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Forum de RP basé sur l'univers de l'oeuvre de George R.R. Martin A song of ice and fire et de sa série télévisée Game of Thrones.
 

Visite impromptue [Pv Elinor Tarly]

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Ven 18 Mai - 22:28



Visite improptue

Le paysage du Reach était toujours magnifique, des plaines verdoyantes à perte de vue, des bosquets fleuris sentant à des mètres à la ronde et des arbres vigoureux. De tous les royaumes, c’était probablement le plus beau. Bon, peut-être l’affirmation était biaisée par sa qualité de Lord du Reach, mais il n’en restait pas moins que la route qui traversait l’endroit était bordée par des paysages époustouflants !

Valery adorait chevaucher dans la plaine. C’est probablement pourquoi il continuait de faire le voyage entre King’s Landing et Highgarden aussi souvent. Aujourd’hui, il était sur la route du retour vers la capitale. Il avait passé quelques semaines délicieuses dans son fief où il avait réglé quelques petits conflits et amorcé un programme de réaménagement des jardins supérieur. C’était les jardins les plus élevés de la citadelle et ils se devaient d’être impeccable, quelques colonnades étaient vétustes et avait grand besoin d’être remises à neuf… et puis, que serait Highgarden si les jardins tombaient en ruines ?

Au cours de son séjour, il avait été présent pour le dix-septième anniversaire des jumeaux. Son fils devenait un valeureux jeune homme et sa fille… que dire de sa petite Lady ? La demoiselle commençait à perdre les derniers traits de l’enfance et ses conversations étaient maintenant des moments choyés par lui. Bientôt, il lui faudrait chercher un époux pour ses enfants. Le temps avait passé tellement vite !

Il lui semblait que c’était hier qu’il avait épousé l’insipide Maeryn Tarly ! Et pourtant, il y avait déjà treize années qu’elle était morte, le libérant ainsi d’une chaine agaçante. Aujourd’hui, treize ans plus tard, il faisait route vers une autre Tarly. L’épouse de feu le frère de son exécrable femme. Il savait grosso modo l’histoire de la Dame. Lady Elinor Oakheart, promise à l’ainé des Tarly… épousa le cadet. Valery avait bien connu Lyonel Tarly. C’était un garçon charmant et agréable, un ami d’enfance. Son décès prématuré fut un nouveau tragique. Et le frère cadet, Corwyn, n’était qu’une petite crapule égocentrique. Entre le deux se trouvait Maeryn qui était devenu pour le plus grand bonheur de ses parents et le plus grand malheur de Valy, Lady Tyrell.

Quoi qu’il en soit, s’il n’était pas directement lié par le sang, lui et Elinor étaient à ses yeux de la même famille. Pour autant que cela puisse avoir de l’importance. Elle était aux prises avec des troubles et c’était ce qui menait le Lord du Reach vers Horn Hill plutôt que dans la direction menant à la capitale. Il chevauchait en compagnie de quelques gens de sa garde, les armures argentées brillant sous le soleil de l’après-midi.

Il avait reçu une missive de la Lady, demandant audience. Comme il était sur le départ, il avait plutôt pris la décision de se rendre sur place que de demander à la veuve de faire le déplacement jusqu’à la capitale. Il la savait aux prises avec de jeunes enfants et la route n’était certes pas de deux mois, mais elle était longue quand même. Sans compter qu’il ne savait pas vraiment quels étaient les troubles qui venaient obscurcir les jours à Horn Hill. Et puis… voilà longtemps qu’il n’avait pas montré sa tête de Lord dans le coin ! C’était toujours une bonne idée de montrer qu’il était toujours bel et bien là.  Il avait fait partir un coursier avant eux pour prévenir de leur imminente arrivée… il aurait bien deux ou trois heures d’avance au vu de leurs allures ralenti par le groupe. Bon, c’était une visite surprise, mais ce n’est pas comme s’il avait pu prévoir l’arrivée du corbeau au moment du départ ! Et il ne savait pas du tout quand il allait rentrer à Highgarden par la suite, Leith étant dans un sale état et bientôt transférer de Dragonstone à King’s Landing, il lui fallait être présent au Red Keep.

