Revenir en haut Aller en bas


Forum de RP basé sur l'univers de l'oeuvre de George R.R. Martin A song of ice and fire et de sa série télévisée Game of Thrones.
 

Sam 12 Mai - 10:18
Ils étaient partis avant l'aube, l'horizon était gris et le vent soufflait avec sa vigueur habituelle. C'était les Stormlands après tout, mais tous les hommes qui quittèrent Accalmie ce matin là étaient habitués, plus encore le vent et l'orage coulaient dans leurs veines. Il ne pleuvait pas encore, mais le ciel était bien couvert à l'Est, vers la Baie des Naufrageurs. D'ici ce soir il y aurait un orage. Mairon volait en cercle autour d'Accalmie, planant sur les courant ascendants. Le dragon aurait été capable de franchir la distance qui séparait la forteresse des frontières du domaine Baratheon avec celui des Connington en quelques battements d'ailes, bien plus vite que n'importe quel cheval. Myrddin tenait à rester avec ses hommes, alors il chevauchait avec eux, à terre. Mairon était dans les airs, lui au sol sur un cheval, et son frère d'âme était quelque peu vexé qu'un canasson lui soit préféré alors qu'il était là. Comment sa moitiée humaine pouvait-elle monter une de ces ridicules bestioles poilues et peureuses alors qu'il se ferait un plaisir de le prendre sur son dos ? C'était vexant quand même de le voir faire ainsi des infidélités. Oui, enfin ce n'était pas aussi construit et limpide dans les pensées même du dragon, mais l'idée était là.
Myrddin avait dû se répandre en caresses mentales pour le dérider un peu, mais Mairon restait bougon et il faudrait attendre la fin de l'inspection pour qu'ils recollent efficacement les morceaux. Et ça passerait par des cajoleries, des caresses et des gratouilles à la pelle. Et certainement la promesse d'une demie-vache et d'un long vol couplé à une séance de pêche. Normalement cela devrait remettre le dragon de bonne humeur et le faire ronronner de plaisir. Le dragonnier aimait quand son beau Mairon ronronnait lorsqu'il caressait ses belles écailles cuivrées. Et il risquait d'en passer du temps à le cajoler pour se faire pardonner de cette infidélité.
Myrddin chevauchait donc aux côtés de ses hommes, à sa droite Orphée. Il savait qu'il pouvait compter sur lui les yeux fermés, il était son plus fidèle soutien et allié, un ami loyal et cher. Myrddin confierait sa vie entre les mains du bâtard Swann sans hésitation et les yeux fermés. Plus encore qu'avec tous les hommes, pourtant tous de très loyaux et fidèles alliés, qui chevauchaient à leurs côtés. Mais Orphée avait une place spéciale pour le Lord, à ses yeux, et dans son coeur. Et ça, il ne pouvait le montrer, juste le garder au fond de lui alors que cela ne faisait que gonfler et enfler, encore et encore, comme si cela allait finir par le dévorer ou exploser.
Le groupe de guerriers chevaucha dans l'aube grise, dans le bruit du vent qui soufflait dans les arbres et des sabots qui cognaient en rythme contre le sol. Les champs étaient encore déserts, mais l'on voyait quelques lumières vacillantes aux fenêtres des chaumières des paysans, le travail au champ n'attend pas. Et entre les arbres on pouvait apercevoir une biche, un cerf ou un renard, voir l'ombre d'un braconnier qui rentrait chez lui avec un lièvre ou un faisan à la ceinture. Les herbages ployaient sous le poids de la rosée qui brillaient doucement d'un éclat argenté sous les premiers rayons du soleil qui pointait à l'Est. Les oiseaux commençaient à piailler dans les branches des arbres. Mairon n'était pas loin au dessus d'eux. L'atmosphère était sereine, bucolique presque et elle détonnait avec l'attitude martiale des cavaliers. Ils longeait depuis un moment la frontière, l'aube était bien installée désormais.
Tout était calme, trop calme songea Myrddin. Ce ne pouvait être que le calme avec la tempête, et la tempête tous la connaissait sur le bout des doigts. Elle était dans leur sang. Le chaos n'allait pas tarder à s'abattre sur eux. Et ils le savaient, et restaient en conséquence sur leurs gardes. Ainsi, ils remarquèrent le silence qu'il se fit chez les oiseaux, les enveloppant comme une chape de plomb. L'atmosphère se fit lourde et poisseuse, quelque chose allait arriver, et bientôt.
Et d'un coup ils leur tombèrent dessus, c'était assez prévisible au fond, les armes des deux côtés furent rapidement dégainées et le chaos commença.
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
♔ Lord Suzerain des Stormlands ♔ Lord de Storm's End  ♔ Dragonnier
♔ Lord Suzerain des Stormlands
♔ Lord de Storm's End
♔ Dragonnier
Revenir en haut Aller en bas
Mar 15 Mai - 9:02
Ils avaient pris le départ avant que l’aube ne paraisse, et s’étaient avancé à travers le vent sifflant et gémissant dans les champs. C’était la symphonie habituelle des Stormlands et Orphée ne s’en lassait pas. A l’Est, le soleil perçait timidement les épais nuages noirs annonciateurs d’orage. L’on n’entendait que la cacophonie des sabots sur la terre et les battements d’ailes nerveux du dragon qui volait au-dessous des troupes, parfois accompagné d’un grognement rauque ou d’un hennissement aigue.

