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Forum de RP basé sur l'univers de l'oeuvre de George R.R. Martin A song of ice and fire et de sa série télévisée Game of Thrones.
 

[Event] Funérailles de Leith Velaryon - Le Bal

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Lun 11 Juin - 22:23

Funerailles - Le Bal


Leith Velaryon



Après la longue marche funèbre sous le ciel couchant, vous voilà invité, si vous le souhaitez à la Salle de Bal soigneusement aménagé pour la soirée en l’honneur du défunt. Pour l’évènement, la majorité de la décoration est sombre et quelques toiles son exposé en l’honneur de Leith Velaryon, de l’Académie, etc. Diverses alcôves ont été installée, entourée de voiles noires pour un peu plus d’intimité à ceux qui désirent discuter tranquillement, sans être à la vue directe de tous. Les balcons son aussi bien entendu accessible. Des petits canapés son offert par des domestiques qui se trimbalent ici et là ainsi que l’alcool pouvant couler à flots à qui le veux bien. Au fond, se trouve une grande table où trône plusieurs plats y contenant victuailles diverses et pour tous les goûts. Il y a bien entendu de la musique joué par des ménestrels de grande renommée, non loin du Trône de fer. Si quelqu’un connaissait suffisamment le Lord de Dragonstone, il y reconnaîtrait plusieurs de ses morceaux favoris, la majorité étant plus ou moins macabres, mais Ô si beau.



À NOTER:

-Vous ne pouvez pas intégrer la Salle de Bal si vous n’étiez pas dans le post précédent ICI. Si tel est votre désir, veuillez en faire la demande à l’administration. Si celle-ci est accepté, vous devrez trouver une raison valable qui expliquerait l’absence remarqué (ou non) de votre personnage plus tôt.

-Une partie du Red Keep est ouverte aux invités, mais prenez garde à ne pas trop vous éloigner. Dans tous les cas, vous remarquerez bien vite que plusieurs Soldats rôdent dans les couloirs et que certain sont en poste, bloquant l’accès à certains couloirs. En gros, mise à part les couloirs pouvant mener aux Jardins, aux appartements destinés aux invités ou à l’entrée/sortie principale du Red Keep. Vous ne pouvez pas aller bien loin si vous n’êtes pas un habitué des lieux.

-Lors de la rédaction de vos RP, mettez en gras les noms des personnages avec lesquels vous interagissez, afin de permettre une meilleure visibilité et aider les joueurs à se retrouver dans le RP.

-Pour faire un post privé, vous devez obligatoirement avoir posté dans le sujet précédent, puis mentionné [Funérailles] devant le titre de votre PV afin de situer les lecteurs.

-Vous avez jusqu'au Lundi 30 Juillet 21h (Heure québec) pour participé à cet Évent. Par la suite, le post sera verrouillé et il ne sera plus possible d'y participer.

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♔ Maître du Jeu


Quand on joue au jeu des trônes... soit on RP, soit on meurs!
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Mer 13 Juin - 23:26


«La fin de celui qui partageait la folie... »


La dernière fois qu’il avait bu comme ça, c’était durant le mariage de Valery… Ou sans doute déjà quelques bonnes heures avant. Là au moins, il avait eu la décence d’attendre un peu. C’était tout à fait personnel et cela n’avait rien à voir avec personne, puisqu’il ne devait rien à personne si ce n’était que rendre un dernier hommage à celui qui portait avec lui la folie.

Il resta sur les balcons un long moment, à observer les volatiles, prenant une nouvelle coupe à chaque fois qu’un domestique se rendait à lui, terminant en une rasade le verre précédent s’il le fallait. Juste pour le principe. Il avait hâte de changer d’endroit, pour la simple et bonne raison que les rapaces rôdant autour de Leith l’énervait au plus haut point et que ses chères sœurs devaient en avoir bien assez, de tout ça. Il enfouit sa main libre dans l’une de ses poches et roulait la clé de la crypte entre ses doigts. C’était comme si la famille s’agrandissait. Avant, Annabeth et Jhuaerys n’avaient aucune raison valable pour traîner dans ces catacombes, mais maintenant que le Velaryon y reposait, leur restreindre cet accès serait… Cruel? Il devrait songer à quelque chose. Sommes toutes, maintenant qu’il était partie, il devait bien s’occuper d’elles… À sa façon. Si leur espèce de pacte silencieux avait perduré de son vivant, maintenant qu’il était mort, il ne servait plus à rien. Il aurait fait pareil, c’était tout naturel de s’occuper de la famille de l’autre.

Ayant choisi de se déplacer, Aegon se contenta de faire quelques pas vers la salle, pour appuyer son épaule sur le cadre de porte et observer à l’intérieur toutes les convives. Son regard s’arrêta un moment sur tous et chacun, bien que certains avaient été honoré de plus d’attention que d’autres. Le regard un peu embrumé, il était surtout satisfait que ceux qui ne c’étaient pas encore adressé à lui jugent bon de ne pas venir l’importuner sur l’heure, bien qu’en même temps, cela restait mal perçus. C’était un peu à double-tranchant. Sommes toutes, celles qui méritaient le plus de sympathies restaient la famille et ne partageant pas le même sang que Leith –même s’il était presque convaincu que c’était le cas, à force de combat côtes à côtes, de folies…- il leur laissait pour ce soir volontiers toutes l’attention qu’elles méritaient. D’ailleurs, il observait la cadette, bien curieux de voir le visage qui se cachait sous ce voile obscur. Il n’avait pas vue Jhuaerys depuis… Depuis déjà plusieurs années. Ce n’était pas comme s’il avait eu la chance d’aller en Driftmark en tant que tel et elle, elle était trop occuper à devenir une femme digne de ce nom. Du moins, il l’espérait bien.

Quoi qu’il en soit, le temps avait coulé et il était maintenant l’heure de se rendre au Red Keep. Aegon ne se fit pas prier, comme la majorité de tout ceux qui se trouvaient probablement ici. Durant le cortège, il gardait un œil sur Valery et sa petite prisonnière/accompagnatrice, comme s’il espérait pouvoir la coincé seule à un moment ou un autre durant la soirée. C’est qu’il comptait bien se défouler d’une manière ou d’une autre et l’alcool ne l’aiderait probablement pas à la bonne prise de décision, encore moins à la retenue. Au moins, devant tous, il ne comptait pas le laissé paraître. Une telle chose lui permettrait de harceler et d’abuser de la belle sans vergogne. Il songeait même à laisser Annabeth s’amuser un peu avec elle, elle le méritait bien, n’est-ce pas?

Ils arrivèrent au Red Keep et les Nobliaux furent invité à se rendre à la salle de Bal, tandis qu’il suivait Leith et ses sœurs, presque machinalement jusqu’à la crypte. Valery ne les suivit pas. Helzebeth n’était pas convié pour ce moment et de toute façon, son beau noir semblait déranger par les agissements de son Héritier, comportement qui ne manqua pas malgré tout de tomber dans l’œil du Souverain d’ailleurs, il n’y à étrangement pas grand-chose qui lui échappait. Peut-être des tensions étaient trop forte pour les masqué, mais il avait l’impression qu’on sous-estimait son regard, puisqu’il était moins perçant qu’à son habitude, faisant place à des prunelles vides et embrumés où pourtant trônait une certaine obscurité que sincèrement, personne ne devait avoir envie de rencontrer ce soir.

Une fois son frère de cœur finalement disparue sous la pierre de sa sépulture, Aegon tourna les talons, devenant émotif à son tour et n’étant pas réellement en mesure de cacher sou visage sous un voile de jais.

-Refermez derrière vous.

Avait-il tout simplement balancé aux Gardes présent, la serrure se barrant automatiquement à la fermeture de la porte. Cela lui rappelait qu’il c’était déjà enfermé là, plus jeune par mégarde peu après le décès de sa mère… Il finit par remonter, toujours accompagné d’une Garde qui bien entendu, le suivait comme son ombre, surtout dans l’état où il était. Une fois arrivé à l’étage du Bal, il se contenta d’y entrer et d’aller s’écraser –littéralement- sur son Trône, appuyant sa tête contre son index. Il sentait ce vide immense sur sa droite, là où Leith serait venu lui murmurer quelques paroles afin de le distraire…

-Ouais… Je sais ce que tu dirais...

Fit-il. Ses Gardes au bas des escaliers ne tiquèrent même pas en entendant le Roi. Après tout, ce n’était pas la première fois et surtout pas la dernière qu’il parlait ‘’seul’’…

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Ven 15 Juin - 2:08


«La fin de celui qui partage la folie…»



Évidemment qu’il était satisfait de la réponse positive de son apprentie, bien que le contraire l’aurait forcément surpris. Au moins, elle se concentrait effectivement sur la petite mission qu’il lui avait offert et elle ne se laissait pas distraire par les petits Nobliaux qui rôdaient ici et là. Sommes toutes, ce n’était pas le plus gros, tout ne faisait que commencer. Lorsque la soirée avancerait et que cette clé risquait un peu trop de se trimballer, voire de disparaitre de leur vue –ou plutôt des sens d’Estelle-.

-La Main du Roi… Mmhh?

Il jeta un coup d’œil oblique en direction du Lord Tyrell, croisant de nouveau les prunelles lunaire de sa cavalière. Il lui semblait bien que cette jeune femme l’observait plus que de convenance. Sentait-elle quelque chose de particulier, en lui? En Estelle? Possible. Cela ne serait pas très surprenant. Elle bougea ses lèvres, comme si elle était désireuse de lui murmurer quelque chose et l’envie de communiquer avec elle par télépathie se fit sentir, mais il en était bel et bien hors de question, il avait, hélas… Pour l’heure plus important à faire. Il avait un objectif et il n’en démordrait pas.

Alors il laissa échapper un bref gloussement. Déjà, c’était rare en soit, mais le commentaire de son apprentie l’amusa, surtout en voyant le regard des plus outré du vieux couple qui s’éloignait. Au moins, elle avait un sens de l’humour un peu noir. Encore heureux, elle avait sans doute un peu appris à le cerner du moins, il imaginait bien. Sommes toutes, il entama de reprendre leur déplacements lent, laissant l’apprentie Sorcière faire son petit travail. Après tout, c’était en bougeant qu’elle trouverait au mieux avec assurance la clé. Il songea à s’approcher, comme si rien un peu vers le Lord Tyrell, mais tandis qu’ils longeaient l’endroit constitué d’autant de fenêtres, Estelle ralentie la cadence, affichant un air un peu… Blême. Elle détourna le regard vers l’extérieur, avisant le Roi qui se trouvait sur l’un des balcons. Il était de dos, mais ce que son apprentie lui mentionna lui suffisait amplement. Voilà qui était intéressant. Elle avait un bon flair, la petite. Elle pouvait bien avoir du mal si sa cible se trimballait, mais voilà que n’ayant rien ni personne entre eux, mise à part une fenêtre…

-Tu crois que tu seras entièrement seule?... Il lui jeta un coup d’œil pétillant. Un sourire en coin. Mais vous êtes ma cavalière, très chère…

Fit-il, laissant la deuxième portion de son commentaire se faire plus de convenance sont on pouvait le dire ainsi. Il lui pris ensuite la main, la déposant sur son avant-bras et l’entraînait plus loin, telle la cavalière qu’elle était pour lui.

**[Estelle] Je ne te demande pas de le détrousser, seule de surcroît, mais assure-toi de savoir où est la clé en tout temps. Nous agirons si nous voyons une ouverture autrement, nous devrons attendre à ce soir… Voir demain. Il faut apprendre à guetter une proie, ne pas se précipiter ainsi, tu évites de faire des erreurs. C’est le temps-là, de réfléchir, pas en plein combat ou avec une dague sous la gorge…**

Il lui offrit un clin d’œil. Évidemment qu’il faisait référence à sa manière de trop réfléchir, dans le feu de l’action! Et si elle croyait qu’elle s’en sortirait aussi facilement… Chaque chose, chaque question, tout quoi, était pour elle un entraînement, constant avec le Lord Blackmont. Il ne désirait pas qu’elle soit bonne, mais bien qu’elle soit la meilleure. Elle était son apprentie et il n’exigeait rien de moins.

Quoi qu’il en soit, ce fut enfin la fin de l’exposition du corps et, tout le monde fut invité à suivre la marche funèbre jusqu’au Red Keep. Astaroth marchait lentement, profitant de ce moment. Il fallait dire qu’il aimait un peu cela, c’était peut-être un peu glauque, mais voilà! Puis, ils arrivèrent enfin dans la salle du Bal, la décoration ne rivalisait pas du tout avec sa propre demeure, mais il laissa échapper un bref «Ahhh…» de contemplation, peut-être un peu sarcastique, en voyant tout les petits efforts fait pour le défunt. D’un regard intéressé, il avisa le Roi qui allait s’installer loin de leurs griffes, mais il ne payait rien pour attendre… D’un bref mouvement de la tête, Astaroth fit signe à son apprentie de le suivre. Oh non, il ne voulait absolument pas qu’elle le quitte ne serait-ce qu’un peu. Les tensions ressentit au Septuaire n’étaient pas mieux ici. Il y avait plusieurs Maison, visiblement qui subissaient quelques pressions entre elles. Amusant, certes.

-Encore heureux que l’allégresse des lieux compense magnifiquement celles des Maisons nous entourant…

Laissa-t-il glisser en un murmure, en prenant une coupe de vin et affichant un sourire forcé et exagéré vers une dame qui les fixaient depuis tout à l’heure. Il fallait bien l’avouer, sa réputation n’était pas à faire et beaucoup ne devaient pas nécessairement apprécier sa présence en ces lieux. Vautour, lui? Oh, il fallait être stupide cependant pour croire une telle chose puisque lui, ce qui l’intéressait –bon, outre les mort certes- c’était les Dragon d’ors que pouvaient lui offrir les vivant et ça, cela ne se savait que trop bien. C’était sommes toute un bel endroit pour dénicher quelques contrats, même s’il n’était pas venu pour ça. Ah… Qu’ils étaient loin, au fond de réellement savoir à qui ils avaient à faire, mais cela le divertissait. Et puis, sans doute certains s’amusaient-ils à croire qu’Estelle serait peut-être la future Lady de Blackmont. S’ils pouvaient continuer à se vautré dans leur ignorance…

Astaroth observait un moment Elinor Tarly. Cela l’étonnait un peu de la voir ici, celle-là. Elle ne ressemblait pas à la typique rapace, mais voilà. C’était une des rares femmes pour qui il avait étrangement un grand respect –oh, pas qu’il ne respectait pas les femmes, mais il ne respectait pas grand monde tout court alors voilà-. Être à la tête d’une Maison, lorsqu’on était du sexe dit faible ce n’était absolument pas une chose aisé en soit. Il inclina poliment la tête, croisant le regard de la belle dame ce qui lui arracha un sourire en coin. Bah, il n’était pas de ceux qui étaient désireux de lui mettre la bague au doigt… Ou une main à la fesse! -Pas comme ce petit héritier de Highgarden, à ce qu’il semblait- Bon, la seconde option peut-être un peu intéressante, mais voilà! Astaroth savait tout de même se tenir, dans un endroit pareil, ne serait-ce… Puis, le jeune Tyrell, n’était pas son problème et Blackmont n’avait jamais été un preux chevalier. Pas vrai? Il se tourna, tombant presque nez à nez avec Valery et Helzebeth. Évidemment, il afficha un faux air surpris, ne pouvant s’empêcher de détailler le Lord du regard, puis sa cavalière.

