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Forum de RP basé sur l'univers de l'oeuvre de George R.R. Martin A song of ice and fire et de sa série télévisée Game of Thrones.
 

Dim 13 Mai - 14:29

La chute du Dragon

Le silence était pratiquement étouffant autour de lui. Seul le bruit de ses pas résonnait dans les escaliers. Chaque pas qu’il faisait l’amenait plus proche de son but… et chaque pas qu’il faisait résonnait dans sa poitrine en écho au battement de son cœur.  Il avait le souffle court et une boule dans la gorge sous ses airs surs de lui et affirmer. Au bout de l’escalier se trouvaient autant de désirs que de crainte.

Désirs de réussite, désirs du cœur. Crainte de la réussite et de l’avenir. Crainte de l’échec aussi. Il y avait, au bout de cet escalier, un amant brisé. Un être autant aimé que haï. Depuis si longtemps, il c’était taillé une place d’importance dans son cœur et sa vie. Pas nécessairement, une bonne place bienveillante, mais une place d’importance ça oui ! C’est pourquoi Valery avançait pratiquement à reculons. Il ne voulait pas, le voir comme ça. Il ne voulait pas… mais en même temps il en avait une soif immense. C’était un combat interne violent et d’envergure cataclysmique… et pourtant son visage ne montrait rien d’autre que la rigueur habituelle.

Ses pieds le menèrent au couloir. Un long et richement décorer couloir. Après tout, nous étions dans le Red Keep ! Ici, tout était fait pour montrer la richesse et la puissance des Targaryens. Le Lord n’avait plus d’intérêt pour ces murs maintes fois vus au fils des années. Il n’était plus impressionné par l’étalage de dorure et puis de toute façon, il était déjà plus que conquis à la puissance royale.

Mais aujourd’hui, alors qu’il avançait vers cette porte gardée, il prenait le temps de regarder. Parce qu’il pouvait ainsi se concentrer sur autre chose. Autre chose, que le choix auquel il devrait faire face dans les prochaines minutes. Boum-boum-boum faisait son cœur. Tac-tac-tac faisait ses pas. C’était assourdissant, il avait l’impression qu’on pourrait l’entendre d’Essos ! Et pourtant, quand il arriva face aux gardes, personne ne broncha. Les gardes le laissèrent passer sans même piper mots. Après tout, le lien d’amitié et de fraternité qui l’unissait avec le résidant de la pièce était connu de tous. Si seulement, ils savaient ! Que l’amitié indéfectible cachait en fait une haine dévorante, à la hauteur de l’affection qu’il pouvait avoir pour lui. Et qu’elle lui était retournée avec autant de férocité.

La chaleur dans la pièce était aussi étouffante que le silence. Les rideaux tirés offraient une pénombre calme à la chambre, dans laquelle dormait son occupant. Valery s’avança vers le lit et s’assit sur la chaise confortable qui avait été judicieusement placée au chevet du blesser.

Reconnaissable par ses magnifiques cheveux blonds, il n’avait plus rien d’autre de reconnaissable justement. Endormi, ses yeux bleu-violacé n’étaient nullement visibles et tout le reste était caché par des bandages. Leith Velaryon n’avait plus grand-chose de l’effrayant chef de l’Académie. Il était… faible. Lentement, avec une douceur insoupçonnée, il caressa les mèches blondes, libérant le front couvert de sueur dû à la douleur.

« Que t’a-t-elle fait ? Tu as l’air si calme… si faible ! Oh, mon démon, tu n’es que l’ombre de toi-même.» Chuchota-t-il plus pour lui-même.

Brulé sur l’entièreté du corps, celui qui fut son tourmenteur, semblait à l’agonie. Dans le cœur de Valery, deux désirs se battaient avec encore plus de force. Aurait-il le courage ? Il serait tellement facile…

« Tu ne pouvais t’empêcher de faire l’idiot, n’est-ce pas ? Je te l’ai pourtant toujours dit, que tu rencontrerais quelqu’un un jour qui t’opposerait véritablement une résistance… Mais tu n’écoutes pas. Parce que tu es le grand Leith ! Vois maintenant où cela t’a mené… Aussi fragile, qu’une fleur soumit aux intempéries. »

Toujours chuchotant, il avait la voix un peu enrouée… et ses caresses dans les mèches blondes se firent un peu plus frénétiques tout en restant douces et aimantent en contraste avec ses paroles pleines de fiels.

Peut-être était-ce la voix, peut-être les caresses, mais Leith fini par ouvrir les yeux. Magnifiques pierres précieuses, qui l’avaient toujours subjugué. Aujourd’hui, les yeux de son amant-ennemi étaient pleins de douleur et de fatigue. Il lui sourit doucement, tendrement. Et les yeux violacés se teintèrent d’interrogation. Mais Vali ne lui laissa pas le temps de parler. Il se leva et se pencha au-dessus de lui.