A gauche d’Orphée, se tenant droit et noble sur sa monture, se trouvait Myrddin. L’intendant était toujours fier de se tenir au côté du Lord suzerain, c’était un honneur pour le bâtard qu’il était. Il donnerait volontiers sa vie pour protéger celle de Myrddin. Pas uniquement par devoir mais aussi parce qu’il était bien plus que son Lord suzerain. Il était comme son frère et son ami le plus précieux. Il ne vivait que pour le servir, même si cœur se consumait d’amour pour lui et désespérait d’être un jour pour Myrddin plus que son intendant. Mais Orphée savait que cela n’arriverait jamais. Il était né homme et bâtard et n’avait donc aucune chance de voir Myrddin répondre à ses sentiments.

Cela faisait déjà longtemps qu’ils bordaient la frontière dans le calme absolu. Même les oiseaux s’étaient tus en sentant l’atmosphère pesante s’abattre sur la plaine. Le cheval d’Orphée commençait à s’agiter, nerveux. Le jeune homme le calma en lui flattant l’encolure et en lui parlant tout bas. La bête s’apaisa un peu. La bataille était pour bientôt, cela ne faisait aucun doute. Orphée était aux aguets, sillonnant l’horizon de ses yeux dorés plein de méfiance. Alors les ennemis surgirent dans de grands cris et l’on brandit les épées dans les deux camps avant de se jeter contre les opposants. Ainsi commença la bataille.

Dans les clameurs de rage résonnaient le tintement métallique des épées qui se fracassaient les unes contre les autres, le déchirement de la chair que les lames tranchaient impitoyablement et les cris d’agonie étouffés par le sang qui emplissait les gorges et les bouches mourantes. Des corps sans vies gisaient dans la boue et le sang, au milieu des soldats qui s’entretuaient sauvagement. Le chaos régnait sur le champ de bataille et Orphée se tenait là, près de Myrddin, enfonçant sa lame de fer dans le corps de ses ennemis, leur tranchant les membres, faisant voler leur tête, répandant leurs tripes sur le sol. Il gardait toujours un œil sur son Lord suzerain et faisait en sorte de toujours se tenir le plus près possible de lui. Il ne devait rien lui arriver.
Son adversaire à terre, Orphée jeta un coup d’œil vers Myrddin. Comme il s’en doutait, il s’en sortait très bien, éclatant la tête de ses assaillants à grand coup de marteau. Ah, qu’il était beau au milieu de ce chaos sanglant ! Ses longs cheveux noirs ondulaient à chacun de ses mouvements, ses yeux de jais étaient plein de fureur et son visage était éclaboussé du sang de ses ennemis. Orphée sourit et reporta son attention sur la bataille. Mais cet instant de bévue suffit pour qu’un opposant se jette sur lui et lui plante la pointe de son épée dans le ventre. Le jeune homme laissa échapper un grand cri de douleur qui se noya dans le boucan de la bataille. Il ploya le genou un instant avant de se relever et de trancher net la tête de son agresseur. Il vacilla avant de tomber à terre. Il ne pouvait pas rester ainsi, il devait se relever et se battre. Pour Myrddin. Il fit un effort considérable pour se remettre debout mais il avait bien du mal à tenir ses jambes. Quelle merde, c’était bien le moment d’être blessé ! Le sang ne cessait de jaillir de la plaie et la tête commençait à lui tourner. Il sentait ses forces l’abandonner. Non, non… il n’allait pas mourir. Pas ici. Pas maintenant. Il souffla, il n’en pouvait plus. Il fit un pas en avant mais une vive douleur le plia en deux et de nouveau il s’écroula, inconscient.
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
♔ Main droite & Intendant de Myrddin Baratheon


