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Forum de RP basé sur l'univers de l'oeuvre de George R.R. Martin A song of ice and fire et de sa série télévisée Game of Thrones.
 

Un kidnaping raté [ PV Garde de Nuit]

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Dim 17 Juin - 15:54


Azrith Karstark
«Un kidnaping raté...»



Elle profitait de la température agréable pour prendre un peu ses distances avec sa Maison. Bien évidemment, ses hommes voulaient la suivre afin de veiller sur sa sécurité, mais Azrith les intima de ne pas le faire. Cette époque où elle pouvait déambulé tranquille, sans entendre les cuirasses de ses hommes justes derrière elle lui manquait. Le silence, la solitude…

Certes, elle ne regrettait pas sa position de Lady de Karhold, pas du tout, mais elle avait besoin d’être seule parfois aussi. De savoir qu’elle était seule et… Ce n’était pas le cas. Tandis qu’elle avait choisi de se dévêtir et de faire trempette dans les remous crée par la petite chute coulant dans un lac au Nord-Ouest de Karhold, son précieux ami et compagnon lui envoya l’image vue du ciel, d’un groupe d’homme lui appartenant. Ils étaient six et, ils ne faisaient que discuter, sur leurs monture. Elle soupira. C’était visiblement plus fort qu’eux, de la suivre! Et même si cela la rendait furieuse qu’on ne lui ait pas obéit, elle n’arrivait pas à être réellement en colère. Tous ce qu’ils voulaient, c’était la protéger. Malheureusement, personne ne pouvait se douter que c’était en fait la présence de ses propres hommes, qui lui attirèrent des ennuis.

En effet, une Maison pour l’heure inconnue avait envoyé ses hommes cueillir la Lady. Cela faisait presqu’un mois, qu’ils rôdaient prudemment, suffisamment loin en attendant le bon moment. Puisqu’elle ne sortait jamais seule, ils n’avaient jamais pu agir. Ce qui les avait interpellés? Le groupe d’homme Karstark, qui attendait, discutaient. Aucune ronde, aucun raid. Ils étaient juste là… Alors, faisant rapidement le calcul, ils comprirent que la Lady ne devait pas être bien loin.

C’est d’ailleurs deux d’entre eux qui la repérèrent. À l’abri, sous les arbres, ils ne se gênèrent pas pour se rincer un peu l’œil et furent même obliger de décider à pile ou face à savoir qui irait aviser les autres, puisque l’un d’eux devait rester à la mâter pour s’assurer qu’elle ne change pas de position. Les minutes passèrent et Azrith sentait enfin les tensions descendre en elle, mais ce fut une image que lui envoya encore une fois son corbeau, qui la raidit aussitôt. Elle voyait ses six hommes aux prises avec une vingtaine dans le but évident de les mettre à mort… Ne cherchant même pas à en connaître la raison sur le coup, elle choisit de jouer de prudence, et nagea prudemment jusqu’à la berge, jetant quelques coup d’œil discrets vers les arbres. Et s’il y en avait aussi, ici? Son corbeau se posa sur une branche, afin d’aviser les alentours d’un autre œil.

C’est alors qu’elle sortait de l’eau pour mettre la main sur ses vêtements –et ses armes- qu’elle vis à travers les yeux de son animal un homme qui s’approchait subtilement derrière elle. Faisant rapidement volte-face, Azrith lui balança une dague en plein dans la gorge. L’homme, gargouillant, fit quelques pas vers l’arrière et tomba dans petite chute où l’eau cristalline se mis a rougir aussitôt. Enfilant prestement ses vêtements, la chevelure complètement détrempée, la Lady se dirigea vers son cheval et y grimpa sans plus de cérémonie, pour le talonner en direction de ses hommes.

À son arrivé, il n’y en restait plus que trois. L’ennemi avait franchement le dessus et cela l’enragea. L’un de ses hommes lui hurla de foutre le camp, mais Azrith sortie son épée de son fourreau et fonça dans le tas, prenant ceux au rebord, pour continuer sa route. Comme prévue, la majorité des cavaliers se jetèrent à ses trousses, laissant ses trois hommes aux prises avec quatre ennemis. Elle n’était pas inquiète sur le fait que ceux-ci arriveraient rapidement à les mettre à mort. Défilant à travers les arbres, elle réalisa que les choses étaient foutrement plus sérieuses que prévue en sentent des flèches siffler près de ses oreilles, tandis qu’on lui hurlait de s’arrêter. Oui, bien sûr…

