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Forum de RP basé sur l'univers de l'oeuvre de George R.R. Martin A song of ice and fire et de sa série télévisée Game of Thrones.
 

Damn Dragon... stupid horse ! [Pv Ashton]

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Ven 27 Avr - 21:39

«Damn Dragon!... Stupid Horse!»


Le ciel bleu au-dessus de la tête, l’herbe éparse et maladive à perte de vue et le bruit claquant des sabots sur un sol pierreux dans les oreilles. C’était l’environnement d’Alys, en cette magnifique journée. Le fond de l’air était frais, mais agréable. Le climat des Irons Island n’était pas propice à la moindre culture, du moins, pas assez pour qu’on en parle. Ce qui faisait, de grande étendue couverte de bruyère et de lichen, vide de toute présence. Le peuple se massait plutôt sur la côte, le long des falaises escarpées. Mais au centre de son univers, il y avait cette espèce de plaine aride.

Quand elle en avait ras le bol des jérémiades de sa sœur, elle fuyait tout bonnement au milieu de nulle part. Il y avait longtemps que personne ne la suivait. Après tout, s’il était une chose connue, c’est qu’idiote ou pas, les filles d’Uthor Greyjoy avaient un sale caractère quand elles le voulaient et savait parfaitement monter à cheval.

Et ce n’était pas comme si, elles risquaient quoique ce soit dans cette zone désertée. Au pire, si on ne la voyait pas revenir au soleil couchant, une escadrille serait envoyée pour la chercher. Alors entretemps, elle avait le champ libre pour vivre pleinement.

C’est pourquoi elle chevauchait allègrement depuis très tôt le matin. Partie aux aurores, elle ne comptait rentrer qu’à la brunante. Elle avait quelques provisions, de quoi se rassasier dans la journée et de l’eau. Rien de ce que pourrait contenir un panier-repas habituel d’une demoiselle, mais plutôt ce qui se rapporte à des rations de militaire. C’est qu’après tout, elle avait pris une des sacoches déjà pré-préparer de la caserne. Ce n’était pas parce qu’ils n’avaient qu’une poignée d’hommes armés sur la terre ferme, qu’ils n’étaient pas parés à tout !  

Vêtue d’une tunique robuste, mais de grande qualité, d’un pantalon de cuir et de bottes souples, elle était à l’aise sur son cheval, comme n’importe quel jeune homme. Derrière elle, claquait dans le vent sa cape préférée, celle avec les entrelacs dorés. Pour une fois, elle avait même attaché ses cheveux de feu en une tresse sophistiquée.

Ici et maintenant, elle était heureuse et persuadée que rien ne pourrait gâcher cette matinée parfaite. Pyke n’était plus en vue depuis un moment. Elle était seule au monde et le poids de ses soucis et doute s’évapora de ses frêles épaules. Libre. Dans un élan d’émotion, elle lâcha la bride de son alezan - presque aussi roux qu’elle – et ouvrit les bras en croix pour sentir l’air courir. L’animal s’arrêta et sa cavalière profita du moment.

Ça, c’était avant de l’entendre. Un terrible rugissement fendit l’air et la quiétude du moment éclata tout bonnement. Du tableau paisible et vivifiant qu’elle avait l’impression de vivre, Alys tomba dans un cauchemar.

Une ombre glissait sur la plaine et le grondement retentit à nouveau. Un dragon. Le cheval, étant une proie avant toute chose, sentit sa dernière heure arrivée. Il ne posa pas plus de questions et détala d’un coup. Surtout, que lui, il n’en avait jamais vu des dragons ! Pas qu’Alys en ait vraiment l’habitude non plus d’ailleurs ! Faut dire que des dragons, ça ne court pas le ciel, dans les Iron Island ! Ils se concentrent plus, vers là où il y a du monde.

Quoi qu’il en soit. Sauvage ou accompagné, cela ne fit aucune différence. Le cheval partit au quart de tour, forçant Alys a attraper les rênes tant bien que mal. La course effrénée la ballotait sur sa selle comme un vulgaire fétu de paille. Le cheval en panique n’écoutait rien de ce qu’elle pouvait bien lui dire ou lui faire. N’étant pas dans une position règlementaire quand il avait décollé, la jeune Greyjoy avait maintenant tout le mal du monde à rester dessus…

«Oh god ! Oooh… Non ! non-non-non… arrête ! Arrête !!! »

Rien n’y faisait. Le cuir des rênes lui coupait la paume des mains, ses fesses étaient claquées régulièrement et son coup subissait des chocs aussi réguliers que les foulées de son destrier. Sa tresse c’était en partie défaite, lui envoyant des mèches dans le visage… ce qui lui bloquait en plus la vue.

De plus en plus, elle se sentait glisser vers une chute. Peut-être pas mortelle… mais foutrement douloureuse…  L’adrénaline montait, en même temps que la panique. Que pouvait-elle faire ? Le stress rendait ses paumes d’autant plus glissantes que le lien de cuir lui échappait… Il ne lui restait qu’une seule solution. Chuter volontairement. Douloureux, mais probablement moins qu’être éjecté trop près des sabots en cavales !

Une grande respiration plus tard, Alys ferma les yeux en abandonnant le duel de puissance qu’elle jouait contre un animal foutrement plus musclé qu’elle et pria le Dieu noyé en tombant vers le sol.

Un bruit sourd, une exclamation de douleur et se fut fini. Alys n’osa ouvrir les yeux, préférant reprendre son souffle, couchée sur le flanc, au travers de la bruyère et des cailloux. Un bras terriblement douloureux, un crâne sonné et probablement une cheville tordue. Mais au moins, elle était entière ! Plus loin, elle entendait son canasson retrouver un peu de maîtrise sur lui-même.
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Lun 30 Avr - 1:23


«Damn Dragon!... Stupid Horse!»


Il ne devait pas le laissé filer. Peu importe ce que cela coûtait. Il n’avait pas le choix. Si on apprenait qu’il allait à Dreadfort rencontrer Khanrell et que leur secret était dévoilé, non seulement il perdrait sa tête, mais cela mettrait en danger la Princesse et tout le reste déboulerait rapidement. Il ne savait pas pourquoi exactement il avait pris en chasse le Dragonnier, sans doute envoyé par Leith afin de suivre ses petites escapades, mais dans tous les cas, cela voulait clairement dire qu’on le tenait de plus en plus à l’œil. Pourquoi donc? Où avait-il commis une erreur? Que lui valait cette attention plus grande que la normale? Il était trop tranquille peut-être.

Il pouvait bien croire qu’on avait serré la vis depuis la tentative d’assassinat du Souverain, mais il n’avait rien à ce reproché sur la chose et il avait l’impression que tout cela n’avait servie d’excuse pour justifier leur excès de zèle. Si sa se trouvait, cela c’était produit à l’interne. C’était peut-être même tout calculé depuis le début et cette idée le dégoûtait. Paranoïaque, lui? Bon sang, il le devenait de plus en plus en traînant avec ces tarés de Targaryens…

Quoi qu’il en soit, il ne devait pas le laissé s’échapper. Aller rapporter à Leith ce qu’il avait vue à Dreadfort n’était pas une option. Alors peut-être devait-il donner une leçon… Parce-qu’il n’était pas assez con pour croire qu’on croirait bêtement que Hervé avait disparus non. Ont saurait qu’il avait disparus parce-qu’il avait suivi Ashton.

La poursuite avait durée du Nord jusqu’au-delà les Riverlands, saupoudré de quelques accrochages plutôt violent principalement entre les deux Dragons respectifs. Si ce n’était que de celui appartenant à son frère d’arme, il était évident que la créature aurait abandonné le combat depuis longtemps. Onyx n’était pas de ces Dragons que les autres cherchaient à provoquer sous peine de le regretter amèrement. Le titan ébène ne répondant qu’à un instinct amplifier par les désirs d’Ashton lui-même, sa persévérante n’en devenait que plus grande: Protéger sa progéniture. Est-ce que cela pouvait réellement exister, chez cette espèce tant sous-estimé? Ashton lui, croyait que c’était possible. Il avait vu le Dragon obscur échanger avec la presque immaculée de Khanrell et ce que l’on racontait de ces créatures semblait désuet. Ils étaient plus intelligents et conscient qu’on ne le pensait.

Sauf que voilà. Une poursuite épuisante, un excellent entraînement pour Onyx, selon Ashton. Une manière de se surpasser et de savoir de quoi ils étaient capables. Si le titan ébène était plus gros, les hauteurs lui faisaient gagner en vitesse pour compenser celle de son congénère plus petit, forçant l’autre à rester plus bas durant l’attaque afin de garder le dessus sur la situation qui s’achèverait bien à un moment ou à un autre.

Les deux Dragonniers étaient tellement occuper à leur poursuites, qu’ils n’avaient pas remarqué la jeune femme sur sa monture tandis qu’ils se retrouvaient au-dessus de Pyke. Ashton savait qu’il allait enfin pouvoir lui offrir son coup de grâce et mieux encore, le repoussé vers la mer était la meilleure façon de faire disparaître un Dragon, en dépit des montagnes escarpés à d’autres endroits sur le continent, lesquels ils n’avaient pas traversé. C’est surtout le hennissement d’un canasson en panique qui força Ashton –et donc Onyx- à jeter un coup d’œil oblique vers la grande étendue verte où se trouvait une jeune femme en détresse. Merde!

Frappant rageusement sa cuisse, le Bâtard ordonna mentalement à son Dragon d’abandonné la charge et de faire demi-tour. Il ne pouvait pas non plus laisser une demoiselle en détresse de la sorte. Il aurait ça sur la conscience jusqu’à la fin de ses jours…

Onyx laissa échapper un grognement sourd. Il n’était pas d’accord concernant le choix, mais il obtempéra, entamant de faire demi-tour lorsque quelque chose attira son attention sur son flanc gauche. À vive allure chargeait le second Dragonnier, voulant profiter de ce retournement de situation pour pouvoir frapper ce qui força le duo à entamé un mouvement brusque. Onyx inclinant son aile gauche de côté, il se baissa juste assez pour éviter les griffes de son congénère, mais offrait tous le luxe à son âme-sœur de se recevoir le coup ou… D’éventrer l’animal. Vif comme l’éclair, Ashton s’agrippa sur l’une des écailles d’Onyx, puis leva son autre bras laissant sa lance se planté directement dans l’opposant qui hurla de douleur avant de piquer du nez. Le choc étant si élever –surtout dans son bras encore fragile…- qu’il laissa lui-même échapper un cri de douleur et échappa sa prise.

Il sentie le vent contre son corps et vis s’éloigner la silhouette de son Dragon qui déjà tentait de le rattraper. À peine peut-il le temps de ce dire que la chute serait douloureuse, que son dos heurta le sol moelleux recouvert de Lichen. On allait revoir pour l’atterrissage ou une entrée plus cool. Expulsant tous l’air de ses poumons, il avisa du coin de l’œil l’autre bête qui s’écrasait dans l’océan en un tournoiement totalement incontrôlé, tandis qu’une ombre se posait à ses côtés lui cachant la vue et qu’un museau rugueux et aucunement délicat vins le pousser, le faisant rouler sur le côté. Ashton grogna de douleur.

-Take hezhah yeri zhokwa riv (Retire ton gros nez)

Fit-il en donnant une tape sur le museau de la créature sans trop de management. Après tout, ce n’était pas comme si un truc du genre allait lui faire du mal, au contraire. Quoi qu’il en soit, maintenant retrouvant l’espace pour se redresser, le jeune Dragonnier pris une position assise et grimaça, en portant une main à son épaule meurtrie, tâtant le tout pour s’assurer que l’os ne c’était pas déplacer, ou fracturé de nouveau. Il jeta un coup d’œil oblique et remarqua au loin un cheval qui s’éloignait à la course, sans doute en vue de la présence d’onyx dans les environs. Il détailla donc d’avantage la plaine qui s’offrait à lui pour y remarquer finalement la jeune femme, toujours étendue. Comme si une guêpe l’avait piqué, Ashton se redressa et se dirigea le plus vite que sa boiterie nouvelle pouvait le mener en sa direction, pour s’arrêter à sa hauteur.

-Mademoiselle, est-ce que ça va?

Fit-il doucement en avisant son état général, cherchant à voir une expression sur son visage recouvert par sa chevelure de feu. Il était loin de se douter qu’il avait à faire à une Lady sinon dans un tel cas, il aurait utilisé cette appellation. Bien qu’elle ne semblait blessée gravement, à voir rapidement son allure, elle ne s’en était pas sortie indemne. Il se demanda aussitôt s’il y avait un endroit où elle pourrait recevoir les soins nécessaire, alors il s’accroupie à ses côtés non sans laissé échapper un grognement de douleur, puis posa une main attentive sur son épaule.

-Où êtes-vous blessé? Laissez-moi voir. Je… Je crois que votre monture s’en est allé… Désolée, vraiment. Il y a un endroit où je peux vous mener, afin que vous ayez les soins nécessaire? Je ne suis pas de la région…

Comme si c’était une surprise. Il avait de quoi aider dans l’une de ses sacoches, mais avant cela valait mieux déterminer la gravité de la situation. Comment allait-il expliquer ça, maintenant. Il était dans de beaux draps si on découvrait qu’il venait de foutre à la mer un autre Dragonnier. Il espérait un peu qu’elle n’ai pas repéré les deux créatures. Il était prêt à prendre le blâme s’il le fallait, mais… Merde alors.
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Mar 1 Mai - 22:20

«Damn Dragon!... Stupid Horse!»


Le rythme effréné de son cœur ralentissait doucement, maintenant qu’elle ne luttait plus contre une bête de six fois son poids affolé comme une vieille grand-mère devant une bande de truands armés jusqu’aux dents ! Le problème, c’est que l’adrénaline qui l’avait tenue en selle, disparaissait de son sang au fur et à mesure que son rythme cardiaque revenait à la normale. Et là, ça devenait problématique puisque la douleur qui était jusqu’à maintenant plutôt inexistante répondait présente.  

Toujours sans ouvrir les yeux, Alys commença l’inventaire des dégâts. Décidant de commencer par ce qui lui apparaissait comme étant le moins douloureux, elle bougea ses orteils. Aucun problème ici…mais en même temps, il aurait vraiment fallu être la malchance incarnée pour réussir à se briser un orteil aussi bien protéger ! Ses bottes avaient peut-être vu des jours plus glorieux, mais elles étaient d’une facture incroyable. Un cuir bien épais malgré sa souplesse incroyable. Vraiment, il ne s’agissait pas d’une paire pour paysan. Non pas que ça aurait fait une grande différence dans son appréciation globale, mais dans le cas précis d’une chute ou d’un accident cette paire était une bien meilleure protection.  Donc, pas d’orteil brisé.

Par contre, dès qu’elle essaya de faire bouger sa cheville droite, une vive douleur lui fit pousser un glapissement surpris. Ouep. Non. On ne bouge pas. Temps mort ! Les bottes étaient peut-être capable de protéger ses orteils, mais elle aurait pu faire un effort supplémentaire ! Franchement. La voilà avec une belle entorse ! Comme c’était merveilleux ! Elle allait avoir l’immense joie de partager encore plus de temps au boudoir avec Lysa. Rien de tel pour mettre du soleil dans la vie ! C’est ça ! Et Pyke a un jardin encore plus beau que ceux qu’on voit dans le Reach ! Enfin bon, quand bien même, elle se plaindrait deux-mille ans, la situation resterait pareil. Valait mieux continuer l’inspection.

Ou du moins, c’est ce qu’elle avait l’intention de faire. Parce qu’un choc se fit sentir dans l’air. Enfin, plutôt une série de choc et de bruit. Elle crut même entendre une éclaboussure gigantesque. Ça pouvait être les vagues contre la falaise ou aussi bien être le dragon qui décide de se faire un plongeon – tient, sa nage un dragon ? C’était une bonne question ! Alys allait surement éplucher quelques livres pour y répondre une fois à la maison…  Ça, c’était si elle trouvait le courage d’ouvrir les yeux et de se relever.

Mais elle avait comme une nausée et une sensation de tournis qui ne semblait pas vouloir partir. Ouvrir les yeux lui semblait une bien mauvaise idée pour le moment. Mais les bruits environnants commençaient à l’intriguer. Elle percevait une voix maintenant, portée par le vent. D’homme assurément. Elle se surprit à la trouver jolie d’ailleurs. Pas aussi grave et incisive que son père, mais masculine. Et intrigante au vu de la langue utilisée ! Elle ne la connaissait pas et ça titillait sa curiosité au plus haut point.  

Elle fronça les sourcils et plissa le nez dans une grimace comique, pesant le pour et le contre d’ouvrir les yeux et de voir ce qui se passait autour d’elle. Finalement, l’homme prit la décision avant elle, puisqu’elle le sentit arriver tout près juste avant qu’il se mette à parler. Elle se décida donc à ouvrir ses yeux couleur de mer… qui tombèrent directement dans une furie de flamme. Arg. Sa tresse s’était défaite et la voilà qui ressemblait à un panier de paille sauvage !

Elle se tourna sur le dos avec un soupir de dépit, sa tête l’élançait fortement. Elle crut entendre un grognement de douleur venant du dragonnier, mais elle n’était plus trop sure. Lentement, elle rassembla sa masse de boucles pour au moins se dégager le visage et la vue. Une excellente chose à faire, au vu de sur quoi elle tomba ! Le dragonnier était très bel homme, mais ce qui la captiva immédiatement c’était le regard étrange. Violet, comme ceux des rois. Et noir. Noir d’encre, comme une nuit sans lune.  Sous le regard scrutateur, elle se sentait petite… fragile… idiote. Tiens, tout ce qu’elle essayait d’avoir l’air en général ! Sauf que là, ce n’était pas voulu.

Oh par le Dieu Noyé ! Elle venait de faire une chute à cheval après avoir perdu tout contrôle… et ce, devant un des plus, bel homme qu’elle eut croisé dans sa vie ! Elle rougit brusquement, le ridicule de la situation lui apparaissant subitement. Il était visiblement blessé au vu de sa position et c’était à elle qu’il demandait !

- A mon orgueil…

La tête voulait lui exploser, elle avait de la difficulté à réfléchir… et son naturel ressortait rapidement sans qu’elle ne puisse l’étouffer comme à son habitude. Et puis bon… à quoi servirait-il de jouer les idiotes timorées, en habit d’homme au beau milieu de nulle part ? Son rôle était subitement moins crédible. Et ce maudit canasson qui avait vraiment foutu le camp ! Alys lança un coup d’œil rageur vers l’horizon, où elle apercevait au loin le bestiau et soupira.

- Il finira bien par revenir au château à un moment ou un autre.  Dès qu’il ne sera plus mort de peur à la vue de votre monture à vous !

Elle devait avouer que le dragon était terriblement impressionnant. Et magnifique. Mais il restait quand même un dragon. Le genre de truc, qui pouvait vous bouffer en deux secondes. Lâchant la bête du regard, elle revint sur le mystérieux dragonnier.

- Pyke n’est pas vraiment fréquenté par les dragonniers. Êtes-vous perdu ?

C’était tellement un quoi de pays morne, que même les patrouilles n’y venaient que terriblement rarement. Non pas que les fers nés s’en plaignaient ! Elle se releva aussi dignement qu’elle le pouvait compte tenu de sa cheville et retient tant bien que mal un couinement fort pathétique. Pas question de se foutre la honte encore plus.  Elle se contenta de massacrer ses lèvres.

Pour reprendre contenance, elle épousseta sa cape et ses vêtements, remarquant au passage qu’elle avait fait un accroc dans celle-ci, abimant un des entrelacs dorés. Et un grand trou sur son pantalon…

- Arg ! Il est fichu celui-là !

Elle avait beau être bonne à la couture, elle ne faisait pas de miracle non plus ! Soupirant de plus belle elle se tourna vers l’homme.

- Vous semblez avoir besoin de soins vous-même en fait. Et pour répondre à votre question, il n’y a, absolument rien d’autre que la forteresse ici. Et elle est à deux heures de cheval.

Ouais bon. En dragon c’était certainement plus rapide. Mais tout de même, ils n’étaient au milieu de nulle normale quand même.

- Enfin bref. Je suis Alys. À qui ai-je l’honneur ?

Ça, c’était quelque chose qu’elle mourrait d’envie de savoir. Qui était-il ? Ce n’était pas tous les jours qu’un beau garçon tombait subitement du ciel ! Nerveuse, elle termina de replacer ses cheveux en arrière.
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Mer 2 Mai - 2:13


«Damn Dragon!... Stupid Horse!»


Et sans lui répondre tout de suite, sans le moindre doute ébranlée par sa chute, la jeune femme fini par relever la tête, repoussant rapidement et peut-être un peu rageusement sa tignasse enflammé afin de découvrir son… Magnifique visage. Bon. Il y avait un peu de sang, visiblement sur sa tempe et malgré les traits de la belle qu’il avait envie de détaillé d’avantage, ses prunelles disparates se posèrent sur sa blessure, fronçant un peu les sourcils.

À peine prit-elle la parole de sa voix douce, qu’Ashton perdit son expression sérieuse et ne put s’empêcher de gloussé à ses propos. Et bien ça alors! Il ne s’attendait pas à autant de répartie sur une jeune femme qui venait presque de mourir d’une mauvaise chute à cheval et qui sais encore si elle n’avait pas réussis à sauter et que le destrier c’était jeter tragiquement à la mer?