Revenir en haut Aller en bas
Jeu 17 Mai - 15:13
L'escarmouche vira vite en un chaos sans nom, bienheureusement les assaillants n'étaient pas des paysans, mais des chevaliers et des guerriers. Enfin "heureusement", c'était un peu plus compliqué que ça, parce que ces hommes savaient se battre au contraires des paysans qu'ils envoyaient parfois se battre dans des révoltes sanglantes et enfumées. Ils étaient donc moins faciles à abattre que ces derniers, même si une foule de pécores en colère à qui on avait bien rempli le crâne de conneries n'était pas non plus une sinécure à gérer. Mais Myrddin préférait tuer des personnes ayant les moyens de se défendre avec une formation martiale, que des types armés de vieux outils agricoles sans vraiment savoir qu'en faire outre de leur fonction première. En fait, s'il le pouvait il préférait ne tuer personne, mais le pacifisme n'était pas une voie qu'il pouvait suivre ou qui se montrerait efficace dans une telle situation, ce serait plus son arrêt de mort et celui de ses proches. Son devoir l'exigeait, alors il se pliait à sa besogne, aussi déplaisante soit-elle il l'effectuait avec sérieux et rigueur.
Mais aussi avec un certain feu, une férocité. Celle du loup ou de l'ours qui protège ses petits, celle de celui qui se sait dans son bon droit et se défend bec et ongles contre son agresseur. Et c'est avec ce feu qu'il faisait face à ses assaillants, marteau de guerre en main, à corps perdu dans le massacre. Le silence était mort, tué par le fracas des armes, les hurlements de douleurs et les râles. Le craquement des os, la chair se déchirant sous le fil des lames, les gargouillis sanglants, tout se perdait dans un vacarme infernal. Un vacarme auquel Myrddin ne pouvait prêter véritablement attention, focalisé comme il l'était sur ses adversaires. Alors s'il entendit le cris que poussa Orphée, ce dernier dû se retrouver perdu au milieu du reste. Les hommes de Myrddin avaient clairement l'avantage, et leurs adversaires s'en rendaient compte, ils tombaient comme des mouches. C'est qu'il ne fallait pas cherhcher le Cerf ainsi sur son territoire. Alors, bien vite ils sonnèrent la retraite, se retirant prestement la queue entre les jambes.
Un des hommes de Myrddin lui fit un signe pour savoir s'il fallait les poursuivre pour finir le travail. Le Lors répondit d'un mouvement de tête, non, c'était inutile. Ils partaient en direction des terres des Connington, les suivre pourraient se révéler du suicide, transformer une réussite en amère débacle. Ses yeux se mirent à chercher spontanément Orphée au milieu des têtes brunes de ses hommes, pas de pertes à déplorer pour le moment, juste des blessés légers, mais il ne voyait la chevelure blond-vénitien nul part au milieu du jais des Stormlands. L'angoisse se mit à étreindre le ventre du dragonnier alors qu'il cherchait frénétiquement son Intendant. Et il ne mit pas longtemps à le trouver, il était bien plus proche qu'il ne le pensait, son coeur manqua un battement en le voyant si pâle au sol. Sa main posée sur son ventre recouverte d'un rouge poisseux. Soudain, sans ne plus penser à rien d'autre Myrddin de précipita sur le jeune homme. Une supplique muette et désespérée dans son coeur. Pourvu que… Par pitié, pourvu que… Il mit un genoux à terre, posa sa main dans le cou d'Orphée. Pourvu que… Pourvu que… L'Etranger devait avoir eu son compte de morts pour le moment, car après un instant de flottement qui parut abyssal au Lord il sentit sous ses doigts le pouls du bâtard Swann. Faible, mais bien là. Le soulagement s'abattit avec force sur le Lord Baratheon, Dieux merci… Il était vivant, peut-être plus pour longtemps, mais vivant. Myrddin ne voyait que trop bien la plaie poisseuse et le tissus presque noir à force de s'imbiber de sang, la pâleur presque grise de la peau de son ami. Il fallait qu'il voit un mestre, en urgence. Tout en soulevant un peu Orphée et en déchirant un bout de sa propre tunique pour en faire un bandage, Myrddin leva les yeux vers ses hommes.

-Pas d'autres blessés graves ?

-Non, my Lord, bienheureusement.

Myrddin enroulait le morceau d'étoffe autours de la plaie, le compressait contre la peau meurtrie pour ralentir le saignement. Orphée ne supporterait pas un voyage à cheval et le temps d'arriver, l'Etranger aurait déjà accompli sa besogne.

-Rentrez à Accalmie au plus vite, je prend Orphée sur Mairon, il a besoin de soins en urgence.

-Bien, my Lord.

-Prenez garde sur la route.

Le Lord appella son dragon tandis que ses hommes se préparaient au départ et que lui tenait fermement Orphée dans ses bras, le câlant bien contre lui avant de le soulever avec prudence. Mairon ne mit pas longtemps à arriver après avoir entendu l'appel de son frère d'âme, il avait sentit sa panique concernant Orphée et s'inquiétait. Le dragon d'or roussis se posa tout près de Myrddin qui porta Orphée dans ses bras, en grimpant dans son dos.
Il le serra contre lui tout le temps du vol, chuchotant doucement à son oreille, comme s'il pouvait l'entendre de là où il était.

-Ne me quitte pas… Pas maintenant… Je te l'interdis…

Il l'aimait, il ne voulait pas le perdre… Pas comme ça, pas maintenant…
Myrddin fit se poser Mairon sur la tour principale d'Accalmie, le mestre se trouvait juste deux étages en dessous, il glissa avec son précieux paquet dans les bras, le serrant toujours contre lui, contre son coeur. Lui chuchotant encore.

-Tiens bon… On y est presque… Encore un effort…

Bienheureusement le mestre était seul, Myrddin s'en serait voulu d'imposer une vision pareil à un de ses enfants, ou à un pauvre hère qui passait par là. Le mestre comprit immédiatement le problème. Le reste fut assez flou pour le Lord, il ne pouvait pas rester devant la porte du mestre à attendre comme un porte-manteau, vu qu'on lui avait fait comprendre qu'il gênait plus qu'autre chose. Mairon vient dans son esprit pour le rassurer et le réconforter, Myrddin s'enivra de la présence chaude et rassurante de son dragon. Son indéfectible et inconditionnel soutien, sa moitié, son alter-ego. Après un moment de fusion mentale, le Lors récupéra un peu de contenance et envoya Mairon vérifier que le trajet de ses hommes qui rentraient à cheval se passait bien. Puis il remarqua le sang qui maculait ses vêtements, l'état de sa tunique déchirée… Il devait avoir l'air fin…

Un bon bain et des vêtements propres plus tard, Myrddin attendait en serrant Marian dans ses bras, la petite était venue le trouver de son propre chef dans son bureau. Cette petite devait avoir un sacré instinct pour sentir quand son père avait le plus besoin de soutien et d'affection. Il serait la fillette contre lui, qui l'enlaçait de ses petits bras du mieux qu'elle le pouvait, caressant ses boucles noires tendrement. Comme il aimait cette enfant… Il ne parvenait toujours pas à réaliser à quel point elle illuminait ses jours, toute la joie et l'amour qu'elle lui apportait à chaque seconde. Tout l'amour qui débordait de son coeur pour elle.
Puis, au bout d'un moment, on frappa à la porte et les nouvelles tombèrent. Myrddin embrassa le front de sa fille.

