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Forum de RP basé sur l'univers de l'oeuvre de George R.R. Martin A song of ice and fire et de sa série télévisée Game of Thrones.
 

Dim 13 Mai - 14:29

La chute du Dragon

Le silence était pratiquement étouffant autour de lui. Seul le bruit de ses pas résonnait dans les escaliers. Chaque pas qu’il faisait l’amenait plus proche de son but… et chaque pas qu’il faisait résonnait dans sa poitrine en écho au battement de son cœur.  Il avait le souffle court et une boule dans la gorge sous ses airs surs de lui et affirmer. Au bout de l’escalier se trouvaient autant de désirs que de crainte.

Désirs de réussite, désirs du cœur. Crainte de la réussite et de l’avenir. Crainte de l’échec aussi. Il y avait, au bout de cet escalier, un amant brisé. Un être autant aimé que haï. Depuis si longtemps, il c’était taillé une place d’importance dans son cœur et sa vie. Pas nécessairement, une bonne place bienveillante, mais une place d’importance ça oui ! C’est pourquoi Valery avançait pratiquement à reculons. Il ne voulait pas, le voir comme ça. Il ne voulait pas… mais en même temps il en avait une soif immense. C’était un combat interne violent et d’envergure cataclysmique… et pourtant son visage ne montrait rien d’autre que la rigueur habituelle.

Ses pieds le menèrent au couloir. Un long et richement décorer couloir. Après tout, nous étions dans le Red Keep ! Ici, tout était fait pour montrer la richesse et la puissance des Targaryens. Le Lord n’avait plus d’intérêt pour ces murs maintes fois vus au fils des années. Il n’était plus impressionné par l’étalage de dorure et puis de toute façon, il était déjà plus que conquis à la puissance royale.

Mais aujourd’hui, alors qu’il avançait vers cette porte gardée, il prenait le temps de regarder. Parce qu’il pouvait ainsi se concentrer sur autre chose. Autre chose, que le choix auquel il devrait faire face dans les prochaines minutes. Boum-boum-boum faisait son cœur. Tac-tac-tac faisait ses pas. C’était assourdissant, il avait l’impression qu’on pourrait l’entendre d’Essos ! Et pourtant, quand il arriva face aux gardes, personne ne broncha. Les gardes le laissèrent passer sans même piper mots. Après tout, le lien d’amitié et de fraternité qui l’unissait avec le résidant de la pièce était connu de tous. Si seulement, ils savaient ! Que l’amitié indéfectible cachait en fait une haine dévorante, à la hauteur de l’affection qu’il pouvait avoir pour lui. Et qu’elle lui était retournée avec autant de férocité.

La chaleur dans la pièce était aussi étouffante que le silence. Les rideaux tirés offraient une pénombre calme à la chambre, dans laquelle dormait son occupant. Valery s’avança vers le lit et s’assit sur la chaise confortable qui avait été judicieusement placée au chevet du blesser.

Reconnaissable par ses magnifiques cheveux blonds, il n’avait plus rien d’autre de reconnaissable justement. Endormi, ses yeux bleu-violacé n’étaient nullement visibles et tout le reste était caché par des bandages. Leith Velaryon n’avait plus grand-chose de l’effrayant chef de l’Académie. Il était… faible. Lentement, avec une douceur insoupçonnée, il caressa les mèches blondes, libérant le front couvert de sueur dû à la douleur.

« Que t’a-t-elle fait ? Tu as l’air si calme… si faible ! Oh, mon démon, tu n’es que l’ombre de toi-même.» Chuchota-t-il plus pour lui-même.

Brulé sur l’entièreté du corps, celui qui fut son tourmenteur, semblait à l’agonie. Dans le cœur de Valery, deux désirs se battaient avec encore plus de force. Aurait-il le courage ? Il serait tellement facile…

« Tu ne pouvais t’empêcher de faire l’idiot, n’est-ce pas ? Je te l’ai pourtant toujours dit, que tu rencontrerais quelqu’un un jour qui t’opposerait véritablement une résistance… Mais tu n’écoutes pas. Parce que tu es le grand Leith ! Vois maintenant où cela t’a mené… Aussi fragile, qu’une fleur soumit aux intempéries. »

Toujours chuchotant, il avait la voix un peu enrouée… et ses caresses dans les mèches blondes se firent un peu plus frénétiques tout en restant douces et aimantent en contraste avec ses paroles pleines de fiels.

Peut-être était-ce la voix, peut-être les caresses, mais Leith fini par ouvrir les yeux. Magnifiques pierres précieuses, qui l’avaient toujours subjugué. Aujourd’hui, les yeux de son amant-ennemi étaient pleins de douleur et de fatigue. Il lui sourit doucement, tendrement. Et les yeux violacés se teintèrent d’interrogation. Mais Vali ne lui laissa pas le temps de parler. Il se leva et se pencha au-dessus de lui.