C’est donc sous le soleil brillant sur leurs armures que Valery Tyrell et sa garde firent leur entrée dans la cour de Lady Elinor. Descendant de monture avec la grâce de son rang, il accorda un vague remerciement à l’écuyer venu récupérer la monture avec empressement. Valy cherchait du regard celui qu’il lui fallait… Ah ! Le voilà. L’intendant était sorti en vitesse, s’empressant de venir faire courbette et salutation protocolaire.

« Merci, oui, nous avons fait bon voyage… ce n’est pas comme si Highgarden était dans le Val non plus… »

Comme il adorait voir la mine surprise des gens, quand il faisait un trait d’ironie… La plupart s’attendent à recevoir les platitudes habituelles… c’était d’un ennui.

« Allons-nous rester ici pour admirer la course du soleil et les fleurs poussées ? Certes, une activité ludique… mais qui demande une certaine prédisposition que je n’ai guère, du temps. »

Et avec un grand sourire dentu, il précéda carrément l’intendant vers l’entrée. Après tout, il était ici pour voir Elinor Tarly, pas son intendant ! Et encore moins, pour se changer, prendre un bain ou il ne savait encore quoi que l’homme pourrait lui proposer d’autre ! Ses hommes sauraient trouver le chemin vers la garnison pour s’y reposer, lui il avait à faire !
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Sam 26 Mai - 9:22
La Lady de Horn Hill faisait courir sa plume le long de son parchemin, sourcils froncés, le front plissé de concentration. Elinor était plongée dans l’habituelle paperasserie de la maison. Comptes à vérifier,  lettres à écrire, commandes à faire, et elle ne savait quoi encore.Gérer le fief des Tarly était mine de rien plus compliqué qu’elle ne l’aurait cru au premier abord. Même des mois après la mort du Lord Corwyn,elle ne cessait jamais d’être ébahie par la quantité de documents à lire, signer, parapher. Pour tous les défauts qu’elle avait pu lui trouver, une chose était sûre : il avait eu la patience de s’occuper de ces questions et s’était acquitté fort bien de ces questions. Seul point...correct..qu’elle devait lui concéder. Mais l’heure n’était pas à essayer de réhabiliter la mémoire du Lord. Il n’était qu’un imbécile égocentrique et possessif - c’est tout. C’était normal qu’en tant que Lord il gère bien les affaires de son fief. Rien de si exceptionnel à cela. Et cela ne faisait pas avancer son affaire en plus.

Elle jeta un coup d’oeil vers sa droite, vers sa fenêtre, appréciant silencieusement les paysages du Reach.Une vision presque réconfortante pour elle qui y avait toujours vécu. Cela lui rappelait d’autres jours plus heureux, pendant son enfance à Old Oak. Une époque heureuse, bénie, où rien ne comptait plus pour elle que de rester avec sa famille aimante. Maintenant elle avait sa propre famille, mais à quel prix ? Est-ce qu’elle n’avait pas payé trop cher pour ça ? Si. Beaucoup trop. Non pas qu’elle ne fût pas heureuse de, et avec, ses trois beaux enfants. Tous les trois blonds comme les blés - comme elle. Comme sa sœur Rosemonde. Rosemonde qui était partie à Harrenhal et qui avait fini par y rester définitivement, laissant sa petite Elyane orpheline - parce qu’on ne pouvait guère compter sur son père, seigneur d’Harrenhal. Lord puissant, mais bête comme ses pieds. Comme beaucoup de Lords à Westeros, hélas pour le monde qui s’en porterait beaucoup mieux si tout le monde consentait à se servir de sa tête une fois de temps en temps.

Elle fut tirée de ses réflexions par trois coups frappés sur sa porte. “Entrez !” fit-elle, entrant dans la peau de son personnage : la Dame de Horn Hill. Calme, digne, imperturbable. ..Du moins jusqu’à ce qu’elle lise la lettre que le domestique lui tendait ; et qu’un sourire léger s’affiche sur son visage avant qu’une légère panique ne l’envahisse.  Tant de choses à faire, si peu de temps !

“Ma lady ?
-Dépêchez-vous, le Lord Tyrell va arriver d’ici quelques heures !”

Et ainsi fut lancé un véritable branle-bas de combat à Horn Hill.Un coup de balai par ici, les bougies allumées par là - histoire de rendre le château un poil plus accueillant. Tant d’autres choses qu’elle aurait voulu faire faire, mais pour lesquelles on manquait absolument de temps.  Mais si elle avait pu prévoir une réponse si rapide… C’était rassurant en un sens, et cela lui faisait plaisir. Cela signifiait que la situation allait commencer à se régler - au moins un peu. Elle passa un peu de temps à se rendre un peu plus présentable - les dernières journées avaient été agitées. C’était son lord Suzerain qui venait après tout, et il était hors de question qu’elle ressemble à une souillon. C’était une histoire, hélas, de crédibilité.

