daigné répondre à sa salutation trahissait son malaise dans un discret trémolo qu’avait laissé échapper sa gorge. Dans tous les cas, Naïla rapporta son attention sur elle, lui demanda où elle en était dans ses propos, précisant préalablement qu’elle ne comptais pas aller porter secours aux ânerie de son frère. Helzebeth se contenta d’afficher un sourire faux, mais polie. Pourquoi? Parce-qu’elle n’avait pas plus envie d’être ici, mais que les Martell étaient une Maison influente, bien qu’en Dorne et qu’elle préférait ne pas être l’instigatrice d’une mauvaise relation entre eux et les Blackfyre. Elle était là pour doré l’image de sa Maison, non pour l’assombrir –si ce n’étais qu’envers les imbéciles heureux-. Dans tous les cas, elle se faisait un point d'honneur à ne pas démontrer son propre malaise de la situation, tout comme celui de sa propre présence. Cela ne serait considéré que comme un signe de faiblesse et il était hors de question qu'elle laisse véhiculer cette image à travers elle afin qu'on cherche à tenter de l'atteindre d'une quelconque façon.

Cela me fait plaisir de vous rencontrer aussi, Princesse Naïla. Elle inclina la tête légèrement. Quant à mon frère, il n’est malheureusement pas présent en cette «magnifique» soirée. Il en fut fort désappointé… Bien entendu qu’elle en mettais un peu trop, c’était des Blackfyre qu’il était questions, mais il y avait des oreilles partout, alors. Mais sachez que je suis persuadée qu’il compte vous écrire dans un avenir rapproché, sinon j’y veillerais personnellement.

Elle posa son regard quelques secondes sur le Souverain qui elle n’en doutais pas deux secondes, devaient sans doute bouillir de voir ses trophées de la soirée s’évaporer aussi aisément. Sans doute celles-ci ne devraient pas tarder pour changer de tenue, car elle parierait que celui-ci leur ferait amèrement regretter, si ce n’étais pas déjà dans ses plans, tout comme Syr Lannister, ou le Prince Martell. Elle rapporta sont regard vers la Princesse de Dorne.

-J’espère tout de même que votre frère n’aura pas d’ennuis. Son accident a eu au moins le mérite de laisser le luxe aux Princesses Targaryen de prendre une petite pause de foule… Et du regard lourd du Roi à leur égard.

Avait-elle mentionné cette fois presque en un murmure sans doute uniquement audible par la Princesse devant elle. D’ailleurs, elle se demandait où se trouvait la troisième Targaryen. Quoi qu’il en soit, les Martell étaient très présent en cette soirée, presque éparpillé stratégiquement. C’était plus pratique d’être plusieurs. Bien sûr qu’elle ragea intérieurement de l’absence de son frère. Elle devait doubler d’effort, mais c’était une bonne chose que Naïla l’ai accosté, cela l’empêcherais de devoir le faire elle-même envers un Martell. Après tout, ils étaient l’une des Maison qui attirait l’attention des Blackfyre depuis un petit moment. Elle savait qu’il était profitable de renforcir la relation de leurs Maison et si le premier pas était entamé de leur côté, notamment depuis la nouvelle position de Lord de son frère, cela ne faisait que démontrer un certain intérêt, mais lequel?

-J’espère que votre voyage entre Dorne et Crownlands ne vous fut pas pénible. J’imagine que toutes les autres régions vous paraissent bien fades à côtés des merveilles de Sunspear. N’est-il pas?

Sans compté la différence de température. Dorne la faisait rêver. Après tout, elle adorait la chaleur… Bref, une simple conversation banale qui pouvait rapidement se transformé. Parler trop directement en ces lieux n’étais pas chose judicieuse. Tout le monde savait cela. Son regard lunaire parcouru justement les convives qui les entouraient, alors que des regards se détournèrent prestement du duo, visiblement désireux d’entendre leurs paroles, seulement, la voix de la jeune Blackfyre savait ce faire aussi discrète que le vent. Parler plus fort de toute façon n’étais pas digne d’une personne de son rang.
♔ Lady de Black Castle
♔ Sorcière errante
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«Le feu qui semble éteint dort souvent sous la cendre.»
«Be who you were created to be and you will set the world on Fire.»
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Dim 20 Aoû - 11:08
Sans qu’elle sache trop pourquoi, Naïla fut persuadée que Lord Blackfyre n’était pas si désapointé de ne pouvoir venir au bal, considérant certainement le grand amour que se partageait cette maison et la famille royale, mais la princesse ne répondit à cette affirmation qu’avec un sourire entendu. Le voyage d’Antlers jusqu’à King’s Landing n’était pas si pénible, si on le comparait avec Dreadfort ou Sunspear, il semblait donc peu probable à ses yeux que le frère d’Helzebeth ait une raison valable pour ne pas venir. D’ailleurs, toutes les autres maisons d’importance des Crownlands étaient présentes. La promesse de la lady de s’assurer que son aîné lui écrirait surpris quand même la Martell, qui peina à ne pas le laisser paraître. Disait-elle seulement cela par politesse où y avait-il une suggestion d’alliance derrière cette phrase sommes toutes banale? Après tout, si le Lord avait envoyé sa sœur plutôt que venir lui-même, c’était pour marquer sa désapprobation envers le Roi tout en s’assurant de pouvoir forger des liens avec les autres maisons, non ? La haïne évidente de la branche bâtarde des Targaryen envers la lignée légitime n’était pas un secret pour quiconque… s’étaient-ils enfin décidés à se bouger? Comme cela s’accordait bien avec les plans de liberté de Dorne!

-Il est habitué aux ennuis, et je ne crois pas que le Roi punirait trop sévèrement l’un de ses dragonniers, même si l’Académie lui appartient de droit, il ne voudrait certainement pas se mettre à dos l’un des guerriers qu’elle a formée… Une belle arme à double tranchant que cette puissante organisation… se moqua Naïla sans plus un seul regard vers son frère, qui trouverait bien le moyen de s’en sortir tout seul. Ainsi donc, je ne suis pas la seule à l’avoir remarqué… commenta la princesse suzeraine sous le même ton employé par Helzebeth. Ses adorables petites sœurs ne semblent pas aussi radieuses aux côtés de leur frère, quel gâchis, se moqua-t-elle dans un murmure à peine audible.

