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Jeu 21 Sep - 19:33
Enfin, ce foutu bal avait pu prendre fin et le Chef de l’Académie de Dragonstone avait pu s’amuser davantage en la compagnie du Roi (et quelques beautés dignes de leur intérêt et de leur talent) jusqu’à ce que l’épuisement les prenne, après de longues heures de plaisir. Comme Aegon lui avait demandé de rester, y ayant fort à faire suite à cette gigantesque festivité et un conseil restreint ayant bientôt lieu, Leith arpentait les couloirs du château, au lendemain de cette soirée riche en… découvertes… saluant les invités, nobles de la cours et s’arrêtant pour quelques discussions ici et là. Il restait encore des détails à régler, des impôts à collecter, des alliances à vérifier, le bal n’avait été, au final, que le préambule d’une longue suite d’autres rencontres toutes aussi barbantes les unes des autres.

Ou peut-être pas tous. Lorsqu’il croisa Lady Blackfyre au détour d’un couloir, Lord Velaryon s’arrêta net, un sourire amusé au visage. Un peu charmeur, aussi. Elle lui faisait un peu penser à sa sœur, celle-là, quoi qu’en plus jeune. Et un peu moins belle, il fallait l’avouer, mais tout de même sublime. Enfin, normal, puisque cette maison descendait directement des Targaryen aussi sûrement que la sienne. Seulement, au contraire de sa famille, qui avait toujours été réputée être un «bras droit» exemplaire et de fidèles associés, celle d’Helzebeth était plutôt récalcitrante.

-Milady Blackfyre, quel plaisir… susurra Leith en lui embrassant la main sans daigner lui demander son accord, un air pétillant dans le regard. Je suis heureux que vous n’ayez pas encore quitté pour Black Castle, il m’a manqué de temps hier pour vous saluer convenablement. Comment va votre frère? Pas trop en mal, j’espère? Enfin, je ne vois malheureusement pas d’autres raisons pouvant justifier son absence aux festivités d’hier, quelle tristesse! Heureusement que vous étiez là pour fait honneur à votre nom.

Pas du tout de sous-entendus sur les lacunes de fidélités de sa famille, hein? Ouais, Leith n’était pas connu pour faire dans la dentelle et était fort avare de délicatesse. Tourner autour du pot n’était vraiment pas son truc.

-Je vous en prie, accordez-moi un peu de votre compagnie avant de rentrer à Antler, j’ai tant regretté votre délicieuse présence au bal.

Sans la délicatesse qu’aurait nécessité ce geste, Lord Velaryon posa la main de Lady Blackfyre (qu’il n’avait pas lâchée depuis sa salutation) sur son bras, de sorte de l’attirer avec lui en direction inverse d’où elle se rendait précédemment. Malgré sa rudesse habituelle, le regard langoureux (et lubrique...) qu'il posa sur Helzebeth, lui, était plutôt chaud. Oui, il était vrai qu'elle lui faisait penser à sa douce frangine... Bon, il était de très loin son aîné, franchement il aurait pu facilement être son père, mais depuis quand ce genre de réflexion arrêtaient-elles Leith? Elles ne l'avaient pas arrêté hier soir avec ces filles de joies...
♔ Main du Roi
♔ Lord de Dragonstone
♔ Chef de l'Académie des Dragonniers
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Ven 22 Sep - 23:27


C’était l’estomac un peu à l’envers le lendemain du Bal, qu’Helzebeth avait enfin décidé de sortir de ses appartements d’invités au Red Keep même. Bien qu’elle avait longtemps cherché à voyager, King’s Landing n’étais décidément pas l’un des endroits qu’elle rêvait de visiter au plus vite et pourtant… Depuis la mort de son père ce fut le seul voyage auquel elle eut droit. Et seule de surcroit. Enfin, sans son frère et pour représenter sa Maison. Encore heureux qu’elle avait suffisamment de caractère pour ne pas se sentir telle une brebis balancer dans une cage remplis de loups…

Avec la prestation du Souverain concernant les impudents, il fallait cependant avouer qu’elle se sentait un peu plus nerveuse. Après tout, si le Dragon de celui-ci avait été en mesure de décimé 250 de ses hommes, qu’en serait-il de sa maigre garde rapprochée? Elle n’était sans doute pas la seule à penser telle chose, mais bien entendu, elle refusait de le laissé paraître. Son frère ne permettrait jamais qu’on lui fasse quoi que ce soit… C’était sans doute la seule chose qui pouvait réellement la rassuré, ou l’animer. D’un autre côté, elle préférait ne pas avoir besoin, elle-même de montrer de quel bois elle chauffait…

Bref, tout cela pour dire qu’elle n’avait réellement vue aucun intérêt à aller courber l’échine devant le Souverain une seconde fois –il ne fallait tout de même pas ambitionner-. Elle pouvait même osé prétendre ne pas se sentir visé par sa menace masqué. Après tout, ne l’avait-elle pas salué en entrant dans la salle de Bal contrairement à d’autres Lords? Et puis, elle n’était là que pour faire acte de présence au nom de sa Maison. Elle n’était pas non plus là pour signer une alliance ou crée des conflits. Elle n’était là que pour être les yeux et les oreilles de son frère ainé –et servir d’appât, mais ça, elle ne le crierait aucunement sur tous les toits- et c’était pourquoi elle partirait le lendemain à l’Aube. Pour elle, c’était déjà bien trop long. Le Bal avait été long et pénible surtout avec les têtes sur le Buffet et cela lui ayant un peu coupé l’appétit, elle n’avait tout simplement rien avalé mise à part de l’eau et du vin jusqu’à l’heure et encore heureux, elle n’avait bu que trois verres tout au plus. Elle savait ce tenir, franchement. Sa nuit avait été plutôt courte, ayant oublié de se coucher tant elle avait été prise dans un bouquin. De toute façon, comment pourrait-elle dormir aussi paisiblement qu’en Black Castle ici, malgré les deux gardes prostrés devant la porte de sa chambre, ou son Maester dans une Aile un peu plus loin. Elle était seule sur un terrain… Dangereusement ambiguë? Elle n’avait pas l’habitude de ce genre d’ambiance, bien qu’elle s’efforçait de ne rien laissé paraître extérieurement et c’était pourquoi elle avait choisi de faire une sortie –Et surement pas la curiosité…- et non pas rester enfermé dans ses appartements jusqu’au lendemain, bien que cela la tentait tout autant.

Elle marchait donc dans les couloirs de Red Keep, suivis des deux gardes un peu plus derrière elle lorsqu’elle arriva presque nez à nez avec le Lord de Dragonstone et bras droit du Souverain au détour d’un couloir. Helzebeth ne l’aurait certes pas reconnu aux premiers abords si elle ne l’avait pas vue rôder presque tous le Bal durant aux côté d’Aegon. Au moins, cette soirée avait eu pour effet bénéfique de lui permettre d’identifié visuellement plusieurs Lords et Lady des diverses Maisons, de les observer du haut de sa position de petite nouvelle, ont peu le dire ainsi. Après tout, ce n’étais pas comme si part le passé elle était venue très souvent en Red Keep, son paternel la gardant presque jalousement –pour ne pas dire enfermée- à l’abri des regards pour plusieurs raisons, notamment son pouvoir qui était fort incontrôlables dans ses plus jeunes années et sans doute encore aujourd’hui, mais au moins, elle pouvait mieux se maîtriser. Si certaines rumeurs planaient concernant la jeune Blackfyre ainsi que les choix de son paternel à la garder pour lui et qui semblaient suivre avec les agissements de son frère ainé, ou bien quelque chose de plus réalistes comme les études, dont l’éducation pour être la femme d’un Lord –ou Roi, parce-ce qu’elle restait une princesse (è-é)- digne de ce nom, la jeune femme préférait de loin cela que la plus logique vérité, pour le très peu de personnes qui la savaient. Du moins jusqu’à preuve du contraire…

Leith stoppa net sa marche et riva ses prunelles sur sa personne, ce qui eut pour effet de la tendre aussitôt, mais n’en laissa rien paraître. Il ne manquait plus que cela. Elle aurait dû rester dans ses appartements. Elle n’avait même pas eu le temps de se dégourdir un peu. N’ayant même pas le temps de décider si elle lui offrait un sourire teinté d’hypocrisie ou si elle faisait un effort, Elle se retrouva avec une main dans celle du Dragonnier où il y déposait un baiser sur son revers. Elle dû sincèrement retenir un air dédaigneux et outrée, puisque l’homme devant elle ne faisait pas partie des personne qu’il ne valait pas la peine qu’elle ne s’attarde ou qu’elle pouvait se permettre pour l’heure, d’insulté ouvertement. Au contraire. C’était au Lord Blackfyre de jouer les cartes de sa Maison, pas à elle… Bien qu’elle savait bien sur quel côté celui-ci penchait. Elle n’était pas censé s’adresser à lui…

Bien entendu, celui-ci s’empressa, après quelques petites paroles de bienséances de bases de lui faire comprendre que l’absence de son frère avait été remarqué et peu apprécier. Honneur à son nom? Elle failli glousser, mais se reteint encore une fois, au moins pour cela.

