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Mauvaises nouvelles de Stormlands... Encore!

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Lun 23 Oct - 17:02


Ce n’était pas une bonne journée en Red Keep. Aujourd’hui, le Souverain était d’une humeur particulièrement massacrante depuis qu’il avait reçus des nouvelles des Stormlands, plus précisément des Barathéon qui le suppliait d’intervenir –encore-, car ils craignaient de ne pas tenir à une prochaine attaque de nulle autre que la Maison Connington, qui visiblement, tirait les ficelles d’une rébellion qui selon lui, durait depuis maintenant trop longtemps. Bien qu’il ait été le seul à poser les yeux sur cette Missive, il n’était pas difficile de comprendre que les nouvelles ne lui plaisaient pas. Il avait ordonner à ce qu’on lui trouve le Lord Arryn qui par un heureux hasard était en visite affaire en King’s Landing et demeurait donc bien entendu au Red Keep, pouvant ainsi bénéficier de presque tout ce qu’il désirait, de la jeune pucelle à la suite des invités Royaux. Bien entendu que cela n’annonçait jamais rien de bon pour ce qui risquait d’en suivre. Medrawt était un fin allié pour le Roi et avait une utilité tout aussi intéressante que pouvait avoir Velaryon, ou les Tully. Il avait donc une place importante auprès du Souverain, ne serait-ce que par sa présence au Conseil Restreint.

Des Maisons, comme les Barathéon, qui lui vouaient une allégeance sans faille étaient d’une importance capitale en ces temps soi-disant difficiles… Et s’il ne faisait rien, il perdrait un morceau important des Stormlands et il en était hors de question. Il en était assez des Bals, des Mariages. Il était temps d’agir un peu en tant que Souverain des Sept Couronne, ou aussi bien céder son Trône, car s’il ne faisait rien, la rébellion ne ferait que prendre de l’ampleur et déjà, s’il avait su remettre sur le droit chemin quelques Maisons récalcitrantes suite à sa superbe démonstration au Bal, il savait que ce n’étais pas gagné et potentiellement temporaire. Les Lannister étaient aussi une épine à son pied, mais il n’avait rien, légalement parlant pour les écraser sans que cela ne soit vu comme… Comme quoi déjà? Peu importe. Là n’étais pas la question, ses Conseillers le lui rappellerait en temps voulu. C’est là que serait utile son très cher Lord Arryn. Il appliquerait la loi –et il savait qu’il aimait le faire-, si ce n’étais pas qu’il lui ordonnerait de tous les massacré, rien que parce-qu’il avait du mal à réfléchir correctement et stratégiquement sur le coup de l’émotion. Il devait faire une rencontre et maintenant, avant qu’il n’envoie ses armés rasé ces satané de Connington, ou un ou deux Dragonnier, tout simplement. Ce qui n’était sans doute pas des plus judicieux à faire. Il fallait suivre un certain… Protocole. Il paraît, surtout parce-qu’il n’était pas aimer, question d’être légitime. Ah, ramassis de merde. Voilà ce qu’il en pensait! Il était le Roi et il avait tous les droits!

À peine avait-il rejoint son bureau pour s’y assoir et se laisser verser une coupe de vin par un domestique, qu’il lui arracha brusquement des mains afin de l’apporter à sa bouche, que l’on toqua à la porte. Poussant un soupir irrité et se massant la tempe, Aegon ordonna à la personne d’entré et il y avait intérêt à ce que ce soit Medrawt, car quelconque autre personne –mise à part Leith-, serait violemment repoussé. Surtout avec l’humeur qui l’envahissait, il était fort possible qu’il ordonne à ce qu’on coupe tout simplement la tête de l’impudent. Encore heureux que ce fut le Lord Arryn qui fit son apparition, forçant le Souverain à laisser échapper un rictus satisfait, mêler d’une grimace en vue de son mal de crâne qui le tenaillais, sans compter ses voix, qui n’avaient cessé depuis l’apparition de cette Missive. Laissant celui-ci faire ses prouesses habituelles, Aegon le Cinquième se contenta de lui indiquer un siège et de commencer tandis que le domestique les laissait seuls.

