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A Crow surrounded by Wolves [PV Sullivan]

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Jeu 31 Aoû - 23:58


C’était à peine l’aube et le territoire des Karstark s’étendais sous elle à perte de vue. Elle pouvait voir les arbres défiler sous elle, doucement tandis que le manteau blanc de la neige recouvraient leurs pieds, comme pour les réchauffé. Douce ironie. Entendant un croissement dans son esprit, la jeune Lady, se déconnecta de l’animal et observait de nouveau son plafond. Poussant un bâillement, elle s’étira longuement et se leva pour jeter un coup d’œil dehors, même si elle savait déjà le temps qu’il faisait. Elle comptais discuté avec quelques soldats de quelques réparations à apporter aux remparts, puis elle devrait sans doute passé une bonne partie de la journée enfermé à l’intérieur pour trôner à l’ancien bureau de son père et classer tous les documents, ainsi que répondre à quelques Missives de condoléances qui n’en finissait plus. Enfin, c’était l’impression qu’elle avait. Ce n’était pas qu’elle n’avait pas aimé son père, au contraire, mais elle avait sincèrement envie de tourner la page, ou simplement de faire en sorte que la blessure s’apaise un peu.

Elle adorait l’action et pourtant elle trouvait qu’en ce qui concernait certains aspects de sa nouvelle position de Lady de Karhold, certaines choses allaient trop vite. Il y avait plusieurs choses que son père n’avait pas partagé avec elle, certaines plus délicates que d’autres et elle avait dû passer beaucoup de temps avec le Maester et le Commandant, surtout, pour mettre au clair certains détails afin de ne pas commettre une bévue difficile à réparer. Comme le fait que son père avait pris un accord avec une autre Maison du North afin d’attaquer très prochainement Winterfel. Quant aux Bolton… Elle n’avait toujours pas reçus de réponse à la Missive qu’elle leur avait envoyée et espérait que cela ne soit pas nécessairement mauvais signe. Elle ne désirait pas se marié. Elle se fichait bien de leur réputation, cela ne concernait qu’elle. Enfin… Elle ne les craignait pas, mais elle n’était pas particulièrement désireuse de ce mettre la Maison Bolton à dos, tout simplement. Ils pouvaient faire des alliés de taille, tout comme le contraire était aussi vrai. Cependant, elle avait toujours craint que l’ancien Lord ait les idées trop, trop similaires à celles de son défunt père. Quand était-il de son fils?

Quoi qu’il en soit, la jeune Karstark se leva et enfila ses vêtement qui fusent bien plus pratique qu'élégant, pour y ajouter ensuite son manteau de fourrure ainsi que ses armes. Elle quitta sa chambre et déambula dans les couloirs afin de se diriger aux cuisines lorsqu’elle sentie qu’elle devait se reconnecter à sa créature aillé. Le faire en marchant n’avait jamais été une bien glorieuse idée, mais cela lui arrivait de le faire sans réellement y penser. Projetant son esprit en lui, elle repéra ses hommes qui se battaient visiblement avec un inconnu. Mmhh. S’approchant d’avantage afin de se percher à un arbre, elle remarqua, rapidement, les habits qu’il portait. Il faisait partie de la garde de nuit! Que faisait-il si loin du Mur? Et pourquoi ce battaient-ils tous? Dans tous les cas, elle fut rapidement ramener à elle lorsqu’elle senti son corps heurter une paroi dure, puis qu’elle se senti tomber, pour atterrir directement sur le postérieur. Charmant. Un peu gêner. Elle jeta des coups d’œil furtifs autour d’elle et avisa une servante qui accourait pour l’aider à se relever.

«Milady! Êtes-vous blessée?!»

Fit la jeune femme tandis qu’Azrith fouettait le vent de sa main, signe qu’elle pouvait le faire seule, puis se releva, passant une main furtivement dans ses long cheveux couleur terre pour les replacer. Elle remarqua qu’elle était bien heureuse d’avoir légèrement bifurqué vers la gauche durant son avancée, puisqu’elle aurait pu débouler les escaliers de pierres. Elle poussa un soupir et remercia tout de même la servante, pour s’élancer dans le but de rejoindre les écuries et de faire sceller sa monture. Elle n’avait pas de temps à perdre. Ces idiots allaient abattre un Garde de la Nuit et s’ils avaient une bonne raison de le faire, elle voulait la connaître et ce, sur le champ!

La monture scellé rapidement par le palefrenier alors qu’elle était déjà suivis d’un groupe de 5 hommes de près, l’ayant vue traversé la grande salle comme si le feu avait pris en Karhold, ils lui demandèrent brièvement ce qui se passait, mais les explications de la Lady n’étaient visiblement pas suffisante, même pour elle. Elle talonna sa monture afin de rejoindre les lieux du crime, un peu plus vers le Nord. Chose qui n’étaient pas si étonnante en soit. Elle eut l’impression que cela pris une éternité pour arriver. Ce n’étais pas qu’elle s’inquiétait particulièrement pour la santé du pauvre bougre qui était tomber dans la griffe de ces Soldats qui faisaient une ronde, mais elle savait qu’avec les tensions que tout le monde avait depuis un certain temps, il étaient plus prompt à réagir et ainsi faire une idiotie monumentale. Elle arriva en vue du groupuscule qui visiblement retenait le jeune Corbeau contre son gré.

-Que ce passe-t-il.

Fit-elle en arrivant à quelques pieds avec sa jument qui s’ébroua sous l’arrêt rapide de sa course freiner, faisant quelques pas en surplace, tournant autour de ceux-ci. Son regard parcouru ses hommes, mais s’arrêtèrent surtout sur les traits du jeune homme à la chevelure… Immaculée, tandis qu’on lui expliquait brièvement les raisons qui les avaient mené à cette altercation qui somme toute, étaient très pauvre. Le jeune homme semblait-il ne faisait que déambuler entre les arbres et avait refusé de leur mentionner la raison de son passage sur les abords des remparts qui somme toutes, étaient impossible à voir d’ici. Elle descendit de sa monture, tandis qu’un de ses Soldats lui agrippa la bride et se dirigea vers le prisonnier, toujours sans le quitté du regard.

-Et qu’à-t-il fait à part marcher et refuser de vous dire pourquoi il le faisait?

Elle leur jeta un regard noir. Ce n’étais pas vraiment une manière de traité les gens. Elle savait que son père avait été plus dure en ce qui concernait la surveillance du Territoires, trop paranoïaque à croire qu’on les attaquerait. Avait-il raison de craindre une telle chose? Elle n’en était pas assurée, mais elle avait gardé la même habitude, seulement, ils devraient assurément mettre un peu d’eau dans leur vin.

-Vous n’avez pas remarqué ses vêtements.

Constata-t-elle. Ses hommes se regardèrent, justifiant que cela ne voulait rien dire et qu’il valait mieux se méfier, qu’il était peut-être un espion envoyé par une autre Maison. Surtout avec tous les changements qu’il y avait eu récemment, dont la mort de son père, sa position de Lady, c’était très possible. D’ailleurs, ont lui nomma quelques Maisons susceptible de faire une chose pareille, mais elle leva la main prestement, l’incitant à se taire. Elle jeta un coup d’œil oblique à celui qui avait soulevé la théorie.

-J’ai compris, merci.

Elle se tourna vers le potentiel Corbeau et hocha un bref coup la tête, indiquant aux hommes qui le retenaient de le relâcher. Chose qu’ils firent, non sans hésiter quelque peu.

