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Forum de RP basé sur l'univers de l'oeuvre de George R.R. Martin A song of ice and fire et de sa série télévisée Game of Thrones.
 

“La mer est aussi profonde dans le calme que dans la tempête.” [PV Uthor]

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Mar 29 Mai - 19:50
Cela faisait quelques jours que Nyssa n’avait pas visité la grande forteresse de Pyke. En effet, rien de considérablement majeur ne s’était déroulé sur l’île depuis le départ des Lannister, venus pour former une quelconque alliance avec le suzerain des Iron Islands, Uthor Greyjoy. Quelques jours auparavant, sont seigneur s’était présenté devant elle pour obtenir les conseils du Dieu Noyé concernant un sujet plutôt épineux. Lord Greyjoy avait d’ailleurs été particulièrement mystérieux dans sa demande, si bien qu’il avait été difficile pour la prêtresse de donner une réponse claire à son maître temporel. Ce faisant, sans être bien certaine de l’exacte signification des mots d’Uthor, la jeune femme s’était concentrée, avait fait ses offrandes comme à l’habitude et, tout en versant de l’eau de la mer dans son récipient sacré, elle demandé à son père une réponse à la question que posait son seigneur. Interpréter la réponse du Dieu Noyé lui donna du fil à retordre et beaucoup plus de temps qu’à l’habitude, si bien qu’elle sentait Uthor soupirer d’impatience derrière elle. « Un moment, Lord Greyjoy, les propos du Dieu Noyé sont plutôt énigmatiques. Je m’efforce de faire mon travail de mon mieux, pour servir le suzerain des Iron Islands. » Cette réponse avait paru le calmer quelque peu. Nyssa se doutait bien que la réponse qu’il attendait du Dieu Noyé allait l’aider à prendre une décision capitale concernant l’avenir du royaume. Bien qu’elle ne fréquentait pas souvent le seigneur Greyjoy, il venait souvent à elle lors de prises de décisions importantes et elle avait entreprit de décoder son non-verbal de façon à anticiper ses questions, ses besoins et ses réactions. Après tout, elle était « fille d’un dieu », prévoir les choses avant qu’elles n’arrivent consistait en ce qu’on attendait généralement d’elle. Après avoir donné à son seigneur la réponse la plus claire qu’elle avait pu considérant la réponse cryptée qu’elle avait interprétée, ce dernier avait quitté son humble demeure et quelques temps plus tard, sa fille, Ashara, accostait à l’un des ports naturels de l’île, accompagnée de Lannister. Du haut de la falaise, le vent marin balayait le visage de la prêtresse et la mer s’abattait doucement contre la falaise. Son suzerain avait pris une bonne décision et le Dieu Noyé montrait son consentement.

La jeune femme n’avait pas assisté aux événements – qui devaient consister, en toute logique, en des négociations – et n’avait pas non plus chercher à y participer. Oh bien sûr, elle aurait probablement pu s’y immiscer et clamer que toute décision concernant l’avenir de Pyke devait se prendre avec un représentant du Dieu Noyé, et encore mieux sa fille, mais, même si elle prenait un plaisir à s’imposer comme supérieure en raison de son ascendance, c’était une attitude qu’elle n’avait jamais prise et imposée à son suzerain. De plus, la vie sur les Iron Islands ne ressemblait en rien à celle que l’on pouvait vivre sur le continent. Les hommes de religion et les représentants de la divinité sur terre ne pouvaient pas être corrompus par des biens matériels. Ceux qui rejoignaient les rangs de la prêtrise avaient nécessairement et obligatoirement les meilleurs intérêts des Fers-nés en tête et surtout en priorité. Nyssa n’était pas différente. En outre, ayant été élevée depuis pratiquement sa naissance par l’un des plus pratiquants prêtres du Dieu Noyé, la jeune femme partageait ces idéaux. Ainsi, bien qu’elle aurait sans doute été dans son droit « divin » de vouloir participer aux décisions, elle préférait laisser l’avenir du royaume entre les mains d’Uthor. Après tout, ce dernier était venu demander conseil à son Dieu, accordant ainsi la place qu’il devait à la religion dans l’avenir et le bien-être du royaume. Le reste, résidait dans les aptitudes qu’il possédait. Au fil des années, le suzerain de Pyke avait su gagner l’admiration de la prêtresse par ses décisions avisées, la froideur qu’il démontrait en toute circonstance – ce qui lui rappelait sa propre froideur – et surtout sa loyauté aux Îles de Fer et à sa famille. Ainsi, alors qu’elle regardait les bateaux quitter le port, entourée de l’esprit de son père dans toute son immensité, elle savait qu’elle avait bien communiqué son désir et qu’Uthor avait pris la bonne décision pour l’avenir et la prospérité du royaume.