-La situation est de plus en plus délicate en Stormlands. La maison Connington fait toujours des siennes, en plus de ne pas payer ses redevances et d’incité les autres Maison à suivre son exemple. Les Barathéon viennent d’essuyer une autre tentative afin de les évincés. Alors vous aller les écraser. Les écraser comme la vermine qu’ils sont. Je ne veux plus revoir une seule Missive faisant mention de cette satané Maison. S’ils s’en prennent aux Barathéons ils s’en prennent à la Couronne. Donnez-moi une seule bonne raison de ne pas y aller moi-même, puisqu’il semblerait que ce soit si peu aisé de les repoussé alors qu’ils doivent être supporté de fermiers et de paysans! Rapportez-moi la tête du Lord et de son fils. Violé sa femme, ses enfants, sa promise s’il en a une, les bonniches, mais ensuite tuez-les, je n’en ai rien à faire. Je veux les voir disparaître, peu importe de la manière qui vous inspire sinon je m’en chargerait seul!

Sur ces mots, il balança sa coupe à travers la pièce qui éclata contre le mur, puis s’adossa contre son siège, poussant un long soupir et se massant la tempe sans réel ménagement, sa peau était d’ailleurs rougie à cet endroit. Les gardes qui l’avaient accompagné et l’attendaient de l’autre côté de la porte sous ses ordres ouvrirent celle-ci, épée en main tandis que le Souverain se contenta de lever légèrement une main en leur direction, chassant l’air avec agacement. Ceux-ci jetèrent un coup d’œil vers le Lord qui devait malheureusement sans doute supporté l’humeur du Souverain et refermèrent la porte. Son regard carnassier se posa sur Medrawt.

-Alors. En combien de temps, selon-vous, les Connington ne seront plus? Ce n’est pas sorcier, ce que je vous demande. Exterminez-les, tout simplement. EXTERMINEZ-LES!

Il replaça doucement une mèche immaculée qui avait couler devant l’un de ses yeux derrière son oreille, puis se leva, faisant dos au Lord en se dirigeant vers le petit meuble où trônait un magnifique pichet de vin en vitre, le dé bouchonna et versa son contenu dans deux coupes. Si ses traits étaient crispé il y à de cela quelques secondes à peine, maintenant, ils affichaient un air presque serein, ce qui de toute façon n’étais jamais des plus… Sécurisant? Leith n’étais pas encore là. Visiblement, la Missive qui le sommait de venir n’était peut-être même pas encore arrivée en Dragonstone, mais dans tous les cas, il lui ferait part de cet échange avec le Lord Arryn, auquel malgré sa méfiance bien que moins maladive que celle du Souverain, faisait tout de même en sorte qu’il lui porte une certaine confiance, ce qui ne tombait bien entendu pas dans l’oreille d’un sourd. Aegon ne faisait une confiance aveugle envers personne, si ce n’était peut-être que Leith même si on lui demandait souvent –dans son esprit- si c’était chose judicieuse en soit, mais, on l’aimait bien tout de même. Quant au Lord d’Eyrie, sa Maison avait été loyale au Targaryen depuis longtemps, mais selon lui, rien n’étais toujours dans la poche. Ce n’étais déjà pas la première fois qu’Aegon V exigeait une telle action drastique de la part de l’un de ses rares alliés de confiance, mais celui-ci pouvait assi savoir qu’il serait gracier de plusieurs bénéfices à se faire efficace.