-Ah et bien ça alors… C’est la pire des blessures… Mais n’ayez crainte, je suis sûre que vous vous en remettrez très bien… Imaginez comment je peux être blessé… À avoir perdu le contrôle de mon propre Dragon…

Mensonge! Mais que pouvait-il dire de plus et puis, il cherchait un peu à la rassuré. Ce n’était pas lui qui se moquerait d’une demoiselle sachant aussi bien… Monté. Il se racla un peu la gorge, chassant ses pensées un peu mal placée en vue de la situation, tandis qu’Onyx laissa échapper un grognement lourd derrière. Visiblement, celui-ci n’acceptais pas très bien ce mensonge. Ashton lui jeta un regard presque noir, signe de ne pas faire d’histoire, comme si elle pouvait comprendre leur échange…

Le jeune Dragonnier rapporta son regard sur la belle qui reprit la parole et afficha un sourire en coin. Pas la peine de préciser qu’il ne savait même pas si elle reverrait tout court le canasson. Après tout, c’était évident que malgré la retenue présente d’Onyx, qu’il doutait fort que celui-ci résiste à la présence alléchante de cette créature bien longtemps en vue de l’effort qu’il avait effectué, depuis le début de leur chasse à l’homme.

-J’espère surtout que vous n’y tenez pas trop…

Il la dévisagea quelques secondes suite à sa question. Perdu, lui? Bien sûr que non et même ce mensonge serait trop bête pour que ses supérieurs le croient! Il secoua donc la tête légèrement même si cela lui fit réalisé qu’il devait avoir un truc coincé dans le cou, tirant jusqu’à cette saloperie d’épaule qui faisait, visiblement de nouveau des siennes. Il avait envie de jeter un regard plus approfondis sur la chose, mais il aurait le temps de le faire en temps voulu. Pour l’heure, valait mieux tenté de réparer les dommages sur la jeune femme. Il la regarda se relever, serrant visiblement les dents ou plutôt, se pinçant les lèvres pour ne pas gémir. Ah, une dure à cuir… Il adorait ça.

-Comme je vous dit, j’ai un peu perdu le contrôle de mon Dragon…

Sa l’énervait de dire une chose pareille, surtout venant d’Onyx avec qui il avait un lien fusionnel du tonnerre. Ce serait même sans doute difficile à croire pour ses supérieurs, en vue de ses années d’apprentissage et de pratique, mais il n’avait strictement aucune autre excuse… Dans tous les cas, il détaillait la belle qui observait ses vêtements et ce n’était en rien pour se rincer l’œil! Il cherchait à voir si elle n’était pas blessé ailleurs qu’à la tête ce qui déjà n’était pas la meilleure des choses en vue de la blessure qu’elle y avait, il ne serait pas surpris qu’elle soit victime d’une légère commotion.

Il choisit de se redressé lui-même, n’arrivant pas, lui, à ne pas grimacer sous l’effort pourtant si banal. Appuyant sa main sur l’un de ses genoux comme si cela l’aiderait d’avantage, il porta une main à son épaule, qu’il massa comme il le pouvait, cherchant une manière d’apaiser la douleur, trainant la même main jusqu’à son cou, où il fit un peu le même manège. Et pour couronné le tout, maintenant que l’adrénaline retombait, c’était un peu tout son corps, qui semblait courbaturé, mais bon, il en avait l’habitude. Cela n’était pas uniquement dû à sa chute, mais aux longues heures passé sur Onyx à pourchassé ce crétin qui avait osé tenter de le suivre au nom de Leith. Qu’elle connard, quand même!

-Ce n’est pas si mal… Je suis sûre qu’il peut être réparé… Nan? Il observait le pantalon lui-même, peu convaincu. Bon. Il se sentait un peu mal parce-que mine de rien c’était tout de même un peu de sa faute. Je vous en paye un nouveau, si vous voulez… Pour me faire pardonner? C’est la moindre des choses… Votre cape aussi. Je me sentirais moins salaud d’avoir fait tomber une belle demoiselle telle que vous, comme ça, impunément de son vaillant destrier.

Cela lui avait glissé tout seul, le «belle», évidemment. Ashton avait la langue généralement bien pendu et il lui arrivait que trop souvent de parler sans totalement réfléchir. C’était certes un compliment, mais un compliment qu’il aurait préféré lui faire dans d’autres circonstances, pas avec le front de la belle fendu et sa cheville visiblement bousiller… Alistair se moquerait bien de lui. Il secoua légèrement la tête, détournant le regard.

-Ouais euh… Valait mieux pas manquer de mot, juste là. Ce serait… Malaisé sans doute. Vous en faites pas, ce n’est pas la première fois que je tombe du ciel.

Il gloussa. Ce n’était pas faux, quoi que cela faisait des années qu’un tel accident lui était arrivé, mais un combat était un combat donc voilà… Encore heureux, grâce à son plastron ou sa position, la belle ne voyait pas le coup de griffe –ou d’épée?- qu’il avait reçus dans tout ça. C’était peut-être mieux, parce-que ce serait un peu plus difficile à expliquer, tout ça. Il jeta un coup d’œil vers où se trouvait la Forteresse, un peu découragé. Deux heures? Bordel, elle avait le temps de se vider de son sang d’ici là enfin. Il exagérait un peu, mais… Deux heures?! Visiblement, il avait perdu l’habitude de voyager au sol… Il se tourna vers la jeune femme qui venait de se présenté. Il la détailla un peu, puis afficha un bref sourire en coin.

-Ashton... Mmhh... Dragonnier. Je vous jure, habituellement, ça se passe plutôt bien… Son sourire s’élargie un peu. Non, mais c’était vrai tout de même. Aller, je vous y amène, mais avant, on va essuyer un peu tout ça, vous voulez bien?

Il lui tendit gentiment son bras, l’autre bras. Puis, lorsqu’elle tendit la main, il brisa la distance entre eux, invitant la belle à passer son bras au tour de son épaule, tandis qu’il l’enlaçait par la taille… Pour la soutenir, ein! Il lui jeta un bref coup d’œil oblique, un peu gêné par une telle proximité alors qu’il va s’en dire qu’il avait déjà fait bien, bien pire, mais bon… Elle avait, un petit quelque chose, qui le rendait un peu… Un peu comme ça quoi… Il la souleva donc un peu de son unique bras, question de s’assurer qu’elle ne marche pas sur sa cheville endolorie.

-Mouais désolée, je n’ai pas trop eut le temps de… Enfin laissez tomber.

Ouais et bien… Passé un long laps de temps à pourchassé, se battre et tout et tout… Il fallait avouer qu’il sentait l’homme et pas rien qu’un peu. Encore heureux, il n’était pas recouvert de sueur, mais même si c’était le genre de chose qu’il se fichait en temps normal en vue de ses activités, là, il n’avait pas trop prévue de tombé sur l’une des plus belle fille qu’il avait rencontré jusqu’à aujourd’hui. Il toussota un bref coup.

-Il ne faut pas trop perdre de temps, si vous avez une entorse ou une fracture, elle sera vite coincée dans votre botte. En même temps, c’est ce qui la soutient… Donc on va y aller par dos de Dragon… Vous en faites pas, on ne «devrait» pas tomber.

Il mit l’emphase sur le mot, parce-que cela l’amusait un peu. Il l’observait du coin de l’œil, ne pouvant s’empêcher d’afficher un bref sourire en coin. Puis, une fois arrivé à la hauteur d’Onyx, celui-ci tourna la tête en leur direction, bombant le torse et ouvrant les ailles légèrement, inspirant bruyamment. Ashton quant à lui étira sa main libre et tapota la patte du Dragon.

-Ma care Onyx.

Sa voix était douce, Presque comme un murmure. Onyx détestait les autres «bipèdes», sauf que là, ils n’avaient pas trop le temps de glandé. Alors il lui fit comprendre par images, parce-que l’expliquer de vive voix ne servait pas à grand-chose, si ce n’était à la base pas combiner avec ses intentions profondes ce qui n’était tout de même pas dure à comprendre. Évidemment, le Dragon détourna la tête, expirant bruyamment, forçant le Dragonnier à rouler les yeux vers le ciel, non sans afficher un sourire en coin, puis agrippa une sangle qui pendait le long du flanc de la créature, pour tirer dessus, faisant glisser une sacoche à ses pieds. Il relâcha doucement la belle et fouilla dedans pour en sortir une couverture qu’il lui tendit à défaut d’une cape et un pantalon déchiré. Les vents seraient froid là-haut. Manquait plus qu’elle ne s’enrhume avec tout ça! Puis, il prit sa gourde et, non sans en prendre une gorgée ou deux, la tendit au-dessus d’un tissu propre et en fit couler son contenu sur celui-ci. Chose faite, il tendit la gourde à Alys, afin qu’elle puisse boire un peu d’eau si elle avait soif, puis tendit le tissus sur son front, épongeant doucement le sang qui commençait à y coaguler.

-Vous connaissez un peu les Greyjoys? J’ai entendu dire qu’ils n’étaient pas des plus commodes. J’espère qu’ils ne vont pas tenter d’abattre mon Dragon durant notre approche, parce-que là je vous avoue que sa risquerait de secouer et que je serais forcé de vous enlever… Il lui jeta un coup d’œil un peu taquin. Il n’était vraiment pas sérieux. Puis sincèrement, en vue de ses accoutrements, il soupçonnait tout sauf le fait qu’elle fut Lady. Sinon il aurait fermé sa gueule enfin… Peut-être pas. Vos mieux essuyer votre sang, au cas où ils soient du genre à frapper avant de poser des questions… Comme pas mal n’importe qui, depuis un moment. Je ne crois pas trop être le bienvenue ici.

Il se trouvait drôle. Bon. Après tout, il n’avait pas trop envie de crée un incident politique pour en éviter un à l’interne de son côté. Il fallait tout de même le dire, les rumeurs sur les Greyjoys avaient bien entendu atteint King’s Landing. Puis, ce n’était pas totalement un secret de dire, enfin le concernant, qu’ils ne semblaient pas des plus enchanté concernant Aegon V. Il avait bien vue la réaction du Lord au Bal. En fait, il avait eu la chance de voir pas mal de choses, en tant que garde du corps des Princesses –bon, on ignorait le fait qu’il était aussi celui du Souverain, mais détail- à l’époque où il n’avait pas tout foutu en l’air en se frottant au Roi.

-Bon, je crois que c’est pas trop mal, mais je suis sur que le Mestres vous dira de ne pas dormir les prochaines heures, vous ne vous êtes pas raté. Encore désolée… Vraiment.

Bien sûr qu’il se sentait mal! Abîmer un si jolie brin de femme! Quoi qu’il en soit, il ramassa ses choses, lui laissant la couverture et l’aida à monté sur Onyx qui bien entendu était totalement insulté de devoir en plus s’incliner pour elle! De la fumé s’échappait de ses nasaux, mais c’était mmhh… Un bon exercisse? Il n’avait jamais impôser telle chose à son âme sœur alors sans doute était-ce pour cela que celui-ci était aussi tolérant, car le jeune Dragonnier respectait plus que tout son Dragon. Là, il était question de se racheté un peu, pour avoir presque tué une demoiselle innocente qui n’avait rien demandé. Bref, chose faite, Ashton l’installa devant lui, afin de la soutenir et la couvrir de ses bras, pour ne pas qu’elle bascule.

-Prette?

Il n’attendit pas la réponse, que déjà Onyx battait des ailles, faisant un grand demi-cercle en prenant de l’altitude. Direction la forteresse…
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Sam 5 Mai - 19:32

«Damn Dragon... Stupid Horse!»


La tête comme du coton, Alys n’avait qu’une petite part de conscience de ce qui l’entourait contrairement à l’habitude où elle jetait plutôt un regard pointu sur son environnement. Il faut dire que ses tempes élançaient comme si un cirque avait pris place dans son crâne. Au moins, avait-elle assez de conscience pour remarquer l’humour de son vis-à-vis, ce qui la fit sourire.

Elle n’aimait pas les hommes en général, ceux qui sont trop occupés à montrer les dents et les muscles plutôt que d’afficher un esprit affuté. Il faut dire que son père l’avait habitué à mieux. Beaucoup mieux.  Il avait beau être un combattant affirmer, il avait un esprit clair et piquant. La jeune rousse avait donc établi son barème à l’image de celui qu’elle avait toujours considéré comme l’homme parfait. Après tout, son père avait aimé sa mère plus que tout. Et il avait toujours pris le temps pour ses filles. C’était un homme de conviction, droit et intelligent. Quelle fille ne voudrait pas d’un homme à cette image ? Si en plus, on y ajoutait un petit côté aventurier et un trait de fougue juvénile, on arrivait à la perfection !

Parlant de perfection, le dragonnier se montrait galant, se proposant pour lui racheter les habits endommagés par sa chute. Non pas qu’elle avait besoin d’une telle aide, mais il ne pouvait pas le savoir. Elle allait le couper, lui faire savoir qu’elle n’était pas à la rue, quand le compliment s’échappa et vola jusqu’à ses oreilles qui prirent subitement une teinte rouge. Tout comme son visage constellé d’éclat de rouille. Belle. On lui avait mainte fois fait le compliment… mais c’était bien souvent accompagner d’autre chose. La plupart de gens lui disait subtilement que sa beauté rachetait sa stupidité... ou encore, lorsqu’elle avait à faire a des soldats ou des marins, le compliment était associé à quelques paroles bien graveleuses. Les seules fois, où on la qualifiait de belle sans ajout négatif, c’était lorsque les mots sortaient de la bouche de son père qui la comparait à sa défunte femme. Mais là ! Ce n’était ni graveleux, ni pour justifier son idiotie… et encore moins dit par son père ! Quelque part dans son ventre, quelque chose se tortilla… et elle aimait cette sensation.

« N… Non, ce n’est pas la peine ! Je peux facilement réparer la cape et le pantalon n’était plus utilisé par mon père...»

Les vieux pantalons d’Uthor étaient parfaits pour les balades en cheval. Tout ce qu’elle avait à faire, c’était de couper un peu le bas pour les ajuster. Lui ne s’en servait plus, car trop usé, et elle y trouvait son bonheur sans avoir à dépenser un centime ! Après tout, elle les utilisait pour s’évader dans la plaine et non pas pour se pavaner à la cour ! Nul besoin d’être parfaitement seyante ! Elle aurait bien voulu lui répliquer tout cela, ou encore faire un trait d’idiotie comme à son habitude… mais elle était comme figée. Alys avait l’impression que sa langue mesurait 20m et s’en mêlait sur elle-même ! Quand, avait-elle été aussi nerveuse ? Et pourtant, rien n’expliquait cette impression de fébrilité. Peut-être était-ce le coup à la tête ? Mais oui. Bien sûr. Et le joli Mr devant n’y est pour absolument rien. Tu rêves ma fille !

Complètement ignorant des tourments dans lequel il venait de plonger la pauvre puinée des Greyjoy, le dragonnier gloussa. Oui. Gloussa… et ce son, qu’elle aurait qualifié d’absolument débile sur n’importe qui lui sembla parfaitement adorable. Adorable ?? Et puis quoi encore ? Tu ne vas quand même pas tortiller tes cheveux comme Lysa hein ? Heureusement, elle avait encore assez de volonté pour éviter de se comporter comme Lysa… Ce qui était parfaitement étrange puisqu’en général c’était EXACTEMENT son but ! Mais que lui arrivait-il donc ?

« Je suis enchantée, Ashton. » Il s’approcha vraiment très près d’elle et tendit une main à laquelle elle répondit comme en réflexe.  « Bien que j’aurais préféré que vous ne tombiez pas du ciel pour faire votre rencontre ! Êtes-vous sûr que vous êtes en état ? »

Si sa cheville lui faisait un mal de chien et que sa tête lui tournait comme si elle n’avait plus d’attache, Alys était quand même assez intelligente pour savoir qu’il était tombé de vraiment plus haut et que ses propres blessures n’avaient rien à voir ! Elle voulut jeter un coup d’œil, mais se fit surprendre par le mouvement rapide qu’il fit. Un instant, elle était encore à une certaine distance et l’autre, pouf ! La voilà collée tout contre lui, un bras masculin autour de sa taille fine. Le rougissement qui s’était estompé revint en force, alors qu’elle lâcha un petit cri de surprise. Après tout, c’était bien la première fois, qu’elle était aussi proche d’un homme n’étant pas son père !

Les yeux comme des soucoupes elle resta une seconde ébahie, la bouche entre ouverte et le fixant du regard à quelques centimètres seulement. Par le Dieu noyé qu’elle devait, avoir l’air idiote ! Ou autre chose, mais ça, elle ne pouvait en avoir idée. Elle ne comprenait pas du tout ce qu’il n’avait pas eu le temps de faire, de toute façon, elle était bien trop fébrile d’être aussi près d’un inconnu séduisant.

Il n’avait rien en commun avec son père et les légères étreintes rassurantes. Là où son père avait une odeur qui sentait comme la maison et la mer, Ashton sentait l’homme. La sueur, le cuir, les combats… C’était comme une odeur d’aventure et d’interdit. Oh bien sûr que ça sentait fort et pas forcément agréable au premier abord… Mais elle avait été élevée à Pyke pour l’amour de la mer ! Pas dans les pouponnières fleuries des nobles du sud. Les marins et les coutumes brutes avaient bercé son enfance. Elle aurait pu le laisser la guider comme ça jusqu’à l’horizon ! … Ou pas. Elle se figea complètement lorsqu’elle comprit ce qui allait suivre. Il est complètement malade ? À dos Dragon !

« Devrait ? C’est parfaitement rassurant tout ça ! Vraiment. Un peu plus d’effort et vous serez aussi convaincant qu’un Dothraki sur la mer ! »

Ok. En général, elle réussissait à tenir sa langue pleine de sarcasme et d’ironie… mais entre le coup sur la tête, la présence terriblement proche d’Ashton et l’inquiétude que lui provoquait l’idée de voler à dos de DRAGON rien à faire, elle était aussi piquante qu’une épine.

Au moins, il ne la jeta pas sur le dos du cracheur de feu sans cérémonie ! Elle accepta la gourde sans se poser de question, quand bien même ce n’était pas une attitude de Lady, elle avait soif et puis c’est tout ! L’eau lui fit un bien fou, calmant un peu son inquiétude. Le Dragon était très près et ne semblait pas être sur le point de la manger. Bon début. À moins que ce ne soit le geste doux du Dragonnier sur son front ? Qui sait ! Et puis, elle avait beaucoup mieux à faire, comme se perdre dans les yeux si étranges qui lui faisaient face. Magnifiques, ils étaient vraiment envoutants. Alys eu l’impression, de si noyée, laissant planer un silence jusqu’à ce qu’il le brise en la questionnant… sur sa propre famille !

Elle ne put empêcher son sourire en coins malicieux. Ses yeux bleus scintillaient devant cette perche parfaite pour une bonne blague. Enfant, elle avait toujours adoré jouer des tours… et ce n’était pas vraiment disparu.

« Oh ! Eh bien, oui je les connais. Après tout, qui ne connait pas les Greyjoy en vivant sur leurs terres ? Mais ne vous en faites pas, ils sont parfaitement sociables. Enfin. La plupart du temps. Mais vous n’avez rien à vous reproché, ça ira ! » Elle lui fit un clin d’œil joueur et ajouta « Vous savez, l’ainée est une guerrière terrible, mais ont dit que les deux plus jeune sont plutôt idiote... Le père un chef impitoyable par contre, mais à moins d’être ici pour envahir ou faire du mal à ses filles… »

Alys haussa les épaules comme pour dire qu’il n’y avait aucun danger… ce qui n’était peut-être pas vraiment le cas. Après tout, elle était bien une des deux idiotes à ne pas toucher ! Espérons que son père serait très très très occupé à leur arriver !  

Son petit regain d’assurance mourut une fois qu’elle fut sur le dos d’Onyx. La nervosité reprit de plus belle… et elle couina plus qu’autre chose son assentiment. Les filles de l’eau n’étaient pas vraiment faites pour les airs… Du moins c’est ce qu’elle croyait. Le dragon, tout en puissance s’éleva dans les airs et le vent ébouriffa la tignasse rousse.  Le dos contre le torse d’Ashton, elle vécut son baptême de l’air… et la sensation qui l’envahit était bel et bien de liberté.

Plus encore qu’à toute vitesse sur un cheval, elle avait l’impression d’appartenir au vent. D’abord ce fut un gloussement… puis un éclat de rire franchit ses lèvres. Se tordant le cou, elle regarda derrière elle, pour voir accompagnateur et lui fit le plus beau sourire qu’elle avait en réserve. Elle n’osait parler, mais ses yeux le faisaient pour elle, criant qu’elle trouvait l’expérience géniale. Malgré l’assise étrange, la puissance de la bête et la hauteur incroyable qui somme toute lui faisant quand même peur, c’était une expérience des plus marquante. Elle aurait aimé avec plus de courage et écarté les bras dans le vent, mais elle conserva une attitude plus digne et puis… elle aurait trop eu peur de tomber tout de même !

Aussi, elle profita du voyage et de la présence hm… Intéressante… d’Ashton derrière elle. Alys avait une conscience aigüe du corps contre lequel elle était appuyée et du poids qui l’entourait pour la maintenir en place. Chaque mouvement était répercuté des milliers de fois sur chacune de ses terminaisons nerveuses… c’était à la fois épuisant et grisant ! Le voyage lui parut aussi court qu’une seconde… et aussi long qu’une éternité. Pourtant, il ne fallut pas très longtemps pour arriver en vue de la forteresse. Deux heures à cheval, n’était qu’une blague à dos de dragon.