Ainsi donc, il n’échappait à personne que les princesses Targaryen ne brillaient pas de bonheur avec Aegon au trône, cela restait une évidence. Il n’en fallait pas plus à Naïla pour comprendre qu’elle était sur la bonne voie avec ses plans. Non pas que le destin des princesses blondes lui importait réellement, elle n’en avait cure de leur bonheur, toutes des dragons autant que le Roi, mais cela la confortait dans son idée que Sa Majesté ne méritait pas son trône. Même ses sœurs pourraient, étonnement, être des alliées… Considérer cela coûtait toutefois très cher à la Martell, qui n’était pas vraiment encore prête à sauter ce pas dans ses plans.

-Froides surtout! se plaignit Naïla avec un excès de désespoir, comme si sa vie n’avait plus de sens, voulant donner un air banal à sa conversation.

Avait-elle bien compris où Helzebeth voulait l’emmener? Discuter de banalité, c’était le meilleur moyen pour qu’on ne leur porte pas attention, et en s’exclamant, la belle Martell avait commencé à marcher, incitant Blackfyre à la suivre, se dirigeant lentement mais surement entre les groupes éparses, comme au hasard, bien que ses pas étaient bel et bien destinés à l’emmener dehors après plusieurs détours pour avoir l’air innocente. Loin de tous, des yeux, des oreilles, exactement comme elle l’avait fait un peu plus tôt avec son bon ami Bolton, mais de façon beaucoup plus subtile cette fois.

-Bien sûr j’adore voyager et voir le monde, et on ne se plaint jamais d’avoir le bonheurde visiter la capitale, n’est-ce pas? se moqua-t-elle avec un entrain à peine exagéré. Mais il est vrai qu’aucune cité, à mes yeux, n’arrive à la cheville de Sunspear en quoi que ce soit. On n’est jamais mieux que chez soi. Ma capitale est beaucoup plus… vraie.

Le dernier mot avait été à peine chuchoté, accompagné d’une œillade équivoque. Pas de mensonges, pas de complots, pas de tromperies, Dorne n’était pas un Royaume en rébellion interne et ne l’avait jamais été, ses lords vassaux ayant toujours été fidèles aux suzerains, toutes génération confondues, depuis bien avant la conquête des dragons. On ne faisait pas semblant, à Sunspear, on s’amusait pour de vrai, plus que n’importe quel autre royaume n’est capable de le faire. Tous coincés dans leurs convictions trop sages et trop axées sur la Foi. Ces restrictions imbéciles les privaient tous du plaisir de vivre. L’air beaucoup trop frais du début de soirée fit frissonner Naïla lorsqu’elle s’approcha enfin de la porte, laissée entrouverte pour faire entrer la fraîcheur et descendre la température ambiante, avec toutes ces personnes pour réchauffer la salle de bal, c’était presque soulageant de trouver le froid des Crownlands.

-Du moins, vrais entre nous, bien sûr. C’est un beau royaume dont j’ai hérité, un royaume fier et fort. Qui en a assez de plier l’échine devant la suprématie d’un Roi dont nous n’avons cure. Et nous ne sommes pas les seuls, n’est-ce pas, milady? Dites moi pourquoi votre frère vous a véritablement envoyée ici à sa place?
♔ Princesse Suzeraine de Dorne
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Mar 22 Aoû - 4:35
De retour dans la salle du trône au beau milieu des réjouissances qui ne lui plaisaient guère, il se sépara temporairement de Naïla d’un commun accord. Il n’était point bon de continuer à s’afficher à ses côtés, l’attention était la dernière chose que voulait attirer le jeune Seigneur. Déambulant lentement entre les convives sur les flancs de l’immense pièce, Rogar observait avec finesse les différents petits groupes qui s’étaient formés. Quels Lords entre eux ou quelles Ladys discutaient entre elles. Il remarqua avec une certaine surprise, l’arrivée des Greyjoys mais surtout, l’arrivée des Starks. Lord et Lady Stark avaient daigné sortir leurs têtes des terres grises du Nord. La Dame de Winterfell n’était guère à l’aise et cela se ressentait. Rien de tout ce faste et de ces futilités ne demeuraient commun dans le Nord. Quoi de plus naturel que de sentir passablement nerveux. Mais le fait que cela se ressente autant, attirer encore plus l’attention, ce qui accentuait de manière exponentielle la nervosité. Un cercle vicieux en somme. Il se rapprocha petit à petit du trône afin de pouvoir distinguer plus convenablement la Princesse Khanrell qui l’avait tant bouleversé quelques heures auparavant.

C’était donc aux premières loges qu’il assista aux différentes révérences des arrivants, dont le frère et la sœur de Naïla, Kalil et Tullia. Mais aussi à Lady Blackfyre, dont l’amertume à l’égard du Roi, le fit presque sourire. Les Blackfyres seraient sans doute l’un des plus précieux alliés dans la Guerre à venir, tant par leur animosité mal dissimulée envers la Branche légitime du trône, que par leur situation géographique intéressante. Il n’y avait pas que lui qui le savait, c’était donc avec amusement qu’il constatait que Naïla venait de prendre les devants et de s’acoquiner à la jeune blonde. Elle ne perdait pas de temps et le capitalisait au mieux. Il ne rata pas non plus une seconde de l’entrée fracassante de l’héritier de Casterly Rock, Ser Aaaron Lannister. Une entrée qui avait beaucoup plu à l’Ecorché. Le Cinglant n’usurpait pas sa réputation d’homme rigide. Les Lannisters semblaient donc bien décidés à se détacher de l’emprise Targaryen, comme le disaient les rumeurs. Le Dragon n’était en rien supérieur au Lion, le Dragon n’était en rien supérieur à quiconque ici présent se disait Rogar. Mais l’essentiel et qu’il faudra compter sur la famille la plus riche de Westeros dans la suite des événements.