Déposant une coupe entre les mains du Lord, Aegon posa sa main sur l’épaule de celui-ci, affichant un sourire en coin, puis la tapota légèrement, avant de contourner de nouveau son bureau, puis s’assoir sur son siège et reprendre une gorgée du liquide vermeille. À voir l’air de son interlocuteur, il semblait que celui-ci aurait quelque chose à dire de tout cela. S’il aurait en d’autre temps soupiré d’irritation, pour ponctué le tout d’hurlements pestant des ordres, il fut en mesure de garder son sourire –bien que carnassier- et leva légèrement la main droite, afin de l’incité à prendre la parole, puisque visiblement, c’était ce qu’il attendait pour le faire. Le Targaryen quand à lui, reposa son index contre sa tempe, appuyant son coude contre l'appuis bras de son siège, attendant la suite avec une patience qui lui était très rare. Réservé qu'à des privilégié.

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«Heavy lies the head that wears a crown.»
«Madness is like gravity: All you need is a little push.»
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Mar 24 Oct - 15:49

Silencieux, Medrawt était installé dans un confortable fauteuil. Sa pipe en forme de dragon à la bouche, il fumait en observant le panorama qui s’offrait à lui. King’s Landing et les Crownlands n’étaient vraiment pas déplaisants à admirer. En comparaison, le Vale of Arryn avait des airs de terre de sauvages. Pourtant, bien que ce paysage soit sublime, il ne tenait pas la comparaison avec la terre natale du Lord. Certes, il faisait office de gouverneur de terres inhospitalières mais elle étaient magnifiques à ses yeux.


Humant sa fumée avec lenteur, l’homme de l’Est porta son regard vers la table qui se trouvait à sa droite. Ici et là, de nombreuses lettres se chevauchaient. De sa main encore libre, il s’empara d’une plume pour écrire quelques lignes. Les affaires, encore et toujours les affaires. S’il se trouvait en ce moment à la Capitale, c’était loin d’être pour son plaisir personnel. Il avait du travail. Bien sûr, il avait fait venir sa famille par la même occasion, mais il ne s’agissait pas de vacances. Les détails n’étant pas très intéressant, nous nous contenterons de dire que le seigneur avait l’occasion de signer un accord commercial avec une puissante maison des Crownlands. Sa venue à King’s Landing avait explicitement été demandée dans le but de régler les détails rapidement. Conclusion, après des jours de négociations, Medrawt se retrouvait seul dans sa chambre à remplir de la paperasse. Demain, ou peut-être le jour d’après, il serait grand temps pour lui de retourner aux Eyrie avec ses enfants.


Interrompant notre homme dans son travail, une personne frappa à la porte de ses appartements. Il s’agissait d’un messager du roi. Aegon souhaitait s’entretenir en personne avec le gouverneur de l’Est. Une telle requête étonna le Lord. De quoi pouvait-il s’agir ? Qu’est-ce que le Roi pouvait avoir à dire de si important ? Obéissant aux ordres de son souverain, Medrawt laissa ses affaires derrière lui. Sa pipe toujours à la main, il rangea ses affaires avant de suivre le domestique dans les couloirs du Red Keep. Ensemble, ils rejoignirent rapidement le bureau du Roi. Après que le domestique eut toqué à la porte et que le monarque les aient autorisés à entrer, ils s’exécutèrent. Comme le voulait l’étiquette, le serviteur annonça le Lord Arryn. Respectueux, ce dernier effectua une révérence face à Aegon.


Face au seigneur de Eyrie, le Roi se trouvait derrière son bureau. Comme à son habitude, il portait le doigt à sa tempe. Medrawt de demanda une fois de plus ce que cela pouvait signifier, mais sans trop s’y attarder. Se trouver en présence du souverain n’était pas chose agréable. Il fallait toujours mesurer le poids de ses mots et faire grande attention à son attitude. Par chance, le Lord était un expert en la matière. Droit comme un piquet, il attendit que son Roi ne lui demande de s’assoir pour le faire. Une coupe de vin à la main, Aegon commença à parler. Rapidement, son interlocuteur comprit ce qu’il faisait ici. Le sujet était les Connington. Depuis des années maintenant, cette maison était en rébellion contre la maison Barathéon. Pour être plus exacte, cela avait toujours été plus ou moins le cas mais récemment les choses s’accentuaient. Face à cette situation de crise et vu la géopolitique générale en Westeros, le Roi ne craignait que de perdre ses alliés, soit les Barathéon, ne puisse lui être préjudiciable.