-Pardonnez nos manières, Milord. Il est cependant vrai que de vous trimballer dans les environs de Karstark avec les tensions présente entre certaines Maisons que vous connaissez sans doute en vue de votre rôle de protecteur du North, tout comme de refuser de décliner votre identité n’étais peut-être pas la chose la plus judicieuse en soit. Elle put entendre quelques un de ses hommes gloussé. Cependant, je sais qu’il est aussi vrai que je connais mes hommes et qu’ils ne sont pas toujours des plus patients –moi non plus d’ailleurs-, mais je suis observatrice. Alors, je vous demande. Que faisiez-vous dans les environs? Si loin du mur et à pied de surcroit. Avez-vous eu quelconques ennuis?

En effet. Pourquoi n’avait-il pas de monture. Ses hommes lui avaient précisé qu’ils l’avaient retrouvé à déambuler à pied. Personne ne partait si loin de chez soit dans le North sans une monture ou ne serait-ce que de quoi trainer. Hors, il n’avait strictement rien et avait plutôt mauvaise mine, mais ça, c’était peut-être ses hommes. Ou pas, ou les deux.


«Our helmets shine in the sun as we near their wall of shields»
«Il ne s'agit pas d'être à l'avant lorsqu'on est un Dirigeant. Cela signifie souvent d'être derrière.»
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Mer 6 Sep - 16:02
Il talonnait sa monture en direction de l’est, fusant entre les conifères immenses et les quelques broussailles sèches qui sortaient timidement des masses enneigées environnantes. Le regard rivé vers l’horizon, Sullivan chassait les images de Phoebe qui envahissaient son esprit. Le bâtard de l’ouest avait esquissé une moue un peu boudeuse lorsque le corbeau immaculé lui avait annoncé qu’il partait en mission à l’intérieur même des terres de Westeros. N’étant encore qu’au stade de recrue, il était hors de question que Hill puisse l’accompagner, ce dernier étant coincé avec son entraînement intensif à l’intérieur des murs de Castle Black. Bon, visiblement, ce détachement obligatoire entre eux avait été imposé aux deux hommes, mais Hill avait dû entendre raison, constatant que, de toute façon, il serait privé de la présence de son ami pour un certain temps. C’est également sans grande surprise que ce dernier fit une brève incursion secrète dans la chambre de Sulli, pendant que ce dernier terminait de rassembler ses affaires, dans le but évident de s’assurer que le semi-loup ne l’oublie pas pendant son absence.

Erh… Il devait rester concentré! Un corbeau manquait à l’appel et il devait le ramener à Castle Black vivant… ou du moins rapatrier sa dépouille, le cas échéant. Edward était un bon élément et un recruteur d’expérience. Ce dernier avait été expédié dans les environs de Karhold dans le but de ramener de nouvelles têtes au Mur qui, soyons honnêtes, cherchait toujours à engrosser ses rangs. Cela faisait plusieurs semaines qu’Edward était parti et les Frères Jurés étaient restés sans nouvelles de lui. On parlait de l’envoyer bientôt dans une expédition au-delà des limites du Mur et tous savaient qu’Ed exécrait ce genre de voyage, même si son titre officiel de patrouilleur le rendait propice à accomplir ce genre de boulot. Alors, Sullivan devait savoir le fin fond de l’histoire : était-il arrivé quelque chose à son comparse? Ou peut-être avait-il décidé de déserter les rangs, geste répressible qui était généralement passible de peine de mort? Certes, on aurait pu lui envoyer un ou deux comparses de plus pour effectuer cette tâche un peu ingrate, mais les effectifs de la Night’s Watch étaient déjà bien amincis et le Northman avait accepté de faire cette mission seul, préférant que ses confrères s’occupent de tâches plus importantes, comme protéger le Mur des envahisseurs, par exemple.

Où était donc passé ce foutu Edward? C’était bizarre comme comportement de sa part de disparaître de la sorte. Enfin, okay, il ne voulait absolument pas retourner au-delà du Mur, mais de là à déserter? Il n’aurait pas cru ça possible de lui! L’étalon gris contourna un immense rocher, puis s’engagea sur un petit pont de bois qui surplombait une rivière gelée. Ses sabots larges martelaient le sol enneigé et tout allait pour le mieux. Pandore, qui volait haut dessus de la cime des arbres, poussait quelques petits cris stridents alors qu’elle filait à toute allure, guidant par moment le zomane de quelques visions quasi célestes. Destrier et cavalier contournèrent un rocher immense… quand il leur sembla que le temps s’arrêtait, l’espace d’un battement de cœur. De l’autre côté jaillirent, de presque nulle part, quelques bêtes au regard déterminé et aux crocs saillants. Des loups! Affamés, de surcroît! Deux d’entre eux avaient bondi au milieu de la route alors que d’autres approchaient par les flancs, courant à vive allure. Pris de surprise, l’étalon laissa échapper un hennissement de peur et se redressa sur ses pattes arrières, complètement terrorisé devant les prédateurs évidents.

Et voilà que Sullivan se fit désarçonner, sa main glissant sur la bride qu’il tenait pourtant bien serrée! Un instant plus tard, il s’écrasa au sol dans un bruit sourd, protégeant instinctivement sa tête de ses bras pendant que l’étalon piétinait tout ce qui se trouvait autour de lui. Heureusement pour lui (ou merci aux anciens dieux de la forêt!), sa monture ne le prit pas pour cible et c’est après une morsure un peu ratée à la patte qu’il décida enfin de détaler, la meute à ses trousses. Le Northman toussota un peu, prenant une grande inspiration alors que sa poitrine se décontracta enfin, à la suite de l’impact brusque avec le sol. Il jeta un regard autour de lui, puis se releva, réalisant qu’il était maintenant seul au beau milieu d’une forêt enneigée. Au loin, il pouvait entendre les hennissements affolés de son destrier et le corbeau immaculé jura entre ses dents, détala à la suite de la bête, guidé par les empreintes dans la neige. Les chances qu’il rattrape l’étalon était plus que faible, mais l’idée de l’abandonner à une mort certaine ne lui plaisait guère.

C’est alors qu’il progressa dans le paysage sauvage qu’il sentit du mouvement sur sa droite. Tournant sa tête couleur platine, le guerrier repéra de ses yeux irisés l’un des loups qui était resté en retrait. La bête ne se fit pas prier pour le repérer et bondit hors de sa cachette, mordant férocement la jambe du gardien de la nuit. Heureusement, les chausses de Sulli étaient épaisses et son pantalon en cuir offrir une résistance suffisante pour empêcher les crocs de trop s’enfoncer dans sa chair. Malgré tout, le corbeau poussa un cri de douleur et fit des pieds et des mains pour ne pas s’écrouler au sol sous l’impact violent du canidé. Le cas échéant, il serait foutu! Le loup secoua la tête de gauche à droite dans le but évident de désarçonner à nouveau sa proie humanoïde. Sans plus attendre, le bâtard des Stark agrippa son épée et l’enfonça sans ménagement entre les omoplates du canidé qui laissa échapper un couinement strident de douleur. La bête lâcha prise, tituba et se recroquevilla sur elle-même avant de s’écraser, quelques mètres plus loin en gémissant.

