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Forum de RP basé sur l'univers de l'oeuvre de George R.R. Martin A song of ice and fire et de sa série télévisée Game of Thrones.
 

All the small things... [pv Uthor]

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Dim 22 Avr - 12:23
Le vent fouettait piquant sifflait avec force sur les Iles, l’air salé était humide, lourde et froide. C’était une belle matinée, la brume s’effilochait sur la mer et laissait la côte en paix. La mer venait frapper contre la falaise avec un bruit assourdissant, mais tellement apaisant pour ceux qui ont toujours vécu auprès d’elle. La forteresse de Pyke régnait en maitre au-dessus de la paroi rocheuse, austère et menaçante pour quiconque voudrait attaquer. Gardienne protectrice pour ceux qui l’appelaient avec émotion, maison.

Sur le haut du rempart de la tour solitaire, une silhouette subissait les assauts du vent sans broncher. Seuls ses longs cheveux roux s’ébattaient sous le rythme soutenu des soufflés, dansant en dehors du capuchon de sa cape. Le regard perdu sur l’horizon, là où avaient disparu les voiles quelque temps plus tôt. Sa sœur avait repris une fois de plus la mer, puisse le Dieu noyé veillé sur elle, et comme chaque fois, elle montait sur les remparts pour la voir disparaitre. Alys fixait l’horizon à s’en faire mal aux yeux, priant pour sa sauvegarde. Ashara ne le savait probablement pas, Lysa s’en fichait et son père… bah difficile à savoir avec lui !

Les voiles avaient disparu depuis longtemps, il était temps pour elle de redescendre jouer son rôle à la perfection. Ici, face à l’immensité de la mer elle pouvait être elle-même. Personne n’était là pour voir l’air grave se peindre sur son doux visage. Mais sitôt en bas, elle plaquerait un sourire candide sur ses lèvres, comme si le sort que pouvait rencontrer Ashara lui passait mille pieds au-dessus de la tête.  Qu’allait-elle faire aujourd’hui ? Lysa avait prévu une ballade sur la plaine et un piquenique. Sa cadette s’échinait à avoir les mêmes amusements que les dames de la capitale ou de Highgarden alors même qu’elles étaient dans un endroit aride et balayer par des bourrasques saline. Parfois, Alys se sentait désespérer par Lysa… mais la plupart du temps elle était attendrie par cette candeur non feinte. La plus jeune des Greyjoy était une éternelle enfant.

Un coup de vent plus fort que les autres la força à refermer un peu plus sa cape autour d’elle. C’était une très belle pièce de tissus, d’un vert profond avec une bordure dorée faite d’entrelacs. Elle se souvenait, s’être longuement extasier sur la beauté et la qualité du tissu avec sa jeune sœur… alors qu’au fond d’elle, la seule chose qui lui importait réellement, c’était la chaleur qu’elle pouvait lui apporter. Chose, qu’elle faisait très bien d’ailleurs !

Un claquement de botte sur la pierre résonna dans l’air, signe que quelqu’un venait. Au vu du bruit causé par le vent, elle ne l’entendit peut-être pas immédiatement, mais dès qu’elle capta les coups sourds, son visage changea du tout au tout.

D’un air soucieux causé par les tensions, les alliances, le fantôme d’un mariage et le départ de sa sœur en mer, elle adopta l’air calme et joyeux de la jouvencelle ayant croisé beaucoup de bel gens dans les derniers moments. Bien lui en fut, car son père prit place à ses côtés.

« Bonjour Père ! L’air frais est vivifiant, ne trouvez-vous point ? »

Oh oui. Vivifiant… un peu plus, et il arrachait la peau. Pourquoi pas une connerie à propos des rides tant qu’on y est… Elle se souvenait avoir entendu une lady quelconque en parler justement.

« Allons-nous revoir bientôt les Lannisters ? Il y avait là, bonne compagnie. »

Si cela sortait comme une question de jouvencelle en fleur qui demande à savoir s’ils allaient recevoir encore de la visite, ce qui voulait dire : musique, banquet et bonne compagnie ainsi que l’occasion de soupirer derrière les hommes… la véritable question derrière était de savoir si son père avait atteint ses objectifs. Après tout, la réponse à l’une donnait la réponse à l’autre. Et croyez bien, que de dissimuler une question d’alliance politique derrière une demande de jeune fille naïve, c’était tout un art !
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♔ Lady de Pyke
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Dim 22 Avr - 14:03
Le regard perdu au loin, Uthor balayait la mer de son regard sombre. Il priait le Dieu noyé de veiller sur sa fille aînée et de lui assurer un voyage sans accrocs. Il ignorait encore qu'il n'allait pas la revoir avant quelques mois, mais c'était, après tout, parfaitement routinier. Son visage exprimait une certaine nostalgie. Il était seul au bord de la côte. Ayant salué les Lannister, il avait laissé Ashara les guider jusqu'au port et avait fait demi tour, non sans un signe de tête pour sa fille. Il aurait bien aimé la prendre dans ses bras, comme à chaque. Ses filles étaient ce qu'il avait de plus précieux. Surtout devant un Lannister et avec l'entente qu'ils avaient convenu, il devait masquer à quel point cette perspective l'agaçait. Laissé l'une de ses enfants à ces lions... Lysa était parfaite pour cela. Elle s'extasiait de tout, savait se tenir, bien qu'elle fasse preuve d'un esprit léger et peu alerte, elle allait être un précieux joyau annexé à la collection de la noble maison de Casterly Rock.

Pressant son poing sur son coeur, il ramena son regard sur les voiles qui se distinguaient désormais à peine de la grande étendue. « Puisse le Dieu Noyé te guider et te ramener saine et sauve, comme toujours. » murmura-t-il à l'intention de son aînée. Faisant brusquement demi-tour, il reprit son air grave habituel et décida d'aller sur le rempart de la tour afin de se laisser balayer par le vent des îles. Cet endroit lui permettait de réfléchir en paix, et bien que sa décision soit prise, son coeur de père se serrait à la perspective de ce mariage à préparer. Il allait devoir prévenir sa cadette des noces à venir. La seule idée de la voir s'en réjouir l'irritait, bien que cela l'arrangeait. Il n'aurait pas voulu qu'elle rechigne à s'y plier. Depuis toujours, les deux plus jeunes savaient quel était leur destin. Conservé ses filles à Pyke n'était pas un choix judicieux. De toute façon, il préférait les marier à des hommes qui leur donnerait une puissante descendance et qui assurerait l'avenir des îles. Aaron Lannister était un homme intéressant, bien qu'il ne le connaisse peu. Ses enfants hériteront de Casterly Rock et son fils deviendra Lord. Que pouvait-il espérer de mieux pour Lysa qu'une riche et noble descendance? Plutôt que de finir vieille fille ici.