Et puis elle attendit dans le hall, assise à la table seigneuriale.Les enfants auprès d’elle - bien entendu. Il s’agissait d’une visite importante même si inattendue, autant les habituer à recevoir proprement un Lord. Surtout que le lord Tyrell avait été le (malheureux ) époux de feu sa (potiche de) belle-soeur. Ils étaient liés, indirectement plutôt que par le sang mais bon. Elle avait un peu de mal à voir le lord comme un membre de sa famille - c'était son suzerain après tout et le traiter familièrement était hors de question.

Au bout d’un moment qui lui parut interminable, elle vit la grande silhouette du Lord Valery Tyrell dans son hall, précédant son intendant. Le pauvre homme, confus, tentait tant bien que mal de suivre le Lord en trottinant. Certes. Ce n’était pas une simple visite  de courtoisie, c’était un homme très occupé.

La Lady de Horn Hill se leva, alla à la rencontre de son Lord et effectua une profonde révérence. Un geste rendu fluide et gracieux par les nombreuses années de pratique. Elle en avait l’habitude et cela se voyait.

“Merci de nous honorer de votre présence à Horn Hill, Lord Tyrell. Je suis navrée d’avoir été aussi...cavalière dans ma demande d’audience, mais les circonstances l’exigeaient.”

C’était bien vrai. Elle avait envoyé un corbeau sans trop y croire, et le Lord s’était déplacé si vite - elle devait le remercier.

“Voici mes filles, Alysanne et Erena” . Les deux petites filles firent elles aussi la révérence au Lord, en un parfait ensemble, après avoir salué le Lord. C’était fou de voir à quel point elles pouvaient se ressembler, presque comme des jumelles malgré leur différence d’âge, Alysanne, neuf ans, ayant deux années de plus que sa sœur. Pour un peu, elle avait l’impression de se revoir avec Rosemonde lorsqu’elles étaient enfants..C’était ce que Mère lui avait dit une fois, lorsqu’elle était venue à Horn Hill.

“Et voici mon fils, Florian.” Le jeune héritier de Horn Hill, qu’elle avait,il est vrai, un peu tendance à surprotéger. Elle protégeait bien évidemment tous ses enfants, mais elle avait eu tellement de mal à l’avoir, ce petit garçon..Petit garçon qui avait déjà quatre ans, bientôt cinq.  Petit garçon qui salua respectueusement le lord, un air sérieux sur son petit visage. Elle était tellement fière de lui, de lui et de ses soeurs , ils s’étaient comportés impeccablement face à leur oncle par alliance. C’était les meilleurs enfants dont elle ait pu rêver. La seule bonne chose, devait-elle avouer, qui était sortie de son mariage.
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♔ Lady de Horn Hill
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Ven 1 Juin - 11:46


Valery entra dans la grande pièce en ricanant intérieurement. Le pauvre intendant trottinait derrière lui, de manière absolument ridicule. Oh ! Comme il adorait ce genre de scène. C’était l’un des petits plaisirs associés au fait d’avoir un haut rang. Les gens devenaient souvent obséquieux ou foutrement ridicules devant les Lords suzerains à trop en mettre dans les courbettes et les marques de respect. Et lui, sa l’avait toujours amusé. C’est donc ainsi qu’il se présenta devant la longue table seigneuriale des Tarly, de très bonne humeur.

Elinor, majestueuse, s’avança pour le saluer. Elle respirait la grâce et l’habitude et qu’elle belle femme était-ce ! Non pas que les courbes féminines l’intéressent, mais il savait reconnaitre la beauté quand il la voyait. Un peu comme sa défunte épouse qui avait été terriblement jolie, dommage, que son frère Lyonel aurait eu plus de chance d’attirer son regard !