Le jeune homme jura de plus belle entre ses dents serrées et c’est en claudiquant qu’il se rapprocha de son adversaire improvisé pour finalement l’achever de la pointe de sa lame directement dans l’œil. Est-ce que ça pouvait aller plus mal? Il en doutait! De toute façon, il n’avait pas le temps de s’apitoyer sur son sort. Il devait continuer d’avancer et trouver un endroit sécuritaire où se poser. Ainsi, c’est sans grande surprise que le patrouilleur se remit en route, boitant en chemin et suivant les traces parsemées de gouttelettes sanguinolentes qui devaient assurément s’échapper de son étalon.

Au bout d’un moment, la forêt se clairsema dans une région plus dégagée et laissa place à une immense clairière libre où trônait, à sa droite, une montagne rocailleuse entourée de remparts solides. Au centre de cette protection incroyable se dressait une forteresse impressionnante et menaçante dont la dangereuse réputation n’était plus à refaire : Karhold. Il s’était aventuré si loin dans les terres de l’est du North? Bon sang, avait-il perdu la notion du temps et des distances? Quoi qu’il en soit, le zomane se figea sur place, sa vision quittant son propre corps pour fusionner avec le rapace majestueux qui survolait les terres, porté par le vent du nord. Les iris dorés de Pandore repérèrent rapidement des hommes qui se faufilaient à travers les petits bosquets d’arbres, à l’écart. Des patrouilleurs de la famille Karstark, peut-être? Dans tous les cas, le but de leur visite était évident : ils avaient repéré le jeune Snow et il était hors de question qu’il le laisse partir sans l’appréhender!

Sullivan revint à lui, sa vision changeant drastiquement pour s’habituer à ses yeux humains. Épée sanguinolente en main, jambe visiblement blessée… Il n’était pas si étonnant qu’il attire les soupçons de ses visiteurs impromptus! En moins de deux, l’escouade l’entoura avant de lui balancer plusieurs questions par la tête d’un ton des plus agressifs. Bon… le fait est que le jeune Snow était génétiquement lié à l’illustre famille Stark et sa mère l’avait, en quelque sorte, endoctriné au sujet des Karstark. Inutile de préciser qu’il ne les portait naturellement pas dans son cœur! Ainsi, son regard se fit plus dur et sa mâchoire se crispa alors qu’il se sentit – par réflexe – menacé par les présences agressives de ses pseudo adversaires. Sa main gauche se glissa dans son dos et vint décrocher son bouclier qui alla rapidement se positionner sur son bras. On voulait savoir ce qu’il faisait là. Il n’avait pas envie de répondre. Pas à un fidèle des Karstark. Et puis, il se voyait bien mal déclarer à tous vents qu’il était en quête d’un déserteur et que sa monture lui avait faits faux bond! Après tout, il possédait un minimum d’orgueil! Devant son mutisme inébranlable et sa tronche qui manquait clairement de coopération, les soldats ennemis décidèrent de lui donner une bonne leçon.

Sullivan en avait vu d’autres. Ses expéditions l’avaient mené loin, au-delà des limites du Mur, et l’avaient poussé à voir des choses que le commun des mortels n’avait pas eu la chance de croiser. Oh il n’avait encore jamais rencontré de Marcheurs Blancs. On disait qu’ils n’apparaissaient qu’à l’arrivée de l’hiver. Mais il était préparé à les affronter, ayant été formé pour les arrêter. Alors en ce qui concernait de simples gardes… Il n’avait pas peur, bien que le risque fut tout de même réel. Levant le bras gauche, il para la première attaque de son bouclier, puis plongea sa lame dans l’ouverture que venait de créer le guerrier, juste sous son bras. L’attaque fit mouche, et bien que le coup ne fut pas fatal, son adversaire laissa échapper un cri de douleur avant de reculer vivement. Un deuxième homme fusa vers la droite et le corbeau pivota sur lui-même pour balancer un coup de bouclier en pleine tronche afin de le déstabiliser. D’un simple coup de pied, il fracassa le genou – dans un angle aucunement naturel - du garde qui s’écroula en hurlant. La bagarre fit rage. Sullivan fit des pieds et des mains pour éviter de se faire prendre par surprise et il tenta une retraite afin de se sortir de ce cercle de lames acérées. Il frappa là où il le pouvait, entaillant les chairs accessibles qu’il repérait.

Au bout d’un moment et malgré la farouche résistance qu’opposait le gardien de la nuit, un coup fut porté derrière le genou de sa jambe meurtrie, forçant Snow à plier malgré lui. Une lame se glissa sur sa gorge et son bouclier fut arraché de son bras. Finalement, un homme lui tordit le poignet, le forçant à lâcher son arme et rapidement, on l’immobilisa au sol, face contre terre. Snow se débattait comme un loup enragé, soucieux d’offrir le plus de fil à retordre possible à cette maudite Maison! Combien de temps s’était-il passé entre le début de l’altercation et maintenant? Il n’en avait foutrement aucune idée! Le fait est qu’une voix féminine fusa à travers l’assemblée, demandant des explications à ce qui semblait être ses hommes de main. Interloqué, Sullivan releva son regard bleuté vers la nouvelle venue et détailla la jeune femme qui siégeait fièrement sur une jument un peu nerveuse. Les soldats qui le retenaient tentèrent de justifier leur approche, prétextant que ce « bougre » avait foulé leurs terres sans autorisation et, qu’en plus, il avait opposé une résistance considérable à leurs interrogations légitimes. Tsss… c’était suffisant pour agresser quelqu’un, maintenant?

La femme (un peu plus jeune que lui?) descendit de sa monture et un soldat s’empressa d’agripper les brides pour éviter que la jument ne s’éloigne. D’une démarche féline, la cheftaine s’avança vers Sullivan et ce dernier put la détailler un peu mieux : un beau brin de fille, cheveux foncés coulant sur ses épaules comme un torrent couleur bronze, des yeux d’un vert très foncé et quelques bijoux sauvages agrémentant son profil drôlement doux pour une Karstark (du moins, il le supposait). Toutefois, la férocité de sa lignée se devinait très aisément dans ses prunelles alors qu’elle le toisait d’un air légèrement dur. Snow se vit forcer à opter pour une position à genoux alors que ses bras étaient ramenés durement dans son dos. Le semi-loup releva la tête d’un air digne et ne montra aucune forme de crainte.

La belle posa une nouvelle question à ses hommes, toisant ses derniers comme s’il s’agissait de purs imbéciles. Un point pour la jeune femme. Face au silence de plomb sur lequel elle se butait, la nouvelle venue fit une allusion évidente à la tenue portée par Snow. Elle avait reconnu chez lui l’apparence typique d’un gardien de la nuit, ce qui était un autre bon point pour elle, dans son livre à lui. Évidemment, les soldats se justifièrent du mieux qu’ils le pouvaient, déclarant qu’il s’agissait peut-être d’un espion envoyé par une Maison ennemie. Ahahah… La Maison Stark était littéralement l’une des cibles ici, ce qui n’était pas tout à fait faux, le concernant. Enfin, il n’avait aucunement envie d’espionner (et n’était pas là pour ça de toute façon), mais il considéra comme judicieux le fait de taire sa génétique le liant à l’illustre famille nordique.