Poussant la porte, Lord Greyjoy dut y mettre du muscle, car le vent inverse faisait une rude compétition. Le rugissement qui fila dans ses oreilles lui rappela la dure vie de son peuple sur ce territoire aride. Non, vraiment, il ne pouvait que marier ses filles à des lords qui sauront leur offrir des terres fertiles. Il n'y avait rien pour elles ici. Avisant un peu plus loin une silhouette encapuchonnée, il demeura à l'écart un instant. Alyss ressemblait tant à Alienor qu'il ne pouvait que penser à sa défunte épouse chaque fois qu'il la voyait. Si ce n'est que ses cheveux étaient beaucoup plus bouclés, elle ne retenait pas grand chose de lui. Cela lui seyait d'ailleurs, car il savait qu'il n'était pas bel homme, pas comme Aaron du moins. Il aurait pu confier celle-ci au lion, plutôt que Lysa, mais au fond de lui il rechignait à la confier à un homme. Sa présence avait l'effet d'un baume comme toujours et apaisait ce vide qui ne voulait pas le quitter depuis qu'il était devenu veuf.

Faisant finalement quelques pas vers elle, il chercha son regard, mais la cape lui masquait ses traits. Il posa ses mains sur le rempart au côté de sa puinée et tourna le regard vers celle-ci, qui affichait un air candide. Il la considéra un instant. Vivifiant était un bien piètre terme pour décrire l'air qui les fouettait durement. Il se contenta d'hocher la tête en reportant son regard sur les flots, où il n'y avait plus trace du navire d'Ashara et des Lannister. La question suivante resta percher entre eux un instant, avant qu'il daigne prendre la parole. « Nous allons les revoir. Les discussions se sont bien dérouler et nous avons convenu d'une alliance. » S'il avait parler à Lysa, il n'aurait sans doute pas pris le temps d'élaborer, mais il savait que ses paroles avaient du sens pour Alyss. « La puissance de leur armée terrestre et de leur bourse, associée à notre flotte... nous allons pouvoir accomplir de grande chose. As-tu seulement idée? » acheva-t-il en se tournant vers elle. Un léger sourire en coin étira ses lèvres alors qu'il secouait la tête. « Bien sûr que non. » ajouta-t-il devant l'air qu'elle lui offrit.

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♔ Lord de Pyke
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Dim 22 Avr - 16:19

Alys retourna son regard à la mer, il était toujours plus simple de faire semblant avec son père, lorsqu’elle ne le regardait pas directement. Parce que les yeux d’Uthor semblaient parfois être capables de lire jusqu’au plus profond de son âme. Son père adoré, elle aurait aimé pouvoir lui montrer qu’elle était autant valeureuse qu’Ashara… mais elle ne le pouvait. Pour leur bien à tous, valait mieux qu’elle ne soit qu’une jouvencelle naïve.

Les Irons Island, étaient pauvres et trop peuplés. Il n’y avait rien ici qui pourrait attirer un quelconque bon parti. Elle ne pouvait être aussi caractérielle que sa sœur, ne serait-ce que pour trouver un mari avec qui faire alliance. Les jeunes Lords étaient pour la plupart bien plus intéressés par une femelle docile qui enfanterait de bons fils que par une sarcastique fille venant d’iles arides, aussi jolie soit-elle. Aurait-elle été un homme, que son père aurait pu en faire un excellent stratège. Elle aurait pu seconder Ashara, montrer ce qu’elle valait. Mais il n’en était rien. Aussi, elle était particulièrement intéressée par la question des Lannisters.

C’était connu que les Iles de fer avaient tendance à vouloir s’émanciper du pouvoir royal de la capitale. Ils n’avaient que peu en commun avec le reste de Westeros et longtemps, ils avaient continué de se considérer comme les Rois de leur patelin. Les Targaryens n’étaient pas des plus appréciés ici. Et les Lannisters… n’étaient certainement pas de simple sujet loyaux à la couronne. Il y avait ici, un jeu de pouvoir en marche.

La réponse de son père lui apporta la confirmation. Ainsi, Uthor manigançait bel et bien avec les lions. Et donc, un mariage aurait lieu. Parce que, qu’aurait à offrir Pyke aux richissimes félins si ce n’est une des Ladys ? Un léger frisson ne venant pas du froid la prit. Parce que si mariage il y avait, leur vie allait changer à tout jamais. Uthor ne donnerait certainement pas son ainée… mais elle ou Lysa allait devoir quitter les murs qui les avaient vu grandir. Et peu importe laquelle partirait, Alys allait se retrouver seule. Elle se sentait prête pour la vie active… mais, l’idée lui faisait encore peur.

Elle détourna doucement son regard de l’immensité qui avait emporté sa sœur et regarda l’homme à ses côtés. Était-elle prête à le quitter ? La réponse était simple, non. Mais il le faudrait bien un jour. Elle serait appelée à faire une alliance, peut-être même était-ce déjà le cas. Son sourire factrice se cassa une micro seconde avant qu’elle le fasse briller encore plus.

« Oh comme c’est merveilleux ! Il manque d’animation à Pyke, des festivités ne nous feraient pas de mal… »

Non. Ça ne ferait pas de mal. Sauf peut-être à son cœur, brisé de devoir se séparer d’une sœur, peu importe laquelle partirait. Mais c’était tellement merveilleux n’est-ce pas ? Au moins, Pyke pourrait se targuer d’avoir une alliance puissante, les Lannisters n’étaient pas rien après tout. Comme son père l’expliqua pratiquement inutilement par la suite, l’Iron fleet associer avec la bourse et l’armée des Lions… c’était une machine de guerre incroyable. De grandes choses pourraient être faites en effet. Mais elle n’était pas censée le savoir. Après tout, n’y voyait-elle pas qu’un beau mariage ?  

Alys joignit ses mains devant sa poitrine en souriant de toutes ses dents et fit comme s’il s’était arrêté après avoir parlé d’alliance.

« Dites-moi donc, Père ! Ne me faites pas languir, parlons-nous d’alliance matrimoniale ? »

Elle fonça un peu les sourcils, comme si elle faisait un effort pour réfléchir.

« Bien sûr que vous parlez de mariage ! Pourquoi iriez-vous me parler d’autre alliance, puisque je n’y comprends rien !»

Ce qui bien sûr était parfaitement faux… elle aurait pu faire un exposé sur les différents types d’alliances et les meilleures dans l’histoire de Westeros… À la place, elle se tourna complètement vers son père avec un regard plein de questionnement.

« Est-ce ma sœur, ou bien est-ce moi, qui aurai la joie de convoler avec… Oh ! Mais père ! Avec qui ? »

Ouais… dites-moi donc, mon cher père, à qui avez-vous vendu une de vos filles contre une armée et de l’or ? Quel destin pourri était celui d’une fille. Avoir le choix entre une vie de misère sur sa terre natale lors du changement de génération où partir au loin et se mettre sous la coupe d’un autre.
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Dim 22 Avr - 18:05
Alys lui demanda s'il parlait de mariage, et il chercha dans son regard, essayant de déchiffrer l'esprit complexe de sa puinée. Cette idée la réjouissait-elle réellement? Elle se répondit elle-même, beurrant épais sur sa propre inconscience. Il secoua doucement la tête, un peu découragé, puis confirma. « En effet Alys, il s'agit d'une mariage. » Se tournant vers lui, elle reprit, avec un enthousiasme débordant qui irritait son coeur de père qui ne voulait pas particulièrement envoyé une de ses enfants dans la fosse au lion.