« Ma chère Elinor, votre beauté ne fait que s’affiner avec les ans ! » lui souffla-t-il en lui embrassant le dessus de la main. « Il n’y a aucun mal avec votre demande. En tant que frère d’alliance, c’est un plaisir de venir à votre aide »

Ils n’étaient peut-être pas proches ni liés par le sang, mais pour Valery qui n’avait point de fratrie… ça revenait au même. Et puis, pas liés par le sang… c’était faux. La preuve étant les trois petites bouilles blondes qui s’avançait à présent. Trois enfants bien en santé, comme n’importe quel Lord pourrait se targuer d’avoir mis au monde. Deux filles, aussi jolies que leur maman, qui feront d’excellents partis à marier plus tard et un bambin aux belles joues qui deviendrait forcément un grand jeune homme. Vraiment, même s’il était un crétin imbu de lui-même, le beau-frère avait bien réussi ses enfants.

« Je suis honoré de faire votre connaissance, mes chères nièces. Vous êtes déjà de grandes dames ! » salua-t-il les deux jeunes filles. Elles étaient déjà presque plus des enfants alors qu’il les rencontrait tout juste ! Il faut dire qu’il était plutôt absent de la région et que les enfants n’étaient souvent pas amenés dans les réceptions… si on oubliait la petite Marian Baratheon qui semblait suivre son père comme une ombre. Il n’avait donc jamais vu les petites… et encore moins le tout nouveau Lord Tarly.

« Et vous ! Lord Tarly, vous êtes déjà un petit homme, mon neveu ! »

L’enfant avait le visage tout crispé de sérieux. C’était absolument adorable. C’était une très belle maisonnée, qu’avait Lady Tarly. « Des enfants parfaitement bien élevés ! Ils sont charmants ma chère. Vraiment charmant » Dommage, que la plus vielle soit si jeune, elle aurait pu être une épouse potentielle pour Moryn… Un sourire doux et charmeur aux lèvres il ajouta « Aussi charmant que leur mère ! » C’était bien sûr du jeu, comme il était coutume de le faire. Valery ne voyait pas l’intérêt de draguer une femme, mais il avait toujours apprécié ce genre de petit compliment glisser çà et là.

Mais, le temps n’était pas aux coquetteries. Elinor Tarly semblait presser dans sa missive, inquiète. C’est pourquoi il reprit sur un ton plus sérieux. « Pouvons-nous allez dans un endroit plus confortable, pour que vous me racontiez ce qui vous trouble ma sœur ? » Autrement dit, là où elle pourrait sans craindre d’être entendue discuter avec lui de ses tracas. Il lui tendit galamment le bras avec une petite courbette… c’est qu’il avait pratiquement entendu l’intendant s’apprêter à sortir une autre phrase toute faite sur la restauration ou autre !
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♔ Lord de Highgarden
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Mer 6 Juin - 17:42
La jeune femme retint un petit rire lorsque le Lord lui fit son compliment, accompagné d’un baise-main. Certes c’était habituel, certes c’était presque attendu de la part d’un visiteur de célébrer la beauté de la Lady de la Maison qui l’accueillait, et en toute honnêteté elle avait déjà reçue plusieurs compliments sur sa beauté propre mais..Mais elle ne savait pas, cela lui faisait plaisir tout de même.. “Un peu plus, et je vous accuserais presque de vouloir me flatter, Lord Tyrell”, lança-t-elle presque gaiement. Un peu taquine - mais en lui faisant comprendre qu’elle n’était pas sérieuse. Le Lord était un des seuls hommes, sa famille exclue, dont elle excluait qu’il ait des arrières -pensées en lançant ce genre de compliments. Les Tarly étaient des vassaux dont la loyauté aux Tyrell n’était plus à démontrer. Essayer de jouer au séducteur avec elle ne mènerait strictement à rien. Et puis, ce n’était pas non plus comme si son suzerain avait l’intention de l’épouser non plus - il n’aurait plus manqué que cela. Hors de question pour elle de se remarier - c’était dangereux.  Et si, et si, et si, et si son hypothétique futur mari décidait qu’il préfèrerait voir l’enfant qu’il lui ferait sur le siège de Horn Hill. Paranoïa peut-être ; mais elle préférait mille fois être trop prudent plutôt que de se faire avoir comme une débutante.