-Lord Tyrell, enfin nous, nous croisons. J’ai beaucoup entendu parler de vous… Félicitation d’ailleurs, pour votre nouveau poste. Main du Roi… Certains tueraient pour cela.

Il se contenta après ses mots d’afficher un bref sourire en coin de son obscurité naturelle, terminant d’une traite sa coupe qu’il déposa sur le plateau d’un domestique qui passait pour profiter de sa main libre afin de désigner sa précieuse apprentie.

-Et voici ma très chère cavalière, Estelle.

Il pourrait bien croire qu’elle était une catin, cela serait même mieux. Elle pourrait très bien aussi avoir été sa pupille, qu’elle importance dans ce monde de toute manière. Il détourna enfin le regard vers Helzebeth.

-Et la belle Helzebeth Blackfyre à votre bras? Vous êtes bien loin des Antlers, Milady. Il me semble que la dernière fois où je vous ai vue c’était au Festival en l’honneur de l’anniversaire de la Princesse Daeyna.

Certaines têtes se tournèrent, comme outrée. Comme si parler de cet évènement était une horrible chose. C’était amusant certes, mais il ne songeait pas d’emblée à l’empoisonnement des deux figure Royales concernée. Le Maître de la Tour se contenta d’observé les quelques visages, un sourire provocateurs, un peu menaçant les forçant à regarder ailleurs. Puis, sont sourire se radoucis -juste un peu il ne fallait pas exagéré- faisant un pas vers la Lady, comme s’il voulait lui dire un secret, mais que tous pouvaient entendre du moins, Le Lord et son apprentie.

-Dites-moi, êtes-vous seulement retournée sur vos terres, ou êtes-vous tombé sous le charme du Red Keep? La Couronne ne semble pas vous avoir fait trop d’ennuis, ainsi donc...

Et le plus ironique dans tout cela, c’était qu’il n’avait pas la moindre idée qu’elle fut enfermé avec son frère aussi longtemps certes et encore moins qu’elle eut subit tout ce qu’elle avait traversé, il savait très bien que les Blackfyres avaient été accusé, viser –comme bien d’autres-. De toute façon, Astaroth se plaisait à dire tout haut ce que sans le moindre doute beaucoup pensaient tout bas: Pourquoi diable était-elle accrocher au bras de Valery Tyrell, alors que son frère, le Lord Blackfyre qui venait d’entré dans la pièce semblait faire la gueule, ne venant même pas directement vers la Sorcière tandis que pourtant son regard ne la quittait que très peu, alors qu’ils étaient réputé pour être inséparable… Pour lui, très honnêtement, sa puait tout de même. Il lui restait simplement à savoir qu'elle était cette odeur putride. Il n'était pas investigateur et ne pousserait pas outre mesure, mais... Mais démontrer qu'il n'était pas dupe l'amusait toujours. Si ont pouvait payer pour qu'il tienne sa langue, aussi, c'était encore mieux! Alors il tendait quelques perches, à savoir ce qui répondrait le mieux. Si ce n'était pas le Lord devant lui, ni la Lady, ce serait assurément quelqu'un d'autre et là, il ne faisait pas référence à Leith.

Et pourquoi faisait-il ça? Ah… Blackmont et son sombre esprit. Se reculant de nouveau, il reprit position aux côtés d’Estelle sans pour autant l'avoir relâcher plus tôt. Il attendait visiblement une réponse, comme s’il était désireux d’engager la conversation –certes, de manière particulière, sans doute-, plongeant son regard doré dans celui émeraude de la Main du Roi, gardant une certaine attention vers l’errante. Estelle comprendrait-elle ce qu’il faisait? Quoi qu'il en soit, il se demandait si au fond, la jeune lady n'était pas en mauvaise posture, d'où ce murmure à son égard. Et s'il répondait présent à sa manière, cela ne voulait certes rien dire.


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♔ Lord Blackmont
♔ Grand Maître de la Tour des Sorciers


«Life and Death are one thread. The same line viewed from different sides.»
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Sam 16 Juin - 16:02
L’adolescent regardait partout autour de lui, alors qu’il déambulait dans le septuaire en suivant son père adoptif. Jamais, au grand jamais il n’avait vu autant de nobles rassemblés au même endroit. C’était dans des moments comme ça où il se rendait compte à quel point son horizon avait été , et était toujours d’ailleurs, limité. Il ne voyait pas tant de monde que cela à Accalmie. Beaucoup de domesticité, Messire Storm..mais en matière de noblesse, au final, pas tant que ça. Et certainement pas un attroupement pareil. Même pour l’enterrement de Père ils n’avaient pas été si nombreux.  Logique d’un côté, mais..Mais il ne se sentait pas à l’aise au milieu de tous ces gens, Lords et Ladies venus d’endroits si différents. Il ne se préoccupait pas d’être jugé intéressant ou non cependant, ni des froncements de sourcils et des expressions perplexes qu’il suscitait - un héritier mâle pour les Stormlands, encore inconnu au bataillon il y avait quelques lunes, cela allait certainement susciter des questionnements, voire des ragots. Tout comme il avait suscité des regards incrédules en arrivant à Accalmie. Mais tant pis - il devait le supporter. Et puis, ce n’était pas comme si son apparition allait être le principal événement de la journée - et encore heureux…

Néanmoins, Alexander se sentit légèrement sourire en voyant Kalil. Au moins il y avait quelqu’un d’autre qu’il connaissait parmi cette cohue de nobles, et cela le rassurait. Il n’était pas seul ceci dit, une demoiselle l’accompagnait, dont le costume tranchait assez avec les robes des autres ladies.  Sa sœur peut-être ? Ce n’était pas impossible. C’était du travail, de retenir le nom des membres des Maisons les plus importantes de Westeros - et pas seulement les neuf les plus importantes. Il faisait preuve de bonne volonté (la preuve en était qu’il s’attachait à essayer d’ apprendre la généalogie Baratheon depuis Orys), mais voilà, une erreur était toujours possible.  Il serait bien allé voir le Prince suzerain de Dorne, mais il avait une petite mine, semblant extrêmement fatigué. Le mieux serait certainement d’attendre qu’il soit un peu plus reposé.

Lui par contre commençait à se sentir un peu mal à l’aise. Les funérailles, vraiment, ce n’était pas sa tasse de thé. Surtout avec l’odeur d’encens qui se faisait plus forte maintenant qu’ils étaient à proximité du défunt. Alexander laissa son père adoptif prendre la parole en premier face aux ladies Velaryon ; après tout, c’était lui le dirigeant de la Maison. Néanmoins, il ajouta à sa suite  :

“Je suis désolé pour votre perte, mes Ladies.” Sa sincérité s’entendait dans sa voix, qui était un peu hésitante. Il ne savait pas comment il avait réussi à tenir, aussi faiblement que ce soit, à la mort successive de ses deux parents, alors..Il ne pouvait que comprendre leur douleur et leur souhaiter tout le courage du monde pour la suite.  Et pourtant, ses mots ne lui apparaissaient pas comme suffisants. Qu’est-ce qu’étaient les mots par rapport au gouffre que l’on ressentait à la mort d’un être cher ? Rien, du vent.

Mais déjà son père adoptif repérait le Lord Tyrell, vers qui il se dirigea. Ils étaient liés à présent ; et l’adolescent se demandait si sa présence ne voulait pas dire que ses enfants étaient là aussi. Bon bien sûr, il aurait voulu rencontrer Kataeryn, sa fiancée (et l’idée lui faisait encore bizarre) dans d’autres circonstances, mais bon..On faisait ce qu’on pouvait, supposait-il. Le Lord non plus n’était pas seul, il était accompagné d’une jeune lady blonde aux yeux gris.  Inconnue au bataillon pour lui, là aussi, même si son apparence suggérait un lien avec l’ancienne Valyria.Cela ne l’aidait pas cependant. Heureusement, comme là aussi le Lord parlait avant lui, il n’avait qu’à l’imiter.

“C’est un plaisir de vous revoir, Lord Tyrell.” Il était un peu nerveux, il devait l’avouer. Il avait toujours peur de faire une erreur fatale qui pourrait l’inciter à rompre les fiançailles avec sa fille, et c’était quelque chose dont il avait compris qu’il ne fallait surtout pas qu’il arrive. Il savait qu’il ne ferait jamais volontairement une bourde pareille, mais les erreurs involontaires, cela arrivait.  Savait-on jamais. “Lady Blackfyre.” ajouta-t-il ensuite en se tournant vers la Lady.Elle était très belle, il fallait l’admettre, et sa tenue lui allait à merveille ; mais trop laisser traîner son regard était hors de question. Il était fiancé, donc fidèle, en paroles et en actes, même un simple regard.

Après quoi, la marche funéraire commença. Longue, lente. Épuisante aussi sous la chaleur. Il en profitait néanmoins pour admirer un peu la ville..enfin, ce qu’ils pouvaient voir de la ville. PAs grand-chose il le craignait ; il fallait surtout regarder où il mettait les pieds pour éviter de se tordre une cheville ou de mettre le pied, justement. Et puis il avait l’impression de marcher à une vitesse d’escargot. Trop de monde dans des ruelles étroites, cela ralentissait la cadence, fatalement..

Mais enfin ils arrivèrent dans la salle de Bal du Red Keep. La décoration de celle-ci était sombre, naturellement...fastueuse aussi, comme si c’était un roi qui était mort.  Il supposait que si le roi et sa Main étaient très liés, cela expliquait des choses. La musique aussi était d’un sinistre pas vraiment au goût du jeune cerf, qui commençait à se sentir vraiment mal à l’aise. Surtout....surtout quand il repéra un visage qu’il aurait préféré oublier. Son...grand-père. Le père de son père, plutôt, il n’avait jamais pu le voir comme un grand-père. Le rythme de son coeur s'accélèra, sa respiration aussi, ses mains se mettant à trembler tellement fort qu’il aurait probablement lâché ce qu’il aurait pu tenir. Il essaya de regarder ailleurs, mais toujours son regard revenait vers lui, terrifié à l’idée qu’il vienne le tourmenter, l’humilier, le rabaisser, tout ça devant l’entière assemblée et surtout devant le Lord Myrrdin. Alors il se concentrait sur l’homme à son côté : son père adoptif. Celui qui l’avait remis debout, qui continuait à le guider pour qu’il marche. Il le protégerait, il avait promis de faire d’Accalmie son foyer, il pouvait compter sur lui, il l’avait déjà soutenu une fois, il pourrait le faire une seconde fois non ?

Mais fort heureusement le Lord originaire du Val ne ne sembla pas le voir. Encore pâle, un peu tremblant, Alexander se contentait de suivre son père adoptif. Jetant parfois quelques regards, jusqu’à perdre de vue celui qui hantait encore certains de ses cauchemars. C’était fini… Fini..Fini. Il devait se contrôler, il devait être fort, il devait être digne, il devait être un Baratheon. Et penser à autre chose. Comme...Kataeryn. Sa présence était pour lui des plus probables, alors il essayait de la chercher discrètement du regard. Le Lord Tyrell ayant les cheveux noirs, il était possible que ceux de la jeune femme le soient aussi. Par conséquent, il essayait de regarder parmi les demoiselles aux cheveux noirs qui paraissaient à peu près son âge. Il ne devait pas tant se tromper que cela, non ?
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♔ Héritier des Stormlands
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Dim 17 Juin - 17:32
C’est à grandes enjambées, en bouillonnant de colère et en maudissant cette fichue robe qu’Elinor effectua la marche funèbre, incapable de trouver le calme et le recueillement nécessaires. Ce n’était pas souvent qu’elle se laissait ainsi aller à ses émotions. D’ordinaire, la Lady assumait son rôle jusqu’au bout, calme, composée, digne, polie. Mais pas là. Elle pouvait rester calme -ou presque- face à une attaque personnelle.  Mais qu’on  s’attaque à sa famille, et là, elle se transformait en mère ourse. Une vraie lionne, prête à tout pour défendre ses petits.. Olyvar, sachant mieux que d’essayer de parler à la jeune femme dans ces moments-là, restait silencieux - et lui-même avait un air crispé sur son visage habituellement amical. La famille Oakheart avait été offensée, et gravement. Il semblait en effet aux dires du Lord des chauves-souris..que sa petite Elyane avait été enlevée! Et pire encore - par un Prince de Dorne - ni plus ni moins que le Prince Suzerain ! Elle était outrée, humiliée, et folle d’inquiétude pour Elyane. Elle l’aurait été quel que soit le coupable - mais là, un Dornien !  Comme si les Oakheart n’avaient déjà pas assez de contentieux face aux Dorniens - il fallait maintenant rajouter un enlèvement ! Oh qu’elle le voie, ce Prince, et il allait avoir droit au pire moment de sa vie ! Oh elle n’allait pas s’en prendre à sa famille car elle n’était pas bête à ce point mais...mais.. Lui, il allait regretter son geste.Fallait-il que le Prince ait perdu sa cervelle !

L’arrivée dans la salle de Bal n’apaisa pas son humeur déjà massacrante. La salle était décorée fastueusement c’était vrai, il y avait des musiciens dont la musique n’apaisait cette fois pas les moeurs.. Au contraire, cela la mettait dans une humeur encore plus vindicative.  Est-ce qu’Olyvar allait provoquer ce Prince en duel ? Allez savoir.  Déjà voir l’homme, graver son image dans sa mémoire, et ensuite aviser. Et sa pauvre Elyane innocente. ELle, elle ne pouvait pas vraiment lui en vouloir si elle était partie de son plein gré ; il fallait voir qui elle devait supporter comme géniteur ! Et cette vie qu’elle avait eue à Harrenhal..c’était bien pour ça que chaque année elle l’invitait pour un séjour à Horn Hill, pour qu’elle voit autre chose que ce château sinistre.  C’était une des très rares choses qu’elle avait imposée à son mari, et les Sept en soient remerciés, il lui avait passé cette lubie. Si lubie c’était vraiment, après tout il s’agit de sa famille, et de celle de Corwyn du coup. Et puis ce n’était pas comme si la jeune fille était si désagréable à supporter, au contraire, modèle de gentillesse et de calme.