Son visage impassible tiqua près de l'oeil gauche, trahissant une réaction à cette perspective. Avec qui? Il soupira. « Aaron. » répondit-il dans un grognement. « Cache cette joie débordante Alys, ce n'est pas toi qui ira à Casterly Rock. » Il posa ses coudes sur le rempart en se penchant pour y prendre appuie, sans pour autant la quitter des yeux, cherchant dans ses réactions ces petits indices qui lui rappelait qu'elle n'avait pas toujours été ainsi.

En effet, il avait déjà eu des conversations intelligentes avec la jeune fille. Il se rappelait fort bien du temps où elle n'était qu'une gamine curieuse qui posait des questions avec un regard empli de curiosité et d'intelligence. Contrairement à Lysa qui se contentait de s'extasier des choses sans chercher à comprendre ce qu'elles recelaient, Alys avait toujours montré un esprit avide de connaissances. Qu'est-ce qui avait changé? Elle ne se souvenait probablement pas de cette lointaine époque, maintenant jeune adulte, elle était plutôt avide de se trouver un mari et d'assurer sa descendance. Du moins, était-ce qu'elle voulait lui faire croire.

Se redressant, il fit dos à la mer et appuya ses reins contre le rempart. « Lysa sera une bonne épouse pour Ser Lannister. Il est riche et beau, elle aura beaucoup de chose de quoi s'extasier et ne manquera jamais de quoique ce soit. » Il haussa les épaules. « Elle se sentira à sa place là-bas. » Connaissant le lien qui unissait ses deux plus jeunes, son regard s'adoucit. « Tu pourras toujours aller la voir, et elle te montrera ses belles étoffes et toutes ces choses qui vous réjouissent tant. » Il posa une main sur l'angle de la mâchoire de la belle rousse et plongea dans son regard.

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♔ Lord de Pyke
♔ Lord Suzerain des Iron Islands
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Dim 22 Avr - 20:03
La réaction de son père ne laissait aucun doute dans son esprit. Il était beaucoup trop incisif pour être réellement heureux de cette alliance. Oui bon, sur le fond, il devait certainement l’être. Après tout, c’était son but. Mais la fin en soi n’était probablement pas au gout du paternel.  Alys avait soupçonner l’homme d’être réticent à les mariées… après tout, elle avait 19 ans et n’avait toujours pas eu l’ombre de la moindre négociation à propos d’un quelconque mariage. Avec personne. Rien. Le néant total. Pas que cela la dérange tant que ça !

Donc, c’était Lysa qui allait quitter le nid. C’était un peu étrange, vu qu’elle était plus jeune qu’elle-même… mais aller savoir, peut-être les Lannisters ne voulaient pas de rousse dans leur rang. Avec les nobles, il fallait s’attendre à tout. Même les âneries les plus étranges. La pensée de voir sa si candide sœur partir au loin, chez ces lions fourbes lui sera la poitrine encore une fois. Pauvre Lysa. Elle ne savait pas où elle allait tomber. Cette gamine était capable d’être des plus heureuse et ne jamais voir tout ce qui lui passera sous le nez !

Alys fit une petite moue contrite à son père. Elle avait surtout envie de hurler, parce que quand bien même Lysa était une fille superficielle, sa présence constante allait lui manquer. Il n’y aurait plus à la maison que son père. Ashara étant trop souvent absente. Et son père… voilà longtemps qu’elle ne prenait plus le temps d’avoir de longue discussion censé avec lui. Plus depuis qu’elle avait fait son choix de vie. La jeune femme lisait toujours autant, dévorant tout ce qui pouvait lui tomber sur la main, mais elle ne le faisait plus que dans le grand secret de sa chambre. Après tout, elle n’arriverait à rien, si elle n’avait aucune connaissance ! Et puis, elle avait toujours été des plus curieux… durs à croire que tous l’avaient oublié !    

« Oh Père ! Ce n’est pas grave, je suis sûr que vous me trouverez un aussi bon parti ! »

Ouais, des lords, y’en a à la pelle sur Westeros… Et puis, dans un sens ça l’arrangeait-elle n’aurait pas besoin de quitter Pyke tout de suite. Alys fit tout ce qu’elle put, pour cacher le soulagement qui l’envahit à cet instant. Elle avait beau jouer les idiotes finies, allez faire la cruche à la cour Lannisters. Entourer de tous ses fins renards 24h par jours, elle n’était pas sûr d’y arriver.

Et son père qui en rajoutait, en décrivant à quel point tout ceci était ce qu’elle et Lysa étaient censées vouloir. C’était dans des moments comme celui-là que le doute s’insinuait en elle. Voulait-elle vraiment ça ? Ne pourrait-elle pas tout arrêter maintenant ? Parfois, elle avait l’impression d’étouffer. De s’éteindre. Mais elle le faisait pour son propre bien. Elle devait pouvoir garder sa liberté, aussi restreinte que puisse être celle d’une épouse. C’est pourquoi elle se reprit rapidement.

« Il faudrait penser à faire un grand jardin ! Lysa voudrait en avoir pour les festivités… »

Mais oui. Bien sûr… et leur devise n’est pas du tout ‘nous ne semons pas’ … Mais ce n’était pas de sa faute à elle, si Lysa ne cessait de réclamer un jardin pour s’y promener comme à la capitale. La pauvre ne comprenait vraiment rien à rien ! Pourquoi ne pas semer des carottes directement sur la falaise tant qu’à y être !

Oh ! Oh-oh… le paternel d’une main, venait de bloquer son regard dans le sien. Pouvait-il y voir la panique que ça lui inspirait ? Pouvait-il voir, le soulagement de rester ici près de lui ? Pouvait-il voir tout ce qui s’y cachait ? Elle espérait bien que non. Parce qu’elle n’aurait certainement pas la force de mentir en confrontation directe. Elle s’efforça d’avoir le plus beau sourire candide au monde.

« Bien sûr que j’irais la voir ! Il parait que Castelry Rock est absolument magnifique en été. Et il y a tous ses marchés… »

Oh. Comme elle pouvait se détester parfois ! Si elle allait à la demeure des Lions, ça serait surtout pour leur incroyable bibliothèque !
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♔ Lady de Pyke
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Dim 22 Avr - 21:39
Un jardin? À Pyke? Et puis quoi encore. L'idée de faire pousser une quelconque chose, ou de tenter, qui pourrait ressembler à un jardin était tout aussi envisageable que celle de laisser Pyke entre les mains de Lysa. Ce n'était pas peu dire. Faisait-elle exprès de sortir de telles âneries? Ou était-ce calculé? Le regard plongé dans le sien, l'empêchant de se dérober à lui, il put voir un malaise. Son geste semblait l'avoir surprise et sa réaction était équivoque pour lui ; elle cherchait à lui cacher ses véritables pensées. Ce n'était ni la première, ni la dernière fois. Il la laissait jouer à son petit jeu futile, mais parfois il se demandait pourquoi elle agissait ainsi avec lui. Ne pouvait-elle pas se confier à lui? Si sa femme aurait encore été là, sans doute aurait-elle su quoi faire... Elle avait été une mère aimante et attentionnée. Il avait fait tout ce qui était en son pouvoir pour fournir des modèles féminins à ses filles afin de ne pas avoir trois garçons manqués à marier : Cela aurait été impossible.