Les Connington avaient provoqué la fureur du souverain des sept couronnes. Fou de rage, Aegon donna ses instructions. Il ne souhaite qu’une seule et unique chose: voir cette maison périr. Et ses mots étaient loin d’être anodins. Sans la moindre pitié, il ordonna à son vassal de les exterminer jusqu’au dernier. Cela devrait passer par des étapes que le Lord Arryn pouvait à peine imaginer. Son Roi lui demandait de violer la femme du Lord ennemi, de le tuer, lui et ses enfants, de profaner ses terres. La consigne était on ne peut plus claire. Aegon avait prit sa décision. Réellement furieux, il termina en jetant sa coupe à travers la pièce. Alors que celle-ci se brisait avec fracas, deux gardes entrèrent l’arme à la main. Quand leur supérieur les congédia, ils refermèrent la porte derrière eux.


Face à son suzerain, Medrawt restait de marbre. Silencieux, il savait que ce n’était pas encore à son tour de parler. Du moins, s’il en avait un jour l’occasion, ce qui était loin d’être un dû. Malgré son calme de façade, le coeur du Lord se mit à battre la chamade. Le poing fermement serré, il aurait tué pour pouvoir fumer un peu de son tabac, histoire de se détendre. Bien sûr, ce n’était pas chose convenable à faire en face du Roi. Que devait-il faire ? Fallait-il qu’il s’exécute ? Les ordres d’Aegon étaient compréhensibles mais bien trop extrêmes et arbitraires. Medrawt n’avait aucun envie d’accomplir de telles atrocités. Pourvu que la situation ne puisse évoluer, ne serait-ce qu’un petit peu...


Alors que le monarque se plongeait de nouveau dans le silence, il se leva. Le dos tourné au Lord Arryn, il servit deux verres de vin. Cela fait, il revint au niveau de son interlocuteur pour lui remettre une des coupes. Medrawt l’accepta sans rien dire. C’est alors qu’Aegon posa une main sur son épaule. C’était une chose rarissime. Depuis le couronnement de son Roi, c’était la première fois que ce dernier le touchait. Laissant le Lord toujours plus confus, il le tapota légèrement avant de retourner s’assoir. Son sourire carnassier et malsain toujours de mise, il autorisa l’homme à parler d’un bref signe de la main droite. Cela pouvait sembler anodin mais ça ne l’était en rien. Déglutissant difficilement, le Lord des Eyrie avale une petite gorgée de vin pour faire honneur à son Roi. Terriblement stressé par cette situation et la mission qui l’attendait, il ne prit même pas la peine de s’intéresser au goût de ce qu’il pouvait. Cela aurait été de l’eau qu’il n’aurait pas vu la différence.


« Votre majesté, je vous suis sincèrement reconnaissant de me laisser vous répondre, dit Medrawt en inclinant légèrement et brièvement la tête. Sachez d’abord que j’exécuterai vos ordres sans fléchir. Ma loyauté vous est acquise et vous le savez. Si vous voulez voir les Connington périr, ils périront de ma main. Soyez en sûr... », expliqua-t-il avec conviction.


Qu’importe la situation, il valait généralement mieux flatter un peu l’égo du Roi avant de ne chercher à lui parler des choses sérieuses. C’était bien là ce que faisait Medrawt. En se comportant ainsi, il espérait pouvoir faire en sorte de ne pas mettre Aegon en colère. Il ne fallait surtout pas qu’il pense que le Lord cherchait à discuter vos ordres. Voilà qui était le plus important.


