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Forum de RP basé sur l'univers de l'oeuvre de George R.R. Martin A song of ice and fire et de sa série télévisée Game of Thrones.
 

Ven 29 Déc - 13:11
Si ses débuts à Dreadfort avaient été fort laborieux, Khanrell avait fini par se faire au rythme de vie du North et à ses devoirs de Lady. Les premiers jours, la princesse les avait passés dans ses appartements, refusant de voir quiconque, outre la nouvelle domestique, mais ce n’était pas seulement pour se morfondre et pleurer la perte de sa cousine et de sa sœur nouvellement retrouvée. En effet, si ses nuits avaient été hantées par l’une ou l’autre, quand ce n’était pas par les cauchemars mettant en vedette Aegon, elle passait ses journées le nez plongé dans ses nouveaux livres, ceux que Rogar lui avait offert la veille de leur mariage et qui constituaient son nouveau refuge. Au travers ces lignes, la benjamine Targaryen apprit à oublier son ancienne vie et à accepter la nouvelle, se préparant mentalement et culturellement à endosser son rôle. Au bout de deux longues semaines, au cours desquelles elle était restée cloîtrée sans demander à voir son mari, elle s’était pointée à la table pour le petit déjeuner comme s’il ne s’était pas écoulé un jour depuis leur mariage. Assise face à Bolton, la tête haute, assurée, elle s’était enquérit s’il avait bien dormi, puis avait un peu parlé de ses dernières lectures, avait posé quelques questions sur des points qu’elle n’avait pas compris dans ses livres, cherchant visiblement à mieux comprendre son environnement.

Les mois suivants, Khanrell avait tâché de ne jamais faillir à son rôle de Lady, même s’il lui pesait plus qu’elle ne l’avait imaginé. Toujours accrochée au bras de Rogar, elle tentait de dégager l’image de l’épouse heureuse, ce qui était de moins en moins difficile au fil des jours. Que ce soit en public ou entre les murs de Dreadfort, elle ne voulait plus baisser la tête ou pleurer, parce qu’elle s’était promis d’essayer. D’accepter de faire confiance à son époux, de croire qu’il pouvait être bon pour elle, qu’il l’aimait pour de vrai, qu’elle pourrait faire de même, un jour. Ce n’était jamais facile, souvent très difficile même, particulièrement lorsque les regards se posaient sur elle, quand on lui demandait quand arriverait le nouvel héritier de la forteresse, et qu’elle se forçait de sourire en affirmant qu’ils y travaillaient, même si elle n’avait pas encore laissé son mari la toucher, outre lui tenir la main ou le bras devant ses sujets. L’embrasser sur la joue, au mieux…

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L’agitation dans la forteresse n’était pas seulement inhabituelle : elle était terrifiante. Khanrell arpentait les couloirs de Dreadfort à la recherche d’explications, mais tous l’évitaient, personne n’osait croiser son regard. Instinctivement, la Lady se dirigea vers les grandes portes, où s’amassaient l’armée des Bolton. Elle se figea instantanément, les hommes n’auraient pas dû être de retour de campagne. La quête pour prendre le North, au nom du Roi Aegon, devait être bien plus longue. Les forces qui rentraient, bredouilles, atterrées, ne ressemblaient en rien à celles qui avaient quitté, immenses, puissantes. La nouvelle lady Bolton se faufila dans les troupes, cherchant son époux du regard, voulant des explications, mais elle ne le voyait nulle part, et personne n’osait lui dire. Par ce silence, toutefois, ils avouaient l’inavouable.

-Rogar? se mit-elle à appeler, sans jamais recevoir de réponse, se remettant à sangloter comme elle ne l’avait plus refait depuis son arrivée à Dreadfort.