-Je pourrais aller voir Orphée ?

-Oui, ma puce, promis mais plus tard. Là il faut le laisser un peu se reposer.

Le mestre l'avait laissé seul avec Orphée, ses jours n'étaient pas en danger, les organes internes n'avaient pas été touchés mais la blessure était profonde et il lui faudrait du temps pour s'en remettre. Un peu plus tard, et il été trop tard. Un peu plus tard et il été trop tard...
Il dormait encore… En le voyant si pâle quelque chose, comme une barrière se brisa chez Myrddin, il s'approcha du lit dans lequel reposait son bel Orphée et caressa tendrement sa joue. Et les mots qui suivirent il ne les controla pas, c'était un cris du coeur depuis trop longtemps enfoui.

-Tu m'as fais peur, si peur… Je ne sais pas ce que j'aurais fait si je t'avais perdu… Je t'aime, Orphée. Je t'aime si fort…

Et une larme roula sur sa joue à ces mots. Oh par les Sept, oui il l'aimait… Il l'aimait et il ne pouvait plus le taire.
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
♔ Lord Suzerain des Stormlands ♔ Lord de Storm's End  ♔ Dragonnier
♔ Lord Suzerain des Stormlands
♔ Lord de Storm's End
♔ Dragonnier
Revenir en haut Aller en bas
Lun 21 Mai - 12:30
Dans son coma, Orphée ne vit pas les assaillants abandonner le champ de bataille, offrant ainsi la victoire aux hommes de son Lord suzerain. Il ne vit pas non plus Myrddin venir à lui dans un élan de panique ni ne le sentit chercher son pouls avant de le serrer contre lui en bandant sa blessure. Il ne remarqua pas non plus que son beau Lord Baratheon le portait pour le ramener au château à dos de dragon et ne vit rien du trajet dans les airs. Pourtant, au fond de lui, Orphée rêvait de chevaucher un dragon pour prendre la voie des cieux, ça devait être tellement incroyable de voir le monde d’en haut, de sentir l’air glacé fouetter son visage, de se sentir libre et vivant, simplement. Mais la peur qu’il avait de ses formidables créatures le condamnait à rester clouer au sol. Quoi qu’il en soit, il n’entendit pas non plus les suppliques que lui chuchotait désespérément son aimé au creux de son oreille sourde et il resta inconscient un long moment, même lorsque le mestre se démenait pour lui sauver la vie, nettoyant, désinfectant et suturant la profonde entaille qui déchirait son ventre avant de le laisser se reposer une fois son œuvre achevée  et sa vie hors de danger.

Dans les ténèbres qui recouvraient l’esprit d’Orphée, de vieux et lointains souvenirs défilaient, s’imposant à lui comme des rêves. Puis les souvenirs furent remplacés par mille et une pensées floues et abstraites. Mais lentement, elles devenaient plus précises, plus concrètes. Où était-il ? Que s’était-il passé ? Pourquoi avait-il l’impression de flotter dans les abysses ? Puis la mémoire lui revint. L’annonce des révoltes aux frontières des Connington, le départ par un gris matin, l’embuscade si prévisible, la bataille, sa blessure. Et Myrddin ? Myrddin ! Ce nom fut comme un électrochoc dans sa conscience et il revint à lui, lentement. Très lentement.
Très doucement, les sensations revenaient à Orphée. D’abord son corps, puis ses membres. Ensuite, il se sentit respirer silencieusement, calmement. Et enfin cette douleur vive dans son ventre. Sa blessure. Ca le brûlait, mais c’était supportable. Lorsque le jeune homme eut pris conscience de son corps, alors il s’imprégna de l’environnement qui l’entourait. Peu à peu, des voix lui parvinrent. Elles lui semblaient tellement lointaines que leurs échos se mêlaient au fil de ses pensées qui assaillaient son esprit encore embrumé. Les voix s’étaient tues. Puis après un moment, il sentit un poids près de lui et une caresse, douce, tendre parcourir délicieusement sa joue. De nouveau une voix s’éleva. Il la reconnu aussitôt. Il l’aurait reconnue entre mille, la voix suave de Myrddin. Il entendait ses paroles et commençait à en comprendre le sens. Orphée commençait à s’éveiller quand les derniers mots de son Lord suzerain furent prononcés. Mais dans son demi-sommeil, il ne sut pas s’ils avaient été réellement dit ou s’il s’agissait d’une illusion de son esprit brumeux engendré par son désir ardent de les entendre un jour sortir de la bouche de son aimé. Quoi qu’il en soit, c’est à ce moment-là que le jeune homme sortit définitivement de l’obscurité dans laquelle se trouvait sa conscience et il ouvrit les yeux.