Bien sûr, il avait été beaucoup moins exigeant sur ce point auprès de son aînée, qu'il ne voulait pas marier de toute façon. Son mauvais caractère et ses mauvaises manières étaient ce qui le rassurait quand il la voyait partir en mer. Qui serait assez idiot pour vouloir la séduire et l'épouser? Tout le contraire des deux plus jeunes qu'il ne laisserait jamais seule avec un homme, du moins avant le mariage. Le sourire candide qu'Alys affichait le fit plisser les yeux, avant de laissa tomber sa main en soupirant. Quel destin le Dieu noyé réservait-il à ses filles? Il se fichait bien de Castelry Rock en été, et cette conversation l'irritait plus qu'autre chose. N'était-il pas venu ici pour se rafraîchir les idées et se camper sur sa décision douloureuse?

Uthor retint un commentaire irrité. Se retournant à nouveau et posant ses mains à plat sur le rempart, il perdit son regard sur l'horizon, se demandant ce qu'Alienor aurait fait, ou dit. Il ne savait jamais comment gérer le comportement d'Alys. De toute ses filles, elle était la seule qui n'était pas parfaitement honnête avec lui. Du moins, Ashara avait toujours été plutôt directe, et Lysa ne pourrait rien lui cacher, ou à qui que ce soit, même si elle le voulait. Dans le cas d'Alys, il savait depuis longtemps, même s'il s'était bien gardé de le lui partager. Il avait espéré que ce petit jeu finisse par la lasser, mais il semblait bien que non.

Un silence s'installa entre eux. La situation actuelle le rongeait déjà, et il gérait mal le fait d'en vouloir à sa puinée pour son attitude mijaurée. Parfois il se demandait s'il ne voyait pas un peu trop Alienor en elle, et imaginait cette intelligence bâtie de curiosité. Puis il se rappelait l'enfant qu'il avait élevé et qui avait subitement disparue dans l'adolescence. Pouvait-on changer à ce point? Il avait tout fait pour stimuler leur intellect, bien que ce fut un échec auprès de sa cadette - que le Dieu noyé en soi témoin, il avait essayé! Comment pouvait-il être si près de sa fille et se sentir si loin d'elle à la fois?

Comme si le silence lui avait permis de reprendre ses esprits et de se refaire, Alys rompit celui-ci avec un commentaire décourageant. Il ferma les yeux en pressant ses paupières l'une contre l'autre et porta sa main gauche à son visage, se pinçant légèrement l'arrête du nez de l'index et du pouce. C'est dans ces moments-là qu'il avait envie de la confronter dans ses positions et de la faire sortir de sa coquille. Il lui jeta un regard courroucé et se sentit aussitôt fondre alors qu'elle posait une main sur son bras en reprenant la parole. Il secoua la tête. « Non, je ne m'en fais pas pour Lysa. Aaron n'est pas assez stupide pour lui causer du tort et n'arrivera probablement à l'endurer plus de quelques heures, elle aura la paix. » Il secoua la tête en souriant.

Profitant de leur intimité, il se redressa et l'entoura de ses bras pour la serrer doucement contre lui. La capuche d'Alys tomba vers l'arrière, mais l'épaule de son père la protégeait du vent. « Tu sais que tu peux te confier à moi, Alys. N'est-ce pas? » fit-il d'une voix douce, avant de reculer d'un pas et de la prendre par les épaules. Son regard sombre croisa le regard clair de sa puinée, puis il haussa les épaules. « Je veux juste que tu le saches. » Le jour où elle voudra se confier, elle saura qu'il est là. Quoi qu'il arrive. Il caressa sa tête avec un sourire tendre avant de laisser tomber sa main le long de son corps. Sa relation avec chacune de ses filles était unique, et il chérissait chaque petit moment comme celui-ci qu'il conservait précieusement en mémoire, pour le jour où elles partiraient.
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♔ Lord de Pyke
♔ Lord Suzerain des Iron Islands


   

 Don't you dare mess with the Kraken. Beware of the sea.

 
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Lun 23 Avr - 19:09
Décidément, son père n’allait pas la laisser jouer l’idiote facilement. En général, il laissait plutôt courir, mais ce matin, Uthor semblait être particulièrement à cran… et contrairement à l’habitude, Alys avait vraiment la sale impression qu’il cherchait quelque chose en particulier. Et elle avait vraiment beaucoup de difficulté à lui mentir, même si ce n’était que par des agissements frivoles. Après tout, il l’avait élevé… et elle ressentait cette espèce de pulsion interne, qui la poussait à tout vouloir lui révéler. Comme lorsqu’enfant, elle avait lu un passage particulièrement intéressant dans un vieux bouquin ou encore qu’elle avait fait un rêve étrange ou génial. Comme il lui semblait loin maintenant ce temps-là !

Pour éviter de céder à cette pulsion, elle lui lança une phrase au hasard, piger dans sa ‘banque’ de phrase bateau utile en toute occasion. Ce qui sembla énerver son père… vraiment, elle était devenue maitre là-dedans depuis quelques années ! Et elle ne le faisait même pas par plaisir comme certains jeunes de son âge… Au moins, avait-elle toujours le pouvoir de l’apaiser, car elle ne voulait franchement pas subir son courroux. C’est que le Lord suzerain des Iron Island était terriblement terrifiant quand il le voulait !

Uthor avait probablement raison, son idiote de sœur ne serait pas en danger. Du moins, si elle ne foutait rien de trop stupide. Pour ce qui est d’être capable de l’endurer… rares étaient ceux qui le pouvaient plusieurs heures d’affilée ! Alys était même persuadée d’être la seule. Et ça demandait beaucoup d’amour et d’effort ! Alors un mariage de raison… enfin quoi qu’il en soit, Aaron ne blesserait pas Lysa. C’était la meilleure garantie possible.

Soudainement, elle sentit la douce chaleur paternelle l’entourer. Les étreintes étaient rares, mais elles étaient précieuses. La masse rousse brillante se libéra du capuchon alors même qu’elle appuyait sa tête contre l’épaule d’Uthor. Malgré les années et l’enfance qui s’était enfuie, elle ressentait toujours l’immense bonheur qui l’entourait dans les bras de son père. Et cette sensation puissante, celle d’être persuadé que rien ne pourrait lui arriver de mal, qu’elle serait toujours protégée et qu’une personne sur terre l’aimait profondément pour ce qu’elle était réellement. Il n’y avait rien, qui pouvait rivaliser avec ça. Du moins, elle n’avait jamais rien vécu, qui pourrait rivaliser avec ça.

Alys se fondit dans l’étreinte, son petit cœur meurtri se cicatrisant presque instantanément… pour se rouvrir presque aussitôt avec les paroles de son géniteur. Pourquoi lui dire une telle chose ! Elle qui ne rêvait que d’obéir, mais craignait les conséquences. Elle était persuadée du bienfondé de ses actions, elle ne pouvait faire marche arrière ! Mais le regard de son père lui faisait mal. Elle le voyait, derrière son air dur, qu’il était désemparé.

Il y avait tellement d’amour dans ses paroles, dans ses gestes. Et elle, en mauvaise fille qu’elle était, s’obstinait à le rendre dingue !