Ce fut avec un œil attentif puis plein de fierté qu’elle observa ses deux filles s’incliner devant le lord comme de parfaites petites ladies, avant qu’Alysanne ne prenne la parole. “Enchantée de vous rencontrer, mon oncle.”dit-elle, imitée par sa soeur. Evidemment que les petites savaient qui était leur oncle du côté paternel.  Autant qu’elles apprennent vite qui était leur famille. Et en l’occurrence, leur suzerain auquel elles pourraient demander de l’aide si le besoin s’en faisait sentir. Comme Elinor l’avait fait.  En espérant que le fils du Lord se montre à la hauteur de la tâche qui l’attendait… Comme son propre fils. Mais Florian ne serait pas seul.  Elle serait à ses côtés aussi longtemps qu’elle le pourrait, pour lui donner les clés pour réussir dans sa vie, et réussir à être un Lord aussi bon que possible. Qui se comporte avec honneur, intelligence, et loyauté. Corwyn avait fait preuve de deux des qualités susmentionnés, mais pas la plus importante : l’intelligence.Hélas pour lui, hélas pour eux deux…

“Bienvenue à Horn Hill, Lord Tyrell”, fit le petit garçon sans bafouiller. Elinor savait qu’il pouvait être un peu timide parfois, mais visiblement il avait réussi à contenir cette timidité. Peut-être parce qu’il avait vu que sa mère avait d’assez bonnes relations avec l’homme qui venait leur rendre visite. Ce n’était pas impossible ; la lady avait bien remarqué que lorsqu’il la voyait avec feu son père, il devenait taciturne voire timide, sans jamais oser signaler sa présence.Corwyn..Est-ce qu’elle devait le remercier pour les beaux enfants qu’il lui avait donné ? Elle ne savait pas guère comment répondre à cette question. N’aurait-elle pas pu les avoir avec un autre Lord qui lui aurait mieux convenu ? Sûrement, mais avec des si on mettrait King’s Landing en bouteille, et de toute façon, ce qui était fait était fait.

“Je vous remercie, Lord Tyrell, mais ils ont une bonne nature tous les trois, les éléver n’est pas bien difficile. ” , déclara la jeune femme, la fierté illuminant son regard gris. Ses enfants étaient sa fierté, la prunelle de ses yeux. Aucun d’entre eux n’était difficile à gérer, pas même son aînée et son tempérament facétieux. Cela restait des plaisanteries bien innocentes, celles que l’on attend d’un enfant, et personne n’en était blessé. “Mais je vous y reprends, je vais finir par vraiment me poser des questions !”, répliqua-t-elle, joueuse. Elle savait que le Lord surjouait mais elle aussi, cela la distrayait un peu. Ses  journées avaient été quelque peu solitaires ces dernières semaines ; parler à quelqu’un ayant autant d’esprit que son suzerain lui faisait du bien.

“Bien entendu.” acquiesça la jeune femme. Il valait mieux qu’ils soient au calme, en effet. La septa n’eut aucune difficulté à ramener les deux fillettes vers elle, mais Florian..Florian agrippa le bas de sa robe comme s’il voulait la retenir, et le coeur de la Lady se serra. Elle se pencha vers son fils adoré, et lui murmura. “Je suis désolée Florian, j’ai des affaires de grande personne à régler. Mais je te le promets,je passerai du temps avec toi après.” Le petit garçon leva son visage vers elle. “ Promis ?" Elle osa un sourire. “ C’est promis. Je tiens toujours mes promesses.” Il la lâcha alors, et s’en alla aussi après qu’elle ait déposé un baiser sur sa joue.  

Après quoi, Elinor se tourna ensuite vers le Lord, devenue brusquement sérieuse. “Nous pouvons utiliser mon bureau.” Elle prit le bras que lui proposait son beau-frère et le guida vers la pièce susnommée, n’ajoutant rien avant que la porte fut close et le Lord bien installé, tout comme elle-même.

“C’est assez gênant à dire, mais...” Elle hésita. Est-ce qu’elle ne s’était pas monté la tête pour rien? “ Je ne me sens plus autant en sécurité qu’il y a quelques mois.”[/color][/b] Curieux de voir comme au final, son mariage avec Corwyn les avait protégés, elle et ses enfants. “On m’a reporté des attaques de prétendus brigands sur des hameaux de paysans. Cependant, il semblerait que ces brigands soient un peu trop compétents pour être vraiment crédibles, aussi..”Nouvelle pause. “ Aussi..je sais que ces accusations vont sembler bien graves mais..je me demande si une autre maison n'envoie pas ses soldats déguisés, exprès pour me mener la vie dure. Beaucoup de nobles n’approuvent pas de voir une femme aux commandes, même si ce n’est que provisoire.”Et il y avait un autre détail. “..Et j’ai déjà reçu quelques offres d’alliances pour contrer ces fameux brigands.” Et le bouquet final. “ Non dénués d’offre matrimoniale.” Elle était encore relativement jeune, et d’un simple point de vue pratique ses trois enfants signifiaient qu’elle était..fertile.