Alys pointa du doigt au Dragonnier la cour intérieure de la première place forte, là où il y aurait assez d’espace pour le dragon. Elle aurait bien préféré la dernière tour, son endroit de prédilection, mais un dragon inconnu là-bas aurait tôt fait de faire crier à l’invasion. Valait mieux rester prudente. Alors qu’Onyx entamait la descente, elle voyait la garde s’agiter au sol.

Alors qu’ils mirent pied à terre, Alys regarda bien dans les yeux d’Ashton avec un air joueur et lui fit un clin d’œil avant de se tourner vers le vieux chef de garde. Celui-là même, qui avait suivi ses pitreries depuis son plus jeune âge.

« Ma Lady ! Que vous est-il arrivé ? Qui est-ce ?! »

Visiblement, l’homme était agité et nerveux. Qui ne le serait pas devant un dragon d’ailleurs ? Et il semblait prêt à faire quérir son père ! Manquerait plus que ça. Alys qui avait repris son plus bel air stupide sourit à pleine dent.

« Mon bon Hector, ce joli monsieur m’a reconduite ici après que je sois tombée de cheval... » Elle força même un gloussement typiquement Lysa en tapota le bras qu’elle tenait toujours. « Imaginez donc ! L’infâme c’est enfui en plus ! » Finit-elle avec une moue boudeuse. « Nous aurions besoin de voir le mestre par contre… quelqu’un peut le faire mener au salon ? Nous y serons »

Et comme si de rien n’était, elle se tourna vers Ashton avec au fond des yeux plus d’amusement que de stupidité.  
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Dim 6 Mai - 19:41


«Damn Dragon!... Stupid Worse!»


Il lui jeta un coup d’oeil un peu malicieux. Préféré? Alors… Elle aurait aimé peut-être le rencontrer dans une autre circonstance? Tiens, tiens. Ce n’étais pas tombé dans l’oreille d’un sourd, ça! Le rencontrer, peu importe où… De mieux, mais le rencontrer quand même! Dans tous les cas, il trouvait, personnellement cette rencontre plutôt… Sympa malgré la douleur que tous deux avaient. Il fallait avouer qu’il aurait préféré qu’elle ne soit pas blessé et lui non plus au possible, mais les choses étant ce qu’elles étaient…

-Vous en faites pas, je suis un peu plus difficile à cassé que ça…

Il afficha un sourire un peu forcé parce-que mine de rien ce n’était pas totalement vrai. Son épaule lui faisait un mal de chien et son dos picotait, signe que du sang s’y écoulait sans doute et coinçait entre sa peau et sa chemise, se mêlant à sa sueur. Avec l’adrénaline qui retombait il n’y avait aucun doute, il avait une blessure au dos et elle n’était pas si légère qu’il le prétendait, mais de là à en crever, il en doutait fort. S’il aurait quelconque vitaux d’affecté, cela ferait longtemps qu’il serait sur le sol à agoniser, jolie demoiselle ou pas.

Parlant d’elle, celle-ci laissa échapper un bref petit cris de surprise lorsqu’il la prit contre lui. Visiblement peut-être était-il un peu trop entreprenant. C’était un de ses défauts, il était un peu brute à ce qu’on disait, les bonnes manières, il avait encore à en apprendre il fallait croire, mais d’un autre côté, l’heure ne s’apprêtait pas vraiment à ça et il se voyait mal la trimballer d’une autre manière. Alors même si cette constatation le rendit un peu mal à l’aise, il n’en laissa rien paraître.

Quoi qu’il en soit, il éclata d’un rire franc, un peu surpris par les paroles de celle-ci. Elle n’avait visiblement pas la moindre idée à qui elle s’adressait. Et donc, à quel point il pouvait trouver sa blague marrante: Elle avait raison, il n’était pas le moins du monde dans son élément sur l’eau! Elle continua sur sa lancé en répondant à ses questionnements concernant les Greyjoy. Il se trouva un peu bête de lui poser une telle question au final, elle avait bien raison. Qui ne devait pas les connaître alors qu’ils vivaient sans doute sur la même île qu’eux? Alors il interpréta son sourire amusé comme le fait qu’elle devait le trouver un peu idiot, mais bon. Il passa une main dans sa nuque et afficha un sourire un peu incertain, se contentant de continuer ce qu’il faisait. Pour le reste de ce qu’elle racontait, il savait déjà tout ça d’ailleurs, il avait vue l’une des filles du Lord au Bal, la guerrière dont-elle faisait référence. Il n’avait jamais vue les deux autres cependant.

Puis, c’était évident qu’elles devaient être idiotes, surement passé leurs temps à prendre le thé, discuté de tout et de rien en observant les courbes de leur crinière et leurs robes, alors c’était presque étonnant qu’elles ne soient jamais aller au Red Keep au final, là où pullulaient les Nobliaux pour ce pavané lors d’évènements important. Bleh. Sa l’écœurait. Il avait du mal avec la Noblesse. Et il n’avait même pas envie de se forcer. C’était son côté esclave-sauvageon sans doute. Ça et le fait qu’il n’avait jamais été bien traité par eux, si ce n’était que respecter depuis qu’il était devenu Dragonnier, mais malgré les années, sont point de vue n’avait hélas pas changé. Ceux qui connaissaient de loin son évolution le traitaient toujours comme un raté. Bon, ce n’était pas le moment de s’assombrir à penser à Aegon et Leith, ou les autres larcins qui leur obéissaient sans réfléchir, comme cet imbécile au fond de la mer avec son Dragon…

Dans tous les cas, les voilà qu’ils montaient dans les airs et s’il n’eut pas entendu le gloussement de la belle, il le senti, contre son torse, puis sont rire. Il était beau, pure et cristallin, avec une pointe de nervosité c’était évident, mais cela le fit sourire, un sourire qu’il maintient lorsqu’il croisa son regard bleu comme la mer, la serrant un peu d’avantage contre lui en vue de son mouvement de bassin imprévu, voulant s’assurer qu’elle ne glisse pas. Il jeta un coup d’œil vers l’horizon tandis qu’elle se retournait pour faire de nouveau face à l’immensité devait eux. Avec le vent mêlé à son mouvement, ses mèches flamboyantes volèrent jusqu’à son visage et même s’il détourna la tête, le doux parfum qu’elle dégageait…

Il sursauta un peu, se forçant à quitter cet état lorsqu’elle pointa du doigt la cour intérieur de la première place forte, là où il y aurait assez d’espace pour qu’Onyx puisse se poser. Il n’était pas trop convaincu enfin, que ce soit une super bonne idée, mais… Mais en vue de l’état dans lequel elle se trouvait, il préférait éviter qu’elle ait à marcher, alors il indiqua le lieu à son Dragon, qui se mis à incliner légèrement sur le flanc droit. Il trouvait cela un peu étrange que pour une… Une quoi, d’ailleurs? Une paysanne? Une domestique? Enfin… Pour quelqu’un ne vivant peut-être pas dans cette Forteresse, qu’elle soit si à l’aise d’y arriver de la sorte. La garde en bas s’agitait et déjà Ashton tendait, prêt à un accueil pas très agréable, qu’importe comment.

Ils mirent pied à terre, tandis qu’il aidait la demoiselle à descendre de son Dragon, non sans garder un œil sur la garde qui encore heureux, n’osaient s’approcher d’eux en vue du grondement sourd que laissait échapper Onyx, n’appréciant pas l’énergie qui découlait de tout ceci et comme par réflexe, il alla poser son bras devant elle, pour la protéger tandis que l’un des hommes, visiblement le Chef de la garde s’approchait. Elle se tourna alors vers lui pour le gratifier d’un clin d’œil. Dans l’incompréhension la plus totale, il fronça les sourcils en guise de réponse. Ce fut ensuite le «ma Lady» du garde qui lui offrit une bouffée de chaleur un peu désagréable. Ah… Eh merde. Évidemment qu’il se renfrogna aussitôt! Elle c’était jouée de lui…

Il laissa un garde prendre en charge la jeune Lady, offrant un coup de coude à celui qui venait de lui saisir le bras afin de le séparer d’elle, celui qui lui faisait mal, non sans serrer les dents et que ses poings se referment, tendu comme un arc. Toujours accrocher à lui, Alys fit un bref résumé de la situation. Elle ne parlait pas de deux Dragons, ne parlait pas du tout de tout ça, en fait, simplement qu’elle était tombé à cheval c’était… Délibéré? Il n’arrivait pas à le deviner, mais le «joli» lui arracha un sourire en coin bien malgré la situation. Lorsqu’elle se tourna vers lui, visiblement fière de son coup, Ashton se contenta d’arquer un sourcil, mais qui était-elle, bon sang? Elle jouait les parfaite idiote… Alors qu’elle avait semblé avoir bien plus de répartie, tout à l’heure. Sans un mot, il suivi bien malgré lui le cortège qui c’était formé autour d’eux. Il n’aimait pas se sentir comme ça.

-Bon, en fait, c’est que j’ai à faire… Votre «Lady» saine et sauve… La route sera longue je…

Le Chef de la garde le coupa net, sans même lui laissé la chance de continuer sa phrase. Comprenant sans doute où il voulait en venir et cela ne semblait pas le satisfaire. Pourquoi cela le dérangeait donc? Il était évident qu’il n’était pas le bienvenu ici… Il entendit Onyx s’envolé. Il faisait chier celui-là! Il jeta un coup d’œil un peu rageur vers le ciel. Ça, c’était sa petite vengeance personnelle pour l’avoir obligé à porter la fille, il en était sûr! Enfin…

«Et vous êtes?»

Il se mordit la lèvre, voulant balancer à la hâte «le joli monsieur», mais il se ravisa. Ce n’était pas trop le moment de balancer une blague du genre en tout cas, pas devant une Lady se trouvant devant une garde dans le Fort du Lord en question, père de la dite Lady.

-Ashton.

«Mais encore?»

-Waters?

Ouais, un putain de sans-nom. Qu’elle outrage, pas vrai?

-Ouais parce-que franchement, je ne crois pas que ce soit nécessaire de préciser que je suis Dragonnier, vous avez des yeux pour voir, j’imagine.

Il aimait franchement pas avoir l'impression d'être interroger. Encadré. Certes, ils ne pouvaient tout de même pas avoir pire accueil que les Karstark! Il restait un larcin du Souverain... Donc cela en disait sans doute long sur leur alignement... Il eut quelques ricanements derrière eux, tandis que le Chef jeta un coup d’œil pour rappeler ses troupes à l’ordre tandis qu’ils entraient dans la Forteresse. Les lieux… Était un peu comme il l’imaginait, en vue des livres qu’il avait vue, mais surtout de la pauvre description qu’on en avait fait, quoi que plutôt juste. Tandis qu’ils arrivèrent dans le salon, le Mestre était déjà là, jetant un regard interloqué vers le Dragonnier, puis lui tournant le dos pour prendre en charge la jeune Lady blessée. Ont l’invita gentiment à s’assoir en appuyant sur son épaule, celle qui lui faisait mal.

-Ouais ça va ein...

«Assied toi et ne fais pas d'histoire...»

Pas d'histoires? C'était limite eux qui le traitait comme s'il était un prisonnier. Sur ce coup, son poing partie… Faisant voler le pauvre bougre sur une petite table, carrément sur le dos et une vague d’homme se jetèrent sur lui. Sans doute pire qu’un Dragon, Ashton se fit honneur à foutre ses poings sur tout ce qui se fichait devant lui, mais il devait avouer qu’il n’eut pas le dessus bien longtemps à forces de coups de pieds et de poings qui volaient dans tous les sens. C’est un bouclier en pleine poire qui lui fit un peu tourner de l’œil, faisant en sorte qu’on finisse par l’immobilisé. Ramenant rageusement ses bras derrière son dos, il grimaça de douleur.


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Mar 8 Mai - 19:05

«Damn Dragon... Stupid Horse!»


Alors même qu’elle marchait au-devant du petit groupe, elle essayait de reprendre ses esprits. La douleur à sa cheville devenait insupportable, la faisant boitée grossièrement. De plus, son crâne pulsait, ce qui lui occasionnait une légère nausée, vraiment il était temps qu’elle voie le mestre ! Mais rien de tout cela lui causait autant d’émoi que le souvenir du corps chaud plaquer contre elle lors du voyage à dos de dragon. Elle avait l’impression de toujours sentir le bras qui le maintien en place et le souffle d’Ashton dans son cou. Mais il fallait qu’elle se reprenne et vite ! Hors de question de ne pas être à 100% maitre de ses agissements… lorsqu’elle se montre idiote et insouciante, elle le fait par jeu. Elle ne devait en aucun cas le devenir pour vrai ! Alors, même si l’envie de rire bêtement se faisait sentir au fond d’elle-même, elle devait réprimer. Surtout qu’elle avait vu le regard d’Ashton. Il était intrigué et elle allait devoir faire des explications. Surtout avant qu’il ne repende la rumeur qu’elle n’était pas aussi idiote que ça !

Qu’est-ce qui l’avait pris, d’agir aussi … eh bien… bêtement ! En général, elle se contrôle mieux que ça. Je dirais le coup sur la tête, la surprise et aussi le fait qu’il aille un jo.. Stop. Franchement. Elle n’allait quand même pas mettre ça sur le compte du regard vairon ! Quoi qu’il en soit, elle allait devoir lui parler. Sans la totalité de la garnison à côté de préférence ! Et ça serait beaucoup plus pratique s’il ne prenait pas la poudre d’escampette avant !

« Ah non mon cher ! Vous êtes blessé, il me ferait de l’inquiétude, si je vous laissais repartir ainsi ! » claironna-t-elle avec une joie insouciante parfaitement feinte. C’est ça. Tu restes ici… et puis, la route sera longue mon œil oui !  

Elle entendait la multitude de questions qu’Hector faisait subir à au dragonnier. Elle ne pouvait lui en vouloir, après tout, c’était son travail d’être suspicieux. Et quoi de plus louche, qu’un dragonnier arrivant de nulle part qui ramène une des filles chéries du grand patron, boitant et saignant… Mais oui ! C’est certain que tout se passerait à merveille, sans le moindre heurt ! Et Ashara, c’est une princesse chétive… encore heureux qu’Uthor ne fût pas directement dans le hall d’entrée ! Mais franchement, qu’est-ce qu’on en avait à faire de son nom de famille ? En quoi, cela était-il important pour le moment… il l’avait aidé, il n’était pas venu faire de la politique ! Qu’il soit un Pyke, un Waters ou encore un Tully ça revient au même, il était un dragonnier et ce n’était quand même pas rien. Et gentil en plus.

« Sa tombe bien, on aime l’eau ici ! » Marmonna-t-elle entre ses dents, après tout, elle n’était pas censée faire preuve d’esprit et d’ironie. Elle réussit à faire passer sa phrase comme un grognement de douleur et en fut particulièrement fière. Par contre, elle ne put retenir un gloussement au commentaire suivant… Aaah ! La douce ironie. Quelle merveilleuse chanson à ses oreilles ! En tous cas, s’ils n’ont pas remarqué, on ferait mieux de les remplacer ! Mais bon, le dragon était à peine plus gros qu’un chat voyons !

Ah ! Et voilà-tu pas, un garde bienpensant qui se décide à venir la soutenir pour marcher. Elle avait mal, oui… mais elle aurait préféré qu’il ne s’approche pas. Et ce pour deux raisons. La première, la plus évidente, c’est que s’il était là pour la soutenir… ça voulait dire que toute la troupe y était. Et la troupe, elle en faisait du bruit ! Son crâne n’aimait vraiment pas. Et la seconde était plus nébuleuse, même pour elle. Le toucher du garde était certain beaucoup plus respectueux et empreint de révérence, mais il semblait effacer le souvenir du support apporter par le Dragonnier. Et sans comprendre pourquoi, elle en était déçue. Par le Dieu Noyé ! Sa tête avait été frappée plus fort qu’elle le croyait !

Ils arrivèrent enfin au salon… du moins celui de la première forteresse et donc le moins utilisé par la famille. Il était plutôt là pour recevoir les visiteurs à leur arrivée… ce qui était sans aucun doute le cas d’Ashton en fait. Tant bien que mal, Alys finit par s’assoir dans une des chaises moelleuses présentes avec un soupir de soulagement. Pouvez-vous seulement imaginer à quel point une telle chaise peut soudainement devenir la chose la plus agréable en ce monde ? Ça, et la mixture infâme que le mestre lui fit avalé à peine une seconde après son arrivée. Comme toujours avec lui, c’était les questions ensuite.

Alys ne se demanda même pas comme il avait su. Après tout, son laboratoire se trouvait justement dans la première forteresse et la fenêtre ouverte donnait sur la cour, il avait donc dû voir l’arrivée en fanfare ! Fallait pas être un génie machiavélique pour deviner que la demoiselle allait avoir besoin de soin après avoir entendu l’explication. Quoi qu’il en soit, cette chose avait le talent incroyable de faire diminuer les douleurs et calma la nausée dérangeante qu’elle avait.

« Merci… Je crois que mon sauveur en aura besoin aussi ! »  

À peine avait-elle fini l’indication, qu’un raffut épouvantable se fit entendre du côté du dit sauveur. Par le Dieu Noyé… les hommes Ils n’étaient pas en compagnie depuis une demi-heure que sa se mettait déjà sur la tronche ! Et pas fairplay du tout d’ailleurs ! À un blessé contre dix et armée en plus, Asthon n’avait aucune chance. Guerrier de Sa Majesté ou pas. Et puis, ce n’est pas comme si les gardes de Pyke avaient été accueillants… non vraiment, il y avait des choses à revoir. Mais pour l’heure, leur combat insignifiant lui ramenait son mal de crâne et ça, ça l’énervait vraiment. Négligeant sa cheville nécessiteuse, elle se leva et croisa les bras sur sa poitrine.

« Il SUFFIT. »

Sa voix avait claqué sur les murs de pierre, comme celle de son père. Sourcils froncés, nez plisser et yeux balançant des éclairs. Alys n’était pas contente du tout. L’expression resta un instant avant d’être remplacée par un sourire mignon et un air enfantin.

« Allons. Nous allons encore avoir l’air de sauvageons ! Nous devons montrer à tous que nous pouvons être civilisés ! Je suis persuadée qu’on aurait plus de banquets ! » Elle agita les mains comme pour chasser des poulets récalcitrants. « Allez ! Zou ! Retourner faire votre travail et laisser mon invité être soigné en paix ! »

Oh. Comme elle aurait aimé pouvoir leur gueuler joyeusement dessus. Mais cela briserait toute l’image qu’elle avait mis tant d’années à construire. Au moins, avait-elle assez d’autorité pour qu’ils obéissent... elle ne se faisait aucune illusion que deux gardes seraient postés juste derrière la porte. Et qu’un serait dépêché vers la chapelle pour prévenir son père.

Encore heureux qu’elle soit dans la dernière forteresse et que personne n’ose sortir Uthor de ses prières comme un barbare. Ils avaient peut-être 1h ou 1h30 devant eux avant que son père adoré pointe sa mauvaise humeur. Aurait-elle le temps, de discuter ?

« Bon. Maintenant, je disais donc qu’Asthon était blessé aussi. Les hommes ayant cette fâcheuse habitude de tout minimiser… Parce que mine de rien… il est tombé du ciel quand même ! Ma cheville peu attendre. »

Sur ce, elle offrit son plus beau sourire au Dragonnier.

« Et puis mon cher monsieur… Je crois que votre monture s’en est allée… »

Elle venait de lui resservir ses propres mots, avec un air bien malicieux dans les prunelles. Elle ne pouvait toujours pas être elle-même, le mestre étant toujours là, mais rien ne l’empêchait de s’amuser un peu… et puis pour qui savait regarder…
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Mer 16 Mai - 1:01


«Damn Dragon!... Stupid Worse!»


En plus d’avoir cette fichu et même épaule qui lui faisait un mal de chien, n’aidant en rien sa cause dû au mouvement forcé, le jeune Dragonnier senti quelque chose de chaud s’écouler jusqu’à son œil, tout comme de son nez à ses lèvres. Passant sa langue sur celle-ci, il y reconnu bien entendu la saveur ferreuse du sang. Bah, ce n’était pas trop étonnant avec les coups qu’il venait joyeusement de ce recevoir. Quant au bouclier, il ne savait pas trop où exactement celui-ci l’avait frappé. Dans tous les cas, ce n’était pas très important puisque la voix si douce de la belle rousse, ce fit entendre sauf que… Moins douce cette fois.

La masse qui l’entourait s’ouvrit devant lui, laissant place à Alys qui, les bras croisé et une moue presque sévère s’affichait, ce qui sommes toutes, lui arracha un sourire. Cet air, avec son joli petit nez plissé ne dura pas longtemps, laissant place alors à un sourire radieux. Ashton ce demandait si elle n’avait pas un quelconque trouble mental. Elle était… Très ambivalente et pourtant, il travaillait de près avec des personnes de la sorte. Elle c’était… Bizarre. Alors il fronça les sourcils, mais gardait cet air un peu perplexe. Elle était mystérieuse cette fille. Ou bien il avait franchement un problème.

Ainsi donc, il observa la belle se débarrassé des soldats de manière plus efficace que lui, sincèrement. Sauf qu’elle trichait, elle était chez elle! Dans tous les cas, il se renfrogna un tantinet. Elle avait quoi, contre les sauvageons? Et le Lord, il était absent? Quelque chose lui disait que ce serait sans doute une bonne chose. Si ses hommes l’accueillait ainsi, il avait déjà une belle idée de comment l’accueillerait le père de la blessée surtout que, c’était un peu de sa faute, mais juste un peu… Une fois libéré de la poigne solide, il se remit sur pied, étouffant un grognement et s’aidant de son genou pour appuyer son bras et ainsi se redressé sans le faire trop lentement. Il essuya le dessous de son nez du revers de la main, essuyant distraitement le sang sur son pantalon et porta ensuite la même main contre son arcade sourcilière, qui avait été fendu. Il se frotta l’œil, où le sang coulait ce qui n’était pas très agréable. Il choisit donc de s’appuyer contre un statue qui bougea un peu, le faisant sursauté et donc choisissant de mettre sagement ses mains dans les poches et ne rien toucher. Il avait failli briser une lady, une statue en prime ne serait vraiment pas bien perçue par le Maître des lieux.