Enfin ce n’était pas la question. Elle prit congé d’Olyvar pour aller faire un tour au buffet.  Elle avait bien besoin d’un verre, ne serait-ce que pour se calmer. Oublier un instant sa colère. Elle y arriverait - peut-être. Tant qu’elle ne voyait pas ce fichu Dornien, elle pourrait se calmer.  Bon en tout cas on ne pouvait nier la qualité du breuvage - après tout, ils étaient à King’s Landing.  Cependant, la journée n’était pas terminée, et la suite des événements le confirma. Elle se retrouva nez à nez avec Moryn Tyrell, dont le visage rougeaud ne laissait pas planer le moindre doute sur son état d’ébriété. Elle l’avait vu faire des siennes dans le septuaire ; et il continuait ! Déjà qu'il avait la réputation la plus exécrable du Reach !

“Enchanté d’vous connaître Lady...?”
-Tarly”  répondit-elle rapidement, cherchant un échappatoire.Son haleine empestait la vinasse. “ Je suis la belle-soeur de votre mère, Lord Moryn.”
-Ah voui ! Lady Tarly ! La Dame à qui on envoie Willas !”
“-..Exactement. Maintenant si vous permettez, j’ai à faire  et -”
-Ca peut attendre”, sussura-t-il en lui aggrippant la hanche et en lorgnant ignoblement sur ses formes. “Willas,c’est un mou. Moi en revanche, j’suis un homme, un vrai !”

Et il laissa glisser sa main plus bas - sur son postérieur.
La réaction de la jeune femme fut immédiate. La gifle partit presque sans prévenir. Pendant dix ans de mariage elle avait  dû supporter Corwyn, sa possessivité, son hypocrisie, ses fausses attitudes attentionnées en public, son indifférence dans le privé, ses mains baladeuses, sa déception en voyant ses filles, la pression qu’il lui imposait,  ses exigences impossibles concernant son seul fils -c’était le point de non-retour. Elle faisait l’amalgame entre Moryn  et son oncle, humiliée, choquée.  Plus jamais elle ne se laisserait faire - par quiconque !

“Espèce d’âne bâté !” siffla-t-elle. Elle ne savait pas par quoi elle était le plus choquée : la main aux fesses, comportement des plus honteux, ou la main aux fesses alors qu’il savait pertinemment qu’elle était sa tante par alliance.  “Vous n’avez pas honte !”
-Comment osez-vous ! Je suis l’héritier de Highgarden, femme !"
-Le vrai héritier de Highgarden ne se comporterait pas ainsi”, fit une voix. Olyvar. Olyvar qui maintenait fermement un des bras de l’adolescent pour le maîtriser et dont la simple vue  lui procura un immense soulagement, alors qu’elle se libérait de la main baladeuse du coupable. “ Vous déshonorez votre Maison. Vous êtes une honte - pour votre famille, et pour le Reach tout entier. ”

La salle de Bal lui parut soudainement très silencieuse, en même temps qu'elle avait l'impression de devenir le nouveau centre de l'attention de la soirée. Rouge de colère et de honte, elle n’arrivait plus à parler, ni à s’empêcher de trembler de rage. Humiliée en public. Par son neveu. Si elle arrivait  à quitter Horn Hill dans les dix prochaines années sans qu’on lui fasse une remarque à ce sujet…Elle n’avait plus qu’une envie : partir. Quitter cette fichue capitale, et ne jamais y revenir pour quelque raison que ce soit.
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♔ Lady de Horn Hill
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Dim 17 Juin - 22:23
La Marche funèbre fut bien plus pénible que je ne le pensais. Déjà parce que... et bien je suis aveugle, donc pour se déplacer, ce n'était guère évident, quand bien même Aerys était là pour me guider, elle ne pouvait pas sauter de bâtisse en bâtisse et voler en cercle tout en me retransmettant ce qu'elle voyait me donnait des vertiges à la longue. Et ensuite parce que je ne voulais pas quitter le bras de Kalil, c'était ma corde, mon filet, le baton qui m'empêche de tomber à l'instant. En vérité, n'importe qui aurait pu faire l'affaire, mais il a fallu que ce soit ce grand nigaud qui présente ainsi son bras à moi. Pour éviter le scandale durant la marche jusqu'au Red Keep, je dus jouer la comédie en faisant comme si j'avais les jambes en coton -ce qui n'était pas entièrement faux tant je me sentais fragile, seule, effroyablement vide...-, mais si cela avait convaincu les autres, cela ne m'avait pas convaincu moi. Plusieurs fois je me surpris à penser que tout le monde allait découvrir que nous avions été jadis amant... toujours amants? Non, ça n'avait jamais été le cas, arrête de t'embrouiller Shanon! Qu'est ce qu'ils pourraient penser à part que tu as un formidable ancien apprenti? Un apprenti attentif et compatissant qui plus est, et très grand, une vraie armoire...

Je n'étais tout de même pas très à l'aise et plusieurs fois mes chaussures tapèrent dans des pavés mal enfoncés, manquant plusieurs fois de tomber. Allez, ressaisis toi! Bon sang, Leith doit bien rire en te voyant aussi maladroite!

Arrivée à l'entrée du Red Keep, je me forçai néanmoins à briser mon contact avec le Prince dornien. On ne me laisserait jamais entrer dans les catacombes, pas tout de suite, pas encore, pas durant sa mise en terre, mais je voulais au moins accompagner mon frère jusque devant les marches qui le mèneraient à son niveau lit, un lit en pierre et éternel. Je n'eus pas besoin qu'on me tienne la main pour suivre les gardes, Leith et Aegon, leurs pas me guidaient aussi bien que ma mémoire des lieux. Cela ne dura pas aussi longtemps que je l'aurais voulu mais au final, ce n'était pas plus mal et je finis par enfin me retrouver seule, seule avec ma conscience, seule avec ce Vide, définitivement seule. Mes jambes cédèrent sous mon poids et je me retrouvais les fesses par terre sans en avoir vraiment conscience. Ce fut un domestique qui passait par là qui vint à mon secours, la voix teintée de surprise. Visiblement, c'était la première fois qu'il voyait une dame s'effondrer ainsi.

"C'est la première fois qu'on te voit aussi faible surtout, même lors de ta tentative de suicide, tu étais restée digne. Vois ce que tu es devenue!"

- Vous avez besoin de quelque chose, Milady?

- Il y a des alcôves voilées dans la Grande Salle si mes souvenirs sont bons. Pourrais-tu m'y emmener?

- B-bien sûr!


En fait, Aerys venait de m'envoyer des images de la salle de Bal, posée sur un des balcons où elle pouvait se placer sans problème grâce à sa petite taille. Avant que quiconque ne me voit dans une telle posture fort peu convenant pour une Lady, le domestique m'aida à me relever et, comme Kalil quelques instants avant, il me prit le bras et me guida. Bien vite, le jeune homme m'abandonna devant une des petites entrées et repartit s'occuper de ses tâches, me laissant pénétrer seule dans un de ces petits coins privés où les invités pouvaient s'isoler. Je pus alors faire ce que n'importe qui ferait pour un membre de la famille disparu, ce que je m'étais refusée de faire, même lors de son vivant, ce que je considérais comme de la faiblesse car c'était montrer aux autres que quelque chose nous avait touché: pleurer. Portant un masque à longueur de journée, je ne mettais jamais de poudre à paupières, et heureusement, c'est une cochonnerie à rattraper quand on a les larmes aux yeux... Un petit couinement qui se voulait être un rire s'échappa non sans mal de ma gorge nouée. Depuis plusieurs jours, je n'avais fait que casser des objets, des vases, déchirer des feuilles, jeter des livres contre les murs, défaire mes draps -avec un petit plaisir coupable à l'idée que les domestiques allaient devoir tout ranger, encore-, mais à présent, une profonde culpabilité m'accablait. Si seulement j'avais été là, si j'étais restée à son chevet au lieu de me concentrer sur cette petite sotte d'Helzebeth. "J'aurais sans doute bu le poison avec lui et je n'aurais pas eu à souffrir de son absence, on aurait rejoint les Sept ensemble..."

"Et cela t'aurait mené à quoi à part mourir? Ce n'est pas ce qu'il aurait voulu."

Une fois de plus, je chassais mes pensées indésirables. Ne pouvait pas me foutre la paix pour une fois? Dans un mouvement de rage, je retirais mon casque et enfonçais ma tête dans mes bras contre le mur, laissant mes manches s'imprégner de larmes. Les gens risquent de voir les traces de leur passage sur mes joues mais tant pis, je m'en fiche de ce qu'ils pensent, je m'en fiche de tout, de Kalil, d'Aegon, des Lords et des Ladies, même de Lord Moryn! "Lord Moryn?" Ce nom ne m'était pas inconnu évidemment, Moryn Tyrell était le fils du Lord Valery, membre du Conseil restreint, et même à moi, ses antécédents étaient venus à mes oreilles. Et il osait faire encore des siennes à l'enterrement de Leith? La colère prit le dessus sur ma peine, refusant qu'on transforme ce jour qui m'était important en scandale. Après avoir passé ma manche sur les dernières traces de larmes sur mon visage, je remis mon masque et ouvris d'un geste brusque le voile de velours qui me séparait de la foule. Une voix m'empêcha cependant de m'approcher, une voix que je ne voulais pas m'entendre et qui pourtant était le bienvenue, tout comme son propriétaire...
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♔ Lady
♔Maître des chuchoteurs
♔Dragonnière
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Lun 18 Juin - 0:15
Annabeth tenait mon bras et elle était presque collée contre moi, durant la Marche funèbre de son frère. Ah, Leith, prends ça dans les dents! Non, je ne devrais pas avoir de telles pensées... Mais il est vrai que ce genre de contact, même si ce n'était pas dans ce sens, m'avait grandement manqué. Non, ça non plus je ne devrais pas le penser, je suis... fiancé? Maintenant? Je suis quoi au juste? Je devrais penser à arrêter de visiter les bordels? Arrête de réfléchir Kalil, quand tu es fatigué, tu raisonnes étrangement, cela ne te va pas. Peut-être était-ce parce que je tenais le bras de Shanon mais j'étais particulièrement bien éveillé durant le trajet jusqu'au Red Keep, n'ayant aucune pensées pour l'avis des autres sur ma promiscuité avec la Lady Velaryon alors son frère se faisait transporter juste à coté de nous. De potentielles langues de vipère diront que je convoite la jeune femme et que je profitais de l'occasion, mais au final, n'est-il pas normal que son ancien apprenti, le plus brillant qui plus est, soit protecteur avec elle? Et puis tant pis pour eux s'ils ont de mauvaises pensées, je suis un gentleman moi. Si, vraiment...

La Marche dura moins longtemps que je l'espérais mais c'était tant mieux. Le ventre vide et les idées pas clair, j'avais grandement besoin de quelque chose pour tenir au moins la soirée! Annabeth ne tarda pas à me lâcher, à l'entrée du Donjon Rouge en fait, suivant d'un pas lent son frère et le roi. Je me demande bien à quoi ressemble la Crypte Royale... Peut-être que la Lady de Dragonstone pourra me la décrire? Quand elle en aura envie bien entendu, à vrai dire, je devrais moi-même penser à me recueillir de temps en temps sur la tombe de nos parents. Est-ce qu'on avait une Crypte d'ailleurs? Il faut dire qu'avec Père, nous n'avions guère eu de conversations à ce sujet, et je ne m'étais pas vraiment posé la question non plus... Ashana saura probablement me le dire elle. Justement, où était-elle? Sortant de mes pensées morbides -c'est la première fois que je vois un mort et que j'assiste à un enterrement aussi, qui m'en blâmerait?-, je pénétrais dans la salle de Bal, bercée par des mélodies aussi sombres les unes que les autres. Dignes d'un détraqué.

Le buffet fut ma foi bien plus intéressant à explorer que le reste et alors que je m'en approchais, une silhouette aussi familière qu'inattendue se posa dans un des balcons. Aerys, toujours aussi belle bien que ses crêtes étaient plaquées contre son corps - même les dragons sont sensibles à la mort des compagnons des autres-, elle semblait surveiller la salle, sa queue ramassée contre son coeur. Bien que mon estomac criait famine, je me permis de faire une petite pause pour aller la voir. Annabeth n'était pas là cependant, je préférais donc resté à bonne distance, hochant la tête pour la saluer. Je ne savais pas si Aerys était agressive mais généralement, quand elle avait ses appendices bas, elle pouvait se montrer imprévisible. Je finis par reprendre ma route, envoyant une image de ma rencontre à Shaaïra qui dormait toujours à poings fermés.

"Chanceuse va! Moi je dois encore me coltiner plusieurs heures debout et il n'y a même pas de café..."

Un soupir s'échappa de mes lèvres tandis que j'arpentais le buffet en quête d'une quelconque boisson qui saurait me réveiller.

"Et même pas de vin dornien! Bordel mais ils se sont tous donnés le mot pour me faire chier ou quoi aujourd'hui?"

L'estomac vide, le cerveau vide et aucun vin digne de ce nom à portée de main, c'était bien assez pour m'énerver et me rendre bougon, mais la fatigue faisait que j'étais profondément blasé. Nouveau soupir et je me rabattis sur un jus de groseilles, acide comme il faut pour réveiller ma carcasse, et avec ça quelques pâtisseries ne feront pas de mal! Alors que j'avalais le contenu de mon verre avec une gratitude pour son producteur à peine dissimulée -Bon sang mais que c'est pas mauvais en plus!-, un début de scène commença à se faire à coté de moi. Il s'agissait de Lady Tarly, la... soeur de la mère d'Elyane si je me souviens bien des liens de parentés, et de... Qui est ce au juste? Dans tout les cas, ce pauvre bougre n'était pas en état pour assister à un deuil. Même si je ne le voyais que de dos, je pouvais voir ses oreilles rougies par l'alcool et sa démarche était tout bonnement bancale. "Et on dit de moi après... " Guère d'humeur à assister à ce genre de scandale, je pris le pichet de jus de groseille, un plateau et partit sans attendre mon reste.

C'est bon, j'ai passé une semaine à voler, fait plusieurs nuits blanches et pas mangé. On va pas me tenir rigueur pour ne rêver actuellement que d'un bon et moelleux lit, une courtisane ou deux pour me délier les épaules et pourquoi pas Annabeth qui me réconforte de ce mauvais karma qui ne cesse de me suivre depuis mon arrivée. Oui, je rêvais debout. M'éloignant autant que je pouvais du buffet sans faire tomber mon futur dîner -des cuisses de poulet et des apéritifs, hmmmmm-, je me retournai cependant en entendant la baffe claquer. Ouh, ça doit faire mal! Il faut croire que la conversation avait pris un faux départ, malheureusement, trop de monde se trouvait devant moi alors je ne pouvais pas savoir ce qu'il se passait, aussi tournais-je les talons... Et manquais de bousculer Annabeth!

- Oh, Shanon!

