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Forum de RP basé sur l'univers de l'oeuvre de George R.R. Martin A song of ice and fire et de sa série télévisée Game of Thrones.
 

[Event] Funérailles de Leith Velaryon

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Lun 4 Juin - 12:41

Funerailles


Leith Velaryon


Chronologie et mise en situation Été | An : 251 AC | Lune : 3 de 13

Voilà maintenant deux semaines que le décès de Leith Velaryon fut annoncé à la populace, tout comme les invitations, exclusivement réservé à la Noblesse concernant la cérémonie. Libre aux Maisons d’y venir ou non, mais venir offrir ses sympathies au Souverain et la famille du défunt serait tout de même de mise. Vous le savez très bien.

Peut-être que quelques charognard y seront en espérant pouvoir prendre le titre de Chef de l’Académie ou Main du Roi? Vous pouvez bien rêvez. Vous réaliserez rapidement que les décisions ont été prises et que vous arrivez trop tard, comme si vous aviez eu l’ombre d’une chance…


À noter Votre personnage aura reçus une Missive par corbeau vous annonçant la mort de Leith. Vous serez donc invité à vous rassembler auprès du défunt pour un dernier «Au revoir». Exposition du corps où un voile le recouvre afin de masqué ses brûlures, marche funèbre du Septuaire au Red Keep, puis soirée seront de mise dans cet ordre. Vous remarqué bien vite que ces funérailles son digne d'un Roi. Exagération de la part du Souverain ou pas? Jouerez-vous les langues sales, ou serez-vous sage durant cet événements? Peut-être en profiterez-vous pour vous assuré de certains détails concernant vos alliances? À vous de voir...

*Attention à ne pas prétendre tout savoir sur la vie de Leith, tout comme sur sa relation avec Aegon et Valery à moins d'être une personne proche. Quand à l’événement entre Leith et Helzebeth, seulement quelques proches et internes du red Keep sont au courant, tout comme certains membres de l'Académie des Dragonniers. Sommes toutes, très peu connaissent tous les détails... Tout ce que vous savez, c'est qu'il est mort prématurément, même cette histoire d'empoisonnement est resté à l'interne, pas question de satisfaire les coupables, cette fois.

Lors de la rédaction de vos RP, mettez en gras les noms des personnages avec lesquels vous interagissez, afin de permettre une meilleure visibilité et aider les joueurs à se retrouver dans le RP.

Pour faire un post privé, vous devez impérativement avoir posté au moins une fois dans ce dit sujet. Vous devrez ensuite écrire [Funérailles] devant le titre de votre PV afin de situer les lecteurs.

Vous avez jusqu'au Lundi 11 Juin 21h (Heure québec) pour intégré l'event. Par la suite, cela vous sera impossible.

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♔ Maître du Jeu


Quand on joue au jeu des trônes... soit on RP, soit on meurs!
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Lun 4 Juin - 13:55


«La fin de celui qui partageait la folie... »


Et voilà. C’était bel et bien la dernière fois qu’il pourrait voir Leith en chair et en os. Le touché aussi. Malgré sa raideur mortuaire. Il n’avait pas ressenti tel attachement pour un corps inerte de toute sa vie et savoir qu’il disparaîtrait sous ses pieds dans la crypte ne l’apaisait même pas.

Il avait été présent tous le long du processus, qui consistait à laisser l’ordre des Soeurs du Silence à préparer le corps du défunt pour ses funérailles. Aegon voulait que tout soit parfait. Il espérait que peu importe où se trouvait le Velaryon, qu’il soit touché par toute ces attentions. Il n’en avait que faire de ce que l’on pourrait penser. Dans tous les cas, la précédente Main du Roi ne méritait rien de moins que des obsèques digne de ce nom. Il aurait été plutôt mal vue qu’il ne se contente que de le cramer ou l’enterré avec d’autres sans nom sans grande importance. À savoir s'il faisait seulement uniquement pour lui-même? Non. Étrangement. Il ne le mentionnerait certes pas, mais il songeait aux soeurs du défunt, à Valery et à une petite poignée d'hommes aussi. Les autres... Les autres n'en avaient rien à faire.

Tout le monde était là du moins, concernant le Red Keep, tout comme presque tous les membres de l’Académie des Dragonniers. Les Dragons allaient et venaient à leurs guise dans le ciel, d’autres c’étaient contenté de déposer leur âme sœur au sol, avant de disparaître de la vue des invités. Ombre était, comme à son habitude à la position la plus haute soit, en cet instant précis, sur le toit du septuaire, observant d’un œil perçant chaque bipède qui y entrait. À ses côtés nuls autres que Valryon. Si le futur de cette créature était encore fort peu incertain, Aegon ne pouvait se résoudre à l’abattre. Pour l’instant, celui-ci semblait comprendre ce qui se produisait, d’où sa présence en ces lieux. Il savait où se trouvait son ancien âme sœur et peut-être avait-il lui aussi ce besoin d’assister à l’évènement. Sommes toutes, la présence d’Ombre n’inquiétait guère le Souverain, qui savait que la femelle saurait maîtriser le mâle, si jamais il devenait agité… Peut-être espérait-il que la créature ne repère le coupable, chose peu probable en soit, mais…

C’est donc vêtu d’habits sombres et d'un air indéchiffrable que le Souverain se retrouvait là, prêt des soeurs de Leith endeuillée, la plus jeune, mystérieuse et voilée pour cacher sa peine, tout près de son défunt amour qui reposait, comme s’il dormait sous ce voile presque translucide, laissant deviner ses traits, mais pas les difformités sur son visage et ses mains causer par Helzebeth Blackfyre qui était présente pour la cause là, tranquille aux côtés de Valery. Digne autant qu’elle le pouvait. Rien sur son visage ne laissait sous-entendre les affres qu’elle avait subies. Sommes toutes, une partie du maquillage était bien réussis. Si Valery avait convaincu Aegon d’épargné sa vie, il en était rien concernant la souffrance qu’il lui avait réservé et qu’il lui réserverait, tout au long de sa misérable existence ou du moins, jusqu’à ce que sa propre douleur ne sache s’estomper. Il aurait préféré la voir souffrante à chaque pas qu’elle faisait, mais elle restait gracieuse, malgré tout ce qu’il lui avait fait subir et cela ne faisait, pour l’heure que l’enragé d’avantage.

Il y avait bien des gens. Plus qu’il ne l’aurait imaginé, en fait. Son regard froid et embrumé à la fois sondait chacun d'eux. Il voulait bien chercher la raison de tous et chacun qui les avaient sincèrement poussé jusqu’ici, mais son esprit, encore trop endolorie se refusait de chercher, de fouiner. Il laissait ce luxe à ces voix, qui n’avaient de cesses. Encore et encore. Son mal de crâne lui vrillait le cerveau à un point tel, qu’il était en fait presque ivre, à force de boire. Cela n’y paraissait certes rien, mais il le sentait bien dans ses jambes, ses mouvements et son esprit. C’était un peu sa béquille du moment, afin de lui éviter de s’effondrer devant les convives, chose qu’il se refusait bien entendu. Malgré ces instants passé auprès du défunt depuis sa mort, il semblait que rien non, rien ne voulait apaiser sa peine encore. Seul le temps et la vengeance l’aiderait. Il le savait.

Alors pour l’heure, il se senti étrangement étouffé dans cette pièce où il n’arrivait qu’à voir des rapaces, des hypocrites. Tandis qu’une Noble dame venait à sa rencontre, le Souverain se contenta de tourner les talons et de faire quelques enjambés rapides vers l’un des balcons afin de prendre un peu d’air non sans jeter un regard appuyer sur sa Garde, au cas où un malin ose faire quoi que ce soit au corps de son amour perdu. Des corbeaux, comme s’ils attendaient que son esprit s’envoles rôdaient sur le rempart –ou bien étais-ce l’odeur de mort imperceptible pour les sens humains, qui les attiraient-. Il était là, à les regarder, prenant une inspiration en observant l’horizon. L’air était chargé de pollen et d’une tension étrange, qu’elle soit du Roi lui-même ou même de toute cette ambiance. Et s’il les enfermait tous –ou presque- là, et s’amusait à les faire disparaître par le feu grégeois? Il pourrait là festoyer comme bon lui semblerait, bien qu’il en ait tous les droits. Il pourrait bien se traîner sur le sol, ivre mort s’il le voulait. C’était la dernière fête de Leith.

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Lun 4 Juin - 17:10
Les enterrements n'étaient jamais une chose que l'on appréciait, au cours de sa vie Myrddin en avait connu trois importants: celui de sa mère alors qu'il avait deux ans, il ne lui semblait en garder aucun souvenir, celui de Destan, même si le corps de l'apprenti dragonnier avait été renvoyé à sa famille, voir le corps de son premier amour s'envoler à jamais loin de lui avait sonné comme un enterrement pour l'adolescent qu'il était, et puis il y avait eu celui de son père, certainement le plus éprouvant du lot. Les enterrements ne sont jamais la tasse de thé de personne, si on excepte les croque-mort et les fossoyeurs, mais il était bien souvent nécessaire de s'y rendre. Pour rendre un dernier hommage au défunt, pouvoir lui faire ses ultimes adieux et entamer son deuil et sa reconstruction. Mais aussi pour s'afficher et affirmer son soutien aux endeuillés, tout est politique et rare sont les gestes purements désintéressés. Ce qui n'en faisait pas un événement agréable pour autant, il ne pouvait donc en vouloir à Alexander de chercher à couper court à cette funeste réunion en l'honneur d'un inconnu, mais l'inconnu en question était Leith Velaryon Chef de l'Académie, Main du Roi et allié de la Maison Baratheon. Trois bonnes raisons de s'y rendre, si Myrddin n'avait jamais réellement apprécié le Lord Velaryon il reconnaissait qu'il avait été un allié, un des plus loyal serviteur de la Couronne et qu'il devait lui rendre ses derniers hommages. Il devait aussi s'u rendre pour réaffirmer la fidélité des Cerfs à la Couronne. Et Alexander était désormais l'héritier de la Maison Baratheon et il se devait d'agir comme tel, il avait calmement exposé la situation à l'adolescent, et comme l'on pouvait s'y attendre, au vu de l'intelligence du petit, il avait compris et accepté de se plier à ses obligations et donc d'accompagner Myrddin à Port Réal. Le jour du départ venu, il avait embrassé Marian en lui promettant de revenir très vite, les enterrements n'étaient pas pour une enfant de son âge si l'on pouvait l'éviter, donné les rênes d'Accalmie à son bel Orphée et lui avait offert une brève accolade, ils allaient tous les deux atrocement lui manquer. Puis, il avait prit la voie des airs avec Alexander solidement harnaché, sur son cher Mairon en direction de King Landing.