Au bout d’un moment, la Lady sembla se lasser des excuses bidons et somma à ses hommes de relâcher Snow, chose qui fut faite sans plus de préambule. Sullivan se redressa non sans grimacer et replaça sa tenue tout en réajustant sa lourde cape de fourrure noire. La jeune femme s’adressa alors directement à lui, lui demandant pardon pour leurs manières rustres. Le terme Milord le fit tiquer quelque peu, sachant pertinemment qu’il n’avait rien de vraiment noble dans les veines, hormis peut-être le sang de sa mère. Malgré le ton calme de son interlocutrice, Snow sentit l’once de reproches qui trônait dans ses propos. Peut-être avait-il effectivement manqué de coopération, il devait bien l’admettre… Mais en même temps, qui appréciait de se faire agresser de la sorte tout à fait gratuitement? Un simple regard noir de sa part fut balancé vers les soldats qui gloussaient, puis il ramena son attention sur la cheftaine qui se tenait toujours devant lui. Et voilà que les interrogations fusaient à nouveau dans sa direction et Sullivan soutint le regard de la jeune femme pendant un moment, son mutisme étant toujours bien présent.

L’un des guerriers Karstark s’impatienta et fit un mouvement agressif vers lui, geste qu’il esquiva sans peine d’un simple mouvement vers la gauche. Bon, d’accord. Avant de créer une véritable cohue à nouveau, il devait laisser son orgueil de côté pour finalement répondre aux questions qu’on lui avait posées.

- Je suis à pied, car ma monture s’est enfuie après avoir été surprise par une meute de loups. répondit-il enfin, ce qui sembla calmer les gardes qui s’apprêtaient à le passer à nouveau à tabac. Je rôdais dans les environs, car j’espérais retrouver cet étalon qui appartient à la Night’s Watch. Et puis, soyons honnêtes, il me serait impossible de retourner au Mur sans lui. Puis, il tourna son regard glaciaire en direction du guerrier qui avait osé douter de la légitimité de son appartenance aux Frères Jurés. Je suis effectivement un corbeau. Puissiez-vous vous en rappeler avant de me traiter d’espion de quelconque Maison.

Bon, après, il n’avait répondu qu’à une partie des questionnements de son interlocutrice et bien qu’il considérait le but de sa venue comme peu glorieuse, il songea qu’il n’aurait d’autre choix que de divulguer sa mission pour éviter qu’on ne lui mette davantage de bâtons dans les roues. Croisant ses bras sur sa poitrine, le corbeau immaculé poussa un soupir résigné, puis ramena son attention sur la cheftaine qui, visiblement, attendait patiemment la suite de ses explications.

- Je suis venu du Mur pour retrouver l’un de mes comparses qui s’est aventuré dans la région pour une mission de recrutement. Edward IronFang. Ça vous dit quelque chose? Il manque à l’appel depuis quelques semaines maintenant et on m’a chargé de le ramener auprès du Lord Commander. Mort ou vif. Vous êtes assurément au courant du sort que nous réservons aux déserteurs, Milady, je me trompe? Les règles de la Night’s Watch sont claires. Je suis là pour les faire appliquer. Évidemment, si vous aviez quelconque information sur le sujet, ce serait assurément apprécié.

Un silence plana sur la petite assemblée et le gardien de la nuit fronça des sourcils. Le connaissaient-ils? Snow ouvrit la bouche pour poser de nouvelles questions quand un hennissement terrorisé fendit à nouveau l’air, signe que l’étalon était non loin d’eux, toujours vivant. Le guerrier du Mur fit mine de s’élancer en direction de son destrier, mais on lui barra rapidement la route, peu enclin à le laisser partir. Eh merde! Il devait au moins s’assurer que son étalon n’était pas à l’agonie! Dans un mouvement vif, Sullivan retira son gant, puis porta ses mains à ses lèvres, laissant échapper un sifflement strident. Un éclair blanc passa au-dessus de la tête des Karstark et l’esprit de Snow quitta sa tête pour fusionner avec celle de Pandore qui fusa dans le ciel en direction de la forêt. La chouette harfang des neiges descendit de quelques mètres au-dessus de la neige et disparut entre les arbres à la recherche de la monture terrorisée. Sullivan put enfin voir le cheval gris filer entre les arbres, toujours poursuivi par les loups. À voir ses flancs en sueur et son souffle saccadé, il comprit que l’étalon se fatiguait et n’en avait plus pour longtemps. Des marques de griffes striaient son corps lustré, signe qu’il avait probablement été renversé par l’un des canidés, un peu plus tôt.

Sullivan reprit conscience dans son propre corps et frotta rapidement ses yeux azurés. Il tourna la tête en direction de la jeune femme, puis poussa un juron résigné.

- Je répondrai à toutes vos questions avec la plus grande des franchises si vous empêchez ces bêtes de dévorer mon destrier. J’en ai besoin et c’est un bon élément de nos écuries.

Il refusait de laisser l’étalon à une mort certaine. Évidemment, il était hors de question qu’on le laisse participer à la rescousse de l’équidé, ce qui lui laisserait beaucoup trop de liberté (et donc l’opportunité de foutre le camp). Toutefois, après que l’autorisation fut donnée de la part de la jeune femme, une partie des hommes partirent à la suite de l’animal, s’enfonçant rapidement dans la forêt. Sullivan poussa un soupir de satisfaction, tout de même heureux de voir qu’on n’abandonnait pas la bête à une mort certaine, au fin fond de la forêt entourant Karhold. Évidemment, on profita de la tranquillité soudaine pour s’enquérir de son identité, ce qui était légitime en soi.

- Je m’appelle Sullivan Snow, se contenta-t-il de répondre, sachant pertinemment que son nom de famille n’évoquait en rien sa relation directe avec les Stark. Après tout, n’était-il pas vrai que tous les bâtards des hautes Maisons du nord possédaient cette appellation? Il n’y a donc pas lieu de m’appeler Milord, puisqu’un simple bâtard ne mérite pas ce titre, pas vrai? Pour ma part, suis-je en train de m’adresser à Lady Azrith Karstark en personne?

Il connaissait le nom de la progéniture du Lord Karstark via les informations que lui avait léguées sa mère, par le passé. Mais à savoir si c’était bien elle, il n’en avait aucune idée. Ce n’était qu’une supposition, au vu des agissements des soldats tout autour. Au pire, il se trompait totalement. Au mieux, il avait visé juste.
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♔ Patrouilleur
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♔ Zoman
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Dim 10 Sep - 22:28


Évidemment qu’il ne semblait pas très enclin à répondre à ses questions à elle non plus. Seulement, si cela était bel et bien le cas, ils auraient assurément un petit problème. Enfin, lui, car elle n’appréciait pas réellement ce manque total de respect à son égard. Elle avait pris la peine de demandé à ses hommes de cesser de le battre, puis de le relâcher. N’étais-ce pas suffisamment une preuve de bonne foi pour un étranger? Garde de Nuit ou non… Il ne lui fallut que d’arquer un sourcil, signe de sa potentielle irritation qu’un de ses hommes réagis aussitôt, comptant bien faire payer à cet impudent son silence devant la Lady de surcroit et ce, avec un plaisir non dissimulé. Levant brièvement la main, puisque pour l’instant elle ne considérait pas cela nécessaire, elle incita ses hommes à ne pas répliquer. Le jeune Corbeau avait évité habilement le coup qui visait sa tempe, mais il était assuré que si elle leur ordonnait d’en finir avec lui, qu’il ne jouerait pas les malins aussi longtemps. D’un autre côté, pouvait-elle vraiment ne pas apprécier sa pointe de ténacité? Elle n’attendait, en fait, rien de moins venant d’un guerrier du mur.