Alys attira l’attention du Mestre sur sa personne et celui-ci, ne semblait pas tout à fait d’accord à l’idée de laissé la belle dans cet état. Sommes toutes, en observant un moment la jeune Lady, puis Ashton, il finit par se résigner et s’approcha de lui, lui faisant signe d’un geste las de la main de retirer son plastron de cuir et l’inviter à s’installer sur une chaise non loin d’une cuvette remplis d’eau propre. Non sans jeter un coup d’œil amusé vers Alys, il obtempéra.

-Oh, la différence, c’est que dans le cas de ma «monture», elle peut manger la vôtre… Aie!

Bon, c’était plus fort que lui, mais aussi bien la préparer à cette éventualité. Il jeta un regard noir au Mestre qui, se contentant de lui afficher un bref sourire, lui mentionna que ce serait vite du passé. Ashton réalisa que, trop obnubiler par la belle, il ne c’était même pas aperçu que celui-ci lui avait passé un point, question que son arcade ne guérisse pas totalement de travers. Comme si c'était important, pour un mec comme lui... Mais bon, sans doute devait-il apprécier cette petite attention et cesser d'être trop sur la défensive... Ensuite, le vieillard jeta un bref coup d’œil vers la Lady et toussota, avant de faire signe au Dragonnier de retirer sa chemise. Bon sang, cet homme avait quel âge? Il craignait de le voir s’écrouler et se transformer en poussière en cours de route…

Si habituellement il n’avait aucun problème à montrer sa peau, oubliant souvent certaines convenance là, c’était surtout qu’il avait pas envie d’offrir à la vue de cette belle demoiselle l’état de son dos qui certes, ne pouvant le deviner, avait une bonne idée. Sous son hésitation évidente, le Mestre répéta, un peu impatient. Ashton jeta un bref coup d’œil vers Alys et fini par obtempérer. Déjà, si ce n’était des vieilles cicatrices qu’elle pouvait voir sur son torse, celle à son épaule laissait présagé une certaine intervention il y avait de cela quelques mois, lors de son opération suite à sa dernière fracture et infection. Le Mestre qui se tenait dans son dos, lui, fronça les sourcils et s’afféra à nettoyer sa blessure, dévisageant les stries profondes qui ne trompaient pas: Principalement des coups de fouets. Il ne le voyait pas, mais il pouvait sentir son regard pesant et remplis de sous-entendu dans son dos. Ont apprenant à sentir ses choses là, quand ont avait vécu comme lui.

«Dites-moi, vous êtes tombé sur quoi, exactement?»

-Une pierre, peut-être, je ne sais pas.

«La chair est tranchée, assez profondément. Cela ressemble à un coup de lame, net.»

-Peut-être une griffe de mon Dragon, en essayant de me rattraper tandis que j’essayais de voler...

Il jeta un coup d’œil à la belle, affichant un petit sourire en coin. Il savait très bien que ce n’était pas le cas, mais il refusait de laissé sous-entendre qu’il y avait eu un autre Dragonnier avec lui dans le ciel.

«Je vais devoir coudre, mais à voir vos cicatrices, je doute que cela vous cause problème, huumm?»

-Non, ça va...

Ainsi donc, le Mestre s’afféra au travail non sans préalablement avoir désinfecté, puis avoir appliquer une pommade engourdissant un peu les tissus, tandis que la belle claudiquait pour voir le travail, prenant place sur un fauteuil non loin, ayant sans doute une vue autant sur ses expressions faciales possible, autant que sur ses blessures.

«Votre épaule, une autre «chute», je suppose?»

Cette fois, Ashton se contenta de tourner légèrement la tête en sa direction, lui jetant un coup d’œil oblique faisant fi de l’aiguille qui transperçait sa peau pour passer le fil afin de rassembler ses chairs et le vieillard se renfrogna, comprenant –finalement- là, que le jeune Dragonnier n’appréciait pas trop sa trop grande curiosité. Qu’est-ce qu’il pouvait bien dire? Qu’il c’était reçus un sale coup d’Aegon et de Leith pour avoir osé se mettre entre le Souverain et sa cadette? Inventé un truc? Il aurait pu, aisément, mais il n’avait jamais été du genre menteur et il lui semblait déjà avoir abusé suffisamment de la chose… Et puis c'était quoi ces questions, il combattait «pour» la Couronne, il croyait quoi, au juste? Que sa peau serait aussi pure que celle d'un poupon naissant? Il était peut-être simplement curieux, mais il n'était pas aisé de tirer les vers du nez du jeune Dragonnier, lorsque cela concernait une situation délicate quelconque.

Un long silence plana, Ashton préférant étrangement éviter le regard de la belle Lady, songeur. Il devait tout de même se ressaisir. Sincèrement, si on apprenait qu’il était venu à Pyke et qu’il avait, sans permission choisi de ce laissé inviter de la sorte il aurait des problèmes et il était déjà suffisamment dans l’eau chaude pour toute sortes de raisons supplémentaires, mais bien entendu, les choses ne faisaient que commencer… Que ce soit pour Pyke et pour le reste, mais le jeune Dragonnier était loin de s’en douter. En fait, il savait bien que peu importe ce qu’il ferait, on chercherait les petits détails chiant. Il se ferait séquestré –c’était presque ça, mine de rien?-, qu’on lui reprocherait de l’avoir été.

Dans tous les cas, le Mestre termina finalement sa besogne et rabroua presque le Dragonnier d’oser vouloir remettre ses loques de vêtements, qui selon lui empestait. Mmhhh il n’avait pas tord, sauf qu’il n’avait rien d’autre et puis il n’allait pas lui faire croire que dans un endroit comme ça, cela dérangeait vraiment? Il ne comptait pas rester encore bien longtemps... Même s’il aimerait beaucoup avoir un peu de temps seul à seul avec la belle Lady. Et comme si quelconque Dieu l’avait entendu, le vieillard quitta finalement en balançant de sa voix enroué qu’il allait chercher une attèle pour la belle. Bon, c’était mieux que rien.

Ashton resta en place, choisissant de se lever, enfilant malgré tout sa chemise salle parce-que même s’il avait des vêtements propres, ce serait inutile de les enfiler dans l’état où il se trouvait. Il avait pourchassé un mec sans relâche durant près d’une semaine. Il ne fallait pas chercher plus loin, il avait surtout besoin de se laver. Il finit par se retourner vers Alys, qui le regardait, justement.

-Étiez-vous en train de me reluquer, milady?

Oh putain, si Alistair l’avait entendu, il aurait recraché ce qu’il buvait –parce-qu’ils buvaient toujours ensemble alors c’était la première image qui lui vint-. Venait-il sincèrement de balancer ça à une Lady?! C’était censé être balancer en blague, mais en vue de la teinte qu’elle prenait… Bordel… Lui et sa grande gueule, ce manque de filtre. Il passa distraitement une main sur sa nuque. Il était un peu mal à l’aise en fait. Il n’avait jamais été très habile avec la manière de parler de Nobliaux et il n’aimait pas qu’ils le remarquent aussi vite, parce-que la majorité aussitôt considérait qu’il ne valait rien, malgré son statut plutôt vénérable de Dragonnier.


-Je tenais à m’excuser, pour ma réaction sans doute un peu trop abrupte, avec vos hommes tout à l’heure. J’imagine que vous pourrez aisément comprendre, que ce n’est pas moi qu’on choisit pour faire bonne figure chez les Dragonniers...

Aussi bien en rire. Si on pouvait dire ça ainsi. Comment expliquer qu’il ne se sentait jamais à sa place dans un tel endroit? Qu’il supportait mal de se sentir ainsi coincé, en minorité et encerclé par des hommes qui le regardaient de travers? Il avait suffisamment vécu de merde dans sa vie –et courte, ironiquement-, pour se tendre comme un arc bien malgré lui dans une telle situation. Ce n’était pas bien compliqué, Ashton ne faisait confiance en personne, pas même ses supérieurs et les rares faisant exception, se trouvaient plutôt loin d’ici et se comptaient sur les doigts d’une seule main. Et puis, mettre une bande de mec tendu, fait pour se battre, de deux camps visiblement différent, malgré ce qu’on en dirait dans les Bals et les petites soirées mondaines de la Noblesse ensemble, ce n’était pas vraiment étonnant qu’ils se tapent dessus à la première occasion… En tout cas, c’était aussi transparent que les dentelles d’une catin… Étrangement, il ne ferait pas mention de ces doutes au Souverain. Clairement pas.

-Alors… Votre tête, elle va mieux? Vous déliriez tout à l’heure? J’ai l’impression que depuis votre entré dans la Forteresse, vous êtes hmm… Différente?… Mmhh… Pardonnez-moi.

Il lui jeta un bref coup d’œil, déambulant dans la pièce en observant ce qui s’y trouvait. Il était curieux et c’était sans doute aussi là une petite déformation professionnelle, à force d’avoir joué les gardes Royaux et patrouilleurs. À noter qu’il n’appréciait pas trop de s’être tromper au sujet de la belle, pas plus qu’elle ne soit une Lady. S’il avait côtoyé plus longuement une Princesse Targaryen, ses défauts protocolaires et de bonne séance n’étaient pas vraiment corrigé, mais sommes toutes malgré tout moins pire. Quoi qu’il en soit, il préférait la première impression qu’il avait eu de la belle Alys, que celle d’une… Stupide petite Noble. Pourtant, dans son regard… Ça lui faisait un peu pensé à Khanrell, qui faisait semblant, Daeyna, tout autant. Peut-être avait-il appris à avoir le flair, même si c’était différent. Peut-être qu’il voulait se faire lui-même des idées, aussi, espérant qu’elle ne soit pas aussi décevante que ces filles de Maisons stupides... C’était ridicule et puis il ne voyait pas trop ce que ça changerait, il ne la reverrait pas.

-Le Lord n’est pas présent? Je lui dois des excuses, pour avoir fait tomber l’une de ses précieuses filles. C’est la moindre des choses que je lui dise ce qui s’est passé et essayer d’éviter un incident diplomatique… Ce que je ne saurait garantir...

En tout cas, elle ne pouvait pas dire qu’il ne tentait pas de bien faire, malgré la petite baston de plus tôt. Il n’avait vraiment pas envie que la rumeur qu’un Dragonnier envoyé à Pyke pour une tentative d’assassinat sur l’une des filles de Lord Greyjoy tombe sur lui. Il n’avait absolument pas besoin de ça.


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Mar 22 Mai - 14:45

«Damn Dragon... Stupid Horse!»


Alys observait le dragonnier avec un œil amusé. Il n’était, semblait-il pas à l’aise dan ici… et pourtant, nous ne pouvions certainement pas dire que la demeure des Greyjoy respirait la richesse ! Certes, c’était confortable et chaud. Il y avait quelques décorations aussi… mais comparer aux grandes maisons du Sud, il n’y avait aucune comparaison possible. Mais pour son propre bien, il ferait mieux de s’assoir ! Parce que s’il brisait une des statues de sa mère, son père allait faire une crise ! La chose n’était pas très jolie et assez défraichie, mais selon ce qu’elle avait appris, sa mère l’adorait. Comme tout ce qui était décoratif dans ce château austère ! L’homme obtempéra et intérieurement, Alys poussa un soupir. Il y avait moins de chance qu’il prenne la poudre d’escampette ainsi… ou de briser un truc.

Ah ! Comme il était drôle… la jeune femme plissa les yeux en le fixant d’un air un peu revanchard. « Je lui souhaite alors une bonne grosse indigestion ! Manger pareil canasson, n’a-t-on pas idée ! »  Ce n’est pas tant qu’elle aimait le cheval, ce n’était pas le sien après tout, mais tout de même ! Sa jument étant sur le point de mettre bas, elle avait emprunté un de ceux disponibles… une vielle chose caractérielle et plutôt agressive… qui ne méritait pas vraiment de finir dans l’estomac d’un dragon.

Le mestre lui, était à mille lui de se petit combat de tête, et comme à son habitude n’y allait pas avec la douceur que son âge aurait pu lui donner ! Et le dragonnier, qui ressemblait à cet instant à un petit garçon… un sourire un brin moqueur fleuri un instant sur les lèvres rosées de la Lady. Les hommes ! Ça jouait fort… et après…  

Humpf. Petit garçon… non pas vraiment. Une fois les tissus retirés, laissant apparaitre un de ces torses ! Oula ! Ça donnerait presque faim non ? Alys rougie brusquement, d’où est-ce que ça venait, de telles pensées ?  Oui bon, il était encore plus impressionnant maintenant la peau à nu… mais ce n’était pas une raison ! Elle en avait déjà vu des hommes… Il faut dire que les marins du port ne sont pas aussi bien faits… Pour se redonner une contenance, elle boita vers un fauteuil plus près… Mais oui, bien sûr. Ce n’est surtout pas pour admirer la toute nouvelle œuvre d’art sauvage… se secouant, elle se reconnecta à la conversation qui avait lieu près d’elle alors que le mestre soignait le grand blesser.

Après tout il était tombé du ciel. Profitant de la perche lancée pour faire taire les quelques doutes en lien avec son esprit qui pourrait naitre dans la tête du mestre… vieux, mais pas con, elle gloussa stupidement. « Oh oui ! Il vole même très bien… surtout sans monture »  Paroles stupide, intonation stupide. Parfait. Et ton regard pointu lui ? … Eh merde. Quoique, le mestre ne la regardait pas du tout, occupé comme il l’était avec le dos d’Ashton. Mais lui par contre… ouais, il faudra vraiment trouver un moment pour régler ça.

Elle laissa Ashton se faire soigner sans plus intervenir… laissant son regard courir le long sur la vue que le dragonnier donnait. Il avait eu une vie rude, au vu des blessures anciennes. Un combattant. Pour elle, qui avait été élevée à Pyke, ce n’était probablement pas aussi effrayant que pour une donzelle des Stormland’s. Après tout, les hommes de Pyke étaient avant tout des hommes d’action et de bagarre. Des pilleurs et des pros en raid surtout… ce n’était pas comme si les Irons Island avaient la réputation d’être des gentils nounours !

Brusquement sortie de ses pensées par la voix moqueuse d’Ashton, elle réalisa qu’ils étaient à nouveau seuls… et qu’elle le reluquait réellement. Misère. « Ah ? Ne faut-il pas profiter de ce qui nous passe sous le nez ? »  pérora-t-elle, joueuse, imitant une fois de plus les filles de la cour, mais cette fois de manière parodique… surtout pour oublier qu’elle était à nouveau pivoine d’avoir été prise sur le fait. Avec un air innocent, elle s’affaira en enlever sa cape qu’elle laissa choir sur le dossier du fauteuil. Elle avait beau n’être habillée que d’un pantalon et d’une tunique de son père sans rien d’autre en dessous contrairement à ses robes et corsets habituels, mais il faisait quand même plus chaud dans la pièce que dehors ! Très chaud même non ?  

Quoi qu’il en soit, la situation semblait prendre un tournant un peu plus sérieux, malgré l’humour du jeune homme. Voilà qu’ils en étaient aux excuses ! Levant une main au-dessus de son épaule, elle balaya l’air ambiant et les excuses :

« Ce n’est rien. N’allez pas croire qu’une petite rixe puisse faire ombrage à Pyke ! Une journée sans une dispute, n’est pas une bonne journée ici ! «   Ce n’est pas comme si on pouvait dire que les Fers nés étaient de bonnes gens charmant et agréable en réputation !

Elle se trémoussa légèrement, plus du tout assuré maintenant qu’elle était au pied du mur. Après tout, elle n’avait jamais eu de compte à rendre à propos de son comportement ! Observant le Dragonnier qui semblait en mode vérificateur d’impôt, regardant partout.

« Hm. Eh bien en fait… c’est plutôt le contraire… Je ne délirais point messire ! »  

La situation était étrange et même si elle pouvait le comprendre, elle était un peu piquée de s’être fait posée une telle question ! Sauf qu’elle l’avait bien cherché cette fois. Elle toussota légèrement avant de faire un sourire contrit. Tapotant élégamment la place à ses côtés sur le fauteuil, elle lui fit signe de venir s’assoir. Après tout, il était blessé et elle ne pouvait plus se déplacer au vu de la douleur qui pulsait dans sa cheville. Et le vieux, qui allait probablement prendre cent ans à revenir… et d’ici là, Ashton pourrait très bien avoir foutu en l’air une statue par inadvertance… Mais oui ! Et ce n’est pas du tout une excuse pour le ravoir plus près ?!?  

Au moins, pourrait-il prendre ce temps pour mettre les choses au clair avant que son père ne fasse son apparition.  D’ailleurs, quand on parle du loup… Ashton venait de mettre le pied en plein dans la conversation !

« Pour ce qui est de l’incident diplomatique, je n’en sais rien. Père a parfois des réactions très imprévisibles… et quand il arrivera dans cette pièce, la seule chose qui pourra vous sauvez les fesses est votre attitude et mon assurance que vous êtes un sauveteur inopinées… »  

Parce qu’Uthor était pire qu’une bombe à retardement, on ne savait jamais sur quel pied danser… allez savoir comment il réagira de s’être fait déranger en pleine prière, pour une histoire de dragon, d’homme blessé… et de fille sanguinolente.

« Mais nous devons mettre une chose au clair avant que le mestre ne revienne ou que mon père débarque ! »  enchaina-t-elle subitement sérieuse, tournée vers lui.

« J’étais effectivement sonnée et c’est la raison de mon comportement. Vous n’auriez jamais dû voir tout ceci ! Vous devez, sur votre honneur de dragonnier, me jurer que vous ne direz rien du tout. Que je sois capable de me servir de mon esprit doit être tu ! »

Manquerait plus, qu’il aille raconter ça à son père. Ou à un soldat… ou même à n’importe qui ! Pour tout le monde, elle devait rester la puinée idiote de Pyke. Question de survie.    

« Jurez-moi, Ashton Waters, que vous allez garder ce secret comme s’il était vôtre ! »  

Elle se pencha vers lui, qui était maintenant assis là où elle avait tapoté. Son souffle caressant la joue du dragonnier alors qu’elle approchait les lèvres d’une oreille pour jouer sa seule carte en mains.

« Jurez-moi et je promets, sur l’amour de ma mère, de ne jamais évoquer le deuxième… »

Elle n’était sûr de rien. Mais il lui semblait, maintenant que son esprit se clarifiait un peu, qu’il y avait dans le ciel deux dragons. Y avait-il un autre homme ? Aucune idée. Pourquoi aurait-il fait pareille chose ? Elle ne savait pas non plus. Et elle s’en foutait un peu. C’était des affaires externes à Pyke et ça ne la concernait pas. De plus, elle ne reverrait probablement plus jamais le beau combattant du ciel. C’était la seule carte qu’elle avait en main et elle se devait de la jouer.
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Jeu 24 Mai - 2:12


«Damn Dragon!... Stupid Worse!»


Il n’avait pu s’empêcher d’arquer un sourcil, un peu surpris par la réplique aussi facile de la belle Lady concernant sa pique. Alors… Elle avouait son crime? Cela l’aurait sans doute amusé s’il n’avait pas senti ce ton typique de la grande cours, de ces donzelles qui croyaient que tout et tout le monde leur appartenait… Comme les gardes. Combien de fois cela lui était-il arrivé, malgré sa discrétion, que de se retrouver avec une dame accrocher à l’une de ses épaules, empestant le vin dornien –Oh, et il n’avait vraiment rien contre cet élixir…- entrain de lui murmurer des ordres salace comme s’il allait aller la rejoindre dans ses appartements dès qu’il serait libre?... Bon… Il l’avait fait une ou deux fois, mais vraiment sans plus! Puis pour elle, il pourrait bien déraper une autre fois enfin… Elle était mignonne. Il n’était pas trop sûre si elle était ou non intelligente, mais pour un coup, ce n’était pas des plus important. Eh merde pourquoi il pensait à un truc pareil? Il se sentait foutrement ingrat.

Tandis qu’elle lui répondait, son regard coula vers ses courbes qui furent un peu trop –mais il n’allait pas s’en plaindre…- dévoilée tandis qu’elle retirait avec la grâce d’une reine sa cape. Cette peau… Même d’aussi loin lui semblait si douce.

-Mhh, mhh…

Se contenta-t-il se répondre à ses propos qu’il devait avouer, n’avait entendu qu’à moitié… Euh… Oui. Un truc de dispute et de bonne journée. Il n’était pas attentif. Ce n’était pas très bon, mais pourquoi elle sentait si bon, au fait? Il rôdait dans la pièce en veillant à rester loin sans doute pour ne pas avoir l’air trop pervers à reniflé sa tignasse flamboyante en salivant. Bon, il exagérait, mais c’était l’image qu’il avait. Pourquoi son regard était si… Et oui parce-qu’il ne regardait pas que ses courbes féminine. Elle avait quelque chose d’un peu hypnotisant. Il se sentait un peu bête en sa présence et sa l’énervait un peu. Une Noble. Non, mais Alistair ce foutrait bien de sa gueule!... Quoi qu’il était sans doute le Prince des cons. Parce-que Princesse oblige alors il aurait intérêt à ne pas le juger. Quoi que c’était encore à savoir s’il lui parlerait de cette petite escapade jusqu’au Iron Island.