-C’est ce qu’il a fait il me semble bien. Rétorqua-t-elle. Il n’avait pas besoin de sous-entendus. Sur ce coup, les détours ne servaient à rien, aussi bien allé droit au but. Tous deux savaient que leurs Maisons étaient fortement opposées. L’une léchant le cul des Targaryen et l’autre n’en faisant rien. Et je n'ai aucun mérite. Ma présence ici n'est pas de mon ressort.

Elle tira légèrement sur sa main pour la retirer de l’emprise du Lord dans l’optique de lui faire comprendre que ce genre de familiarité alors qu’ils ne c’étaient jamais adressé la parole par le passé –ce qui était justifiable en soit- était presque déplacer selon les règles de bienséances, mais visiblement, il la tenait plutôt fermement. Comme seule réponse, celui-ci la pria de lui accorder un peu de compagnie avant son départ pour les Antlers qui lui manquait horriblement d’avantage soudainement et déposa sa main sur son bras sans la moindre délicatesse.

Elle jeta un bref coup d’œil par-dessus son épaule afin d’aviser ses gardes alors que déjà, celui-ci l’amenait dans une destination qui lui était inconnue. Lorsqu’elle rapporta son regard sur lui, elle y remarqua sans mal et sans doute avec une certaine pointe de dégout intérieur la façon dont-il la détaillait. Bien malgré elle, elle sentie son corps tout entier monter sa chaleur d’un cran et cela n’avait rien pour être positif. Elle ne se sentait aucunement à l’aise dans cette situation. Elle détourna le regard observant un vitrail, trop intimidée par ses idées lubriques –sas doute- pour le supporter. Elle n’était pas une catin! Pour qui la prenait-il?

-Êtes-vous sûre d’être désireux de vous faire voir avec de telles «familiarités» en ma compagnie, Milord? Demanda-t-elle de sa voix presque mielleuse alors que pourtant une pointe de sarcasme y aurait assurément eu sa place selon elle. J’en serait navrée d’apprendre que cela n’est pas bon pour les affaires…

Façon polie et détourner de trouver le moyen de se défiler de sa présence bien qu’elle avait la nette impression que cela soit inutile car s’il l’aurait considéré, il l’aurait ignorée, mais la jeune Blackfyre avait au moins le mérite de l’essayer. Il ne manquais plus que cela, attiré l’attention d’un des très rares proches et chien de garde du Souverain et qui avait presque tous les droits en red Keep, tel un Prince –sinon plus…- de surcroît. Il était évident que son sous-entendu concernant les affaires pouvait tout aussi bien inclure son frère ainé, qui n’apprécierait sans le moindre doute pas d’apprendre que le Lord de Dragonstone osait regarder sa sœur de la sorte.

-Sinon, où m’amener-vous? J’espère que vous ne comptiez pas vous assoir, J’avais envie de redécouvrir Red Keep qui fait tant d’émois… Encore une fois, cela ne servait à rien de le nié. Elle serait bête de ne pas le savoir, tout le monde le savait. Je ne me souviens que très peu de ces murs.

C’était comme découvrir un Château inconnu, mais avec plein de Déjà-vue. Comme ce vitrail qu’ils avaient passé plus tôt. Donc, s’il était si désireux d’être en sa présence, aussi bien qu’il lui soit utile et puis, elle n’avait vraiment aucune envie de s’enfermer quelque part avec lui.

-Si vous avez «tant» regretté ma présence au Bal, seriez-vous assez aimable pour me servir de guide? J’imagine que cela doit vous lasser, vous y venez fort souvent, mais j’imagine aussi que vous le connaissez bien, donc.

Si la réponse était négative, ce qu’elle espérait, cela couperait donc court à leur rencontre car elle comptait bien faire ce qu’elle avait mentionné. Le cas contraire… Elle improviserait et devrait tâcher de ne pas faire de faux-pas. Son frère lui en voudrait et lui permettrait encore moins que leur paternel de voyager, de s’instruire à sa façon et donc de ce qui l’intéressait vraiment. Elle lui jeta finalement un coup d’œil oblique pour aviser ses traits et sans doute tenté de deviner ce qui s'y déroulait derrière.

♔ Lady de Black Castle
♔ Sorcière errante
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«Le feu qui semble éteint dort souvent sous la cendre.»
«Be who you were created to be and you will set the world on Fire.»
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Dim 1 Oct - 19:41
Le fait que la belle Helzebeth soit accompagnée d’une garde ne faisait ni chaud ni froid à Leith, franchement, disons que s’il voulait quelque chose dans le Red Keep, il obtenait presque aussi sûrement que si c’était le Roi qui le demandait lui-même. Et puis, à la limite, c’était presque drôle de se faire chaperonner comme un adolescent, sachant qu’en plus les gardes ne pourraient qu’observer et non agir… qui oserait s’en prendre au meilleur ami du Roi, qu’importe le geste posé? C’était presque drôle, à bien y réfléchir, et s’il l’avait pu, sans paraître ridicule, l’homme aurait tourné régulièrement la tête vers les gardes qui le suivait juste pour observer leurs réactions à ses paroles, à ses sourires, à ses œillades sur celle qu’ils étaient censés protéger. Joli petit bout de chaire, soit dit en passant… Surtout lorsqu’elle faisait ses grands airs de dames courroucées de s’être fait banalement embrasser la main, comme s’il s’agissait d’une insulte à sa personne. Ah! C’est vrai, ces Blackfyre qui se considèrent encore comme de la royauté!

Un peu trop pendue, la langue, par contre, pour une si jeune perle, mais cela pouvait se corriger avec le temps, elle était encore capable d’apprendre à son âge, et Leith ne se laissait pas démonter pour si peu. Tout de même, elle laissa entendre que sa présence au Red Keep n’était pas de son propre chef, laissant clairement comprendre qu’elle aurait préféré ne pas se pointer à ce bal. Quel dommage cela aurait été pour la famille Blackfyre d’ignorer la superbe invitation de leur Roi! Et de laisser croire qu’ils veulent encore se rebeller à la couronne comme leur stupide ancêtre! Un sourire moqueur naquit sur les lèvres de Velaryon, bien qu’il ne souleva pas le commentaire. Oh, elle était là parce que, sinon, son frère se serait fait lapider le derrière plus vite qu’il ne le faut pour dire «Blackfyre». Et il s’en serait donné à cœur joie de le faire, avec son superbe Valryon, il va sans dire!

Lorsqu’il sentit que la jeune demoiselle – à peine femme! –tentait de se soustraire à sa main, les doigts de Leith se ressèrent presque imperceptiblement, mais assez fermement pour qu’elle comprenne qu’elle n’arriverait pas à se débarrasser de lui si ça ne lui faisait pas plaisir. Le coup d’œil qu’elle lança à ses gardes l’amusa, bien qu’il ne le montre pas… Qu’espérait-elle? Il ne lui avait pas fait mal, du moins pas encore, alors pour l’instant si l’un d’eux bougeait le petit doigt contre le bras-droit du Roi, il serait dans le pétrin. Enfin, elle daigna lui parler, mais pas vraiment pour accepter son offre – comme si elle avait le choix de refuser – mais bien pour sous entendre que de telles familiarités pouvaient être difficiles pour ses affaires, d’une voix mielleuse qui ne le berna pas du tout. Oh, il n’avait même pas essayé de masquer son œil lubrique, qu’elle sache qu’il la considérait comme un beau morceau de viande bien fraîche à déguster faisait parfaitement son bonheur.

-Ne vous inquiétez donc pas pour mes affaires, ma très chère Lady, elles se porteront toujours merveilleusement bien, qu’importe qui me tient compagnie. À votre place, je m’inquiéterais davantage des vôtres, oh mais je suis sûre que votre garde rapprochée veille personnellement à la sauvegarde de votre honneur, n’est-ce-pas?