Tandis que les Karstarks trépignaient visiblement sur place, attendant le signal de la Lady pour en finir avec l’homme dans la vingtaine, ils affichèrent presque une moue déçus lorsqu’il prit la parole. L’un d’eux frappa même un arbre avec son épée et s’éloigna en maugréant, Azrith l’ignora bien entendu totalement, rapportant ses prunelles couleur sapin sur le captif –car bien entendu qu’il l’était jusqu’à preuve du contraire-. Les explications ne lui semblaient pas un mensonge. En cette époque de l’année, les loups étaient particulièrement voraces et même eux préféraient en général se trimballer en groupe, avec loups domestiqués la majorité du temps. Ce pauvre jeune homme avait vraisemblablement provoquer les Dieux de la nature, à ce trimballer de la sorte tel un appât ambulant avec un étalon sans doute bien nourrit. C’était évident qu’une meute de loup serait tentée, ce qui l’étonnait cependant était de comprendre que l’animal semblait toujours en cavale. Que les loups le poursuivent sur une longue distance l’étonnerais, mais bon. Rien n’était impossible.

-Il y a en effet une meute qui cause quelques soucis dans les parages. D’un autre côté, elle nous est fort utile pour filtrer quelques… Indésirables. Visiblement, vous étiez fort bruyant ou maladroit pour attirer autant leur attention…

Elle lui en voulait en fait un peu. Azrith était plutôt proche de la nature et considérait que c’était à eu d’être prudent pour ne pas se faire bêtement charger par des prédateurs et ainsi devoir les tuer. Les loups, les ours, avaient tout autant leur place que les humains en Westeros. Elle ne porta aucune attention à la petite remontrance du Corbeau envers l’homme qui l’avait accusé, celui-ci se contentant de lui jeter un regard noir. Ce n’étais pas très judicieux de sa part d’ouvrir sa bouche de la sorte pour les provoquer, notamment en vue de sa position toujours précaire... Présentement, ils ne le passaient pas à tabac rien que par sa présence et il était fort à parié qu’elle devrait assurément préciser bien des choses, si jamais elle le laissait filer, ce qui n’étais pour l’heure pas chose gagné. Pas en ces temps gris. Au moins, l’inconnu qui n’avait toujours pas décliné son identité complète, expliqua la raison de sa proximité sur leur Territoire. Si aux premiers abords cela lui semblait donc une mission pour retrouver un comparse peut-être en difficulté, elle comprit rapidement, en fait, qu’ils semblaient croire que celui-ci avait pu déserter. Il était vrai qu’elle ne savait pas elle-même si elle serait en mesure de vivre comme ils le vivaient et cela n’avait rien à voir avec son genre. Edward Ironfang. Cela ne lui disait rien. Cependant, si cet homme était bel et bien un déserteur, le bon sens voulait que celui-ci ne donne pas sa réelle identité de peur d’être retracer. Quelques semaines… Elle réfléchissait. Quelques hommes avaient en effet entré en contact avec Karhold, mais elle ne détenait suffisamment pas d’information pour arriver à cerner si cela était pertinent ou non pour l’heure.

Azrith jeta un bref coup d’œil à ses hommes alors que d’eux d’entre eux détournèrent le regard. Ah, tiens. Elle fit mine, bien entendu de ne pas le remarquer et ne s’y attarda pas outre mesure. Si ses hommes avaient quelconques information, il était évident qu’ils attendaient simplement d’être seuls avec elle pour les lui donner, assurément pas devant leur prisonnier. C’est un hennissement paniqué qui força presque tout le monde à tourner la tête vers la détresse évidente d’un cheval. La Lady de Karstark quant à elle, se contenta d’observé la réaction vive du Corbeau, tandis que ses hommes le retenaient de partir bêtement à la poursuite d’une monture à travers la forêt, avec des loups qui rôdaient. Il avait au moins le mérite de considéré visiblement réellement la vie de son étalon et sous sa demande, elle se contenta donc d’acquiescer d’un bref hochement de tête, alors qu’une partie du groupe quitta à travers les arbres pour ramener l’animal… Ou l’abattre s’il était dans un sale état. Bien qu’il tenait à son cheval, ses hommes sauraient savoir s’il valait mieux abréger ses souffrances ou pas.

-Quel est votre nom.

Demanda-t-elle simplement, continuant d’observé les traits du jeune homme et remarqua le sang sur la neige à ses pieds. La blessure ne devait pas être des plus grave sinon, vue sa position –s’il aurait été en mesure de la garder- le sang aurait sans doute coulé plus rapidement. Elle ne releva pas, pour le moment. Il lui mentionna donc qu’il n’était pas nécessaire de l’appeler Milord, mais Azrith avait tout simplement préféré cette appellation, afin de ne pas nécessairement le faire sentir comme un moins que rien ce qui somme toute, selon elle, il n’était pas comparativement à d’autres Maisons qui ne considérait aucunement les gardiens du mur comme tel. Un Bâtard. Cela ne l’étonnait pas. Avait-il commis quelconque crime pour s’y retrouver? Elle était curieuse.

-C’est bien elle. Répliqua-t-elle aussitôt la question posée. Elle baissa de nouveau le regard vers la jambe qu’elle suspectait d’être blessé à travers l’épais tissu qu’il arborait. Une morsure? Il faudrait s’assurer que la plaie ne s’infecte pas… Je ne crois pas qu’ils ont des Gardes de Nuit estropier au mur, si? Enfin, j'imagine qu'à voir votre entêtement, une jambe de bois ne serait pas un grand problème pour vous...

Elle fit signe du menton à ses hommes d’encourager gentiment Sullivan à les suivre tandis qu’elle montais sur sa jument. Celui-ci sembla être tenté de résister et bien entendu qu’aussitôt ses hommes furent réactif à son léger refus de les suivre. Elle devait sincèrement leur apprendre à ne pas être aussi… Brutal envers les étrangers, surtout s’ils étaient en minorité et visiblement à leur merci... Les temps n’étaient pas pour ce genre d’attitude, bien que son défunt père l’encourageait fortement. Azrith ne la proscrivait pas, seulement, elle se disait qu’il y avait un temps pour chaque chose.

-Sa suffit. Fit-elle en approchant sa jument du groupuscule et tendit la main vers Sullivan. Vous êtes blessé. Sans doute que votre monture l’est tout autant et ça, c’est si elle est toujours capable de rester debout et vous le savez. Nous ne resterons pas ici à attendre que mes hommes reviennent avec votre destrier et que la fièvre s'incruste dans vos plaies. La nuit n’est pas prête de tomber, mais je ne donne pas cher de votre peau pour les prochaines heures. Alors?

Celui-ci semblait quelque peu hésitant, mais il savait bien, au fond, qu’il n’avait pas le choix. Ou bien il montait avec elle –ce qui était tout de même très acceptable- ou bien il traînait piteusement, les poings lié derrière son destrier. Sous le regard protecteur de ses hommes, Sullivan agrippa son poignet et la Lady fit de même avec le sien, afin de se retenir de son autre main sur sa selle pour mieux l’aider à se hisser derrière elle. Une fois chose faite, elle lui jeta un coup d’œil oblique. Non, mais allait-il s’agripper ou jouer les timides? Comprenant son message silencieux, celui-ci obtempéra et elle put enfin ordonner à sa jument de s’activer afin qu’ils retournent à la Forteresse.