***
C’est Talia, une jeune fille orpheline qu’elle avait pris sous son aile pour l’aider et la servir, qui vint la réveiller un matin où il faisait terriblement sombre. Un orage n’allait définitivement pas tarder et la mer serait indomptable. Instantanément, Nyssa ferma les yeux et demanda à son père d’être indulgent et d’épargner les Fer-nés qui se trouvaient en mer. Talia l’informa qu’un messager était arrivé quelques minutes auparavant l’informant que Lord Greyjoy l’avait conviée à la forteresse de Pyke. En quelques instants seulement, elle descendit de son lit, fila dans la bassine chaude que la jeune fille lui avait déjà préparée et commença à se frotter à l’aide d’un savon à base d’algues que certaines femmes de pêcheurs fabriquaient. Talia arriva juste au bon moment pour s’occuper de ses cheveux, qu’elle lava et rinça rapidement. Après son bain, la prêtresse entreprit de se vêtir de sa traditionnelle tenue noire et s’assied sur un petit tabouret pendant que la jeune servante s’affairait à installer les différentes perles et breloques typiquement originaires des Iron Islands. Elle les recevait généralement en cadeau, un peu comme une offrande à ses origines et cela lui plaisait beaucoup plus que n’importe quel sac d’or. Nyssa était une jeune femme fière de ses origines, certes supposément divines, mais elle était encore plus fière de provenir du royaume des Îles de Fer.

Après avoir peint ses lèvres de leur traditionnelle couleur noire et enfilé ses gants, la prêtresse enfila la cape que lui tendait Talia et se mit en direction de la forteresse. Toujours à son habitude, elle décida de marcher jusqu’à la demeure de Lord Greyjoy puisque cela lui permettait de prendre le pouls de l’île. Elle s’arrêterait d’abord au port, afin de s’enquérir des dernières nouvelles, qu’elle se chargerait de transmettre à Uthor. Elle aimait bien être celle qui lui apprenait les nouvelles du continent, cela montrait son désir d’être prise au sérieux, non seulement comme prêtresse, mais comme conseillère, s’il venait un moment où le souverain se décidait à lui demander son opinion sur un sujet quelconque. La marche jusqu’à la forteresse lui prit un peu plus d’une heure. Elle se doutait que la rencontre n’était pas d’une importance de vie ou de mort, sans quoi le messager l’aurait attendue, ce qui n’était pas le cas. Lorsqu’elle arriva finalement à sa destination, on lui ouvrit tout de suite la porte et une servante la conduisit à la salle du trône. Nyssa lui tendit sa cape et elle entra dans la pièce où Lord Greyjoy était déjà assis. La jeune femme inclina légèrement la tête. « Lord Greyjoy. » Il lui fit signe de s’approcher et elle prit place sur la chaise où elle s’installait généralement. Aussitôt, la femme qui avait pris sa cape lui apporta un gobelet de vin chaud. Elle prit une gorgée en fermant les yeux. Elle se tourna vers son suzerain. « Que puis-je faire pour vous Lord Greyjoy? »
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♔ Prêtresse du Dieu Noyé


Below the thunders of the upper deep,
Far, far beneath in the abysmal sea,
His ancient, dreamless, uninvaded sleep
The Kraken sleepeth: faintest sunlights flee
About his shadowy sides; above him swell
Huge sponges of millennial growth and height;
And far away into the sickly light,
From many a wondrous grot and secret cell
Unnumbered and enormous polypi
Winnow with giant arms the slumbering green.
- The Kraken, Alfred Tennyson
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Lun 18 Juin - 17:28
Sa décision récente d’unir sa fille avec un Lannister l’avait longuement taraudé, bien qu’il s’était convaincu du bienfondé de celle-ci. Après tout, il avait fait un choix judicieux qui allait permettre aux îles de s’élever et de s’épanouir. Mais parfois, son cœur de père entrait en conflit avec son cœur de Lord. D’une certaine façon, chaque fer-né était l’un de ses enfants qu’il se devait de protéger et d’aider à progresser. Cela ne l’empêchait pas que la chair de sa chair demeurait ses favoris d’entre tous, et son esprit entrait alors en conflit intérieur. Qui devait-il prioriser ? Les réactions de son adorable puiné lors de leur conversation le jour des fins des négociations lui revenaient en mémoire. Elle craignait un peu le choix sur lequel son regard allait s’arrêter. Il ne pensait pas que cela puisse être un manque de confiance, après tout, elle savait très bien qu’il ne voulait que son bien. Mais il se demandait si ce qui pouvait représenter une bonne décision pour lui, en était tout autant une pour ses filles. La nouvelle avait enchantée Lysa, comme il s’y attendait. Alors pourquoi se sentait-il ainsi?