Qui se soucierait que le Chef de l’Académie, déjà âgé de trente-six ans, se balade au bras de n’importe quelle femme? Souvent plus d’une par jour? Ça n’avait jamais embêté personne justement parce que sa familiarité avec Aegon V lui excuse à peu près tout. Et même si la rumeur d’une proximité entre Leith et Helzebeth se rendait jusqu’à ses oreilles, il l’en féliciterait sûrement! Depuis le temps que les Targaryen tentaient de dompter cette famille rebelle, que Velaryon fasse ce sale boulot à sa place était seulement un poids de moins sur sa couronne, non? Quant à savoir s’il était dangereux pour l’homme de s’attirer les foudres du frère Blackfyre… il n’y songea même pas! Si elle avait laissé sous-entendre un risque à ce sujet, Leith en aurait assurément ris à gorge déployée… Quelle belle occasion cela lui aurait donné pour aller botter les fesses du jeune Lord.

Enfin, comme si elle comprenait qu’elle n’allait pas lui échapper, Helzebeth s’enquerra de savoir où il l’emmenait, et Leith se mordit la langue pour ne pas répondre «au septième ciel et au-delà», un sourire concupiscent toujours aux lèvres. Blackfyre lui expliqua alors qu’elle était sortie pour redécouvrir le Red Keep, oublié depuis trop longtemps, et que s’il voulait sa compagnie ce serait pour lui faire visiter les lieux. Il était évident que la demoiselle espérait qu’il se désiste, vu sa supposition qu’il trouverait probablement l’exercice ennuyant, ce à quoi Velaryon lui répondit de son sourire le plus charmeur, la tête un peu penchée sur le côté, ses dents blanches si parfaitement alignées qu’elles semblaient irréelles… et un pétillement inacceptable en société au fond de ses prunelles.

-Ce serait pour moi un plaisir immense, bien au contraire, on ne se lasse jamais du Red Keep, et je me ferai un honneur de vous y présenter les secrets les plus fantasques qu’il abrite, bien entendu. J’ai bon espoir d’être même celui qui vous fera découvrir les véritables émois dont tout le monde parle… conclut-il en dictant sa dernière phrase un brin trop lentement, goûtant chaque mot avec un sourire moqueur aux lèvres, les yeux toujours rivés sur la vue superbe que lui offrait Helzebeth… puisque bien plus courte que lui. Par ici. déclara-t-il rapidement lorsque, au détour d’un couloir, il l’entraîna si rapidement derrière une tapisserie, qui dissimulait un corridor secret, si bien que ses gardes du corps eurent sans doute l’impression qu’ils s’étaient volatilisés. Oh, vous pouvez les appeler si vous voulez, ça ne m’embête même pas, lâcha-t-il en riant lorsqu’elle regarda à nouveau derrière elle, cherchant ses gardes des yeux. Enfin, si vous avez si peur de vous retrouver seule en ma compagnie, bien que je ne verrais pas pourquoi. Les vrais amis de la couronne ne risquent rien dans le Red Keep, n’est-ce-pas, milady Blackfyre? s'amusa-t-il d'insister sur son nom de famille, justement réputé ne pas être un ami de la couronne.

Le couloir était juste un peu trop étroit pour deux personnes côte à côte, et pourtant, Leith ne la relâcha pas, de sorte qu’ils furent forcés à une proximité qui allait certainement froisser Helzebeth et son dédain visible des «familiarités». C’était en fait exactement le genre de situation qui aurait fait faire une attaque panique à son ancienne apprentie Khanrell. Penser à elle donna d’avantage de songes lubriques à Velaryon, qui n’avait jamais eu droit de profiter de la belle créature, seulement d’écouter les résumés qu’en faisait Aegon, lorsqu’il avait un peu bu et qu’il s’était bien soulagé dans son lit à lui. Les deux demoiselles avaient environ le même âge, d’ailleurs, mais Blackfyre était franchement plus intéressante… pas seulement parce qu’il n’avait pas d’interdiction du Roi sur elle, mais parce qu’une petite créature faible comme la benjamine des princesses n’est plus tellement amusant à torturer pour le sadique qu’il était.

-Nous ne sommes même pas dans les passages des serviteurs, ceux-là sont plus évidents à remarquer, c’est bel et bien un passage secret. Jouons à un jeu, milady… où croyez-vous que celui-là mène? Je vous donne...
oh, allez, je suis bon joueur, disons deux chances pour deviner, au troisième échec je vais être obligé de vous le dire, c'est moins drôle.

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Lun 2 Oct - 13:03



Ses airs l’énervais au plus haut point, mais elle tâchais, comme toute bonne Lady digne de ce nom de ne pas le laisser paraître. Il se croyait sincèrement au-dessus de tout et de tout le monde. Un peu comme elle, sauf que c’était légitime, la concernant et encore. Elle prenait soin de ne pas avoir un air carrément supérieur affiché sur son visage, préférant de loin la forme d’une certaine discrétion bien qu’elle n’hésitait pas à se montrer tout au plus hautaine lorsque cela le demandait. Malheureusement, en présence de Leith, elle ne pouvait tout bonnement se défaire de sa présence comme elle le pourrait avec bien d’autres en usant de son attitude enflammée sans rester un minimum prudente.

Le regard qu’il posait sur elle la dérangeait et la rendait très mal à l’aise pour dire vrai, mais elle refusait de le laissé paraître. Elle se doutait bien que cela lui ferait plaisir et ne ferait que l’encouragé à continuer dans cette voie. Et s’il la prenait pour un agneau, grand bien lui fasse… Pour le temps que cela dura. La réplique qu’il lui balança la força à se mordre subtilement la lèvre, afin de ne pas répliquer de façon aussi brûlante que le feu lui-même. Visiblement, il sous-estimait sa Maison et surtout son frère et cela ne lui plaisait aucunement, mais elle n’avait aucun droit d’en faire aussi directement mention. Non pas parce-qu’elle se trouvait avec le bras-droit du Souverain, mais plutôt parce-que son frère lui en voudrait sincèrement de piquer de la sorte un Lord d’une certaine importance. En même temps, elle se demandais jusqu’où il serait permissif s’il apprenait la manière d’ont le Lord s’adressait à elle et la regardait... Helzebeth se demanda alors l’espace de quelques secondes pourquoi il l’avait balancé ici, s’il tenait tant à sa sécurité et à ce qu’elle ne montre pas les crocs si nécéssaire? Au moins, cela prouvait-il qu’il avait une certaine confiance en elle, malgré la Garde surtout présente pour faire bonne figure, mais qui n’hésiterait pas à réagir si on s’en prenait à la belle, peu importe qui c’étais… Elle se demanda si cela serait réellement utile, le cas échéant. Personne de plus qualifié qu’elle-même ou son frère surtout, ne pouvait la défendre et elle avait appris cela assez tôt…

Suite à sa question, le Lord Velaryon lui répondit d’un sourire les plus charmeurs, inclinant légèrement la tête sur le côté accompagné d’un pétillement totalement indécente au fond de ses prunelles trahissant des pensées fort peu… Acceptable. Cela lui arracha bien un imperceptible frisson dégouté. S’il croyait avoir le droit d’osé poser la main sur elle sans se brûler, ou s’il croyait qu’elle ferait comme certaines Lady, soit trembler devant lui ou lui faire littéralement les yeux doux parce-qu’elles appréciaient de se faire presque traité comme des catins, il faisait là une grossière erreur. Elle n’eut alors même pas le temps d’assimiler les propos du Dragonnier et donc encore moins de répliquer quoi que ce soit à ceux-ci, qu’au tournant d’un couloir, le Lord tira sans trop de ménagement sur son bas qui trônait sur le siens, posant même fermement sa main sur ce contact afin qu’elle ne lui échappe pas, qu’ils se retrouvèrent derrière une tapisserie qu’elle n’aurait sincèrement à première vue jamais soupçonner d’y cacher un passage secret. Surprise par ce revirement de situation et sa température ayant encore un peu augmenté, elle eux cette fois le réflexe de se raccrocher un peu au Lord sous le déséquilibre que cela lui avait occasionné… Pour retirer prestement sa main de sur celle du Dragonnier, replaçant une mèche doré qui avait coulé devant son visage, non sans cette fois lui jeter un regard noir, pour la surprise –et donc aussi ce contact bien malgré elle forcé-.

Bien entendu, cela ne fut que de courte durée étant donné que lorsque celui-ci évoqua visiblement ses Gardes, elle apporta son regard par-dessus son épaule. Évidemment… Ils venaient de les semer. Il lui suggéra alors qu’elle pouvait toujours les appeler si elle craignait quelque chose, ajoutant aussitôt que les vrais amis de la Couronne ne risquaient rien dans le Red Keep, mettant aussitôt l’emphase sur le nom de sa Maison. Elle jeta cette fois un coup d’œil oblique vers le Lord qui bien entendu, avait continué leur marche dans ce couloir étroit qui les forçait à une proximité qui ne pouvait faire autrement que d’accélérer bien malgré elle son rythme cardiaque et son malaise. Pourquoi diable serait-elle à l’aise?! Elle ne c’était de toute façon jamais retrouver seule de la sorte, presque coincé avec un homme. En fait, les seuls avec lesquels elle c’était retrouver seule dans une pièce fut le Mestre de leur Maison, son frère et son père…

-Je n’en pouvais plus de sentir constamment leur regard dans mon dos, de toute façon.