Sous le seul bruit des chevaux galopants dans la neige, elle jeta un coup d’œil au ciel, repérant l’harfang qui semblait suivre le Corbeau. Elle avait certes remarqué sa petite prouesse de plus tôt et elle se demandait s’il avait le même don qu’elle sur cet animal. Elle avait bien noté que son regard avait changé, mais peut-être y avait-il une autre explication, bien qu’elle ne voie pas. Elle ne savait combien de personnes en Westeros pouvaient avoir ce don, mais elle se doutait bien que cela était tout de même chose rare. Et si elle avait pu se contenté de lui demander, alors que sa langue la brûlait presque, elle n’en fit rien pour l’heure. Du moins, pas concernant cela.

-Et il ressemble à quoi, cet Ironfang que vous semblez suspecté d’être déserteur. Si vous êtes désireux que je vous informe correctement, il serait bien que vous en fassiez autant. J’ai entendu dire que le mur n’est garder que par la pire racaille et d’hors la loi pour la majorité qui ont préféré ce lieu à la potence. En faites-vous partie? Il faut sans doute être fort désireux de fuir un certain destin, peu importe soit-il pour choisir d’y être jusqu’à la fin de ces jours.

Elle se demandait bien, d’ailleurs avec qu’elle potentielle Maison celui-ci pouvait être lié, mais ce garda de le lui demander. Il ne semblait pas particulièrement enchanté de lui décliner son nom et elle ne connaissait pas beaucoup de «Snow» qui était blanc comme neige. Ils traversèrent les remparts, puis les glacis afin de finalement traverser les portes menant à la cours où les destriers s’arrêtèrent à quelques pas de son Maître d’Arme qui lui jeta un coup d’œil sévère tandis que la Lady descendait de sa monture, laissant le luxe à son passager d’en faire de même. Bien entendu que celui-ci chercha aussitôt à connaître l’identité de l’étranger, chose à laquelle elle se contenta de répondre uniquement par le nom du concerner, puis son rôle. Le Maître d’Arme lui jeta un bref coup d’œil, puis s’empressa de rejoindre Azrith qui déjà entrait d’un pas décider dans la Forteresse, suivis bien entendu d’un Sullivan claudiquant qui se retrouvait aussitôt de nouveau encerclé, question qu’il ne se perde pas. Sait-on jamais ♥️. À peine eut-il mis le nez dans la demeure Karstark, qu’on lui fit signe de s’immobilisé afin de le fouillé. Lui retirant manteau, bottes et arme. Ne lui laissant que son pantalon, sa tunique et ses bas. Une fois chose faite, ont l’escorta jusqu’à la grande salle où Azrith avait les deux mains appuyer à une table, jetant un coup d’œil à une carte pour ensuite donner quelques ordres aux hommes qui visiblement les attendaient depuis un moment et quittèrent, non sans tous jeter un regard suspicieux, voir menaçant à l’invité… Ou prisonnier. Cela dépendait sans doute du point de vue de celui-ci. Elle finit par se tourner vers Sullivan et lui fit signe de prendre place, ce qui bien entendu, on s’assura qu’il s’exécute instantanément, faisant pression sur ses épaules afin qu’il s’assoit à une table, la plus prêt du feu.

-Le médecin viendra vérifier votre plaie. Avez-vous faim?

Demanda-t-elle tout bonnement, alors qu’elle retirait son épais manteau qu’on s’empressa de cueillir afin de ne pas l’encombrer, laissant place à des vêtements bien moins conventionnels pour une Lady de son rang faisant plutôt place à un plastron de cuir noir au lieu d'un corset par dessus une robe tout aussi foncé se terminant à la mi-cuisse, mais portant un pantalon muni de quelques poches. S’asseyait littéralement sur la table, apposant ses pieds sur le banc, se tournant légèrement afin de faire face au Garde de Nuit.

-Qui-a-t-il? Vous attendiez-vous à ce que je vous pende par les pieds et vous torture jusqu’à ce que vous me disiez tous vos secrets? Nous ne sommes pas des barbares, très cher.

Elle gloussa. Sincèrement, son père ainsi que ses ancêtres leur avaient donné une sale réputations, mais les temps étaient aussi fort différent. Bien que la férocité et l’usage de la peur soit bien utile, il n’y avait pas que cela pour être où elle désirait être. C’était fort sans doute pour cela, d’ailleurs, que ses prédécesseurs avaient échoué. Quant à l’image que certaines Maisons leur donnaient, cela n’avait rien pour la doré. Encore heureux, elle n’avait pas aussi mauvaise réputation que les Bolton, mais ils n’étaient pas bien loin derrière, d’ailleurs, celui-ci avait eu la chance de vérifié que la théorie des têtes sur les pieux le long des remparts était véridique. Quand à ce qu’ils faisaient subir avant à leurs victimes, il n’était sans doute pas désireux de vérifier par lui-même.

Deux servantes apparurent les mains chargées. Assiettes, gobelet, pichet en main, déposant un plat aux côté d’Azrith qui ne se fit pas prier pour piger dans le plateau où reposait viande et légumes racines principalement tandis qu’on versait une partie du contenu du pichet dans les deux gobelet. La jeune Lady fit signe au jeune homme à la chevelure immaculée de se servir. Entre temps, le médecin arriva tandis qu’un soldat transportait son sac où reposait son équipement. Une fois à la hauteur de Sullivan, celui-ci ouvrit son sac et lui demanda tout bonnement de retirer son pantalon, à moins qu’il préfère qu’on le lui découpe.

-J’imagine que je ne serais pas la première à vous questionner sur l’origine de votre chevelure qui n’est pas naturelle chez les gens du Nord. Vous n’avez pas de lien de parenté avec les Targaryens, si? La seule Maison que je connais leurs léchant avec ferveur les bottes sont les Starks. Dans tous les cas, je crois que ce n’est pas grand secret de vous avouer que je ne porte aucun de ces noms dans mon cœur. Cependant, rassurez-vous, je n’aurais pas pris la peine de vous amener jusqu’ici et vous faire profiter des bons soins d’Uvanek pour vous décapité par la suite. Vous avez quel âge, dite-moi. La vingtaine? J’ai eu la chance d’être informé de chacun des déplacements passé de l’Ancien Souverain des Sept Couronne. Si je fais le calcul avec ses quelques visites répertoriées en Winterfell, vous comprendrez qu’il soit normal que je me pose des questions et que malgré vos accoutrements, la théorie de mes hommes me titille un tantinet.

Son regard était soudainement pétillant de malice et elle soutint celui du jeune homme non sans laisser trôner un sourire au coin de ses lèvres.

-Alors nous allons jouer à un jeu. Je vais vous poser quelques questions. J’imagine que si vous n’avez rien à vous reproché, vous saurez y répondre adéquatement. Elle n’attendit pas et commença. -En qu’elle année êtes-vous né exactement? Et où? Quand est-ce que vous avez rejoint le mur? Quel était le Lord commandant à cette époque, est-ce encore lui à ce jour?

Elle cessa temporairement, voyant son interlocuteur grimacer légèrement sous les bon soins du médecin qui bien entendu, faisait son travail à merveille sous le regard protecteur de deux soldats qui se tenaient droit comme des piques non loin du duo masculin. Des hommes entrèrent au même moment, s’approchant d’eux.