La maladresse volontaire de Kalil ne trompait pas le Nordien qui analysait la scène. Ce « malheureux » accident, outre le fait d’aggraver la colère ronflante du Roi qui restait tout de même relativement calme, avait au moins le mérite de faire sortir Khanrell de cette salle. Sa robe étant toute souillée du liquide vermeil, tout comme celle de sa sœur. Elles s’empressèrent de s’éclipser du Bal, afin de probablement se changer, talonnaient de près par leur cousine ainsi que la sœur de Naïla. L’exposition répugnante dont elles faisaient l’objet venait de se stopper plus rapidement que prévu. Peut-être que leurs tenues de rechange seraient moins équivoques, du moins, Lord Bolton l’espérait. Son attention fut alpaguée par l’agitation soudaine derrière lui. Lady Stark ? Elle semblait réprimander un enfant d’une dizaine d’années environ. Le jeune homme s’approcha d’eux et ne put s’empêcher d’écouter la dispute, son fils avait fait le mur depuis Winterfell ? Inconscience ou témérité ? L’un n’empêchait pas l’autre. Désirant s’entretenir avec la Louve même si les relations entre les deux familles étaient relativement épineuse et qu’il doutait de l’amabilité de celle-ci à son égard, l’Ecorché se positionna près d’elle.

Lady Stark … Je ne m’attendais point à vous voir ici. Puis son regard glacial et dérangeant se braqua sur le jeune garçon fraîchement rabroué. Et ce garnement est votre fils je présume. Le Mur ? La sanction semble sévère, mais après tout, il manque d’hommes sur le Mur.
♔ Lord de Dreadfort
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Mar 22 Aoû - 12:18
Le Petit Loup au Ball 

Après avoir sagement découvert la salle du trône détourné en salle de Ball Ricky commença A regardé les différents lords et lady présent, il passa à plusieurs reprises devant sa mère sans la remarquer finalement après avoir observé la salle complément il posa son regard sur la table de banquet il se préparait à marcher en direction de la table quand sa mère arriva brusquement derrière lui la tonalité de la voix ne présager rien de bon pour Ricky qui resta sans voix sous le choc de la rencontre brusque et soudaine; il lança un dernier regard au banquet quand sa mère le souleva pour l'emmener dans un endroit loin des autres invitées Ricky écoutant sa mère ne pût s'empêcher de faire son regard d'ange pour rattraper ça bêtises

-Tu devais rester à Winterfell avec t’es frère et sœur. Quand nous allons arriver à la maison, tu sauras privé de sortie à cheval pour très longtemps jeune homme et le double de corvée.  


Resté à winterfell avec les livres et toutes les leçons des professeurs non une des premières raisons pour lequel Ricky était partie pour suivre son père et sa mère qui plus et avec toutes ça fratries non, effectivement vraies que les enfants Stark son tous unis mais Ricky n'apprécie pas particulièrement de devoirs restés dans le nord avec ces frères Et soeurs l'envie de visiter la capitale des sept couronnes était vraiment plus alléchante surtout avec ses parents.

Quand Ricky entendu les punitions que sa mère lui citer et imposer dans le même moment Ricky fut particulièrement triste pour la privation de sortie à cheval lui-même encore jeune adorée chevauchée autour du château enfin même si les chutes a cheval été rude, le plus triste et découragent pour Ricky fut d'apprendre que désormais il aurait droit à plus de corvée que d'habitude il laissa couler la colère de sa mère sans répondre pour ne pas aggraver son cas déjà très épineux .

Puis Ricky fixa la porte où sa mère montrée tout en évoquant la garde de nuit , Ricky a la garde de nuit lui défendre les hommes contre des menaces imaginaires, bon je vous l'accorde imaginaires et un bien grand mot mais pour Ricky la meilleure devise reste je peux regarder je crois je ne vois pas je m'en fiche cordialement très sympathique comme idéologie, Ricky se contenta de répondre à sa mère :

-Maman, je ne m'excuse désolée, mais le voyage que tu allais faire m'a rendu triste d'être séparé de toi et papa

Ricky fut vite étonné par l'arrivée d'une inconnue, Ricky le regarda approcher de sa mère, Ricky regarda le regard froid qu'il lui lança avant de vite déguerpir surtout de peur que d'étonnement dans les appartements de sa mère, il resta sur l'une des terrasses et regarda la ville à vraie dire la ville vue de haut ne ressemblait pas beaucoup au village situé aux alentours de winterfell .

Ricky resta donc là tout le reste de la soirée heureusement que la chambre disposer de quelques assortiments bien que ne lui étant pas destinée Ricky dégusta la nourriture qui était à disposition de c'est parent dans la chambre, Ricky retira son manteau de fourrure et il s'installa dans le lit en attendant la fin de la fête Ricky se dit qu'au moins cela été plus amusant que d'attendre dans le froid de winterfell bien qu'il se soit habitué à vivre dans ce climat.


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Mer 23 Aoû - 14:48
Shae ne savait plus ou tournée de la tête, entre les invités du bal qui selon elle l’avait tous remarqué grondé son fils et son fils qui n’était supposé être là. Les deux coupes qu'elle avait bues n’aidaient pas la situation non plus. Elle se sentait très mal intérieurement de le gronder aussi fort, mais il avait délibérément désobéi à l’ordre de reste à Winterfell durant leur voyage. Il pouvait bien lui faire tous les sourires et les excuse qu’il le veuille, Shae ne broncherait pas sur sa décision de le priver de sortie à cheval. Elle ne pouvait laisser quelque chose du genre passer. La Lady en aurait pas fini avec les conséquences et les punitions de ce petit après le bal. Il fessait mieux de bien ce tenir. Avant qu’elles ne puissent continuer à le gronder, elle l’entendit lui dire qu’il était désolé de l’avoir désobéi mais qu’il ne voulait pas être séparé d’elle et de son père.

Cela réchauffa le coeur de la louve. Elle comprenait les inquiétudes d’un enfant de 9 ans, ayait, elle aussi était fille d’un Lord et d'une Lady. Mais jamais au grand jamais aurait-elle essayé une escapade du genre. Elle aurait plutôt envoyé tous les pigeons possibles à Kings Landing avec chacun d’eux, une note différente qui expliquait qu’elle s’ennuyait de ces parents, qu’elle avait hâte qu’il revienne.

Avant qu’elle ne pût dire quoique ce soi d’autre au gamin, elle voyait son aire de chien battu disparaître quand la voix de l’homme dit le nom de sa mère. Le jeune garçon parti comme une Flèche pour les appartenant de ces parents, enfin, ces ce qu’elle espérait ne pouvant le pourchasser.

Shae prit quelques secondes pour reconnaître la voix de l’homme qui venait de lui adresser la parole. Les pires craintes de la Lady se concrétisèrent, il avait entendu les conséquences du jeune homme. Mais depuis combien de temps était-il debout a écouté gronder son petit Ricky? Peu importe, elle devait maintenant faire de belle façon et la ‘petite conversation’ avec lui.