Quoi qu’il en soit, il se permit de lui jeter un coup d’œil où trônait l’incompréhension, lorsque celle-ci répondit à sa question, concernant son attitude. Alys se contenta de tapoter gentiment le siège à ses côtés, l’invitant sans le moindre doute à prendre place. Là?!... Mhh… Bon. Il c’était un peu calmer. Il avait une formation hors pair sur «ne pas laissé entrevoir ses pensées»… Et il était vraiment nul là-dedans. Il était cependant vraiment curieux à son égard. Ce n’était pas comme avec ces autres idiotes qui ne lui suscitaient pas le moindre intérêt. Elle avait un petit quelque chose, il en était persuadé. Et puis s’assoir un peu ne lui ferait pas trop de tort. Même si on pouvait croire qu’il pouvait se la couler douce sur un Dragon –sommes toutes plutôt vrai-. Il avait passé une semaine des plus mouvementés, sans compté la chute pour couronné le tout et son corps commençait sérieusement à lui rappeler la position de chaque muscle. Ce ne serait pas beau à voir, demain matin…

Ah sympa, le père! D’un autre côté, il aurait pensé que celle-ci n’aurait pas vraiment approuvé les rumeurs et théorie sur le Lord, mais au moins, Ashton savait à quoi s’en tenir. S’il se sentait impressionné? Pas le moins du monde, mais il savait aussi qu’il n’était pas sur son… Territoire. Si on pouvait dire ainsi. Son statut de Dragonnier patrouilleur, tout comme peut-être même celui de garde pouvait faire en sorte qu’il se plante une dague dans le pied. En tout cas. Il tâcherait de ne pas jouer d’attitude. Ce n’était surement pas pour lui qu’il ferait cela en tout premier lieux et tant mieux. Le jeune Dothraki avait tendance à souvent oublier et laissé ses émotions prendre le dessus. Au final, ce n’était jamais payant pour lui. Ah… Sale impulsivité…

-Mettre une chose au clair?

Si déjà elle n’avait pas toute son attention, alors là, elle piquait foutrement sa curiosité! Encore heureux, la suite ne se fit pas attendre. Sur le coup, il ne comprenait pas trop où elle voulait en venir et il se demandait s’il n’avait pas lui-même reçus un bon coup sur la tête. Pourquoi une aussi belle jeune femme comme elle, qui avait une position enviable pour presque n’importe qui, chercherait à jour les idiotes? C’était… Absurde, non? D’un autre côté, il était plutôt fier de lui. Il savait que quelque chose clochait, depuis le début et réalisait que sincèrement, il devait avoir du flair. Il songea à Khanrell, étrangement. Son empressement de lui faire jurer silence et tout. Qu’avait-il de si particulier qui faisait en sorte qu’on savait qu’il serait muet comme une tombe? Il afficha un sourire en coin… Qui s’assombris aussitôt lorsqu’elle termina sa phrase en lui mentionnant qu’elle ne dirait rien, concernant le deuxième… Le deuxième?!

-Le deuxième?

Oui, oui. Ce mot avait résonné dans son esprit de trop nombreuses fois pour qu’il ne le glisse pas à voix haute. Son air, sa voix transperçait la plus totale des interrogations et pour cause. L’avait-elle vue? Pouvait-il lui faire croire qu’elle avait vue double, l’espace d’un instant? Il aimerait, en fait, lui assuré qu’il pouvait bien garder un secret pour un secret, puisque celui d’Alys semblait tout aussi précieux que le siens, mais… Il ne devait prendre aucun risque. Il se garda de lui préciser qu’elle avait peut-être mal vue, que sa vision avait dû être affectée. Mentir n’avait jamais été l’une de ses meilleurs qualité, surtout lorsqu’il était tenaillé entre la vérité et le mensonge. Il se mordit la lèvre inférieur et détourna le regard, feignant de vérifié son avant-bras, où une bonne éraflure s’y trouvait. Ah, tiens. Limite, il avait l’air d’avoir un déficit d’attention. C’était peut-être parfait ainsi…

-Écoutez, Milady… Je sais que vous ne me connaissez qu’à peine… En fait, pas du tout, mais sachez que votre secret est sans danger avec moi et… Que je vous préfère versions première rencontre, crinière en bataille et avec de la répartie, un sens de l’humour amusant que version… Idiote? Mais me permettez-vous sincèrement de vous demander pourquoi? Qui aime ça? Votre futur mari?

Il avait rapporté son regard sur elle tandis qu’il parlait. Ses prunelles disparates en profitant pour la détaillé de face et de s’y prêt. Si sa dernière question pouvait paraître innocente, c’était qu’il se demandait… Enfin bien sûr qu’il se demandait si elle était célibataire, marié ou fiancé! Elle était belle et savoir qu’elle avait de la répartie, même si elle n’était pas désireuse de le montrer pour quelconque raison sordide… La rendait des plus attirante! Il n’aimait pas les filles «molles», sans caractère aucun et beaucoup confondait éducation et intelligence… Il avait envie de fleurter un peu avec elle… Mais surtout de la connaître plus! Et ce n’était pas le Lord Suzerain des Iron Islands qui l’inquiétait –comment l’être lorsqu’on avait été sous le jouc d’un «Bon Maître cruel», puis d’Aegon et Leith?-, mais bien Alys… Ou sa réponse.

-Je vous le jure sur ma vie. Milady

Ajouta-t-il, posant une main à l’emplacement de son cœur. Car il ne savait pas sur quoi d’autre jurer, si cela pouvait la rassurer qu’il le fasse. Et… Peut-être hésitait-elle à s’ouvrir d’avantage, sans cette promesse et maintenant qu’il la lui avait fait. Ils avaient un secret qui les reliaient et ce n’était pas de ces secrets horribles comme avec la Princesse cadette Targaryen, bien qu’ils en avaient deux très mignon, mais… Cela lui faisait changement enfin, il espérait. Il ne savait pas s’il serait en mesure de fermer les yeux sur une autre histoire sordide, mais Alys avait un caractère trop différent des Princesses pour qu’il songe à une telle chose de manière sincère, mais tout avait toujours été si compliqué et si injuste dans sa vie et celle de ceux qui l’entouraient qu’il s’attendait presque toujours au pire et puis, elle cachait ce genre d’information à son paternel. Pourquoi?

-Ainsi donc… Croyez-vous que je devrais profiter de l’absence du Mestre centenaire pour assommer les deux gardes de l’autre côté de la porte pour fuir sur le dos de mon Dragon, ou préférez-vous que j’attende sagement l’arrivée du «terrible» Lord? Ma vie est entre vos mains... Milady.

Il avait posé sa question, un sourire au coin des lèvres, un peu trop malicieux pour que ce soit vrai. Sa question avait été posé en un murmure si bas, qu’il dû forcément approcher ses lèvres de l’oreille de la belle. Un déclic se laissant entendre vers les grandes portes, Ashton se recula vivement tandis qu’un domestique entrait, s’approchant du Dragonnier pour se présenté, lui mentionnant qu’il venait prendre ses mensurations afin de lui trouver des habits plus adéquat. Arquant un sourcil, Ashton jeta un coup d’œil oblique vers la Lady et… Fini par obtempéré, ce levant non sans grimacer.

-Mais j’ai des vête…

«Non, non, nous avons tout ce qu’il faut, n’est-il pas, Lady Alys?»

-Je ne…

«Nous viendrons vous chercher dans quelques minutes pour que vous puissiez vous… Enfin bref… Messire…»

L’homme grimaça, tassant l’air devant son nez pour aussitôt le pincer, puis tourna les talons. Visiblement, il avait aussi été satisfait concernant ses mesures. Eh… De nouveaux seuls, Ashton jeta un coup d’œil perplexe vers Alys.

-Avouez, vous aller demander une rançon… Je ne voudrais pas vous décevoir, mais vous n’aurez rien du tout. On vous demandera sans doute d’envoyer mes yeux pour «prouver» que je suis bien mort.

Humour un peu noir certes. Humour que lui seul pouvait comprendre aussi, mais le jeune Bâtard gloussa tout de même.

-J’ai très peu de temps, Milady… Allez-vous m’aider à m’évader ou faites-vous partie du complot?

Il avait demandé cela avec un sourire taquin. Que pouvait-il faire d’autres. Bien sûr qu’il ne comptait pas assommer de gardes et fuir. Ça, ça pourrait foutre la merde assez aisément entre la Couronne et les Greyjoy. Il préférait laisser ces tensions aux principaux concerné et ne pas être mêler à ces histoires. Sincèrement, il valait simplement mieux ne pas trop faire de vague pour l’heure.

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Lun 28 Mai - 9:32

«Damn Dragon... Stupid Horse!»


À la suite de sa déclaration, le dragonnier qui semblait si intéressé et curieux avait maintenant une expression qui oscillait entre surprise, frayeur et panique…  On dirait qu’il a croqué dans un gros citron bien juteux… assurément, elle avait tapé dans le mile. Le soulagement l’envahit, même si elle n’était pas encore parfaitement à l’aise dans l’art du placement de pion. C’était une chose qu’elle maitrisait qu’en théorie, n’ayant jamais eu à tester réellement si l’on omettait tout le truc de l’idiotie de façade. Son premier coup semblait être une réussite !

Alys en eu la preuve, alors qu’Ashton répétait de manière sonnée… Le dragonnier ne s’y attendait pas et c’était une bonne chose pour elle. Surtout que la seconde d’après, c’était lui qui imitait à la perfection Lysa, en observant une de ses égratignures comme lorsqu’elle passait d’un sujet important à un truc futile.  Soit il était aussi stupide qu’elle, ce dont elle doutait fortement tout de même, l’ayant vu faire des traits d’esprit, soit il ne voulait pas la regarder en face alors que le sujet venait le toucher profondément. Et donc, elle avait mis dans le mile. Et PAN ! Au moins, eut-elle la présence d’esprit de ne pas jubiler physiquement, gardant sa joie pour elle-même.

La rouquine se contenta de s’éloigner du visage d’Ashton, qui il fallait l’avoué commençait à vraiment sentir fort, avec un doux sourire. Sourire qui s’élargit au fil des paroles du dragonnier. La description plutôt flatteuse qu’il fit d’elle lui glissa quelques rougeurs aux joues. Vivant plutôt recluse dans la forteresse de Pyke, elle n’avait pas eu beaucoup de compliments de ce genre au cours de sa vie. Du moins, qui n’était pas donné par un membre de sa maisonnée. Par contre, la question du mari vint assombrir ses traits. C’était là, un sujet plutôt tabou. Depuis l’annonce des fiançailles de Lysa, elle voyait les siennes arrivées à grande allure ! Et ma liberté fuir dans l’autre sens surtout…  

Elle était là, dans ce salon impersonnel, qui était fait uniquement pour impressionner les invités : des statues étranges à la gigantesque gravure du Kraken surplombant l’âtre. Tout donnait une impression austère et froide qui n’était pas aussi rependue dans les pièces plus utilisées. Elle était donc là, à fixer des yeux disparates et magnifiques. Dans ses yeux l’éclat rieur d’une enfance révolue s’éteignait chaque jour un peu plus… et les paroles du guerrier sembla les ternir complètement, rendant le bleu d’été comme un gris pluie. Le serment prononcer n’attira qu’un peu de lumière, les rendant métalliques, comme le fer des iles. Délicatement, elle prit la main qu’il avait posée sur son propre cœur et la tint entre ses deux mains à elle.

« J’aimerais bien, pourvoir être comme vous le dites, crinière au vent et mordante comme la mer. Mais il se trouve qu’un jour mon père me fiancera. Et cet homme sera très certainement un de ses abrutis bouffis d’orgueil qui forme la très prisée caste des Lords de Westeros. Et ce jour-là, je perdrais tout. Ma maison, ma famille… et ma liberté. Ici, je suis la deuxième née de trois filles. Mon père, aussi conservateur puisse-il l’être, nous à laisser à mes sœurs et moi une grande marge de manœuvre. Je peux chevaucher, j’ai appris les armes et la politique… je peux même porter des vêtements d’homme ! » Elle pointa du doigt en ricanant ses habits. « Mais tout cela, je devrais l’oublier pour devenir une poupée de salon. Une Lady intelligente attire les regards inquiets. Une lady stupide, on l’oubli. J’aurais ainsi beaucoup plus de liberté. »

Alys Greyjoy était beaucoup de chose. Mais elle était avant tout, telle la marée, assoiffée de liberté. Il est possible de contenir la mer… mais impossible de la dompter complètement. Eût-elle été un homme, qu’elle serait probablement en mer à chercher des trésors oubliés ou mener des escarmouches. Qu’aurait-elle donné, pour voguer au-delà du soleil couchant ? Découvrir les terres de ses livres ? L’ancienne Valeria était pleine de trésors et d’aventure disait-on.

Mais l’aventure, il n’était pas nécessaire d’aller aux confins du monde connu pour la trouver. Elle était venue directement à elle, sous la forme d’un énorme dragon noir et de son cavalier. Un cavalier magnifique, plein d’esprit et rieurs. Ses yeux l’hypnotisaient… mais ce qui l’accrochait réellement c’était ses longs cheveux noirs et son teint. Il avait un petit air sauvage, qui l’attirait indéniablement. Alys avait déjà vu des hommes qu’elle trouvait de son gout, mais jamais, n’avait-elle était aussi incapable de détourner le regard.

Ashton était si proche… et malgré l’odeur qui aurait dû l’indignée à plusieurs degrés, elle n’avait aucunement envie de se reculer. Encore moins, alors que comme elle quelques instants plus tôt, il fit glisser son souffle chaud contre son visage pour venir parler contre son oreille. La sensation nouvelle, lui tira une multitude de frissons, remontant jusqu’au sommet de son cuir chevelu et dressant les cheveux de sa nuque. Elle se mordit les lèvres, pour s’empêcher de sortir un son… mais son visage était maintenant parfaitement rouge. Il avait un air de petit démon… et subitement, elle avait envie d’y gouter. Mais ce n’était pas convenable non ? Aussi, elle répondit sur le même ton avec un air de lutin.

« Votre monture n’est-elle pas occupée à dévorer la mienne ? Je crains messire Dragonnier, que vous ne soyez foutu… mais n’ayez crainte, je vous protègerais contre mon terrible paternel ! »

Ils étaient si proches ! À peine quelques centimètres ne les séparaient. C’était grisant… et un peu effrayant pour une jeune fille comme elle. Jamais, ne c’était-elle autant compromise et pourtant ! Pourtant, tout ce qu’elle ressentait était ce tourbillon brulant et cette vigueur, qu’elle n’avait qu’en chevauchant à pleine vitesse face au vent.

Le moment fut brutalement brisé, par l’arrivée de l’intendant. Un monsieur pompeux, trouvé dans le Reach des années au paravent. L’homme était plus âgé que son père, mais encore bien frais. Il avait été ramener à Pyke après un raid des fers nés contre les Tyrrell à l’époque de son grand-père. Un garçon famélique, mais avec un sale caractère, celui de sa famille amoureuse des fleurs certainement. Quoi qu’il en soit, il s’était bien intégré à Pyke et avait fini par devenir l’intendant. Rôle qu’il remplissait à perfection.  

Parlant de rôle, dès l’entrée de Mr Flowers, Alys avait repris le sien. Elle gloussait légèrement face aux manières et aux grimaces d’Ashton. Et puis, il avait tout de même raison… Ashton sentait comme un chien mourant… voir déjà mort depuis plusieurs jours.

Entretemps, le mestre était revenu pour lui poser son atèle, ce qu’il fit dans un délai incroyable au vu de sa lenteur habituelle… mais au vu de l’heure, le vieux hibou ne voulait certainement pas manquer son rendez-vous quotidien avec la cuisinière et son pain au miel ! En quelques minutes, ils étaient à nouveau seuls dans la pièce. Et l’air d’Ashton laissait présager qu’il n’avait pas trop compris la tornade qui venait de passer.

« Et bien, si c’est comme ça, je demanderais à père pour vous garder ! Hors de question, qu’on arrache de si jolis yeux…» lança-t-elle pleine de malice puis elle enchaina. « Et je veux bien vous aider à vous évader… vers les bains. C’est que… vous en avez grandement besoin, je crois ! »

Elle gloussa doucement, pour aucune raison en le regardant. Puis, imitant le sieur entendant, elle se leva et fit une jolie courbette. « Si Messire Dragonnier veut bien me suivre… » Les yeux brillant d’amusement, elle lui tendit la main. Allait-il la prendre pour la mettre à son bras ? Ou juste la tenir ? Bonne question, mais pour l’heure elle n’y pensait même pas. « Je dois me changer et me laver aussi de toute façon. Autant la balade pourrait-elle servir ! »  

Il était vrai que ses vêtements étaient abimés et qu’elle avait encore de la terre et du sang sur elle. Un petit débarbouillement s’imposait. Marchant prudemment, sa cheville étant encore fragile malgré le bandage solide, elle prit la direction des pièces à eau. Flowers irait probablement directement porter les vêtements là-bas. Du chef de la garde à vue de nez pour la taille.
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Jeu 31 Mai - 2:01


«Damn Dragon!... Stupid Worse!»



Elle avait posé ses mains délicates sur celle qu’il avait gardée contre son pectoral et ce contact agréable le grisa. Oui, pour si peu! Étrange sensation, pour un contact qu’on pourrait qualifier de banal, sauf que pour le jeune Dragonnier, en cet instant précis, tout cela n’avait rien de banal. Il baissa le regard vers ses doigts gracile, tandis que sa main pivotait pour accueillir celle de la belle dans celle-ci. Et s’il lui volait un baiser, là, tout de suite? Que dirait-elle? Il était sûre qu’elle en avait envie… Et tandis que ses prunelles disparates se posaient sur elle, se disant que peut-être pour une fois il pourrait cesser de faire le con, il remarqua ses prunelles comme la mer.

Mais son regard avait changé. Elle ne semblait plus avoir cet éclat de malice qu’il appréciait sans doute un peu trop chez elle et il ne put s’empêcher de reprendre un air sérieux, un peu grave lui-même en écoutant ses propos. Même s’il préférait garder pour lui ce genre de pensée en présence de Nobliaux, il devait avouer que cette jeune femme le surprenait toutefois toujours un peu plus. En même temps, il n’arrivait pas à se rentré dans la tête qu’une belle Lady comme elle devait absolument tomber sur un gros dégueulasse comme son futur fiancé. Oh, elle ne l’avait pas dit ainsi, mais c’était pas mal comme ça qu’Ashton voyait la chose. De l’espèce de prostitution –corps et âme, carrément!- forcée au nom d’une entente…

Lui, de toute façon, c’était le genre de truc qui ne lui arriverait jamais. Dès qu’on comprenait qu’il était un Bâtard, ont le regardait de haut, voir même avec dégoût alors découvrir qu’il fut esclave… Si en même temps parfois ça le faisait chier, comme là, devant une si belle jeune femme –Noble…-, autant cela le satisfaisait. Pas besoin de ces merdes là dans sa vie. Il n’était pas fait pour ça. C’était évident, il venait d’Astapor et malgré le fait que cela n’impressionnait pas Khanrell qui semblait apprécier l’idée qu’il soit son demi-frère en vue de son œil et étrangement, ses antécédents, cela ne changeait foutrement rien! Et lui, sa l’intéressait encore moins. Cette simple perspective lui donnait des frissons de dégoût. Il n’avait rien en commun avec cette famille de cinglé…

Bon. Pourquoi il se sentait si furax, soudainement. Il était mitigé. Perdre sa maison, sa famille et sa liberté… Ah. Il connaissait… Vraiment. Mais il ne comprenait toujours pas le fait qu’on choisisse pour une autre personne avec qui elle devait finir ses jours. Et il n’avait pas une excellente vision de la chose, pour avoir évolué parmi les Targaryens et les Velaryon. C’était vraiment un exemple de merde sur lequel se baser. En tout cas… Le fait était que son esprit était déjà suffisamment embrouillé avec toutes ces histoires mines de rien et… Et qu’il ne savait pas quoi dire, ou même quoi faire pour la consolé. Balancer la vérité en laissant échapper un rire un peu con pour masqué son malaise et son découragement? Nan…

Mais Alys le sortie de ses songes un peu tempétueux en répondant à sa question précédente. Encore une fois, elle réussit à lui arracher un sourire en coin et il voulut bien répliquer à sa pique, mais en vue de la venue de ce fichu domestique, c’était raté pour lui. Alors bien sûr, il dû se laissé faire, pendant qu’on prenait ses mesures comme si on comptait lui préparer sa propre robe de marié, ou un truc du genre. Pourquoi ses mesures, merde?! On ne lui avait jamais fait un coup pareil et il fallait avouer que cela le rendait un peu mal à l’aise. Lui, il se contentait d’observer un vêtement, pour simplement savoir s’il lui faisait ou non. On ne lui avait jamais accordé ce genre d’attention, mais visiblement, il y avait un début à tout… Quant à ses habits un peu plus solennels, lors de cérémonies importantes ou non… C’était pareil. Une chemise et un pantalon aux couleurs de la Couronne, surmonté de son habituel Plastron et puis voilà! Pourquoi se cassé la tête, à lui prendre des mesures… Voyons. Bref, il se contenta donc d’observer le Mestre qui entre temps était revenu et qu’il s’affairait à la tâche, s’occupant de la pauvre cheville de la belle, d’où Ashton ne put s’empêcher d’y laissé couler le regard –discrètement, ein!-, mais suffisamment pas assez, puisqu’avant de quitté, le domestique lui claqua légèrement la joue d’un air sévère, le forçant à détourner le regard de la belle.