« Chuuut. Ne parle pas. Tout ira bien… »

Valery posa un baiser papillon sur les lèvres brisées du dragonnier puis remplaça sa bouche par sa main. Il couvrit aussi le nez. Bien sûr, Leith se mit à se débattre, mais il était faible… et Vali déterminer. Pencher au-dessus de lui, il ne broncha pas quand le cousin du Roi agrippa de ses maigres forces avec ses mains bander le col de sa tunique. Il ne le quitta pas des yeux alors que la panique commençait à remplacer la rage dans le regard de Lord de Dragonstone.

« J’ai gagné… Mais ne tant fait pas… je vais prendre soin d’Aegon pour deux… »

Il resta la main bien en place jusqu’à ce que toute lueur de vie fut disparue. Il avait aimé cet homme. Autant qu’il l’avait détesté. Un combat éternel… mais un jour, il devait prendre fin. Et Vali était assez intelligent pour ne pas laisser la chance à Leith d’être celui qui termine la partie. Et il savait aussi que jamais il n’aurait eu le dessus en temps normal. C’était sa seule chance. La boule dans la gorge, il s’assura qu’il n’y avait pas de marque sur lui qui pourrait l’incriminer. Une fois le tableau parfait, il rajouta la touche finale... il vida le contenu d'une toute petite fiole -si petite qu'elle ne contenait que quelques mililitres- de sang dans l'une des narines de Leith. La fiole vide disparue rapidement au fond d'une poche.

« Adieu, mon bel ange au trait de démon… »

Se redressant, il se mit à crier. Il hurlait comme un posséder.

« Garde !!! GARRRDE !!! LEITH ! PAR LES SEPT ! LEITH ! »

Les yeux fous, les larmes montant à ses iris, il n’arrêta pas de hurler. Même avec l’entrée des gardes qui était devant la porte.  Pour tous, il avait l’air de l’ami en état de choc. Et il l’était dans un sens. Leith était mort. Toute une page de sa vie s’éteignait. Un beuglement résonna partout, le dragon de Leith hurlait à la mort accompagnant le hurlement d’horreur de Valery.
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Jeu 17 Mai - 23:59


«La chute du Dragon. »


Il tentait de rattraper le retard qu’il avait rapidement gagné durant sa petite convalescence, cloué pour la grande majorité du temps dans son lit. Assis à son bureau, il avait presque l’impression que tout était parfaitement normal, mais en vrai, bien des choses avaient changé suite à cet empoisonnement. Ce qui le dérangeait par-dessus tout était le fait qu’ils n’avaient pas de réel coupable à se mettre sous la dent, les quelques coupage de tête de base avaient été bien entendu de mise, tout comme les petites disparitions des petites gens, mais il fut inconscient pour y assisté, ce qui avait gardé sa rage refoulé. Puis, suite à l’état de son Leith adoré, son esprit c’était soudainement embrouillé d’avantage. Il avait des doutes sur le fait que ce n’était sans doute pas les Blackfyre qui étaient à l’origine de son empoisonnement, mais cette petite garce était la cause des maux de celui qui aimait à partager sa folie.

Bien entendu qu’il avait torturé la gamine afin d’espérer qu’on crache le morceau malgré tout et aussi, pour son bon plaisir. Il devait bien passer sa rage et sa colère sur quelqu’un et s’il ne l’avait pas déflorée, c’était bien pour laisser cet honneur à son frère de cœur, Leith. En bon joueur cependant, il avait tout fait pour la faire hurler, pleurer. Et la prendre par derrière n’affectait en rien son… Innocence. Il fallait presque dire qu’il trouvait cela plus qu’amusant et ce jurait que s’il arrivait quelque chose au Lord de Dragonstone, elle finirait sa vie dans les Donjons, à servir de catin, d’amuse-gueule pour tous les soldats du Red Keep. Si on osait certes dire qu’Aegon le Cinquième n’aimait que lui et qu’il ne cherchait pas à laisser sous-entendre le contraire, il était bien capable d’amour véritable, comme n’importe qui. Bien que particulier, il avait aimé sa mère, oui. C’était d’ailleurs pour cela qu’il l’avait assassiné. Il aimait ses sœurs, à sa manière, mais il aimait aussi Leith, tout comme Valery. Cela faisait sommes toutes bien des gens, pour un homme que l’on disait dépourvu de cœur, voire d’âme.