Tout comme le siens sur sa poitrine. Comment le savait-elle? C’était presque lourd, glacer. Elle n’avait pas besoin de le surprendre pour ça et franchement, elle devait se calmer un tant soit peu, si elle ne voulait pas tout bonnement s’enflammé bêtement. Elle s’en voudrait. Non pas parce-qu’elle blesserait Leith, mais parce-que cela devrait être forcément expliqué et que ce n’était ni l’endroit, ni le moment.

-Ils sont là surtout pour s’assurer que je ne disparaisse pas tout bonnement, mais visiblement, ils se sont fait avoir à plate couture. Encore heureux que je me trouve avec vous, Milord «Velaryon».

Fit-elle sur le même ton qu’il avait évoqué son propre nom, plus tôt, le gratifiant même d’un sourire à la hauteur de celui qu’il lui avait aussi offert. Croyait-il sincèrement qu’elle se mettrait à trembler de peur sous cette menace voilée? N’était-elle pas soi-disant Lady? Et même si elle fut Princesse, il n’était sans doute pas aussi stupide pour penser qu’elle lui jetterais ouvertement une pique concernant leurs famille, ou lui confirmerait sans le moindre préambule que les Blackfyre n’étaient en aucun cas amis avec la Couronne!... Même si cela la démangeait tant et qu’au fond, il le savait déjà.

Et comme tout bon guide, celui-ci lui confirma qu’ils se trouvaient effectivement dans un passage secret et elle se demandait bien en quel honneur celui-ci la gratifiait d’un tel secret en Red Keep, soupçonnant les allégeances douteuses de sa famille. Croyait-il qu’elle ne dirait rien? Pensait-il sincèrement qu’à son retour en Black Castle, qu’elle ne raconterait pas tout ce qu’elle avait vu, entendu ou même subi à son frère? Qu’elle omettrait n’importe quel détail pouvant leur permettre d’écrasé les Targaryen –et les Valeryon au passage, idéalement-? Restait à savoir où cela les menaient et elle devait s’avouer ressentir une certaine pointe d’inquiétude, voir peut-être d’angoisse. C’était que c’était étroit et qu’aucune porte ni fenêtre ne se trouvait sur leur route. Un petit sentiment de claustrophobie, peut-être. Un feu avait besoin d’espace pour brûler…

Dabs tous les cas, Velaryon semblait donc vouloir jouer à un jeu, soit, celui qu’elle tente de deviner ce qui se trouvait de l’autre côté de cette porte qui se dessinait lentement à l’autre bout. Le bras-droit d’Aegon le cinquième pris une clé et le duo finirent par s’arrêter devant la porte massive. Encore une fois, Helzebeth tira légèrement sur son bras, question de se défaire de la prise du Lord, qui s’en amusa visiblement, ne faisant que la tirer d’avantage vers lui. Non, mais par tous les Dieux, pouvait-il la relâcher?! Elle ne savait pas ce qui se trouvait de l’autre côté et elle détestait ce genre de devinette sans le moindre indice! Elle était une intellectuelle, pas devin!

-Il pourrait y avoir n’importe quoi derrière cette porte. Vous ne m’avez même pas gracier d’un indice…

Se plaignit-elle en faisant une légère moue boudeuse ce qui ne fut pas vraiment difficile à faire en vue de la situation. Elle n’avait pas envie de jouer avec lui. Elle était seulement désireuse qu’il lui fasse visiter le Château et surtout oui, surtout… Désireuse de ne pas se retrouver seule de la sorte avec lui. Chose franchement raté qui l’irritait au plus profond d’elle-même. De plus, elle n’était franchement pas très sûre de vouloir savoir ce qui se trouvait de l’autre côté… Voyant que celui-ci attendait tout simplement qu’elle essais, elle se reteint afin de ne pas tout bonnement rouler les yeux au ciel.

-La salle de bain «Royale»?

lâcha-t-elle tout bonnement, tirant cette fois suffisamment par surprise et plutôt avec une ténacité digne des Blackfyre sur son bras, s’échappant enfin de la prise malaisante du Lord de Dragonstone. Elle s’adossa alors au mur le plus prêt d’elle et donc, le plus loin du Valeryon –qui somme toute, ne l’était pas vraiment en vue de l’étroitesse des lieux…-, portant de nouveau ses mains à l’une de ses mèches qu’elle roula autour de ses doigts, occupant ainsi celles-ci à quelque chose et presque contre elle, mais subtilement, au lieu de les laisser libre et donc de laisser encore trop aisément la chance à celui-ci de la saisir de nouveau sans que cela ne soit criant de ses intentions déplacée et totalement hors convenance. Bon. Visiblement, ce n’étais pas une bonne réponse, elle tenta un truc plus probable, cette fois. Enfin, moins insultant peut-être.

-La salle du Trône?

Non plus. Elle faisait preuve d’un peu d’humour, là. Elle n’allait assurément pas le gracier de lui sortir la théorie qu’elle craignait que ce soit une chambre étant donné les regard qu’il lui jetais depuis tous à l’heure sans doute rien que pour la rendre expressément mal à l’aise ce qui lui ferait sans doute plaisir, dégénéré comme il était à n’en point douté de part ce qu’elle avait entendu, tout comme des mises en gardes à la hauteur de celles du Souverain présent. Car si elle avait entendu parler de lui, ce n’était que très peu concernant ses exploit en tant que Dragonnier, ou son Académie. Bon. Il lui restait une seule chance et ensuite elle serait fixé, alors aussi bien balancer quelque chose hors des idées qu’elle craignait malgré tout.

-Une salle de séjour… «Secrète»?

Cette fois, elle gloussa faisant mine d’être tout de même un peu intéressé par cette théorie, comme si elle pouvait être la plus plausible. Si elle détestait qu’on la prenne pour une idiote, elle savait aussi qu’en étant une jeune femme séduisante comme elle l’était –merci aux hommes sans la moindre reconnaissance autre, comme Leith-, qu’elle ne chercherait pas plus loin que la simple normalité en tant que tel. La majorité des Lady ne voyaient pas grand-chose et étaient aussi un peu stupide, mais se donnaient des airs intelligent. Lorsque venait cependant le temps de discuté d’autre chose que de robes et de thé… Enfin, cela n’arrivait pas vraiment puisqu’elles n’avaient rien à dire sur les sujets tels que l’astronomie. Elle n’avait évidemment jamais osé pousser plus loin, ce domaine étant déjà très délicat à discuter lorsqu’on était une femme et malheureusement surtout pour une jeune femme comme elle… De peur que ses intérêts ne soient vus comme de la pure Sorcellerie… Ce qui n’étais pas le cas, mais qui ferait en sorte d’attirer trop les regards sur elle ce qui en ces temps n’étaient pas le plus stratégique en soit. Surtout avec des Noblesses sans cervelles qui faisait voyager des rumeurs tels des sauterelles dans un champ de maïs.

Quoi qu’il en soit, tout cela pour dire qu’elle était coincée dans un engrenage bien, bien grand qu’elle-même et elle faisait partie de ceux qui en avaient fort conscience, étant une femme de surcroit. Elle aurait sans doute eu plus de liberté en naissant dans une famille de petit nom. Et sans doute que là on lui aurait peut-être plus permis certaines pensées moins conventionnelles, comme si c’était excusable. Alors non, elle ne balancerait pas des théories pouvant sincèrement trahir le fond de sa pensé, que ce soit son degrés de méfiance envers la Couronne, ou sa haine. Elle posa finalement ses prunelles acier dans celles du Lord.

-Alors, vous me montrer?