Juste comme elle commençait à réaliser ce qui arriverait d’elle, laissée sans époux ni enfant à Dreadfort, comme sa sœur Daeyna avant elle, une ombre vint fendre le ciel au-dessus de sa tête, cachant le peu de lumière généré par le soleil faible de leur défaite. Khanrell hurla en reconnaissant la silhouette haïs de Shadow, signe précurseur que son pire cauchemar lui revenait alors qu’elle se croyait immunisée. Le dragon se posa furieusement au sol, écrasant bon nombre des soldats survivants de l’armée, et la princesse tenta de fuir, courant vers son refuge, sa nouvelle demeure. Mais comme tout bon cauchemar qui se respecte, Aegon la rattrapa, l’empoigna solidement en lui chuchotant à l’oreille qu’il était ravi de la ramener à la maison, tout en lui relevant à nouveau ses jupes, comme si elle lui avait toujours appartenu.


-NON! hurla-t-elle si fort qu’elle se réveilla elle-même, émergeant de ce nouveau cauchemar, plus terrible que jamais.

Son cœur battait la chamade, et son corps entier était recouvert d’une fine couche de sueur, alors que le soldat en garde cette nuit-là entrait en panique dans son appartement, cherchant l’objet de son cri. L’air perdu de la princesse, redressée en position assise sur son lit, eut tôt fait de l’informer qu’elle avait seulement rêvé, mais il fit tout de même le tour des lieux, par sécurité, vérifiant qu’aucun ennemi ne s’y cachait, pendant que Khanrell reprenait lentement contact avec la réalité. Au bout de quelques secondes, et alors que le soldat finissait ses vérifications inutiles, Rogar débarqua également, armé, à la recherche de ce qui avait fait hurler sa femme.

-Pardonnez-moi… soupira-t-elle en se sentant terriblement minable d’avoir réveillé son époux pour rien. Ce n’était rien d’autre qu’un rêve, je suis navrée de vous avoir dérangée, articula-t-elle difficilement, lentement, à l’intention du soldat, qui s’inclina poliment avant de s’éclipser, laissant le couple seigneurial seul.

Khanrell s’empressa de se lever, mais son corps tremblants peina à la supporter, ses jambes molles faillirent la lâcher et elle s’accrocha aux épaules de Rogar pour ne pas tomber de tout son long. Puis, incapable de s’en empêcher et malgré ses efforts des derniers mois pour que ça n’arrive plus, elle se remit à pleurer bruyamment, le visage enfoui contre le torse de son mari, il lui fallut de longues secondes pour reprendre le contrôle de sa langue.

-Combien de t’temps est-ce qu’il nous r’reste? Qu’elle ent’tente avais-tu conc’clu avec mon frère p’pour m’avoir? Il n’hésitera p’pas à revenir me prendre si t’tu ne la respecte pas, combien de temps nous r’reste-t-il? Je ne veux plus j’jamais retourner là-bas, Rogar… demanda-t-elle rapidement, ses mots entrecoupés de sanglots impossibles à contenir, et son corps se mettant à frissonner de froid, couverte qu’elle était des sueurs de son cauchemar.
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Lun 1 Jan - 11:14
Depuis qu’il était uni par les liens du mariage, Rogar se sentait profondément soulagé. Soulagé de savoir que Khanrell était loin de son frère, loin de la violence de son ancien quotidien, sous sa protection la plus complète. Bien évidement, il honorait sa promesse et ne partageait pas la couche de son épouse. Cette dernière se montrait d’une dignité extraordinaire après ce qu’elle avait vécu, et s’efforçait de tenir son rang du mieux qu’elle pouvait. L’Ecorché savait à quel point il lui était difficile de tenir son rôle de Lady, de devoir supporter sa présence, d’afficher une image heureuse … d’avoir parfois à se plier à quelques contacts physiques de circonstance. Concernant l’héritier, il était vrai que ce sujet demeurait le plus sensible de tous et installait un malaise certain. Mais Khanrell se montrait admirable dans l’adversité. Et malgré la culpabilité que faisait renaître à chaque reprise l’évocation d’un heureux événement, la jeune femme se contentait de répondre très habilement que le couple seigneurial y travaillait. Il était vrai que cela attristait Rogar de ne point pouvoir consommer son mariage, surtout qu’il désirait Khanrell autant que l’on peut désirer une femme. Mais il l’aimait avant tout, le bien être de sa jeune épouse passait avant tout et son vœu de chasteté, il s’y tiendrait.