Il avait donc l’esprit ailleurs, se surprenant à fixer le ciel, et une partie d’une des tours du Red Keep lorsqu’il fut sorti brutalement de ses songes. Un hurlement qu’il reconnut sans le moindre mal parvint à venir se frapper contre les portes de ses appartements. Étouffé. Hurlement qui le força à se tendre comme un arc. Valery… Pourquoi hurlait-il ainsi le nom de leur frère adoré? Et rapidement, s’ensuivis une ombre doré, qui s’embla s’effondrer en plein centre de la cours, tandis qu’un long hurlement bestial, déchiré se fit entendre à l’extérieur. La pression monta dans sa tête comme jamais, sentent ses oreilles bouillir, son corps entier tremblé, tandis qu’il se levait d’un bond, renversant de son mouvement son fauteuil qui vint frapper le mur derrière lui. Se dirigeant aussitôt d’un pas rapide vers les portes de bois, celles-ci s’ouvrirent simultanément pour laisser place à ses gardes royaux qui, formé à merveille, pouvait assurément deviner ses mouvements. Sans un mot, le regard fixe droit devant, la mâchoire serré, le Souverain marchait à grandes enjambés vers les appartements de Leith, sa garde aux talons.

Il poussa littéralement un ou deux des hommes qui se tenaient devant les portes ouvertes de la chambre de Leith et qui n’avaient pas eu le réflexe suffisamment rapide de le laissé passer, pour y noté rapidement la mine démolie de Valery. Il ne l’avait jamais vue ainsi. Jamais. Instantanément, son regard violacé coula vers Leith, qui gisait là, les yeux fermé, étrangement trop inerte, une coulisse de sang sur le coin d’une narine. Il grogna, ou quelque chose de similaire à cela. Peut-être un espèce de gémissement douloureux tandis qu’il brisa la distance qui le séparait du lit, poussant le Mestre qui l’observait déjà si violemment, que l’homme tomba à la renverse sur le sol. Celui-ci fut aussitôt relevé par la garde et soutenu par celle-ci…

«Il est mort, nous soupçonnons l’emp… L’empoisonnement… V’votre Maje…

-QUOI?!

«Il est m…»

-J’ai parfaitement compris, espèce d’imbécile! Sortez d’ici… SORTEZ TOUS SANS EXCEPTION!... Et gardez un œil sur Ivor.

Ivor était bien entendu le pauvre Mestre, qui serait bien vite questionné. Sur ses mots, il agrippa la première chose qui lui tomba sous la main, soit un plateau remplis de lingettes, où trônait un bol d’eau fraiche et propre, afin d’éponger le front du souffrant pour balancer le tout vers l’entrée afin d’incité à tous ces spectateurs de lui laisser la solitude qu’il exigeait et ce, sans attendre ne serait-ce qu’une seconde de plus. Aegon déjà à son chevet, se laissa littéralement couler sur les genoux, agrippant l’une des mains inerte de son ami et amant, tandis que l’autre alla doucement, délicatement se poser sur son front. Un nœud immense se trouvait dans le creux de son thorax.

-Je…

Sa voix s’enroua. Il dû avaler sa salive, difficilement car ce nœud lui tendait la gorge. Il était noir de colère et mêler à sa peine, cela était bien, bien plus que dangereux. Il n’avait jamais ressenti ça, même pas à la mort de sa mère. On s’en était pris à lui, à sa délicieuse sœur puis… Maintenant à Leith et ils avaient eu le culot de le faire encore sous son toit, à lui. À quelques pas de ses propres appartements, tandis qu’il était dans un état pareil. Il ne pouvait s’empêcher de les trouvé lâche et à la fois dangereusement trop intelligent. Ils avaient frappé Leith, parce-qu’il était au sol et c’était là sans doute la seule façon de le faire tomber Il s’en voulait. Énormément de ne pas avoir été d’avantage plus protecteur envers celui-ci malgré toute la garde et les précautions. C’était comme si un serpent arrivait toujours, d’une manière ou d’une autre à se faufiler. La mâchoire horriblement serré, il jeta un coup d’œil vers Valery. Évidemment qu’il était resté. Ce genre d’ordre, de sortir ne le concernait pas, pas plus qu’il n’avait jamais concerné Leith.

-Je ne comprends pas…

Ou  plutôt, il refusait d'y croire parce-que c'était plutôt évident en soit. C'était trop abrupte pour lui. Ils avaient encore une tonne de choses à faire ensemble ils... Il pouvait même voir encore quelques cernes de sueur sur ses bandages. Cela ne faisait pas longtemps. Il n’avait même pas été auprès de lui. L’un de ses poings était serrer, figé. Avait-il lutté ou non?! Lutté contre sa propre mort?

-Tu était là?