Comme chaque fois que son esprit le tourmentait, il avait décidé de faire appel à la prêtresse Nyssa, qui se démarquait des autres par son audace et ses tendances tout à fait marginales. Son histoire rocambolesque laissait une aura de mystère autour d’elle qui lui conférait une sorte de pouvoir sur le peuple des Irons Islands. Elle était cultivée et ambitieuse, il savait ainsi qu’il avait toujours un avis pertinent auprès d’elle qui saurait soit l’éclairer, soit l’amener plus profondément dans ses réflexions. Le jour se levait alors qu’il dépêchait un messager pour la faire venir vers lui. Il aurait certes pu se déplacer et aller retrouver la prêtresse dans son lieu de culte, mais actuellement, ce n’était pas un avis divin qu’il recherchait. S’il avait voulu consulter le Dieu Noyé, il se serait déplacé. Non, il voulait l’avis de l’être de chair qu’elle était, il voulait discuter avec elle. Certes, n’ayant pas d’enfant, elle ne saurait sans doute pas comprendre ce qui l’avait perturbé ses nuits dernièrement. Par contre, le regard extérieur qu’elle pouvait poser sur ses doutes serait bénéfique. Il avait confiance en son silence et n’était pas particulièrement mal à l’aise de lui manifester ses questionnements.

Le messager revint, lui apportant l’annonce de l’arrivée prochaine de la prêtresse et Lord Greyjoy entreprit de préparé une salle pour l’accueillir. Cela ne mit pas bien longtemps et il s’appuya au mur alors que les domestiques s’affairaient. Évidemment, comme à son habitude, la dame prenait son temps. Il fronça les sourcils et soupira. La patience n’était pas l’une de ses vertus. Comme bien d’autre en fait qui lui faisait cruellement défaut. Elle allait probablement venir à pied, lentement mais sûrement. Il avait tout son temps pour passer à autre chose en attendant son arrivée. Il grogna après une servante qui avait fait vacillée l’une des rares décorations de la pièce, affectionnée par sa défunte épouse, et se retourna vers la porte, se demandant s’il entreprenait de faire les cent pas ou s’il cherchait plutôt à s’occuper l’esprit. La venue subite de sa cadette fut donc un cadeau du ciel pour le faire patienter.

Obnubilée par son prochain mariage, Lysa s’empressa de lui faire la liste de toutes les babioles inutiles dont elle avait absolument « besoin » pour l’événement. Il ne cacha pas son exaspération en soupirant, ce dont elle ne se formalisa pas, et ne se formalisait jamais, se contentant de l’embrasser sur la joue en le remerciant. Il secoua la tête. Tout cela était superflu. Il n’avait pas envie de ternir l’humeur de la jeune femme, ni de lui accorder sa requête. Il entreprit donc de lui demander de soumettre la liste de ces si précieux biens à son intendant avec qui il allait discuter des dispositions à prendre. Cela sembla la satisfaire, et elle entreprit de lui décrire en fort grands mouvements et en de nombreux mots la robe qu’elle voulait qui soit créer pour l’heureux jour. En quel honneur se retrouvait-il dans une discussion froufrou? L’excitation de la jeune lady le fit tout de même sourire. Comment pouvait-il douter de ses choix lorsqu’il la voyait ainsi heureuse? Pourquoi ni Alys, ni Ashara ne pouvait afficher cet air satisfait ? Ne pouvaient-elles pas être heureuses pour leur sœur? Quoi qu’en même temps, il y avait un bail qu’il n’avait ni vu, ni parlé à son aînée. Il se doutait que son mécontentement devait principalement être dû à l’interdiction de piller les côtes des Lannister. Ce serait plutôt déplacé en effet au vu des circonstances !