Demanda-t-elle tout bonnement, presque candidement, comme si les frictions de plus tôt c’étaient totalement envolée. Notamment maintenant qu’il ne la touchait ou ne lui balançait plus de menaces voilée, ce qui l’aidait énormément en fait. Finalement, Leith s’approcha de la porte et l’ouvrit, un air amusé trônais sur son visage et quelque chose lui disait que ce n’était assurément pas pour ses douces ironies. Il lui fit donc signe de rentrer et la jeune Blackfyre se montra hésitante un moment, mais selon la politesse… Alors il lui arrivait d’en avoir? Esquissant un sourire en coin, elle pénétra dans la salle plutôt sombre ce qui lui donna envie d’allumer les chandelles par la simple force de sa pensé, mais bien entendu qu’elle se reteint. Elle se contenta de laissé les honneurs au Lord qui connaissait la pièce, tandis qu’elle s’y avançait prudemment. Lentement, son regard s’habituait à l’obscurité et elle avait un peu de mal à croire ce que ses yeux voyaient, ce disant que c’était sans doute son imagination parfois un peu trop fertile, mais à mesure que la lumière se diffusait, il n’y avait alors aucun doute. Étais-ce donc là où le Souverain gardait toute sa richesse en Red Keep? Elle en doutait fort…

Des tonnes de joyaux, de Dragons d’or, des meubles, des bijoux… À perte de vue dans cette pièce qui semblait étrangement trop petite pour tous ce qu’elle y contenait. Elle jeta un regard oblique en direction de Velaryon, un peu interrogateur même. Pourquoi l’avait-il amené jusqu’ici? Pour la nargué de la richesse d’Aegon? L’appâter ou quelque chose comme ça? Elle rapporta son regard vers quelques colliers magnifique qui trônait, exposé sur une table tout aussi magnifique presque toute en or, glissant ses doigts graciles sur les bordures, pour s’arrêter sur un collier qui lui disait vaguement quelque chose. En fait non. Elle fronça les sourcils et agrippa le bijou de sur son présentoir, sans même se soucier si le Lord lui en accorderait le droit ou non. Pour l’heure, elle s’en fichait. Observant le bijou composé d’or et de pierres ébène, elle se souvenait bien d’avoir vue celui-ci fort souvent au cou de sa mère, tout comme elle se souvenait que leur défunt père l’avait même déjà accusé de l’avoir volé –et il l’avait frapper pour cela…-. Son cœur se serra. Comment le Souverain pouvait-il avoir ce satané collier? L’envie de le réclamer sur le champ lui faisait presque mal à la gorge, pourtant, elle n’en fit rien et non sans le contempler un peu, bien plus que pour ce qu’il signifiait pour elle que pour sa beauté, elle le redéposa à contrecœur, se promettant un jour qu’il lui revienne comme il aurait dû, puis détourna le regard pour tomber sur la Couronne destiné aux reines Targaryen. Elle osait tout de même imaginer que ce n’était peut-être là qu’une petite salle avec plusieurs merveilles, bien plus que les coffres de Red Keep. Enfin, sinon c’était un peu pathétique. Les Blackfyre se défendaient bien eux aussi dans l’art d’accumuler ce genre de babioles de valeurs, tout comme d’être parmi les meilleurs investisseur dans la Banque de Fer en Westeros, assurément, mais jamais elle ne s’en venterais ouvertement, encore moins montrer les joyaux à une autre Maison même allié. Pouvant sentir Velaryon tout prêt d’elle, Helzebeth se retourna vers lui, délaissant sa contemplation.

-Pourquoi me montrer cet endroit, Milord? Croyez-vous que cela m'impressionne comme les Lady de «petits» nom? Elle avait eu du mal en fait, à retenir sa colère et son interlocuteur put assurément noté que quelque chose l’avait troublée. La vue du collier la hantant encore un peu trop, mais pourquoi ne pas en profité pour lui rappeler -même s'il n'avait sans doute pas oublié- à qui il avait à faire... Et de garder ses foutue distance... Sans doute pas pour montrer que le Souverain n’est pas si «pauvre» que toutes les Maisons le prétendent en ne payant pas leurs redevances, entre autre? J’aurais imaginé quelque chose de plus… Vaste, plus impressionnant. Pour être franche, mais il est vrai que les temps sont durs, n’est-ce pas...

Elle détourna le regard comme si elle était déjà ennuyer par les lieux. Ce qui n’était pas totalement faux. Si elle aurait pu laisser échapper un commentaire plus ou moins appréciable sur les lieux, elle ne le fit pas. Hors de question de se montrer si aisément impressionnable. Elle était une Blackfyre et officieusement Princesse. Cela ne serait pas lui faire honneur si elle s’émoustillait devant si peu, comme n’importe qu’elle jeune femme de petits noms. Elle n’arrivait pas à chasser ce collier de son esprit. Comment diable c’était-il retrouvé ici? Et cette question la démangeait, mais jamais elle ne la partagerait, pas au Lord. Surtout pas à lui.

-J’ai cru comprendre que certaines ont «au moins» su rattraper leur bévue au Bal. C’est une bonne chose... Bien que fort dommage d’avoir gâché un si magnifique buffet pour la cause... Cela m’a coupé un peu l’appétit, je dois avouer… Vous savez, je ne suis pas très familière avec la barbarie. Elle lui jeta une brève œillade ponctué d’un petit sourire désolée, presque gênée de son aveux. C’était un fait, elle était une jeune femme, jeune Lady élevé dans un cocon doré, disait-on. Aussi bien s’en servir, non? Mais l’expression de Sir Lannister en valait sans doute la chandelle. Au fait, j’ai énormément entendu le mot «guerre» le reste de la soirée, bien que je sois partie peu de temps après tout ceci… Est-ce vrai?

Tiens, voilà enfin une façon plutôt habile d’apporter un sujet à titre simplement informatif, sans réellement donné son avis ni quoi que ce soit. Le genre de question qu’une jeune Lady comme elle pouvait bien s’enquérir en toute innocence sans éveillé le moindre soupçon ou être déplacée. Pour s’éloigné de nouveau du Lord qui se rapprochait bien trop de sa personne pour elle –encore-, elle tourna les talons dans le sens opposé et non sans prendre son temps –car l’empressement pourrait laisser sous-entendre à Leith qu’elle craignait cette solitude avec lui-, elle entama de se diriger vers la porte de sortie. Ils n’avaient pas besoin de resté seuls ici pour discuter de cela… Non? Ils avaient un couloir étroit à passer avant, de surcroit.

♔ Lady de Black Castle
♔ Sorcière errante
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Jeu 9 Nov - 20:36
L’un des petits plaisirs de la vie de Leith, c’était de voir le malaise qu’il causait autour de lui par son attitude, savoir qu’il était haït pour ce qu’il était et qui il était, mais ne point cesser pour autant d’être un monstre, à l’image du vénérable Roi qu’il servait avec toute son affection et sa folie. Peu de choses réussissaient autant à faire sourire la Main du Roi que savoir qu’il dérangeait et déplaisait, sauf peut-être arranger et plaire à Aegon, un bonheur qui n’a pas d’équivalence. Avec Helzebeth, même si elle masquait bien son dédain, le chef des dragonniers prenait vraiment son pied. Aucune petite adolescente de seize ans ne pouvait supporter un tel traitement, et même si elle cachait habilement son malaise, son nouveau tyran pouvait sentir son dégoût. Après avoir maladroitement resserré son bras, probablement par absence d’équilibre lorsqu’il l’avait entraîné dans le passage secret, la lady tenta (sans succès) de récupérer sa main pour rompre leur contact avant de lui jeter un regard remplis de reproches, preuve s’il lui en fallait une qu’il la répugnait. Dire qu’elle n’avait rien vu de lui encore…

Helzebeth prétendit que l’absence de ses gardes l’arrangeait puisque leur présence commençait à l’embêter de toute façon, mais Leith sentait qu’elle voulait simplement avoir l’air à l’aise alors qu’il vrillait toujours son regard dans son décolleté attrayant. Le sourire sarcastique et lubrique du Lord ne s’amenuisa point, au contraire, s’intensifiant à ce commentaire. Tant mieux, il n’avait pas envie d’être suivi non plus, pour ce qu’il avait en tête. La jeune lady prétendit même qu’il était heureux qu’elle soit avec lui, ce qui fit pouffer franchement Lord Velaryon, qui n’en croyait pas une miette. Adorable petite créature, à vouloir faire sa forte, c’était exactement comme ça qui les aimait. Pas comme la petite benjamine royale, tellement faible et soumise qu’elle ne constituait même plus un défi à déranger. Plus il devait cuisiner ses victimes pour les faire craquer, plus il s’amusait. Juste à fixer ses sublimes iris, la Main du Roi pouvait voir rouler ses méninges dans son cerveau (lorsqu’il ne matait pas ses attributs féminins) alors qu’elle réfléchissait à ce qu’il voulait faire d’elle en cet endroit, avouons le un peu lugubre, seuls et retirés de tous. Évidemment, il n’était pas assez stupide pour penser que son frère ne serait pas au courant de cette mise en scène, mais justement, il espérait qu’il apprenne tout ce qui se passerait en ce lieu, si possible. On ne savait jamais quand les Blackfyre pourraient lui servir, surtout en ces temps hostiles où nombres de révoltes internes s’éveillaient dans les sept couronnes et où cette dernière maison menaçait justement l’équilibre de leur Roi à tous!