Ses pupilles papillonnèrent quelques instants pour s’habituer à la luminosité pourtant faible de la pièce dans laquelle il se trouvait. Il mit un court moment à comprendre où il était. On l’avait installé dans sa chambre, Orphée la reconnaissait. Puis son regard se posa sur l’homme assit près de lui. Myrddin. Une vague de soulagement et de joie le submergea. Il n’avait rien, il s’était sorti indemne de la bataille. Mais quelque chose le chiffonnait. Son bel ami pleurait et il n’aimait pas ça. Il ouvrit la bouche.

Myrddin, ne pleures plus. Je suis là, je suis en vie. Ça va aller maintenant.

Il aurait aimé lui dire cela mais les mots ne vinrent pas. Sa gorge et sa bouche étaient trop sèchent et sa mâchoire était encore engourdie, aussi resta-t-il silencieux. Il voulut lever sa main et la poser sur la joue de Myrddin pour essuyer ses larmes mais il n’y parvint pas, il était si faible. Alors il se contenta de sourire avec toute l’affection et tout l’amour qu’il avait pour son Lord suzerain, seule chose qu’il était capable de faire à cet instant.

Après un moment, quand il fut entièrement réveillé et que ses forces lui étaient un peu revenues, il posa ses yeux dorés sur son tendre Myrddin.

« J-je suis soulagé que tu n’es rien, Myrddin. Je ne me le serais pas pardonné s’il t’était arrivé quelque chose. » Réussi-t-il à articuler faiblement avant d’essayer de se redresser. Mais la vive douleur qui se répandit dans son corps, non sans lui arracher un amère gémissement plaintif, l’en dissuada.
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
♔ Main droite & Intendant de Myrddin Baratheon


Revenir en haut Aller en bas
Mar 22 Mai - 9:38
Voir Orphée se réveiller procura un soulagement intense au Lord Baratheon. Il était soulagé, si soulagé, qu'il ne pouvait retenir ses larmes qui roulaient sur ses joues. Des années qu'il n'avait pas pleuré, pas depuis sa rencontre avec Mairon, ce jour là c'était des larmes de joie qui mouillaient son visage, une joie immense partagée avec le dragonneau turbulent et cuivré qu'était son beau Mairon. Aujourd'hui, il était bien moins facile de définir la cause de cette pluie sur sa peau, c'était un imbroglio complexe de sentiments qui le submergeait. Mais une chose était claire comme de l'eau de roche: il aimait Orphée Storm.
Ses yeux noirs éperdus d'amour rencontrèrent ceux dorés et tendre de son bel intendant, et son sourire. Oh ! son sourire… Comme il réchauffait et comblait le coeur de Myrddin, c'était un si beau sourire… Si magnifique. Myrddin laissait sa main sur la joue du bel homme roux, continuant de la caresser tendrement, et il resta comme cela un petit moment, perdu dans l'étendue dorée des iris du jeune homme. Lorsque ce dernier eut assez de force pour parvenir à articuler en essayant de se relever. Ce n'était pas encore l'heure, il était encore bien trop faible.

-Shhh… Ne bouge pas, il est encore bien trop tôt, le mestre vient tout juste de te recoudre… Repose toi… Je suis si heureux… Je ne sais pas ce que j'aurais fait si…

Les mots suivants refusèrent de sortir de la bouche du Lord, ils étaient bien trop durs à prononcer, ce serait bien trop éprouvant. Pas si tôt, pas alors qu'il avait manqué de si peu de le perdre. Myrddin continuait de regarder les yeux embués d'amour Orphée, les larmes commençaient à doucement se tarir, rassurés comme il était de le voir vivant et conscient. Son bel amour, son tendre amour, sa déchirure…

-Tu dois te reposer, interdiction de bouger jusqu'à ce que le mestre te donne le feu vert. Il faut que tu récupères. Alexander et Marian vont vouloir venir te voir, ils sont inquiets eux aussi, si tu es d'accord bien entendu.

Marian serait certainement survoltée, Alexander bien plus calme pourrait équilibrer un peu l'ambiance pour qu'elle soit plus supportable pour un blessé en rémission. Même si la joie de vivre de la fillette et sa gentillesse pouvait être de délicieux et d'efficaces médicaments, comme tous les remèdes tout était une question de dosage. En tous cas la présence des enfants pourraient faire du bien à Orphée, et rassurer les petits Baratheon qui étaient tous les deux très attachés à l'intendant.
Il fallait qu'Orphée se repose, et Myrddin y veillerait, il serait aux petits soins pour lui, jusqu'à ce qu'il ait récupéré de sa blessure. Il veillerait sur la convalescence de son tendre, de son cher ami. Il aimerait avoir le courage de répéter ces simples mots, ces mots si doux, qu'il crevait d'envie d'hurler, de susurer, de chuchoter, de déclamer librement mais il n'osait le faire maintenant que le bel objet de son amour était pleinement éveillé. Ils avaient pourtant été si doux, si merveilleux à dire ces mots.
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
♔ Lord Suzerain des Stormlands ♔ Lord de Storm's End  ♔ Dragonnier
♔ Lord Suzerain des Stormlands
♔ Lord de Storm's End
♔ Dragonnier
Revenir en haut Aller en bas
Lun 11 Juin - 9:36
Orphée se laissait volontiers aller à la tendresse que lui offrait Myrddin. C’était comme un baume apaisant pour le jeune homme. Il aurait tant voulu sécher ses larmes et lui dire que tout allait bien à présent, mais il n’avait pas encore la force de se mouvoir, ni même de parler. Son corps et sa conscience étaient encore entourés des brumes du coma dont il venait tout juste d’émerger, le contact  chaud et agréable de la main de Myrddin sur sa joue comme unique preuve de son réveille.