Il ne pouvait certes pas empêcher les rumeurs de naître à Dreadfort sur la nature de leur relation, en revanche, il pouvait aisément s’assurer que les concernés trouvent d’autres occupations bien plus productives. En bon mari aimant protecteur, tordre le cou aux calomnies dont étaient sujette sa femme faisait parti de ses prérogatives. Plusieurs lunes s’étaient écoulées depuis le Mariage et l’avancée de sa partie du contrat demeurait quasiment nulle. Quoi de plus normal, il ne tenait en aucun cas respecter sa part et prendre le Nord de la sorte. En réalité, la seule chose qu’il attendait, était que Lord Stark daigne lui envoyer une invitation afin de parlementer sur la situation dans le Nord. Chose que lui avait assuré Lady Stark lors de leur entrevue à la Capitale, mais toujours rien hélas, à croire que les Loups n’étaient guère pressés de résoudre les conflits latents entre les Seigneurs Nordiens. Pourtant, voilà la seule alternative qu’avait l’Ecorché désormais, s’entretenir avec les Starks et les pousser à le suivre dans sa rébellion contre le Roi. Car oui, à mesure que les jours s’égrainés, le Seigneur voyait sa couverture se réduire et ses réelles intentions mises progressivement en lumière.

Car oui, Rogar sera dans quelques lunes, un rebelle, un ennemi de la Couronne. L’homme qui a trompé le Roi et volé la Princesse pour lui faire subir les pires atrocités, voilà ce qu’il sera. Le Roi lèvera un ban et prendra le temps de marcher sur Dreadfort, récupérer son dû et le réduire en cendre. O bien sur, il pouvait toujours s’exiler avec Khanrell à Dorne, mais cela ne serait pas une solution sur le long terme, du moins pour lui. Non la chose à faire était de profiter du délai restant avant que le contrat arrive à échéance pour unifier le Nord sous un même objectif et surprendre le Souverain en conservant l’incertitude de la situation. De plus, si le Nord se soulevait, nul doute que d’autres Royaumes et Grandes Maisons verraient l’opportunité d’en faire de même. Cela ne passerait que par cette réunion qui tardait à se dérouler et qui réduisait grandement sa marge de manœuvre.

Alors que l’obscurité et le silence de la nuit régnait sur la forteresse, un hurlement le sortit de son sommeil, comme une bonne partie de l’aile du château. Il reconnut immédiatement la voix de Khanrell. Une attaque ? Qui a osé s’introduire dans le château et par-dessus tout, s’en prendre à sa bien aimée ? Etait-elle blessée ? Son cœur se serra, il s’empressa de se saisir de son épée et de sortir en trombe de ses appartements, bien décidé à en découdre si un quelconque intrus se trouvait entre ses murs. Il ne mit que quelques secondes à atteindre les quartiers de sa femme qui n’était qu’au bout du couloir. De nombreux gardes firent de même dans une agitation démesurée. Rogar débarqua brutalement dans la pièce, à moitié vêtu, sa lame à la main et le regard empli de peur de découvrir sa femme brutalisée ou pire. Il redescendit aussi vite lorsqu’elle lui indiqua que ce n’était qu’un mauvais rêve.