Oh la gaffe! Heureusement que je ne parlais pas fort mais avec ce silence... Ouais, autant croiser les doigts pour que cette erreur passe inaperçue. C'est ça d'avoir été l'apprenti durant des années d'une Lady. Entre maitre et apprenti, on peut se permettre certains écarts de protocole pour que l'apprentissage ne soit pas pénible pour les deux, mais quand on revenait à la réalité... C'était autre chose! Avisant le scandale du coté du buffet puis Annabeth, je ne tardai pas à choisir.

- Et si nous laissions les autres s'occuper de ça? Je crois que j'ai ce qu'il vous faut pour apaiser vos tourments..., dis-je à voix assez basse pour que seule elle puisse m'entendre.

Une proposition en apparence, mais je l'avais bien forcé à retourner dans l'alcôve sans qu'elle ne lutte. Ses joues étaient un peu maigres, elle avait probablement pas mangé de la journée et elle avait pleuré, émotionnellement, ça n'allait pas mais physiquement non plus. Il fallait qu'elle mange et moi que je me repose. Alors oui, ce n'était clairement pas acceptable, mais tout le monde avait ses yeux de merlan rivé sur Lady Tarly, donc pas de témoins de mon écart!

Faute de table, je dus poser la cruche par terre, prenant un morceau de poulet d'une main en gardant le plateau en équilibre sur mon bras, que je croquais à pleine dent, espérant qu'Annabeth me suivrait et prendrais elle aussi une aile ou une cuisse.
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♔ Prince Suzerain   ♔ Membre du Conseil de Sunspear (Stratège) ♔ Dragonnier
♔ Prince Suzerain
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Lun 18 Juin - 23:05
Un pas devant l’autre. Encore et encore, jusqu’à la fin du chemin. Elle n’était pas encore au bout de ses peines. Après la marche de l’enfer vers le Red Keep, où elle a failli s’effondrer des milliers de fois et où elle eut toutes les misères du monde à respirer convenablement au travers de ses sanglots, il fallait maintenant descendre à la crypte. Descendre dans cet abîme, renfermant les Rois du passé, là où reposerait pour l’éternité Leith.

Les invités se massaient dans la salle de bal et eux, la famille, devaient conduire son frère à sa dernière demeure. Chaque pas qui la rapprochait du lit de pierre, elle sentait son cœur se faire mutiler. Elle revoyait Leith lui raconter une histoire effrayante, lui offrir sa toute première lame, elle le revoyait filant dans le vent un sourire aux lèvres… Elle pouvait presque sentir l’odeur caractéristique qu’il dégageait, lorsqu’elle venait se blottir contre lui. Elle voyait l’éclat dur, mais fier, de ses yeux alors qu’il l’entrainait toujours plus fort. Elle pouvait quasiment entendre le timbre de sa voix lui prodiguant de précieux conseils. Comme il allait lui manquer.

Annabeth figea en haut des escaliers. Ce long et terrifiant escalier, qui allait engloutir le sang de leur sang à jamais. Jhuaerys s’arrêta à son tour et contempla la scène. Leith était déjà en train d’être descendu. Aegon suivait, droit et imposant. La douleur et l’alcool l’accablaient et pourtant, il était toujours aussi digne. Elle admirait cet homme, bâti du même granit solide que l’était son frère. Leith, qui a ses yeux aurait dû être éternel, immortel. Ses yeux de petite fille, qui se fermaient sur les actions horribles de son héros, préférant les ignorer et se concentrer sur tout le reste. Action qui avait précipité la chute de sa glorieuse vie. La petite Blackfyre s’était défendue… Elle n’en était pas moins une véritable garce d’avoir brûlé son cher Leith ainsi… mais Jhuaerys avait assez de jugeote pour comprendre que son frère n’était pas blanc comme neige.

C’était d’ailleurs probablement la seule raison pour laquelle la deuxième ombre de son frère n’était pas devant elle au côté d’Aegon. Helzebeth n’était certainement pas la bienvenue ici et Valery se la coltinait depuis le début de la cérémonie. Que faisait-il donc avec elle ? Une prisonnière peut-être ? Enfin, pour l’instant elle s’en fichait comme de son premier ruban. Elle serait probablement restée auprès d’Annabeth ou du moins la soutenir et s’informer de son état… mais elle avait encore en travers de la gorge son départ au bras de Kalil. Elle l’avait laissée ! Seule, perdue et démolie. Pour partir avec un bellâtre Dornien, juste bon à picoler et foutre le bordel ! C’est pour ça qu’elle passa au côté de son ainée et entama la descente sans un regard.  

Jhuaerys réussit à rester digne le temps qu’il fallut. Droite… plutôt raide comme un piquet, au côté d’Aegon et silencieuse. Cette fois, il était vraiment hors de question d’ouvrir la bouche ! Déjà parce que ça aurait été très impoli pour son frère et deuxièmement parce qu’il était certain qu’elle vomirait. Elle sentait la bile amère lui bruler la gorge alors qu’elle remontait lentement les marches. Le Roi avait disparu rapidement, mais elle n’avait pas la force de monter à toute vitesse les pierres qui la séparait d’en haut… et qui mettait invariablement une distance infranchissable avec Leith. Il n’était désormais plus et elle devra passer à autre chose. Vivre, avancer et vieillir. Et un jour, elle serait plus vieille que lui.

Sur le seuil, Annabeth n’était plus là. Comme un état second, elle déambula dans les couloirs. Puis dans la salle de bal. C’était bruyant, grouillant. Une foule compacte. Elle remarqua tout de suite Aegon sur son trône. Puis elle remarqua Valery qui s’éloignait justement vers le Roi après avoir salué Blackmount. Tournant la tête dans l'autre sens elle avisa les Baratheon. Sans trop savoir ce qu’elle faisait, elle avança lentement vers l’adolescent. Sa petite taille, presque celle d’une enfant, lui permit de se faufiler entre les convives sans trop de mal.

Arriver devant lui, mue par une étrange impulsion, elle lui attrapa les deux mains et les serra doucement. Elle regarda le jeune homme au travers de son voile noir et réussi à grincé un mot. Oui, grincer. Parce qu’elle n’avait pas parlé depuis presque deux semaines. « Mer-ci. » Ses condoléances l’avaient vraiment touchée et elle s’en était voulu de ne pas avoir pu lui répondre. Maintenant que c’était chose faite, elle le lâcha avant de repartir comme elle était venue. Une âme en peine, esseulée et vêtue de noir vaporeux. Pratiquement un spectre. Jhuaerys arpenta la salle un moment avant de se trouver un siège un peu éloigné du brouhaha. Une coupe à la main, elle hésitait. Lever le voile pour boire et montrer son visage ravagé ou garder le voile et ne pas pouvoir étouffer la douleur dans l’alcool…
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♔ Lady de Driftmark
♔ Dragonnière


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Mer 20 Juin - 0:12
Cette cérémonie n’en finissait pas ! Valery avait l’impression d’être pris au piège, qu’une chose allait arriver. Oui bon, c’était toujours cette impression qu’il avait quand il était réduit à être dans la même pièce qu’une centaine d’autres gens… dont certain avait des envies de meurtre à peine cachées. Au moins, avait-il quelques amis dans cette foule de rapaces. Il avait rapidement salué sa sœur d’alliance et le frère de celle-ci, alors qu’il était écoutait d’une oreille distraite les jérémiades d’une vielle plaie de la famille Hightower. Comme si c’était le moment, à l’enterrement de Leith, de lui parler d’une mauvaise récolte de raisins ! Franchement. Dès qu’il avait pu, il avait filé dans une autre direction avec sa cavalière… pour se retrouver face à face avec Myrddin et Alexander Baratheon. C’est avec une véritable joie qu’il les salua à son tour.

« Lord Baratheon. ” Il inclina la tête respectueusement. « C’est également un plaisir de vous revoir, Alexander… et il se pourrait bien qu’une autre personne prenne plaisir à vous voir… ” Et vu comment, ladite personne regardait partout, s’en était même certain !  Malheureusement, il avait dû prendre congé rapidement… non sans tapoter l’épaule du jeune homme, qui semblait un peu plus assurer que la dernière fois. Il avait du potentiel ce gamin, Valery l’aimait bien.

Et c’était à ce moment que Sebastian Blackfyre leur était tomber dessus. Et Valery étant qui il était, il n’avait pas pu s’empêcher d’aller le titiller salement. Oh que ça allait tourner en pugilat ça s’il ne faisait pas attention ! Helzebeth lui demanda un temps seul avec son frère. Mais oui… bien sûr. Ici, où il n’y avait pas de garde et une tonne de manières possible pour s’esquiver en douce… elle était bien drôle celle-là ! Vite, une parade ! Il ne pouvait pas lui dire directement non… ce qui amènerait à perdre les quelques points qu’il aurait pu gagner avec elle… mais lui dire oui revenait à lui donner la clé de sa liberté ! Un signal lui vint en aide d’une manière inespérée ! Les sept devaient être de son côté !

« Je crains, ma chère, qu’il ne faille quitter pour le Red Keep. Une fois là-bas, vous pourrez bien sûr passer un moment avec cet ingrat qui ne vous as même pas rendu visite depuis tout ce temps ! ”

Doux, calme et même compréhensif. Il était parfait… Pivotant avec sa jeune Lady, il envoya un sourire vainqueur par-dessus la tête blonde de la fille, directement à son frère. Il venait de faire passer le Lord Blackfyre pour un sale faux cul, qui était libre de ses mouvements… sans penser à sa sœur. Ce qui bien sûr n’était pas le cas, mais ça, Helzebeth ne pouvait pas le savoir… Et puis, comment pourrait-elle croire sans aucun doute que celui qui l’avait sortie des geôles, soignée et protégée, avait affirmé lui trancher la gorge si Sebastian se repointait au Red Keep ?

« Vraiment, j’aurais cru qu’il tenait à vous plus que cela… il a été libéré en même temps que vous. Et il n’a même pas demandé pour vous avant de prendre la route ! Vous savoir hors des geôles lui a suffi. ” Affirma-t-il avec un petit air désolé. Maintenant, peu importe ce que dirait Sebastian dans la salle de bal surgardée, Valery avait semé le doute. Après tout, Sebastian avait effectivement été libéré la même journée qu’elle. Et il était effectivement parti sans demander son reste après qu’il fut annoncé qu’elle était dans ses appartements. Il n’avait juste pas précisé, ce qui lui avait été chuchoté à l’oreille, loin de celles des curieux.

La marche qui suivit se fit longue. Maintenant que Sebastian était loin derrière eux, tout son esprit revenait à Leith, qu’il avait assassiné et qu’aujourd’hui il pleurait. Avait-il seulement le droit ? Il ne savait pas… mais il savait qu’il lui était incapable de ne pas souffrir. La mort de Leith le touchait plus que tout, malgré la teneur de son geste. D’un sens, il était puni, puisqu’il ne put accompagner Aegon à la dernière demeure de leur amour. Helzebeth n’était vraiment pas conviée !

Valery s’efforça donc de garder bonne figure, malgré l’envie croissante de démolir quelque chose. Il déambulait avec sa cavalière dans la salle, regardant les derniers arrivant faire leurs entrées lorsqu’ils se firent accoster. Lord Blackmont lui était connu de nom seulement. Étrangement, ils n’avaient jamais eu l’occasion de se croiser. Et quel dommage, vraiment ! L’homme était très attrayant physiquement et ne laissait certainement pas l’appétit malmener de Valery de marbre. Du moins, jusqu’à ce qu’il ouvre la bouche ! Bel homme, celte, mais avec une langue aussi acérée que les crochets d’un serpent !  Les paroles lui firent l’effet d’un coup de poignard en plein cœur et malgré les années de jeu à la cour, la douleur parue sur son visage. Une douleur profonde, marquant ses traits d’habitude légère. Il tressaillit même un peu, s’accrochant sans le vouloir un peu plus au bras d’Helzebeth.

« Que vaut un titre, face au désespoir d’un frère et à la perte d’un autre ? ” Désespoir, perte, douleur… son titre ne valait rien. Et ce n’était certainement pas pour ce rang qu’il avait fait ce qu’il avait fait ! Enfin, il se devait d’être tout de même convenable… « Il m’est agréable de vous rencontrer, Lord Blackmont, Dame Estelle, mais je crains de ne pas être d’humeur badine. Vous m’en excuserez. “

Par chance Astaroth semblait bien plus intéressée par sa prisonnière qu’autre chose… Probablement pas une bonne affaire en fait. Mais que pouvait-il dire de plus ? Il ne pouvait empêcher les gens de parler ! Au moins, le sorcier finit par prendre congé et les laisser en paix. Honnêtement, il n’en pouvait plus et tout ce qu’il voulait là maintenant, c’était Aegon. Aussi, dès qu’il vit Sebastian revenir à la charge, il vit là le parfait moyen de s’échapper quelques instants.  Dès que le Lord fut à leur hauteur, il fit un grand sourire.

« Vous vouliez quelques instants avec votre frère, je vous laisse donc en sa compagnie. Mais n’ayez crainte, en plus de lui, vous êtes bien gardée. ” Il lui fit un signe à deux de ses gardes personnels, qui n’était jamais bien loin, de veiller sur la Lady. Il avait tout, de l’homme attentionné qui s’inquiétait de sa sécurité… alors qu’en fait, il ne voulait pas risquer une autre tentative d’évasion. Ici, il n’y avait pas de crainte, l’endroit était terriblement surveillé. Il se pencha donc pour faire un baisemain à Helzebeth avec un sourire charmeur.  « Il me tarde de revenir en votre compagnie, ma Lady. Mais puisque ma présence vous indispose, je ne vous importune pas plus. ” Sur ce, il tourna les talons et fila directement vers le trône de fer.

Personne ne pensa à l’arrêter, ce qui était une bonne chose sinon il aurait probablement coupé une main ou un bras. Il avait besoin d’Aegon à ce moment. Il arriva juste à temps pour entendre son Roi marmonner une phrase probablement adressée à Leith. Quoi de plus normal en ce moment. Valery se pencha à l’oreille d’Aegon et murmura sur un ton un peu mélancolique. « Il se serait plaint du manque de fille digne de ce nom, que l’alcool n’est pas à son gout et qu’il n’y a pas assez d’action. ”

Il se releva avec un sourire triste « Il me manque… et tu me manques ”. Les deux dernières semaines avaient été une horreur. Entre la culpabilité et la douleur, son rôle de protecteur pour Helzebeth et sa dignité à garder un visage neutre, il était épuisé. Il soupira doucement, son regard se perdant sur la foule. « Est-ce… est-ce que je pourrais allez le voir ? ” Il avait besoin de lui demander une fois de plus pardon. Mais pour ça, il lui faudrait la clé de la crypte ou la présence d’Aegon.

Au moins, tout ceci était bientôt terminé. Il allait pouvoir se reposer, faire son deuil. Loin des vautours et de l’agitation. Il ne sait combien de temps, il resta là… mais son oreille fut attirée par un esclandre près du buffet. Oh non. Par les sept enfers ! Moryn… Sérieusement ??