«Nous avons la monture. Elle est plutôt amochée, mais elle est toujours debout. Nous l’avons placé à l’écurie et le palefrenier vérifie son état… Milady, puis-je vous parler en privé?»

Sur ces mots, Azrith se tourna un instant vers Sullivan. Il aurait au moins la chance de pouvoir réfléchir correctement au fait de coopéré ou non. Puis, hocha un bref coup la tête et se leva, afin d’aller un peu plus loin.

«Nous avons fouillé les maigres effets encore rester sur le destrier. Rien ne semble le relié à aucune Maison. La seule Missive qu’il détient est un ordre du Lord commandant du Mur.»

Azrith jeta un bref coup d’œil au Snow sous les murmures du soldat tandis que le médecin semblait discuté avec lui. Pensant son mollet encore un peu sanguinolent. Cela ne l’empêchais pas qu’elle désirait certaines réponses, tout comme le fait que cela prouvais encore une fois qu’elle avait raison du fait que ses hommes étaient bien que fort efficace, aussi paranoïaque que son prédécesseur. Pourtant, cela ne lui avait pas empêché de mourir comme il était mort. Étais-ce réellement utile, ou ce genre de traitement qu’il accordait par le passé lui avait littéralement tiré une flèche dans le pied? Discuter avant de frapper… Ce n’était visiblement pas un truc pour les hommes.

«Concernant Ironfang… Vous savez, cet homme qui nous à demander asile… Il y a quelques semaines…»

Il s’approcha d’avantage du visage de la jeune femme qui eut bien entendu le réflexe de s’approcher à son tour. Comme s’il était réellement possible que déjà le jeune homme puisse les entendre. Visiblement, un homme collait à la description, mais ils avaient un petit problème… Cet homme, était venu avec une femme et un bambin et il faisait maintenant partie de ses hommes.

-Bien, faite-le venir.



«Our helmets shine in the sun as we near their wall of shields»
«Il ne s'agit pas d'être à l'avant lorsqu'on est un Dirigeant. Cela signifie souvent d'être derrière.»
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Mar 17 Oct - 16:27
Son regard azuré fixait les traits harmonieux de la jeune Karstark (confirmé, de par ses propos) qui se tenait devant elle. Ainsi, c’était donc la fille du défunt Lord qui avait réellement pris les rênes du cocon familial? Les rumeurs étaient confirmées. Voilà qui était inhabituel de voir un domaine aussi puissant et vaste dirigé par une Lady. Toutefois, au fond de lui, Snow espérait que ce changement de situation serait suffisant pour changer les aspirations de ce puissant clan ouvertement ennemi aux Stark… Ennemi à sa famille… Erh… Il devait essayer de mettre cette vieille rancœur de côté, du moins, le temps qu’il piétinait les terres appartenant au clan adverse.

Baissant instinctivement le regard vers la plaie qui ceignait sa jambe, le corbeau releva lentement la tête pour aviser son interlocutrice qui le gratifiait d’un sarcasme bien placé. Son entêtement, hein? Elle serait surprise à quel point il pouvait l’être, si l’envie s’en faisait ressentir! Malgré tout, le jeune Snow se contenta de se mordiller l’intérieur de la bouche pour éviter de laisser échapper une réplique qui aurait tôt fait de le plonger davantage dans l’eau chaude. Au vu de son silence éloquent, la Lady fit un simple mouvement du menton en direction de ses hommes et ces derniers ne se firent pas prier pour pousser le Frère Juré en direction de la monture de leur maîtresse, signe qu’il était invité à la suivre sans préambule. Si tout d’abord le guerrier immaculé voulu faire preuve de résistance, il fut rapidement dissuadé par les hommes qui l’entouraient. Ce sont des menaces à peine voilées proliférées à son intention qui lui firent comprendre à quel point il n’avait pas intérêt à faire le malin. Sullivan se contenta de leur jeter un regard noir et, rapidement, les vociférations furent coupées par l’intervention de la Lady qui somma à ses guerriers de cesser leur mascarade. Le silence retomba et tous ramenèrent leur attention vers la maîtresse des lieux, Snow y compris.

La belle tendait la main en sa direction. Hmm? Elle désirait qu’il monte avec elle? Évidemment, les arguments qu’Azrith lui servit étaient chargés d’un sens indéniable : même si ses hommes avaient le pouvoir de récupérer son étalon dans les secondes qui suivent, il était peu probable qu’il puisse le chevaucher dans l’immédiat. Et marcher la distance qui les séparait de la forteresse lui prendrait un temps fou (au vu de sa plaie) sans compter qu’il s’épuiserait inutilement… C’est donc avec une pointe de réticence que le jeune homme agrippa finalement la main tendue en sa direction, se hissant sur la monture derrière la maîtresse des lieux. Si pendant un bref instant il hésita à passer ses bras autour de la taille élancée de la belle, le jeune homme immaculé compris rapidement – d’un simple regard – qu’il avait tout intérêt à obtempérer. Ainsi, il s’exécuta, évitant ainsi de se faire voir en imbécile ou de simplement courroucer la Dame des lieux.

Une fois en selle, le duo se mit en route, accompagné de près par la troupe de guerriers du clan Karstark. Quelques flocons tombaient du ciel et leur fouettaient le visage, mais Sullivan n’en avait cure. Relevant la tête au même rythme que son hôte, le guerrier repéra Pandore qui filait à toute allure dans le ciel, glissant dans les cieux grisâtres afin de ne pas perdre la cadence sur les cavaliers. Cette simple figure qu’il observait depuis la terre ferme l’incita à sourire malgré lui. Le volatile représentait une compagne fidèle qui ne le quittait plus depuis leur première rencontre. Une amie loyale qui ne l’avait jamais laissé tomber jusqu’à présent.

La voix mélodieuse de Lady Karstark se fit soudainement entendre, le tirant brusquement de sa rêverie. Les sourcils froncés, le Corbeau immaculé ramena son attention sur son interlocutrice et songea qu’elle n’avait pas tort sur un point : pour en savoir davantage sur Ironfang, il fallait d’abord qu’elle sache de qui il s’agissait. Hmmm… Mieux valait mesurer ses mots pour divulguer les informations nécessaires sans trop en dire.

- Un type de grande taille, plutôt bâti, avec une chevelure noire de jais taillée en brosse sur sa tête hirsute. Il porte une barbe longue et très fournie où trônent quelques filaments argentés. Il est assez reconnaissable en fait… Il a même une cicatrice assez impressionnante sur le côté droit du visage. Puis, il prit une légère pause, cherchant comment répondre à la suite des interrogations balancées en sa direction. Aussi étonnant que ça puisse paraître, je me suis enrôlé de mon propre gré. Personne ne m’y a forcé et je n’ai aucun cas de criminalité sur le dos. Oui, la plupart de mes confrères sont des criminels, mais ce n’est pas le cas de tout le monde. À moins que vous considériez le statut de bâtard comme étant punissable de pendaison?

Oui, il y avait un peu d’ironie dans son ton, c’était évident. Mais le Mur était un endroit également prisé par les enfants illégitimes de grande famille. Il fallait dire qu’il s’agissait là de l’un des meilleurs sorts qui pouvaient leur arriver : un peu d’honneur ne faisait de mal à personne, pas vrai? D’ailleurs, Phoebe Hill lui-même pouvait témoigner de cet état de fait, bien que ce dernier s’était enrôlé plus par sa faute et pour quitter une vie qui allait mener à la damnation assurée de sa personne. Dans tous les cas, tout Frère Juré n’était pas forcément un criminel endurci! Il fallait simplement… chercher un peu?