Quittant le sentier en bifurquant à la hauteur d’un gros rocher, Azrith ralentit la cadence de son étalon qui gratta aussitôt le sol. Elle dû retenir férocement sa bride, car la course folle semblait lui donner des envies de détaler. Sitôt entendant les galops de ses poursuivants, Azrith en laissant passer un, puis se contenta de sortir rapidement, offrant un coup d’épée qui éventra littéralement le suivant, tombant de sa monture. Les chevaux hennissant, la Lady leva son épée en l’air et pointant les hommes qui faisaient demi-tours, tandis que les autres cherchaient à l’encercler. Elle n’avait pas de temps à perdre, mais… Elle voulait un nom… Qu’ils le regrettent pour toujours!

-Qui vous envois!

«T’a qu’à nous suivre s’tu veux le savoir beauté.»

-Aller vous faire foutre…

Fit-elle, affichant une expression rageuse et dégoutée. Elle le découvrirait bien assez tôt et elle leur ferait regretter cette bête idée. C’était forcément l’une de ces Maisons, à qui elle avait refusé un mariage de convenance, pour l’aider disait-on, parce-qu’elle se retrouvait seule, mais… Mais voilà. Elle avait fait ses preuves en Karhold et elle se fichait bien que les autres Maisons approuvent ou non. Ici, les guerriers les vrais, n’avaient pas de sexe prérequis. Des femmes faisaient partie de son armé et elles étaient tout autant efficaces que les hommes.

Voyant bien que le piège se resserrait de plus en plus, elle laissa échapper un cri rageur et fis tourner sa monture pour détaler. Ce n’était pas le moment de ce laissé coincer bêtement. En cet instant, l’honneur n’avait pas sa place car elle le perdrait bien assez tôt s’ils mettaient la main sur elle. Encore heureux, elle connaissait bien les lieux dans lequel elle évoluait et cela ne semblait pas être autant le cas de ces hommes. Vivaient-ils un peu plus au sud, alors? Bonne question. Le Nord était vaste et les Maisons nombreuses… Tout comme les propositions qu’elle avait eut et refusé.

Ce fut d’ailleurs un pincement douloureux dans son épaule qui la força à y jeter un coup d’œil non sans laisser échapper un cri de douleur. Elle venait de ce recevoir une flèche, juste à l’endroit que son bouclier ne couvrait pas. Encore heureux malgré tout, elle en avisa d’eux s’y étant planté. Même s’il n’était pas fait pour lui protégé de dos, elle était bien heureuse de l’avoir apporté avec elle aujourd’hui, comme toujours, d’ailleurs.

La course-poursuite dura un long moment et bien malgré elle, elle s’éloignait d’avantage de Karhold, mais elle n’était pas inquiète, elle avait commencé à crée un demi-cercle pour y revenir et sa monture gardait une bonne forme… Et... Ce fut le moment où Akimar, son cheval, se pris une flèche en pleine cuisse. Celui-ci poussant un hennissement douloureux failli tomber, mais la Lady l’encouragea à continuer, manquant de près s’écrouler elle-même sous le changement brusque de cadence. Merde, merde et merde! Ils étaient huit… Mais elle n’en repérait que quatre. C’était à parié qu’ils comptaient la prendre à revers, alors elle força sa monture à changer de direction, se penchant de nouveau par réflexe en entendant d’autres flèches fondre vers elle, mais visiblement, c’était sa monture qu’on visait. Son épaule, c’était pour la blessé, la faire tomber, l’affaiblir, mais ils connaissaient mal les Karstark… Alors, le second plan, c’était la monture, qu’importe si elle se brisait le crâne en s’écroulant avec elle, tant qu’ils attrapaient la Lady puisque sommes toutes, elle semblait prendre trop de distance. Hors de question qu’ils ne reviennent sans elle au bercail, pas vrai? Ce n'était pas trop grave si elle était un peu abîmée.

Akimar poussa un dernier hennissement douloureux et… S’effondra en pleine course ce qui projeta sa cavalière bien loin devant. Se heurtant directement contre un arbre, elle eut l’impression de sentir une ou deux côtes craquer. Un peu sonnée, elle se redressa rapidement, jetant un coup d’œil vers sa monture qui tentait de se relever, terrifiés et sortie de nouveau son épée, puis son bouclier en profitant pour cassé le bois de la flèche qui dépassait de son épaule en un cris rageur. Les quatres cavaliers qui manquaient à l’appel étaient revenu, faisant en sorte que les huit hommes l’encerclèrent.