« Chuuut. Ne parle pas. Tout ira bien… »

Valery posa un baiser papillon sur les lèvres brisées du dragonnier puis remplaça sa bouche par sa main. Il couvrit aussi le nez. Bien sûr, Leith se mit à se débattre, mais il était faible… et Vali déterminer. Pencher au-dessus de lui, il ne broncha pas quand le cousin du Roi agrippa de ses maigres forces avec ses mains bander le col de sa tunique. Il ne le quitta pas des yeux alors que la panique commençait à remplacer la rage dans le regard de Lord de Dragonstone.

« J’ai gagné… Mais ne tant fait pas… je vais prendre soin d’Aegon pour deux… »

Il resta la main bien en place jusqu’à ce que toute lueur de vie fut disparue. Il avait aimé cet homme. Autant qu’il l’avait détesté. Un combat éternel… mais un jour, il devait prendre fin. Et Vali était assez intelligent pour ne pas laisser la chance à Leith d’être celui qui termine la partie. Et il savait aussi que jamais il n’aurait eu le dessus en temps normal. C’était sa seule chance. La boule dans la gorge, il s’assura qu’il n’y avait pas de marque sur lui qui pourrait l’incriminer. Une fois le tableau parfait, il rajouta la touche finale... il vida le contenu d'une toute petite fiole -si petite qu'elle ne contenait que quelques mililitres- de sang dans l'une des narines de Leith. La fiole vide disparue rapidement au fond d'une poche.

« Adieu, mon bel ange au trait de démon… »

Se redressant, il se mit à crier. Il hurlait comme un posséder.

« Garde !!! GARRRDE !!! LEITH ! PAR LES SEPT ! LEITH ! »

Les yeux fous, les larmes montant à ses iris, il n’arrêta pas de hurler. Même avec l’entrée des gardes qui était devant la porte.  Pour tous, il avait l’air de l’ami en état de choc. Et il l’était dans un sens. Leith était mort. Toute une page de sa vie s’éteignait. Un beuglement résonna partout, le dragon de Leith hurlait à la mort accompagnant le hurlement d’horreur de Valery.
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♔ Lord Suzerain du Reach
♔ Gouverneur du Sud
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Jeu 17 Mai - 23:59


«La chute du Dragon. »


Il tentait de rattraper le retard qu’il avait rapidement gagné durant sa petite convalescence, cloué pour la grande majorité du temps dans son lit. Assis à son bureau, il avait presque l’impression que tout était parfaitement normal, mais en vrai, bien des choses avaient changé suite à cet empoisonnement. Ce qui le dérangeait par-dessus tout était le fait qu’ils n’avaient pas de réel coupable à se mettre sous la dent, les quelques coupage de tête de base avaient été bien entendu de mise, tout comme les petites disparitions des petites gens, mais il fut inconscient pour y assisté, ce qui avait gardé sa rage refoulé. Puis, suite à l’état de son Leith adoré, son esprit c’était soudainement embrouillé d’avantage. Il avait des doutes sur le fait que ce n’était sans doute pas les Blackfyre qui étaient à l’origine de son empoisonnement, mais cette petite garce était la cause des maux de celui qui aimait à partager sa folie.

Bien entendu qu’il avait torturé la gamine afin d’espérer qu’on crache le morceau malgré tout et aussi, pour son bon plaisir. Il devait bien passer sa rage et sa colère sur quelqu’un et s’il ne l’avait pas déflorée, c’était bien pour laisser cet honneur à son frère de cœur, Leith. En bon joueur cependant, il avait tout fait pour la faire hurler, pleurer. Et la prendre par derrière n’affectait en rien son… Innocence. Il fallait presque dire qu’il trouvait cela plus qu’amusant et ce jurait que s’il arrivait quelque chose au Lord de Dragonstone, elle finirait sa vie dans les Donjons, à servir de catin, d’amuse-gueule pour tous les soldats du Red Keep. Si on osait certes dire qu’Aegon le Cinquième n’aimait que lui et qu’il ne cherchait pas à laisser sous-entendre le contraire, il était bien capable d’amour véritable, comme n’importe qui. Bien que particulier, il avait aimé sa mère, oui. C’était d’ailleurs pour cela qu’il l’avait assassiné. Il aimait ses sœurs, à sa manière, mais il aimait aussi Leith, tout comme Valery. Cela faisait sommes toutes bien des gens, pour un homme que l’on disait dépourvu de cœur, voire d’âme.