Lorsqu’il avait poussé son dernier souffle. Avait-il passé ces derniers instant consciemment, ou non? Seul, ou accompagné? Comment pourrait-il le savoir. Aucune trace de lutte pour sa survie, d’agonie. Rien. Que cette goutte de sang, son air presque… Serein. Même lorsqu’il avait dormis dans ses draps il n’était pas si… Relâcher. Sa froideur avait quelque chose de beau malgré tout, même s’il le préférait vivant. Il savait que c’était Valery qui l’avait trouvé autrement, il n’aurait lui-même pas appris la nouvelle de cette manière…

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Mer 30 Mai - 9:21


«La chute du Dragon. »


Valery avait commencé à hurler pour le show… puis vint la réalisation. Leith était mort. Mort par sa main, certes, mais mort tout de même. Plus jamais, il ne verrait cet air sadique et arrogant. Plus jamais, il n’y aurait de joutes verbales et de pique bien sentie. Leith n’était plus, et avec lui une grande partie de la vie du Lord s’en allait. Il avait tué Leith, car il le devait. Lui comme le dragonnier savait que ça allait un jour se terminer de cette manière. Ils ne savaient juste pas qui tuerait l’autre, ni quand. Mais dès le premier instant, ça avait été écrit dans les étoiles.

Il n’empêche, qu’ils s’étaient aimés. À leur manière. Un amour plein de fiel, de rancœur et de jalousie, mais un sentiment profond et marquant. Et au centre de tout, Aegon. Pour qui ils s’étaient battu, pour qui, ils s’étaient aimés aussi. Parce que le Roi était celui qui aurait toujours la première place. Mais c’était terminer. Le trio était mort en même temps que Leith avait échappé son dernier souffle contre la main ferme du Lord de Highgarden. Il ne restait plus que deux cœurs brisés et à l’agonie.

Les yeux vert et vif devinrent flous et fous. Il avait tué. Ce n’était pas la première fois, mais cette fois-ci, était tellement plus significatif. La boule qui se forma dans sa gorge menaçait de l’étouffer… comme il l’avait fait pour son démon angélique. Un sanglot passa les lèvres serrées alors qu’une flopée de gardes entrait dans la pièce comme autant d’éléphants dans un musée de cristaux. Il avait envie de leur hurler de se taire. Mais sa voix s’était brusquement coincée dans sa gorge. Ça beuglait autour de lui, ça grouillait. Mais Valy semblait être dans un autre univers, qui tournait au ralenti. Il avait pensé que la mort de Lord Velaryon allait le soulager… mais en fait, il avait plutôt l’impression de s’être auto arracher le cœur.

Le brouhaha s’intensifia encore et soudain, Aegon fut là. Son roi, son ami… son amour. C’était comme si sa présence avait fait sauter un barrage, car les émotions bouillantes en furie qui tournait furent brusquement plus violente et tel un raz de marée, submergèrent Valery. C’était comme être soufflé par une tempête, emportée par les flots. Il entendait Aegon gueuler des ordres. Et quand bien même ça l’aurait concerné, il était bien incapable de bouger. Par chance, jamais il n’était concerné par les demandes de sortie. Ni Leith d’ailleurs. Mais Leith… il ne pourrait jamais plus sortir de nulle part. Par sa propre main. Qu’avait-il donc fait ! Mais il le devait. Il le devait… Il serait devenu encore plus cruel, plus fou, plus dangereux. Il aurait eu le dessus… il le devait.

Ses jambes, raides et crispées, finir par le lâcher et il s’effondra face à son Roi. Au chevet de celui qu’il venait d’assassiné. Comme un miroir, il caressa d’une main tremblante quelques mèches blondes du mort. Une demande de pardon, une douceur suite à la mort terrible qu’il venait de lui apporter. Aegon ne comprenait pas… Mais comment pourrait-il ? Lui qui n’était au courant de rien concernant la double vie de ses amants ?      

« Il… »

Comment lui dire ? Comment parler de ça. Il devait faire attention, nul ne devait savoir. Encore moins Aegon. Mais il ne pouvait le laisser sans rien non plus. Mais comment parler, sans s’effondrer à son tour ?

« J’étais là »

Oui. Il était là. Là pour le tuer, là pour le voir mourir. Mais présent aussi, pour l’accompagnée vers son Nouveau Monde. Avalant difficilement les larmes qui lui obstruaient la gorge, il leva ses yeux sur son seul soleil. Il devait lui donner un os, quelque chose à ronger pour éviter qu’il ne se ronge lui-même. Et pour éviter une mort certaine à la petite Blackfyre qui pourrissait au cachot. La gamine n’avait rien demandé… Leith avait encore une fois… non ne pas penser à Leith.

« Il… je… »

Prenant une grande inspiration chevrotante, il s’élança. « Je lui parlais de toi… il était réveillé. Puis il a suffoqué. Il s’agrippait, cherchait l’air… puis se fut fini. Il… on dirait qu’il dort encore… Mais le sang. Le sang… » Valy secoua tristement la tête. Que lui avait-il pris déjà ? Aegon souffrait ! Il souffrait aussi ! Mais il le devait. Il devait tuer cet homme qui l’avait tant humilié, qui l’avait tant fait souffrir… qu’il avait aimé.  