«Aller, rend-toi ou ont devra te faire encore plus mal et ce serait vraiment dommage d’endommager un si jolie minois…»

En guise de réponse, Azrith éventra l’un des chevaux sur lequel se trouvait l’idiot qui croyait pouvoir la surprendre par le revers tandis que celui qui semblait être au commande du groupuscule lui parlait… Elle était essoufflée par la course-poursuite et blessée. Elle savait bien qu’elle ne tiendrait pas longtemps, mais les Karstark ne se rendaient jamais.
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«Our helmets shine in the sun as we near their wall of shields»
«Il ne s'agit pas d'être à l'avant lorsqu'on est un Dirigeant. Cela signifie souvent d'être derrière.»
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Jeu 21 Juin - 0:40


Un kidnapping raté
"Laissez les moi! ILS SONT A MOI!"


- Allan, je crois vraiment que c'est pas une bonne idée de descendre aussi bas dans le Sud...
- La ferme et profite du paysage, c'est pas sur le Mur que tu verrais ça!
- Bah si, en me tournant-aie!
- Shhhhhhhht, profite.


Le jeune homme qui s'occupait de tenir les reines du mastodonte de cheval qui nous servait pour tirer la charrette ne chercha plus à comprendre pourquoi j'avais choisi un tel trajet, tant mieux. Je n'aimais pas parler, pas après le midi en tout cas alors que je digérais ma volaille du jour. Et puis j'étais bien placé dans le chariot, couché sur deux tonneaux de tailles différentes, l'armature en fonte me rentrait dans le dos et c'est fou ce que ça me faisait du bien! Bordel, ce que je donnerais pour un massage, non, de l'action. Oui, de l'action dure et fatigante qui fait suer sang et eau, qui fait jubiler et qui réchauffe les ardeurs. De la chasse? Boarf, même courir après ce faisan était pas très stimulant. Porter le chargement non plus et encore moins la missive que je devais donner en mains propres. M'enfin, je devais m'estimer heureux, c'est un grand honneur qu'on me faisait tout de même! Mais... Ouais, je me faisais drôlement chier sur mes tonneaux. Pensif, je jouais avec mon arme, suivant du regard le manche aller de ma main droite à ma main gauche. Nan en fait, c'était une mauvaise idée ce détour, on s'ennuie grave! Je veux rentreeeeer! Un coup d'oeil vers les autres manteaux noirs qui nous avait rejoint me fila le cafard, il n'y avait aucun réconfort à mater ces têtes brunes et blondes, soit ça causait, soit ça regardait les arbres sans rien dire. Je suis clairement pas aidé pour combler ce vide dans mon petit coeur sensible et tuer la morosité du voyage. Punaise, j'aurais préféré partir en patrouille que de prendre ce message, l'arnaque! Quelque chose attira mon attention alors.

- Vous avez entendu?
- Quoi?
- Là, juste là. Arrête la charrette...


J'avais vu juste, ou plutôt entendu. Des chevaux martelaient le sol avec puissance, ce n'était pas normal. Une course? Difficile à croire. Un guet-apens alors? Oh, un combat! Il y a un combat! OH PAR LES SEPT, MERCI! Non, pas de précipitation Allan, rappelle toi, courir le lapin est aussi efficace que de se prendre une porte dans la truffe. Mon sang bouillonnait et j'avais l'impression que des bulles éclataient dans mon cerveau sous l'excitation de cet élément perturbateur, je pris sur moi pour ne pas hurler de joie et glissai de la charrette, rétablissant mon équilibre avec mon marteau.

- J'veux 2 gars avec moi, les autres vous restez là. Corneille, ramène tes fesses, on va avoir besoin de tes yeux.