“Je ne puis m’empêcher de trouver cela un peu louche. C’est une coïncidence un peu grosse..” Et maintenant, le temps était venu de formuler tout cela plus clairement. “En d’autres termes, j’ai l’impression que l’héritage de mon fils est menacé.”  Pure et simple vérité. Et par là, même, sa vie, celle de son fils, celles de ses filles, celles de sa maisonnée..Le fief Tarly était assez important après tout, et devait susciter bien des convoitises. Pas autant que le fief Hightower, mais tout de même.
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♔ Lady de Horn Hill
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Dim 10 Juin - 19:59


Peut-être Elinor avait-elle l’impression qu’élever trois enfants aussi bien n’était rien, mais lui, il considérait cela comme un exploit. Ces enfants étaient polis, calmes, propres et convenables… ce qui n’était certainement pas le cas de tous les enfants de Westeros… comprenant son propre fils. Vraiment, si ce n’avait été de Kataeryn, Valery aurait cru que Lorent faisait un très mauvais responsable. Peut-être était-ce juste une question de mauvaises graines en fait. Comme Corwyn qui avait été à des lieux de son Ainé.

« Certes, une bonne nature aide grandement… mais elle ne fait pas tout. Prenez donc le mérite qui vous revient… Quant à mes compliments, c’est assurément pour vous flatter ! Une femme telle que vous, mérite d’être flatté au moins trois fois par jours. Au minimum. »  Il gratifia sa phrase d’un clin d’œil malicieux et d’un sourire d’enfant. Ce genre d’échange était rafraichissant pour lui, qui passait le plus clair de son temps à la cour où chaque parole avait son lot de venins caché. Ses compliments étaient peut-être exagérés en nombre, mais ils étaient tous sincères.  Il jouait, chacun en avait conscience, mais il jouait vrai.

Les fillettes disparurent vers leur septa, mais le garçon s’agrippa à sa mère. Il terriblement jeune et semblait terriblement craintif. Une brève image de lui-même agrippant la robe de sa mère, la priant de rester près de lui alors qu’il était encore une fois cloué au lit, lui traversa l’esprit. Très peu de gens se rappellent quel enfant timide et maladif avait été le Lord Tyrell. Toujours le nez plonger dans un livre poussiéreux, à peine capable de se soulever lui-même et pratiquement mourant à chaque trois lunes !

Sa mère avait été merveilleuse. Une dame au cœur d’or, un peu comme Lady Tarly. Il pouvait sentir tout l’amour qu’elle avait pour son enfant alors qu’elle lui parlait. Malheureusement, cet enfant était maintenant Lord. Il n’aurait pas l’occasion de prendre son temps. Il ne pourrait pas non plus grandir doucement et tendrement… il lui faudrait prendre les commandes de son fief dès que possible. C’était un destin bien triste, pour un enfant aussi mignon. Valery, avait eu le temps de grandir, de faire des bêtises, d’explorer et de murir à son rythme. Il avait eu le temps d’être un enfant, puis un homme avant de devenir Lord. Florian Tarly avait à peine quitté les langes qu’il était Lord. Par les sept, il arrivait encore à Valy de souiller son lit à cet âge !

Lord et Lady prirent le chemin du bureau, dans une atmosphère soudain plus lourde et sérieuse. Quoi qu’elle eût à dire, c’était important. Après tout, au vu du message, ce n’était pas pour prendre le thé qu’elle avait demandé une rencontre ! Prévoyant que la discussion serait importante, le gouverneur du sud prit le temps de s’installer avec confort. Du moins, autant que faire se peut, avec un plastron gravé par-dessus un pourpoint ! Il n’aimait pas tellement ce genre de choses ostentatoires, mais c’était un minimum requis pour parcourir la route à cheval !

Ainsi commença la discussion. « Eh bien, s’il fallait que je m’arrête à tous les détails gênants, il y aurait longtemps que j’aurais fui au mur ! »  Après tout, n’y avait-il pas quelqu’un qui vidait carrément son pot de chambre ? Après cette petite boutade pour alléger l’atmosphère qui se voulait aussi épaisse qu’une brume d’hivers, il écouta attentivement les propos de son banneret.