« Le… le long au revoir »

Il avait soufflé le nom du supposer poison. Un poison mortel, qui ne laissait aucune trace dans le corps… et une coulisse de sang au nez. Une chose terrible, venant de Dorne. Valery avait été épouvanté par cette chose lorsqu’enfant il avait lu sur le sujet. Et aujourd’hui sa connaissance lui avait permis de mettre fin à un long duel. C’était fini. Il avait gagné… mais à quel prix ! Contrairement aux morts de guerre, aux assassinats politiques ou sa femme, il allait porter le poids de cette mort sur le cœur pour le restant de ses jours…

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Lun 4 Juin - 0:13


«La chute du Dragon. »


Un léger pincement jaloux l’envahis lorsque Valery lui confirma qu’il avait bel et bien été avec Leith durant ces derniers instants. Puis il s’en voulu aussitôt de ressentir tout ça. Il aimait autant le Tyrell que le Velaryon et il préférait de loin que celui-ci fut présent qu’un simple Garde ou Mestre. N’empêche, il se surprit surtout à s’en vouloir d’avoir songé à rattraper ce temps perdu parmi la paperasse, plutôt que d’être resté plus de temps avec celui qu’il considérait comme son frère.

Il songeait déjà à le venger, bien entendu, Helzebeth allait crever et avant ça, elle allait souffrir, terriblement et déjà malgré tout ce qu’il lui avait fait subir, elle n’avait rien vue, rien! Il allait éradiquer sa famille toute entière, en passant par son frère qu’il torturerait sous ses yeux, avant de le tuer, oui, pourquoi pas. Sa fureur montait et montait, tout ce qu’il voulait c’était trouver quelque chose qui saurait le satisfaire ne serait-ce qu’un peu.

Les paroles de son second amant passaient dans son esprit sans qu’il ne puisse à mesure les comprendre, trop absorber par le visage de Leith, son expression, sa haine et sa peine. *Tu à tenter de jouer les «bon Roi», regarde ce que cela ta offert. Tu as montrer une faiblesse et ils en ont profité. Toi, Daeyna et maintenant Leith. Une frappe, pour si peu. Imagine maintenant ce qu’ils pourraient faire si…*

-Shh.

Fit-il, distraitement sans même s’en rendre compte, chassant de sa main libre l’air devant lui, comme s’il tentait de chassé d’un bref mouvement une mouche qui le dérangeait. Valery était habitué à ses agissements parfois un peu étrange Peut-être devinerait-il que ce petit passage ne le concernait pas. Dans tous les cas, Aegon n’y songeait sincèrement pas du tout, il était à un autre niveau en cet instant précis. Il rapporta son regard dur et froid vers celui qui prendrait bien entendu la place de Leith, dorénavant.

-Dorne. Encore. Parfait. C’est parfait oui.

Fit-il plus pour lui-même qu’autre chose. Se redressant, il porta une main à son front, essayant déjà de chassé la cacophonie qui faisait rage dans son esprit. S’il était possible de partager ce qui était dit dans sa tête, en cet instant précis, même l’homme qui avait tout partager avec lui en frissonnerait probablement. Le massacre, qu’il pouvait faire… Le massacre qu’il avait effectivement envie de faire. Envoyé tous ses Dragonniers sur Sunspear serait un jeu d’enfant. Les laissé se déployé à travers Westeros, pendant qu’il prenait son pied avec cette petite Blackfyre sous les yeux de son frère. Tout ça lui semblait soudainement des plus alléchants. D’un mouvement vif, Aegon frappa violemment la table qui se trouvait sur sa route, la balançant elle et son contenu à quelques mètres plus loin. Comment pouvait-il savoir exprimer une si grande tristesse alors que tout ce qu’il avait vécue de son côté, qu’il n’avait eu le droit d’exprimer n’était que violence?

Une main se posa sur son épaule et le Souverain se retourna vivement pour aviser le doux visage, emplis de détresse et de souffrance de Valery. Cela lui fit l’équivalent d’un coup de masse en plein thorax. La mort de Leith était une chose déjà bien difficile à supporter, mais voir le visage de Valery aussi chagriner, le renversait tout autant. Il était le seul oui, le seul à pouvoir comprendre. Il leva une main où il vint laisser couler doucement sur sa joue, laissant glisser ses doigts le long de sa mâchoire pour l’embrasser. Peut-être un peu férocement, peut-être avec une once de désespoir puis il mit fin à ce rapprochement, même si des pulsions montaient en lui. Il ressentait trop de chose, trop en même temps.