« Il est en revanche une chose importante à savoir. Si j’agis comme vous le souhaitez, il y a un risque très élevé pour qu’une conséquence des plus indésirables ne subvienne, laissa tomber le Lord en regardant le Roi droit dans les yeux. En attaquant les Connington de cette façon, nous risquons de faire d’eux des martyrs. Il se pourrait trouver des seigneurs pour reprocher un tel acte. Les Connington leur serviraient alors d’excuse pour nous attaquer. Les maisons Lannister, Martell ou bien Blackfyre pourraient très bien agir ainsi, j’en suis convaincu, expliqua Medrawt en laissant un blanc après sa phrase. Voilà ce que je vous propose. Pour leurs actions menées contre les Barathéons, déclarez les Connington ennemis de la Couronne. Vous pourrez les déposséder officiellement de leurs terres. C’est alors que j’interviendrai. A la tête d’une armée, j’irai me rendre chez eux pour m’assurer qu’ils se soumettent à votre volonté. Assurément, ils refuseront. Et c’est là que je pourrai les attaquer, annonça-t-il fièrement en posant sa coupe de vin sur sa jambe. A la tête de notre armée, je mènerai un siège jusqu’à ce qu’ils ne nous remettent leurs terres. Alors, les Stormlands seront toutes à vous, Majesté. Les Barathéons régneront de nouveau en maître, nous n’aurons pas créé de martyr, ni de précédent et enfin nous aurons fait des Connington un exemple pour tous les idiots qui auraient dans l’idée de vous renverser !», conclut le Lord avec fracas.








♔ Lord des Eyrie
♔ Gouverneur de l'Est
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Mar 31 Oct - 0:24



Lorsque le Lord des Eyrie lui démontra sa reconnaissance de le laisser lui répondre, Aegon se contenta, de sa main libre de chasser le vent, lui faisant ainsi savoir qu’il était peu désireux, pour l’heure, que celui-ci ne s’attarde avec de telles futilités. Certes, elles restaient toutefois appréciables et le fait qu’il s’entête toujours à respecter à la lettre les étiquettes était en fait sans doute une bonne chose. Cela avait au moins le don de le calmer un tant soit peu. Il ne se permettait pas certaines familiarités que quelques Lords parfois prenaient, ce qui le mettait en fait dans une colère plus ou moins calculé où il ne se gênait pas pour remettre un tel effronté à sa place. Cependant, étrangement, cela coulerait peut-être mieux avec Medrawt, mais pas encore. Pas tant que le Souverain ne le lui demanderait sans doute directement et il aimait à croire que ce petit entêtement perdurait tout de même, ne serait-ce qu’un peu. Il s’adressait après tout à la Couronne. Certains avaient la fâcheuse tendance à l’oublié, mais bon, ils étaient encore rarement de ce monde, il fallait l’avouer.

Le Lord visiblement quelques peu nerveux, poursuivit en lui assurant qu’il exécuterait ses ordres sans fléchir. Bien. Il n’attendait rien de moins de sa part, ni celle de quiconque, d’ailleurs. Pourtant, sa phrase semblait s’engagé sur une autre voie, ce qui fit en sorte que le Roi fronce les sourcils et se replace légèrement sur son siège. Quelque chose lui échappait? Qu’étais-ce donc? Bien entendu, la réponse ne se fit pas prier pour venir, puisqu’elle était déjà aux abords des lèvres de son interlocuteur plutôt aventureux. Il lui mentionna alors que s’il agissait comme il le souhaitait, il y avait alors un risque très élevé pour qu’une conséquence des plus indésirables ne subvienne. Aegon claqua de la langue, ce qui n’annonçait rien de bon. Il détestait cette phrase, mais pourtant, le Lord avait toute son attention. Semblant légèrement hésitant. Le Targaryen lui fit signe de poursuivre, malgré son irritation qui montait, tout de même intéressé.