Orphée ne saurait dire combien de temps il s’était écoulé entre le moment où il avait ouvert les yeux et le moment où il avait enfin pu faire part à Myrddin de son soulagement de le voir indemne après la bataille, occupé qu’il était à se perdre dans les orbes noirs et profonds de son aimé. Il avait tenté de se redresser mais son corps lui avait fait comprendre qu’il en était encore incapable. Son Lord suzerain lui-même l’avait empêché de bouger, parlant doucement. Sa voix coulait comme du miel dans ses oreilles. La tristesse flagrante de Myrrdin à l’évocation de son hypothétique décès serrait le cœur d’Orphée. Cette fois-ci, il eut assez de force pour tendre sa main vers Myrddin et la poser délicatement sur sa joue, la caressant doucement de son pouce.

« Ne pense plus à ça. Je suis bien vivant, je vais bien et je suis là, avec toi. Ce qui aurait pu arriver n’a plus d’importance maintenant. » Dit-il d’une voix encore faible, un petit sourire tendre sur les lèvres et les yeux brillants d’affection pour celui qu’il contemplait. Il aurait voulu laisser sa main ainsi sur la douce joue de son Lord suzerain encore un moment, mais ses forces étaient encore faibles, aussi la reposa-t-il le long de son corps.

Myrddin lui ordonna gentiment de ne pas bouger le temps de sa convalescence et cela fit sourire Orphée. Il n’en avait pas l’intention, conscient que sa blessure était profonde et qu’il lui faudrait de temps pour qu’elle guérisse complètement. Cela dit, il espérait tout de même ne pas rester clouer au lit trop longtemps et être rapidement en mesure de se déplacer, au moins dans le château, sans quoi il risquait de devenir fou.

« Tu sais bien que c’est toujours un plaisir pour moi de les voir, ces deux-là. Je les aime beaucoup, mine de rien, ces gamins. D’ailleurs, il faudrait qu’un maître d’armes me remplace le temps de ma convalescence, Alexander doit continuer à suivre l’entrainement quotidiennement. » Dit-il, ne lâchant pas Myrddin du regard. « Me laisseras-tu continuer à gérer l’intendance durant ma guérison ? Même alité, je peux être utile et je risque de perdre la tête si je reste trop longtemps sans rien faire. » Ajouta-t-il tout bas avec un léger sourire amusé. Il espérait cependant réellement que son Lord suzerain accepterait de le laisser s’occuper de certaines affaires du château sans quoi il allait certainement s’ennuyer ferme et devenir quelque peu invivable.

Sa blessure le brûlait et le lançait et la douleur le fatiguait. Alors lentement il se laissa glisser dans les bras de Morphée et ses yeux se fermèrent sur le beau visage de Myrddin.


Cela faisait trois jours qu’Orphée était alité et il commençait gentiment à perdre patience, sa guérison prenait trop de temps, selon lui. Heureusement Myrddin avait accepté qu’il continue à gérer l’intendance depuis son lit, mais pas trop non plus pour ne pas qu’il se fatigue. Heureusement aussi, les enfants et son Lord suzerain lui rendaient très souvent visite. La bonne humeur de Marian lui remontait le moral et il appréciait taquiner Alexander, ses réactions l’amusait. Les deux petits Baratheon lui offraient un divertissement des plus agréables. Mais il avait beau aimé Alexander et Marian et apprécier leur compagnie, ça ne valait pas les moments qu’il passait avec Myrddin. Il profitait de chaque seconde passé avec lui comme si c’était la dernière. Et puis, il avait l’étrange impression qu’il y avait chose de changer entre eux, que Myrddin se comportait différemment avec lui. Mais il avait fini par se dire que c’était uniquement parce qu’il était convalescent, même s’il espérait secrètement au fond de son cœur qu’il y avait une autre raison, tout comme il espérait ne pas avoir rêvé ces trois petits mots si doux à entendre.

Trois jours donc qu’Orphée était cloué au lit avec l’interdiction formelle de se lever. La cicatrisation de sa plaie n’était pas achevée et le moindre mouvement brusque risquait de la rouvrir. Du moins c’était ce qu’affirmait le mestre ce matin-là en examinant la blessure encore rouge avant de lui prescrire du repos et du calme. Quand le vieil homme eut refermé la porte, Orphée s’empara d’un oreiller pour étouffer son râle de rage et d’agacement. Il n’en pouvait plus de rester allongé dans son lit, il avait grand besoin de se dégourdir les jambes mais on le lui interdisait. Il ôta l’oreiller de son visage et laissa échapper un long soupire de lassitude tout en fixant le plafond. Son immobilisation le rendait dingue. Quelqu’un frappa à la porte à ce moment-là et il se redressa sur ses coudes.