- Lord Bolon, dit-elle regardant le lord avec un sourire des plus forcés, soit-t-il. Le mur serait très convenable comme sanction.

On aurait pu couper la tension avec une épée sans problème. La Lady ne portait pas le lord dans son coeur plus qu’il ne le fallait. Les tensions entre les deux maisons ce ferait sûrement ressentir dans tous les donjons rouges, mais bon

-Et oui, pour répondre à votre question, ce gamin était un de mes nombreux fils.

Elle n’aimait pas trop parler de ces enfants, même s’il était la seule chose qui rendait ces jours ensoleillés et ces nuits moins longues. Une domestique passait par l'avec quelque coupe pleine, la lady aurait sûrement besoin de prendre un autre coup pour passer a travers cette soirée qui devenait de plus en plus bizarre.

-Comment ces passer votre traget de Dreadfort à King Landing? Lui lança-t-elle en prenant une coupe de vin du cabaret de la domestique. Elle la remercie d’un coup de tête et la regarda parti avant de retourner son attention au lord Bolton.

-Le voyage n’a pas été trop long? Personnellement je le trouve trop long que pour unr fête.

S’il voulait du ‘Small talk’ la louve, lui en donnerait volontiers. Elle avait toute la soirée, Son fils était dans les appartements des Stark, c’est ce qu’elle espérait. Elle ne put que penser au fait qu’elle aurait aimé que son mari se trouve près d’elle. Elle aurait pu le laisser avec le Bolton et aller rejoindre son fils dans leur appartement pour manger un peu et dormir tous cette boisson. Mais depuis son arrivée, elle ne l’avait pas revu. Elle sourit au Lord et reprit une gorgée de vin. La louve était très inconfortable d’être prise dans cette position a discuté avec le lord Bolton.
♔ Lady de Winterfell
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"The snow fell and her kingdom rose."
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Mer 23 Aoû - 17:31
[Sur l'un des Balcon avec Naïla ♥]




Les propos de la Princesse de Sunspear attirèrent de nouveau le regard lunaire de la Blackfyre sur celle-ci, alors qu’elle c’était contenter d’afficher quelques sourire et hochements de tête polie à ceux qui la croisaient et le faisait –préalablement-. Elle était fort consciente des murmures qui bourdonnaient fort souvent sur son passage. Et si elle avait appris à les ignorer, elle ne l’avait jamais vraiment fait totalement. Elle était aussi consciente du sang qui coulait dans ses veines et tout ce que cela impliquait. Trop, même. Elle se fit donc contenance, pour ne pas afficher un air trop sombre en cette joyeuse soirée.

-Vous m’en direz tant… Fit-elle en souriant. -Mais les «crisettes» du Souverain ne sont-elle pas réputé aussi fort souvent, pour n’avoir aucun sens? Je dois vous avouer, qu’avec les Targaryens, je ne cherche plus.

Fit-elle, notant que personne ne les écoutait pour l’heure, alors qu’elles marchaient. Et oui, elle avait osée. Elle pris une gorgée de sa coupe de vin et jeta un regard mielleux à un Lord avec lequel justement, son frère était en négociation –et savait très bien que sa main n’étais pas en jeu, fort heureusement-. Elle devrait aller flatté son égo, a lui aussi et s’assurer de ses pensées. Elle avait pour qualité de faire parler les gens malgré tout, car elle avait l’air d’un ange et les hommes surtout s’y laissaient prendre facilement. S’ils savaient… Ce qu’elle était en mesure de faire… Ils la verraient comme une démone, assurément.

Elle ne releva pas le commentaire concernant les Princesses légitimes, mais son regard en disait long. Si les Blackfyre souhaitaient être à la place des Targaryens, elle, elle ne souhaitait pas être à la place des Princesses à proprement parler. Elle compatissait beaucoup avec elles et espérait bien qu’elles aient vengeance un jour ou l’autre. Et qui sais, si elle pouvait y participer, sans doute que cela lui ferait grand plaisir, mais c’était chose inutile de préciser à d’autre qu’au concernées et encore… Elle préférait garder cela pour elle pour l’heure, sincèrement. Elle n’avait aucun lien digne de ce nom avec elles, encore moins donc positifs. Elle ne savait même pas comment celles-ci la percevait, sans doute comme tous les autres Targaryens perçevaient les Blackfyre. Tant pis. Elle investiguerais un autre jour. Elle aurait sans doute plus le temps, maintenant qu’elle était revenu dans les parages avec quelques années d’absence en King’s Landing.

Elles déambulaient parmi les autres invités de façon aléatoires. Cela n’était pas pour lui déplaire. Le fait, au moins, d’être en présence d’une personne avec qui elle discutait, évitait qu’elle se fasse agripper au passage par quelqu’un qu’elle n’avait pas choisi, ce qui lui aurait déplus. Évidemment, certains regards se posèrent sur le duo, curieux de savoir de quoi elles parlaient, certains regards s’attardant sur elles, les détaillants même sur leur passage ou d’autre, cherchant à entendre leurs paroles, mais elles parlaient de la pluie et du beau temps, n’est-ce pas? Bien sûr… Elle fit une moue désolée aux paroles de Naïla, lui indiquant qu’elle qualifiait son séjour de «froid». Oh, elle pouvait bien la comprendre, bien qu’elle avait rarement ce problème, étant donné son feu interne si on pouvait le qualifié ainsi, mais elle pouvait imaginer que la différence pour une Princesse des Dunes était frappante. Elle répondit donc à ses paroles remarquant bien entendu sa subtilité et sa prudence quant à ses mots, elle se contenta de glousser, jetant un regard oblique à son interlocutrice.

-Je ne peux qu’être désireuse  de vous croire, Princesse. Sunspear m’a longtemps fait rêver, de ces Dunes, ces Oasis, sa chaleur, ces monuments…

Elle était sincère. C’était un endroit où tout semblait possible, fort bien différent d’ici, moins froid, dans tous les sens du terme, mais elle ne pouvait qu’en juger de par les écrits et de ce qu’on en racontait et encore, devait-elle écouter les bonnes personnes. Ah, c’était tout de même beau de rêver, juste un peu, si elle pouvait encore se le permettre… Le sang chaud qui coulait dans les veines des Princesses Martell était suffisant pour Helzebeth.