Puis, tout le monde avait de nouveau quitté, faisant réaliser au pauvre Dragonnier qu’au fond, il c’était pas mal tendu durant toute cette histoire. Il n’avait jamais aimé qu’on le touche, pourtant, il avait en même temps appris à jouer les statue, alors c’était un étrange mélange. Quoi qu’il en soit, aussitôt les deux hommes avaient quitté, que de nouveau la langue d’Alys se déliait, faisant sourire Ashton qui arqua un sourcil bien malgré lui.

-Me «garder»? Comme on demande à son père de garder un petit chaton orphelin?... Vous être amusante, Alys…

Fit-il en gloussant légèrement, secouant un peu la tête négativement. Quand à ses yeux… Il préférait s’abstenir de commentaire. Sa blague, à l’origine puait l’ironie –pour lui-. Il ne voulait pas s’attarder sur le sujet presque tabou qu’il était devenu pour le moment. Cela lui rappelait trop tout le reste… Et il n’en avait pas envie, tout simplement. Alors en fait, il ne remarqua même pas le compliment… Et lorsqu’elle fit mention au bain, Ashton baissa le regard sur sa personne. Ah… Il n’avait pas besoin de chercher à se sentir le dessous de bras pour savoir qu’il puait fort probablement en vue de la semaine mouvementé qu’il avait eu. Encore heureux, ce n’était surement pas très convenable comme geste.

Son léger gloussement le fit sourire et il ne savait même pas pourquoi, mais instinctivement, lorsqu’elle lui tendit la main après lui avoir offert une courbette exagérée, Ashton s’empressa de briser la distance qui les séparaient, pour lui offrir son bras afin qu’elle puisse surtout y prendre appuis.

-Milady…

Se contenta-t-il de dire, pour suivre la plaisanterie de la belle, tout en ayant lui-même exagéré son mouvement en venant la cueillir d’un air joueur. Ils marchèrent donc jusqu’aux grandes portes afin de se diriger vers ces fameux bains sous le regard des gardes qui lui perçaient le dos. Évidemment, il sentait bien qu’ils mourraient d’envie de les suivre, mais le commentaire de la Lady avait semblé suffire pour les convaincre de ne pas le faire. En même temps, il pouvait les comprendre. Si la jeune femme avait grandi parmi ses hommes, peut-être était-il normal que certains soient plutôt protecteur envers elle, comme il l’avait été envers les Princesses et plus particulièrement Khanrell qu’il avait plus côtoyé, Daeyna n’étant revenue en King’s Landing que depuis presque deux ans, maintenant. Khanrell y avait toujours vécue du moins, du plus longtemps qu’il se souvienne. Il l’avait certes croisé à l’Académie, mais ce n’était vraiment pas là où ils avaient eu la chance de faire connaissance. Tout ça n’avait été qu’un étrange hasard.

Une fois qu’ils avaient fui le regard sévère des gardes, Ashton fit un mouvement rapide, se penchant légèrement pour apporter l’un de ses bras contre les cuisses de la belle Lady, pour la soulever. Celle-ci se retrouva alors positionner dans ses bras, telle une Princesse. Il n’allait tout de même pas lui faire parcourir tout se chemin sur sa cheville blessé, malgré son attèle. Son dos lui piqua et il reteint une grimace. Il avait oublié sa blessure, mais son corps le rappelait à l’ordre. Il était cependant hors de question qu’il ne la relâche. De un, parce-qu’ils étaient bientôt arrivé selon elle et de deux, parce-qu’il était un peu orgueilleux sur ce coup…

Arrivant devant une porte ouverte où, s’il ne se trompait pas, des vêtements neuf et féminins semblaient trôner sur un auvent au fond de la pièce. Une jeune femme était là, ajoutant quelques fleurs dans l’eau afin de lui ajouter une flagrance, alors il sous entendait que d’une façon ou d’une autre, ce n’était pas pour lui…

-Alors… Je vous dépose ici?

Sa question, il l’avait murmuré sans doute un peu trop proche des lèvres de la belle, où il arrivait même à sentir la respiration de celle-ci contre les siennes. Il se perdit un moment dans ses yeux où, contrairement à l’océan, il adorerait s’y engouffrer et… Il ne se rendit pas trop compte du temps qui c’était écoulé, mais la jeune femme, dans la pièce toussota un bref coup, non sans laissé un gloussement s’échapper discrètement, mais de manière audible malgré la main chaste qu’elle avait déposé devant sa bouche et son regard qu’elle avait détournée. Il déposa Alys, non sans laissé glisser un sourire en coin qu’il fut incapable de retenir tandis qu’elle s’éloignait et qu’elle lui jeta un dernier coup d’œil avant que la porte ne se referme. Le rouge lui allait bien. Mhh bon… Il ne lui restait plus qu’à trouver sa…

«C’est ici, «Waters».»

Oh, se ton! Ashton se retourna pour avisé le domestique qui lui faisait sommes toutes un peu trop d’attitude, mais il ne releva pas le commentaire et se contenta de s’approcher, pour s’engouffrer dans la pièce qu’il lui désignait de la main.

«Étant intendant de Pyke, croyez-moi jeune «Dragonnier», vous ferez mieux de ne pas vous engager sur ce terrain fort bien dangereux…»

Ashton arqua un sourcil, se retournant pour fermer la porte. Intendant? Il n’aimait pas trop qu’on le menace, intendant ou non et si ce n’était pas une menace et bien sa gentille mise en garde était maladroite, car il ressentait bien les choses en général. En même temps, il savait qu’il aurait dû se la fermé, mais il n’était tout de même pas le Lord lui-même. Sommes toutes, si cela n’y paraissait en rien, le message était tout de même passé… Sauf que cela ne voulait pas dire qu'il allait fermer sa grande gueule. C'est pas comme si c'était nouveau.

-Oh, Intendant? Pardonnez-moi, je croyais que vous étiez Domestique. Sommes toutes, je pourrais garder mes Dragon d’Or, ce serait vraiment bizarre, je crois sinon… Et vous seriez surpris de savoir à quel point j'aime le danger. Je suis sans doute le meilleur Dragonnier de sa Majesté, rien que pour ça. Je vous remercie sincèrement, c'est vraiment apprécié...

Il lui offrit un sourire colgate et poussa la porte d’un mouvement vif de la main, puis la claqua devant le nez de l’homme d’où il pouvait encore voir l’ombre devant celle-ci l’espace d’un instant. Il l’entendit grommeler quelques mots impossibles à deviner, puis il s’éloigna. Booooooooooooon. Enfin seul. Quoi que rester en compagnie d’Alys aurait pu être agréable. Il poussa un long soupir et écrasa sa main devant son visage un long moment, pour finalement choisir de s’activé et retirer son sac, son plastron puis sa chemise, observant distraitement les vêtements qui lui étaient réservé tout en se dirigeant vers la fenêtre. Il observa un moment le ciel, puis l’horizon, laissant tombé son vêtement salie au sol, il retira une à une ses bottes en les poussant au talons à l’aide du pied opposé, puis glissa ses doigts dans l’eau du bain qui avait été fraichement –ou chaudement…- coulé pour lui et retira finalement son pantalon pour s’y engouffrer non sans laissé échapper un soupir de bien-être. Oh. Bon. Sang. Un bain chaud… Et… Même si ses blessures –surtout au dos- lui brûlaient, que ce soit au contact de l’eau ou de son corps contre la paroi, il était foutrement bien.

Il ferma un moment les yeux et resta ainsi sans bouger. Il pouvait sentir presque tout son corps élancé douloureusement, mais en même temps, c’était si reposant. Cela ne fut pas bien long qu’il laisse échapper un bâillement qui le força à se ressaisir, se giflant un bref coup la joue et secouant la tête. Il entama donc de se nettoyer et de jeter un œil, enfin, sur ses plaie du moins, les plaies visibles. Il en profita même pour aviser et tester comme il se devait son épaule douloureuse non sans grimacer et la tâta prudemment, serrant les dents. Eh merde… Il allait devoir aller revoir cette vieille Sorcière douteuse en King’s Landing…

Au bout d’un moment, ont fini par toquer à la porte. Dans tous les cas, il avait déjà terminé de se nettoyer, avait rattaché ses cheveux derrière sa tête et c’était habillé. Il avait même eut le temps de nettoyer un peu son plastron, sauf qu’il n’avait rien avec lui pour le réparer. Ce n’était pas comme s’il comptait, ni avait vraiment le temps de se la couler douce ici et ne sachant pas trop la suite des évènements… Assis sur le rebord de la large fenêtre, un pied pendant dans le vide et le dos appuyer contre le cadre, Ashton alla ouvrir, tombant devant ce qui était sans le moindre doute –cette fois-, un domestique.

Le jeune Dragonnier fut un peu déçu, s’imaginant plutôt voir le doux visage de la Lady, mais qu’elle ne fut pas sa surprise que d’entendre sa douce voix dans les couloirs, visiblement dans le but de lui sauver la vie! Étirant le cou afin de sortir la tête de la pièce dans laquelle il se trouvait tandis que le domestique disparu non sans annoncer qu’un autre salon était près –il n’avait pas bien saisi-, trop obnubiler par ces habits que l’on dirait plus digne d’une Lady, mais qui lui offrait simplement l’autre facette d’Alys, Ashton franchit la distance qui les séparaient, espérant lui éviter quelques pas inutile.

-Venez!...

Fit-il au lieu de suivre le domestique qui avait pris de l’avance pour eux, choisissant plutôt une autre direction, les menant à un couloir inconnu, mais qui devait bien aboutir quelque part. Il avait envie d’être dehors. Il gloussa finalement.

-Je vous amène quelque part et je ne sais même pas ou nous allons… J’avais envie de profiter encore d’un peu de solitude avec vous. Même si c’était pour aller se cacher dans un coin sombre, mais il se garda de ce commentaire, parce-que ça sonnait un peu trop… Comme il ne voulait pas que sa sonne. Avec toute cette histoire, j’ai l’impression que nous n’avons même pas eu le temps de discuté comme il se devait… Y a-t-il un endroit où nous pouvons ne pas être entouré de gardes ou de domestiques… Ou d’intendant et encore plus de père ou qui que ce soit d’autre! Nous n'avons pas des lunes et j'aimerais tant vous connaître d'avantage, Milady. Parce-que... Je doute avoir encore la chance de pouvoir vous croiser ainsi seul à seul...

Après tout, il n’allait pas rester ici encore bien longtemps. Ce n’était qu’une brève supposition, bien que logique et… Il trouvait cela étrangement désagréable comme pensée à savoir qu’il ne la reverrait sans doute pas, peut-être mise à part lors d’un évènement quelconque où il serait fort probablement en service. Puis, ses propos, il les avait murmurés, il ne voulait tout de même pas qu’on entende ceux-ci et faire courir le risque à la jeune femme de vendre aussi rapidement son secret? Comment le jouait-elle et jusqu’à quel point? Il ne le savait pas.
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Sam 2 Juin - 23:09

«Damn Dragon... Stupid Horse!»


La porte de la pièce était à peine fermée qu’elle recommençait à jouer avec les mots et les phrases. Elle adorait tellement les débats, les joutes verbales et les jeux de mots… mais personne à Pyke ne s’arrêtait à ce genre d’exercice de langage. Il faut dire que la vie était rude ici… faite de roche, de sel et de fer. Ici, on ne vivait pas, on survivait. Elle était Lady, avait des domestiques et un intendant… des soldats pour la protéger… mais son titre ne voulait en fait rien dire en comparaison avec les autres jeunes Lady de Westeros. Elle avait une superbe robe, qui n’était utilisée quand de très rare occasion. Une autre, plus sobre pour les visites officielles. Le reste de ses habits était certes de bonne qualité, mais n’était ni ne chatoyant, ni délicat. Lysa s’en plaignait régulièrement d’ailleurs. Mais pour Alys cela n’avait pas d’importance. Elle était au chaud, voilà qui semblait être parfait. Bien sûr, pour l’apparence, elle rêvassait allègrement avec sa cadette sur les toilettes portées à la capitale, mais dans le fond, elle n’en voyait pas vraiment l’utilité. De toute façon, elle préférait de loin enfiler pantalon et tunique avant de s’évader à cheval. Alors si, on accordait de l’importance uniquement à ce qui permet de survivre, il était certain que les fioritures langagières étaient complètement mises de côté…

« Et bien, pourquoi pas ! Les chatons, c’est parfait pour une dame non ? Et puis, quand ça grandit, cela devient rapidement un matou… Et ça, c’est parfait. Une jolie chose, adorable d’apparence qui vous plante des griffes acérer à la moindre occasion… j’adore les chats. » Elle lui fit un clin d’œil joueur. Mais oui Alys… demande donc à Père de le garder ! Ça va donner quoi ? Oooh père, laissez-le-moi ! Je vous promets de veiller à ce qu’il soit nourri, propre et caress… STOP ! Qu’avait-elle donc, à avoir de telle pensée ! L’espace d’un instant, elle s’était imaginé passer ses mains sur le corps d’Ashton qu’elle avait pu admirer quelques instants plus tôt… elle toussa doucement, ce qui pouvait passer pour une petite prise de froid. Quoi qu’il en soit, elle fut sauvée de l’embarras puisqu’il exécuta une courbette exagérée au même instant, lui présentant son bras… qu’elle prit avec ravissement. « Enfin, si je suis amusante c’est une bonne chose. Cela vaut mieux que d’être ennuyante n’est-ce pas. Surtout que c’est peut-être votre dernier jour, vous vous rappeler ? » Elle finit sa phrase avec un petit rire joyeux tout en sortant de la pièce au bras du dragonnier, comme une midinette au bras de son cavalier.

Ils marchèrent ainsi, au travers des quelques couloirs grouillants de vie composant la deuxième ile-forteresse… ils avaient survolé la ville fortifiée à dos de dragon et était directement arriver à la première « tour » … qui était en fait la garnison et comprenant les écuries. Puis, à leur arrivée, ils avaient traversé un pont de pierre et rejoint la deuxième tour qui était beaucoup plus utilisée, surtout pour les visiteurs. Il y avait là, de vielle salle de banquet et des salons aux murs effilochés par le temps. Les anciennes fresques et mosaïque semblait vouloir s’effondrer à chaque instant… comme le château d’ailleurs, qui tenait on ne sait trop comment sur différentes Iles à présent. C’était à sa construction une seule et unique forteresse que l’érosion avait divisée. Quoiqu’il en soit, c’était aussi dans cette partie, qu’ils y avaient des bains ouverts et c’était là qu’ils se dirigeaient, marchant gaiment pendant qu’Alys déblatérait à propos de l’histoire et de la division de la forteresse justement… c’est qu’elle avait toujours adoré dévorer les livres et en apprendre plus sur ce qui l’entourait !

Dès qu’ils eurent atteint l’étage et donc disparu de la vue pointue des gardes, Alys se retrouva subitement dans des bras forts. La surprise la fit pousser un petit cri… c’est qu’elle n’était vraiment pas habituée à se faire porter ! Du moins, plus depuis de nombreuses années. Mais elle devait avouer qu’il n’y avait là rien de désagréable. Déjà, sa cheville blessée avait droit à un repos… mais surtout, elle se retrouverait beaucoup plus près d’Ashton. Si près, qu’elle pouvait sentir chacune de ses respirations. Son torse était dur et musclé, ses bras raides. L’homme était fort, aucun doute là-dessus. Fort et puissant. Mais il avait aussi des traits doux au visage. Quelque chose de sauvage… mais de terriblement gracieux. L’œil violet, elle savait très bien d’où ça pourrait en théorie venir… n’était-il pas un Waters après tout ? Mais ce qui l’intriguait le plus, c’était le noir.

Combien de temps, le fixa-t-elle aussi intensément ? Elle n’en avait aucune idée. Il était si facile de se perdre en le regardant… Alys aurait pu faire ça pendant des heures ! Il y avait comme une tension autour et sans trop savoir comment, une de ses mains c’était retrouvée contre la mâchoire du dragonnier. Un touché léger, comme les plumes d’une hirondelle, du bout des doigts, elle découvrait la ligne osseuse qui courrait jusqu’au menton. Son esprit si acéré avait depuis longtemps pris la fuite, ne laissant qu’une page blanche.

Page blanche, qui explosa en couleur, lorsqu’après c’être arrêté, il se pencha pour lui parler. Il était si près, qu’elle pouvait sentir la chaleur de son souffle contre ses lèvres. Elle pouvait presque gouter sa saveur… Alys se mit à souhaiter ardemment qu’il se penche un peu plus, juste un peu. Inconsciemment, elle avait même entrouvert à bouche et son propre souffle c’était bloqué alors qu’une chaleur intense l’envahissait de toute part.      

Le moment était intense et elle pensa bien prier le Dieu noyé pour qu’il dure éternellement… mais un gloussement plus ou moins discret les rappela à l’ordre faisant exploser la bulle étanche dans laquelle ils étaient. Alys retrouva le plancher des vaches, mais fut incapable de prononcer le moindre mot. Les jambes un peu tremblotantes, elle s’avança dans la pièce, non sans lui jeter un dernier regard assez enflammé alors qu’elle fermait la porte le rouge aux joues. Rouges de gêne, rouges de chauds… rouges d’envie. Elle se laissa préparer dans un état second dont elle ne se réveilla qu’une fois le corps en contact avec l’eau du bassin. Que lui arrivait-il donc ? Elle n’avait jamais été aussi… désireuse au paravent ! Elle avait bien embrassé quelques garçons derrière les bâtiments pour voir si c’était aussi bien que dans les livres Dorniens, mais jamais elle n’avait eu de tel montée de chaleur ! Et encore, il ne l’avait même pas frôlée de ses lèvres ! C’était inconcevable.

Elle se lava dans un brouillard d’interrogation… et hanté par un regard bicolore incroyable. Elle pouvait presque le voir dans son esprit, là tout près. À peine quelques portes plus loin. Avait-il les yeux fermés, profitant du bain ? Ou était-il en train de fomenter quelques plans de fuite ?  Ses pensées tournaient en boucle dans sa tête alors même qu’elle était à présent séchée et habillée. Sa gloussante domestique voulue lui coiffée les cheveux en « quelque chose d’approprié aux visiteurs ma Lady ! » chose qu’elle refusa catégoriquement. Elle avait beau jouer les idiotes, elle refusait de se trimbaler avec une coiffure ressemblant à une pâtisserie, merci bien ! Une simple tresse, lui battant le milieu du dos était parfait.

Alors qu’elle allait sortir de la pièce, elle jeta un coup d’œil au résultat final, visible dans le reflet du bain. Sa robe n’était peut-être pas ornementée ou froufroutante, mais elle appréciait l’effet qu’elle donnait à ses hanches. Satisfaite du résultat… elle rejoint le couloir, juste à temps pour voir Asthon sortir de sa propre pièce. Remerciant sa domestique, elle avança vers l’homme.

Du moins c’est ce qu’elle avait l’intention de faire en premier lieu ! Parce que le dragonnier l’avait pris de cours en la rejoignant d’abord… avec semble-t-il une idée en tête, parce qu’il s’empressa de les guider tous les deux à travers… et bien sa propre maison qu’il ne connaissait aucunement. Elle se laissa faire, avec l’impression grisante de partir à l’aventure, dans ses couloirs tellement de fois arpentées. Il gloussa… et elle trouva le son adorable, l’emmenant à lui répondre la pareille alors qu’ils arrivaient à un énième embranchement.

« Eh bien… si vous me laissiez plutôt diriger notre fuite ? » ria-t-elle, les yeux brillants comme une petite fille. C’est… qu’elle aussi avait envie de passer plus de temps seule avec lui. Était-ce convenable ? Non. Devrait-elle céder à cette envie ? Certainement pas. C’est pourquoi, évidemment, elle attrapa la main masculine et le tira vers le couloir de droite. « Par ici… » Des endroits sans domestiques ni garde, il y en avait bien quelques-uns qui lui venaient à l’esprit… Comme ta chambre… Pour le coup, elle s’empourpra rapidement sous sa propre pensée. L’image furtive d’un Ashton étendu sur ses coussins avait du mal à disparaitre de son esprit. Pour reprendre contenance, elle préféra se changer l’idée. « J’aimerais aussi en apprendre plus sur vous… et je doute en effet que lorsque mon père sera mis au courant de votre présence que nous ayons plus de temps… » Sans compter qu’il allait bien finir par s’envoler sur son dragon et ne jamais remettre les pieds dans ce trou, oublié du monde qu’était Pyke.

« La bibliothèque ! À cette heure, elle est vide de toute âme… » Ils pourraient y être seuls… tout en étant dans un endroit convenable si on venait à les surprendre ensemble. Après tout, c’était un endroit parfois utiliser pour recevoir. Elle aurait aimé l’emmener à la vieille tour de la mer. Là où elle pouvait profiter de l’extérieur en toute quiétude… mais ça serait beaucoup trop joué avec les nerfs de son père. C’est pourquoi elle entraina le jeune homme deux étages plus hauts, dans la grande pièce de pierre brute. Il y avait des fenêtres sur trois des quatre murs, donnant une impression de liberté qu’elle appréciait tout particulièrement. Rien de mieux, pour profiter des derniers moments avec cet homme qui l’intriguait et l’attirait effroyablement.