Arrivés devant la porte, la jeune Lady tenta à nouveau de se défaire de lui, sans plus de succès que la fois précédente, accentuant le sourire lourd du Chef de l’Académie. Elle n’avait pas encore tenté de résoudre l’énigme et Leith était reconnu pour être plutôt borné en la matière. Enfin, Helzebeth se plaignit qu’elle n’avait même pas d’indices et qu’il pourrait y avoir n’importe quoi derrière la mystérieuse porte verrouillée, en boudant comme une enfant totalement craquante… ou croquable, selon qui regarde. À force de se taire et l’observer, la demoiselle roula des yeux vers le ciel pour proposer une réponse aussi puérile qu’enfantine, certainement pour se débarrasser le plus rapidement possible du jeu qu’il lui imposait. Dommage qu’elle n’avait visiblement pas encore l’âge, la maturité et l’expérience de la vie pour réaliser que sa suggestion de salle de bain royale avait quelque chose d’extrêmement lubrique. Aussitôt qu’il eut ris de cette stupide tentative, Blackfyre en profita pour se débarrasser enfin de sa prise, ce que Velaryon décida de ne pas reprocher, pour l’instant du moins, mais garda son regard dérangeant sur elle, le temps qu’elle trouve une autre idée. La salle du trône n’étant pas la bonne non plus, le Lord de Dragonstone soupira bruyamment, mais plus d’amusement que d’ennui.

-Allez un effort, je suis certain que vous pouvez y arriver si vous voulez, insinua-t-il plus pour l’inquiéter que pour l’encourager, espérant qu’elle s’imaginerait une scène tout à faire inacceptable qui, si elle lui avait traversé l’esprit évidemment, n’était pas encore le plan de Velaryon.

Et voilà, avec un peu d’effort, elle s’approchait du but. C’était bel et bien un secret, comme l’indiquait le passage qui y menait, bien que moyennement une salle de séjour. Enfin, autrefois, elle avait bien servi comme telle, mais la famille Velaryon s’en servait depuis belle lurette comme cachette à trésors. Depuis peu, les Targaryen avaient aussi commencé à y entreposer quelques richesses, leurs propres cachettes étant toutes trop pleines. En silence, mais avec un sourire qui lui laissait entendre qu’elle avait la victoire (ou presque) avant de déverrouiller la porte et la lui ouvrir, s’effaçant dans son encadrement pour l’inviter à entrer devant lui. Après une hésitation assez évidente, Helzebeth s’avança enfin en s’efforçant de sourire pour ne pas paraître mal à l’aise, bien que cela ne trompait nullement Leith. Celui-ci la suivit dans l’obscurité, trouvant à tâtons les silex qu’il gardait toujours à portée, allumant d’un seul coup la première chandelle sur le bord de la porte, avant de poursuivre sa tournée, bougie à la main, pour allumer les autres et éclairer graduellement le sublime spectacle qui se dévoilait sous les yeux de Blackfyre.

Une importante richesse, partiellement Targaryen, partiellement Velaryon, beaucoup des saisies de taxes non payées chez d’autres familles, les bijoux et autres objets précieux provenaient des sept couronnes de Westeros. Pourquoi montrer cela à une ennemie? D’abord parce que c’est amusant de voir la surprise dans les yeux magnifiques de cette jeune déesse, mais surtout parce qu’il ne craignait pas son frère. Qu’il sache, il n’en avait cure. Cela n’était qu’une fraction de ce que la couronne possédait, grand merci à l’alliance formée avec la Banque de Fer, notamment à l’aide d’un des dragonniers choisit nul autre que par Leith lui-même. Mais au-delà de tout cela, parce qu’il se souvenait de chaque saisie qu’il avait accomplit lui-même, chaque objet qu’il avait pris aux familles qu’il avait dépouillées pour rembourser leurs dettes d’impôts, perché sur son dragon, et que l’un d’entre eux intéresserait certainement la lady.

-J’espère que la vue vous plait, milady… susurra-t-il avec son habituel sourire charmeur. La mienne est exquise.

Quelques secondes plus tard, les sublimes iris d’Helzebeth se posaient sur un collier, qu’elle pris dans ses mains comme il l’avait prévu. Ce bijou, c’était la mère de la jeune lady qui le lui avait donné directement pour payer la dette que son époux refusait de clore, craignant sans doute de mettre sa famille en danger, et avec raison. La famille Blackfyre n’avait probablement jamais été au courant de la visite du Chef de l’Académie en leur demeure pour récupérer le dû du Roi, mais cela n’avait guère d’importance. Maintenant, la petite savait. Celle-ci le déposa comme s’il ne l’avait pas renversé par sa présence en ces lieux, avant de porter son attention sur la couronne qui scieraient à la future Reine, si encore Aegon finissait par se décider à marier… ce qui commençait à tarder d’ailleurs. Non mais… pas question de laisser le trône à cet imbécile insignifiant d’Aerion, qui était juste bon pour les basses besognes.

Pendant sa contemplation des richesses, Leith avait profité de l’inattention d’Helzebeth à son égard pour se rapprocher encore, envahissant son espace de façon subtile comme il savait si bien le faire, juste assez pour déranger sans dépasser une limite inacceptable. Passablement irritée (et Velaryon ne pouvait que deviner pourquoi avec au cœur un hourra de victoire) Blackfyre lui demanda s’il pensait vraiment que ça l’impressionnerait, qu’elle ne comprenait pas ce qu’elle faisait là.

-Oh, ne vous en faites pas pour notre bien aimée couronne, milady, les temps sont parfaitement agréable pour Son Altesse, quelles que soient les familles refusant de payer, il obtient toujours ce qu’il veut, par la force ou par la manipulation. Non, je vous ai emmené ici seulement parce que je croyais qu’il vous plairait de recevoir un petit cadeau de la maison? Après tout, malgré les quelques… tensions entre nos familles, vous avez quand même accepté de venir rendre hommage à notre bon Roi et remplacer votre frère dans ses devoirs. Vous méritez bien une petite récompense… souffla-t-il en caressant du bout des doigts le collier qui l’avait intéressée un peu plus tôt comme il l’avait prévu pendant qu’elle détournait les yeux, comme par manque d’intérêt.

Enfin, la jeune lady ajouta qu’elle trouvait dommage que le buffet ait été gâché simplement pour récupérer les dettes de la couronne, que ça lui avait coupé l’appétit, et Leith ne pu se retenir de rire à ce commentaire. Cela avait été le cas de bien des gens, tant pis pour les âmes sensibles, ils savaient à quoi s’en tenir avec les Targaryen de toute façon, non? Il ne faut pas jouer avec le feu, et Aegon est le dragon… Ne croyant nullement à son innocence face à la barbarie (après tout, les Blackfyre étaient presque autant descendants des Targaryen que les Velaryon…) le Chef de l’Académie lui resservi son sourire avec sarcasme en levant devant ses yeux le fameux collier de sa mère, juste comme elle essayait de tâter le terrain à savoir si une guerre se préparait.

-Ma pauvre, pauvre lady, une si pure demoiselle telle que vous, peu familière avec la barbarie, ne devrait pas se soucier d’affaires aussi horribles que la guerre, non? Ne vous souciez donc pas des atrocités du monde des hommes, et acceptez plutôt ce présent. J’ai cru comprendre qu’il vous plaisait, j’avoue avoir oublié où je l’ai repêché celui-là, mais je suis persuadé que son ancienne propriétaire ne vous en voudra pas de reprendre son bien. Et puis, vous n’avez regardé que celui-ci, outre la couronne, que malheureusement je ne peux pas me permettre de vous donner, seul son Altesse Aegon en choisira la propriétaire… Mais je peux toujours mentionner votre nom en cet intérêt, si c’est ce que vous voulez? Les Blackfyre ont toujours voulu le trône non? Reine consort vous siérait bien je trouve.