Ils étaient tous deux vêtus de vêtements sombres, rien d'ostentatoire et de fastueux, c'eût été de mauvais goût, le père et le fils portaient juste une broche assortie aux armes de leur Maison: une tête de cerf. Myrddin était fier de son fils, de sa posture droite à ses côtés. Comme il était loin l'adolescent qui avait franchi les portes d'Accalmie un mois auparavant, désormais ce n'était plus le bout de ses bottes que le garçon regardait désormais, mais l'horizon, rien que cela flattait l'orgueil paternel du Lord Baratheon. Et ce n'était qu'une raison parmis tant d'autre de la fierté qui gonflait le coeur de Myrddin.
L'air était lourd, chargé de pollen et de l'odeur entêtante de l'encens, sans doute pour cacher les relents vicieux de la mort, lourd aussi. Il pesait comme une chape de plomb sur l'assemblée, alourdie par les parfums et la tension qui pesait sur l'assemblée. Les choses n'allaient pas se calmer avant un moment.
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♔ Lord Suzerain des Stormlands ♔ Lord de Storm's End  ♔ Dragonnier
♔ Lord Suzerain des Stormlands
♔ Lord de Storm's End
♔ Dragonnier
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Lun 4 Juin - 17:26
King’s Landing. Capitale des Sept Couronnes, lieu de résidence des rois Targaryen depuis des décennies, ville remplies de merveilles architecturales en tout genre, qu’Alexander avait toujours espéré voir. Le Septuaire de Baelor, le Donjon Rouge, Fossedragon. Il y était maintenant, mais pas comme il l’aurait voulu. Il aurait aimé y faire du simple tourisme, prendre son temps, pouvoir admirer les paysages et la baie de la Néra depuis les docks. Mais...non. On n’a pas toujours ce que l’on voulait dans la vie. Il était là, fidèle ombre du Lord Myrrdin , pour les funérailles du Lord Velaryon, chef de l’Académie des Dragonniers. Un homme qu’il ne connaissait pas, qui n’était rien pour lui. Il avait voulu négocier avec le Lord pour ne pas venir pourtant, réticent à l’idée de quitter son foyer. Il n’était pas dragonnier, avait-il argué. Et ne valait-il mieux pas qu’il reste à Accalmie pour gérer les affaires des Stormlands - ou plutôt, qu’il apprenne, aux côtés de Messire Storm ?  Et pourtant, cela n’avait pas suffi. Le lord était resté intraitable, lui avait expliqué pourquoi il était nécessaire qu’il vienne ; et l’adolescent avait fini par se ranger à ses arguments. Cela ne voulait pas dire qu’il était ravi de venir pourtant mais ma foi, s’il fallait qu’il vienne…Après, se disait-il, cela allait finir par arriver un jour ou l’autre. Il aurait bien fallu qu’il arrête de se cacher à Accalmie pour être présenté, supposait-il, aux autres nobles de Westeros. Seulement, c’était arrivé plus vite que prévu...Il aurait quand même préféré être dans les Stormlands. Leurs paysages lui manquaient. Accalmie, son foyer, lui manquait. Messire Storm et Marian lui manquaient.

Peut-être était-ce aussi la simple idée de funérailles qui l’avait rebuté, au fond. Il en avait déjà vécu deux en un an, pour Père et Mère ; deux, c’était déjà beaucoup trop pour un enfant. Alors une troisième...Surtout ici à Port-Réal. Il sentait un vague ramassis de nobles hypocrites qui n’étaient là que pour se faire bien voir. Il pouvait le sentir à des lieues. C’était prévisible. Bon au moins, s’il restait à proximité du Lord, normalement il serait tranquille. Et pourtant une angoisse étreignait son coeur. Et si, et si… Et s’il passait pour un imbécile ? Et s’il déshonorait sa famille ?  Et si enfin, et c’était presque le pire, et si son grand-père était là ? Il en frémissait d’avance. Il ne voulait pas le voir, il ne voulait pas lui parler, il ne voulait pas même pas être dans la même pièce que lui.  Il savait que le Lord Myrrdin serait là pour le protéger, le défendre..mais quand même. Quatorze années de souffrance ne s’oubliaient pas de sitôt. Surtout pas en si peu de temps..Parfois, il s’attendait presque à le voir  au détour d’un couloir, le regardant d’un air narquois ou méprisant. C’était son regard qui l’avait fait plier. C’était à cause de lui qu’il avait fini par ne plus regarder que le sol.  Mais c’était le regard du Lord Myrrdin qui l’avait fait se relever. Il était différent, il n’était plus l’adolescent qui n’osait pas marcher aux côtés du Lord. Il avait changé. Il était plus fort maintenant, il était l’héritier des Stormlands, il était le fils du Lord Myrrdin Baratheon. Pensée positive qui le faisait redresser sa carcasse de grand adolescent déguingandé, regarder au loin fièrement. Comme la petite broche argentée en forme de tête de cerf que la couturière avait tenu qu’il porte, seule discrète touche de couleur qu’il portait sur ses vêtements sombres. Comme un porte-bonheur. Il était un Baratheon, et n’avait pas à s’en cacher.  Surtout que le Lord Myrrdin portait la même broche que lui, et rien que cela, cela lui faisait chaud au coeur.

Au contraire de l’ambiance qui y régnait. L’encens du septuaire lui donnait envie de froncer le nez, tout comme le reste des parfums qu’il pouvait sentir, lourds, capiteux. Il n’aimait guère ces odeurs mélangées, pas plus que l’atmosphère pesante. Comme si...oui, comme si quelque chose allait arriver.
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♔ Héritier des Stormlands
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Mar 5 Juin - 14:21
La salle était bondée. Une multitude était venue offrir un dernier au revoir à celui qui était Main du Roi et chef de l’académie. Tellement de gens, de visage qui se pressait autour, comme des vautours. Avide d’un ragot, avide d’une position. Quelques-uns étaient là pour les bonnes raisons. Faire ses adieux à un ami, un confrère, un membre de la famille… mais la plupart n’étaient là que pour être vue. Parce qu’il le fallait ! Certains allaient même jusqu’à rire dans cette assemblée morbide. De là où elle était, le son des gloussements étouffés lui parvenait comme un grincement agressant. Ne pouvait-il donc pas respecter la douleur des autres ?

La nouvelle lui avait fait l’effet d’une explosion. Son monde avait éclaté et les débris s’étiolaient en sourdine autour d’elle. Leith était mort. Parti rejoindre ses parents, parti là où elle ne pouvait l’atteindre. Celui qui à sa manière l’avait encouragée à toujours être meilleure et plus forte. Celui qui parfois lui offrait un sourire rempli de fierté, qui lui répétait encore et encore combien elle se devait d’être parfaite n’était plus.  Son modèle, son Lord… son frère. Assassiné lâchement dans son propre lit ! Elle espérait de tout son être que le coupable soit trouvé et châtié. Sa perte était une tragédie pour les Velaryon… elle l’était encore plus pour ses sœurs. Annabeth et elle, avait tout perdu. Du moins, c’était l’impression qu’elles avaient.

Jhuaerys avait cette impression constante que le monde s’effondrait dès qu’elle bougeait. Et la nausée persistante lui interdisait d’ouvrir la bouche. Tout comme l’étau qui enserrait sa poitrine semblait être toujours plus fort… C’est pourquoi elle se tenait là, juste à côté du corps déjà froid et raide de son frère bienaimé, aussi immobile qu’une statue. Elle sentait la présence d’Anna juste auprès d’elle, mais elle était bien incapable de ne serait-ce que la regarder. Si elle le faisait, elle risquait fort bien d’éclater en sanglot bruyant, et ça, elle se le refusait. Hors de question, de montrer à tous ces rapaces, l’ampleur de sa souffrance.

Elle avait bien des larmes, qui coulaient librement sur ses joues. Sans discontinuer et sans bruits, elles coulaient dans des sillons trop empruntés ses derniers jours. Heureusement, nul ne pouvait les voir cachées par le voile noir qui recouvrait ses cheveux et son visage. La voilure caressait doucement le milieu de son dos et le début de sa poitrine. Pas un brin de peau n’était visible, vêtu comme elle l’était. Sa robe de velours noir était magnifique, décoré de petite touche en argent et sous la tulle des manches, elle portait des gants de satin. La plus jeune des Velaryon aurait pu être fière d’être aussi belle… si ça n’avait pas été pour les funérailles d’un être aussi cher à son cœur.

Au moins, son frère aura eu la cérémonie qu’il méritait. Son cousin avait organisé des funérailles dignes d’un roi et le cœur de Jhuaerys, bien que lourd de sanglots, ne pouvait que lui en être reconnaissant. Une cérémonie magnifique, à la hauteur de l'être inconique qu'avait été son frère. Il allait reposer avec les Rois, et même si elle avait mal de savoir qu'il serait maintenant à jamais entre des murs de pierres, elle était fière d'être sa soeur.

Au milieu du tumulte d'émotion qu'était son coeur, elle avait une part d'inquiétude pour Valryon. Le grand dragon vivait une perte énorme, tout aussi grande que la sienne. Que lui arriverait-il ? Reviendrait-il à Driftmark, vivre dans les cavernes profonde comme l'avait fait Aldryon à la mort du précédant Lord ? Ou deviendrait-il fou avant d'être abattu ? Jhuaerys craignait par dessus tout, que l'on doive le tuer... il était après tout, l'âme soeur de Leith. Le savoir volant quelques part laissait une part de Leith encore libre de voler dans le ciel... comme il ne fera plus jamais. Elle savait que sa propre âme soeur bleue venait de le rejoindre, lui et Ombre. Peut-être Aldryon sera convaincre son rejeton du manière ou d'une autre, qu'il vaut mieux ne pas mourir bêtement malgré la douleur.

Quoi qu'il en soit, Jhuaerys n'était pas en mesure d'aider qui que se soit là dessus... elle avait tant à faire pour rester le plus digne possible. C'est pourquoi une de ses mains était crispée sur sa poitrine, comme si elle essayait d'y retenir son cœur... alors qu'en fait, elle était figée sur un pendentif de verre, contenant une mèche de cheveux blond. Une mèche de Leith, auquel elle s'accrochait pour rester digne et lui faire honneur.
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♔ Modératrice
♔ Lady de Driftmark
♔ Dragonnière


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Jeu 7 Juin - 1:05


«La fin de celui qui partage la folie…»


Le voilà qu’il rôdait parmi les convives tel un vautour oui, mais sans doute pas pour les mêmes raisons que certains. Astaroth ignorait la majorité des Nobliaux de toutes façon, la plupart le craignait trop pour oser s’approcher de lui et engager une quelconque conversation qui ne mènerait assurément nulle part. Il n’avait jamais été des plus bavards s’il n’avait rien à y gagner. Et puis, ils parleraient de quoi, la mort? Certes c’était concept, on pourrait même croire que c’était son sujet préférée, connaissant ses dons ou non. Il avait sans doute à lui seul apporté plus de mort que le Souverain lui-même et ça, même Aegon V le savait très bien.