Le soldat de garde était logiquement le premier à être arrivé sur les lieux et sortit de la pièce dès lors que son Seigneur fut là, laissant le couple Seigneurial seul. Khanrell s’effondra dans ses bras, le corps tremblant, elle semblait complètement apeurée, ce cauchemar devait être réellement terrifiant pour elle. Après tout, la jeune femme demeurait fragile, ce genre de déboire émotionnel était bien trop intense. Il fut surprit de la voir éclater pleinement en sanglot en se blottissant contre lui, cela faisait plusieurs mois qu’elle n’avait pas versé une seule larme. Mais cela lui faisait sans doute du bien, Khanrell évacuait par la même occasion la pression qui pesait sur ses épaules. L’Ecorché l’amena s’assoir sur sa couche, tout en l’enlaçant tendrement, la maintenant contre lui. Soudain elle lui déballa tout ce qu’il redoutait, l’arrangement avec le Roi et combien de temps restait-il avant la fin de ce dernier.

Son épouse se doutait que son frère ne lui avait pas laissé sa précieuse sœur sans garanties. Rogar voulait la protéger des dessous de leur union, elle n’avait à subir de pression supplémentaire, c’était son affaire. Mais quant à lui, il se doutait qu’à mesure que les semaines défilaient, ce sujet finirait inévitablement par venir sur la table, même si elle ne l’avait jamais évoqué. Il lui devait la vérité après tout, elle était sa femme et cela ne lui ferait que plus de mal de rester dans l’incertitude. Après que les sanglots s’étouffèrent peu à peu, l’Ecorché arbora un ton assez grave et désolé. Quelques lunes… Je dois prendre le Nord et l’offrir à ton frère, voilà l’arrangement. Avec un peu de chance je parviendrai à obtenir un délai supplémentaire, une demi-année sans doute… Pardonne-moi Khanrell, pardonne-moi de ne pas te l’avoir dit avant, de devoir t’imposer cela… Je serais bientôt déclaré ennemi de la Couronne… Rogar s’arrêta et plongea son regard dans celui de sa femme, encore humide. Dans un geste impulsif, en vue de la rassurer, il l’embrassa brièvement mais avec une tendresse qui traduisait sans équivoque ses sentiments à son égard. Puis il poursuivit d’un ton déterminé. Tu ne retourneras jamais là-bas tu m’entends ? Jamais. Je ne le laisserai pas te ramener, je préfère mourir que de te voir retourner auprès de lui. Je suis ton mari et tu es ma femme, mon devoir est de te protéger, je te l’ai promis Khanrell. Quoi qu’il advienne, tu ne retourneras jamais là-bas, j’ai pris des précautions, ne t’inquiètes pas. Remarquant qu’elle tremblait désormais de froid, il se saisit d’une fourrure et la mit sur ses épaules.
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♔ Lord de Dreadfort
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Lun 29 Jan - 21:34

Dire qu’elle avait mis un point d’honneur à se comporter dignement au cours des derniers mois et à ne plus laisser paraître ses faiblesses, voilà qu’elle s’effondrait pour un idiot de cauchemar. Pourtant, elle avait été habituée à ceux-ci depuis son plus jeune âge. Visiblement, l’espoir d’être définitivement débarrassée de son frère l’avait soulevée plus que nécessaire et rien que l’idée de le revoir la remettait dans tous ses émois. Mais ce n’était même pas cela qui la dérangeait le plus, plutôt sa façon de s’abandonner si facilement en présence de Rogar. Peut-être qu’enfin, petit à petit, avait fini par cheminer dans ses méninges l’idée qu’il ne la jugerait pas, quelles que soient ses peurs. Loin de simplement lui tenir la main ou prendre son bras pour les démonstrations publiques, la façon qu’avait Khanrell de s’agripper à lui tenait bien plus du support moral que physique. Il était devenu son ancre, aussi étrange et insensé que cela puisse paraître. On le lui aurait prédit quelques mois plus tôt, qu’un homme réussirait à s’intégrer ainsi dans sa vie, que l’ancienne princesse aurait rit au nez de la voyante…