Leur déplacement alléatoire les mena vers les portes entre-ouverte d’un balcon, où l’air frais se faufilait tout de même agréablement. La soirée s’annonçait fraiche, comme toujours, mais bien qu’elle préférait de loin la chaleur, cela n’était pas un problème pour elle. Augmenté sa température de façon discrète, ne sonnerait aucun doute sur ses capacités qu’elle désirait garder secrètes le plus longtemps possible encore. Bien que cela pourrait en influencer plus d’un, ce qui était aussi bien que peut-être négatif, elle préférait l’effet de surprise, si jamais… Et puis se maîtrisant plutôt mal, elle était désireuse de se perfectionner d’avantage, au lieu de faire sauter une salle (façon de parler). Elles sortirent finalement sur le balcon et préalablement, Helzebeth échangea sa coupe sur un plateau. Ce n’est pas qu’elle buvait jusqu’à plus soif, ni qu’elle était inconsciente concernant le fait de s’engourdir les sens, mais tremper ses lèvres dans ce liquide vermeil lui donnait en quelque sorte quelque chose à faire de ses mains… Ainsi que de sa bouche. Cela pouvait lui éviter de se mordre la langue, tout comme lui laisser quelques secondes de répits sur une réponse, prétextant une petite gorgée. Elles étaient enfin seules et cela lui convenait. Cela ne fut pas bien long que les propos de la Martell furent plus éloquent ce qui la surpris tout de même un peu, mais ne le laissa paraître. Après tout, si elle pouvait avoir une idée des intentions et de l’alignement des fleurs du Désert, elle en serait ravie. Son frère aussi, qui serait assurément plus enclin à s’entretenir avec celle-ci ne serait-ce que par lettres. Elle lui demanda un avis fort peu subtile, auquel elle devait peut-être prendre garde à répondre, mais comme celle-ci devait s’en douter, tout comme la majorité, les Blackfyre avaient une réputation qui les précédait en vue du regard qu’ils portaient sur le Trône, ce considérant en droit d’être légitimé, car ils l'étaient!...

-Mais quel genre de Souveraineté ferait votre bonheur, dites-moi? Un Martell, peut-être? Elle lui offrit un sourire, impossible à interpréter. Avez-vous une dent contre les Targaryens en particulier, ou tout simplement envers le règne d’un Souverain en Crownlands. Oh… Je ne fais que parler pour parler vous savez… Comme tout le monde, en fait.

Elle la gratifia d’un autre sourire. Bien sûr qu’elle ne faisait pas cela que pour parler, mais c’était plus intéressant d’en faire une inutile mention, ne serait-ce que pour ne pas offrir une totale confirmation. Oh oui, si Dorne était désireux d’étendre sa suprématie, il valait mieux lui rappeler gentiment, que les Martell devraient prendre un numéro. Elle avait eu vent de beaucoup de choses, des Antlers. Il fallait dire que son frère avait des qualités que leur paternel sollicitait moins du temps de son vivant, des questionnements et des stratégies qu’il n’avait pas, en vue de sa position déjà bien ancrée. Il était plus subtil aussi, son frère beaucoup moins –notamment de par sa présence au Bal-. Les gens parlaient, les divers Royaumes étaient fatigués. Des changements survenaient. Leur génération prenait place sur la précédente. Il fallait revoir les alliances et les désirs de chacun. Ce méfié de tout le monde… Surtout de ceux qui roucoulaient de belles paroles. Helzebeth était aussi fugaces qu’une flamme. On pouvait la caressé puis, elle nous brûlait, parce-qu’on était allé un peu trop loin. Elle était difficile à interpréter, souvent teinté d’un double sens, c’était bien vrai, mais c’était assurément mieux ainsi dans la pluparts des situations.

Quant à sa question concernant son frère, c’était sans doute une question qui avait traversé quelques lèvres en cette soirée, elle en était certaine. Si ses réponses pourraient différer, elle en offrirait une digne de ce nom à la Princesse pour que celle-ci sente qu’un intérêt envers sa famille n’étais pas mis de côté, si celles-ci ne s’en doutait pas encore. À voir lequel. Avec le Lord de Blackfyre cependant.

-Princesse Martel… Fit-elle en laissant échapper un gloussement polie. Vous connaissez la réputation de ma famille, peut-être même celle du «nouveau» Lord Blackfyre. Il compte bien faire en sorte qu’on ne l’oublie pas. Pour l’heure, il préférait briller de son absence… Elle lui jeta un regard oblique, alors qu’elle prenait appuis sur le rempart du balcon pour observer les environs. Son frère, contrairement à leur paternel, refuserait de plier genou devant le Souverain. Elle, elle était en mesure de s’incliner, même si cela ne lui plaisait pas. Pour sa Maison… Avec la magnifique prestation de Syr Lannister, je crois que notre Souverain «Adoré» en aura suffisamment pour la soirée, de toutes façons…

Quand a sa présence, si elle était sérieuse de la savoir plus particulièrement, il y avait un peu de cela, puis de tous ce en quoi les Lords et Lady trouvaient au moins ce genre de réunions utile, soit, celle de doré l’image de leurs Maisons ou observé les autres. Il y avait aussi cette lancé subtile –ou pas- d’appât. Même s’il ne lui avait pas dit directement, elle savait bien qu’elle en était un, puisque rien n’étais encore signé avec les Connington. Il voulait savoir toutes les possibilités et les étudiait, ne serait-ce que pour titiller les poissons, plus qu’autre chose car d’autres rumeurs sur ses intentions à son égard circulaient... Dans tous les cas, que ce soit une ou l’autre de ces réponses, elle ne comptait absolument pas révéler cette information à la femme à la peau chocolatée, aussi bien intentionné puisse-t-elle lui paraître. On ne la bernait pas aussi aisément. Hel savait surtout se protéger. Elle ne cracherait jamais le morceau d’elle-même.

-Ma présence n’a aucune raison loufoque ou fantastique, rien non plus qui pourras faire parler la Noblesse durant des lustres, cela ne fait pas partie de mes «fantasme». Je ne suis là que pour rappeler que les Blackfyre sont toujours dans les parages et peut-être noué quelques nouvelles «amitiés», qui sais. Il paraîtrait aussi, selon mon chère frère, que je passe trop de temps le nez dans mes bouquins.