Alors que le silence se faisait de plus en plus rapidement, il s’avançait à grands pas vers la scène. Le visage crispé et blanc de craie, il finit par jeter son ombre derrière Elinor et Olyvar. Raide comme un mort, les poings si crispés qu’ils en étaient tremblants, il siffla entre ses dents trop serrer par la honte pour s’ouvrir.

« Comment. COMMENT osez-vous, vous comporter de la sorte ? Ceci est inadmissible ! Highgarden ne souffrira pas une telle honte ! Vous ferez mieux d’implorer votre tante à genoux. MAINTEANT ! ” Valery n’était pas un homme de nature violente. Du moins, il ne le montrait pas. Mais il était un homme dangereux. Et à l’instant, cela se sentait pour tous… tous, sauf Moryn qui trop aviner voyait là le moment parfait pour contester l’autorité de son père.

« Vous ? Me parler de honte ? Je suis persuadé, que vous êtes du genre à vous foutre à quatre pattes plus qu’autre chose. Dites-moi père ? Vous écartiez les fesses pour Valryon ? Ah mais non. C’est le dragon ça non ? Quoique. Le maitre, le dragon. Le roi aussi ? Vous, vous faites aussi baiser par notre abruti de Roi ? »

Cet enfant était probablement le plus imbécile de tout Westeros. Ledit abruti de roi se mit à rire, de son trône, preuve qu’il savait que le gamin ne resterait pas impuni. Le reste, Valery s’en ficha. Il ne remarqua pas la populace qui retenait son souffle, ni même Kataeryn qui cria le nom de son frère avec un air effrayé. Tout ce que voyait Valery, c’était ce petit con à qui il avait donné le jour. Son bras se décocha tout seul et le bruit de la claque résonna fortement dans la salle. Une gifle du revers de la main, imprimant le sceau d’Highgarden dans la joue de Moryn. Puis, vif comme l’éclair, il attrapa la gorge de son propre enfant et la serra entre ses doigts. Alors que son héritier s’étouffait en le regardant avec de grands yeux apeurer, conscient que ses paroles étaient parties trop loin, Valery s’exprima de manière polaire. Un jugement sans appel.

« Puisque notre famille te fait si honte, je t’en libère. Que tous en soient témoin, à compter de ce jour, tu n’es plus qu’un Flowers parmi d’autre. ” Sur ses mots, Valy arracha la broche-fleur d’or qui ornait le pourpoint de Moryn et la jeta au sol. « Pour tes crimes envers Lady Tarly et notre Roi, tu seras envoyé au mur. Toi qui rêvais justement de le voir… tu pourras le contempler tout ton soul ! ” D’un geste vif, il jeta le garçon par terre. « Maintenant, embrasse les pieds de celle que tu as traitée avec irrespect. ”

« Mai… mais ! Père ! »

Les paroles commençaient à arriver à la conscience de l’ex-héritier… trop tard. « Tais-toi. Je n’ai pas de fils. ” Il poussa de sa botte le corps, pour qu’il soit penché le plus possible. Pensant que ça allait l’aider, Moryn s’empressa d’embrasser les chaussures d’Elinor et de répéter des excuses en litanie. Pour ce que sa changea. Dès qu’il eut fait ce qu’on lui demandait, Valery fit signe à deux gardes de venir récupérer l’adolescent. « Qu’on le conduise en bas. La garde de nuit viendra le récupérer avec les autres. ”

Valery fit la sourde oreille au cri de son enfant, raide et intransigeant. Il était humilié. Profondément et publiquement. Il n’avait même pas la force de présenter des excuses formelles à Elinor et Olyvar. Il ne put que leur lancer un regard, ou sa détresse pu se faire voir un instant avant de tourner les talons et de littéralement fuir à grande enjamber rageuse l’endroit. Humilié pendant les funérailles de Leith… Il sortit par la première porte qu’il trouva, donnant sur un balcon où il serait loin des regards avides de la foule.
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Admin
♔ Lord de Highgarden
♔ Lord Suzerain du Reach
♔ Main du Roi
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Jeu 21 Juin - 2:44


«La fin de celui qui partageait la folie... »


La tête appuyer contre son index et l’autre main légèrement levée, attendant qu’une coupe s’y dépose sous un désir muet, Aegon observait tout ce petit monde, un peu plus bas, grouiller comme si rien d’autre n’existait que leur petite personne. Son regard plutôt las, mais calculateur, il se demandait s’il trouverait sincèrement quelqu’un, ou quelque chose pour combler le vide immense que Leith avait créé dans sa vie. Ce frère, qu’il avait aimé. Cet homme, qui semblait porter avec lui cette folie, qui le grugeait d’avantage si soudainement. Le poids de sa Couronne lui pesait étrangement un peu trop, aujourd’hui.

Il était bien silencieux, le Souverain. Tellement, que la majorité semblait oublier sa présence. Il était un peu saoul, certes. Peut-être avait-on choisi de sous-estimer ses capacités. Cela ne lui importait guère. Comme à chaque évènement. Aussi sombre soit-il en son esprit aujourd’hui, celui-ci ne faisait en rien exception à tous les autres. Les Lords et Lady semblaient même se relâcher un tantinet, ce qui n’était pas pour lui déplaire. Si certains semblaient oublier de masqué leurs vrai visage, Aegon lui, notait. D’ailleurs, cette familiarité particulière entre Kalil et Annabeth ne lui avait pas échapper. Comment ce faire, s’il se trouvait durant la marche funèbre derrière les sœurs du défunt? Et la Dragonnière était si absorbée par sa douleur, qu’elle en oubliait de jouer de prudence. S’il n’avait jamais eu le moindre doute sur leur relation, le voilà qui, aujourd’hui, voyait d’un œil différent la Lady et ce n’était jamais très bon en soit. Elle faisait partie de son Conseil restreint, elle était son Maître des chuchoteurs et… Tout le monde était remplaçable. C’était si aisé, si léger, maintenant que Leith n’était plus. Plus personne –ou presque- n’avait plus la moindre importance à ces yeux.

Tous ces songes lui offrait sommes toutes une grande colère intérieur. Colère qui n’y paraissait en rien, de l’extérieur et pourtant, mêler à la peine immense qu’il ressentait, ne faisait affreusement pas bon ménage et pouvait le rendre bien plus sujet à des prises de décisions hâtives et sévères. Son regard coula vers Valery, tandis que ses lèvres frôlaient son oreille pour répondre aux mots qu’il venait de prononcer plus tôt. S’il ne tiqua pas, intérieurement peut-être il sourit. Il prit une gorgée de la coupe qu’on lui avait remplis de vin, le regard précédemment planté sur les convives, pour le tourner vers celui qui avait droit à sa douceur, à son amour lorsque Valery repris la parole. Bien sûr que le Lord Tyrell lui manquait, mais Aegon n’était pas en mesure de prononcer ce genre de paroles.

-Bien sûr que tu peux le voir, pourquoi tu ne pourrais pas?...

Cette fois, sont regard brumeux pétilla quelques instant, pour se détourner et observer la foule. Observé ces Blackfyre qui c’était éloigné, pour discuter entre eux. Il soupira, irrité, rien qu’à les regarder. Il avait envie de se faire de nouveau la main sur eux. À ne plus avoir la force de lever le bras, pour frapper l’un ou l’autre.

-Rappelle-moi pourquoi ils ne sont pas morts, ceux-là… Laisse cette garce dans les Donjons pour cette nuit… Et viens me rejoindre si je te manque vraiment.

Fit-il, une pointe de défi dans la voix. Sauf qu’il n’aurait pas droit à une réponse pour l’heure, puisque Moryn, la progéniture molle et indigne de son Valery faisait –encore- des siennes. Sauf que là, ce soir, il dépassait les bornes. Même lui, qui était Roi, ne se permettrait de mettre la main au cul d’une Lady du moins, en publique et de la sorte. On avait bien beau dire ce que l’on désirait d’Aegon V, mais il n’était pas un imbécile.

Valery déboula les escaliers du Trônes à grande enjambés, arrivant tel un éclair sur son héritier pour le sommer de s’excuser auprès de son alliés. Quel choix ridicule, sincèrement de la part de cet idiot de fils. S’il avait commis tel bévue dans sa jeunesse, avant de devenir Roi, son père l’aurait fort probablement battu à mort. *Tu exagère.*

-Je ne suis pas convaincu.

À croire que celui-ci avait oublié ces moments douloureux, ces punitions qu’il lui avait accordé, lorsqu’il n’était ni assez bon, ni assez fort, ni assez digne. Alors s’il avait osé faire honte à son nom. Il ne serait plus. Et il aurait eu un autre fils, pour combler ce vide. Même lui à une époque aurait été remplaçable, il l’avait vite saisi, lorsqu’il avait été presque battu à mort, pour avoir osé défendre l’une de ses sœurs… Mais ça, évidemment, personne ne s’en rappelait. Enfin, personne de vivant. Il ne restait plus que son indigne de cadette, Khanrell, en Dreadfort, puis Daeyna. Toutes deux manquant à l’appel, pour un moment si difficile, pour lui. Alors certes, il n’était pas mieux que son paternel, mais avait-il seulement osé une fois le pensé?

Il laissa échapper un rire. Bien sûr, pourquoi diable ne rirait-il pas aux propos ridicule du jeune Noble? Il savait très bien, en voyant, de dos, son bel amour, son frère, qu’il lui ferait bien lui-même regretté ces gestes et paroles à son fils. Il était enfin temps, enfin, au moins, il pourrait se réjouir qu’il se charge une bonne fois pour toute de son cas. Dommage… Que Leith ne soit pas là pour voir cela. Eux, qui en avaient d’ailleurs discuté, peu de temps avant l’incident, à cause d’une autre stupidité faite en publique. D’un autre côté, valait mieux que ce soit Valery qui s’en charge, plutôt que lui-même… Il souffrirait moins. Ainsi donc, Aegon se rapprocha du bout de son trône, abandonnant le confort de son dossier, pour ne rien manquer du spectacle. Après tout, il était rare que la nouvelle Main du Roi fasse preuve de violence physique. Son truc, c’était de jouer avec la tête des gens, il le savait bien. Cependant, lorsqu’il était en colère il était… Délicieux et donc, le Souverain se délectait. Et à mesure que Valery parlait, le Souverain afficha, pour la première fois de toute cette lourde journée, un sourire et ce sourire n’avait rien de rassurant. Déshérité. C’était parfait. De toute façon, il n’avait jamais vue ce gosse prendre la suite de son paternel. Mieux encore, il l’envoyait au Mur, avec ces Bâtards, ces rebus de la société. Il irait y pourrir, y mourir. Il avait l’air d’une pauvre merde, à embrasser ainsi les pieds de Lady Tarly. Puis, il fut traîné hors de la salle de Bal par deux gardes, hurlant comme un chiot, comprenant visiblement le sort qui l’attendait.

S’il devinait la colère de son très cher frère de cœur, il n’en devina la honte que lorsque celui-ci quitta la salle à grande enjambés. Il était vrai peut-être, que cela faisait beaucoup d’émotions en une journée. Il savait bien que la mort de Leith l’affectait tout autant que lui. Il était plus sensible que le défunt, plus sensible aussi que le Souverain. Cela ne le rendait pas plus faible. Il le savait bien. Ainsi donc, Aegon se leva de son trône, attirant ainsi quelques regards. Il ramassa la coupe que le domestique semblait hésitant à lui offrir et la porta à ses lèvres pour boire son contenu en une rasade. Il descendit cependant les escaliers comme si de rien était. Son regard se porta vers quelques convives qui murmurant, n’osaient pas rester sur sa route. Il jeta un regard noir aux Blackfyre qui avaient tourner le dos à la scène, mais étaient bien surveiller par les larbins de Valery. Il se dirigea vers les balcons non sans remarquer cette pauvre créature voilée, dans un coin de la salle, seule. Il bifurqua vers elle, puis s’arrêta à sa hauteur. C’était inconcevable de la laissé seule dans une telle épreuve.

-Milady… Vous semblez bien esseulée ce soir. Et bien en peine, malgré le voile qui couvre votre visage… Fit-il d’une voix doucereuse, puis tendit la main en sa direction. La clé, je vous prie… Je crois que notre très cher Lord Tyrell à besoin d’un petit moment avec votre frère… Cela lui fera le plus grand bien… Il jeta une œillade sur le côté. Certains Nobles les observaient, parce-qu’ils n’avaient rien de mieux à faire de leur misérable existence, c’était évident. Je croyais sincèrement que votre sœur et vous auriez préféré un moment, toutes les deux… Mais en vue de son isolement avec ce Martell… Sa voix c’était fait rapidement plus dure, mais ce radoucis pour la suite. Il se rapprocha un peu plus, ce penchant légèrement au-dessus d’elle afin de lui murmurer, plus personnellement. …En vue des circonstances, permettez-moi de régler ce petit détail et… Si vous le désirez, peut-être serez-vous disposer à passer quelques instants en ma présence par la suite? Il y a fort longtemps, que j’ai croisé votre personne et… J’imagine que Leith ne me le pardonnerait jamais, si je vous abandonnais ainsi durant une telle épreuve. Il est de mon devoir...

Il laissa sa phrase en suspens. Le voilà qui se surprenait à s’étaler déjà, tandis que l’heure, là, maintenant, n’était pas à la discussion. Et puisque Leith n’était plus, non seulement leur petit accord ne tenais plus, mais aussi, il n’y aurait plus personne pour s’occuper de ses sœurs. Certes, elles étaient en mesure de se débrouiller seule, mais, elles restaient des Lady et des Lady seules dans un monde d’homme n’était jamais bien perçus. Pour appuyer ses paroles, Aegon pris doucement la main de la belle et la porta à ses lèvres en un baisemain –presque- chaste, pour chercher son regard impossible à travers son voile.

-Nous continuerons cette conversation à un autre moment, lorsque cela s'y prêtera mieux, certes.

Non, ce n'était pas le moment avec toutes ces oreilles indiscrètes malgré ses murmures, qu'il n’appréciait pas, ni même peut-être ce soir. Il jeta un coup d’œil oblique, désignant évidemment, tous ces indésirables majoritaire. Sincèrement, il ne tolérait que ses plus fidèles. Si peux, lui avait apporté de condoléances, mais en même temps, il n'en était étrangement pas offusqué. Pas pour le moment du moins. Il verrait plus tard. Quoi qu'il en soit, il tourna les talons vers le balcon, afin de rejoindre Valery. Chose faite, il pouvait le voir là, encore dos à lui et se rapprocha, doucement. Ayant agrippé préalablement deux coupe de vin sur sa route, il s’installa à ses côtés, le dos appuyer contre la rampe lui permettant ainsi une vue vers l’intérieur, tout comme une, pouvant observer les traits tirés et humide du Lord. Croisant finalement son regard, il lui offrit un sourire en coin et lui tendit la coupe.