« Vous pouvez entrer… »
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
♔ Main droite & Intendant de Myrddin Baratheon


Revenir en haut Aller en bas
Lun 9 Juil - 9:11
La chaleur de la main d'Orphée contre sa joue et la tendre caresse de son pouce réchauffaient le coeur de Myrddin, lui confirmant encore qu'il était là, vivant, avec lui. Petit à petit ce fait s'imposaient à lui comme la réalité, et non pas comme une espèce de rêve abstrait qu'il vivait éveillé, il avait eu tellement peur… Tellement peur de le perdre… Et s'il acceptait qu'Orphée soit bel et bien en vie, il avait l'impression de se trouver dans une bulle douce et chaude de tendresse, une bulle hors du temps. Leurs regards tendres se mêlaient et résonnaient doucement avec leur affection mutuelle,comme il l'aimait, il mourrait d'envie de l'embrasser, de le prendre dans ses bras, de lui sussurer tous les mots doux, tendres et amoureux que ses yeux ambrés lui inspiraient. Myrddin aurait voulu que cet instant dure toujours, c'était un moment presque magique, si seulement il pouvait durer jusqu'à la fin des temps. Les Sept avaient étés bien joueurs de les faire naître ainsi, sans que jamais ils ne puissent espérer un instant vivre sereinement leur amour, sans même pouvoir considérer que cette affection était mutuelle et penser à la confesser sans craindre de faire fuir définitivement l'autre loin. Rien que l'idée de perdre à jamais l'espoir de pouvoir profiter d'être à ses côtés, de le regarder, d'un instant l'effleurer sans craindre de le voir reculer, cela faisait mal au Lord.

« Ne pense plus à ça. Je suis bien vivant, je vais bien et je suis là, avec toi. Ce qui aurait pu arriver n’a plus d’importance maintenant. »

Oui, tout cela n'avait plus d'importance, il était vivant, c'est tout ce qui comptait. Myrddin pouvait contempler son magnifique sourire tendre et l'éclat dans ses yeux dorés. Il l'aimait, c'était une évidence et il regrettait de ne pas pouvoir l'exprimer à voix haute. La main d'Orphée quitta sa joue, l'Intendant était trop épuisé pour la laisser plus longtemps ainsi.

« Tu sais bien que c’est toujours un plaisir pour moi de les voir, ces deux-là. Je les aime beaucoup, mine de rien, ces gamins. D’ailleurs, il faudrait qu’un maître d’armes me remplace le temps de ma convalescence, Alexander doit continuer à suivre l’entrainement quotidiennement. »

-Je veillerais à ce qu'Alexander ait un maître d'arme jusqu'à ce que tu sois assez rétabli pour reprendre le rôle.

De ce qu'il avait compris le jeune garçon appréciait vraiment l'Intendant et il faisait de gros progrès sous sa houlette. 

« Me laisseras-tu continuer à gérer l’intendance durant ma guérison ? Même alité, je peux être utile et je risque de perdre la tête si je reste trop longtemps sans rien faire. »

Il eut un petit sourire, bien sûr qu'il valait mieux laisser à Orphée un peu de travail si on ne voulait pas qu'il tourne maboul. Et rende aussi dingue les pauvres serviteurs et visiteurs qui devrait le côtoyer au passage.

-Rien de très excessif et épuisant alors, d'accord ? La première priorité c'est que tu te reposes.


Myrddin resta aux côtés du jeune homme jusqu'à ce qu'il s'endorme; la fatigue et le rattrapant. Ce n'est qu'une fois assuré qu'il était bien profondément endormi que le Lord suzerain quitta la pièce, après une ultime caresse tendre dans la chevelure cuivré de son tendre amour.

Trois jours s'écoulèrent, trois jours bien remplis, avec l'alitement de son Intendant Myrddin se retrouvait avec plus de choses à gérer en ce qui concernait l'administration. Mais il se débrouillait toujours pour venir passer un petit moment auprès de son bel ami. Les visites des enfants semblaient lui faire du bien, au moins le distraire de son immobilisme forcé. Et cela faisait plaisir au Lord Baratheon, il aimait aussi les moments qu'il passait avec Orphée en tête à tête. Quelque chose avait changé entre eux, c'était indéniable. Même si Orphée n'avait rien entendu de son aveu, Myrddin ne pouvait plus faire comme si de rien n'était, même s'il essayait. Peut-être le jeune homme s'en rendait-il compte, ou peut-être pas… Qu'importe ? S'il pouvait continuer de passer du temps avec lui. Mais il se devait aussi d'être honnête avec Orphée, il ne pouvait pas continuer de nier et de le lui cacher ce qui faisait battre son coeur lorsqu'il était auprès de lui.

Même si cela pouvait signifier le perdre… Myrddin avait ouvert une porte qu'il se retrouvait incapable de refermer désormais, et il lui fallait une réponse. Quitte à faire son deuil de son amour. Mais il le fallait… Il avait pris conscience qu'il pouvait le perdre, qu'il pouvait le perdre sans qu'il ne sache jamais quels sentiments Myrddin nourrissait pour lui.