Pas besoin d'attendre qu'ils se décident, ils allaient bien nous rejoindre. Pour ma part, j'avais déjà le jeune Corneille sous le bras et je m'enfonçais dans les broussailles. Corneille était un nouveau dans notre bande de bras cassés, de roublards mal fagotés, de Patrouilleurs mal barrés, bref, c'était une recrue avec du potentiel, bien que maigrichon -on a intérêt à l'engraisser celui-la!-. Comme la majorité des gueux de la Garde, c'était un batard à qui on avait forcé de porter le noir, mais plus que ça, il avait de bons yeux, bien mieux que moi en tout cas -bah oui, j'en ai qu'un, c'est gênant-. Un bon atout pour surveiller sans être obligé d'être tout près et repérable quoi. Localiser les troubles-fêtes ne fut pas un problème au vu du boucan qu'ils faisaient à galoper mais au bout d'un moment, le calme était revenu, nous mettant en alerte plus tôt que je ne le pensais. Ils étaient pas loin et c'était à Corneille de jouer! Tenant mon marteau à deux mains, je restais accroupi derrière un arbuste, attendant que le gamin nous renseigne.

- Corneille, que vois tes yeux d'archer?
- Ils sont dos à nous... On dirait qu'ils encerclent quelque chose... ou quelqu'un.
- Hmmm ok. Corneille, tu nous couvres. Je sais pas vous, mais moi, mon marteau me démange...


On n'était pas obligé d'intervenir, au final, c'était qu'une attaque de brigands sur une petite route de campagne. Franchement, si on devait se bouger pour le moindre larcin, on n'arriverait jamais à destination! Mais là, j'avais besoin de me défouler sur quelque chose, de tuer l'ennui, et ces gus m'apportaient cette occasion de me dépenser comme il se doit! En m'approchant, j'entendis des éclats de voix et un des chevaux s'effondra après avoir cabré comme un diable en manquant de partir en arrière. Je vis alors l'objet de la convoitise des inconnus. Un flot d'émotions tordit mes traits de façon étrange mais qui exprimait bien le fond de ma pensée, ce qui se passait était beaucoup trop étrange pour moi! D'abord la surprise, une femme était bloquée par les roublards, puis la confusion, une femme avec une... Une épée? Ok... Attends quoi?! D'où? Comment? Gros choc pour moi qui voit dans ce sexe faible un lot d'échecs et de poisse ambulant... Et elle cherche à se battre contre... 8 hommes, PARDON?! Ok, en plus de ne pas être douée, elle est suicidaire... Raah mais aider les filles en détresse, c'est pas mon truc moi...

Oh et puis merde, tant pis pour elle hein! Moi je suis pour les bandits! Bien trop occupés à calmer leurs chevaux nerveux suite à la chute du premier, je m'élançais vers celui qui peinait à extraire sa jambe coincée par le flanc de sa monture, j'avisais alors leurs tenues. Pas de plaques de métal mais une cotte de maille ventrale et dorsale, ainsi qu'un casque, ok, la résistance sera moindre face à mon marteau, mais dés la surprise dissipée, ils craindront mon arme et joueront avec mon coté droit, c'est ce coté que Corneille devra défendre. Traverser les quelques mètres ne fut pas un problème mais même si les cris d'agonie et de nervosité des chevaux avaient couvert mes pas, la vue du gaillard était excellente.

- Que? Attent-!?

Et on ne saura jamais ce qu'il voulait dire! Attention? Possible. Faites gaffe? Ouais, héhé! La masse contre son crane avait provoqué un drôle de bruit, comme quand on casse un oeuf, et malgré la distance entre moi et l'autre extrémité de mon arme, des giclures de sang m'ont atteint au visage et... C'est de la cervelle qui a collé au métal? Ah mais c'est dégueulasse! Bon, pas le temps de me plaindre, lui n'a pas eu le temps de se défendre mais mon intervention n'a pas laissé les autres tranquille.

- Sale pourriture!?

Mon oeil se posa sur celui qui venait de me cracher son venin dessus, le voisin de la bouillie encore chaude. Le gout du sang et le son des os craquants a réveillé des choses en moi que je pensais enfoui depuis des années. La découverte et la curiosité, oui, je veux voir où sont mes limites et les découvrir... Le voleur avait déjà son épée en main mais avant qu'il ne me porte un coup, j'imprimai un mouvement de bélier sur mon arme et cogna la cuisse de son cheval avec le plat de mon marteau. Comme prévu, l'animal fit une embardée et buta contre son comparse. Le souci avec les groupe monté, c'est que quand ils sont proches les uns des autres, les manoeuvres pour tourner sont... foireuses. Tournoyant sur un pas, j'affermis ma prise sur ma masse et fauchai la partie fine des jambes des chevaux, deux seulement furent touchées cependant, dommage, mais c'était un bon début. Leurs montures complètement affolées et une incapable de tenir debout, ça me faisait deux adversaires à éclater plus tard. Après mon attaque surprise, je reculais de plusieurs pas afin d'analyser au mieux la situation.