C’était bien ce qu’il craignait. Une veuve, seule à la tête de Horn Hill, avait pour seul héritier un enfant de quatre ans à peine sevré. Elle avait beau être une Oakheart, elle n’en restait pas moins, une femme.  « Tout ceci est effectivement inquiétant… Je crains, que vous n’ailliez raison. »  

Mais comment faire pour légitimer sa position ? « Hmmm. »  Valery tomba en profonde réflexion, un doigt tapotant ses lèvres à un rythme connu de lui seul. « Ce qu’il faudrait… humpf. Ce qu’il faudrait c’est d’assoir votre position. »  Mais comment ? Il y avait bien… « Je pourrais vous épousez tient ! »  Lança-t-il dans un rire. La proposition n’était pas bête en soit… mais il n’avait aucune envie d’épouser Elinor. « Mais bon, ça n’aiderait pas tant que ça, puisque vous seriez obligée de venir vivre à Highgarden, laissant Horn Hill sans surveillance… »  

Tout compte fait, c’était une très mauvaise idée. Une chance qu’il ne l’avait sortie qu’à la blague. Quoique… lié la famille… hmm…. « Je pourrais prendre Florian comme pupille… »  sortant de sa période réflective, il s’empressa de rajouter pour éviter que la mère ne l’étripe directement... « Pas tout de suite, il est encore trop jeune ce pauvre enfant ! Dans deux ou trois ans… Je pourrais le prendre avec moi quand je reviens à Highgarden… et vous le rapporter quand je repars pour la capitale. »  Le rythme de ses aller-retour était connu de tous dans le Reach, ainsi, elle pouvait voir que ce n’était pas une offre diabolique pour lui enlever son petit… et puis, Valery n’avait aucune envie d’avoir un enfant aussi jeune sous sa charge.

Mais encore une fois, le problème imminent ne serait pas réglé, malgré la promesse de pupille pour le petit Tarly qui démontrerait la légitimité suzeraine de la chose. « En attendant, je peux faire venir ici, Willas. Mon cousin pourrait faire office de "présence suzeraine" ce qui calmerait probablement les ardeurs des autres fiefs. Il est veuf et à deux enfants dans les âges d’Erena et Florian… ce qui leur ferait de la compagnie. »  

Faire venir un Tyrell ici, enverrait un message fort. S’opposer à la volonté d’Elinor reviendrait à s’opposer à Valery. Restait à savoir ce qu’Elinor pensait, de l’idée d’emmener un veuf dans sa demeure. Willas n’était pas un mauvais bougre, Valy n’avait aucune crainte de mauvais comportement… mais peut-être Lady Tarly souhaitait se remarier vite et la présence de Willas dans les murs de son château pourrait contrecarrer ses plans. En même temps, si elle souhaitait se remarier, il ne serait pas là à essayer de trouver une solution !
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♔ Lord de Highgarden
♔ Lord Suzerain du Reach
♔ Main du Roi
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Lun 25 Juin - 17:40
Elinor ne pouvait s’empêcher d’être flattée par les propos de son suzerain. Qu’il en vienne à reconnaître publiquement qu’elle avait fait du bon travail en élevant ses enfants, était plutôt agréable. Parce que justement, c’était son lord suzerain, et que cela impliquait, possiblement, que ses enfants seraient des dignes représentants de la maison Tarly. Elle en avait bien l’intention. Mais l’adolescence des enfants n’était pas arrivée, et là était toute la différence. C’était souvent ce moment qui posait le plus souci aux parents. Elle appréhendait un peu à vrai dire. Elle avait en effet entendu dire par des rumeurs que le fils du lord était..Passablement difficile à gérer. Après, elle savait qu’elle recadrerait fermement ses enfants au moindre signe d’incivilité. Parce que c’était son caractère. Parce qu’on n’élève pas des enfants avec amour pour les voir se transformer en honte pour leur famille. Ni en petits monstres. Mais il n’y avait pas de raison pour qu’ils prennent cette voie..non? Surtout que les enfants avaient plus pris d’elle au final, physiquement et moralement.