Voilà pourquoi elle se laissa tendrement ramener sur son lit, au bord duquel elle s’assis en suivant le mouvement de son époux, lequel ne délia pas ses bras d’elle pendant la manœuvre, lui donnant ainsi tout le loisir de se calmer dans le réconfort, oui le réconfort que lui procurait désormais son étreinte. Encore une nouveauté par cette nuit terrifiante. Rogar n’avait cessé de la surprendre au cours des mois passé, même s’il était bel et bien le Seigneur sanglant que lui prêtait la rumeur, il n’était pas un homme monstrueux, au contraire. Il portait seulement un bagage héréditaire difficile à faire oublier, et cette réputation était, avouons le, plutôt à son avantage. Même Khanrell avait fini par comprendre que c’était autant celle-ci que leur mariage qui la protégeait à Dreadfort. En devenant Bolton, elle était crainte, alors qu’elle avait toujours été la froussarde à protéger.

Bref, en quelques minutes, les sanglots de l’ancienne princesse s’estompèrent, ses tremblements s’amenuisèrent, et Lord Bolton en profita pour lui expliquer qu’il n’avait plus que quelques lunes pour prendre le North et l’offrir au Roi pour conclure l’entente datant de leurs noces. Mater les Stark, toutes les familles fières de cette immense contrée glaciale, pour en assurer l’obéissance et… devenir le suzerain par la même occasion? Khanrell déglutit difficilement, car bien que ce n’était pas le territoire le plus peuplé, les northman étaient parmi les plus fiers et indépendants des Sept Couronnes. Réunir toutes les familles sous son joug ne serait pas une mince affaire, surtout qu’à sa connaissance… Il n’avait pas commencé. S’il ne réussissait pas, il ne deviendrait pas seulement un ennemi d’Aegon V Targaryen… mais il perdrait certainement sa femme. Ces mots, Rogar ne les prononça point, mais il était inutile de le faire, ils le savaient tous les deux. La jeune lady releva la tête, qu’elle avait gardée posée sur son torse jusqu’à cet instant, lorsqu’il lui demanda pardon, mais elle n’eut pas le temps de lui répondre, puisqu’il vint doucement l’embrasser.

-Tu n’as pas à me demander pardon, Rogar, chuchota-t-elle, s’efforçant de ne pas se remettre à pleurer en sentant ses yeux encore humides. Je sais que tu feras ce qu’il faut. Tu tiendras ta promesse, celle envers moi du moins, tu l’as toujours fait. Et aussi étrange que cela puisse paraître venant de moi… je te fais confiance.

À bien détailler les traits de la princesse, on aurait pu deviner la souffrance que lui occasionnait la prononciation de ce mot là. La confiance, elle l’avait accordée trop facilement par le passé et l’avait regretté amèrement. Mais malgré toutes les craintes qui avaient précédé son mariage, à qui pouvait-elle désormais se fier si non à son mari? Il avait pris un risque, oui, avec cette entente presque irréalisable, mais il l’avait pris pour elle, et s’il échouait, il trouverait une autre solution pour la protéger. Du moins, elle essayait de s’en convaincre, pour ne pas perdre la tête. Khanrell baissa alors les yeux sur ses draps humides des sueurs de son cauchemar, tout en serrant contre elle la fourrure que Rogar avait posé sur ses épaules, une parmi tant d’autres qui décoraient son lit dans le but de garder la lady du sud bien au chaud la nuit.

-Je suis encore pire qu’une enfant qui mouille ses draps… soupira-t-elle en fixant honteusement son lit, bien qu’il ne s’agissait que de sueur, c’était plutôt gênant, on pouvait deviner sa silhouette dans les draps aussi clairement que si elle y avait toujours été allongée. Ce n’est pas grave, je n’aurais pas dormi plus de toute façon, pas après ça. J’ai rêvé qu’il revenait. Parce que tu ne lui avais pas donné ce qu’il demandait, et tu n’étais plus là. Je crois que c’était ça, le pire. Pire que de le revoir lui, c’est ton absence qui m’a dévastée.