Si Helzebeth lui avait d’abord tourné le dos en se dirigeant vers la porte, elle avait vite rapporté son regard sur le bijou, signalant à Leith, qui en éprouva un malin plaisir, qu’elle avait été attirée par l’évocation du collier. Ou de la couronne? Qu’importe, l’homme franchit à nouveau la distance qui les séparaient, main tendue pour lui propose le bien qu’elle voulait visiblement récupérer, mais refusant de le lui laisser lorsqu’elle fit mine de tendre la main. Un sourire moqueur aux lèvres, Velaryon entreprit plutôt de le lui poser lui-même autour du cou. En joignant les deux attaches dans sa nuque d’une seule main, il entreprit de la contourner pour se retrouver dans son dos, où il dégagea la chaire tendre de son cou en repoussant délicatement ses longs cheveux sur son épaule, exagérant le temps qu’il lui fallait pour cette manœuvre en profitant de sentir la texture de sa peau sous ses doigts. Lorsqu’il eut terminé d’attacher le fermoir doré, le Chef des dragonniers laissa sa main dan la nuque de la lady plus longtemps que ne le voulait la décence.

-Son Altesse, la Reine Helzebeth Blackfyre Targaryen des Sept Couronnes, cela sonne plutôt bien vous ne trouvez pas? susurra-t-il en prenant son temps pour replacer la chevelure de la lady dans son dos, caressant ses épaules de façon ostentatoire au passage.

Bien sûr, il ne croyait pas une seconde que la petite ait la moindre chance avec la Roi, à moins d’être certains qu’elle calmerait les ardeurs de son frère et qu’elle serait fidèle à la couronne, ce dont Leith doutait fortement. N’empêche que c’était trop amusant de le mentionner comme une possibilité, juste pour la faire douter.

-À moins que vous préfériez la sonorité de Lady Helzebeth Blackfyre Velaryon de Dragonstone? se moqua-t-il en chuchotant exagérément près de son oreille, s’étant avancé dans son dos jusqu’à être totalement inapproprié. Vous ai-je déjà mentionné, au fait, milady, que vous ressemblez incroyablement à ma sœur? Oh, je vous assure, dans la famille, cela constitue un compliment de plus haut niveau, n’ayez crainte. Bien sûr, vous avez le sang du dragon, vous aussi, autant qu’elle, d’où la ressemblance. Même votre attitude me la rappelle, et à ses heures, cela aussi est un compliment… Ne soyez donc pas si pressée de partir, on s’amuse bien ici, non?
♔ Main du Roi
♔ Lord de Dragonstone
♔ Chef de l'Académie des Dragonniers
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Sam 11 Nov - 23:59




Ses airs lui tapaient sur les nerfs à lui en faire mordre ses lèvres au sang, pour le bien de son nom, les intérêts de son frère, les siens, elle devait peser ses paroles. Il en était tout autant lorsqu’il utilisait ses paroles charmeuses à son égard. Cela la dégoûtait et assurément qu’elle refusait de ce laissé aussi aisément embobiner dans cette mascarade inutile. Elle était belle et elle le savait et sans doute comme les Princesses Targaryens, c’était aussi une malédiction. Il fallait sans doute payer d’une manière ou d’une autre le sang de Dragon qui coulait dans ses veines, mais elle n’était pas prête pour ça. Bien qu’elle fût fière de porter son nom, elle avait souvent espéré naître sous une autre Maison. Fille de rien, elle aurait pu se permettre de vivre et de rêver. Peut-être bien de crever dans la misère aussi, mais elle préférait bien des choses à la perspective que lui offrait sa propre vie. Dénué de bonheur, d’amour, de liberté et…

Le bijou composé d’or et de pierres ébène ne quittait son esprit, tellement, qu’elle ne put s’empêcher de jeter un coup d’œil oblique vers les doigts du Lord qui caressait celui-ci, tout en lui offrant une réponse sur ce qu’ils faisaient ici. Elle était perplexe, oui, mais sans doute cherchait-il à la manipuler. Après tout, n’était-ce pas l’une des activités favorites du Souverain et de son bras droit? Après la violence, cela allait de soi. Alors, elle détacha son regard de lui, de tout. Il ne l’aurait pas aussi facilement, s’il pensait qu’elle était aussi idiote que ses Lady de petits noms. Elle était certes jeune, mais elle avait une tête sur les épaules et elle savait que la faiblesse était dangereuse. Comment l’être, en étant une Blackfyre? C’était là une insulte pour son sang, mais… De cet instant de faiblesse, elle avait fait l’erreur de laissé paraître cet intérêt pour le collier de sa défunte mère et cela n’avait assurément pas échappé à l’œil calculateur du Lord qui se trouvait toujours et encore, trop près d’elle.

Alors voilà une autre raison qui lui avait donné envie de quitté cet endroit. Une récompense. Et elle le trouva cruel. Il y avait plusieurs manières de l’être, mais selon elle, la pire des cruautés était de la tenté avec la seule et unique faiblesse qu’elle avait eu le malheur de laissé transparaître. Et le pire, c’était qu’elle désirait réellement ravoir ce collier. Cela n’avait rien avoir avec son prix, si ce n’étais qu’il aurait toujours une valeur sentimentale pour elle plus forte que n’importe qui en ce monde. Devait-elle vraiment se permettre de laissé l’un des seuls vestiges de sa mère et de sa famille rester séquestré dans la cache doré du Roi? Sacrilège… Pourtant, tout le monde savait que les cadeaux de la Maison étaient empoisonné, mais celui-ci lui revenait de droit. Elle ne pouvait, ni ne désirait le refusé.

Alors qu’elle marchait en direction du couloir, ayant presque franchis la porte écoutant tout de même les propos du Lord avec attention en espérant qu’ils quittent cet endroit, la question qu’il lui posa la força bien malgré elle à rapporter ses prunelles lunaires en sa direction avec un intérêt bien malgré elle, mal dissimulé. Il tenait bien entendu toujours le collier entre ses doigts, le lui tendant. Observant l’objet un moment, elle releva son regard dans ceux du Lord. Il mentait assurément en disant avoir oublié où il l’avait repêcher. Cela gâcherait bien trop ses belles paroles... Étais-ce alors réellement lui qui l’avait arraché à sa mère? Pourquoi? Et quand? Il fit ensuite mention de la Couronne, laquelle elle jeta un bref regard, n’éprouvant qu’un frisson de dégoût à l’idée d’imaginer sa vie lié à celle d’Aegon le Cinquième. Même si cela ne pouvait être qu’une occasion en Or de reprendre ce qui venait de droit aux Blackfyre depuis des années, il y avait tout de même des limites à ce qu’elle pourrait supporter de faire pour son propre sang et autant que son frère aîné pouvait les détester, elle espérait que son amour pour elle était plus fort que les convictions familiales, car elle craignait peut-être un peu qu’il soit tenté par l’appât du gain? Non… Et elle se sentait honteuse de croire une telle chose de lui… Après tout ce qu’il avait fait pour elle. Non? Ou bien étais-ce qu’il avait des desseins plus grand que ceux de leur paternel? Bon sang… Traîner en Red Keep la rendait littéralement paranoïaque. Ce Château était maudit. Comme si à trop y rester tout le monde y perdait un peu plus la raison. Sa langue glissa.

-Ce n’est pas nécessaire je vous remercie...

Finit-elle par répondre plutôt sèchement. Reine Consort. Qu’il mentionne son nom en cet intérêt. Sincèrement? Presque tout encore, mais pas une telle chose. Qui pouvait oser? Elle, visiblement et elle se mordit la lèvre inférieur, pour cela. Même si elle savait que le Roi en soit n’était pas assez bête pour jeter son dévolu sur elle, elle préférait ne pas attirer inutilement trop son regard sur sa personne. Elle pâtissait déjà suffisamment, selon elle avec le Lord Velaryon. Dans tous les cas, elle réalisa que sa réplique pourrait sans doute mal paraître. Elle ne pouvait pas laisser ça ainsi. Après tout, elle était une Lady et tout autant que la guerre, les histoires de mariages ainsi que des choix n’appartenait qu’aux hommes. Elle reteint un soupir irrité.

Le Lord choisi de briser la distance qui les séparait, s’approchant d’elle. L’envie de reculer fut présente, mais ses prunelles s’abaissèrent de nouveau vers le bijou qu’il lui tendait et elle se trouva pathétique, mais elle finit par entamé un mouvement gracieux, mais prudent, en tendant la main. Alors qu’elle croyait que ses doigts allaient pouvoir se saisir de l’objet de sa convoitise, Leith afficha un sourire moqueur, qui la renfrogna bien aussitôt. Continuant de s’approcher, il choisit plutôt une manière élégante –si l’ont peu dire ainsi…- de le lui remettre. Il glissa le bijou sur son cou, puis poussa doucement ses cheveux doré sur son épaule, dévoilant une nuque et des épaules frêles. Elle posa instinctivement une main sur le collier lorsqu’elle senti son poids se glisser entre sa gorge et sa poitrine, fermant bien malgré elle les yeux, profitant de cette sensation que de ressentir sa mère prêt d’elle de nouveau. Sa chaleur.