-J’ai besoin d’être seul avec lui.

Laissa-t-il couler. Oui, même si la présence de Valery ne l’importunait guère, il ressentait sincèrement l’envie de partager ce silence seul avec Leith. Ces derniers instant où sont corps n’était pas encore entièrement glacer. Ou peut-être se laisserait-il bercer par l’illusion qu’il n’était qu’endormi. Qu’importe. Peut-être voulait-il saccager l’entièreté des appartements, puis ensuite regretter car ils ne seraient plus jamais comme avant, qu’importe…

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Lun 4 Juin - 8:42


«La chute du Dragon. »


Valery était plutôt immobile, de l’autre côté de Leith. Lentement, ses pensées se remettaient en place. La douleur de la perte se faisait plus vive, la conscience de son acte aussi. À jamais, il vivrait avec cette mort sur le cœur. Ce n’était pas la première… et certainement pas la dernière. Mais elle serait celle qui compterait le plus. Il n’y avait après tout personne d’autre plus important, outre Aegon. Et jamais, même si sa propre vie était l’enjeu, il ne mettrait fin au jour de son roi. La mort du Lord de Dragonstone était une tragédie. Il en était l’auteur, certes, mais il n’était pas assez idiot pour ne pas voir les énormes conséquences que cette mort pouvait avoir.

Avant de se glisser dans cette pièce, il y avait déjà réfléchi. Aegon serait folle de douleur et chercherait à frapper rapidement. Son travail à lui, consisterait à lui donner une direction, mais aussi de contenir les éclats. Il ne faudrait pas mettre le royaume en péril non plus ! Il devait attendre le bon moment pour aiguiller. Il avait déjà commencé en parlant du poison, typiquement Dornien, mais il devait maintenant s’assurer qu’Aegon ne brule pas la demeure des Martell ! Les malmener un peu, pourquoi pas… si ça pouvait l’apaiser. Mais il ne devait pas risquer une guerre ouverte avec un royaume.

Et il y avait l’autre problème. La fille, qui s’était malheureusement attiré les faveurs de sa victime. La petite Blackfyre n’avait pas eu la présence d’esprit de se laisser faire, aussi humiliant et salissant était-ce… et aujourd’hui elle risquait de payer pour ses propres actes. Par Aegon… mais surtout par Annabeth qui n’allait certainement pas attendre sagement pour essayer de mettre fin aux jours d’Helzebeth. Il lui fallait la sortir de là… et vite.

Regardant au travers de ses larmes, l’homme qui lui avait tant appris et qui reposait maintenant immobile à jamais, Valery se demandait si tout cela en valait vraiment la peine. N’aurait-il pas mieux fait de ne rien faire ? De continuer ainsi encore quelques années et de laisser Leith l’assassiner en premier ? Non bien sûr que non. Valy tenait trop à la vie pour se soumettre à un destin funeste. Alors, il n’avait pas le choix, il allait devoir réparer les pots qui seront cassés suite à ce meurtre.

Aegon, face à lui commençait à s’agiter. Il recommençait, à chasser les mouches invisibles et à s’énerver seul. Ces moments rendaient Valery nerveux… car il lui semblait que son amour n’était plus du tout parmi eux. Comme le regard qu’il lui lançait. Froid, dur, violent. La rage bouillait dans le sang et la tête du roi… et il était le seul rempart. Valery avait peur… mais il l’aimait plus que tout. Plus que les risques encourus. Il l’avait toujours fait, depuis qu’il l’avait rencontré. Tous les trois avaient formé un drôle d’équilibre bancal… Leith, sadique enrobé par la cruauté, Aegon dont la violence était à peine voilée sous le sadisme… et lui. Que la douceur apparente n’était qu’écran de fumisterie pour cacher sa propre violence cruelle. Il fut un temps, où il n’était que douceur et sucre… mais il avait pris gout au côté sombre de la vie le jour où il s’était glissé entre les draps de Leith pour la première fois.

Faisant ce qu’il savait le mieux faire, il se leva lentement et contourna le lit mortuaire. D’une main comme un papillon, il caressa l’épaule royale pour le sortir de ses tourments internes. La table gisait plus loin, témoin blessé de la peine qui broyait les entrailles du Roi. Comme il avait mal de le voir souffrir ainsi par sa faute ! Mais il le fallait. Il le fallait. Soudain, les lèvres de son amant étaient contre les siennes. Un baiser bref, sauvage et désespéré. Il lui répondit avec la même ferveur. Il avait tué Leith. Il était mort… ils étaient maintenant seuls.