« Je sais… »

Pour une fois, depuis longtemps, elle lui offrit un véritable sourire. Doux, mais un peu triste. Pas cette espèce de truc terriblement niais qu’elle lui servait habituellement. Il ne dura qu’un instant, avant qu’elle ne se jette contre la poitrine du héros de son enfance, enfonçant son visage dans le tissu.

« J’ai juste peur Père… Ne pourrais-je pas, redevenir une petite fille ? »

Une petite fille. Comme lorsqu’elle écoutait les récits de bataille contés par la voix bourrue, mais aimante de son père. Parce qu’elle voudrait être elle-même ou parce qu’elle redoutait l’avenir ? Ceci était une bonne question à laquelle son pauvre père n’aurait pas la réponse, puisque la petite voix avait repris les intonations idiotes qui étaient les siennes depuis près de dix ans maintenant.

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♔ Lady de Pyke


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Mar 24 Avr - 17:45
La façon dont sa fille qui lui répondit qu'elle savait ne faisait que renforcer sa conviction que sa petite Alys était encore là derrière ce masque superficiel. Son sourire lui fit chaud au coeur. Uthor ignorait pourquoi elle décidait de se masquer, peut-être était-ce un truc de fille. Ashara et Lysa était parfaitement honnête avec elles-même. Qu'avait-il raté avec Alys? Elle se laissa aller contre lui et il referme à nouveau ses bras autour d'elle, lui caressant la tête d'une main dans un geste apaisant. Il fronça les sourcils. Peur? De quoi pouvait-elle bien avoir peur? Il demeura silencieux un instant, savourant cet instant si rare où sa puinée se montrait telle qu'elle était. Il aimerait bien revenir en arrière, à l'époque où elle était petite fille, et se montrer plus attentif à ses besoins. Ce qui était fait, était fait.

« De quoi as-tu donc peur ? » demanda-t-il, la nuque balayée par le vent qui semblait vouloir porter sa voix vers le Dieu Noyé. Les cheveux d'Alys fouettait au vent, lui rappelant comment il aimait regarder Alienor sous la brise qui la décoiffait. Combien de fois s'était-il moqué d'elle alors qu'elle essayait vainement de se coiffer! Une expression que ses enfants lui avaient peu vu, ou même pas du tout en fait. Il fut une époque où il était plus doux, plus vif. La mort de sa femme lui avait donné un coup de poignard dans le coeur, et élevé ses trois filles avait été un véritable défi. La chose que voulait le plus un père, c'était de savoir qu'il avait bien fait et que ses enfants étaient de bonnes personnes, bien élevées. Il n'en doutait pas. Mais il aimerait aussi qu'elles soient heureuses.

Et en moment, il était clair qu'Alys ne l'était pas. « Est-ce le départ de ta soeur qui te fait peur? » tenta-t-il dans un essai vain d'éclaircir l'esprit complexe de sa fille. « Tu sais Alys, je ne comprendrai sans doute jamais tous les choix que tu feras, mais je serai toujours là si tu as besoin de conseils. J'ai fait de mon mieux pour vous élever toutes les trois de la façon que j'ai cru la meilleure. Je réalise tout de même que jamais je ne pourrai combler le vide qu'à laisser ta mère dans nos vies. » Bien que les premières années aient été plus sombres pour lui, refusant de parler d'Alienor, après un certain temps, il avait commencer à en parler à ses filles, à leur demande. Il répondait à leur question, et avait ainsi fait une partie de son deuil. Elles avaient le droit de savoir. Et puis, avec Alys qui lui ressemblait de plus en plus en vieillissant, il lui était difficile de faire abstraction de la douleur. Il avait dû apprendre à vivre avec. Il aurait pu la rejeter complètement, mais il aimait beaucoup trop sa défunte épouse pour faire une telle chose à leur progéniture.

Ainsi, il leur avait généreusement parler de leur mère, à quel point elle était une personne toute en douceur et en compréhension avec son borné de mari. Elle avait toujours su trouver les mots et mettre un baume sur ses douleurs et ses colères. Par contre, il n'avouerait jamais à quel point elle avait aussi toujours su le plier à sa volonté. Qu'aurait-il pu refuser à cette jeune Lady dont il était tombé amoureux si profondément? Il porta son regard vers l'horizon. « Tu sais, peut-être que toi aussi, tu tomberas amoureuse de ton promis. Ta mère et moi avons eu la joie d'être uni dans la diplomatie et dans l'amour par le Dieu Noyé. »
Pourquoi le Dieu Noyé réserverait-il un destin funeste à des enfants nés dans un tel amour? S'il avait pris la peine de mettre Alienor sur son chemin et de lui donner trois filles, ce n'était certes pas pour leur réserver un terrible destin. Elles étaient nées dans l'amour et la communion. Il avait grand espoir qu'elles trouvent toutes un partenaire qui les poussent à s'épanouir davantage. C'est pour cela aussi qu'il choisissait avec soin. Aaron était un bon parti, il n'aurait pas pu espérer meilleure façon de lier une alliance.
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Mar 24 Avr - 20:01
Les bourrasques de vent agitaient ses cheveux dans tous les sens, ce qui lui apportait un léger tiraillement au niveau du cuir chevelu. Alys avait toujours adoré cette sensation que l’on ne pouvait qu’associer à un vent maritime. Un vent chargé d’odeur et de fraicheur, typique de son coin de pays austère. Peu importe comment elle pourrait jouer, la jeune femme était bel et bien une fer-née. Il n’y avait rien de plus agréable que le froid piquant les joues, les poumons brulant dans l’air rempli d’embrun et le gout du sel sur la langue.

Alors, en haut de cette tour malmenée par les intempéries et à la merci de la mer, Alys s’était toujours sentie elle-même. C’était le seul endroit, où elle se le permettait en dehors de sa chambre. Ici, elle laissait libre cours à ses émotions, ses doutes et ses peines. C’était son refuge et à ce jour, jamais il n’y avait eu quelqu’un à ses côtés dans cet endroit balayer par les rafales.

Son père changeait la donne… mais ne le faisait-il pas toujours ? La fille d’Aliénor était perdue. Non pas, irrécupérable comme certain le pensait, mais il n’en restait pas moins que son esprit était chamboulé. Tant par les nouveaux développements que par son propre comportement. Le doute s’insinuait en elle, vite étouffer par ses convictions dignes de son héritage ancestral de fer-née. Mais il revenait chaque fois qu’elle baissait un tant soit peu, la garde. Comme à cet instant précis.

« Le départ de ma sœur… On peut dire cela comme ça en effet. »

Départ… ne parlait-on pas de départ lorsque quelqu’un mourait ? Qui cette fois, mourrait ? Son enfance bien sûr. La chose avait survécu, bien profondément en elle, là où elle n’en avait même plus conscience. Mais cette fois, Alys le réalisait, elle vivait les derniers soubresauts de son enfance mourante. Lorsqu’elle descendrait de cette tour délabrée, il n’en restera plus rien.

Et elle avait peur. Il était bien connu, que l’être humain avait une peur viscérale de tout ce qui lui était inconnu. Et pour la jeune rousse, vivre sans le moulin à connerie qu’était sa sœur cadette, c’était l’inconnu. Grandir et se marier, c’était aussi l’inconnue. Et il y avait aussi cette ombre floue qui devenait de plus en plus intense : qu’était-elle censée faire avec un mari ? Elle se doutait bien de ce qu’il y avait, elle n’était pas aussi naïve que Lysa, mais… personne n’avait pensé à les instruire sur la chose. C’était là, le rôle d’une mère. Et Uthor, tout aimant et présent qu’il était, n’était certainement pas une mère !