Dédaignant table et chaise, elle tira Ashton vers une alcôve douillette où trônait un fauteuil semblable à celui du salon plus tôt. C’était son coin préféré de la pièce et il n’y paraitrait pas incongru qu’elle y soit. Alys s’y assis, un peu de biais, pour être plus à même d’observer celui qui lui embrumait l’esprit. Quel était donc, cette envie constante de le toucher ? De vouloir glisser ses doigts dans les longs cheveux noirs qui semblaient si doux ? D’avoir à nouveau cette paume rude et calleuse contre sa peau à elle … Et voilà qu’elle recommençait à se perdre dans ses foutus yeux si incroyables.
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Lun 4 Juin - 1:49


«Damn Dragon!... Stupid Worse!»


Il était heureux de constaté qu’ils étaient sur la même longueur d’onde. En fait, il semblait qu’étrangement, ils l’étaient depuis le tout début, tous les deux. S’il avait des doutes sur le fait qu’il plaisait à la jeune Lady, ses paroles firent en sorte que ceux-ci s’envolent instantanément. Le rire qu’elle laissa échapper fit bondir son cœur d’un étrange bonheur. Peut-être devait-il penser aux conséquences, mais en même temps, avait-il le droit de la décevoir? Aucunement. Le Lord comprendrait bien… Non?

Affichant un sourire un peu niais, il se laissa donc guidé à travers les couloirs. Son sourire s'effaça bien entendu lorsqu’elle fit mention de son paternel, confirmant qu’effectivement, ils ne se reverraient sans doute pas. Il devrait bien trouver un moyen. Peut-être était-ce la frénésie de se trouver en terrain inconnu devant une belle jeune femme, mais quelque chose lui disait qu’étrangement, c’était plus que cela. Il se sentait bien trop chamboulé par sa présence, intimidé même pour que ce ne soit que parce-qu’elle était belle. Il y avait un petit quelque chose… De vraiment intéressant et terrifiant à la fois. Cela n’avait pas uniquement à voir avec cette espèce de sensation d’interdit…

La belle le guida donc vers… La bibliothèque. Cela le fit étrangement sourire, ayant une pensée pour Khanrell, qui adorait plus que tous les livres. Étais-ce le cas pour Alys aussi? Étais-ce la seule évasion qu’avaient ces dames, au milieu de tous ses Lords? Aussi sauvage pouvait-il être, il n’avait étrangement aucun dédain à ce trouver dans un tel endroit. Ashton aimait bien lire, en fait. Bon, c’était surtout fort souvent en lien avec les Dragons, tout comme une partie de l’histoire, mais voilà. Tout cela pour dire qu’il appréciait bien ces endroits et celle-ci était plus grande qu’il ne l’avait pensé.

Observant la décoration, tout comme les grandes fenêtres qui l’habitait, Ashton tomba sur le titre d’un livre qui attira son attention, tendant donc son bras libre afin de l’agripper, suivant toujours la belle de bon gré. Au lieu de choisir une table, celle-ci le dirigea vers une espèce d’alcôve, bien plus intime que tout le reste où trônait un fauteuil. Un seul. Elle prit place sur celui-ci et Ashton n’attendis pas d’invitation pour prendre place aux côtés de la belle. Garder une distance? Cela ne lui traversa même pas l’esprit, bien qu’il fût prêt à le faire, si jamais il entendait la porte des lieux s’ouvrir. Il avait bien noté son grincement et, même discrètement, il saurait le reconnaître. Il prit doucement l’une des mains de la belle qui le détaillait de nouveau, ce demandant à quoi elle pouvait bien songer en le regardant de la sorte. Si cela le gênait? Sincèrement, il avait l’impression que oui, mais uniquement parce-que c’était elle.

-Alors, parlez-moi de vous, Milady. Vous avez grandi ici, vous avez des sœurs, un père, tout ça… Mais «vous», qui êtes-vous, derrière cette étrange facettes que vous vous êtes donné? Qu’aimez-vous, qu’elles sont vos fleurs préférées? Votre plus grand rêve? Ce qui vous rend heureuse? Il gloussa et s’approcha doucement d’elle Et votre premier baisé?...

Pas qu’il prétendait être le premier, au contraire, c’était seulement une excuse pour parler de ses potentiels concurrent, qui sais! Au diable les bonnes manières. Il avait bien senti son regard tout à l’heure et si cela n’avait pas été de la jeune femme qui attendait Alys dans la salle où elle avait pris son bain… Ayant déposé le livre près de lui, il étira doucement vers elle sa main libre, laissant couler celle-ci doucement vers une mèche flamboyante, rebelle, qui coulait sur sa joue. Ashton la fit glisser derrière son oreille et en profita pour laisser sa main descendre jusqu’à sa nuque. Sans la forcée à se rapprocher en tant que tel, il brisa l’espace qui les séparaient non sans laissé son regard se perdre dans les iris océaniques d’Alys un tout petit peu, juste avant. La faire languir? Oui, non. Il ne voulait simplement pas la brusquer. Il en serait malade. Doucement, furtivement, ses lèvres finirent par rejoindre celle de la belle Lady.

-Dites-moi, Milady… Est-ce uniquement moi ou… Ce torrent étrange dans tout mon être, lorsque je vous regarde est réciproque?

Il voulait bien lui expliquer qu’elle n’était pas la première jeune femme qu’il avait embrassée, qu’il avait même… Cette réputation avec Alistair, d’être un espèce de tombeur qui aimait dépensé ses Dragon d’Ors dans les Tavernes et les Auberges et même parfois dans les Bordels. Qu’en gros, il était tel un jeune étalon qui profitait de sa vie, de sa jeunesse, qui s’évadait, mais… Voilà qu’il ne c’était jamais senti ainsi devant une jeune femme, étrangère de surcroit. Si étrange que de se sentir vulnérable et si indestructible à la fois. Comment ferait-il maintenant pour l’oublier en quittant Pyke? Que pouvait-il bien faire s’il était désireux de la revoir? Il devrait assurément être dans les bonnes grâces du Lord, chose qui n’était pas des plus aisé, encore moins en vue de la situation dans laquelle il avait rencontré la belle Alys. Son esprit rebelle lui dictait de l’inviter à le suivre, quitté la Forteresse par l’une des fenêtres et s’évader dans le monde sur le dos d’Onyx, mais bien entendu… Il n’était plus un gamin non plus. Tout ne tournait pas autour de lui et il se surprit à trouver cela bien dommage, de ne pas être tombé sur elle plus tôt…

Il l’embrassa de nouveau. Le rouge lui allait si bien, ses lèvres étaient si douces. Il voulait s’assurer de se souvenir de ce baiser encore longtemps. De son parfum, du sons de son rire. Bon sang. Il perdait la tête... Et même s'il c'était frapper fort, il s'en fichait, même s'il entendait le rire d'Alistair, qui le traitait au passage d'idiot de s'enticher d'une fille imprenable et pire encore, pour si peu, si aisément, aussi rapidement que son corps avait pu descendre dans le ciel et s'écraser au sol.


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Ven 8 Juin - 10:44

«Damn Dragon... Stupid Horse!»


La main tenant celle d’Ashton, parcourant les rayonnages de la bibliothèque vers son alcôve, Alys s’était sentie légère et insouciante. Telle une enfant courant dans les champs, l’esprit en liesse et le cœur s’envolant vers les cieux. Et pourtant ! Ce qu’elle ressentait dans son ventre était loin de l’insouciance enfantine qu’elle affichait. Ses entrailles semblaient se tordent… mais d’une délicieuse façon. Elle avait l’impression d’être nerveuse, joyeuse, impatiente et à fleur de peau toute en même temps. Elle bouillonnait sur place, avait chaud… mais était parcourue de légers frissons. Elle n’était pas idiote au point de ne pas savoir ce qui lui arrivait. Mais de là, à le comprendre… c’était après tout la première fois qu’elle expérimentait le débordement de sensation.

Elle devait se rendre à l’évidence, elle désirait ce guerrier qui était tombé du ciel. Elle le désirait, comme elle n’avait jamais désiré qui que ce soit. Elle avait bien eu, au cours des dernières années quelques bouffée d’envie, mais pas comparable au torrent qui grondait en elle à cet instant.  Elle n’avait qu’à regarder dans ses yeux pour être frappée par une vague puissante, menaçant de la noyer dans un tourbillon de noir et de violet. Elle avait lâché sa main… et elle eut l’impression de perdre un bras ! La perte de contact même pour quelques instants lui parut insupportable, attisant son désir de le toucher encore et encore.

Dès qu’ils furent assis sur le fauteuil et sa main emprisonnée entre celle du dragonnier, elle perdit encore une fois contact avec la réalité. Elle savait qu’ils n’avaient que très peu de temps à deux… et c’était une réalité terriblement cruelle pour son petit cœur de jouvencelle. Elle aurait aimé pouvoir profiter de ce moment qui semblait parfait pour le restant de ses jours.  Il lui posait mille questions… et pour une fois, elle ne se sentait pas agressée. Elle avait envie de lui répondre, de lui donner les véritables raisons au lieu de l’envoyer balader d’un gloussement et d’une parole au relent naïf, comme elle le faisait habituellement.

« Je suis… la puinée. Celle qui aurait dû naitre homme. Je rêve de liberté, d’aventure. J’aurais aimé découvrir le monde, voir les terres lointaines. Mais je suis contrainte de les imaginer, de par les pages qui nous entourent. Mille fois, j’ai visité le monde. Mille fois, j’ai ouvert les yeux pour me rendre compte que je n’étais jamais sortie de la bibliothèque et que j’ai de Ironborn, que le nom. »

Son regard rêveur se posa sur les livres qui les entouraient, puis vers la fenêtre d’où on pouvait voir la mer, calme, indolente… invitante.  Puis avec un sourire elle retourna glisser ses yeux sur le doux visage de l’homme.

« Mes fleurs préférées sont le Jasmin… et sentir le vent sifflé à mes oreilles est un bonheur incalculable… » Elle se rapprocha également, un air taquin accrocher à son visage. « Quant à mon premier baiser… Il fut loin d’être aussi agréable qu’on me le promettait. »  Il faut dire, que deux adolescents de 15 ans, cachés par des caisses remplies de poisson dans un port relativement malodorant… Enfin bref, là n’était pas la question.  Mais quelle était donc la question justement ? Elle n’était plus sure de rien… surtout pas, avec les lèvres tentatrices qui s’approchait toujours un peu plus des siennes.

Le souffle se coupa subitement dans sa gorge, alors que celui d’Ashton glissa sur sa propre bouche. Il était si près ! Ses doigts, qui couraient sur sa peau nue, laissaient une trace brulante. Elle avait l’impression qu’il la marquait jusqu’au plus profond de sa chair. Là tout de suite, elle lui appartenait. C’était l’impression qu’elle avait. Mais peut-on réellement dompter la mer et le feu ? Seulement, lorsqu’ils le veulent bien. Et c’était le cas. La bouche entre ouverte, elle laissa finalement passer un soupire expectatif.

Elle n’en pouvait plus. Le feu de ses cheveux semblait avoir migré au creux de son ventre. Elle voulait ses lèvres sur les siennes. Elle voulait toucher chaque pouce de peau qu’il laissait voir… ou pas. Mais qu’attendait-il ? Elle était là, pratiquement offerte, et terriblement en attente de voir les quelques millimètres restants être comblés. C’était mal, son père hurlerait très certainement. Elle était une Lady et avait un rang à tenir… mais que voulait dire ce rang, dans un endroit comme Pyke ? Elle n’avait rien d’une Lady et ne voulait que sa liberté… Et il était là. Beau comme un dieu, fort comme un rocher… et d’apparence aussi sauvage que la mer. Il fleurait l’aventure et son œil noir résonnait comme une terre lointaine.

En cet instant, aussi inconvenant que cela puisse être, elle voulait être touchée. Elle voulait, pour une fois, faire une folie. Être aussi sauvage et puissante qu’Ashara. Être vue, pour ce qu’elle était vraiment. Alys eut l’impression que tout son corps vibra, lorsqu’enfin, le dragonnier posa ses lèvres contre les siennes. C’était furtif, léger… et pourtant, elle eut l’impression que le monde se déplaça sur son axe. Probablement dû à toute cette attente… ou au manque d’oxygène dû à ses coupures de respiration… peu importe, la sensation de félicité balaya tout désagrément.

C’était assurément, un bien meilleur baisé que les quelques-uns qui avait parsemé ses courtes expérimentations en la matière. Bien plus chaste que les autres… et pourtant beaucoup plus transportant. Est-ce que la liberté goutait comme cela ?

« Je crains, que cela soit effectivement réciproque… puisse le Dieu noyé avoir pitié, car je n’ai nulle intention de combattre la houle tempétueuse qui s’agite. «

Oh non, elle n’allait certainement pas brimer son envie. Pas cette fois, pas maintenant… pas alors qu’elle n’avait eu qu’un petit échantillon, du gout d’Ashton. C’est pourquoi, à peine sa phrase terminer qu’elle prenait les devants et attrapait doucement les lèvres du Dragonnier à son tour entre les siennes… laissant enfin une de ses mains découvrir la douceur des longs cheveux noirs qui lui faisait face.  

Lorsqu’à bout de souffle, elle libéra l’homme, un sourire mutin glissa sur ses lèvres rougies. Ses yeux orageux brillaient de curiosité. « Mais, dit-mois, qui êtes vous ? D’où venez-vous, qu’elle est votre odeur préférée, vos rêves, vos joies ... Je ne connais rien de vous. » Chuchota-t-elle tout contre la bouche du guerrier. Elle ne connait rien de lui, hormis son nom et sa possible ascendance au vu de son œil violet… non pas qu’elle s’en souciait. Elle ne savait rien de qui il était et elle brulait de le savoir. Comme elle brulait aussi, de ce laisser-aller à l’embrasser jusqu’à ce que Pyke soit ensevelie par la mer.
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Mer 13 Juin - 2:27


«Damn Dragon!... Stupid Worse!»


Rêver d’aventure et de liberté, voir les terres lointaines. Il était vrai qu’il avait la chance absolu d’avoir été lié à un Dragon, car il fut une époque où il n’osait même pas avoir ce genre de rêves et maintenant, le voilà qu’il pouvait vivre tout ça, ou presque. Il lui manquait toujours cette liberté et… Il songeait de plus en plus à l’obtenir à travers tout le reste. Onyx avait bien tout fait, il pouvait bien en faire un petit bout lui aussi… Sommes toutes, un sourire c’était dessiner sur ses lèvres, en repensant à ses mots, après ce baisé. Et s’il pouvait lui donner ce qu’elle désirait? Il savait bien qu’il en était capable… Et le jasmin. Il s’en souviendrait.

Dans tous les cas, la réponse qu’elle lui offrit par la suite fit battre son cœur plus fort dans sa cage thoracique et peut-être même qu’il sentit une bouffée de chaleur le traverser. Bon, le truc du Dieu noyé c’était un peu lugubre, il détestait l’eau et… Il ne savait pas nager. Lui c’était le ciel son truc… Ou bien la terre. À la limite. Bref, tandis qu’il songeait à tout cela, cherchant des mots afin de lui répondre, elle le surprit en prenant de nouveau ses lèvres tandis que sa main gracile glissait sur son cuir chevelu, à travers ses mèches rattacher derrière sa tête. Ouf… Sincèrement, il se laissa un peu emporter quelques secondes, répondant bien entendu à ce baiser surprise avec un peu plus de fougue cette fois et il laissa sa main descendre doucement le long du cou de la belle lady, glissant sur son trapèze délicat pour rejoindre son épaule et couler, pour finir sur l’une de ses mains qu’il serra entre ses doigts. Avec une envie non dissimulé, mais aussi une forme de tendresse qu’il ne se connaissait pas. Encore heureux, qu’il se savait dans la demeure du père d’Alys, cela avait au moins le mérite de calmer un peu ses ardeurs, surtout parce-que la belle semblait en redemandé chose pour laquelle il n’avait pas la moindre détermination à résister…

Comme toute bonne chose avait visiblement une fin, comme elle l’avait entamé, c’était aussi elle qui avait finalement rompu cette seconde chance qu’il eut de goûter à ses lèvres. Il eut le réflexe un peu bête d’avancer la tête, pour la suivre, un dernier souffle? Et si c’était réellement le dernier, il voulait… Il voulait le garder. Il finit par ouvrir les yeux sur la moue de la belle, d’un rouge charmant et d’un sourire qui l’était tout autant. Pourtant il restait là, baissant son regard sur sa bouche tandis qu’elle prenait la parole, sa voix, murmurant des questions auquel il ne saurait résister. S’il se savait capable –pour l’avoir déjà fait- de fermer sa gueule malgré les coups, il avait bien du mal la fermé devant la Lady. C’était si… Paradoxal, étrange, mais ô combien agréable. Il afficha un sourire en coin. De toute façon, il devait jouer à part égale. Elle lui avait donné réponse, c’était bien normal qu’il en fasse de même.

-Je craint bien de vous décevoir, Milady... Ah tiens, il retombait un peu sur terre, sauf que voilà. Pourquoi la laissé rêver? Ce serait bien cruel de sa part. Il se recula doucement, baissant le regard sur leurs mains enlacées, caressant de son pouce le dos de celle-ci. -Déjà, «Waters» m’est venu à l’origine pour me faire chier… Et non pas parce-que je suis originaire des Crownlands. C’était vrai en plus. C’était Leith qui avait commencé cette connerie, notamment à cause de son œil et pour lui rappeler que peu importe ce qu’il pouvait être ou faire, qu’il n’était qu’un bâtard. Techniquement, je n’ai pas de nom de famille, puisque je suis né en tant qu’esclave à Astapor. J’imagine que vous connaissez cette cités puisque vous rêvez de découvrir le monde et voir les terres lointaines…

Son regard était toujours baissé sur leurs mains entrelacées. Elle ne la retirait pas, chose que déjà d’office la majorité des Lady feraient. Parce-que si être Dragonnier pouvait en émoustiller plusieurs, le reste n’était pas assez doré pour elles, ni pour la majorité des Nobles, d’ailleurs.

-Quand à mes joies, elles ne sont pas des plus nombreuses, mais elles n’ont aucun prix: J’ai la chance inouïe d’être étroitement lié à un Dragon, j’ai pu voir et ressentir des choses où les mots ne suffisent pas… Vous en avez eu un bref aperçus, tout à l’heure. Ne trouvez-vous pas cela… Magique? À celles-ci s’ajoutent celle d’avoir pu vous en partager un bout…

Il risqua un coup d’œil oblique vers la belle, ne pouvant s’empêcher malgré tout un sourire en coin, un peu malicieux. Oui oui, c’était une invitation certes peu directe, mais bon. Il préférait jouer de prudence avec ce qu’il venait de lui mentionner à son propos, il n’avait pas nécessairement envie de s’ouvrir, comme ça et se faire remballé par la suite…

-Mes rêves… il y songea un instant. En fait, cela faisait longtemps qu’il n’y avait pas songé. Il fallait dire que les évènements ayant déboulé dans sa vie ne rendait plus possible ceux-ci, mais sommes toutes, cela en créait d’autres… -Ils sont en construction, j’imagine…

Ce n’était pas très clair, peut-être un peu trop évasif, mais même s’il se surprit à le désirer plus qu’il ne le pensait, il ne pouvait pas lui parler de ces dits rêves, car ils étaient ses prochains objectifs et... Il devait encore mijoter trop de choses et cela l’angoissait peut-être un peu, de réaliser que le temps lui, continuait d’avancer et qu’à un moment où un autre, il serait au pied du mur.

-Le feu… Bon, pas le genre de feu qui fait fondre la chair, ou quelque chose comme ça. Il n’était pas un Targaryen… Mêler à l’odeur du bois, de la nature, de l’herbe… Puis il y à votre odeur, qui me plait bien aussi… Lorsque j’avais votre tignasse enflammé dans les yeux.

Juste une petite pique et le pire, c’était qu’il avait adoré ça. Cela se voyait bien dans le regard pétillant qu’il lui lançait. Puis, il finit par lui relâcher doucement la main, glissant la sienne sur le tissu du fauteuil sur lequel ils se trouvaient. Oui, il n’oubliait pas qu’ils n’étaient pas seuls et s’il pouvait maudire son esprit, il ne regrettait pas cette perspective de la réalité: Quelqu’un pourrait arriver à n’importe quel moment et il n’avait pas envie d’attirer des ennuis à la belle après tout, au Red Keep, il ne suffisait que de regarder trop longtemps les Princesses pour s’attirer des ennuis en tout cas, lui et certains autres particulièrement. Comme s'il fut un bon petit soldat, il se contenta de répondre au questions, attendant le verdict de la belle à savoir si elle daignerait continuer cette petite rencontre privée...
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Jeu 14 Juin - 17:51

«Damn Dragon... Stupid Horse!»


L’air d’Ashton s’était rapidement fait plus sombre alors que ses interrogations résonnaient encore dans l’air. Pourquoi avoir l’air aussi malheureux ? Il c’était reculé et Alys avait l’impression d’avoir froid, alors que la température de la pièce était somme tout agréable pour les iles de Fer. Surement dû à la perte de chaleur que la proximité du corps solide contre elle lui fournissait… ça ou la montée hormonale qui envoyait des torrents de chaleur dans son ventre.

Quoi qu’il en soit, il s’était reculé et semblait maintenant aussi triste qu’un oiseau en cage. Le pouce du dragonnier continuait de tracer des cercles sur leurs mains jointes et elle ne pouvait s’imaginer sensation plus agréable dans l’instant… sauf peut-être le gout des lèvres qu’elle eût encore sur les siennes… Mais là n’était pas l’important. Ce qui était important, c’était le dragonnier qui s’ouvrait à elle. Alys l’écouta avec attention parler, fronçant parfois les sourcils puis souriant malicieusement aux petites piques.