-Tu as fait la bonne chose, tu sais. Ce n’était qu’une question de temps avant qu’il ne se ridiculise de la sorte. Il ne mérite rien de mieux et encore heureux, que ce soit toi qui s’en charge et non moi… Il ne méritait pas Highgarden et encore moins de se rapprocher d’avantage de la Couronne qu’il ne l’était. La tête avait franchement dû lui enfler en fait, en apprenant la nouvelle position de son père, de surcroit. Et je sais ce que tu penses. Ne t’inquiète pas pour cela et puis… Voilà que Leith ne sera plus déçus. J’aurais préférée subir cette petite «action» moi-même si cela aurait pu t’éviter de tels sentiments…

Une fois la main tenant la coupe destiné à Valery libre, il la plongea dans sa poche, là où il avait glissé la clé de la Crypte que lui avait remis Jhuanerys pour la sortir lentement et la lui tendre non sans l’observer un peu. Il attendit qu’il la prenne et se permis alors de glisser ses doigts contre les siens, le retenant quelques secondes. Profitant de ce contact qu’ils avaient sans le moindre doute besoin, tous les deux.

-Va le voir, quitte cette salle empoisonnée si tu le désire, je ne t’en tiendrais très certainement pas rigueur, tu le sais bien.

Il était évident que ne pas traîner dans cet endroit lui ferait le plus grand bien. Peut-être avait-il sincèrement de crever cet abcès auprès de Leith. Si la perte avait été difficile pour lui, elle l’était tout autant pour son frère de cœur restant. Le trio n’était plus et le vide qu’ils vivaient aujourd’hui était grand. Tant de gens dans cette salle, si peu de personnes sincèrement touché par la mort de la précédente Main du Roi. Il ne comptait même pas lui-même assisté éternellement à cette mascarade, mais pour l’heure, il avait encore à faire, à observer. Rejoindre cette Lady, avant qu’elle ne lui glisse encore entre les doigts, qu’elle quitte seule dans les fin fond du Driftmark le cœur bien lourd. Non. Et puisque Annabeth semblait se la jouer roucouleuse avec ce satané Prince de Dorne dans une alcôve, il pourrait prendre toute son énergie pour sa cadette.

Au loin, il remarqua l’un des gardes lui faire un bref signe de tête, puis il laissa échapper un soupire. Il était lasse, lui aussi, mais il était le Roi... Et il devait continuer de régner. Mener le Royaume, chercher le coupable... Aucun repos ne lui était accordé. Sincèrement? Il n'avait pas réellement fermé l’œil de manière reposante, depuis la mort de ce bien aimé. Son cerveau tournait à une vitesse ahurissante. Il retournait tout. Tout, mais ne trouvait rien, absolument rien...

-Ce soir assurément pas, car je te veux tout pour moi, mais il faudra assurément que tu m’explique ce que tu mijote avec cette Blackfyre et son frère. Tu as toujours été meilleur que moi sur ce point. Meilleurs que Leith. Je déteste chercher à épargner lorsque je suis conscient de ma capacité à écraser un insecte indésirable sous mon pied.

En plus, cette satané Lady gâchait tout. Elle avait affaiblis son Leith et maintenant elle détournait l’attention de Valery? Qu’avait-elle, de si fabuleux, si ce n’était que sa beauté? Le pouvoir du feu? Certes. Il avait songé à le tourner à son avantage, mais sa colère était encore trop grande, pour qu’il n’arrive à poser un regard sur elle sans rêver de sentir sa gorge se serrer sous ses doigts.

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Sam 23 Juin - 9:17
Alors les deux Baratheon marchaient, saluant occasionnellement les lords et ladies qu’ils connaissaient. Bon. Dans un sens c’était agréable de revoir des personnes qu’ils n’auraient pas pu revoir autrement avant un certain temps. De maintenir un peu de lien, comme avec son beau-père. Mais pour le reste, cela lui semblait surtout un exercice social fastidieux, long et horriblement stéréotypé. Encore heureux qu’ils avaient la chance de ne pas avoir, eux, un vassal qui venait se plaindre d’il ne savait quel petit détail qui n’avait aucun rapport avec les funérailles.Ou personne qui ne vienne leur chercher querelle, aussi bien..Déjà que voir le père de son père l’avait secoué, il n’avait définitivement pas besoin qu’on vienne leur chercher des noises…

Cependant il tomba sur la plus jeune des ladies Velaryon, qui vint vers lui, lui prit les mains avant de lui articuler un merci croissant et mal assuré. La voix de quelqu’un qui n’avait pas parlé depuis longtemps. La même qu’il avait eu après la mort de Mère, ce qui ne lui rappellait pas ses meilleurs souvenirs, sombre époque qu’il essayait de mettre derrière lui à défaut de l’oublier. Il ne put que bafouiller un “ C’était normal, ma Lady” alors qu’elle s’éloignait aussi vite qu’elle était venue. Timide  ? Besoin de solitude peut-être. Alexander échangea un regard perplexe avec son père adoptif, avant de continuer leurs déambulations.

Bon avec tout cela, il commençait à avoir soif. Il n’avait pas spécialement envie d’alcool - pour lui, un bon vin, ça se dégustait avec un bon repas. Bon après, c’était possiblement parce qu’il ne tenait absolument pas l’alcool - l’expérience lui avait montré qu’au delà de deux verres il était pompette et commençait à parler d’une façon qui ne lui était pas franchement habituelle. Une seule expérience, qui avait suffi, comme Mère l’avait raccompagné dans sa chambre en lui tenant l’oreille.Bon elle l’avait bordé aussi, comme souvent, alors qu’il se battait contre une migraine carabinée… Souvenir qui lui serrait le coeur, mais qui en même temps lui rappelait précisément pourquoi il ne fallait pas trop boire.  Cependant, son gosier commençait à le titiller, aussi prit-il congé de son père pour aller boire un jus de groseille ma foi fort délicieux.

Cependant une scène arriva au buffet. Il vit un jeune homme roux se montrer beaucoup trop familier avec une lady blonde, il le vit lui mettre une main aux fesses, il le vit être maîtrisé par un autre Lord blond avec une certaine ressemblance avec la lady. Il vit tout cela, il comprit les liens exacts de parenté entre les trois, et une nausée le prit. Non seulement le jeune homme roux était l’héritier de Highgarden - son futur beau-frère par dessus le marché-, il était aussi le neveu de la lady  qui n’était autre que la Lady Tarly de Horn Hill. Mais cette histoire est très loin d’être terminée. Lord Tyrell déboula, méconnaissable. Alexander l’avait connu affable, agréable, il découvrait à présent une autre facette du Lord..et pas une qu’il souhaitait revoir de sitôt. Pâle comme un mort, tremblant de colère alors qu’il hurlait contre son fils. Il songea vaguement au Lord Myrrdin, se disant que cette engueulade publique, aussi pénible à voir qu’elle fût, n’était qu’un avant-goût de ce que son père adoptif aurait pu lui réserver si la simple idée d’être aussi indélicat était venu à l’esprit du brun. Raison de plus s’il en était de ne jamais se comporter ainsi.

IL tourna la tête vivement lorsqu’il entendit une jeune femme crier le nom de Moryn. Une jeune femme rousse, avec une certaine ressemblance physique avec le grossier personnage, ce qui ne voulait dire qu’une chose. Que le jeune Baratheon s’était magistralement trompé depuis tout à l’heure en cherchant une Kataeryn Tyrell aux cheveux noirs, car la vraie Kataeryn avait une chevelure de feu.  Et pourtant il y avait pire, car alors que le jeune homme prenait la mesure de son erreur, Moryn insultait non seulement son père, mais aussi le roi. Alexander se sentit pâlir. Insulter le souverain  des Sept Couronnes en sa présence...Avait-on idée !

En réaction, Lord Tyrell flanqua une gifle magistrale à son fils -très largement méritée-, avant de le saisir à la gorge. Alexander se sentit déglutir. C’était..peut-être, un peu, sûrement, excessif ? Impulsé par la colère que son beau-père devait ressentir à cet instant, une colère proprement terrifiante à voir. Tout comme la sentence, justifiée pourtant, infligée à l’adolescent roux : être déshérité, renié, et être envoyé au Mur. Alexander s’imagina un instant dans la même situation et sa gorge se serra, alors qu’une envie de pleurer le prenait. Non, jamais, jamais, jamais il n’infligerait une telle honte à l’homme qui l’avait recueilli et l’éduquait comme s’il l’avait engendré. Jamais il ne le décevrait à ce point.

Pourtant, il essaya de ne pas entendre les protestations terrifiées de l’ex-Tyrell, de ne pas le voir ramper devant la Lady qu’il avait tant humiliée et qui en tremblait encore. Parce qu’il y avait plus important. Il.. Il devait essayer de faire quelque chose pour lady Kataeryn. Lui parler, lui changer les idées, il ne savait pas. Alors il se fraya tant bien que mal un  passage parmi les badauds attroupés, jouant un peu de ses épaules pourtant pas si larges, pour finalement arriver devant la Lady...et de rester un instant interdit devant sa beauté. Les longs cheveux roux, les grands yeux verts, la peau de porcelaine, la délicatesse de ses traits, tout cela l’enchantait malgré la gravité de la situation, et il sentit ses joues s’empourprer. Encore plus lorsqu’il prit la pleine mesure de la jeune femme..qui était aussi grande que lui.

“Lady Kataeryn ?” Il osa enfin respirer. “ Je suis...”Sentant qu’il allait bafouiller, il reprit un peu plus convenablement. “ Je suis Alexander Baratheon.”

Après quoi, il s’inclina profondément devant la Lady pour lui faire ensuite un baisemain, se faisant l’esprit d’un parfait imbécile, et en espérant qu’il ne la regardait pas trop avec des yeux de merlan frits. Il avait quelques doutes cependant, son esprit ne semblait plus vouloir coopérer.

“Je suis enchanté de vous rencontrer, ma Lady”, bafouilla-t-il ensuite lorsqu’il osa croiser son regard d’émeraude. “C’est un peu dommage de nous rencontrer en de telles circonstances, mais...” Il essaya de lui sourire, mais le résultat lui sembla fort maladroit. Oh, qu’il se sentait stupide, soudainement trop conscient de son apparence. Est-ce qu’il n’était pas trop négligé ? Est-ce qu’il n’était pas encore trop dégingandé ? Est-ce que la Lady n’aurait pas préféré quelqu’un de mieux bâti ? Questions qui tourbillonnaient dans sa pauvre tête.

“Est-ce vous ne voulez pas prendre l’air un instant, ma Lady ?”Peut-être que quitter un peu la salle de bal lui ferait du bien après avoir assisté à la déchéance de son frère. “Ou alors préférez-vous vous reposer dans une alcôve ? Est-ce que vous voulez un rafraîchissement ? ”  La Lady Kataeryn n’aurait qu’à demander, et il s’exécuterait. Pas seulement parce qu’elle était sa fiancée, mais parce qu’il s'inquiétait sincèrement pour elle.
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♔ Héritier des Stormlands
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Sam 23 Juin - 23:57


«La Fin de celui qui partage la folie... »


Elle n’était pas des plus à l’aise, il fallait l’avouer, mais au moins, cela n’y paraissait en rien. Visiblement. Ce n’était pas le bain de Noble qui la dérangeait non, c’était tout le reste. Cette espèce d’omerta, qu’elle se devait de tenir. C’est donc d’un sourire réservé et d’un léger mouvement de la tête, qu’elle accueillis les Barathéon qui venaient à la rencontre du Lord Tyrell. Évidemment, des alliés à la Couronne. Il ne lui semblait pas, d’ailleurs avoir vue le jeune homme au Bal, ni aux Festivités. Elle le détailla donc un peu, tout comme lui semblait le faire, voulant visiblement être discret.

Valery coupa plutôt court à la rencontre ce qui n’était pas pour lui déplaire. Elle n’aimait pas particulièrement cette Maison, en vue des alliances des Blackfyres avec les Connington –qui voulaient plus que tout renversé les Barathéon- et les Lannister –qui visaient un peu plus haut, avec les Blackfyre-… Et cela en venait à lui rappeler qu’elle était coincée au bras de la Main du Roi, ennemi de sa propre Maison là, se pavanant. Elle eut un léger haut le cœur, mais celui-ci se transforma bien rapidement en un pincement dououreux, en apercevant son frère bien aimé qui entrait dans la pièce. Elle fut surprise que son protecteur ne tarde à aller le rencontrer et en vue de ses paroles une fois devant Sebastian, elle compris bien pourquoi. Elle craignait que son frère explose, car malgré son visage de marbre, son regard décapitait très certainement la Main du Roi.

Et elle attendait, le cœur battant la réponse du Lord suite à sa requête. La voilà qui se résumait à cela. Demandé la permission à un homme qui lui était encore totalement étrangé, si elle avait le droit d’être avec celui qui l’avait accompagnée toute sa vie, protéger. La réponse fut négative et elle senti bien malgré elle les larmes monté au coin de ses yeux, tentent tant bien que mal de les retenir, autant pour ne pas faire de scène dans un endroit pareil bondé de monde, autant pour ne pas empirer les choses, avec Sebastian. Seulement, elle eut une brève lueur d’espoir, lorsqu’il lui expliqua la raison de ce refus: Ils devaient se rendre au Red Keep. Observant les alentours, elle réalisa qu’en effet, les Noblesse présente se rassemblaient doucement. Elle jeta un regard désolée à son frère malgré les paroles du Lord, se laissant traîner sous le regard furieux de celui-ci. Elle était persuadé, qu’il avait des raisons valable pour ne pas être venue la voir, notamment le fait qu’elle était séquestré dans les appartements du Tyrell?! Alors… Qu’est-ce qui lui disait qu’ils n’avaient pas empêché celui-ci de venir la voir? Ils en étaient bien capable… Son regard était poser vers le sol, ailleurs tandis que son esprit tournait à milles à l’heure. Elle ne remarqua pas le regard que lui lança son cavalier. Elle n’arrivait pas, pour l’heure à relever ses prunelles lunaires droites devant. Elle craignait trop de revoir la mine de son frère ou pire, qu’il y lise la détresse dans ses yeux.