- Allez, venez vous amuser, bande de chiens galeux!

Ah les combats... Ce que ça m'avait manqué!

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♔ 1er Patrouilleur de la Garde de Nuit
♔ Bâtard Targaryen



Tu aimes les glaces? Tiens!
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Ven 22 Juin - 11:31
Il était du voyage. Pouvait-on dire qu’il y avait été forcé? Peut-être. Il fallait dire que la tête morose qu’il tirait depuis belles lurettes incitait parfois ses compagnons à le pousser à se « magner le cul ». Depuis la mort de Phoebe, il n’était plus le même. Le fils bâtard des Lannister avait été victime d’un attentat contre sa personne par des hommes envoyés par son « très aimable père ». Si le jeune homme avait pu se sortir de ce faux-pas, ce ne fut pas sans la moindre entaille. C’est au bout de longs jours de combat acharné contre son propre état critique que l’amant secret de Sullivan succomba à ses blessures. Depuis ce jour fatidique, le jeune Snow ne fut plus le même. Quelque chose était mort en lui, en même temps que cet homme qui lui avait fait tant de bien. L’alcool était devenue sa meilleure amie et tous deux étaient indissociables… enfin, la majorité du temps… quand on le forçait pas à grimper en selle pour suivre une expédition à la con au sud du Mur. On lui avait interdit d’emmener sa flasque, probablement par souci qu’il soit le plus « alerte possible » en cas de pépin. Le zomane avait ronchonné… énormément. Mais quel poids pouvait bien avoir sa parole d’ivrogne versus une décision prise par un haut placé?

Il avait donc une gueule de merde. La mâchoire serrée, il se contentait d’observer les arbres entourant le chemin qui s’étalait devant eux. Plus loin devant, une charrette progressait nonchalamment, berçant son contenu d’un ballottement paresseux, au fil des irrégularités de la route. Sur les barils se trouvaient Allan, son supérieur, jouant d’un air foutrement las avec son arme. Ah bah, au moins, il n’était pas le seul à s’emmerder royalement. Le doux sentiment d’ivresse lui manquait énormément; il était nécessaire à sa survie autant que l’air devait remplir ses poumons dans un souffle régulier. Il en avait même mal à la tête tant sa sobriété le pesait. Levant une main, le Corbeau pinça l’arête de son nez, entre ses sourcils, puis prit une grande inspiration de cet air frais typique du North. Si au moins il pouvait taper sur quelque chose, ça aurait le mérite de le distraire. Ainsi, ces images terribles dansant dans son esprit disparaîtraient, le temps de quelques baffes bien placées…

Une voix qu’il connaissait trop bien se leva sur l’assemblée, attirant son attention malgré lui. Sullivan releva son regard couleur glacier sur son supérieur et constata que ce dernier fixait un point à l’horizon, devant la charrette qui le transportait. À la suite de son ordre immédiat, le conducteur de l’embarcation stoppa net la progression des chevaux pour permettre à Allan de se concentrer sur ce qui semblait être les bruits répercutant d’un combat à proximité. Dans un mouvement instinctif, le reste de la procession imita le mouvement jusqu’à être complètement immobile. D’un air un brin interrogateur, Sullivan tourna son attention en direction de Waters qui semblait prit soudain d’une excitation presque palpable. Tiens? Visiblement, ce genre d’altercation était exactement ce dont monsieur le 1er patrouilleur avait besoin. Dans un mouvement fluide, ce dernier descendit de son perchoir assurément confortable et déclara à la volée qu’il avait besoin de deux hommes pour l’accompagner, dont le pauvre Corneille qui ne put émettre la moindre opinion à ce sujet.

Une claque retentissante heurta Sullivan directement dans le dos, le faisant sursauter par le fait même. Dans un mouvement instinctif, Snow tourna le regard vers Marcus, qui lui balança un sourire en coin.

- Viens, Sullivan. On va y aller avec eux. Un peu d’action te fera assurément le plus grand bien.

- Je vois pas de quoi tu parles, sincèrement… Marmonna le principal intéressé d’un air las.