Ce qui expliquait aussi pourquoi elle apparaissait depuis un moment d’absence, entre autre et si on se renseignait, c’était la vérité, bien que certains détails ne fussent pas soulevés, mais qui racontait tout, voyons? Elle porta gracieusement la coupe à ses lèvres, humectant celles-ci.
♔ Lady de Black Castle
♔ Sorcière errante
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«Le feu qui semble éteint dort souvent sous la cendre.»
«Be who you were created to be and you will set the world on Fire.»
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Mer 23 Aoû - 19:52
Trop occupée par sa discussion, qui était des plus intéressantes, avec la princesse dornienne, Daeyna ne fît qu'un signe de tête et un sourire poli à Lady Blackfyre. Les deux Maisons étant en rivalité depuis si longtemps que Daeyna n'aurait pu dire quand cette animosité avait débuté. Les Blackfyre pensant être les héritiers légitimes du trône, il régnait toujours une certaine tension quand les deux illustres familles se rencontraient.

Puis, le jeune Lord Lannister entra à son tour, en grande pompe, en mettant tout en œuvre afin de bien insulter la famille royale, surtout le roi. Si la princesse se fichait complètement de ce manque de respect qui témoignait seulement d'un esprit de rébellion contre la famille royale, elle savait que Aegon serait furieux. Son frère était si imprévisible qu'il était difficile de prédire comme il allait réagir. Il ne pouvait pas se mettre en colère de les nobles, il avait besoin de leur support. Ce serait une grave erreur... mais n'était-ce pas ce que les Lannisters voulaient ? Daeyna se promis d'approcher Lord Aaron un peu plus tard afin d'en savoir un peu plus...

Khanrell aussi semblait assurée que Aegon entrerait dans une lourde colère car elle agrippa son bras, ses ongles grafignant son bras, puis se cacha derrière elle en lui affirmant avoir peur.

Son aînée se tourna vers elle pour lui murmurer quelques mots rassurants quand, tout comme Khanrell, elle sentit un liquide traverser sa robe pour atteindre sa peau délicate. Prince Kalil Martell venait de renverser l'entièreté de sa coupe de vin rouge - sûrement un vin dornien qui plus est ! - sur les robes des deux princesses. Celle de Daeyna avait une large tâche rouge au niveau de la hanche. L'homme ne lui avait pas semblé si saoul lorsqu'elle l'avait observée au loin à peine quelques minutes plus tôt ! La jeune femme avait une envie irrésistible d'éclater de rire... et de pleurer. La situation était tellement ridicule... Cet accident, si ça en était bien un, leur offrait une chance de quitter la salle de bal afin d'échanger les bouts de tissus qu'on leur avait forcé à porter pour des robes plus décentes et plus dignes de leurs rang royaux. C'était un accident inespéré et Daeyna en était reconnaissante à Kalil... mais en croisant les yeux de son frère, elle savait qu'il était de plus en plus en colère. C'était le deuxième homme à manquer de respect à la famille Targaryen en l'espace de quelques minutes... Il ne supporterait pas cet affront. Elle ne devait donc pas un seul instant démontré sa satisfaction mais bien au contraire jouer le rôle de la jeune princesse outrée et matérialiste, complètement détruite parce qu'un méchant homme maladroit avait détruit sa robe préférée...

Elle transforma donc l'expression de surprise qui était sur son visage, en croisant les yeux de son frère, en colère, ce qui sembla satisfaire Aegon... et qui sauverai probablement Kalil. Celui-ci s'empressa d'aider les deux sœurs à éponger le liquide foncé avec des serviettes, mais le mal était fait. Il lui murmura qu'une robe de leur contrée lui siérait beaucoup mieux que cette tenue, finissant de convaincre Daeyna que le geste était prémidité, ce que ne devait pas savoir le Roi, bien entendu.

Khanrell s'empressa de quitter la salle, appeurée de ce qui allait se passer.

Daeyna, quant à elle, se tourna vers le jeune prince, furieuse... en apparence.

- N'avez-vous pas honte ? Vous êtes un homme de lignée royale ! Vous n'avez aucune manière... Un noble de votre qualité qui se saoule comme un marin à un bal royal... Vous n'êtes pas ici dans une taverne !

En regardant son frère subtilement, elle réalisa que celui-ci semblait bien satisfait par la crise puérile que faisait sa sœur devant toute la salle de bal. Bien entendu, Daeyna se donnait en spectacle et pas de façon très positive... mais si cela pouvait éviter une crise de sa majesté, c'était un bon investissement... Pendant ce temps, Tullia faisait à son tour la morale à Kalil.

La jeune femme bouscula le prince en sortant de la pièce, lui murmurant un très discret ''merci'' en passant tout près de lui, un mot que lui seul pût entendre.

Suivit par Tullia, elle rattrapa rapidement Khanrell qui était en direction de ses appartements. Cette dernière leur confirma qu'elle était terrifiée par ce qui allait se passer et qu'elle n'avait aucune envie d'y assister. Elle dit à Daeyna qu'elle n'avait pas eu le temps de découvrir comment était réellement leur frère... Et pourtant ! Il ne fallait pas être bien observateur pour découvrir à quel point le roi avait la mèche courte... Il était le digne fils de son père, ça ne faisais aucun doute. Daeyna attendit que Khanrell ait refermé la porte de ses appartements avant de parler.


[DANS LES APPARTEMENTS DE LA PRINCESSE KHANRELL]



Tullia affirmait à son tour qu'elle n'avait pas besoin de prier pour la sécurité de son frère et que celui-ci était très bien capable de se débrouiller.

- Oh, ça, je n'en doute pas... C'est un grand garçon, après tout. Il devait savoir ce qui risquait d'arriver... Ne l'a-t-il pas fait en pleine connaissance de cause ? Mais quel dommage ! Cette robe est bonne à jeter... dit-elle sur un ton faussement déçu.

La princesse dornienne prit un luth qu'elle commença à gratter. Elle jouait divinement bien... et le luth couvrait à merveille le bruit des conversations à l'intérieur de la pièce, ce qui donnait une plus grande liberté d'expression aux trois princesses.

Khanrell avoua ne pas trop être pressée de retourner dans la salle de bal.

- Ne t'inquiète pas Khanrell... Aegon ne peut pas se permettre d'en faire trop. Il devra tempérer son caractère ce soir. Il a besoin du soutien des Lords... Ce serait suicidaire de faire une scène devant le gratin de Westeros ! affirma Daeyna, d'un ton décidé. Ses conseillers l'empêcheront de commettre la pire bourde de toute sa vie...