Elle finit par jeter bien malgré elle un regard oblique à Valery pour aviser ses traits. Le pire, c’est qu’il semblait sincère. Après tout… Il ne l’avait ni toucher, ni quoi que ce soit. Il était allé la chercher, il… Il prenait soin d’elle et était même plutôt galant ce soir, évitant entre autre de l’humilier plus qu’elle ne l’était déjà en son for intérieur. Elle se demandait franchement ce qu’il cherchait à faire, malgré toutes les explications donnés. La protéger. Pourquoi elle, plus que son frère? Étais-ce vraiment parce-qu’il voulait éviter ce que cela pouvait engendrer? Étrange, venant de la nouvelle Main du Roi, tandis que l’autre s’en serait réjoui. Mêmes actes, ou presque, pour deux raisons presque totalement opposée. Il y avait de quoi être déstabilisée avec ça et tous le reste…

-Peut-être qu’on l’en a empêché…

Fit-elle tout simplement. Le pire, c’est qu’elle ne l’accusait même pas directement, mais elle ne voyait pas en quoi ces gardes si sympatiques auraient permis un potentiel ennemi de la Couronne de venir la trouver… Ou peut-être pensait-il qu’elle était déjà dans les Antlers, aussi. Que de questionnements, aucune réponses du moins, de son frère, mais Valery lui avait dit qu’elle pourrait le voir, alors elle devrait se faire patiente et faire bonne figure, en attendant. Et avoir trop peu de temps pour trancher.

La marche fut bien plus longue qu’elle ne l’avait cru. Entre les sanglots exagéré d’une femme qui visiblement, voulait s’attirer les regards et la froide tristesse de ceux qui semblaient réellement la ressentir, elle… Elle n’avait aucune pitié. Son visage était de marbre. Comme une poupée de porcelaine et elle ne pleurerait jamais cet homme –elle avait suffisamment versé de larme ces dernières semaines par sa faute, qu’on en dise ce qu’on veut-. Pour le peu qu’elle l’avait connu, Leith lui avait glacé le sang, dès l’instant où sont regard trop baladeur c’était poser sur elle. Peut-être avait-il seulement le mérite de lui avoir remis le collier de sa défunte mère, lequel elle n’aurait jamais pu revoir, si celui-ci n’avait pas montré à la jeune Blackfyre la salle aux trésors des Targaryen… Ce qui sommes toute l’avait chamboulée. Et cela n’avait rien à voir la richesse qu’elle y avait vue. Semblerait-il qu’elle ressemblait beaucoup à sa mère. Voilà qu’aujourd’hui, en cet instant précis, elle avait l’impression de comprendre en quoi. Si les hommes Blackfyre avaient leurs plans, il fallait croire que c’était les femmes qui devaient écoper et tout ça pour éviter le pire. Si sa mère y avait laissé son collier, qu’avait-elle pu y laisser d’autre?…

Quoi qu’il en soit, ils entrèrent dans la salle de Bal décorée au goût de l’évènement. Elle trouvait cela… Un peu morbide, en fait. Sommes toutes, son regard cherchait déjà son frère, un peu désespérément, mais ce fut le Lord Blackmont qui arriva dans son champ de vision. Elle lui avait murmuré de l’aider, elle n’avait pas la moindre idée pourquoi. Avait-il compris? Venait-il pour cela? Son cœur battait la chamade. Elle craignait qu’il ne fasse tout foirer. Cet homme, qui vendait son épée au plus offrant et qui était aussi réputer pour ne pas avoir la langue dans sa poche, puisqu’il ne craignait rien et c’était bien l’impression qu’il lui donnait… Elle lui donnerait tout, tout, pour qu’il la sorte de là!... Voulant tout de même ne rien laissé paraître, attendant de voir la suite, elle se contenta d’offrir un sourire –un peu forcée- à cette Estelle sans nom de famille. Rien. Qui était-elle? D’où venait-elle? Son regard charbon, cependant, revint vers l’homme aux cheveux immaculés et aux prunelles dorés. Il avait quelque chose, elle ne saurait dire quoi qui… Elle ne savait pas si cela la dérangeait, ou l’attirait, mais… Dans le doute, elle préférait la première option. Après tout, c’était un mercenaire. Elle senti étrangement que les paroles acerbes d’Astaroth étaient peut-être un peu de trop, en cette journée de funérailles d’un homme qui semblait avoir été proche de Valery. Elle le senti tressaillir et il lui sembla même qu’il prit un certain appui, un moment à son bras, ce qui la déséquilibra un peu, mais rien n’y parut. Cela n’aurait pas été des plus gracieux il y a de cela quelques semaines s’il avait fait telle chose. Elle se serait littéralement effondrée. Après s’être intéressé à son cavalier, le Lord s’intéressa à elle. Bon sang! Il n’allait pas par quatre chemins. Cela la déstabilisa complètement. Elle se contenta donc de sourire, d’un sourire forcé, préférant ne pas répondre directement à ces questions, car ses réponses le ferait sans doute tombé sur le cul et… Et elle n’avait pas non plus envie de mentir. Le Lord sembla cependant lire dans son sourire et, non sans en afficher un lui-même, plus que lugubre, il se tourna vers Valery et lui balança qu’il ne comptait pas quitté King’s Landing ce soir, donc s’il était désireux de le voir, pour discuter. Elle jeta un coup d’œil curieux vers son cavalier. Si cet homme avait tout compris, sans doute voulait-il quelque chose, pour son silence? Non…! Et il tourna les talons, comme ça, avec cette jeune femme pendue à son bras… Elle sentie ses épaules s’affaisser.

-Cet homme est plus qu’étrange…

Avait-elle laissé glisser à son propre insu, entre ses lèvres et peut-être aussi étais-ce un peu involontaire, mais elle souhaitait se protéger. Ne pas laisser sous-entendre à Valery quoi que ce soit. Rien du fait que peut-être était-ce de sa faute à elle, la raison de son intervention, mais pourtant, il la laissait là… Évidemment, le contraire l’aurait étonné. À la cour, il fallait jouer un jeu et fort bien souvent avec les mots. Ailleurs, c’était différent.

Une silhouette qui s’approchait au revers attira son regard. Elle pouvait la reconnaître entre milles! C’était son frère. Elle craignait sincèrement qu’on ne le laisse entré, mais visiblement, il avait eu accès à la salle ce qui la soulagea grandement, encore plus d’entendre Valery lui mentionner qu’il la laissait au bon soins de son frère, ainsi que de sa garde personnelle qui se rapprocha. Si Sebastian ne semblait pas voir tout cela d’un bon œil, Helzebeth, elle, ne savait pas quoi en penser. Autant ils étaient là pour la surveiller, elle en était sûre… Autant le désir visiblement profond du Lord de la protéger semblait réel, depuis les dernières semaines. Entre Aegon et Annabeth en ces lieux, peut-être, effectivement, n’était-il pas trop prudent… Il lui prit doucement la main, afin d’effectuer un baisemain galant non sans lui offrir un sourire charmeurs ainsi que quelques propos avant de tourner les talons et les laisser seuls. Il le faisait exprès c’était évident…  Il était mesquin avec son frère, sachant que cela lui faisait du mal –et à elle aussi par le fait même-. À peine le Lord s’éloignait, que la jeune Blackfyre rapporta finalement son regard vers son frère qui vint aussitôt la prendre dans ses bras, prenant une grande inspiration à travers sa chevelure dorée.

«Comment tu vas, ma sœur? Je t’en prie, dis-moi que tous ce qu’il m’a dit est faux, jure-moi qu’on ne te malmène pas… Car par tous les Dieux, je les tuerais sur le champ. Tu n’as qu’à me le dire…»

Ils se séparèrent un instant, son frère glissant le revers de sa main sur la joue d’Helzebeth qui tentait tant bien que mal de ce garder une certaine contenance. Il lui agrippa la main, puis l’entraîna à sa suite. Sans la moindre résistance, comme si son esprit était soudainement engourdi, elle le suivit.

«Tu n’as pas à t’en vouloir pour ce qui est arrivé. Tout ça c’est de ma faute, je n’aurais jamais dû te laisser sortir de Black Castle.»

Elle tiqua. Jamais la laissé sortir? Était-elle vouée à être prisonnière, d’un endroit comme de l’autre? Ce n’était absolument pas ainsi qu’elle avait rêvé de sa vie…

«J’ai reçus ton corbeau, un peu en retard… Je n’ai en rien confiance en ce Lord, il m’a menacé de te tuer, si je m’approchais de toi. Je… Je suis désolée si tu t’es sentie abandonnée, mais je devais trouver un moyen de te reprendre, sans que tu ne coures de risque. Avec ce que tu as fait à Leith, cela a compliqué pas mal de chose.»

Elle ne savait pas quoi dire, le laissant parler, murmurer afin d’éviter que d’autres ne les entendent, laissant couler une main sur le front de son frère, poussant doucement une mèche pour aviser sa tempe meurtrie. Elle n’avait aucun doute qu’il avait souffert tout autant qu’elle dans ces Donjons, sinon plus, mais… Mais il était en vie. Quoi qu’il en soit, un éclat de voix attira son attention. Visiblement, l’héritier de Highgarden causait quelques soucis à Lady Tarly. Son regard, automatiquement, coula vers le Trône où se trouvait Valery aux côtés du Souverain, déboulant les escaliers pour rejoindre la scène…

Elle sentie qu’on se saisi de sa main, puis une pression s’effectua à son bras, un peu brusque. Son corps suivis bien malgré lui, vers l’extérieur de la salle de Bal. Sebastian profitait visiblement de cette mise en scène attirant l’attention et le regard de tous, même des gardes pour prendre la poudre d’escampette avec elle. Avait-elle envie de résister? Non, pourquoi? Elle tenta donc tant bien que mal de suivre la cadence, tandis qu’une fois dans les couloirs, leurs pas, surtout les siens, résonnaient, témoins de leur course endiablée.

-Où allons-nous? Demanda-t-elle, inquiète et déjà éssouflée.

«Je connais un endroit où tu seras en sécurité, le temps que tout ce calme. Ça risque de secouer, dans les Stormlands prochainement.»

Helzebeth jeta un coup d’œil derrière. Inquiète et soulagée à la fois.

«Ton histoire avec Leith à vraiment foutu la merde, j’en reviens pas, que tu ne m’as pas parler de ses agissements au Bal, je l’aurait tuer de mes propres mains, j’aurais vachement profiter des tournois. Si j’avais su et Aegon et ce… Lord… Crois-moi, ils vont payer cher. Je veux juste que tu sois en sécurité avant. Viens.»

Elle ralentit le pas. Elle n’arrivait pas à suivre la cadence, mais son frère la tirait et bien malgré elle, elle finit par perdre pied et s’écrouler. Sebastian la força à se relever sous l’empressement, mais la garde apparus derrière eux et ils n’étaient plus uniquement deux, ils traînait Moryn qui beuglait, mais qu’est-ce... Helzebeth se redressa tant bien que mal, pour réaliser que des soldats se trouvaient devant eux, interpellé sans doute par le jeune héritier. Son frère arrêta leur cadence, la ramenant contre lui jalousement et sortie une arme, bien camouflée sous sa chemise. Son cœur battait dans ses tempes et la peur l’envahissait, celle de voir son frère mourir sous ses yeux, mais à quoi pensait-il!? Il donnait toutes les raisons du monde au Roi de les détruire, complètement et à tout jamais… La Blackfyre posa sa main libre sur l’arme de son frère, l’invitant à la baisser. C’était inutile. Ils allaient le tuer.

-Tu ne peux pas faire ça… Sebastian…!

Elle avait peur. Parce-que ce n’était pas dans les habitudes de son frère d’être aussi impulsif et elle y lisait là une grande colère. Elle lui jeta un regard implorant. Sans lui, il n’y avait plus rien. Il valait sans doute mieux se servir de tout ça à leur avantage, eux aussi. C’était ce qu’il fallait faire. Ils n’en avaient pas bien le choix, pas pour l’heure, du moins. Et puis, c’était elle qui était toujours dans une fâcheuse position. Elle observa les gardes et les soldats un instant tandis que ceux-ci passaient près d’eux, puis son regard coula juste derrière, repérant les gardes qui étaient responsable de sa sécurité. Elle pivota rapidement pour se mettre face à Sebastian et replaçait soigneusement le col de sa chemise, le retenant par le fait même. Les gardes amenant Moryn et leur fardeau étaient passé et ceux veillant à sa «sécurité» restaient non loin, discutant entre eux, gardant un œil sur les Blackfyres…

-Tu vos mieux que ça…

«Toi aussi, justement!»

Sous l’exclamation un peu forte et colérique de son frère, les gardes jetèrent un coup d’œil au duo.

- Je sais me défendre.

Elle y croyait plus ou moins, mais elle devait se faire convainquante, y croire, quelque part après, elle avait bien amoché Leith et elle pourrait le refaire, si jamais... Sur un autre. Sommes toutes, il n’avait pas le choix d’admettre qu’elle était en plein dedans et… Que lutter pour l’en sortir était trop dangereux. Ils étaient dans une sacré merde, c’était le cas de le dire et… Elle ne valait pas le coup de… Tout ça.

- Allons profiter des jardins et du temps qui nous est alloué pour le moment, toi et moi veux-tu?
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♔ Lady de Black Castle
♔ Sorcière errante


«Le feu qui semble éteint dort souvent sous la cendre.»
«Be who you were created to be and you will set the world on Fire.»
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Mar 26 Juin - 15:58
La jeune femme n’arrivait plus à bouger. Tremblante encore de colère et d’humiliation, elle ne parvenait plus à penser, ni à parler, ni à bouger. C’était horrible comme sensation que d’être celle d’être changée en statue. Elle n’arrivait même pas à concevoir ce qu’il venait de se passer.Son esprit ne parvenait pas à en concevoir l’énormité. C’était une honte, une agression en règle, une humiliation publique. La présence de son frère n’arrivait même plus à la réconforter ; elle voulait juste ficher le camp de cette salle, tirer sa révérence, et rentrer à Horn Hill le plus vite possible, et ne jamais revenir à la capitale si possible.  Elle avait déjà assez donné. C’est alors qu’elle entendit une voix bien familière derrière elle. Son suzerain...Parent de cette parodie de fils. Comment, pourquoi n’avait-il pas essayé de recadrer sa progéniture plus tôt ? Elle, elle l’aurait dissuadé de continuer de cette voie. Elinor n’était pas une femme violente pourtant. Mais quand la simple discussion ne suffisait plus, il fallait savoir sévir.  Prendre toutes les mesures nécessaires. Le problème des parents absents, sans aucun doute...


Qui se confirma lorsque l’adolescent se lança dans une nouvelle provocation. Insulter son père, insulter son roi par -dessus le marché. Vraiment. De mieux en mieux ce petit, il irait loin. Très loin même...au Mur, ainsi que le décréta Lord Tyrell. Avant d’ordonner à son rejeton de  lui embrasser les chaussures. Elle songeait vaguement qu’une part d’elle aurait du être contente d’avoir une forme de réparation pour l’affront subi, mais en réalité...elle ne ressentait rien, une simple et profonde lassitude.Elle essayait de rester digne pourtant, en ne regardant même pas le petit idiot à ses pieds.Là où peut-être, il aurait du rester. Jamais un adolescent ne devrait ainsi se comporter, comme un animal.  C’était pour ça qu’elle ne répondait même pas à ses excuses, ni...rien. Parce que les déchets dans son genre, on les ignore. Tout comme elle ignorait ses cris, ses protestations, qui ressemblaient presque à ceux d’un enfant, alors qu’on le traînait vers son futur destin. Il avait commis des erreurs fatales, il devait assumer à présent. C’était cela, être un adulte. Il avait, peut-être, eu des chances de s’arrêter, de rectifier son attitude.  Il les avait ignorés, il était allé trop loin, et maintenant les conséquences tombaient.