Si étrangement le contact des doigts du Lord ne l’avait pas autant déranger qu’elle ne l’aurait cru, loin d’être aussi brutaux que sa poigne précédente qui l’avait forcée à garder une main sur lui, c’était sans doute la magie du moment qui aidait sa cause, assurément car cela n’avait rien à voir avec lui. Au fond. Il laissa sa main contre sa nuque, tandis que son pouce semblait vouloir s’attardé à découvrir la peau environnante. Ses doigts glissèrent lentement dans ses cheveux, les replaçant avec une étrange attention de nouveau derrière son dos, caressant ses épaules au passage. Ce qui était peu nécessaire… Et la rendit fort bien inconfortable, tout comme la ramenant bien rapidement à la réalité, surtout en vue des paroles qui accompagnait ses gestes.

-Vous dites n’importe quoi. Tous le monde sais bien que jamais le Souverain des Sept Couronne ne se tournerait vers une Blackfyre.

Surtout qu’elle était la seule, alors. C’était sincèrement d’une absurdité et lui-même semblait le croire. Au moins avaient-ils un point en commun, mais pour des raisons fort différentes. Reine Helzebeth Blackfyre, si on retirait le fameux Targaryen, sonnait plutôt bien à ses oreilles cependant, mais elle avait préféré ne pas relever. Elle sentie le corps du Lord s’appuyer contre le sien et cette proximité la figea sur place, lui envoyant une bouffée de chaleur qui était loin d’être bon signe. Surtout pas en vue des paroles qu’il continuait de prononçer, tandis que ses lèvres frôlaient l’une de ses oreilles alors qu’il chuchotait d’un ton moqueur et elle espérait sincèrement qu’il n’était pas sérieux. Pourquoi jouait-il à cela avec elle? Qu’est-ce que cela lui donnerait, au final? Elle ne lui permettrait pas d’en tirer plaisir outre mesure… Encore moins à ses dépens.

-«Princesse» Helzebeth Blackfyre me suffirait amplement.

Un peu culoté de sa part? Elle n’en avait cure. C’était la vérité et même si la Royauté n’acceptait toujours pas cette légitimité, elle ne ce gênerait pas, pour l’heure, de faire un petit rappel au Lord. Et si elle n’était pas officiellement reconnue, elle agissait bien comme tel. Enfin, jusqu’à une certaine limite, mais pour l’heure, tant qu’à fabuler… N’est-ce pas? Malgré l’inconfort de cette proximité, elle tourna légèrement la tête vers celle du Lord, fixant ses prunelles violacées et affichant un sourire en coin, mais elle détourna de nouveau le regard, sous la comparaison qu’il lui fit de sa propre sœur. Cela la dégoûta au plus haut point. Elle était tout à fait consciente que les Velaryon avaient ce point commun avec les Targaryen que de se marié entre frères et sœurs, cousins et cousines afin de garder la pureté de leur sang intacte et quelque chose lui faisait clairement comprendre qu’il avait sans doute, tout comme le Roi, déjà profité de sa cadette.

-Mais c’est bien connu, les sangs de Dragons n’apprécie pas de partager leurs sœurs, de toute façon. Je ne fais pas exception à la règle, vous savez.

Elle ne sous entendait rien avec son propre frère comme lui pouvait bien le faire avec sa sœur même si plusieurs croyaient que le Lord Blackfyre était désireux de la garder comme épouse, ou bien avait abusé d’elle? C’était absurde. Elle était plus que convaincue qu’il ne lui ferait jamais une chose pareille… Il… Il l’avait après tout protégé de son père, ainsi que de ses plans pour elle, laissant en suspend ceux-ci. Pourquoi jouerait-il alors son rôle. Non. Et peu importe ce que Velaryon en pensait, elle sous-entendait plutôt qu’elle doutait fort que celui-ci ne la cède, que ce soit au Roi ou à la main de celui-ci. Voilà tout. Déjà, bien que les Connington étaient de bons alliés et qu’elle était potentiellement promise au fils du Lord, elle doutait que son frère respecte cette promesse. Surtout que si un tel mariage arrangé avait lieux, les alliances seraient claires. Conningtons devait assurément délogé les Barathéon, pour que cela en vaille la chandelle. Enfin, c’était selon son père. Que souhaitait son frère? Que souhaitait-elle? Elle était désireuse que cet air amusé et moqueur quitte son visage au plus vite.

-Je peux toujours mentionner votre nom en cet intérêt, si c’est ce que vous voulez, mais promettez-moi de ne pas être trop déçu s’il refuse votre candidature.

Elle afficha un air moqueur tout autant que celui que lui avait offert le Lord plus tôt, peut-être afin de le nargué un peu, en répétant sa propre phrase du moins en partie. Cependant, il était vrai qu’elle n’était après tout que la Lady de Blackfyre et elle n’était que la messagère en cette visite en Red Keep en l’honneur du Bal organisé par le Souverain. Elle ne prenait aucune décision politique et elle commençait à croire que le Lord savait très bien sur qu’elle voie il s’engageait, surtout en présumant qu’ils s’amusaient bien ici, tous les deux… Son frère voudrait lui arracher les mains, lorsqu’il apprendrait qu’il avait osé lui effleurer la peau, appuyer son corps contre le sien… Quand à ce regard lubrique qu’il lui jetait… Mais peut-être était-ce ce qu’il désirait, aussi? Elle savait pertinemment qu’il avait l’esprit tout aussi tordu que le Roi lui-même. Elle n’apréciait toujours pas la perspective d’être seule avec lui.

Elle se détacha de sa prise, tandis qu’elle eut l’impression, l’espace d’un instant, de ressentir les doigts de Leith se resserrer sur ses épaules délicates. S’éloignant de quelques pas, elle se retourna afin de lui faire face les sourcils froncés, sa main abandonnant finalement son collier, tandis qu’elle laissa ses bras pendre de chaque côté, où elle secoua légèrement sans s’en rendre compte l’une de ses mains, désireuse d’en chasser la sensation d’une flamme qui voulait y naître. Elle n’aimait pas être soudainement si inclus parmi les sang de Dragons. Pas de la manière qu’il l’exposait, du moins. Elle marcha ensuite de façon nonchalante dans la pièce, prenant une poignée de piécettes dans ses mains, qu’elle laissa couler dans le coffre ouvert.

-C’est surtout qu’il me tarde de découvrir les autres secrets que vous auriez à me partager en Red Keep à moins que c’est que vous manquez d’inspirations? Les Jardins me conviendraient aussi. Cela fait aussi longtemps que je n’y es pas mis les pieds. Ils doivent être tout aussi beaux que dans mes souvenirs.

Elle s’approcha de lui, puisque sommes toutes, il se retrouvait dorénavant entre elle et la porte, puis s’arrêta à sa hauteur et leva gracieusement son bras, afin que le Lord lui tende le siens, rien que pour lui démontrer qu’elle n’était pas de ces peureuses qui chercheraient à le fuir telle un lièvre devant un loup. Il n’avait qu’à ne pas être grossier. Elle pourrait être sa fille…

-Milord?

Et Leith avait bien beau raconter tout ce qu’il désirait, la Couronne n’étais pas dans la meilleure des positions pour se permettre qu’une Maison de plus ne songe à prendre des mesures pour faire tomber la tête sur le Trône. Si les Connington faisaient tombé les Barathéon, l’alliance Blackfyre avec les Stormlands ne les rendraient que plus menaçant et elle espérait cette réussite de tout cœur, question de voir les Targaryen ce recevoir un bon coup et le Lord Valeryon ravaler sa langue… Et ses pensées. Et s’il préférait prétendre qu’elle était trop pure pour entendre parler des barbaries de la guerre, ne serais-ce que d’avoir un aperçus de son point de vue –et une information quelconque utile…-, alors elle se devait de jouer le rôle de la petite Lady qui apréciait la beauté et le calme des jardins. Ce n’étais pas bien difficile et cela lui permettrait de ne plus être seule, ici et avec lui, car non, elle ne s’amusait pas vraiment, bien qu’elle tâchais de rester passablement de bonne compagnie. Si l’ont se méfiait de son frère, la sous-estimer pouvait rester quelque chose de tout à fait acceptable. Peu importe lorsqu’elle sortirait, la surprise n’en serait que plus grande et peut-être alors comprendraient-ils à quel point le sang de Dragon qui coulait dans ses veines était ardent. Et qu'il n'étais en rien aussi aisé de la saisir. Il se brûlerait à trop tenté de brusqué la jeune beauté.

♔ Lady de Black Castle
♔ Sorcière errante
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