D’ailleurs, celui-ci s’éloigna de sa position, laissant seules les sœurs du défunt, Annabeth Velaryon ainsi que Jhuaerys Velaryon -il présumait pour la seconde, ne l'ayant jamais aperçus avant aujourd'hui-. Comme tout le monde l’avait fait ou le ferait, il déambula en leur direction, son apprentie le suivant telle une ombre. Une fois arrivé à la hauteur du duo féminin, il inclina bien bas son tronc, faisant un mouvement presque galant de son bras, apportant son poing à son cœur. La tête légèrement relevé, son regard perçant se posa sur ses interlocutrices du moment.

-Blackmont vous offre ses plus sincères condoléances. L'âme de Leith Velaryon, Chef de l'Académie des Dragonniers, Lord de Dragonstone et protecteur de la Couronne est maintenant libre et en paix. Pour avoir vue plusieurs morts, il en doutait fort, mais bon, les vivants aimaient entendre ce genre de chose. Ce n’était pas le genre de mensonge répréhensible en soit de toute manière. Son regard bifurqua l’espace d’un instant entre les deux Lady, puis revint s’attarder sur elles. Je prie pour que vous trouviez la patience, le courage et la force en cette période de deuil.

Il ne priait pas non plus, mais bon. Tout ça n'était que formalité. Son manque d'empathie n'avait strictement rien de personnel, mais cela ne voulait pas dire qu'il n'était pas en mesure de comprendre la peine des êtres foulant encore ces terres lorsqu'un proche la quittait. Il savait que les paroles ne servaient à rien. Peut-être uniquement le temps. Et encore. Chose faite, il jeta un coup d’œil à son apprentie, lui indiquant donc d’approcher et de faire de même sans avoir nécessairement besoin de parler à son tour. Tout avait été dit en son nom et elle était sous la bannière de Blackmont. Ne cherchant pas à s’imposer outre mesure –chose normale en soit et qui passerait crème-, Astaroth leur jeta un dernier regard, inclina légèrement et poliment la tête pour s’éloigner, prenant sur son passage une coupe de vin offerte sur le plateau d’un serveur qui déambulait, l’air d’un croquemort. Une fois plus en retrait, il porta le cristal à ses lèvres. Il n’était pas trop inquiet concernant les potentiels empoisonnements, au train où le Roi s’envoyait le vin, il serait mort depuis longtemps.

**[Estelle] Alors, est-elle ici?**

Demanda-t-il mentalement. Et évidemment qu’il faisait référence à la clé. Il se pouvait bien que l’une des Sœurs du silence la porte sur elle, tout comme un garde, si ce n’était pas l’un des gardes royaux du Souverain, ou le Souverain lui-même qui l’avait sur lui. L’une des sœurs, peut-être? Ce n’était pas non plus à mettre de côté. Il voulait surtout savoir si cette clé ce trouvait dans cette salle ou non. Sommes toutes, ils ne pourraient agir qu’avant la tombée de la nuit. Ils devaient simplement se la procurer avant que le tout ne s’éteigne, ce qui n’était pas prêt de se produire, pour l’heure.

Son regard coula vers l’une des convives, qui se tenait aux côtés de Lord Tyrell, visiblement nouvelle main du roi, à en voir l’épingle trônant fièrement sur son pectoral droit. Étais-ce Lady Blackfyre, qui dégageait une telle énergie? Intéressant. Le regard de la jeune femme coula presque simultanément sur lui et Astaroth lui offrit une brève et subtile inclinaison de la tête. Décidément, cette soirée s’annonçait intéressante et depuis quand les Tyrell traînaient avec les Blackfyre? Son séjour en Essos lui faisait-il perdre le fil de certaines nouvelles? Hélas, il ne pourrait croiser Ekhan que plus tard et il se sentait irrité, de ne pas connaître ses détails. Demandé à quelqu’un de la Noblesse? Oh… Bien que certains se feraient un plaisir de raconté des ouï-dire, le Lord de Blackmont n’aimait pas jouer à ce jeu. Il trouverait peut-être bien une manière de la croiser… De plus prêt. Sommes toutes, il le fallait, c’était son devoir…

**[Estelle] Bloque bien tes pensées, ou si tu ne fais confiance à ton esprit, ne parle pas à travers celui-ci, nous avons une consœurs, consciente ou non de ce qu’elle est tiens, essais donc de la repérer.**

Pourquoi ne pas mettre un autre petit défit à son apprentie au passage. Ils n'étaient pas ici pour chômer. Il la savait capable de bloqué son esprit, mais jusqu’à quel point? Cette précision l'agacerait-elle? Il doutait que cette Sorcière errante soit aussi expérimenté qu’Estelle, mais son apprentie n'était pas obliger de le savoir et puis bon, valait mieux ne prendre aucun risque. Ce n'était pas son genre de toute façon. Il est évident que cela lui sera nécessaire, plus tard et il fallait avouer qu’elle n’avait jamais réellement eut la chance de devoir repéré un Sorcier, puisqu’elle en était entouré la grande majorité du temps et qu’à son souvenir, ils n’en avaient croisé aucun n’étant pas déjà connu de la jeune femme, ou pas présenté en tant que tel. Elle était perspicace. Elle réussirait. Il ne précisa pas non plus que la discrétion était de mise pour ce faire, elle devait bien le savoir.

Effacé de la majorité de la Noblesse fort désireuse de se faire voir, Astaroth accompagné de son apprentie restaient un peu plus en retrait, choisissant un endroit non loin de grandes fenêtres, il prit une grande inspiration, affichant un bref sourire -peut-être un peu dément, mais exagéré- à son apprentie.

-Ahh, douce effluve mortuaires... Tu la sent?


Avait-il murmurer à l'intention d'Estelle, mais pas suffisamment bas puisqu'une vieille Noble rabougrie laissa échapper un petit hoquet outrée, qu'Astaroth se fit un plaisir de fixer de son regard jusqu'à ce que celle-ci se détourne et agrippe le bras de son mari tout aussi vieux, pour s'éloigner. Amusant, divertissant. C'était fort peu probable qu'on sente quoi que ce soit en fait et, peut-être était-ce ses sens ou simplement l'habitude d'avoir patauger trop souvent à travers des carcasses, mais ce genre de senteur ne lui échappait pas. Pas plus qu'elle ne le dégoûtait -encore heureux-.
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♔ Lord Blackmont
♔ Grand Maître de la Tour des Sorciers


«Life and Death are one thread. The same line viewed from different sides.»
«I'm not a monster, i'm just ahead of the curve.»
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Ven 8 Juin - 4:25

❝ Funerals ❞
funerals aren't for the dead but for the living

La Robe d'Estelle

King’s Landing, une vision qui réveillait de vieux souvenirs auxquels elle n’eut pas le temps de s’attarder. Les funérailles n’en étaient qu’aux bafouillages de la fête qui serait sûrement donnée par la suite, surtout si l’alcool coulait encore en rivières ininterrompues. Mais cela arrangeait Estelle, car elle ne boirait pas une goutte, déjà parce qu’elle affectionnait peu le vin à moins d’être contrariée et qu’elle préférait la liqueur de fruit.
Ensuite parce qu’elle était occupée ce soir, elle avait une mission et pas des moindres – et cet alcool serait une merveilleuse opportunité d’être discrète et oubliable.

Lorsqu’Astaroth présenta ses condoléances aux Dames Velaryon, Estelle fit une profonde révérence et garda le visage baissé sans exprimer la moindre émotion sur son visage si ce n’était une mollesse de circonstance, il était inutile qu’elle lève les yeux pour savoir qu’elles étaient belles et tristes à la fois, inutile de s’attarder sur le sujet elle n’allait pas présenter de condoléances hypocrites. Pour tout le respect qu’elle n’avait pas pour Leith de son vivant, dans la mort au moins avait-il le respect qu’elle accordait à ces derniers. Les mots de son maître résumaient tout, ce n’était qu’une vaste supercherie pour soigner les griefs que la disparition d’un membre de sa famille provoquait – le temps souvent soignait cette blessure, mais parfois rien ne savait la refermer.

[Astaroth] Elle l’est, mais j’ai encore du mal à savoir précisément ou… Répondit mentalement Estelle d’un ton un peu sec, elle n’était pas énervée contre lui et espérait qu’il le devinerait.

Ce n’était pas aisé, il y avait beaucoup trop de fastes autour d’elle et ça lui tournait la tête, trouver une clé n’était pas aisé, elle se concentra sur le peu d’or qu’elle portait pour chercher la résonnance jumelle qu’elle devait trouver. Elle était moins concentrée sur l’assistance que su ce qu’elle cherchait, au point où elle devait être presque invisible. Ses cheveux étaient relevés sur sa nuque et dégageaient son cou en une longue natte sur le côté ou de longue mèche filetées d’argent se promenaient sur sa peau, elle aurait aimé que ce soient des décorations plus que des cheveux blancs précoces. Elle avait pris une tenue de circonstance, de son avis, déambulant dans une robe en velours noir à manches trompettes elle suivait Lord Blackmont comme son ombre, jusqu’au moment où il faudrait qu’elle trouve cette clé. Autour de son buste et de sa taille une cordelette en soie jaune et fil d’or était entrecroisée et nouée, d’une main elle entrelaçait ses doigts dans la cordelette avec lenteur et minutie. Elle savait que la robe mettait en valeur sa poitrine malgré le décolleté très correct, voire inexistant de la robe, et qu’on voyait à peine ses mains sous les manches très longues et amples.

[Astaroth] Je pense savoir où elle est, près de la Main du Roi en titre, il me semble. Proposa Estelle, le plus posément du monde. Pas besoin qu’elle se surveille, elle savait très bien se gérer sous pression – disons qu’au-delà de son calme apparent elle était absolument galvanisée.

Lorsqu’il parla de l’odeur, Estelle se surprit à ne pas craindre cet air légèrement dérangé mais à l’apprécier, d’autant plus qu’il était justifié. Là ou bien des gens voyaient des remarques glauques, Estelle n’y voyait que la vérité, froide et amère, de ce qu’était la mort.
Un corps qui puait la charogne et se décomposait de l’intérieur.

Vaguement… Répondit Estelle avec un sourire amusé – elle regarda avec amusement la vieille dame s’enfuir outragée par des paroles pareilles. En vérité elle ne réalisa qu’il y avait cette odeur uniquement parce qu’il l’avait mentionné et tirée de sa rêverie, centrée sur cette maudite clé. Tout ces parfums n’étouffent que piètrement l’odeur… Dit-elle, faisant référence à certaines dames de l’assistance, un peu trop parfumée pour l’occasion, sûrement dans une tentative de ne pas sentir la moindre odeur.