Ainsi donc, il était convaincu qu’en agissant aussi drastiquement de la sorte envers les Connington, que les Maisons Lannister, Martell ou même Blackfyre –il gloussa d’ailleurs à ce propos- pourraient agir à l’encontre de la Couronne en déclarant la Maison disparu comme martyr et ainsi attirer d’autres Maisons à leur causes? Était-il sérieux? Il arqua un sourcil, le regard toujours plonger dans les prunelles du Lord, puis détaillant chacun des traits de son visage. Eh bien oui, il était sérieux. Encore heureux, celui-ci ne se contenta pas seulement de lui offrir un refus que très certainement il aurait pu confondre avec une fausse excuse de ne pas agir. Medrawt lui offrit une raison, une alternative et c’était là, pour l’heure, tout ce qui l’intéressait réellement. Au début de ses propos, Aegon gloussa –bien plus d’irritation qu’autre chose-, mais laissa le Lord continuer sur sa lancé, désireux de connaître la suite. Il voulait donc aller dans la dentelle. Ce n’était pas du tout dans les habitudes des Targaryens, mais peut-être, en effet, devait-il revoir quelques façons de faire… *Cela a toujours fonctionné ainsi. Ne commence pas à changer une formule gagnante.*.

-Mmhhh.

Laissa-t-il échapper. Évidemment, cela n’était pas réellement aux propos du Lord qu’il répondait. Son regard violacé descendit sur la main de son interlocuteur qui déposait sa coupe sur la table, visiblement un peu passionné par ses paroles. Il avait au moins le mérite d’y croire et sommes toutes, cela ne lui semblait pas si… Enfin. Il n’aurait pas à se faire aussi patient qu’il ne le craignait. L’action pourrait assurément commencer plus tôt que ne le croyait le Lord. Malgré tout, lorsqu’il eut terminé de parler, Aegon le fixait un instant, en silence. Dépôsant l’index quelques secondes devant ses lèvres, il était évident qu’il réfléchissait. Ses iris brillaient d’une lueur malicieuse et il était difficile de savoir si cela était diriger contre le Lord, ou tout simplement si cela n’était que le fruit de ce qui se déroulait présentement dans l’esprit du Souverain. Puis, au bout d’un petit moment, il secoua légèrement la tête, comme s’il était désireux de chassé une mouche. Après son petit cocus intérieur, il avait choisi de suivre les pensées avant-gardistes du Lord. Si l’on peut dire ainsi.

-Très cher Lord des Eyrie.

Sa voix ce faisait bien plus calme que précédemment, mais cela ne voulait jamais dire qu’on était tiré d’affaire, avec Aegon. Cela ne pouvait aussi que s’apparenté au calme avant son courroux, son explosion.

-Les Connington sont déclaré ennemi de la Couronne depuis 21 lunes, quelques temps avant le décès de mon prédécesseur. Je croyais que vous étiez au courant de cela. Sa voix c’était fait cette fois un peu plus sèche, signe qu’il le lui reprochait, c’était bien évident. Cependant, si même cela vous à échapper, alors que je sais que vous gardez un œil attentif sur les diverses situations en Westeros, il va sans dire que le message ne fut pas assez clair. Je me trompe?

Peut-être même que son paternel n'avait pas le même interêt qu'Aegon envers les Barathéon. Il les avaient toujours perçus comme une branche Bâtarde à effacer éventuellement. C’était après tout la seule chose qu’il pouvait considérer. Pourtant, son père avait signé cette déclaration. Alors il avait un plan B et le nouveau Souverain comptait bien en faire une bien plus intéressante possibilité. Pour ce qui était du reste, peut-être ne l’avait-il jamais envoyé? Qui sais. Pourtant, c’était écrit noir sur blanc, dans les documents qu’il ouvrait justement, afin de tourner ensuite et de poussé le grand livre sur le bureau, vers le Lord afin qu’il y jeté un coup d’œil par lui-même. Alors, il avait intérêt à ne pas lui dire qu’il se trompait. Même si visiblement, il était possible qu’il y ai eu une faute quelque part. Et si ceux-ci n’avaient pas tout simplement été désireux d’étouffer l’affaire? Profitant de sa mort, pour faire comme si de rien était. Certes, comme si cela aurait échappé bien longtemps au fils de l’ancien Souverain. Ces petites gens étaient tellement imbéciles, que cela le mettait déjà, intérieurement, en furie.