« Je sais que vous faites de votre mieux. Et vous êtes un excellent père. Je n’aurais pu rêver mieux… »

Alys releva le regard vers son père, puis rougissant légèrement –pour une fois qu’elle n’aurait pas à feindre la niaiserie- elle enchaina :

« Mais, il y a, tout un grand côté qui nous est inconnu. Et je réalise, maintenant que Lysa va nous quitter, que ce n’est plus aussi loin et flou que prévu… »

La jeune femme se racla la gorge avant de s’éloigner des bras rassurants du Lord de Pyke pour aller à son tour s’accouder à la rambarde. Elle n’aimait pas aborder des sujets sensibles. Autant pouvait-elle être curieuse et jouer les filles légères de la capitale, autant elle était en fait très pudique.

« Je ne suis pas sure, de vouloir quitter Pyke. J’ai peur d’avoir un jour un promis que je détesterais. Et de me retrouver coincée dans une ville loin de la mer, loin du Dieu Noyé… et loin de vous. »

Et en même temps, elle rêvait de s’envoler, de vivre sa propre vie. D’aimer aussi fort que ses parents s’étaient aimés. Elle aimerait savoir ce que le Dieu Noyé avait prévu comme destin pour elle.
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Mer 25 Avr - 22:10
Il apprécia le compliment et ne le releva pas. Le Lord Greyjoy était un homme peu démonstratif, mais ses yeux brillaient d'une douceur toute paternelle envers son enfant qui lui affirmait n'avoir pu rêver mieux comme père. Cela le gonflait de fierté et d'amour. Il ne comprit par contre pas de quoi elle parlait, alors qu'elle rougissait légèrement. Qu'est-ce qui n'était pas si loin et flou ? Il passa la main dans sa tignasse pour la tirer - en vain - vers l'arrière. Alys recula et fit quelques pas avant de s'installer au rempart comme il l'avait fait précédemment. Il en fit de même à ses côtés, lui jetant un regard perplexe. De quoi parlait-elle? Elle lui révéla quelques craintes. Il sourit doucement. Bien évidemment qu'elle ne voulait pas quitter Pyke. Personne ne souhaite quitter un foyer qui lui était doux et agréable.

Quittant sa puinée du regard, il le tourna à nouveau vers l'horizon, où il puisait souvent conseils et réconfort. « Si tu devais te retrouver avec un homme qui ne te respecterait pas, et ne respecterait pas ta famille ou tes désirs... » Il serra les poings et sa mâchoire se contracta. Un court silence s'ensuivit, empli de non-dits violents. « Je veillerai à la cause, et le Dieu Noyé ne m'a certainement pas octroyé trois magnifiques filles pour leur réserver un destin si funeste. » Il secoua la tête. « J'ai foi en lui, et tant que tu auras foi en lui, il te suivra, où que tu sois. Dans le pire des cas, la mer ne sera qu'à quelques foulées de cheval, je ne t'ai pas appris à monter pour que tu te terres dans un château. Il lui fit un clin d'oeil. » Ses filles savaient certes toutes comment monter comme une Lady, mais aussi comment monter comme un homme et filer sur leur monture.

Il souhaitait sincèrement à ses enfants qu'ils aient des mariages heureux, mais il ne pouvait pas non plus simplement les laisser se marier à un homme dont elles tomberaient amoureuses, qui les engrosseraient et les quitteraient. Sur les Irons Islands, la vie était rude. Leur offrir une vie luxueuse avec un Lord de Westeros qui lirait une alliance bienfaitrice n'était pas une idée saugrenue. Elles ne manqueraient de rien et seraient bien traiter, il comptait bien y veiller. Même si en public il ne semblait tenir à ses filles que pour l'image, elles savaient toutes que ce n'était pas que des paroles, car en privé il le leur démontrait à sa façon. Bien qu'avec Ashara il était moins démonstratif, c'est aussi parce qu'ils ne ressentaient ni l'un ni l'autre le besoin d'autant de douceur. Dans quelques mots durs et regards complices, ils se comprenaient.

Une chose lui revint en tête et Uthor tourna le regard vers sa fille. « Qu'est-ce qui n'est pas aussi loin et flou que prévu avec le départ de Lysa ? » Il ne voulait, au fond, que comprendre ce qu'elle pensait, ce qu'elle vivait, au mieux de ses capacités.
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Ven 27 Avr - 20:19
Toujours accoudée à la rambarde, Alys fixait l’horizon comme si elle pouvait lui apporter des réponses. Bien évidemment, elle savait que c’était impossible. Après tout, combien de fois, avait-elle interrogé la mer du regard ? Trop souvent au cours des dernières années. Chaque fois que sa sœur prenait le large, chaque fois qu’elle devait paraitre dans une festivité quelconque organiser sur Westeros, chaque fois, que le doute se frayait un chemin dans ses entrailles.

Depuis la toute première fois jusqu’à maintenant, la mer ne lui avait jamais apporté de réponse. Mais elle lui avait, par contre, apporté la sérénité pour trouver elle-même ses réponses. Après tout, le dieu noyé ne prônait que ce qui était dument gagné ! Des réponses toutes faites, pour une fer-née, ce n’était pas envisageable. Sauf peut-être, si on se nommait Lysa Greyjoy… mais là encore, c’était une autre question.

Les paroles de son père, couplé à la vision grandiose qui s’étendait sous elle, la rassurèrent. Peu importe où elle finirait par atterrir, rien ne la coupera de son monde. Après tout, n’y avait-il pas un dicton qui disait :

«On peut peut-être sortir la fille de la mer… mais on ne peut sortir la mer de la fille… »

Elle se tourna un instant vers Uthor pour lui faire un grand sourire avant de ramener son attention à la mer. Oui, il lui avait appris à monter. Pas comme ces petites pimbêches qui ne savent pas faire trois pas sans se casser un ongle, mais comme un homme. Même sa cadette pouvait parcourir de grande distance à un rythme soutenu. Il y aurait toujours un chemin vers l’étendue salée pour Alys Greyjoy.

« Même au plus profond du royaume des sept, celui qui réside sous les vagues aura toujours mon cœur et mon âme. »

Elle le chuchota, comme l’on chuchote les plus importantes promesses. Une procession de foi, mais surtout un serment. À ce moment, plus qu’autre chose, elle se rappelait sa promesse : si elle ne pouvait combattre comme Ashara, elle se démènerait toujours pour les Iles de fer. Même si pour cela, on devait la prendre pour une idiote.

Elle laissa ses mots rejoindre les flots et mourir dans le vent. Le silence qui régnait entre elle et son père n’était ni malaisant ni lourd. Jusqu’à ce qu’il soit brisé par une phrase horrifiante ! Ce n’était pas elle, cette fois, qui avait dit la phrase explosive pour faire éclater le calme ambiant, mais bel et bien Uthor !