On vint lui annoncer que Nyssa était sur le point d’arrivée, ce qui lui donna une bonne occasion de congédier sa fille qui le quitta avec un dernier baiser sur la joue et dans une virevolte de tissus. Elle avait un petit quelque chose de sa mère, dans son goût pour les belles choses. Bien qu’elle ait l’esprit nettement moins vif et une apparence moins tape-à-l’œil, elle avait des traits qui mariait à merveille les gènes de ses deux parents, contrairement à Ashara qui retenait plus de sa grand-mère et Alys qui tenait plus de sa mère. Il aimait leur visage plus que tout au monde et appréciait de voir un brin de son reflet dans celle-ci, quoiqu’il aurait préféré le voir dans un garçon, ou dans une demoiselle à l’esprit plus aiguisé… quoiqu’il en soit, il alla prendre place sur son siège afin d’y attendre la prêtresse, qui ne tarda pas.

Le saluant d’un mouvement de tête, il fit de même, inclinant légèrement la tête, suite à quoi il lui indiqua de venir prendre place près de lui. Aux faits des demandes de la jeune dame, une servante apporta rapidement un verre de vin chaud, quant à lui, il déclina d’un geste impatient. Il l’avait fait venir dans un petit salon où ils seraient tranquilles pour discuter, [HRP : Je me suis permis une petite modif!] contrairement à leur rencontre habituelle. Il faut dire qu’il savait comment les murs avaient des oreilles parfois et comme il s’agissait d’un sujet plus ou moins délicat… Il n’avait pas pour habitude de s’ouvrir au premier venu, alors encore moins dans la salle du trône avec ses échos retentissants ! Il prit un moment pour l’observer après qu’elle lui eut posé sa question. Ses cheveux décolorés contrastaient terriblement sur les couleurs sombres dont elle aimait s’affubler. De ce qu’il connaissait des femmes, rien n’était laissé au hasard dans leur allure extérieure, même lorsque « l’effet négligé » était placé. Après avoir élevé trois filles, il avait fini par le découvrir !

Le regard inquisiteur posé sur son interlocutrice, le visage neutre, il provoquait habituellement une déstabilisation chez les autres, ce qui ne créait pas réellement d’impact sur elle. Elle soutenait son regard, patiemment. Après un court silence, il prit enfin la parole. « En fait, vous devez vous en douter, je vous ai convié pour vous parler d’un sujet qui m’occupe l’esprit dernièrement, et où votre regard extérieur saurait peut-être m’éclairer. » Il désigna la pièce d’un mouvement large de la main. « Loin des oreilles indiscrètes. » Il fit une pause, son regard soudain pensif se posant sur une statuette du Dieu Noyé posé sur une étagère non loin. Ce petit salon était fait pour accueillir les invités de marque. Il était chic, mais sobre, typique de Pyke. De toute façon, cela allait tout à fait dans les sens des goûts du Lord qui préférait la simplicité et l'authenticité. « Voyez-vous, le rôle de Lord n'était pas tout à fait dans mes objectifs il y a quelques années et j'en ai payé le prix malgré tout... » commença-t-il, faisant référence à la mort subite de son frère, rapidement suivi par son épouse adorée, le laissant soudainement Lord et veuf. « J'ai décidé d'élever mes filles sans distinction de mon peuple, cherchant le meilleur pour chacun, dans un ensemble indistinct. » Il secoua la tête en soupirant. « Malgré tout, il m'est impossible de jeter un regard neutre sur la chair de ma chair, comme je le fais sur les Irons Islands. » Il avait beau vouloir le meilleur pour les deux, parfois le meilleur de l'un ne l'était pas nécessairement pour l'autre.

« Je ne fais pas particulièrement référence aux fiançailles à venir, comme vous avez dû en attendre parler, mais disons que cet événement me fait réfléchir. Je n'ai plus revu Ashara et Alys m'a parut... inquiète, vis-à-vis de son propre avenir. » Et ce fait, son propre mariage, cela va de soi. Il se cala dans son siège et posa son regard sombre sur Nyssa. On pouvait y entrevoir le doute. « Où se situe la limite entre le bien des îles et celui de mes filles ? » Il n'attendait pas particulièrement de réponse précise, mais des pistes qui pourraient l'aider à réfléchir... Il ne comptait pas brimer les Irons Islands pour un caprice de ses filles, ça jamais. Mais devait-il brimer ses filles, pour les îles ?
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♔ Lord de Pyke
♔ Lord Suzerain des Iron Islands


   

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