Elle promena discrètement son regard sur l’assemblée avant qu’elle entende soudainement ce qu’elle cherchait. Elle laissa filer son regard vers ce qu’elle ressentait, soudainement avide de savoir qui elle devrait détrousser. Elle ne fut pas déçue quand son regard tomba sur Aegon V, elle crut rêver mais au bout de quelques minutes elle dût se rendre à l’évidence c’était lui qui avait la clé. Il semblait boire à outrance et regarder la scène d’un air indescriptible, Estelle frissonna et ses yeux ambres tentèrent d’analyser à grande vitesse ce qu’elle voyait. De ce qu’elle déduisait il devait la porter à la ceinture ou dans une poche, elle pesait légèrement son poids – clé en or, forcément ça vaut son pesant d’or de façon assez littérale, elle noua ses mains dans son dos et détourna son regard du roi pour le poser près des fenêtres ou ils se tenaient.

[Astaroth] C’est le Roi qui a la clé, je suppose que ce n’est pas surprenant. Annonça Estelle à Astaroth, elle regarda encore une fois l’assistance avec une boule dans la gorge, c’était moins simple que prévu. Il va falloir que je détrousse le Roi en personne… charmante perspective. Nota Estelle avec sarcasme.
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♔ Apprentie Sorcière de la Tour




Dans la vie il y a deux expédients à n'utiliser qu'en dernière instance

le cyanure et la loyauté.
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Sam 9 Juin - 10:28
Ashana serait volontiers partie avant les funérailles, déjà parce qu'un enterrement ça lui donnait toujours le bourdon et qu'elle s'en passait très bien, mais aussi parce qu'elle ne déplorait pas la mort de Leith Velaryon, oh pas en public évidemment mais en son fort intérieur. Si ça n'avait tenu qu'à elle, la princesse serait en train de rentrer à Sunspear plutôt que d'agresser ses narines et sa gorge dans l'encens aux côtés de son frère. Mais ce n'était pas une option raisonnable, une absence serait bien plus remarquée qu'une présence, mieux valait donc serrer les dents présenter ses condoléances et attendre que la corvée soit finie.
Le frère et la soeur s'étaient rejoints avant le début de la cérémonie en l'honneur de cette ordure de défunt, Kalil était descendu de Shaaïra accompagné d'un petit groupe de soldats. Tout ce petit monde portait des tenues sombres, comme Ashana dans sa robe noire elle attendit que son frère s'approche un peu avant d'aller l'enlacer, heureuse de le revoir. Depuis leurs retrouvailles Kalil était extrêmement silencieux, ce qui ne collait absolument pas à ce qu'Ashana connaissait de son frère mais plutôt bien à l'ambiance du septuaire et de funérailles. La princesse non plus n'était pas particulièrement loquace, et pas seulement parce qu'elle était à un enterrement mais aussi parce qu'elle s'ennuyait comme un rat mort. Pourvu que ça se termine vite, ce qui ne serait certainement pas le cas, ce genre de cérémonies avait tendance à s'éterniser, l'odeur capiteuse de l'encens lui laissait un goût âcre dans la bouche. Cela lui rappelait le jour de l'enterrement de ses parents, des années auparavant, elle sentait encore le noeud dans son ventre… Plus vite elle serait loin de ces souvenirs et mieux elle se porterait.
Si elle n'avait pas de compassion pour le défunt, elle en avait pour les deux soeurs qu'il laissait derrière lui. Annabeth et Jhuaerys, c'était leur frère après tout, toute ordure infecte qu'il fut, la benjamine Martell ne pouvait que compatir pour leur chagrin. La fratrie et la famille,  c'étaient le ciment de la famille Martell après tout.
L'atmosphère était lourde, et pas qu'à cause de la densité de personnes présentes dans le septuaire et de l'encens qui envahissait l'air, non il y avait une tension… Comme si quelque chose ne demandait qu'à arriver, quelque chose de gros et d'explosif. Les yeux dorés de la princesse balayait l'assemblée de nobles qui entourait son frère et elle, tout le royaume semblait s'être donné rendez-vous. Il y avait quand même des situations plus joyeuses pour ça… D'ailleurs, plus vite ils auraient présentés leurs condoléances aux Ladies Velaryon, plus vite les choses se passeraient. Du moins la Princesse l'espéraient, même si elle doutait fortement que les lois de la physique se plient à cette espérance.
-Nous avons nos condoléances à présenter aux Ladies Velaryon, nous ferions mieux de nous dépêcher d'y aller et de ne pas les faire attendre pour recevoir celles de Dorne. D'ailleurs, il faudra qu'un jour on discute de... ta relation professeur-élève avec Annabeth. Pas de suite je te rassure.

Elle le souffla suffisamment bas pour que seul Kalil puisse l'entendre.
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Sam 9 Juin - 12:46


On y était. Les funérailles de Leith Velaryon. Une cérémonie digne des plus grands Rois. Un dernier au revoir, à la hauteur de l’homme qu’avait été le chef des Dragonniers et la main du roi. La salle était grouillante de monde, remplis de vautour tourbillonnant autour de la carcasse de Leith, comme autant de charognards attirés par l’odeur. Ici, l’odeur de la puissance et de la reconnaissance avait remplacer celle de la putréfaction et les habits coutant une année de salaire d’un paysan avait remplacer becs et serres. Tous des hypocrites, faisant mine de pleurer la perte d’un grand homme… alors que la plupart d’entre eux s’en réjouissait. Mais n’était-il pas, le pire des hypocrites ? Il était là, dans ses habits aussi noirs que les plumes d’un corbeau dont la seule touche de couleur venait de la broche en or accroché à sa poitrine. Broche signifiant son nouveau rôle, son nouveau titre… qu’il avait gagné en assassinant Leith Velaryon.

Avait-il le droit de le pleurer ? Avait-il le droit d’avoir mal à en mourir ?  Probablement plus que le gratin qui se pressait dans la salle. Il l’avait tué oui. Et parfois, il avait du mal avec lui-même. N’était-il pas le pire des enfoirés ? Un horrible personnage, noir et pourris de l’intérieur ? Assurément. Mais Leith était encore pire et si ça n’avait été lui, c’est les funérailles de Valery Tyrell qu’on célébrerait. Peut-être pas aujourd’hui. Mais un jour, oui. Ils avaient joué… et il avait gagné. Mais il n’en restait pas moins que malgré son acte, Valery désespérait de l’absence définitive d’un être aussi constant dans sa vie. Alors oui. Oui, il avait tous les droits d’être ici et de pleurer la perte d’un ami, d’un frère… d’un amant. Qui donc, connaissait mieux l’ancienne Main, outre ses sœurs et Aegon, que lui ?

C’est pourquoi, il était là. À déambuler entre les convives, le cœur en bandoulière et l’âme lourde. Il discutait avec les uns et les autres, de manière plutôt distraite tout en essayant de garder sa dignité devant ces sangsues avides de potins. Il trimballait à son bras, la une des plus jolies créatures de cette assemblée de prédateur. Helzebeth Blackfyre faisait bonne figure à son bras. Officiellement, elle était sa cavalière pour cette cérémonie importante. Officieusement, elle était sa prisonnière et sa protégée. Depuis maintenant deux semaines, la jeune blonde vivait dans ses appartements. Il y avait fait préparer une des chambres habituellement réservées aux enfants du locataire. C’était parfait pour en faire une prison dorée. Elle avait le droit de déambuler comme elle le voulait dans l’appartement… mais Helzbeth ne devait en aucun cas sortir seule. Sa situation était bien trop bancale pour risquer une sortie… et un terrible accident.  

Elle était gracieuse à son bras. Malgré les tourments qu’elle avait endurés… et la certitude de ceux qu’elle endurerait encore. C’était une jeune femme forte, et Valery l’admirait pour cela. Si jeune et pourtant, elle restait droite. Assurément, Aegon allait encore la tourmenter. Longtemps et douloureusement. Mais au moins, elle serait en vie et un jour, le roi se lasserait d’elle pour trouver un autre jouet et se sera la fin de ses problématiques. Mais pour l’heure, elle s’en sortait plutôt bien. Valery gardait volontairement un pas lent et nonchalant, pour éviter de la fatiguée et essayait autant qu’il le pouvait de la distrayez. C’est qu’il avait ses propres problématiques en ce jour !

Outre devoir endurer la mondanité gluante de servitude, il avait un trouble plus personnel. Les funérailles de Leith étant un évènement important à Westeros, il avait fait mander ses deux enfants à la capitale. Enfin, jeunes adultes. Et si Kataeryn se comportait merveilleusement bien, discourant avec de jeune fille de son âge et cherchant du regard l’Héritier Baratheon dont elle serait bientôt l’épouse, Moryn lui était une toute autre histoire ! Son fils et héritier faisait comme à son habitude. C’est-à-dire, faire fi des convenances et de la bienséance. Déjà passablement aviné, Valery le surveillait comme du lait sur le feu, avec un important mauvais pressentiments.

Parlant d’aviné, Aegon était en passe de faire concurrence au fils Tyrell… ce n’était pas bon du tout. Mais pouvait-on lui en vouloir ? Bien sûr que non. C’est avec un soupire, qu’il l’observa fuir vers un balcon. Il ne pouvait allez le rejoindre, ne voulant pas risquer de drame plus grand en mettant en contact Helzebeth et Aegon. Et comme si ce n’était pas assez, voilà qu’il venait d’apercevoir une problématique d’envergure nationale.

Lord Blackfyre en personne était là, devant eux. Valait mieux allez le rejoindre que de le laisser rôder partout et fomenter une révolution quelconque. Avec son air charmeur et doux, il pointa donc du doigt l’homme à sa cavalière. » Votre frère, ma chère. Allons donc le retrouver, pour lui montrer que l’on ne vous a pas assassinée ! »

Oh le mauvais choix de mot. Même pour lui. Qu’importe, il était tellement chamboulé en cette journée, qu’il ne contrôlait pas tous ses mots. D’un grand sourire, il accueilli l’autre Lord. » Lord Blackfyre ! Vous avez meilleur mine que la dernière fois ! Ça fait plaisirs à voir. Avez-vous vu votre sœur ? N’est-elle pas, magnifique ? Assurément une des plus belles femmes de la capitale. » S’il était plus à même d’apprécier les formes de Sebastian, il ne pouvait manquer de remarquer qu’Helzebeth était une femme magnifique. Il était gay, pas aveugle.
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Sam 9 Juin - 23:21


«La Fin de celui qui partage la folie... »


S’il y avait bien un endroit où elle n’avait pas envie de se trouver, entre autre, c’était bien à ces funérailles. Il fallait dire qu’elle fut un peu étonnée que Lord Tyrell lui demande de l’accompagné. Étais-ce une façon sournoise de la torturer? L’amener dans un tel endroit pour elle sonnait comme tel. Si elle rêvait de sortir de ces appartements, de rentré chez elle dans les Antlers, la situation présente n’avait rien à y voir et bien entendu qu’elle avait été désireuse de se désisté, mais Valery avait insisté. Elle n’avait pas trop le choix. Et bien entendu que cela ne lui faisait pas plaisir, mais voilà.