Enfin ce n’était pas la question. La question du jour, était de voir comment elle pouvait les protéger de son mieux. Elle avait beau bien s’entendre avec son beau-frère -comme le prouva sa dernière réplique, qui lui arracha un demi-sourire-, il n’était pas là pour partir en villégiature à Horn Hill. Quoique, ça calmerait peut-être un peu la situation… Mais il fallait être sérieuse. Comme le prouvait le fait qu’elle doive s’isoler pour parler, loin de ses enfants. Elle n’aimait pas voir Florian agir ainsi, vraiment pas ; elle détestait le voir aussi malheureux. La mort de Corwyn l’avait rendu plus affectueux à son égard. Comme si..il avait peur qu’elle ne l’abandonne. Seulement, il ne pourrait pas se raccrocher éternellement à ses jupes, c’était le meilleur moyen d’en faire un jeune homme faible de caractère, un Lord inefficace aussi. Elle haïssait cette idée, mais il allait devoir grandir. Devenir autonome, indépendant.. Cruelle idée vue la situation du fief mais.. Mais elle n’y avait pas le temps de s’y attarder, parce que l’heure était à la discussion. Entre adultes.Entre suzerain et banneret.

Son suzerain justement l’écouta attentivement, l’écoutant, la prenant au sérieux même. C’était déjà beaucoup, mine de rien. Beaucoup lui auraient sans doute ri au nez, prenant ses inquiétudes pour des chimères, l’épouvantail qu’une mère pouvait se créer. Mais il n’en était rien. Le Lord Tyrell ne se moquait pas d’elle. Ou alors, il le cachait bien, mais cela ne lui semblait pas être son genre. Malgré sa boutade sur le fait qu’il pourrait l’épouser, et qui la fit se raidir. Oh, elle n’allait pas se remarier de sitôt.  Elle ne voulait plus jamais être vue comme l’inférieure d’un homme, ni soumise à lui et son autorité.  Elle avait assez donné.  Les seuls hommes dont elle reconnaissait l’autorité sur elle étaient au nombre de deux : Lord Tyrell, bien entendu, et Aegon V, le suzerain des Sept Couronnes. C’était là de l’obéissance et de la loyauté logiques.  Pour le reste..non. Plus jamais. Aussi choquant que cela puisse paraître pour d’autres Lords de voir une femme aussi indépendante.

En revanche, elle se pencha légèrement vers son suzerain lorsqu’il reprit la parole, signe de sa complète attention, et fronça les sourcils. Florian en pupille à Highgarden..c’était une possibilité, oui, comme cela soulignerait le statut de neveu du Lord Suzerain..et de lord de Horn Hill.  “Je suis d’accord pour cela” , acquiesça-t-elle. “Cela enverrait un message fort..et puis, Highgarden n’est pas si loin.” Garder le contact serait donc facile, Florian ne se sentirait pas abandonné. C’était un peu sa crainte. Mais là, s’il faisait le retour entre les deux châteaux du Reach, cela serait assez équilibré. Vivre une partie de l’année à Highgarden, vivre l’autre partie dans son vrai foyer..Ce n’était pas si mal. Sa seconde proposition la laissa cependant interdite pendant un instant. L’idée elle-même était bonne. Envoyer un Tyrell à Horn Hill pour y résider un certain temps..pourquoi pas. Mais..

“C’est vrai, cela pourrait faire du bien aux enfants de lord Willas, en plus, d’en effet, sans doute calmer les ardeurs de mes détracteurs.” Mais elle se redressa. Régalienne presque. Digne, solide comme un roc. Consciente qu’elle allait déclamer l’équivalent du feu grégeois. Le ton devenu soudain dur,tranchant comme l’acier. “Lord Willas est le bienvenu à Horn Hill. J’écouterai son conseil, je tiendrai compte de son avis. En revanche, je ne tolérerai pas qu’il essaye seulement d’usurper sa position..Pour prendre la mienne, à la tête de Horn Hill, jusqu’à la majorité de mon fils. Pendant dix ans, j’ai été le trophée de chasse de mon mari. Je n’étais rien à ses yeux. Juste celle qui devrait porter son héritier, celle que l’on éloigne de toute responsabilité à part celle-ci. Je ne souffrirai pas qu’une telle situation se représente. Jamais.”

Peut-être était-elle arrogante, peut-être pas. Elle avait tant souffert pour avoir sa liberté actuelle, aussi infime qu’elle fût, qu’elle entendait bien la garder coûte que coûte.
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