Daeyna s'approcha de sa sœur et pausa une main douce et rassurante sur son épaule. Sa cadette était tendue comme la corde d'un arc, prête à éclatée à tout instant.

- Nous sommes des princesses... Il nous faut un certain temps pour nous refaire une beauté, de toute façon, n'est-ce pas ?

La dornienne leur mentionna qu'elle pouvait également l'utiliser comme excuse, prétexter qu'elle désirait ardemment leur montrer ses talents pour le luth...

Daeyna la remercia avec un sourire sincère, un sourire qui disparu à la question suivante de la princesse.

Devaient-elles faire confiance à la dornienne au point de leur confier la vraie personnalité du Roi ? La princesse n'avait aucune idée si Khanrell avait déjà été frappée par Aegon... mais elle se doutait que si ce dernier était comme leur père, il pouvait avoir fait bien pire... Elle craignait de savoir la vérité car elle se doutait très bien de cette vérité et ne voulait pas que sa sœur ait vécu ce qu'elle-même avait vécue alors qu'elle n'était même pas encore une femme...

Elles devraient être prudentes dans leurs réponses à Tullia. Quoique Daeyna savait bien que si elle apprenait que Khanrell avait bel et bien été violée par Aegon, rien ne l'empêcherait de faire tout en son pouvoir pour mettre un terme au règne de ce dernier, elle n'avait aucune idée de qui elle pouvait faire confiance et de qui elle devait se méfier.

- Aegon est notre souverain, cela a-t-il vraiment de l'importance ? Il est le protecteur de Westeros. Je crois que cette question devrait être posée à ses sujets, au petit peuple... Nous sommes privilégiées de vivre dans la richesse, ce n'est pas leur cas...

La jeune femme tentait d'éviter la question, du mieux qu'elle le pouvait, mais ce n'était pas facile, surtout pas avec les yeux inquisiteurs de Tullia qui les détaillaient.

- De toute façon, si les nobles apprécient sa façon de régner et que le peuple ne se rebelle pas, il conservera le trône de fer...

Elle se concentra sur la garde-robe de Khanrell et en sortie une magnifique robe qu'elle posa devant sa cadette.

- Tient, celle là est digne d'un bal et t'irait à merveille... Tu seras tout simplement sublime et aura la classe attendue d'une personne de ton rang, termina t-elle en regardant avec une grimace dégoûtée la robe actuelle de Khanrell.
Fondatrice de DOW
♔ Princesse
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Jeu 24 Aoû - 7:47
Rogar sentait le mal-être qu’il procurait à Lady Stark, tant par son sourire forcée que par sa gestuelle. Ses yeux hurlaient son envie d’être partout sauf ici présente. Il ne s’attendait pas à autre chose venant des Starks, même s’il espérait le contraire. L’Ecorché saluait tout de même la politesse de la Dame de Winterfell à son égard, lui demandant comment s’était déroulé son périple jusqu’à la Capitale. Politesse de façade certes, mais Lady Stark démontrait sa dignité. Le garnement avait fui à la seconde ou son regard croisa celui-ci du Seigneur, ce qui le laissa totalement impassible. Une servante vint leur apporter deux coupes de vin. Fidèle à lui-même et à sa volonté de préserver sa vivacité d’esprit, il déclina la proposition de la servante d’un geste de la main.

Il s’interrogeait sur la présence du couple Stark ici, venait-il réitérer son allégeance aux Targaryens ? Ou se fendre d’audacieuses entrevues avec les nombreux Seigneurs présents, pour … évoquer le futur ? Quoi qu’il en fût leur décision de quitter tous les deux Winterfell s’avérait extrêmement risqué, autant que la fugue de leur impétueux rejeton. Si les Karstarks projetaient une offensive pendant leur absence, ce ne serait certainement pas leurs nombreux enfants qui allaient les repousser. Mais Rogar doutait que Lord Stark n’avait pas pris un minimum de précautions pour son départ. Le Seigneur reporta son attention sur la Dame de Winterfell, afin de répondre à ses questions.

Certes, il fut tout autant pénible que le vôtre, surtout pour des festivités comme vous le dîtes si bien. Néanmoins, vous comme moi savons que nous n’avons pas quitté temporairement le Nord et ses contrariétés, pour boire du vin et se repaître. Il marqua un temps d’arrêt et la fixa longuement de ses yeux glacials. Vous connaissez fort bien la situation politique de Westeros et c’est uniquement pour cela, que nous sommes tous ici. L’avenir des 7 Couronnes est en train de se décider en ce moment même et vous y êtes impliquée, vous et votre famille. Lannister, Greyjoy, Martell, Blackfyre, Stark … Un conflit sommeille Lady Stark, un conflit inévitable auquel nous serons tous acteurs. Des choix devront être faits et les Royaumes devront être plus unis que jamais.

Désolé Sad:
 
♔ Lord de Dreadfort
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Jeu 24 Aoû - 15:27


Oh, une invitation au Bal du fameux nouveau Souverain des Sept Couronne. Bien entendu, cette invitation fut envoyée à Blackmont, l’invitant à se joindre aux festivités et sans aucun doute bien plus pour la forme qu’autre chose. Il avait reçu la missive avec un certain délai. Il fallait dire que sa présence en Qohor, offrait immanquablement un temps d’attente supplémentaire aux missives venant de Westeros et il devrait se pencher sur la chose afin d’y remédier. Il ne pouvait pas se permettre ce genre de petit désagrément. C’était bien entendu évident qu’il allait s’y présenté! Si bien souvent il brillait de par son absence dans certains petits évènements inutiles dans le genre, voir tous le temps, cette fois, il comptais bien faire acte de présence, mais cela n’avait rien d’innocent.

Il était le nouveau Maître de la Tour et cela s’apprendrait bien un jour ou l’autre. Il devait profiter de cet évènement à plus ou moins grande envergure qui rassemblerait forcément une grande quantité de Lords de Westeros. Cela lui serait assurément utile afin de chercher à cerner les alliances et de s’assurer que les siennes étaient toujours de mise si cela était possible. Il semblait qu’il y eut beaucoup de changement ces dernières années, changements qui lui avait un peu échappé, étant donné ces… Occupations peu recommandable –bien plus que jamais-. Donc, c’était peut-être sa seule et unique chance avant un long moment, de pouvoir se présenté en Red Keep. Il imaginait déjà la tête de ces petits pincés, lorsqu’ils réaliseraient qu’ils avaient eu le Maître des Sorciers à portée de main. Certain le regretteraient-ils? Il ne connaissait pas encore la position de ceux-ci concernant la Tour, sans doute même que la grande majorité n’était même pas au courant de ce qui se tramais de l’autre côté de la mer. Il avait sincèrement tout à gagner de sa présence en cette sublime soirée!