Mais à voir la tronche que tirait son compagnon et ancien formateur, il comprit que le choix n’y était pas vraiment. S’il ne se proposait pas de lui-même, Marcus le ferait. Et seuls les Anciens Dieux de la forêt savaient à quel point Waters était têtu lorsqu’il avait une idée en tête. Le jeune homme à la chevelure immaculée poussa un soupir un brin irrité, puis, d’un claquement de langue, fit avancer son étalon à la couleur charbon au même rythme que la monture de Marcus. Sans même attendre, Allan s’enfonçait dans la forêt avec la plus jeune recrue, laissant aux deux autres l’opportunité de les suivre à leur guise.

Les deux comparses cavaliers descendirent de leur monture, tendant les rennes à leurs compagnons, puis s’enfonçèrent dans les sous-bois. Juste avant de progresser dans la neige folle, Sullivan émit un très léger sifflement, intimant ainsi à sa chouette harfang des neiges de filer au-dessus de leur tête pour leur fournir les informations nécessaires concernant ces démêlés lointains. Au bout d’un moment, les deux hommes atteignirent leur supérieur et s’accroupirent à ses côtés, leur présence étant camouflé par un arbuste fourni, malgré la température froide. Allan questionna Corneille qui put fournir les informations que lui permettaient détecter ses yeux perçants.

Pandore voltigea au-dessus du groupe et, au même moment, le regard de Sullivan s’assombrit. Bien vite, leur regard ne fit plus qu’un, permettant au zomane à la chevelure immaculé d’en savoir plus sur ces assaillants.

- Ils sont huit, souffla-t-il du bout des lèvres à ses compagnons. Aucune idée si l’un d’entre eux lui avait porté la moindre attention. Marcus peut-être? Visiblement, Allan n’avait pas entendu ses propos, car il somma à Corneille de les couvrir, puis s’avança sans le moindre préambule hors de leur cachette.

Le regard de Sullivan s’éclaircit à nouveau (au moment où il rompit le contact avec Pandore), puis il haussa des épaules et suivit son supérieur, rapidement imité par Marcus. Le trio s’avança en direction de leurs ennemis, profitant de leur manque d’attention pour éviter de se faire repérer. Rapidement, une monture « ennemie » poussa un long hennissement de douleur puis s’affala au sol, visiblement éventrée. C’est alors que la « victime » de ces roublards fut enfin dévoilée…

- Azrith?! Souffla le jeune bâtard du North, du bout des lèvres. Il était visiblement surprit de la voir là… si loin de son territoire légitime!

La simple vision de la jeune femme en si mauvaise posture eut tôt fait de le mettre en rogne. Il avait déjà perdu Phoebe lâchement, allait-il accepter qu’une autre de ses bonnes connaissances (pouvait-il pousser l’audace à déclarer cette dernière comme étant une « amie »?) meure sous le joug terrible de quelconque couillon?! Assurément pas! Sa morosité et sa nonchalance laissèrent place à une colère bouillante et le jeune homme dégaina son épée et son bouclier rond. Marcus lui jeta un regard en coin et comprit rapidement qu’un lien unissait la jeune femme et le patrouilleur à la chevelure immaculée. Allan s’élança donc dans le feu de l’action, rapidement imité par Sullivan et Marcus.

Pandore, comme si elle avait pressentie l’intention de son « humain », fonça sans préambule sur la tête d’un cavalier, toutes serres dehors. Sous l’impact sorti de nulle part, l’homme sursauta et tomba en bas de sa monture. En quelques enjambées, Sulli fut sur lui, enfonçant sa lame dans l’interstice qui séparait son plastron de son casque. La lame mordit farouchement la chaire tendre de son adversaire, le poussant à émettre un gargouillis immonde. Sans plus de considération pour sa victime, Snow enjamba son corps agonisant en un bond, puis bloqua de son bouclier une lame qui fusait vers lui. Dans un mouvement bref du bras, il éloigna l’arme grâce à son écu, juste à temps pour voir un archer bander son arme en sa direction! Sans plus de préambule, Snow se jeta sur le côté et effectua une roulade dans la neige folle afin d’éviter le projectile qui déchira sa cape d’obsidienne sur son passage. Son regard se verrouilla sur Azrith qui était en mauvaise posture et vit un type s’approcher derrière elle, masqué par l’arbre duquel elle faisait dos.

- Azrith, à terre! Beugla-t-il à l’intention de la Lady.