Il lui avait fait venir une robe, rien que pour l’occasion. Elle fut un peu étonnée que celui-ci semble connaître sa taille à la perfection. Elle n’avait pas le moindre pli de trop, c’était comme si on aurait pris ses mensuration pour la lui monter sur mesure. Elle fut tout de même heureuse que celle-ci ne soit pas indécente, même si elle aurait préférée porter quelque chose d’un peu plus sobre, mais sommes toutes, cela lui allait à merveille, Blackfyre qu’elle était. Et heureusement, sa tenue savait masqué les vestiges restant de son séjour dans les Donjons, à cela y ajoutant un maquillage digne de ce nom, notamment afin de masqué ses traits tirés par ces semaines passés, tout le monde ni verrait que du feu. Les couleurs sombres lui allaient bien et étaient à la base de mise dans ses tenues, c’était à croire qu’elle ne venait qu’assister à une petite soirée organisés. Quelques sourires forcés, bien masqué ici et là et l’on pourrait croire qu’elle se sentait dans son élément malgré tout.

Accrocher au bras du Lord, son regard lunaire parcourait les convives, dans l’espoir d’y voir un quelconque sauveur qui serait là pour la sortir malgré tout de sa fâcheuse situation. Parfois quelques murmures s’élevaient sur le passage de la Sorcière et son cavalier, ce qui ne lui plaisait guère. Elle n’avait aucunement l’envie que les Nobliaux se fassent quelconques idées à leur sujet!... Mais pour certain, il était assurément trop tard. Au moins, personne ne pouvait murmurer de ces mauvaises semaines passé depuis l’empoisonnement du Roi personne non, personne parmi ces gens ici n’étaient au courant de son don, pas même du fait qu’elle fut prisonnière. La mort de Leith, pour ceux qui avaient eu l’audace de fouiner, n’avaient eu que la réponse d’un potentiel empoisonnement. Aegon semblait avoir été désireux d’étouffer l’affaire en entier. Pourquoi? Parce-qu’il n’était pas idiot… Trop intelligent pour son bien-être et de ceux qu’il avait dans la mire, comme elle.

Elle avait l’impression d’être en mesure de ressentir la tension dans l’homme qui la soutenait avec une fermeté bien dissimulé, qui marchait d’un pas lent, afin de lui permettre de ne pas lui mettre la honte en perdant pied. C’est que ses chaussures lui faisaient mal alors que ses pieds avaient été trop longuement dénudés contre la pierre humide des cachots, écorchés et son corps, avait encore du mal à rester debout longtemps, certaines de ses blessures l’élançaient déjà. Cela lui faisait craindre que quelques plaies ne s’ouvrent de nouveau, malgré les soins qu’on lui avait apporté. Quoi qu’il en soit, elle réalisa bien rapidement que la tension en Valery semblait venir de son fils et héritier, qui avait un comportement frôlant l’outrage. Elle ne pouvait, intérieurement de s’en sentir amusé. En même temps, elle craignait étrangement que la colère du Lord ne finisse par se retourner contre elle après tout, malgré le fait qu’il la gardait prisonnière dans ses appartements depuis déjà près de deux semaines, elle ne connaissait cet homme que de ce qu’on en avait dit, rien de plus.

-Milord, quelque chose semble vous tracasser, outre tous ces hypocrites venu sans doute d’avantage s’assurer que la mort de Lord Velaryon était véridique, plutôt que de lui porter un réel hommage… Votre fils peut-être?

C’était une pique, mais une pique polie. Elle avait murmuré ses paroles en s’assurant que seul la nouvelle Main du Roi pourrait l’entendre, affichant un bref sourire, comme si leur discussion était des plus banale, peut-être même un peu agréable. C’était qu’elle savait jouer le jeu… Et que cela lui faisait un peu plaisir de le voir ainsi tourmenté à son tour. Si elle avait bien remarqué une chose en côtoyant cet homme, c’est qu’il était sans doute tout aussi sombre que son prédécesseur, mais pas aussi… Impulsif et violent, peut-être. En tout cas, Le souverain n’aurait jamais sélectionné une autre Main du Roi si rapidement, si cet homme n’était pas un proche et proche, signifiait assurément dérangé.

Elle perdit l’espace d’un instant son sourire, tandis que ses prunelles se posèrent sur l’homme qui venait de rejoindre la salle. C’était nulle autre que son frère et aussitôt, son cœur se serra. Une envie indéniable de se débattre pour se défaire de la prise de Valery, pour aller, telle une fillette fondre dans les bras rassurant de son frère, d’y pleurer monta en elle. Tel un papillon de nuit vers une torche, Helzebeth fit un pas vers lui, mais le Lord, d’un mouvement sec et discret, la remmena contre lui. Elle écouta ses propos à travers son cœur qui battait la chamade, le regard fixe sur son aîné, s’efforçant de ne pas déjà laissé des larmes de détresses coulés sur ses joues. Elle suivit bien volontiers Valery qui choisit d’avancer droit sur Sebastian qui lui, de son regard perçant ne semblait pas déterminé à autre chose.

Une fois arrivé à sa hauteur, Helzebeth mourrait d’envie de se réfugier dans ses bras, mais le seul contact auquel elle eut droit, fut la main de son frère qui s’étira furtivement vers la sienne. Baissa ses prunelles charbon, elle vint la cueillir dans la sienne, la serrant, tremblante. Aux paroles de Valery, la jeune Blackfyre remonta rapidement son regard vers Sebastian et serra quelque peu sa main afin de le contenir. Chose avec laquelle il répondit de la même manière, lui faisant presque mal à son insu. Il n’aimait assurément pas les paroles de celui qui la gardait ainsi dans ses appartements. Après tout, il ne savait rien de l’état de sa sœur, si ce n’était que brièvement son séjour dans les Donjons, tout comme les visites du Souverain. Il avait bien eut lui-même son lot de souffrance et se faire raconter en détail tout ce que sa sœur avait subi faisait partie des tortures qu’il avait dû supporter, sans doute les plus difficile. Une ecchymose verdâtre ceignait encore sur l’une de ses cavité oculaire, s’étendant même jusqu’à sa tempe, mais personne ne semblait s’en formaliser après tout, plusieurs Lors ici combattaient, s’entraînaient et chassaient…

La main libre de Sebastian se glissa dans l’une de ses poches discrètement et elle put y deviner un mouvement malveillant. Désespéré et colérique comme il devait l’être dans son for intérieur, elle ne serait pas étonné que celui-ci tente d’assassiner à froid la nouvelle Main du Roi qui la détenait. Elle le savait réfléchi, mais en vue de ses propres tourments, elle craignait qu’il soit capable du pire. Elle relâcha vivement la main de son frère, se tournant pour faire face à Valery, posant sa main sur le torse de celui-ci et affichant un petit air totalement innocent.

-Je vous prie Milord, laissez-moi m’entretenir un peu avec mon frère… Regardez autour de vous, où pourrais-je donc aller? Et ce n’était très certainement pas ici qu’elle courait le plus grave des danger et puis auprès de son frère, elle c’était toujours sentie intouchable. Cela sera assurément louche, pour les autres Maison de ne pas être seule avec lui, ne serait-ce que quelques minutes tout au plus dans un tel évènement, sachant qu’il semblerait que je passe d’avantage de temps auprès de vous…

Voulait-il avoir à gérer de surcroit des rumeurs, pardi! Elle finit par tirer une autre fois sur son bras, se dégageant cette fois de la prise du Lord sur elle. Extérieurement, cela n’en parut rien. Ils avaient tout simplement l’air de discuté ensemble, bien que Sebastian avait une gueule de tueur. Aussitôt dégagée, elle agrippa le bras de son frère, qui la ramena jalousement contre lui.

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♔ Lady de Black Castle
♔ Sorcière errante


«Le feu qui semble éteint dort souvent sous la cendre.»
«Be who you were created to be and you will set the world on Fire.»
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Dim 10 Juin - 5:40
Les funérailles. On pourrait croire qu’il s’agit d’un élément habituel de la vie d’une personne, mais cela ne rendait certainement pas les choses plus agréables.  Ces dernières années, la Dame de Horn Hill avait eu plus que son compte, entre Lyonel, son beau-père, sa belle-mère, Rosemonde et enfin Corwyn - le dernier étant plutôt un soulagement en réalité.Et pourtant, elle avait l’impression de voir à chaque fois la même chose. Toujours le même ramassis  de nobles. Certains étaient là pour leurs liens avec le défunt ou sa famille, mais la plupart n’étaient là que pour bien se faire voir. Espérant, sans doute, gagner une faveur...Une belle supercherie, en tout cas, à laquelle il fallait hélas se plier...Elle, elle était là par respect envers son Lord Suzerain, qui faisait tout de même partie du Conseil Restreint. Olyvar aussi était venu, en lieu et place de leur père. Son frère qui marchait à ses côtés. Comme cela lui faisait plaisir de le voir, même si c’était en de sombres circonstances. Et pourtant il lui semblait qu’aucune séparation ne pourrait altérer la complicité naturelle qu’ils avaient.  Même si leurs retrouvailles n'étaient guère joyeuses. Et elle qui pensait avoir rangé définitivement sa robe de deuil avait été obligée de la ressortir du placard. Une robe, bien coupée, bien taillée, mais modeste, avec un décolleté inexistant. Ils étaient à des funérailles ; elle n'était pas là pour parader.

“Regarde-moi ce cirque..” murmura-t-elle à son aîné. “Je suis bien contente que les enfants ne soient pas là, je n’aurais pas voulu leur imposer ça..”
“Une vraie ménagerie”, approuva Olyvar sur le même ton. “ Un peu monochrome, certes, mais c’est d’un ridicule, on croirait qu’ils font un concours du plus obséquieux...”
“Olyvar Oakheart !”   Elle fit semblant de faire les gros yeux à son frère- aussi blond qu’elle. “On pourrait vous entendre !”

Peut-être que leur gaieté tranchait avec l’ambiance lourde du septuaire. Peut-être pas - ils faisaient attention de ne pas parler trop fort. Pas question d’attirer l’attention sur eux, d’autant plus qu’Elinor avait bien l’intention de ne pas s’attarder trop après la cérémonie. Les funérailles avaient toujours eu le pouvoir de l’ennuyer prodigieusement - enfin, sauf à celles de Lyonel et de Rosemonde -, et en plus, eh bien, il y avait les enfants, même si elle avait trouvé une solution qui arrangeait tout le monde. Elle ne voulait pas les laisser seuls à Horn Hill pour des raisons évidentes, alors elle avait pris la décision de les envoyer quelques temps - le temps de son absence - à Old Oak, chez ses parents. La situation était toujours froide avec son père puisqu’elle ne pouvait oublier son mariage désastreux, mais..Mais cela ne concernait qu’elle, et ses enfants avaient bien le droit de passer du temps avec leurs grands-parents. Et puis comme Olyvar et sa femme avaient bien des enfants, cela leur permettait aussi de connaître leurs cousins et cousines. Tout le monde était gagnant, au fond.