Il avait donc l’esprit ailleurs, se surprenant à fixer le ciel, et une partie d’une des tours du Red Keep lorsqu’il fut sorti brutalement de ses songes. Un hurlement qu’il reconnut sans le moindre mal parvint à venir se frapper contre les portes de ses appartements. Étouffé. Hurlement qui le força à se tendre comme un arc. Valery… Pourquoi hurlait-il ainsi le nom de leur frère adoré? Et rapidement, s’ensuivis une ombre doré, qui s’embla s’effondrer en plein centre de la cours, tandis qu’un long hurlement bestial, déchiré se fit entendre à l’extérieur. La pression monta dans sa tête comme jamais, sentent ses oreilles bouillir, son corps entier tremblé, tandis qu’il se levait d’un bond, renversant de son mouvement son fauteuil qui vint frapper le mur derrière lui. Se dirigeant aussitôt d’un pas rapide vers les portes de bois, celles-ci s’ouvrirent simultanément pour laisser place à ses gardes royaux qui, formé à merveille, pouvait assurément deviner ses mouvements. Sans un mot, le regard fixe droit devant, la mâchoire serré, le Souverain marchait à grandes enjambés vers les appartements de Leith, sa garde aux talons.

Il poussa littéralement un ou deux des hommes qui se tenaient devant les portes ouvertes de la chambre de Leith et qui n’avaient pas eu le réflexe suffisamment rapide de le laissé passer, pour y noté rapidement la mine démolie de Valery. Il ne l’avait jamais vue ainsi. Jamais. Instantanément, son regard violacé coula vers Leith, qui gisait là, les yeux fermé, étrangement trop inerte, une coulisse de sang sur le coin d’une narine. Il grogna, ou quelque chose de similaire à cela. Peut-être un espèce de gémissement douloureux tandis qu’il brisa la distance qui le séparait du lit, poussant le Mestre qui l’observait déjà si violemment, que l’homme tomba à la renverse sur le sol. Celui-ci fut aussitôt relevé par la garde et soutenu par celle-ci…

«Il est mort, nous soupçonnons l’emp… L’empoisonnement… V’votre Maje…

-QUOI?!

«Il est m…»

-J’ai parfaitement compris, espèce d’imbécile! Sortez d’ici… SORTEZ TOUS SANS EXCEPTION!... Et gardez un œil sur Ivor.

Ivor était bien entendu le pauvre Mestre, qui serait bien vite questionné. Sur ses mots, il agrippa la première chose qui lui tomba sous la main, soit un plateau remplis de lingettes, où trônait un bol d’eau fraiche et propre, afin d’éponger le front du souffrant pour balancer le tout vers l’entrée afin d’incité à tous ces spectateurs de lui laisser la solitude qu’il exigeait et ce, sans attendre ne serait-ce qu’une seconde de plus. Aegon déjà à son chevet, se laissa littéralement couler sur les genoux, agrippant l’une des mains inerte de son ami et amant, tandis que l’autre alla doucement, délicatement se poser sur son front. Un nœud immense se trouvait dans le creux de son thorax.

-Je…

Sa voix s’enroua. Il dû avaler sa salive, difficilement car ce nœud lui tendait la gorge. Il était noir de colère et mêler à sa peine, cela était bien, bien plus que dangereux. Il n’avait jamais ressenti ça, même pas à la mort de sa mère. On s’en était pris à lui, à sa délicieuse sœur puis… Maintenant à Leith et ils avaient eu le culot de le faire encore sous son toit, à lui. À quelques pas de ses propres appartements, tandis qu’il était dans un état pareil. Il ne pouvait s’empêcher de les trouvé lâche et à la fois dangereusement trop intelligent. Ils avaient frappé Leith, parce-qu’il était au sol et c’était là sans doute la seule façon de le faire tomber Il s’en voulait. Énormément de ne pas avoir été d’avantage plus protecteur envers celui-ci malgré toute la garde et les précautions. C’était comme si un serpent arrivait toujours, d’une manière ou d’une autre à se faufiler. La mâchoire horriblement serré, il jeta un coup d’œil vers Valery. Évidemment qu’il était resté. Ce genre d’ordre, de sortir ne le concernait pas, pas plus qu’il n’avait jamais concerné Leith.

-Je ne comprends pas…

Ou  plutôt, il refusait d'y croire parce-que c'était plutôt évident en soit. C'était trop abrupte pour lui. Ils avaient encore une tonne de choses à faire ensemble ils... Il pouvait même voir encore quelques cernes de sueur sur ses bandages. Cela ne faisait pas longtemps. Il n’avait même pas été auprès de lui. L’un de ses poings était serrer, figé. Avait-il lutté ou non?! Lutté contre sa propre mort?

-Tu était là?

Lorsqu’il avait poussé son dernier souffle. Avait-il passé ces derniers instant consciemment, ou non? Seul, ou accompagné? Comment pourrait-il le savoir. Aucune trace de lutte pour sa survie, d’agonie. Rien. Que cette goutte de sang, son air presque… Serein. Même lorsqu’il avait dormis dans ses draps il n’était pas si… Relâcher. Sa froideur avait quelque chose de beau malgré tout, même s’il le préférait vivant. Il savait que c’était Valery qui l’avait trouvé autrement, il n’aurait lui-même pas appris la nouvelle de cette manière…

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♔ Souverain des Sept Couronnes  ♔ Dragonnier
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