D’une main leste, il dégaina un poignard qui se trouvait à sa taille, puis le lança d’une main habile en direction de la belle, la lame se fichant dans le poitrail de l’ennemi qui avait tenté de l’attaquer de revers, derrière elle. En quelques enjambées précipitées, Sullivan fut sur elle et leva son bouclier rond au-dessus d’eux deux, pour les protéger des assauts sauvages de ces adversaires tenaces, puis s’agenouilla au sol pendant un bref instant, les deux jeunes gens étant à la même hauteur l’un de l’autre.

- Ça va, rien de cassé? Lança-t-il d’une voix forte à sa compagne du moment, juste avant qu’ils ne soient obligés de se séparer, assauts incessants oblige.

Sullivan se releva en un bond et pivota sur lui-même pour se retrouver dos à la Lady, puis leva son bouclier juste à temps pour réceptionner une flèche qui fusait en sa direction. Mais ils étaient chiants ces deux foutus archers…! Enfin… un archer… puisque l’autre venait tout juste de se faire abattre par Corneille qui les couvrait du mieux qu’il le pouvait. Du coin de l’œil, Snow vit Marcus aux prises avec deux adversaires, parant et frappant avec une véhémence évidente.

- Je vois que vous ne vous êtes pas faite que des amis, depuis notre dernière rencontre, Lady Karstark! Balança-t-il à la volée en direction de son interlocutrice. Ou alors, vous avez de bien drôles de fréquentations! Mais je n’impose aucun jugement de ma part, je vous assure! Il lui jeta un très bref regard en coin, puis ramena son attention devant lui. Au loin, l’archer toujours vivant levait son arme en direction de Waters, espérant ainsi pouvoir l’abattre par le flanc droit.

- Waters! À votre droite! S’écria-t-il à l’intention de son supérieur pour le prévenir.

Cette petite altercation avait au moins le mérite de lui changer les idées. Marcus avait eu raison de le forcer à s’impliquer, il devait bien l’admettre… pour une fois.

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♔ Patrouilleur de la Garde de Nuit
♔ Bâtard Targaryen
♔ Zoman
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Mer 27 Juin - 15:31


Azrith Karstark
«Un kidnaping raté...»


Elle ne voulait pas baisser les bras. Il en était hors de question, de toute façon. Alors tout ce qu’elle devait faire, c’était serrer les dents et lever son arme. C’était plutôt simple, dit comme ça, mais elle était bien forcée d’admettre que la douleur poignante dans son dos lui apportait une certaine faiblesse. Hors de question de le laissé paraître du moins, le plus longtemps possible. Son regard vert c’était baissé sur la neige immaculée et elle y devinait quelques gouttelettes de sang, à ses pieds. Merde.

Ainsi donc, ce fut tout un revirement, pour elle lorsqu’elle abattit la monture d’un des malfrats, qui dévoila par le fait même un autre groupe d’homme qui furent rapidement identifié par la Lady comme étant des patrouilleurs? L’espace d’un instant, elle se demanda ce qu’ils fichaient si loin du mur, mais rapidement ses méninges lui firent comprendre qu’en fait, c’était elle, qui était foutrement loin, si déjà elle c’était retrouver sur les limites de Karhold, la course-poursuite l’avait mené bien plus loin. Cela n’était pas nécessairement pour lui déplaire ou la déranger, mais elle réalisa qu’elle ne savait même pas si ses hommes étaient encore en vie! Elle envoya donc son volatile refaire le chemin, en espérant qu’il tombe sur eux et… En vie! Perdre des hommes pour une connerie du genre, sa la mettait en rogne!

D’ailleurs, elle laissa échapper un espèce de grognement mécontent, rageurs en bloquant de son bouclier un coup d’épée envoyé à son intention. Elle devait absolument profiter de la présence des patrouilleurs, pour ce sortir de ce merdier! Ce fut une voix, qui lui était familière qui l’interpella. Détournant la tête un bref instant en repoussant de nouveau l’homme qui s’en prenait à elle, elle se contenta d’un sourire en coin en apercevant Sullivan! Ah et bien bon sang! Ça, c’était une belle surprise! Évidemment, ce fut bien de courte durée puisqu’elle devait s’occuper de son adversaire qui revenait à la charge. Bloquant cette fois un autre coup d’épée avec la sienne, elle échappa son arme sous le choc en grimaça. Elle s’empressa de se jeter au sol pour rouler et la reprendre, sectionnant par le fait même les mollets de l’homme qui arriva à sa hauteur juste à temps pour le coup de grâce. Elle lui enfonça sa lame directement dans la gorge et le repoussa par la suite.