La jeune lady senti honteusement le rouge lui monter aux joues, comme une adolescente (ce qu’elle n’avait pas tout à fait cessé d’être encore…) en pleins émois. Elle s’apprêta à se lever, puisqu’elle ne pourrait plus dormir de toute façon, aussi bien se rendre à la bibliothèque, ou au repère, pour lire un peu et calmer ses esprits, mais elle se rendit tout à coup compte qu’elle n’avait pas envie de quitter la présence de Rogar. Pire (ou mieux?), Khanrell ne supporterait pas qu’il détache ses bras d’autour d’elle, comme si c’était présentement la seule chose qui la faisait tenir.

-Je suis désolée de t’avoir réveillé, mais je vais bien maintenant, tu peux retourner te coucher, tu as bien trop à faire à l’aube pour te priver de ce sommeil, débita-t-elle rapidement et en fixant obstinément ses mains crispée sur la fourrure. Moi je vais aller lire, affirma-t-elle comme si ça pouvait lui donner la force de se détacher, je n’arriverai plus à dormir de toute façon, j’ai bien trop peur de… d’y retourner.

Khanrell soupira, honteuse de ses peurs d’enfants, se demandant ce qui lui prenait de les énoncer à voix haute alors qu’elles étaient si bien dans sa tête. Comme pour se donner de l’assurance afin de s’éloigner de lui, elle leva les yeux vers son mari pour croiser ce regard, mais loin d’y trouver le désir de s’éloigner, elle ne ressentit que plus intensément les sentiments qu’il avait toujours tu à son égard. Ce savoir ne la faisait plus fuir comme avant, par contre, même qu’il l’incitait à rester auprès de lui. Alors qu’elle rouvrit à nouveau la bouche pour parler, elle se maudit mentalement de son idée stupide, songeant comme il aurait été plus simple qu’elle se taise et parte.

-À moins qu… que je… Son regard hésitant se promena à de nombreuses reprises entre les prunelles bleutées de Rogar et ses propres mains tendues. Que je vienne… enfin juste pour essayer, que je vienne dormir… avec toi? Férocement, l’ancienne princesse se mordit la lèvre en secouant la tête, s’en voulant aussitôt pour ses propos, elle commença à se lever, s’éloignant de la présence de son mari qui, visiblement, la calmait un peu trop. Pardon ce… n’était sûrement pas une bonne idée. Je ne peux même pas imaginer comment ta promesse doit déjà être difficile à tenir, je ne veux pas empirer la situation… de cette façon.  Je n’ai pas réfléchis à ce que ça pourrait te demander comme euh… efforts. Je ne veux pas t’empêcher de dormir non plus, ou te mettre dans l’embarras.
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Sam 3 Fév - 9:26
Confiance, même s’il pouvait aisément déterminer le déchirement que cela lui incombait de prononcer ceci, lorsqu’elle prononça ce mot à son attention, son âme fut comme envahit d’un sentiment de bonheur intense, si bien que son enveloppe charnelle s’en trouva réchauffée. Enfin, elle s’ouvrait un peu à lui et voyait en lui une personne sur qui elle pouvait compter d’une manière absolue. Certes elle avait mouillé les draps de son lit, mais quoi de plus normal après l’horrible cauchemar dont elle venait d’être victime. Imaginer que son bourreau revienne vous retrouver, sans que personne ne puisse vous sauver et que ce dernier vous entraine à nouveau dans l’enfer dans lequel il est Roi, qu’y a-t-il de plus perturbant pour une jeune femme détruite. Honteuse, Khanrell s’empourpra, comme une enfant venant de faire une bêtise, ce qui attendrissait d’avantage le Nordien.