Valery eut le cœur qui se serra aux mots coulés par Aegon. Seul avec Leith… c’était le nœud du problème justement. Il jalousait le dragonnier pour les moments seuls passés avec le roi… et Leith lui rendait la pareille pour tous les instants de solitude qu’il avait eus avec leur amant commun. Mais il se força à enfouir sa douleur… c’était la dernière fois. Plus jamais, Leith ne sera là. Pour le meilleur… et pour le pire. Plus de rires, plus de sexe, plus d’humiliation et plus de discussion. Fini. Tendrement, il entoura la tête d’Aegon de ses mains et embrassa son front.
« Je… te laisse… »

Il s’éloigna de quelque pas, regarda une dernière fois son ancien amant et laissa une larme couler avant de ramener son attention sur le Roi.

« Je devrais allez chercher la gamine au cachot… à l’heure qu’il est, Annabeth doit avoir été mise au courant. Il ne faudrait pas qu’un fâcheux incident arrive. Mes appartements sont surs… à moins que tu n’ailles une meilleure idée. »

Il était impératif d’enlever Helzebeth du chemin d’Annabeth. Même Aegon au milieu de sa douleur pourrait le comprendre. Pour l’instant il voudrait certainement la torturer lui-même… mais peut-être la raison lui reviendrait et il verrait qu’elle ne pouvait en rien y être mêlée, de son cachot…

« Et je vais commencer à chercher… chercher qui a fait cela. Ce genre de poison… n’importe qui pourrait s’en procurer… Je… Il faut que je fasse quelque chose pour ça. »

Oui, n’importe qui. Il ne fallait surtout pas qu’Aegon garde l’idée que les Martell étaient les seuls suspects. Tout le château pouvait l’être. Sauf lui, Aegon et les prisonniers. Et pourtant… pourtant c’était lui. Valery ravala ses larmes et se construit un visage plus digne avant de sortir de la pièce après un regard de soutient pour son amant, son Roi. « Tu sais où me trouver, je serais là. Toujours » Quand il aurait besoin d’une épaule, d’un sourire ou juste d’une présence, Aegon pourrait toujours compter sur lui.

Hors de la pièce, avec un regard dur et froid malgré le rouge persistant, il apostropha un garde pour qu’il le mène au cachot. Il avait une jeune femme à ramener.

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Lun 4 Juin - 11:34


«La chute du Dragon. »



Il sentait bien que cette demande de solitude dérangeait Valery. De là à considérer cela comme de la jalousie non, mais, sans doute celui-ci aurait aimé pouvoir rester auprès de cet ami de longue date. Seulement, Aegon pour l’heure ne pensait qu’à son chagrin, en partie. Il devait être seul avec Leith. Valery avait vu ses derniers instants. Il avait déjà quelque chose que le Souverain n’aurait jamais. Leith ne s’envolerait pas… Il ne s’envolerait plus jamais, d’ailleurs. Une pensée furtive pour son Dragon lui traversa l’esprit. Il devrait faire quelque chose de Valryon, tout comme de l’Académie qui se retrouvait dorénavant sans Chef et la première pensée qui lui traversa l’esprit fut le fait qu’il se chargerait de tout ça lui-même, parce-qu’il n’avait jamais été mieux servis qu’avec Leith, Valery ou bien lui-même, dans les choses internes et importante. Il ne faisait confiance en personne d’autre, concernant ce sujet délicat. Annabeth, peut-être? Cela restait à voir. Elle avait déjà beaucoup à faire et il n’était pas désireux que la Maître des chuchoteurs laisse de côté ce travail important qui lui était demandé, aujourd’hui plus que jamais.

Le Tyrell avait toujours été d’une compréhension sans borne. Ravalant ses larmes qu’il avait moins de mal à laisser couler que le Souverain, il se contenta de lui offrir un baiser chaleureux sur le front, englobant son visage de ses mains et Aegon ferma les yeux un instant, comme si cela lui permettait de rassembler ses idées tout comme ses émotions un peu trop éparpillée à son goût. Et il l’abandonna là, à sa demande alors qu’en même temps, il désirait si ardemment sa présence auprès de lui. Pourtant, un arrêt, une hésitation. Aegon lui jeta un coup d’œil oblique, toujours immobile là où il se trouvait, écoutant d’une oreille ses propos. Helzebeth oui, en effet. Annabeth était tout autant un danger pour elle que lui-même et il préférait éviter de devoir châtier la Dragonnière pour avoir outre passé ses ordres sous l’émotion et assassiner la jeune Blackfyre à sa place.

-Fais donc.

Laissa-t-il couler tout simplement. Il n’avait pas nécessairement envie de réfléchir sur sa sécurité et visiblement Valery lui, y avait pensé. Aussi bien lui mettre ce problème temporaire sur les bras, le temps qu’il se remette lui-même du choc. Pas la peine non plus de lui préciser d’être prudent avec cette fille. Il savait ce qu’elle avait fait au défunt. Il savait aussi qu’il n’abuserait pas pour l’heure de ce ‘’privilège’’ en la tuant lui-même. Il ne lui ferait jamais une chose pareille. Il pouvait bien abuser d’elle si cela l’enchantait, mais il en doutait fort, en vue de son penchant pour la gente masculine.