Il aimait le feu, la nature et l’herbe… pour elle, ces trois éléments évoquaient de grandes plaines, de l’espace pour vivre, loin de tout. Peut-être était-elle tout simplement trop rêveuse, mais ça semblait… juste ? Elle ne savait pas trop. Par contre, le fait qu’il aime son odeur la fit rougir doucement… « Ma tignasse, elle a tout d’une crinière de canasson, c’est pourquoi elle n’en fait qu’à sa tête. Et puis, d’aussi joli yeux, même des cheveux veulent les voir de plus près ! » ria-t-elle malicieuse en réponse à sa pique. Par contre, elle ne pouvait s’enlever de la tête l’air malheureux qu’il avait affiché quelques instants plus tôt.

Le jeune homme avait craint de la décevoir, mais pourquoi donc ? Parce qu’il était un bâtard ?... eh bah, il ne lui apprenait rien, elle n’était pas réellement idiote et savait bien ce que Waters voulait dire. Qu’il était un bâtard royal ? Pouah. C’était quand même assez évident avec l’œil… Parce qu’il était né esclave ? Eh bah. Ce n’était certes pas heureux, mais en quoi cela pouvait-il la concerner ?

Pourtant, il semblait porter ce point comme une chape de plomb. Oui bon, c’était vraiment loin d’être glorieux… mais si on s’attardait à cela… elle reprit un air plus sérieux « Connaissez-vous, les iles de Fer ? Ici, nous sommes des pilleurs, des violeurs. Plus pirate qu’honnêtes gens. Mes ancêtres on bâtit cette forteresse au prix du fer, celui de leur lame… » Elle lui fit un petit sourire. « Nous ne sommes pas, nos parents ou nos ancêtres. Qui que fût ton père ou ton grand-père, Roi ou paysan. Esclave ou homme libre, ce qui est important, ici et maintenant c’est qui tu es toi ! »

Alys haussa les épaules avec un claquement de langue. « Mon père est le deuxième né. Il était un combattant, un capitaine. Il est devenu Suzerain par un concours de circonstances. Il n’y a que les fils qui dirigent la Iron Fleet… ma sœur le fait pourtant avec brio. Je suis la deuxième fille complètement idiote d’un des Lords les plus méprisés de Westeros… et pourtant !» Elle attrapa avec force les deux mains d’Ashton qu’elle sera entre les siennes. « Le Mestre me disait quand j’étais encore qu’une toute petite fille, que c’était nos choix qui disait qui nous étions. Pas notre rang familial ou nos titres. Peut-être disait-il uniquement cela pour faire taire mes angoisses… mais j’aime à y croire. »

Oui, au fond, Alys Greyjoy était une idéaliste et une rêveuse. Mais comment aurait-elle pu être autrement, alors qu’elle avait passé une grande partie de sa vie le nez coller dans des livres ? Qu’elle avait été élevée de manière pas très conventionnelle ? Et qu’il fut un temps où l’on cultivait son intelligence et ses rêves à défaut de cultiver la terre.

La jeune femme se pencha vers l’homme et embrassa le front du dragonnier. « Je ne te connais pas vraiment. Mais je suis persuadée que tu es quelqu’un de bien. » Au diable le vouvoiement, au vu de la position dans laquelle ils étaient quelques minutes plus tôt, elle pouvait aisément dire qu’ils avaient passé un petit cap ! Pour ce qui est de sa certitude, elle n’avait aucune idée d’où sa lui venait. Peut-être était-ce l’attitude générale ou un pressentiment toujours est-il, qu’il n’avait pas l’air d’un salaud.

Le temps filait. Et bientôt, ils allaient devoir chacun passer à autre chose. Étrangement, son cœur se serra à l’idée de ne plus le revoir. Il était pourtant un étranger ! Elle ne connaissait même pas son existence hier encore ! Et pourtant… elle avait l’impression à cet instant que le monde serait plus gris sans ce visage et cette voix. Voulant profiter d’un dernier instant, elle laissa sa bouche glisser une fois de plus vers celle d’Ashton. Un baiser étrange, entre douceur et urgence. C’était probablement les dernières minutes qu’ils avaient… elle voulait graver ce souvenir au plus profond de son être.

C’était en effet les dernières minutes seules. Car quelques instants plus tard, la lointaine porte de la bibliothèque grinça. Alys se recula vivement… et rata son mouvement de manière particulièrement catastrophique. Trop rapide, elle avait oublié qu’elle pratiquait joyeusement une nouvelle forme d’apnée depuis quelques secondes, qu’elle portait un foutu corset et que sa robe était encombrante. Résultat, elle glissa en bougeant et se rattrapa de manière… hm. Très inconvenante.

La main qu’elle avait au premier instant cru avoir plaquée sur la cuisse de son partenaire d’échange buccal s’était malencontreusement placée ailleurs. De manière plus centrée, voyez-vous. Elle se figea complètement en ouvrant deux grands yeux bleus surpris. Incapable de détourner le regard de celui d’Ashton, elle se sentit devenir très bouillante du visage. Elle devait être aussi rouge que les capes des Lannisters !

Le bruit de pas la ramena à la réalité et elle s’empressa de reprendre une position convenable… tout en évitant consciencieusement le regard du Dragonnier. Il s’agissait d’un domestique un peu paniqué qui se pointa devant eux. « Lady Alys ! Enfin on vous retrouve… Votre père vous cherche ! » Le pauvre garçon semblait tellement soulager qu’il ne remarqua même pas la situation. Ce qui arrangeait vraiment beaucoup Alys ! « Mais ! Je suis dans la bibliothèque ! C’est ici qu’il faut recevoir ses invités !? Va prévenir mon pauvre père, pour qu’il ne me cherche plus. »

Son ton avait l’air aussi godiche que d’habitude, laissant entrevoir une jeune fille parfaitement innocente encore en apprentissage des us et coutumes de la réception d’invité. Parfait. Sans demander son reste, le domestique quitta les lieux. Alys pour sa part, glissa un regard en coin un peu nerveux à Ashton… puis gloussa.

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Ven 22 Juin - 15:24
Lorsqu’il s’était levé ce matin-là, Uthor avait ressenti le besoin d’aller se recueillir au temple du Dieu Noyé. Il avait de nouveau rêvé à sa défunte épouse et ses entrailles s’étaient serrées en lui. Elle lui manquait terriblement. Comment une douleur psychologique pouvait autant ronger un homme au point de le faire souffrir physiquement ? Cela faisait près de vingt ans déjà, et pourtant, l’absence d’Alienor était toujours aussi pesante. Ses conseillers avaient abandonné l’idée de le remarier, du moins, en apparence. Il avait encore la tête pleine de Lady Greyjoy, comment pourrait-il prendre une nouvelle épouse et passer à autre chose ? Sa chaleur, son sourire, sa tendresse… étaient des choses dont il avait bien du mal à se passer. Parfois, il rêvait d’elle, comme cette nuit, et son cœur se serrait d’impatience. Loué soit le jour où il pourrait aller la rejoindre auprès du Dieu Noyé. Évidemment, il allait tout faire pour vivre aussi vieux que possible, mais il ne pouvait s’empêcher de penser que le jour venu, il sera libérateur.

Son regard se posant sur la fenêtre et vers l’horizon, l’aurore pointait, il n’avait pas beaucoup dormi, et il était décidé à aller prier. Cela lui donnait la sensation d’être un peu plus proche de Lui, et donc de feu sa femme. S’habillant sobrement, il quitta le palais après un petit-déjeuner léger. Un sourire doux et amusé étira discrètement ses lèvres alors qu’il voyait une chevelure rousse bien connue battre le vent plus loin et s’évader sur une monture. Alys prenait ses airs de demoiselle, mais il y avait des moments comme celui-là où il lui était difficile de ne pas voir qu’elle était plus que cela. Elle était comme le lien entre Ashara et Lysa, elle avait de bonne manière et savait se montrer respectable en public – non pas qu’Ashara ne le puisse, mais c’était d’un autre domaine – et elle avait cette volonté sauvage de s’évader et de vivre autre chose que la vie de salon. D’un pas léger, il emprunta le sentier qui le menait vers le Dieu Noyé, où il allait pouvoir se recueillir et retrouver un état d’esprit plus en paix. Reprenant son habituel air revêche, il prit la route, les gens s’écartant respectueusement sur son passage. Il faut dire qu’il n’avait pas l’air commode – et ne l’était guère non plus. Il atteignit bientôt sa destination et prit place comme il le faisait régulièrement pour s’adresser au Dieu Noyé.

Le temps passait drôlement quand il était dans cet état d’esprit, et quand on vint l’arracher à sa prière, il fronça les sourcils. Il détestait qu’on le dérange lorsqu’il était ici et cela valait mieux de tenir d’une question de vie ou de mort pour qu’on le dérange ainsi. Bafouillant devant le regard noir de son Lord, le messager n’arrivait pas à articuler des phrases correctes et Uthor perdait de plus en patience. « Nom d’un chien, est-ce que tu vas t’exprimer correctement, oui ou non ! Que diantre ferait un dragonnier sur mes terres ! Expliques-toi avant que je ne perde patience ! » Pour le peu qu’il lui restait de patience d’ailleurs, mais il avait cru comprendre de quoi par rapport à un accident, un dragon, et Alys. Alors il y avait de quoi sentir la colère monter en lui de ne pas saisir la situation dans les mots maladroits du jeune homme. « Alys a eu un accident ? » demanda-t-il, à bout de patience. La confirmation était nette et claire, et grommelant et pestant contre l’imbécile qui était venu le voir, il prit la route vers le château avec l’humeur du diable. « Tu m’expliqueras tout en chemin. » exigea-t-il à celui qui lui emboitait le pas.

Le temps qu’il mit à gagner la forteresse, même au dos de sa monture, fut suffisant pour qu’on lui annonce, à son arrivée que le dragonnier et sa fille s’était éclipsé. Le regard qu’il jeta à son intendant aurait pu le tuer sur place s’il en avait eu le pouvoir. D’un geste équivoque de la main, il lui fit signe de tout lui dire. C’est ainsi qu’il eut un bref topo qu’un dragonnier était tombé de sa monture gigantesque et que cet accident avait effrayé le canasson de sa puinée. Les deux étaient rentrés blessés au château, où le dragon s’était envolé, laissant le jeune homme sur place. Ils avaient été soignés, et lavés. Malgré tout, Uthor tiqua dangereusement alors qu’il comprenait qu’on avait laissé sa précieuse fille en compagnie de cet homme, sans surveillance. « Et s’il était venu l’enlever ? Et si le roi Aegon n’était pas d’accord avec le mariage de ma cadette ? Mais que diantre vous est-il passé par la tête ? Vous en faites quoi de la réputation d’Alys ? » Il s’ensuivit un flot d’insultes et d’injures alors qu’il ordonnait qu’on les retrouve. Il se retenait de lui en coller une. C’était quoi l’idée de laisser la chair de sa chair en compagnie d’un dragonnier dont on ne savait rien ? Et de se faire dire que les gardes l’avaient brassé l’enrageait plus encore. N’avaient-ils aucune conscience ? Affiché ainsi leur dédain de la couronne en s’en prenant à un dragonnier blessé n’était pas pour embellir sa réputation, non pas qu’il tenait à ce qu’elle soit impeccable, mais il ne désirait pas des représailles. Les Irons Islands n’étaient pas prêtes à cela.

Faisant les cents pas dans le hall, Lord Greyjoy sentait son humeur faire des sauts et le château était en branle-bas de recherche. Finalement, quelqu’un trotta jusqu’à lui, clamant que la demoiselle était la bibliothèque en compagnie du dragonnier. Sans plus attendre, Uthor fila vers l’endroit en question, non sans avoir envoyer un regard sombre à son intendant qui s’empressa de rappeler les domestiques qui cherchaient pour faire passer le mot que la Lady avait été retrouvée dans l’enceinte. D’un pas énergique et lourd, le père inquiet se rendit à l’endroit où se trouvait sa fille. Ayant sans doute été prévenu de son arrivée, tout était à sa place et rien ne laissait présagé ce qui avait pu se produire avant son arrivée. Le regard du Lord se faisait sombre alors qu’il se posait sur le jeune homme mal en point qui accompagnait sa puinée. Sans plus de cérémonie, il prit la parole d’un ton dur et froid. « À qui aies-je l’honneur ? » en s’adressant au dragonnier. Son regard se posa ensuite sur sa fille et il chercha dans son regard ce qui avait bien pu lui prendre comme idée de s’isoler de la sorte avec cet homme aux airs sauvages.
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Ven 29 Juin - 1:17


«Damn Dragon!... Stupid Worse!»


Il était étrangement nerveux. C’était pire que lorsqu’il devait attendre un verdict sur sa propre condition. Un truc vachement grave, qui pourrait même mettre sa propre vie en jeu. Sommes toutes, ce n’était absolument pas le cas et pourtant, il ressentait son cœur battre atrocement trop rapidement et ses mains oui, il sentait ses mains si moites…

Elle prit pourtant la parole, le faisant un peu sourire. Une crinière de canasson? Il aimait bien les chevaux après tout, il était à demi Dothraki, même s’il avait choisi le ciel plutôt que la terre… Ou bien étais-ce l’inverse. Le ciel l’avait choisi! Pour le reste, il restait un peu perplexe au début des propos de la belle Lady. Il ne prônait pas particulièrement le viol, ni même le pillage tandis que ses propres ancêtres –sans doute les deux côtés- en avaient assurément bénéficié… Mais… Mais voilà. Alys ne semblait pas plus concerné des origines du jeune Dragonnier, ce qui bien entendu le soulagea au plus haut point. Il se sentait même étrangement mieux. Un peu plus léger. Elle avait absolument raison et… Il le pensait aussi seulement, il n’avait pas réellement l’habitude d’entendre ce genre de propos venant d’une personne appartenant à la Noblesse. Pour les pauvres, les paysans et même les soldats bref, les gens de base castes pouvaient bien le dire, mais l’entendre d’une Noble? C’était… Particulier.

Elle lui parla un peu de son paternel, puis d’elle ainsi que de sa sœur. Oh… Oui. Il avait entendu parler d’Ashara… Fallait dire que c’était un peu trop le genre de femme qui le faisait un peu rêver. Un mec comme lui… C’était un peu difficile à ignorer. Il déglutit. Ses choix… Cela dépendait bien de qui et comment on les percevrait. Car ses choix, ils ne plairaient pas à grand monde, il lui semblait bien ses choix, pourraient le mettre en danger… Et elle? Il devait cesser d’y penser. Ce n’était pas comme s’il pourrait réellement la revoir. Il n’avait jamais eu quelqu’un pour l’encourager, lui donner de belles paroles du genre. On avait toujours cherché à le briser, lui faire comprendre qu’il n’aurait jamais aucun espoir dans sa vie, qu’il n’y avait pas sa place. Qu’il ne serait jamais rien. Qu’il fut esclave ou apprenti et même Dragonnier. Cela n’avait jamais réellement changé, c’était les bourreaux qui changeaient. Lui, tout ce qu’il avait toujours eut c’était sans le moindre doute son esprit indomptable. Animé d’un feu intérieur qu’il ne connaissait pas lui-même et qu’il se découvrait à mesure qu’il évoluait, Ashton ne demandait qu’à croire ses propos.

Puis, la belle se pencha légèrement vers lui, posant ses lèvres sur son front avec une douceur qui lui rappela étrangement sa mère. Cela n’avait rien d’étrange, c’était seulement… Un baiser doux, rassurant. Cela le ramena bien entendu à cette époque où il fut gamin, parce-qu’il n’avait jamais eu droit à ce genre de geste après cela. Quelque chose qu’on ne réservait qu’aux personnes en qui l’ont tenait, non? Il n’avait jamais fait ça à une autre jeune femme, pas plus qu’une autre lui avait déjà posé ce geste, pas même Catherine. Il avait même oublié que cela existait. Que c’était possible.

-J’espère que vous ne vous méprenez pas à mon égard, ma Lady…

Il était tant enfoui dans ses songes, qu’il n’avait même pas remarqué qu’elle n’avait plus utilisé le vouvoiement et avait supposé qu’ils étaient passés à autre chose. Cela ne serait pas pour lui déplaire au contraire. Surtout que c’était elle qui avait commencé. Il avait un peu l’impression, en fait, qu’une partie de sa cervelle était manquante et qu’il était un peu lent sur la détente. C’était comme si elle trouvait le moyen de l’hypnotiser, à son insu et le pire, c’était qu’il n’avait même pas envie de résister. Pour le reste, il ne saurait pas lui-même dire s’il était une bonne ou une mauvaise personne. Il ne s’attardait pas à ce genre de détail, mais il se sentait bien avec ses propres choix jusqu’à maintenant, même si certains d’entre eux avaient eu des résultats plutôt douloureux.

Et tandis qu’il cherchait quelque chose à dire pour lui démontrer d’une quelconque façon sa gratitude, de croire en lui ainsi alors qu’elle ne le connaissait que depuis tout au plus… Une heure ou deux, elle le pris de nouveau de court, dérobant ses lèvres. Une agréable surprise que voilà. La belle, décidément, semblait apprécier ce contact, chose qui ne laissait en rien indifférent le Dragonnier qui y répondit, comme avec les autres baisés qu’ils avaient eu ensemble, avec délice et envie. Il emprisonna goulument les lèvres de la belle dans les siennes et laissa sa main glisser de nouveau derrière sa nuque, laissant ses doigts s’enrouler avec douceur autour d’une mèche de cheveux flamboyante. Et tout était si bon, si parfait… Mais le son typique de la porte de la bibliothèque qui s’ouvrait lui fit l’effet d’une douche froide et visiblement, Alys aussi…

Le belle, surprise, se recula vivement afin de prendre une position sans le moindre doute bien plus descente, mais… Sembla mal calculer son mouvement et, tandis qu’Ashton tenta de la rattraper, tendant son bras afin de la saisir –chose qu’il fit, encore heureux car la voir s’effondrer au sol n’était pas une option, mais pas du tout!- il fut surpris de sentir… Une pression bien insistante… Sur sa virilité. Figeant tel un lemming coincé devant un loup, il baissa ses prunelles disparates sur la main gracile de la belle… Effectivement bien présente à cet endroit. Le duo, comme pris d’un soubresaut, se repositionna simultanément. Il n’avait strictement rien compris de ce qu’il venait de se produire, mais sincèrement, cela n’avait eu aucun mal à réveiller quelqu’un qui soudainement, montrait très bien sa présence. Eh merde! Encore heureux, après l’avoir fixé un moment, la Lady préférait visiblement détourner le regard… De lui et Ashton en profita pour ramassé le livre qu’il avait agrippé plus tôt et… Le glisser subtilement sur la bosse grandissante sous son pantalon. Génial.

Encore heureux, cela ne semblait pas être le Lord Greyjoy, mais les paroles que le domestique qui venait de s’installer devant eut, lui donnèrent l’impression de sincèrement blêmir de quelques tons! Ah parfait! Le père les cherchaient et lui il était assurément victime d’une semi-croquante qui ne voulait pas plus disparaitre à cette perspective de se faire surprendre par un père un peu trop protecteur s’il avait ben saisi! Il laissa échapper un bref soupir un peu nerveux, sans doute uniquement audible par la belle et risqua un coup d’œil oblique en sa direction. Le pivoine, en tout cas, lui allait bien.

Quelques paroles un peu godiche et voilà que l’homme tournait les talons et les laissaient de nouveau seuls. Ashton, sincèrement, n’avait rien compris de ce qui venait de se produire, mais le gloussement de la belle le força à y jeter un coup d’œil et afficha un sourire en coin.

-Alys… Je dois vous avouer que je ne vous pensait pas avoir une poigne aussi… Solide.

C’était plus fort que lui! Il ne pouvait tout de même pas laissé ce petit incident sous silence, aussi horrible puisse être ce qui l’attendait par la suite, mais sommes toutes, cela ne devait pas être pire qu’Aegon ou Leith. Alors peut-être, certes, avait-il eut effectivement cette lueur malicieuse et amusé dans le regard. Puis, ce ne fut pas bien long avant que des pas rapides et lourd se laissent entendre au loin pour que la porte de la bibliothèque s’ouvre cette fois à la volé. Encore heureux, le jeune duo avait eut le temps de se placer de manière plus convenable et son petit soldat avait choisi de calmer aussi ses ardeurs. Encore heureux, puisque le Lord avait déjà un regard dur et froid –peut-être inquiet?- sur lui et chercha bien rapidement à savoir à qui il avait à faire. S’il n’était pas dans une position si délicate, en vue de son statue de Dragonnier, sans doute aurait-il laissé échapper une réponse amusante, mais sans doute considéré de mauvais goût… Il se leva donc d’un bond, oubliant ses courbatures et resta droit, tendant le bras en direction du père de la belle Lady.

-Ashton Waters. Dragonnier. J’imagine que vos hommes vous ont fait un rapide topo des circonstances de ma présence impromptue entre les murs de votre forteresse et que cela est inutile que je ne vous répète le tout.

Fit-il, inclinant légèrement la tête. Le regard qu’envoya Uthor à sa fille ne lui échappa pas, comment cela pouvait-il être possible, de toute manière? S’il y avait bien, entre autre, une chose qu’il savait remarquer, c’était ce genre de regard que s’envoyait la Noblesse. Il n’avait certes rien de comparable avec celui du Souverain, lorsqu’il promettait milles souffrances avec silence, mais sommes toutes, il ne pouvait s’empêcher de se tendre légèrement, intérieurement. Les vieilles habitudes ne se changent pas en un claquement de doigts.
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