Il fut d’autant plus attendrit et réellement heureux quand il réalisa que Khanrell, avait de l’affection à son égard et que la ce n’était pas l’idée de revoir son frère qui la terrifia le plus, mais de le perdre. L’émotion fut telle que sa vision se brouilla un court instant, même si comme à l’accoutumer son visage se muet dans une impassibilité glaciale. Peut être qu’un jour elle s’abandonnera pleinement à lui, l’espoir était permis et ne faisait que renforcer son amour. Se sentant visiblement mieux et rassurée, la Lady de Dreadfort s’excusa et indiqua à son époux qu’il pouvait retourner finir tranquillement sa nuit, la sienne étant terminée. Rogar n’avait nullement l’envie de se détacher d’elle, il pourrait l’enlacer pendant des heures. Mais alors qu’il s’apprêtait à s’exécuter, à subir ce déchirement, elle se ravisa. Difficilement et maladroitement, ce qui n’était pas pour lui déplaire, elle émit l’idée de passer sa première nuit avec lui.


Décidemment, cette nuit s’avérait être la plus extraordinaire de ces dernières lunes, si bien qu’il se demandait si ce n’était pas lui qui rêvait. Après quelques secondes à rester stoïque, encaissant le choc de cette requête inespérée et à s’assurer de sa tangibilité, Rogar s’activa. Le Seigneur enlaça tendrement sa femme, puis, sans une once de difficulté il la souleva comme l’on soulève un enfant, tout en prenant bien soin de la garder contre lui. Son bras droit s’était positionné sous les frêles genoux de la Princesse soutenant ainsi le bas de son corps, tant dis que l’autre soutenait le haut en se plaçant fermement dans son dos. Sans dire un mot mais le regard plongeait dans le sien, Rogar sortit de la chambre pour se rendre dans la sienne, sa femme toujours plus serrée contre son poitrail nu. Une fois à destination et la lourde porte de bois sombre verrouillée, il se hissa jusqu’au milieu de sa couche à l’aide de ses genoux et s’y laissa délicatement tombé, sa femme toujours agrippée à lui. Les deux restèrent quelques instants ainsi, se contentant de se perdre dans les yeux de l’autre.


O bien sur, des idées lubriques lui traversèrent allègrement l’esprit, Khanrell demeurait une femme d’une beauté grandiose et la proximité de leurs corps, chair contre chair, aussi bien que son abstinence n’arrangeait rien, mais l’Ecorché s’efforçait de se tenir, pour elle. De plus, partager sa couche pour la première fois l’honorait, il s’en contentait, sachant pertinemment à quel point cela lui était difficile. Avec habileté, sa main droite délaissa les jambes de la jeune femme afin de venir agripper une épaisse couverture en fourrure, et de les recouvrir au trois quart. Malgré le feu qui ronflait et dévorait goulûment les buches non loin d’eux, on était bien loin des nuits d’été de la Capitale.


Tes peurs sont légitimes, tu as vécu l’horreur, supporté la démence d’un monstre, il paraît difficile de se remettre si rapidement de telles choses. Tu n’as point à te blâmer, tu as été brisé Khanrell. Je suis ton mari désormais, je suis là et mon devoir est de te reconstruire et de te protéger, ce que je ferai jusqu’à mon dernier souffle. Ton frère à peut être des alliés, mais moi aussi et quoi qu’il advienne, jamais tu ne retourneras auprès de lui. Rogar brisa la connexion irrésistible de leur regard pour venir déposa un long et tendre baiser sur son front. Quant à ma promesse, ne t’inquiètes pas, te savoir près de moi et que ta vie soit ne serait-ce qu’un peu agréable ici, ne m’a jamais autant comblé de bonheur et me sustente pleinement. Mes nuits n’ont d’ailleurs jamais étaient si sereines depuis notre union. Tu es ce que j’ai de plus cher à mes yeux et rien ne changera cela. Le Lord l’attira d’avantage contre lui en venant empoigner sa hanche de sa main libre. J’espère que tu ne te sens pas mal à l’aise, je sais à quel point il t’est insurmontable d’être aussi près de moi, d’un homme.
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♔ Lord de Dreadfort
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