“ La maison Oakheart  vous offre ses sincères condoléances, mes Ladies”, déclara le Lord Héritier de Old Oak en s’inclinant face aux dames Velaryon. “Et voici ma sœur, Lady Tarly de Horn Hill.”
“Mes plus sincères condoléances au nom de la Maison Tarly” , acquiesça Elinor en leur faisant également la révérence. “Je sais à quel point perdre une sœur...ou un frère...peut être difficile. Tous mes voeux vous accompagnent.”

Elle n’avait jamais connu le Lord Velaryon, mais cela ne l’empêchait pas de compatir aux malheurs des deux dames. Elle ne s’était jamais vraiment remise de la mort de Rosemonde, sa si douce soeur aînée. Expédiée au loin dans un château sinistre, vendue comme une poulinière, mariée à un lord aussi sinistre que son château et son blason aux neuf chauves-souris.La perdre avait déjà été si difficile ; comment réagirait-elle si Olyvar venait à partir avec l’Etranger à son tour ? Elle s’effondrerait probablement. C’était un miracle qu’elles puissent encore rester dignes.

Les deux Oakheart prirent ensuite congé, déambulant dans le septuaire. Saluant respectueusement le Lord Tyrell qui paraissait fort occupé avec la jeune Lady Blackfyre ; il valait mieux ne pas le déranger. Ils auraient toutes les occasions de parler plus tard.  En revanche, elle se sentit pâlir en voyant un jeune adolescent roux qui ressemblait vaguement à Corwyn. Il y avait quelque chose dans son expression qui lui rappelait, et de façon fort désagréable, le Lord de Horn Hill. Cela ne pouvait dire qu’une chose. Le fils de sa belle-sœur, l’héritier de Highharden. Son futur suzerain. Qui pour l’instant n’offrait pas un spectacle digne de son rang, semblant avoir déjà forcé sur le vin ; pour tous les défauts qu’on avait pu lui trouver, Corwyn avait toujours limité sa consommation d’alcools.

Olyvar vit la détresse de la jeune femme, et l’emmena donc au loin. Là aussi - ils auraient tous le temps de le saluer plus tard, quand il aurait décuvé. Pour l’heure, elle ne pouvait juste pas, c’était trop lui demander. Mais de pâle, sa mine s’assombrit lorsqu’elle aperçut les trois chauves-souris d’Harrenhal. Le Lord et ses deux grands dadais de fils, toujours privilégiés par rapport à Elyane, portrait vivant de sa mère. Si douce, si innocente.

“Lord Whent, quel plaisir de vous revoir..” Elle s’inclina - décence oblige. “Cela fait si longtemps que nous ne sommes pas vus, depuis la mort de Rosemonde.” Et de une. Elle ne pourrait jamais lui pardonner d’avoir traité si mal  sa soeur. “..Mais où est Elyane ? Je me faisais une joie de la revoir.”

Elle se sentait en ce moment l’inquiétude d’une tante, d’une mère. L’avait-il laissée seule à Harrenhal, la pauvre petite ? Ou l’avait-il vendue à un quelconque Lord  - tout comme elle, tout comme Rosemonde, avaient été vendues à des hommes qui ne les méritaient pas ? Ou alors quelque chose lui était arrivé - et elle n'en avait pas été informée !
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♔ Lady de Horn Hill
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Lun 11 Juin - 18:42
La nouvelle avait sonné comme un glas et la fin de mon "escapade" avec la Lady Whent. Ce n'est pas du tout le genre de choses qu'on souhaite apprendre quand on pénètre les frontières de son royaume, encore moins quand il s'agit de la mort du type qu'on s'était juré d'occire soi-même pour une dame. Une promesse faite sur un coup de tête, je dois bien l'avouer, mais je suis un homme qui tient ses paroles. Evidement, conduire Elyane jusqu'à Sunspear était devenu impossible, l'enterrement était prévu pour la semaine suivante, en sachant qu'il me fallait quelques jours pour atteindre le chateau. De plus, ce n'était clairement pas une chose à faire vivre à une Lady avec qui on souhaite ne partager que de bons moments. Leith a manqué de pourrir ma formation, il n'allait pas non plus se mettre entre moi et ma... ma fiancée? Le sommes-nous déjà? Hmmm on verra plus tard!

Il fallut bien entendu que je me change, que je réorganise ma "garnison" sur Shaaïra, que celle-ci soit bien nourrie et un peu reposée avant d'entreprendre ce nouveau voyage! Les soldats ne se privaient pas de lancer des piques sur l'ancienne Main du Roi, parfaitement heureux qu'il soit enfin mort. Il y a quelques mois, je pense que j'aurais réagi comme eux, mais depuis quelques temps... C'était différent. Etait-ce parce que je prenais en compte mes responsabilités de Prince? Ou alors simplement parce que je n'avais pu tenir ma promesse? Peut-être un peu des deux...

Par les Sept, voilà que je deviens ennuyeux! Je paniquerais presque à cette idée!

Une fois vêtus de tenues de voyage sobres et sombres -une tenue de civil ne tiendrait jamais face à plusieurs jours de vol rapide, au moins l'effort était là, on ne portait pas de bijoux hormis le symbole de notre Maison en broche sur la poitrine- et Shaaïra rassasiée, il me fallut dire au revoir à Elyanne et m'excuser pour cette séparation soudaine. J'aurais aimé l'emmener moi-même à Sunspear et la présenter aux autres, mais manifestement, je ne pourrais jamais faire les choses comme les autres...

Ma compagne de vol surpassa mes espérances et malgré une journée de repos forcée -mourir à cause du manque de sommeil de la monture est décidément pas une fin que j'aimerais connaitre-, nous parvenons à atteindre King's Landing le jour J quelques heures avant la cérémonie. Ashana nous attendait, ce qui n'était guère étonnant, les gardes avaient dû prévenir de l'arrivée un peu cauchemardesque d'une dragonne à la tête basse. Shaaïra, épuisée, s'était tout bonnement posée dans un champs au mépris du bétail, et il faut dire que je lui en suis reconnaissant tout comme ma garde, bien que ce n'était pas eux qui se trouvaient assis sur le dos de la dragonne. Autant le dire, je faisais mauvaise impression avec ma petite mine. De peur que Shaaïra ne tienne pas le coup, j'avais veillé avec elle, faisant que j'avais maintenant des cernes sous les yeux, un mal de dos terrible et... oui, les jambes avaient aussi morflé. Après avoir parcouru le champs et pénétré l'enceinte de la ville, les choses s'étaient un peu arrangées néanmoins, faisant que je pus faire l'embrassade à ma soeur sans m'effondrer. Il me fallut une bonne rasade de vin dornien contenu dans ma gourde de voyage pour retrouver la pêche par contre, dormir en plein recueillement, ce n'est clairement pas la chose à faire, vraiment pas!

Après avoir communiqué avec Shaaïra, qui s'était endormie comme un bébé dans son pré -au moins, elle ne cherchera pas des poux à Valryon, qui avait semblé me juger quand je suis entré dans le septuaire, et aux autres-, je m'étais attardé sur les invités. Il y avait Lady... LES Ladies Velaryon bien entendu -j'avais presque oublié que Shanon avait une soeur-, à qui tout le monde venait présenter leurs condoléances, il ne fallait pas se leurrer cependant, l'hypocrisie était de mise. Je pense que si le roi n'avait fait aucune annonce ni même rendu la cérémonie publique, personne ne lui en aurait voulu. Moi par exemple J'AURAIS PU DORMIR ET PRESENTER MA FUTURE FEMME A MA FAMILLE... respire Kalil.. respire... Le manque de sommeil te rends grognon mais ce n'est pas une raison pour UNE SEMAINE DE VOL AEGON TU ES SERIEUX?! Je veux dormir, pitié, faites que ce soit rapide...

-Nous avons nos condoléances à présenter aux Ladies Velaryon, nous ferions mieux de nous dépêcher d'y aller et de ne pas les faire attendre pour recevoir celles de Dorne. D'ailleurs, il faudra qu'un jour on discute de... ta relation professeur-élève avec Annabeth. Pas de suite je te rassure.

Les Sept ne devaient pas être de mon coté, cette cérémonie était une vaste blague et on voulait ma mort, je ne sais pas qui, mais c'est certain. Comme ma soeur qui venait de me tirer de mes pensées avec son allusion sur ma relation avec Annabeth -comment elle l'a su?!-, je venais d'apercevoir les représentants de la Maison Whent, et parmi eux.... Xander Whent. Pour avoir parlé un peu avec lui, je savais qu'il était capable de tout ce vieux renard. Même de venir me "régler mes comptes" devant tout le monde? Officiellement, j'avais enlevé sa fille et déshonoré... Oui, il est bien capable de simuler une crise de colère contre moi devant le roi même juste pour effacer les soupçons... Soit c'était le manque de sommeil, soit c'était l'idée de devoir faire face à ce noble rusé qui faisait ça mais sans même demander à Ashana, je lui pris le bras, essayant de masquer la chose en le plaçant autour du mien, mais Ashana n'était pas stupide, elle devait avoir conscience que j'étais tout sauf dans mon assiette.

- Excellente idée! Enfin... Tu m'as compris...

Tranquillement, j'accompagnais ma petite soeur, entendant au passage une dame parler avec Xander, la question sur Elyane me fit un peu tiquer. Ma parole mais tout le monde cherchait à mettre de l'huile sur le feu ici ou quoi? La tête basse, je me fis aussi discret que je le pouvais jusqu'à atteindre l'emplacement des deux soeurs de Leith. Le sérieux revint s'imposer sur mes épaules alors que je contemplais une nouvelle fois Annabeth. Elle avait maigri, sans doute peu dormi aussi, c'était une statue, hochant de temps en temps la tête pour accepter les condoléances des invités mais c'était tout. Une parfaite inconnue, voilà ce qu'était la Lady Velaryon sans Leith, quand bien même ce dernier lui avait fait mal et l'avait empêché de s'épanouir pleinement pour une relation interdite. Est-ce que je serais pareil si on m'arrachait mes frères et soeurs? Probablement, non, sans doute. Bien que je ne parvenais, et je ne parviendrais toujours pas, à comprendre le lien entre les Jumeaux Velaryon, je ne peux nier à quel point il est aussi fort et précieux que celui qui m'unie à ma famille. C'était la plus grande qualité des Martell, une fraternité inébranlable!