Il avait fait le voyage avec trois de ses hommes jusqu’à Blackmont, puis y était resté deux jours afin de s’occuper de quelques détails qui nécessitait son regard urgent. Chose faite, il dû se pressé de partir s’il ne désirait pas arriver en King’s Landing une fois la fête terminer! Le voyage se déroula sans embuche. Il était alors accompagné d’un groupe de 30 hommes, qu’il éparpilla un peu en route pour des missions particulières, ce qui fit en sorte qu’il se retrouva, une fois à destination, avec une quinzaine ce qui était tout à fait convenable pour un Lord en son genre. De toute façon, aucun d’entre eux ne serait convié à l’accompagné à ce dit Bal, ils pourraient profiter du bordel et des putains du Royaume, festoyés comme ils le désiraient. Ils le méritaient bien, ces bougres!

Le soir de l’évènement, le groupe était toujours en route. Le soleil disparaissait à l’horizon et Astaroth et son groupe d’homme furent forcé de poussé les montures à accélérer. À son arrivé en Red Keep, le Bal était déjà entamé depuis plusieurs heures, sans doute. Enfin, il présumait. Ont l’accueillis comme il se devait, lui annonçant où était ses appartements pour son séjour.

-Je n’en aurais pas besoin.

Avait-il laissé sèchement échapper, coupant le domestique en pleine explications. Non, il comptais bien lui aussi profiter un peu du Royaume et en rien s’emmerder dans un appartements, où la proximité de la Noblesse, de toute façon, l’avait toujours grandement dérangé. De toute façon, c’était sincèrement mieux pour tout le monde ainsi. Légèrement inquiet, le Domestique articula difficilement de plates excuses. Comme s’il pouvait le savoir, pauvre homme. Astaroth se contenta de lui jeter un coup d’œil oblique et de lever légèrement la main, afin de l’invité à se taire, puis, se dirigea sans plus de cérémonie vers l’endroit où les festivités avaient commencé. Même si on ne lui aurait pas indiqué, il aurait été amplement en mesure de le savoir, étant donné la mélodie qui résonnait malgré tout à travers les couloirs de Red Keep.

-Ce n’est pas le moment.

Fit-il, alors qu’il marchait seul. Voyait-il quelque chose? Ou entendait-il quelque chose? Ici, sans doute, l’on n’avait pas l’habitude de l’entendre discuter parfois seul. Personne ne connaissait ses sombres talents non plus. On le prenait à la limite, pour un homme sombre, étrange et inquiétant. Un mercenaire -il ne fallait pas ce mettre la tête dans le sable non plus-, quelqu'un envers qui il était préférable de ne pas tourner le dos, si ont ne se savait pas assurément dans ses bonnes grâces. Sa présence était rarement bon signe telle la mort qui rôdait parmi les vivant. Une aura lugubre l'entourait. Peu importe où il était. Ah! Cette douce réputation qui le précédait… De massacre, d’instabilités et d’être fort souvent d’une présence peu recommandable, sans compté qu’il était –à ce qu’on disait- attiré par l’appât du gain. Pourtant, Les Martell ainsi que les Lords de Stormlands l’appréciaient bien. Évidemment, après ce qu’il faisait pour eux.

Arrivant finalement aux portes, les domestiques semblèrent le reconnaître et le saluèrent poliment, non sans rapidement fixer leurs pieds. Les murmures de la salle de Bal l’envahirent rapidement, ce qui lui fit froncer les sourcils, portant son index quelques secondes à sa tempe. Bon, ça commençait mal, cela l’énervait déjà. C’était comme ces voix, dans son esprit, sauf qu’elles venaient des vivants. Repérant bien entendu le Souverain à son Trône, Astaroth se contenta tout bonnement de lever légèrement le menton, ponctué d’un sourire sans doute carnassier aux vue de ceux qui virent son entré, en guise de salutation. Cela n’avait rien d’une provocation, c’était tout simplement le Lord de Blackmont. Il agrippa donc deux coupes de vin sur un plateau, en callant une d’une traite, puis la seconde, pour rattraper littéralement par le col le serveur, qui failli perdre l’équilibre. Il reposa aussitôt les coupes vides, pour se resservir sans la moindre gêne et finalement marcher un peu parmi les convives coincés.

La majorité préférait éviter son regard, d’autres, lui semblaient hautain, ce qui lui arrachait un sourire en coin plutôt sombre. Ses prunelles dorés parcouraient les visages, à la recherches de ses alliés qu’il repérait, ceux-ci soutenant son regard, mais ne l’approchant pas vraiment dans l’immédiat, soit pour la discrétion, soit parce-qu’ils discutaient sans doute alliances avec d’autres Lords. Ses habits décalaient un peu avec ceux de la majorité des Lords de la grande cours. Il était vêtu de son habituel cuirasse de cuir et de maillons métalliques, de son menteau de cuir et de fourrure et portait en son dos ses deux épées, lesquelles il refusait de se départir. De toute façon, on ne l’avait pas invité à laisser ses armes à l’entré, ce n’étais bien entendu pas lui qui s’en plaindrait. Ce qui lui sauta rapidement aux yeux, fut l’absence des Princesses Targaryen, à moins que celles-ci fussent parmi les convives? Évidemment qu’il réalisait que toute cette mascarade avait sans doute fort et avant tout pour but de trouver preneur pour ces jolies demoiselles et il était évident, qu’il compterait saisir une occasion du genre. Avoir une Princesses et une alliance avec ce Souverain, ne serait-ce que temporaire pourrait être plus que profitables aux desseins de la Tour, mais il ne comptait pas lui lécher le cul pour ce faire. Qui sait, un jour, peut-être serait-ce le Roi, qui devrait plier genou… à moins qu’il ne meurt d’ici là, ce qui serait plutôt… Divertissant en soit.
♔ Grand Maître de la Tour des Sorciers
♔ Lord Blackmont
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