Un seul regard vers Olyvar suffit, alors qu’ils s’éloignaient. Son frère la prit gentiment par l’épaule, la menant vers une alcôve isolée. Il avait compris, comme d’habitude. Elle ne voulait voir personne, vraiment. Surtout pas des faux mots de compassion - elle en avait assez vu avec le ballet  des condoléances plus ou moins sincères.  Elle savait qu’au moins, son frère était aussi outragé qu’elle. C’était évident dans son attitude, dans sa façon de marcher en fendant la foule comme s’il ne voyait personne, ni discussions entre nobles, ni..rien. Elle, elle se laissait mener, trop fatiguée pour dire quoi que ce soit, et ce fut avec plaisir qu’elle s’assit enfin, se prenant la tête entre les mains. Prête à craquer, à pleurer. Face à son frère, elle en avait le droit. Enfants ils s’étaient vus mutuellement pleurer pour des sottises - ils pouvaient bien continuer maintenant. Elle pouvait lui faire entièrement confiance.

Après ce qui lui parut un long moment où il resta silencieux, il finit par oser lui frotter gentiment le bras avant de lui prendre la main, en un geste de réconfort.

“Il faut que tu manges quelque chose, Eli”, lança-t-il doucement. “Tu dois prendre des forces.”
-Oui, l’opportunité de tomber malade à cause du repas, ou d’être empoisonnée, ça m’arrangerait bien tiens”, lança-t-elle sèchement alors que le domestique disposait une assiette bien garnie devant elle. Elle ne se souvenait même pas que son frère l’avait interpellé.
-Eli, écoute -
-Non, toi écoute”, répliqua-t-elle. “J’ai été..humiliée en public. Devant toute la noblesse des Sept couronnes. Je suis censée bien le prendre ?
-Cet idiot n’a eu que ce qu’il méritait, Eli-
-Encore heureux !
-Et tout le monde a vu qu’il avait bu comme un tonneau. Tu n’as rien à te reprocher.
-Ce n’est pas question de ça ! Il m’a..il m’a agressée ! Même lui ne se permettait pas ça en public !
-Eli.” La voix de son frère se fit plus ferme. “Je sais ce que tu as subi. Je sais que ton mari était une ordure. Mais je sais aussi que tu lui as survécu. Parce que tu es la femme la plus courageuse que je connaisse. Ne change surtout pas. Ne laisse pas cette andouille de gamin t’atteindre, parce qu’il n’en vaut pas la peine. Parce que tu es Elinor Oakheart.”

Elle finit par oser sourire à Olyvar, qui lui sourit en retour, avant de désigner l’assiette. Comprenant le message, elle commença à manger, un peu ragaillardie. C’était cela qu’elle aimait chez son frère aîné -sa capacité à toujours lui remonter le moral et la soutenir, quelles que soient les circonstances.

“J’espère juste que la suite de la soirée soit plus calme”, lança-t-elle finalement, jetant quelques regards vers le reste des nobles assemblés.  Ou, si incidents il devait y avoir, que cela ne soit rien de grave. Rien à la mesure du scandale qui avait eu lieu, en tout cas. Parce qu'au final, la suite de la soirée déciderait de la durée du reste de son séjour à la capitale.
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♔ Lady de Horn Hill
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Sam 21 Juil - 12:17

Funerailles


Leith Velaryon



Oula! Qui a dit que les funérailles n'étaient pas mouvementées ne serait-ce qu'un peu! Visiblement, un nouvel ajout dans la Garde de Nuit prochainement. Sa tombe bien, les Corbeaux ont besoin de viande fraîche régulièrement, ce n'est pas un métier des plus... Sécuritaire!

Lady Tarly à peut-être trop attirer l'attention sur sa personne contrairement à ce qu'elle aurait préféré, semblerait-il.

Alexander Barathéon... Sa sent l'amour dans l'air! Avez-vous trouvez votre fiancé, très cher?

Nous avons donc une petite nouvelle dans les environs qui semblerait ne pas avoir passé inaperçue du côté du Souverain, Jhuaerys aurait bien grandit depuis la dernière fois... À suivre!

Le Prince Suzerain de Dorne ainsi que le Maître des chuchoteurs ont fait parler d'eux... Ils avaient l'air beaucoup plus familier qu'un simple Maître-Apprenti Dragonnier! Attention, sa Majesté n'a pas apprécié...

Lady Blackfyre au bras du Lord Tyrell, nouvelle main du Roi? Étrange scène. Y aurait-il une alliance à venir que nous ignorons?




À NOTER: Il n'est plus possible de s'ajouter dans ce post, vous pouvez y poster une dernière fois si vous le souhaitez afin de conclure ou d'aller continuer vos rencontres en PV

Ce sujet sera verrouillé Lundi le 30 Juillet 21h (Heure Québec)


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♔ Maître du Jeu


Quand on joue au jeu des trônes... soit on RP, soit on meurs!
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Sam 28 Juil - 17:22
Valery était sorti de la salle, telle une furie. Son pas était lourd, les enjambées grandes. Sur son passage, on s’écarta… non pas qu’on ne s’écartait pas déjà à l’habitude. Il était de ces hommes, qui impressionnent. Autant en bien qu’en mal il va s’en dire. S’il était d’un naturel charmeur et enjôleur, lorsque la fureur brillait dans ses yeux poison, on pouvait y lire la folie meurtrière. Comme le commun était stupide de croire, qu’il puisse avoir passé autant d’années en compagnie d’Aegon et de Leith, pour ne pas avoir cette cruauté, cette violence qui bouillait dans ses veines ? Bien sûr qu’il était tout autant dangereux ! Il était juste… plus insidieux. Sa langue empoisonnait alors que vous n’entendez que des paroles douce et avantageuse. Il flattait d’une main… et poignardait de l’autre en riant.

La main du Roi était comme un serpent. Insaisissable, glissant et venimeux. Calme et indolent d’apparence… puis d’un seul coup vif, il devenait mortel. Sa femme en avait fait les frais. Leith l’avait toujours su… et pourtant il avait été mordu. Quelques autres aussi avaient compris trop tard… Moryn aussi dans un sens venait de gouter à la morsure de son père. Valery ne se faisait aucune illusion. Sa progéniture serait morte avant la fin de l’année. Le mur n’était pas un endroit pour un être aussi précieux et douillet que Moryn Flowers. L’humiliation subit, ainsi que celle apportée à Lady Tarly, étouffait l’horreur de condamner son propre fils à une mort lente et douloureuse. Mais que pouvait-il donc ? Ce garçon n’avait jamais été quelqu’un de bien ou de respectable. Il ressemblait beaucoup trop à son oncle côté maternel ! Heureusement que Kataeryn n’était pas de ce genre.

Dès qu’il fut hors de la pièce, il tomba sur un balcon. Il avait inconsciemment pris le chemin vers un endroit qui lui permettait de surveiller tout en étant en paix. Il s’appuya les mains sur la rambarde et respira l’air du soir. Ces traits étaient crispés et hargneux… il serait difficile de se calmer. Et pourtant !  Des pas retentir derrière lui et il ne se retourna même pas. Aucun besoin, pour reconnaitre Aegon. Val avait toujours su reconnaitre son Roi, même les yeux fermer. Il en connaissait l’odeur, le pas, l’allure. Et comme pas magie, sa seule présence détendit les muscles crispés de son dos et son visage quitta l’air enragé qu’il portait pour des traits plus vulnérables. Il n’y avait bien qu’à son frère de coeur, qu’il se permettait de montrer son véritable visage. Lui seul, avait droit à ses véritables émotions et pensées. La perte de son fils était un coup en plein cœur, surtout au cours d’une telle journée ! Rajouter à la honte et l’humiliation, il avait envie de quitter l’endroit et de laissait passer la nuit.

Les paroles de son amour raisonnèrent en lui. Il avait fait la bonne chose. Certes. Mais… « Je n’ai pas de fils… » il avait prononcé ses mots face au visage défait de Moryn un peu plus tôt… maintenant, il les répétait en tournant la tête vers Aegon. Ceci avait une autre signification. Il ne méritait peut-être pas Highgarden… mais il en était l’héritier. L’unique héritier même. Katy, aussi parfaite fut-elle… irait à Stormend’s… « J’ai 35 ans et je suis veuf… non pas que ce point me dérange ! Que vais-je pouvoir faire par les sept ! J’ai n’ai plus de fils. » Il secoua la tête de dépit. Ça allait lui causer quelques maux de tête cette histoire ! Il accepta avec soulagement la coupe que lui tendit son amant.  Il n’osait imaginer ce que la situation aurait été si Aegon s’était occuper de Moryn. Le gamin devait se compter chanceux dans un sens… Parce que Valery n’aurait aucunement empêché Aegon de faire quoi que ce soit.  

Pour éviter d’y penser, il but la coupe d’une seule rasade. C’est en déposant celle-ci sur la rambarde qu’il remarqua ce que le Roi lui tendait. La clé de la crypte. Une échappatoire à tout ce cirque. Une chance d’allez pouvoir implorer encore le pardon de Leith… et une dernière occasion de lui exprimer son amour. Il prit la clé en tremblant légèrement. Il avait besoin de calme. Besoin de se retrouver. Besoin de reprendre des forces… parce qu’il allait devoir mener l’enquête, celle-là même qui menait droit à lui. Il allait devoir détourner les regards, trouver un moyen d’éloigner la piste et surtout, de satisfaire l’envie vengeresse d’Aegon. Il serra la clé dans sa paume de main. « Merci. J’ai peur de ne pouvoir t’être plus utile ici ce soir… » Ayant été au centre d’un scandale, tous les regards seront tournés vers lui… comment être subtile dans ce cas là ?

Mais avant, il devait apaiser Lady Tarly. Il ne pouvait se permettre de laisser la situation s’envenimer. « Je vais allez vérifier ce que je peux faire pour éviter un soulèvement interne du Reach… puis j’irai le retrouver. J’ai encore quelques élocutions à lui dire… Pour les Blackfyre, je t’expliquerais plus en détail lorsque le moment sera plus approprié. Il se pourrait qu’on puisse trouver un ascendant parfait sur cette lignée capricieuse. » Il regarda un instant au loin puis s’éloigna de la rambarde. Helzebeth et son frère était des épines dans les pieds de la couronne… mais s’il réussissait à la mettre de son côté… l’attacher à la couronne… ce n’était encore que des plans en gestation. Il avait besoin d’y réfléchir plus avant. Et les funérailles de Leith n’étaient pas le moment d’en discuter ou d’y réfléchir. « Je te souhaite une bonne soirée, autant que cela puisse l’être… » Alors qu’il allait prendre chemin dérober pour contourner la salle, il remarqua un de ses hommes s’agiter. Une profonde lassitude et colère grimpa en lui. Bien sûr, que les Blackfyres en avaient profité pour filer !  

Il lâcha un grondement sourd puis parti à la suite de ses gardes. Il arriva devant une bien étrange scène. Mais la colère brulait ses prunelles. Il prit tout de même le temps de poser un air de profonde déception sur son visage avant de faire connaitre sa présence. « Vraiment milady ? Après tout ce que je mets en place pour vous garder en vie, vous préférez fuir avec votre frère ? Celui-là même, qui vous a d’abord mis en danger par égoïsme ? » Après tout, si Sebastian Blackfyre serait venu faire des courbettes devant Aegon, Leith n’aurait pas mis la patte sur la jeune Helzebeth ! « Je croyais pouvoir vous faire confiance ! »

Il soupira doucement et les regarda. « Je crois qu’il est temps pour vous de quitter la soirée. Je quitte moi-même, et je ne pourrais assurer votre sécurité Lady Blackfyre. Quant à vous, Lord Balckfyre, je crains que vous ne soyez pas vraiment le bienvenu… » Il se tourna vers ses deux gardes. « Laissez le temps à Mlle Blackfyre de saluer son frère et de terminer leurs affaires, puis escorter là à sa chambre. Veillez à ce que la pièce soit gardée en permanence cette nuit. Je crains des représailles… » Annabeth n’avait aucunement accès à ses appartements et Aegon ne ferait rien, il lui avait dit… mais ça, les Blackfyre n’étaient pas obligés de le savoir. Il s’inclina devant Helzebeth. « Milady, je vous voir au déjeuner demain. »    

Sur ce, il quitta vers les jardins pour retrouver les Tarly… ils ne furent pas difficiles à trouver et Valery sentit tout de suite l’agressivité contenue. Aussi, il ne s’attarda pas. Il s’inclina devant ses deux bannerets, chose qu’il n’aurait pas faite en temps normal, mais la situation était extrême. « Je vous prie d’accepter les plus sincères excuses de la maison Tyrell, à la maison Tarly et à la maison Oakheart. Demandez réparation et vous serez exhaussé… » Il regarda un instant sa belle-sœur avec un air profondément attrister. « Lady Tarly, ma sœur, je suis profondément choqué par les évènements et ne saurait suffisamment vous demandez pardons. Ainsi, je vous laisse. Sachez que je suis à votre entière disposition et espère que vous puissiez un jour me pardonner d’avoir cru mon cousin apte à élever l’Héritier. » Puis il laissa les Tarly tranquilles pour rejoindre la crypte et Leith, emportant avec lui une cruche de vin et un verre.

Il y passa un long moment d’ailleurs. Dans la pénombre glauque, là où des dizaines de Roi reposaient. Il parla à Leith. Lui demandant pardon, rageant contre lui, pleurant sa perte, racontant des souvenirs et buvant seul la cruche de vin qu’il avait apporté. Il y resta un si long moment, qu’il crut lui-même devenir un être de pierre grise. Puis, quand il n’eut plus rien à dire, il quitta l’endroit. Laissant dans le noir, un être qu’il avait autant aimé que jalouser. Il monta les marches, puis parcourut les couloirs. Il passa près de la salle où il entendait encore la rumeur de la soirée… apparemment, le Bal n’était pas terminé. Il ne s’y arrêta pas. Il montant dans les étages et passa devant sa porte. Là encore, il ne s’y arrêta pas. C’est à la porte du Roi qu’il s’arrêta.

Aegon n’était pas encore là. Mais il n’en fit pas de cas. Il entra et alla directement dans la chambre. Si son Roi ne voulait pas de lui, il le renverrait de là… mais cela l’étonnerait grandement.
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Mer 1 Aoû - 0:14

Funerailles


Leith Velaryon


Merci pour votre participation! Le Bal est maintenant terminé!


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