Il se serait bien pris un verre ou deux pour se donner du courage, mais il tenait à être sobre lorsqu'il lui avouerai tout… Au pire il pourrait toujours se noyer dans l'alcool pour tout oublier après. Il prit une grande inspiration devant la porte de la chambre d'Orphée, il fallait qu'il se lance, avant de frapper à la porte.

« Vous pouvez entrer… »

Le ventre noué il entra dans la pièce, faisant de son mieux pour adresser un sourire à son Intendant alors qu'il s'installait à ses côtés, auprès de son lit. Comme il était beau… Son visage avait retrouvé quelques couleurs au cours des trois derniers jours, et s'il était encore alité on voyait bien qu'il reprenait petit à petit ses forces.

-Comment tu te sens ? il demanda doucement, l'écoutant répondre avant de prendre son courage à deux mains et de se jeter dans le vide.

-Orphée, il faut que je te dise quelque chose. Je veux que tu sache que quelle que soit ta réaction… Je ne t'en voudrais pas, absolument pas.

Son coeur battait à la chamade, se cognant contre sa poitrine, il avait le souffle court. Il allait le dire, oh par les Sept il allait le dire…

-Orphée, je t'aime.

Il l'avait dit.
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
♔ Lord Suzerain des Stormlands ♔ Lord de Storm's End  ♔ Dragonnier
♔ Lord Suzerain des Stormlands
♔ Lord de Storm's End
♔ Dragonnier
Revenir en haut Aller en bas
Lun 9 Juil - 14:01
La porte s’ouvrit pour laisser apparaitre la silhouette de Myrddin. Le cœur d’Orphée accéléra son éternelle course dans sa poitrine et un large sourire se dessina naturellement sur son visage. S’il arrivait plus ou moins à réprimer ses sentiments, il était en revanche bien incapable de cacher sa joie à chaque fois qu’il paraissait devant lui.

Cependant, Orphée remarqua que son ami avait l’air tendu et cela l’inquiéta. Peut-être c’était-il passé quelque chose avec les Connington suite à la bataille de l’autre jour ? Il fronça légèrement les sourcils, un brin interrogateur, mais il soupira longuement à la question de Myrddin concernant sa santé.

« Je me porte comme un charme, si ce n’est que mon immobilisation va me faire perdre la tête. Je tuerais pour aller prendre l’air, j’ai l’impression d’étouffer dans cette chambre. » Répondit-il en fixant la fenêtre de sa chambre d’un air désespéré. « Mais toi, dis-moi, ça ne va pas ? Tu as l’air stressé. Il s’est passé quelque chose ? » Demanda-t-il, curieux et inquiet à la fois.

La réponse de son ami le poussa à s’asseoir comme il faut dans son lit, portant tout son attention à Myrddin. Il avait l’air trop sérieux et cela ne présageait rien de bon. Il s’était sans doute passer quelque chose de grave pour qu’il fasse preuve d’un tel sérieux et cela ne fit qu’amplifier l’angoisse d’Orphée.

« Je t’écoute Myrddin, tu peux tout me dire, tu sais. » dit-il, anxieux. Il se préparait psychologiquement à entendre la pire des mauvaises nouvelles tout en scrutant Myrddin avec une profonde inquiétude. Mais que s’était-il donc passé de si horrible pour qu’il se retrouve dans cet état ?!

-Orphée, je t'aime.

Il avait lâché ces mots comme ça, haut et fort. C’était limpide, c’était clair, c’était… incroyable. Pourtant Orphée ne réagissait pas. Il regardait Myrddin, il entendait cette phrase se répéter encore et encore dans sa tête comme l’écho d’un rêve trop beau pour être réel. Et pourtant, ça l’était. Du moins, il l’espérait. Il ne pouvait plus lâcher son Lord suzerain du regard, il le scrutait, silencieux, tâchant de déterminer s’il avait bien entendu ou si c’était encore une illusion de son esprit, comme le moment où il était revenu à lui, trois jours auparavant. Il sentit ses joues s’enflammer tout d’un coup.

Il devait réagir, dire quelque chose, n’importe quoi, pourvue qu’il sorte de sa léthargie. Myrddin semblait sur le point de craquer. S’il ne réagissait pas maintenant, il le perdrait, il en était certain.

« Myrddin… par pitié… dis-moi que je ne suis pas en train de rêver, que tu m’as dit ce que tu m’as dit… que j’ai bien entendu ces mots sortir de ta bouche… Myrddin… dis-moi que c’est réel… » Dit-il sans quitter des yeux son beau Lord suzerain. Il tendit une main vers Myrddin, lui caressant tendrement la joue du bout des doigts. Un sourire plein de tendresse, de douceur et d’amour naquit doucement sur les lèvres de l’intendant. « Myrddin… comment pourrais-je t’en vouloir d’avoir prononcé des mots que j’ai toujours rêvé t’entendre dire… Myrddin, si tu savais… comme je t’aime… » Souffla-t-il doucement, sans le quitter du regard, sans cesser sa douce caresse, sans effacer son sourire amoureux. Par les Sept, comme il était heureux à cet instant…
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
♔ Main droite & Intendant de Myrddin Baratheon


Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
Revenir en haut Aller en bas
Page 1 sur 1

Sauter vers :
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Dragons of Westeros : A Game of Thrones - Forum de RP :: Westeros :: Stormlands-