-Alors. Le Griffon crois que le Cerfs est vulnérable et que son ombre plane au-dessus de lui, mais je crois qu’il à oublier la présence du Dragon, dans toute sa petite futilité. Sur ses mots, il afficha un rictus haineux. Je ne vois pas en quoi ils seront considérés comme des martyrs, s’ils ont eu, 21 Lunes pour réfléchir à la situation, 21 Lunes pour attaquer à QUATRE reprises les Barathéon sous MON autorité. QUATRES FOIS! NE SUIS-JE PAS DÉJÀ SUFFISAMMENT INDULGENT, SELON VOUS, LORD ARRYN?!

S’époumona-t-il, pour adosser son dos contre son siège. En fait, il n’en tenait pas rigueur au Lord. Il avait fait preuve, à plusieurs reprises d’une efficacité hors pair. C’était d’ailleurs pour cela, qu’il comptait sur lui. Pour cela, que c’était lui qui était présentement assis dans son bureau et qui malencontreusement, c’était encore lui qui recevait son venin en plein visage… Mais ce n’étais pas personnel. Et pour le lui démontrer, il pointa de son index la poche de celui-ci où il savait très bien que ce trouvait la pipe laquelle le Lord ne se débarrassait jamais.

-Sortez-là, par les Sept Couronnes! Si je vous invite ici, en cet instant précis, c’est bien parce-que je sais que vous êtes d’une efficacité hors pair et je sais pertinemment que fumer vous aide à mieux réfléchir. Si quelques «détails» doivent être modifié dans mes ordres pour votre «bon plaisir», j’imagine qu’il est possible que je mette un peu d’eau dans mon vin, à condition que vous fassiez ce que je vous demande: Vous débarrassé des Connington, une bonne fois pour toute!

Il en avait de la chance d’être un allié appréciable et que jamais non, jamais sa loyauté n’a été contestée… Pour l’heure! Même si quelques murmures intérieurs commençait à l’en faire douter, Aegon considérait le Lord des Eyrie, comme l’un des très, très rares fidèle jusqu’à maintenant. Il espérait bien que celui-ci ne saurait en abusé. Encore moins donné raison à ces prédécesseurs qui n’avaient de cesser de jacasser et jacasser. Il serra les dents.

Alors, que dois-je faire, pour que cette traitresse de Maison ne soit pas encore de celles que l’on me mettra sa totale destruction –bien que fort justifié- sous le nez? Croyez-vous réellement que cela sera suffisant? Mes actes précédents, ceux de mon défunt paternel n’étaient-ils pas tous aussi justifié? Aka ici question piège habilement lancé. Il était curieux de savoir ce que le Lord en pensait, tiens. Il aurait un auditoire, de surcroit. Une autre Missive? Je ne suis pas aussi patient pour attendre une réponse de leur part, encore moins leur silence éloquant. J’ai suffisamment donné, ne croyez-vous pas? Combien de temps cela vous prendrait-il pour vous préparer et vous y rendre? Je pourrais leur accordé ce délais. Cela saurait me contentez. Pas un instant de plus. Je me mettrais à sa rédaction dès la fin de notre entretien, d’ailleurs, où je leur rappellerais la place qu’ils méritent. Votre arrivé sera donc attendu de pied ferme, j’en suis assuré. Si vous échoué, je vous en tiendrais dès lors entièrement responsable et je réglerais les choses à ma façon. Qu’en pensez-vous, cette fois?

Il n’y avait aucun doute que le Lord savait s’y prendre avec le Roi, si tel était le cas. Il avait pour l’heure au moins le mérite d’avoir fait «oublié» à celui-ci cette histoire de viol et de meurtre gratuit sanglant qui avait tant sembler déranger Medrawt –et qui aurait pourtant fait supplier Leith pour y participer- ce qui n’étais pas totalement tombé inaperçu de l’observation du Souverain à son égard. Il avait aussi été en mesure de ne pas faire en sorte que cette histoire ne se termine une bonne fois pour toutes et ce, de la façon la plus Targaryen qui soit, mais pour combien de temps encore?

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