Se relevant, elle se jeta de nouveau au sol en entendant le cri de Snow, obéissant sans plus de cérémonie et entendis une lame siffler au-dessus de sa tête, puis un bruit sourd derrière elle. Tournant le regard, elle avisa l’homme à l’agonie qui avait tenté de la prendre par surprise. Elle vint pour lever son bouclier contre une attaque d’archer, lorsque le patrouilleur la devança, restant à sa hauteur. Le bois craquant sous les assauts, tandis que d’autres flèches semblaient y ricocher. Elle était essoufflée et ses cheveux sans doute un peu trop en bataille. Elle profita de cette petite pause pour remonter la manche de sa chemise qu’elle n’avait même pas eu le temps de boutonner comme il se devant et lui offrit un sourire trahissant une certaine fatigue.

-J’ai connu de meilleurs jours je dois bien t’avouer…

Ils se séparèrent rapidement, en vue des assauts à leur égards. Se retrouvant par hasard –ou pas- dos à dos, elle en profita pour glousser à son commentaire.

- Les amis sont les meilleurs traitres en puissance, parait-il, je préfère garder les mauvaises relation c’est plus simple!

Fit-elle, en plantant son arme dans l’un de ses assaillants, Elle fut forcée de laissé tomber son bouclier au sol, puisqu’elle n’arrivait plus à frapper d’un seul bras et qu’elle craignait empirer son état, en le repositionnant dans son dos. Sous l’interpellation de Sullivan, elle fut portée à tourner le regard sur ce Waters, ayant comme arme un marteau. Elle profita d’une petite accalmie de son côté pour retirer une dague de sa ceinture et la balança directement dans la gorge de l’archer, qui aurait bien fait de continuer avec les flèches à distance, peut-être que cela lui aurait laissé plus de chance… Oui comme si elle voulait en laissé à l’un deux, encore.

Puis, elle fut bousculé assez violemment, tombant soudainement sur le sol, pour aussitôt être traîner par les cheveux un peu plus loin du combat. Ils étaient partout, ces salopards!. Se débattant comme une diablesse, elle tenta de foutre un bon coup de lame à son assaillant, mais un autre aida son comparse en tentant de l’immobiliser, mettant sa main devant sa bouche profitant visiblement de l’altercation pour s’emparer de la Lady. Sauf que bon, Azrith n’était pas de ces petites Lady qui étaient le genre à se laissé faire, si on n’avait pas encore remarqué. Elle croqua la paume de l’homme de toutes ses forces et celui-ci hurla de douleur pour la cogner en plein visage ce qui lui fit voir des étoiles. Son regard chercha d’instinct son arme, qui trainait dans la neige. Non! C’était l’épée de son père!

Elle était tellement en colère. Tout ce qu’elle voulait aujourd’hui c’était de se détendre et être seule, mais tout avait déboulé en un sale merdier et la voilà aux prises avec ce connard qui la traînait comme un vulgaire sac de patate. C’était non! Elle s’aggripa à un arbre et poussa de toute ses forces, le plus vivement possible sa tête vers l’avant. Elle était sûre que l’homme était rester avec une bonne mèche de cheveux, mais au moins, cela eut l’effet désiré. Déséquilibré, il fut forcé de la relâcher et la Karstark pivota sur elle-même pour lui flanquer un solide coup de pied directement sur le genou. Celui-ci émit un craquement sonore et l’homme hurla tout en s’écroulant. Ne lui laissant aucune chance, elle courut vers lui à quatre patte dans la neige maculée de son propre sang par endroit et glissa son avant-bras sous sa gorge, ramenant l’homme contre elle qui la frappait, elle fit un crochet à l’aide de son autre bras afin de l’étouffé. Chose faite, elle garda un moment la pression, s’assurant que les mouvements qu’elle ressentaient n’étaient que des pulsions électrique de son corps mort puis, elle finit par relâcher la prise et se laissa tomber sur le dos, l’homme glissant par-dessus elle, dos à elle et il lui sembla que… Et merde. Elle tenta bien de garder les yeux ouverts, mais elle finit par perdre conscience comme ça, bêtement et stupidement. Son combat au corps à corps, tout comme sa traîné préalable dans la neige n’avait fait qu’enfoncer d’avantage la flèche dans sa blessure. En tout cas, il n’y avait qu’à suivre le sang pour la trouver. Génial.
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