Le visage de porcelaine d’Alys passa subitement au rouge… puis au blanc. Puis au vert… avant de se stabiliser sur le rouge. Bien foncé, comme les bannières des Lannisters. Il ne lui demandait tout de même pas des précisions ? Non ? Oh… par le Kraken ! Père… ne pouviez-vous pas me parler de poterie ou même des problèmes de digestion du Mestre ??

« Hm. Euh… Hmpf. »

Elle ne pourrait se défilée, risquant l’incompréhension et la colère de son père… mais en même temps, parler ouvertement de … de ça ! Avec un homme de surcroit. Pire. Son PÈRE Irk. Un grand frisson lui remonta dans le dos et il n’était aucunement lié à la température.

« Hm. Eh bien… vous savez père. Le… le mariage et … humpf. Ce… ce qui vient avec. Arg. Ne me forcer pas à l’énoncer je vous en pris ! »

Coquelicot. C’était une jolie couleur. Et c’était celle qu’elle abordait. Avec de grands yeux filants et un air de jouvencelle effrayée. Pour une fois, rien n’était falsifié. Tout était bien authentique. Elle était, après tout, réellement une vierge effarouchée !
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Dim 6 Mai - 16:14
La réaction de sa puinée le fit froncer les sourcils. Uthor ne comprenait pas pourquoi cette question banale avait créer un tel ouragan d'émotions sur le visage de sa jeune fille. Il savait... il savait quoi...? Qu'est-ce qui venait avec le mariage? Où voulait-elle en venir? Elle était rouge pivoine et n'arrivait pas à le regarder dans les yeux. Il chercha son regard en vain et la dévisagea sans comprendre. Qu'est-ce qu'elle ne voulait pas énoncer? Qu'est-ce qui lui causait autant d'émoi? Un silence s'installa à nouveau, mais pendant lequel Alys semblait prier intérieurement pour qu'il comprenne, alors que lui-même cherchait à comprendre ce qu'une jeune femme ne voudrait pas dire et qui venait avec le mariage...

...
...
...

Soudain, le visage de Lord Greyjoy sembla s'éclairer, puis se referma et il toussota, mal à l'aise. Elle parlait fort probablement de la sexualité. C'était probablement le seul sujet un peu tabou qu'il n'avait jamais particulièrement abordé avec ses filles - outre peut-être Ashara, mais sur un tout autre ton. Il ne voyait vraiment pas ce qu'il pourrait en dire non plus. Qui était-il pour expliquer à une jeune femme comment son corps allait réagir, ou pas, au contact d'un homme qu'elle ne désirerait peut-être pas? Ce fut à lui de fuir le regard de la rouquine dès qu'il eut compris. Désirait-il vraiment aborder le sujet? Il se racla la gorge et tritura les poches de sa tunique de ses mains.

« Je... euhm... tes... les... n'y a-t-il aucune de tes préceptrices ou dames de compagnie qui ait déjà abordé le sujet? » Il leur avait demander de bien vouloir en glisser un mot aux jeunes filles, chose que leur défunte mère ne pouvait faire, mais à savoir si elles l'avaient fait, et comment... il n'avait jamais chercher à savoir, ayant simplement délégué le problème et l'ayant rangé dans une dossier « classé » de sa mémoire. Secouant la tête, il tira un peu sur le col de sa chemise. Le vent était soudainement beaucoup moins rafraîchissant. Jetant un oeil oblique sur sa fille, il reprit, à la vue de leur malaise respectif. « Je... peut-être qu'Ashara pourrait... » et en même temps, voulait-il vraiment que son aînée, qu'il savait plutôt active et libérée sur le sujet, soit celle qui en parle à ses deux cadettes si délicates ?

Se raclant à nouveau la gorge, il reprit la parole, changeant drastiquement de sujet et essayant de couper court à leur malaise. Peut-être pourrait-il demander à Ashara ce qu'elle en pensait, ce n'était un sujet qui le mettait à l'aise. L'idée de demander à une des prêtresses du Dieu Noyé le frôla, mais il ne savait pas si c'était vraiment une bonne idée... être un père monoparental regorgeait de situation complexe comme celle-ci. Il se souvenait encore du jour où Ashara avait eu ses premières règles et qu'il avait vainement chercher à lui expliquer le phénomène... Les choses auraient tellement été plus simples avec trois fils! Oh Alienor, pourquoi l'avoit laisser seul avec ces trois jeunes et jolies demoiselles... « Je... humf, et si on allait annoncer la nouvelle à ta soeur? Elle... Elle voudra sûrement ton avis sur... euuuh... ses robes.... » Quelle exclusivité d'être témoin d'un aussi gros malaise du Lord. Mais il se doutait qu'elle s'en serait bien passé.

En même temps, il n'avait jamais envisagé les choses sous cet angle. Pour lui, en tant qu'homme, son mariage avec Alienor avait été simple de son point de vue. S'assurer de ne pas blesser sa femme et procéder. Mais du côté de la femme, peut-être les choses étaient plus complexes ? Et puis, Ser Lannister était un homme attirant, sa fille ne pouvait pas lui être indifférente... Il secoua vivement la tête. Quelles horribles images cela suscitait en lui! Il préférait mourir que de savoir ses filles perdre leur virginité de manière sauvage ou brusque, mais pouvait-il réellement avoir un contrôle là-dessus? Quant à lui, il les garderait pure pour toujours ! Voilà ! Perdu dans ses pensées, il réalisa subitement qu'Alys lui avait répondu. « Je... quoi? Je n'ai pas compris... » Il toussota. « Le... le vent est fort. » Bien sûr. Le vent. Le vent de l'épouvante, ouais...
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Mar 8 Mai - 19:54
Comme le moment semblait s’étirer en longueur ! Vous savez, ces interminables moments de solitude, quand chaque seconde devient une éternité.  Alys les détestait ces moments-là. En général c’était toujours lorsqu’on fait une connerie mémorable devant un grand nombre de personne… comme la fois où, accompagnant son père au port à six ans, elle avait voulu sauter de caisse en caisse, elle s’était rétamer devant une bonne partie de la Iron fleet… déchirant sa robe sur presque toute la longueur au passage. Ouais, pas le meilleur souvenir de sa vie. La honte qu’elle avait eue !  Ce n’était jamais de bon moment. Et celui-là en était un qui allait rester dans les annales.

Alys regardait son père qui semblait terriblement confus avec angoisse. Elle n’avait aucunement envie qu’il la force à dire les mots. En parler avec Lysa à mot couvert ça allait parfaitement, même si la benjamine avait plus tendance à glousser bêtement que d’être attentive à ce qu’Alys avait trouvé comme renseignement dans les livres qu’elle avait lus. Et pas que des anthologies d’ailleurs ! Certain… euh… roman Dornien était particulièrement imagé d’ailleurs. Comment ça s’était retrouvé dans la bibliothèque du château ? Aucune idée. Probablement suite à un quelconque pillage ou grâce à un ancêtre plutôt porter sur la chose… quoi qu’il en soit, ces livres n’était plus dans la grande pièce aux livres de la forteresse, mais plutôt cachés sous son matelas.