Et pour le reste de ses propos, Aegon claqua la langue et quitta son immobilité, se dirigeant vers un pichet de vin, le prenant pour s’en servir, puis hésitant, fini par le balancer au bout de ses bras contre un mur. Le poison pouvait être n’importe où et il doutait fort que son corps résiste à un second assaut en un si court laps de temps. Il détestait en fait à penser que les Dorniens n’avaient rien à voir avec cette histoire. En tout cas, assurément pas la Princesse avec qui il avait partagé de bons instants, mais peut-être était-ce exactement ce qu’elle voulait qu’il pense.

*L’idée de tous les faire brûler par le feu de ton Académie reste la meilleure! Étend ta puissance sur tout Westeros, telle une vague de mort. Montre leurs qui tu es, il est temps de remettre les pendules à l’heure avant que tu perdes le contrôle de notre suprématie!*

-C’est la mienne.

Répondit-il tout bas, d’un ton irrité, froid. De là où se trouvait Valery, il était peu probable qu’il est capter les mots que le Souverain venait de murmurer et encore. Il ne ferait que réaliser que cela n’avait pas le moindre sens en vue de la discussion qu’ils avaient. Il voulait un coupable bien plus ardemment maintenant que lors de son propre empoisonnement et celui de sa très chère sœur. Ne rien pouvoir se mettre sous la dent le rendait tout simplement de plus en plus dangereux, car l’envie de punir tous le monde l’envahissait bien trop intensément. Au moins, les propos de Valery l’apaisèrent un peu. Savoir que quelqu’un de compétent ce mettait aussitôt sur ce cas lui permettait de ne pas prendre de décision hâtive et violente sous l’effet des émotions…

-Pas n’importe qui.

En effet, ce poison était certes d’origine Dornienne, mais il n’était pas donné à tous de pouvoir se le procurer en vue du danger même que le préparer pouvait engendrer, ceux qui le concoctait demandaient une bonne somme pour s’en défaire. Surtout que ce poison ne durait jamais bien longtemps dans une fiole, ce qui signifiait même qu’il avait dû être crée spécialement pour la cause… Il serra les poings. Il garda le silence sous les propos pourtant si apaisant, doux de Valery. Il sortit de sa torpeur au moment où il entendit la porte se referme. Comme si un éclair l’avait frappé, il se rua vers Leith et agrippa l’épingle de celui-ci qui trônait toujours sur son poitrail, par-dessus ses bandages et se précipita vers la porte pour l’ouvrir en coup de vent, faisant sursauté les gardes qui baissèrent la tête. Déjà, Valery était plus loin dans le couloir et le Souverain s’empressa de faire disparaître la distance entre eux, faisant un bref mouvement de la main, exigeant là silencieusement que sa garde ne le suive pas. Il posa une main sur l’épaule de son amant. Silencieusement, il lui dévoila l’objet qui trônait dans le creux de sa main. Le cœur lourd, il le roula quelques instants entre ses doigts pour finalement l’accrocher sur les vêtements de Valery, devant la garde qui aussitôt inclina la tête, comprenant le message. Il devenait à cette heure main du Roi. Il l’annoncerait plus officiellement au Conseil Restreint, mais personne ne chercherait à contester cette décision et sincèrement, en ces temps tempétueux, il préférait ne pas laisser traîner un choix qu’il savait très bien qu’il ferait de toute manière. Autant Valery aurait besoin de cette position pour mener à bien sa mission, autant Aegon voulait qu’il sache qu’il savait bien qu’il serait là, toujours et que c’était réciproque. S’il avait pu, il lui aurait donné cette épingle bien plus tôt seulement… Seulement il ne pouvait y avoir qu’une seule main du Roi. Sa main qui trônait sur l’épaule de Valery la quitta. Il n’avait pas besoin de parler, ni quoi que ce soit d’autre. Son regard voulait tout dire.

Il finit par tourner les talons, laissant le Tyrell à ses occupations urgentes –si l’on pouvait dire ainsi-, pour retourner vers les appartements de Leith, goûter une dernière fois ses lèvres et fondre en larme loin des oreilles et loin des regards de quiconque, si ce n’était que des Souverain dans son esprit, franchement dégouté par une telle faiblesse de sa part, mais sincèrement pour l’heure Aegon n’en avait que faire. Par la suite, il organiserait les funérailles sans plus attendre. Rassemblerait les personnes nécessaires afin de remettre les pendules à l’heure et prendrait, bien entendu la tête de l’Académie des Dragonniers.



Fin.

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