Est-ce que je m'apitoyais sur le sort de Leith du coup? Non. Jamais je ne le pourrais, mais j'étais peiné pour Shanon. Sans la quitter des yeux, ou plutot du masque -pourquoi en porte-elle un d'ailleurs?-, je m'inclinais bien bas, le poing sur le coeur, avant de regarder le sol, à peine dérangé par les mèches rebelles qui avaient quitté ma queue de cheval lors du voyage.

- Je vous prie d'accepter mes condoléances, Lady Velaryon, au nom de la Maison Martell et de moi-même. La mort de Leith est une grande perte pour tout le monde, mais elle doit l'être encore plus pour sa famille. A vous aussi, Lady de Driftmark.

Ashana ne devait peut-être pas pensé comme moi, mais quand bien même il s'agissait d'un salaud de première, il avait su gérer l'Académie de Dragonstone sans la faire exploser et même le Roi n'avait pas eu de débordements lors de son règne. Et puis même si c'était une grande gueule qui méritait grandement de se manger des baffes, nos innombrables prises de têtes avaient été amusantes. Qui aurait gagné? Hélas, on ne le saura jamais... Ce fut la voix de Shanon qui me fit me redresser, faible à force de pleurer mais forte de par son rang.

- Merci, Kalil.

Ce n'était pas convenable au vu du protocole, mais à vrai dire, je m'en fichais. Cette familiarité, on l'avait depuis que j'ai été son apprenti, rare sont les fois où elle use de mon titre. Cette cérémonie se montrait plus légère déjà, en dépit de l'odeur de l'encens et d'autres odeurs fortes cherchant à cacher celle lourde de la chair morte. Maintenant, il fallait juste espérer que cela allait continuer ainsi...
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Lun 11 Juin - 21:12
Je n'avais pas eu besoin qu'un domestique ou que le roi vienne me voir pour m'annoncer la nouvelle. Valryon et sa détresse avait suffi pour que je comprenne que l'impossible était arrivé. Je n'ai pas pu atteindre Helzebeth cependant, malgré toute ma bonne volonté, et ma colère surtout, je n'ai même pas eu le droit d'assister à la préparation de mon frère pour la cérémonie, enfermée dans mes appartements de Red Keep. Il faut dire que ma réaction en comprenant que plus jamais je ne pourrais revoir Leith avait été ... explosive. Le mobilier a grandement souffert, les domestiques osaient à peine entrer dans ma chambre, j'étais dévastée et encore maintenant, j'ai l'impression de n'être plus rien, une coquille vide, une poupée de chiffons. Les gens défilent devant moi sans que je ne comprenne le sens de leurs mots. Comment suis-je venue dans le septuaire d'ailleurs? Je ne me rappelle même plus comment je suis venue ici, si je me suis vêtue seule ou non. Tout ce que je sais, c'est que je porte une robe simple et sombre ainsi qu'un voile qui recouvre ma chevelure rattaché à mon masque.

Je dois bien faire pâle figure aux cotés de ma soeur, moi qui suis pourtant l'ainée, qui doit montrer l'exemple, montrer que chez les Velaryon, nous sommes aussi forts que le roc. Au final, j'étais une simple spectatrice, aveugle, sourde et muette, épuisée par toute cette colère que je n'ai pu décharger sur cette petite sotte de Lady Blackfyre, ou dans mon enquête sur le meurtrier. Sur ce point-là, on avait bien fait de m'isoler, nous voulions le coupable, pas un innocent à l'alibi suspicieux! Avec la rage qui m'aveuglait, je pense que j'aurais "interrogé" bien des gens juste parce qu'ils étaient allés voir Leith une fois, voir même le Lord Tyrell, mais c'est impossible qu'il soit responsable. Non, ce doit être lié avec le premier empoisonnement, et il me faudra trouver ce lien... quoi que... En ai-je vraiment envie? Pourquoi continuer à avancer alors que Leith n'est plus?

“ La maison Oakheart vous offre ses sincères condoléances, mes Ladies. Et voici ma sœur, Lady Tarly de Horn Hill.”

Je hochais machinalement la tête, lasse, impassible. Encore et toujours des condoléances creuses, encore et toujours des formules de politesses apprises par coeur. Pourquoi venir à la cérémonie si c'était pour ne guère y donner de l'importance? C'était une véritable insulte à notre frère et je priais intérieurement les Sept pour que chaque individus ici bas qui pensent du mal de Leith soit brulé vif par Valryon... Et puis il y a eu cette voix, cette corde, cette personne que je ne pensais sincèrement pas voir ici, dans ce septuaire, pour la marche funèbre. Kalil Superbio Martell, probablement avec sa soeur que j'avais croisé il y a deux semaines de cela, le nouveau Prince Suzerain de Dorne. Tout le monde savait à quel point il haissait le Lord de Dragonstone, et franchement, je pensais qu'il allait avoir la décence de ne pas venir. Et tant pis si cela est mal vu par sa Majesté! Je refuse que cet homme pour qui j'ai de la sympathie ne gache cette cérémonie avec ses interminables piques contre mon frère! J'allais pour ouvrir la bouche pour le chasser quand son timbre m'interpella. Il était différent des autres fois, posé, calme, sincère. Sincère. Je n'osais y croire et pourtant, c'était bien le cas. Kalil qui se montrait respectueux, décidément, c'est le monde à l'envers aujourd'hui!

- Merci, Kalil.

Les mots étaient sortis tout seuls, reconnaissante, et si nous n'étions pas en place public, je pense que je me serais laissée allée dans ses bras avant de fondre en larmes. Malheureusement ce n'était pas le cas, et il allait falloir m'attendre pour cela... Si je revenais sur mes propos d'il y a quelques années en tout cas.

"Leith n'est plus dans ton dos pour dicter ta conduite..."

Je chassais cette pensée à la fois terrifiante et agréable, essayant plutôt de me raccrocher à ce qui se passait autour de moi, découvrant comme pour la première fois les yeux aux sons et à l'odeur. Ce que je regrettais amèrement, déglutissant difficilement pour ravaler mes sanglots. Leith était mort il y a deux semaines et j'ai l'impression que c'était la veille... Leith... Que vais-je faire sans toi pour me soutenir et me guider?
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Lun 11 Juin - 21:34

Funerailles


Leith Velaryon



Voilà enfin la fin du calvaire pour la majorité des invités ainsi que des hôtes de cette cérémonie funéraire. Il était à présent temps de se retirer et faire la marche mortuaire jusqu’au Red Keep, traversant les rues principales de King’s Landing afin de se rendre à la réception en son honneur pour ceux qui le désiraient. Si vous voulez faire vos adieux définitif au Lord de Dragonstone, c’est le moment ou jamais, pour la plupart d’entre vous.

À NOTER: Il n'est plus possible de s'ajouter dans ce post, vous pouvez y poster une dernière fois si vous le souhaitez et pour ceux qui désirent suivre, vous pouvez vous rendre à la réception ICI. Ce sujet sera vérouillé Lundi le 18 Juin 21h (Heure Québec)


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Quand on joue au jeu des trônes... soit on RP, soit on meurs!
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Ven 15 Juin - 6:35
Myrddin et Alexander vienrent offrir leurs condoléances aux soeurs Velaryon après le Lord Olyvar Oakheart et la Lady Elinor Tarly, le dragonnier avait entendu parler de cette dernière, un sacré caractère à ce qu'on disait et il en fallait pour supporter feu le Lord Corwyn Tarly, rien que ça devait forcer le respect. Mais en plus elle était la mère de trois jeunes enfants et devait gérer le domaine jusqu'à la majorité de son fils, et elle ne s'était pas remariée, ça méritait bien une sacrée dose de respect et de considération. Et Myrddin la lui accordait volontiers, il fallait avoir une sacrée force dans les poignets pour faire face à ce genre de choses. Les Ladies Velaryon allaient devoir être fortes désormais, en particuliers Annabeth, après tout elle venait de perdre son jumeau, mais la dragonnière était une femme forte, elle se releverait. Quand à la Lady de Driftmark cachée sous son voile, Myrddin n'en savait rien, il n'avait jamais croisé la jeune Velaryon avant ce jour.
Encore avant que les Baratheons ne puissent assurer les deux dragonnières endeuillées de leurs condoléances, ce furent les Martell qui présentèrent les leurs. Kalil avec une petite mine, .comme s'il venait de ressortir d'une longue épreuve d'endurance, ou qu'il n'avait pas dormi depuis un moment. On était bien loin de l'image du fringuant jeune prince qu'il présentait d'habitude, qu'avait il bien pu faire pour se trouver dans un état pareil ? Une nuit de folies un peu trop abusives ? Les tracas de la gouvernance qui commennçaient à bien l'ébranler ? Les deux ? En tous cas, si malgré son air épuisé le Prince suzerain de Dorne se montrait impertinent ou provocateur à l’égard du défunt... Bien heureusement, sa démarche auprès d'Annabeth était sincère. Les choses auraient pu vite dégénérer autrement, l'hostillité mutuelle entre l'ancienne Main du Roi et le Prince de Dorne était de notoriété publique.
Ensuite ce fut aux Cerfs de se présenter devant les Ladies Velaryon endeuillées.

-La Maison Baratheon vous présente ses sincères condoléances et vous assure son soutien durant cette terrible épreuve.

La chose était formelle, mais que pouvait-on dire de plus dans ce genre de situation ? Rien de bien pertinent. Une fois les formalités échangées les deux Baratheon rejoignirent la foule, Myrddin repéra vite Valery Tyrell, avec à son bras la jeune Lady Blackfyre, apparemment les soupçons qui pesaient sur la famille pour l'empoisonnement du Roi avaient étaient levés, ou temporairement mis de côté. Force était de constater que la jeune femme était très belle dans sa robe de deuil, même si cette beauté laissait de marbre Myrddin c'était objectivement le cas. Il était même assez surprenant de la voir en aussi bon état après les derniers événements… C'était l'occasion d'aller saluer Lord Tyrell  , et s'il était ici peut-être que ses enfants l'avaient suivis, surtout Kataeryn. Après tout il fallait bien que les deux jeunes gens se rencontrent un jour, bon il est vrai qu'il y avait plus joyeux et, romantique ? qu'un enterrement, mais quand la vie nous donnes des citrons, on fait une limonade.

-Lord Tyrell, Lady Blackfyre.
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Dim 17 Juin - 17:23
La cérémonie avait été formelle, grandiose, digne d'un roi, un peu trop à mon gout, mais il faut dire que rester éveillé, immobile et les yeux ouverts, ce n'était pas dans mes cordes à l'heure actuelle! Si on me demandait ce qu'avait dit le septon, je pense que je serais incapable de le dire, mes gardes seront sans doute plus à même de le dire. Mais toute "bonne" chose a une fin et après les condoléances, la messe et les derniers voeux pour que l'âme de Leith rejoigne les Sept -j'espère que tu vas surtout te perdre en route, sombre abruti...- , tout le monde a entrepris de quitter les lieux pour rejoindre la salle de bal de Red Keep, histoire de ne pas être venu à la Capitale pour rien. Pour ma part, s'il y avait des lits ou des canapés... Ou du vin, ça m'arrangerait beaucoup...