Peut-être devrait-elle aborder le sujet avec Ashara ? Sa sœur ainée en avait vu d’autres… mais en même temps, elle n’avait pas vraiment une relation proche et ce genre de sujet… Bref ! Son père semblait avoir compris parfaitement tout seul. À la bonne heure ! Si le sujet ne l’avait pas autant mise mal à l’aise, elle aurait adoré profiter de la situation. Après tout, voir Lord Greyjoy triturer sa tunique comme un petit garçon prit en faute était une scène particulièrement délicieuse… et rare. Mais elle était dans le même état.

«  Ahm. Les préceptrices… C’est plutôt le mystère et la découverte tu vois… »

Comme si ces vieilles gribiches allaient lâcher quoique ce soit comme informations sur ça ! Sans compter qu’elle était sure que la moitié d’entre elles n’avait jamais connu d’homme de leur vie ! Quant aux dames de compagnies… et bien, gloussement et compagnie oui ! Et ce n’était pas comme si elle était vraiment proche d’elles ! Toutes des Lysa en puissance… quoiqu’elle n’était pas vraiment mieux non plus quand elle était avec elles.

«  Nous… emh. Parlons évidemment des garçons… mais ce n’est pas…enfin ! »

Non, vraiment, elle n’était en aucun cas capable d’articuler quoique ce soit sur ça avec son père. Oh grand Dieu. Il fallait que cette discussion cesse au plus vite ! Et non, proposer Ashara n’allait pas aider à aérer la discussion… Pitié Père… parlons plutôt de l’épidémie digestive ayant frappé le port le mois dernier ! Alys lança un de ses tout premiers regards noir destinés à son Père, pour qu’il comprenne que le sujet était clos. Franchement, pourquoi s’obstiner dans ce massacre ?

Voilà ! C’est parfait ça comme sujet ! Lysa, son mariage et ses robes. Rien qu’elle ne pourrait pas gérer. Elle sourit en grand, étouffant sa gêne sous une bonne couche de niaiserie.

«  Oh oui Père ! C’est une excellente idée ! Il y a maintenant des mois qu’elle dessine ce qui pourrait un jour être sa robe de mariée ! Elle serait tellement contente ! »  

Mais voilà qu’il n’écoutait même pas. Pourquoi se forcer ? Il semblait tellement sous le choc. Pauvre père, qui découvrait malheureusement que ses enfants avaient vieilli. Qu’est-ce que ce sera, quand elles allaient avoir des enfants à leur tour !

«  Rien père, je disais juste, que Lysa serait enchantée ! »  répondit-elle avec un sourire doux sur les lèvres.
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Sam 26 Mai - 10:35
Son regard se posa sur sa puinée. « Hum, oui. Assurément. » Lysa ne pouvait qu'être enchantée, contrairement à lui. Pourquoi cela devait-il lui revenir d'offre sa propre fille en pâture aux lions, afin de sceller une alliance qui a pour but de le libérer du joug impérial ? Il rêvait de faire des Irons Lands une terre libre indépendante du continent, où il règnerait sur les îles avec ses propres lois, sans se soucier de l'avis royal. Il fallait dire qu'il était quand même libre de ses mouvements, les Targaryen fermant les yeux sur certaines pratiques des fernés qui n'étaient probablement pas très « propres ». Mais toujours est-il qu'il désirait une réelle indépendance. Se présentant à la cours pour prêter serment et faire des courbettes, il ne tenait pas à répéter ce geste, et encore moins à le respecter. Il se plaisait à se considérer un homme d'honneur, mais jugeait que toute promesse faite à un targaryen n'avait pas lieu d'être ou d'être tenue. À quoi bon? Il n'avait aucune estime pour eux.

Et voilà que sa cadette allait quitter le nid familial pour... servir de bonniches à un lion ambitieux. Est-ce que les vieilles tensions entre les Lannister et les Greyjoy allait vraiment réussir à s'étouffer avec ce mariage? Il le souhaite, l'espérait. Seul l'avenir le dira. D'ici là... son regard se posa sur Alys à nouveau. D'ici là il aurait toujours ce visage si différent et si familier à la fois qui lui rappelait une meilleure époque. Il ne pourrait qualifier cela de favoritisme, il adorait toutes ses filles pour ce qu'elles étaient. Seulement, il ne pouvait tous les aimer de la même façon. Ashara était le fils qu'il n'aurait jamais, Alys le portrait de la femme qu'il avait perdu et Lysa... Lysa était sa cadette. Elle demeurerait éternellement une enfant à ses yeux et c'était difficile de constater que toutes ces jolies demoiselles étaient désormais des femmes, et qu'elles étaient mûres pour le mariage... mariage qu'il avait scellé pour l'une d'entre elles.

Un éclat de chagrin perça son regard et il détourna les yeux. Ouvrant la porte, il fit une petite révérence avec un signe de la main vers la porte, invitant Alys à s'y engouffrer, puis présenta son bras à la jolie rouquine. « Allons-y. » fit-il dans un doux sourire. D'un certain côté, il devait admettre qu'il avait choisi Lysa, car il se doutait que peu importe le Lord qu'elle épousait, tant qu'elle pouvait avoir de belles choses et en abondances, elle serait heureuse. Ce petit côté simpliste et matérialiste de sa cadette rendait les choses plus simples pour lui. Il s'inquiéterait moins d'elle que d'Alys - car c'était impensable de marier Ashara. Malgré ce qu'elle voulait laisser paraître, il savait très bien que sa puinée était plus sensée qu'elle ne le disait. Après tout, son petit éclat précédent, où perçait certaines craintes, était plus qu'équivoque sur le fait qu'elle s'était fait la réflexion - et une réflexion en soi était déjà un éclat d'intelligence supérieur à ce qu'elle avait tendance à afficher.

Parfois même, il se demandait si Lysa ne faisait pas de même... puis il l'observait et voyait cette joie toute simple des petites choses de la vie qui n'émerveillerait pas quelqu'un qui voyait plus loin... c'était un soi peut-être un défaut pour certaines, mais Uthor y voyait là une magnifique aubaine pour une enfant qui grandissait dans un milieu relativement hostile. Les Irons Islands n'était pas réputée pour leur magnifique climat, leur grand jardin et leur confort abondant. Les traits de son visage s'adoucirent, alors qu'il se rassérénait ainsi, se disait que de toutes, Lysa était certes la plus appropriée pour ce mariage et qu'elle sera heureuse. Il ne la jetait pas dans la gueule du lion, au contraire, il lui offrait la vie dont elle rêvait, et cette pensée à elle seule suffit à poser un baume sur son coeur de père.

Il sortit de ses pensées alors qu'ils atteignaient le bas de l'escalier en colimaçon, un domestique lui sourit, requérant déjà son attention. Lord Greyjoy secoua la tête en posant une main par dessus la petite main si délicate de son enfant - déjà grande. « J'ai d'abord une nouvelle à annoncer à ma cadette, et ensuite je rassemblerai Pyke pour annoncer ma décision. » répondit-il au vieil homme qui venait s'enquérir de la décision qui avait été rendu. L'île toute entière avait vu les Lannister et voulait savoir ce que tout cela pouvait bien signifier. Et puis, si les rixes devait cesser en leur terre, il se devait bien de le faire savoir, sinon les choses pouvaient rapidement s'envenimer. « Tu as une idée d'où se trouve ta soeur ? » demanda-t-il à la jeune lady.
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