Telle une marée, la foule se rassembla devant les grandes portes, lentement mais sûrement, les gens partaient. Les rares personnes qui tardaient étaient bien entendu les alliés de sa Majesté, mais là encore, leur départ fut rapide. Personne n'aimait Leith et ses manières, c'était comme ça, il fallait être fou ou partager les mêmes délires sadiques de ce Lord pour l'apprécier. Ou avoir partagé sa vie pour le connaitre vraiment, mais combien de personnes avaient eu ce privilège? Trop peu pour que les nobles venus à son enterrement n'aient envie de rester à coté de son cadavre plus longtemps que nécessaire! Alors que tout le monde se dirigeait dehors pour faire la Marche funèbre, moi compris, je réalisai qu'il manquait une tête blonde dans la masse de bras, de voix et de chevelures coiffées de diverses façons. Pas besoin d'être un génie pour savoir qui est la retardataire mais qui pouvait l'en blâmer? Et puis au diable la Marche! Ce n'est pas comme si notre retard serait remarqué, si? Les convives sont bien trop concentrés sur leurs langues à délier que sur les absents, quant au roi... Ma foi, il m'avait semblé un peu... ailleurs? Finalement, je ne suis pas le seul à être dans un piteux état.

Je me rapprochai lentement d'Annabeth, silencieux en respect pour son recueillement auprès de son frère, grimpant les quelques marches de l'autel où se trouvait le cadavre de cet homme que je détestais. Plus je m'avançais et plus l'odeur piquait mon nez, me forçant à respirer par la bouche -... la mauvaise idée-. Malgré l'encens et les herbes, l'odeur de la chair était présente, encore plus à la source! L'envie de relever le drap pour voir le visage hideux et ravagé par les flammes de ce mauvais bougre me titillait l'esprit mais la silhouette droite à ma gauche n'allait sans doute pas aimer. Les convives se faisaient de plus en plus rares dans la salle mais après réflexion, il est évident que la Marche n'allait pas débuter sans la Lady de Dragonstone, je me permis donc de m'adresser à elle, jetant un regard de son coté - tiens, elle porte elle aussi une fiole comme Jhuaerys!-.

- On devrait y aller. Le Roi va s'impatienter.

Familier sans trop l'être avec elle, je lui présentais mon bras. Dans d'autres circonstances, je me serais sans aucun doute permis de la prendre par la main, mais avec la mort de Leith, ce genre d'écart était plutot à éviter. C'est que la Lady sait mordre quand on la dérange vraiment...
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Dim 17 Juin - 18:02
Kalil n'avait pas été le seul à venir me parler, d'autres personnes vinrent me saluer, moi mais aussi ma soeur, le Lord Barathéon par exemple, peut-être accompagné de son fils adoptif, Alexander, je ne le sais pas vraiment. Trop de bruits m'entouraient, au point que l'annonce du commencement de la cérémonie fut acceptée avec plaisir pour mes pauvres oreilles. Le plafond haut du Septuaire faisait que les échos étaient fortes alors une centaine de personnes... Oui, les voix devenaient très vites insupportables alors que je ne voulais que du silence, un silence glacial, solitaire, isolé de tous. Je voulais qu'on me laisse seule, qu'on me fiche la paix, moi et l'immense vide que même la peine, la colère et le chagrin ne pouvaient combler, même avec le temps. Et au diable les paroles du Septon, au diable sa prière et au diable sa présence! Un enterrement de roi? C'est trop d'honneur de la part d'Aegon, et jamais je ne pourrais le remercier comme il faut pour ce geste, mais pour ma part, ce n'était pas des mots qui allaient apaiser cette perte... Seule, laisser moi juste seule...

La cérémonie fut plus courte que je ne le pensais et je pus enfin me recueillir comme je l'avais espérer, entourée de quelques personnes qui vinrent faire leurs adieux à Leith, certes, mais au moins, ils étaient plus discrets que le Septon... Et plus rapides, beaucoup plus rapides. Les voix raisonnantes dans le batiment furent aussi moins présentes, soulageant mes oreilles, mais ce calme et cette solitude souhaitée ne tardèrent pas à être perturbés, encore, par un individu. A sa démarche un peu incertaine, je crus qu'il s'agissait d'Aegon, il fallait être sourd et dénué de nez pour ne pas remarquer qu'il avait bu, nous avions quitté le Donjon Rouge ensemble avec d'autres invités arrivés la veille après tout. Mais pas d'odeurs désagréables cette fois-ci, hormis celle de la Mort, encore et toujours, que je commençais à plutôt bien supporter, juste un parfum bien trop familier pour que je l'identifie sans me tromper. J'étais entre la reconnaissance et la colère, une fois de plus. D'un coté la soeur du défunt que j'étais hurlait en moi qu'il parte, qu'il cesse d'envahir ainsi mon espace vital. N'avait-il pas juré qu'il tuerait Leith? C'était chose faite! Pourquoi venir? "Non, Kalil voulait un combat contre lui, c'est comme ça qu'il voulait le tuer, il n'est pas responsable..."

"Et s'il n'avait pas tenu parole?"

Je chassais la petite voix dans ma tête, cette voix qui voulait justice, non, vengeance au mépris de la justice, laissant la femme éplorée que j'étais acceptée Kalil. Cette femme qu'il avait réveillé en elle il y a plusieurs années.

- On devrait y aller. Le Roi va s'impatienter.

Pas de mots doux, pas de paroles pour me réconforter, juste un retour à la réalité. Voilà pourquoi je ne voulais pas le rejeter. Même s'il était un parfait idiot suicidaire et agaçant, il savait se montrer réfléchi. Naïla avait bien fait de le choisir pour la remplacer. Il était temps de rejoindre les autres et de laisser les hommes et femmes de la Foi des Sept emmener Leith à la Crypte, temps de boire en son nom et temps d'agir seule, sans être dépendante d'un autre. Il était temps de tourner la page. Sans hésitation, je pris le bras de Kalil sans le rater et le laissait me guider jusqu'à l'extérieur, à l'écoute des pas du Prince, totalement confiante en lui pour m'emmener jusqu'à destination sans tomber.
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Lun 18 Juin - 14:26
La tête lui tournait, était-ce les émotions ou l’encens capiteux qui lui agressait les narines ? L’odeur semblait de plus en plus forte à chaque respiration… probablement parce que les fumées s’élevaient sans relâche vers le plafond du grand septuaire de Baelor. Elle avait hâte que cette journée se termine, pour pouvoir aller se terrer dans un coin et pleurer tout son soul en paix… mais en même temps, la fin de la journée était la fin du chemin pour son frère. Aujourd’hui était le tout dernier moment qu’il avait parmi eux. Il n’était déjà plus, certes, mais dès demain, il ferait invariablement partie du passé. Et elle ne pouvait se résoudre à l’accepter. Pas aujourd’hui, pas demain, jamais. Elle n’était pas prête à le laisser derrière elle. Pas lui, qui avait encouragé ses premiers pas, avait souri à son premier vol, avait accompagné ses premières passes à l’épée, avait applaudi sa première mise à mort. Plus qu’un frère, c’était un mentor qu’elle avait perdu.

Elle recevait les salutations de mainte personne… mais ne pipait mot, se contentant d’hocher brièvement la tête sous son voile. Ouvrir la bouche était un risque qu’elle ne voulait prendre. Se mettrait-elle à hurler ? Ou vomirait-elle sur le sol au côté du cadavre déjà pourrissant de Leith ? Et puis, ce n’est pas comme si les gens qui passaient devant eux étaient vraiment peinés ! Elle le voyait, qu’ils ne répétaient que des phrases toutes faites, circonstancielles. Jhuaerys souffrait réellement et eux, avec leurs condoléances hypocrites, l’étouffaient réellement.

Sauf peut-être le garçon. Celui qui accompagnait le Lord Baratheon. Elle avait entendu parler d’un héritier sorti de nulle part ou presque, mais n’avait pas encore vu de ses yeux… Elle avait pu sentir une véritable sympathie dans sa voix. Ce n’était pas que des mots creux. Ils résonnaient dans sa prison de larmes et réussirent à la secouée assez pour la ramener à la réalité. Mais alors qu’elle allait lui répondre quelque chose, il était déjà parti. Il faut dire qu’elle était tellement anesthésiée par la douleur, qu’il lui fallait des heures uniquement pour ouvrir la bouche.

L’héritier Baratheon fut remplacer par d’autres, aux condoléances aussi sincères que des mercenaires. Jusqu’à ce que Kalil se pointe. Tout de suite, la jeune fille fut sur la défensive. C’était de notoriété publique, que lui et Leith se haïssaient. Celui qui avait aussi été l’apprenti d’Annabeth vint présenter ses respects… et ça ne fit que la hérisser encore plus. Une grande perte. C’est ça oui ! Elle savait qu’il rêvait probablement de pisser sur la tombe de son frère !

Une rage bouillante ondulait dans son ventre alors qu’elle fixait le Prince suzerain de Dorne, les dents serrées. Heureusement que son voile était assez opaque, il ne verrait pas le regard mortel qu’elle lui lançait ! Elle ne voulait qu’une chose, qu’il parte ! Qu’ils les laissent, elle et sa sœur, à leur douleur.

Mais non. Le prince de Dorne colla. Pire, au moment où il fut temps de partir et de faire la procession vers le Red Keep, Kalil s’empressa de donner son bras à Annabeth. Comme ça, sous son nez. Et Annabeth ! Qui se pendait à son bras et qui partait en l’ignorant complètement. Elle, sa seule famille directe encore en vit. Elle la laissait seule derrière, sans considération ni rien. N’était-elle qu’un chien qu’on abandonne, une quantité négligeable, pour être ainsi traité ? Au profil d’un homme qui ne cachait pas du tout son ressentiment et sa haine pour le frère qu’elles pleuraient.

Alors que tous quittaient les lieux, Jhuaerys surmonta son dégout de l’odeur et se pencha au-dessus du corps sans vie. Elle fit bien attention à ne rien déplacer, rien déranger. Elle posa doucement ses lèvres contre le voile recouvrant le front glacé et raide de Leith. Nul besoin de mot, pour lui dire une dernière fois combien elle l’aimait. Les larmes qui mouillèrent les deux voilures suffirent pour l’exprimer. Puis, d’un pas mal assurée, les jambes molles et cotonneuses, elle commença la longue et interminable marche vers le red keep. Chaque pas était difficile et apportait son lot de sanglots qu’elle n’était plus en mesure de cacher.
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