Le groupuscule continua donc sa progression au sein des terres de Karhold, traversant remparts, glacis et autres obstacles destinés à la protection même du domaine. Finalement, les montures s’arrêtèrent près des écuries et un gaillard solide – aux traits sévères – scrutait les arrivants, portant son attention tout particulièrement en direction de Lady Karstark et de lui-même. Évidemment, ce dernier devait bien se demander qui était ce guignol qui osait chevaucher si près de la maîtresse des lieux! Sans un mot supplémentaire, le Corbeau immaculé mit pied en terre puis se contenta d’observer l’homme qui s’enquérait de son identité. Azrith le gratifia d’une réponse brève et s’enfourna rapidement à l’intérieur de la forteresse, suivie de près par Sulli qui fut prestement entouré de soldats. C’est donc d’un pas claudicant que l’homme du Mur foula ses premiers pas dans ce domaine que sa famille maudissait depuis des générations.

À peine eut-il fait quelques pas sur le plancher glacial du hall d’entrée qu’un soldat lui somma de cesser sa progression et d’écarter les bras de son corps. Que lui voulait-on, encore?! Non sans un soupir d’irritation, le gardien de la nuit s’exécuta, puis émit un petit ronchonnement de mécontentement alors qu’on le dépouillait rapidement de sa cape, de ses armes, de son manteau et même de ses bottes rembourrés en laine de mouton. C’est donc en chaussettes qu’il dut continuer sa progression au sein de cet établissement foutrement trop chaleureux. Franchement… c’était nécessaire tout ça? Déjà, il faisait un froid de canard, était-il obligé d’évoluer dans cet endroit avec si peu de fringues pour le protéger des courants d’air glaciaux? Ou alors préféraient-ils tout simplement qu’il se balade cul-nu, tant qu’à y être?! Malgré l’irritation évidente qui grandissait au fond de lui, Sullivan garda ses commentaires pour lui et suivit les hommes qui le poussèrent à continuer sa progression dans le hall du domaine.

Au bout d’un moment, une grande porte en bois fut poussée, donnant accès à une pièce austère, mais où brulait un agréable feu de cheminée. Au moins, il pourrait profiter d’un peu de chaleur! Lady Azrith était appuyée sur une table, son regard verdoyant scrutant une carte étalée devant elle. Le silence général témoignait bien de sa grande concentration. D’ailleurs, seul le crépitement des flammes pouvait se faire entendre… Du moins, jusqu’à ce qu’elle remarque sa présence! D’une voix autoritaire, la Lady congédia les hommes qui l’accompagnaient, ces derniers passant près du Corbeau non sans lui jeter un regard mauvais. Franchement, l’accueil était réellement le plus grande force… [Insérer ici le plus beau sarcasme de la terre Smile] Une fois chose faite, Karstark se retourna vers Snow et fit un bref signe de main pour l’inviter à s’asseoir sur le siège tout indiqué. Sulli n’eut aucunement le temps d’obtempérer qu’on le pressa de s’exécuter en appuyant avec force sur ses épaules. Visiblement, le choix n’était pas le sien. D’une voix banale, la jeune femme lui indiqua qu’un médecin viendrait ausculter sa plaie et lui demanda tout simplement s’il avait faim. Instinctivement, le jeune homme immaculé répondit d’un bref hochement de la tête alors que son interlocutrice s’installait en position assise sur la table, ses pieds s’appuyant sur le banc face à elle. Une fois son manteau retiré, Azrith démontrait une tenue qui jurait avec son statut de Lady : elle avait d’avantage l’air d’une guerrière que d’une damoiselle de la haute société. Était-ce réellement étonnant, au vu de la réputation de sa famille? Pas vraiment.

- Je dois admettre, en toute honnêteté, que cette pensée a brièvement traversé mon esprit, Lady Karstark, se contenta-t-il de répondre à son interrogation, un léger sourire en coin trônant sur ses lèvres. Après tout, la belle faisait preuve d’un franc parlé un peu déstabilisant… voire même amusant. Du moins, depuis mon arrivée, tout en vos hommes laisse supposer que je sois prisonnier de votre clan. Est-ce que je me trompe?

À peine sa question fut-elle posée que des servantes entrèrent, plateaux en main. Un petit banquet leur fut servi et cette démonstration soudaine de générosité avait son chic de surprendre l’invité forcé. Un instant, on le traitait en criminel et la seconde d’après, on lui servait un festin digne d’un convive de marque! Quelle conclusion pouvait-il en tirer? Il n’en savait trop rien. Dans un hochement de tête, le jeune homme tendit la main et agrippa un morceau de lièvre braisé qu’il porta à sa bouche avec une délectation évidente. En fait, il ne réalisait qu’à ce moment même qu’il était complètement affamé. La porte du salon s’ouvrit à nouveau et le médecin fit son apparition, présentant ses hommages à la maîtresse des lieux dans un hochement de tête respectueux. Le guérisseur – une fois à la hauteur de Sullivan – fit signe au patient de se lever et lui demanda de tout simplement retirer son pantalon. Hmmm… Le Corbeau sembla hésitant un instant, puis obtempéra, peu désireux de voir son vêtement déchiré (après tout, il en aurait besoin pour le retour au Mur). Les braies descendues aux chevilles, le guerrier nordique décida donc de se rasseoir, ayant pour seul pudeur qu’un simple caleçon pour masquer sa virilité. Sullivan croqua dans un morceau de pain et laissa le médecin effectuer sa besogne, puis leva son regard azuré vers son interlocutrice qui lui fit une remarque – sans grande surprise – sur son apparence inusité. Il était habitué de se faire poser la question. Enfin, la plupart des gens se contentaient de le traiter ouvertement de Dragon et, bien que ça l’enrageait la plupart du temps, Snow se faisait un plaisir d’ignorer leur remarque. Toutefois, lorsque la belle fit mention de la famille Stark, le Corbeau ne put s’empêcher de tiquer.

Puisqu’aucune question ouverte n’avait été posée concernant ses véritables origines, Snow se contenta de garder le silence. Mentir était de toute façon une très mauvaise idée. Il suffisait que Karstark ait le moindre doute sur ses réponses pour le plonger davantage dans l’eau chaude. Mais au moins, la menace était claire : elle détestait les Stark et les Targaryen. Bien qu’il ne faisait pas partie de la deuxième famille (du moins, à sa connaissance), il était toutefois coupable de posséder les mêmes gènes que la première. Il devait bien réfléchir à ses réponses, autrement, il serait solidement dans la merde.

- Vous avez vu juste sur un point, Lady Karstark. J’ai effectivement 20 ans. Répondit-il prudemment, soutenant le regard pétillant de malice de la jeune femme. Au vu des bons soins que vous me réservez, je serai donc bon joueur : je répondrai à vos questions avec toute la franchise dont il m’est possible. Ainsi, je peux vous dire sans la moindre vergogne que je suis né en 230AC, ici même, dans le North. J’ai vécu dans le minuscule bourg de Winter Town pendant de nombreuses années avec ma mère avant de m’enrôler – il y a un peu moins de deux ans – au sein des forces de la Night’s Watch. Le Lord Commander était, à l’époque le même que nous avons présentement. Alors oui, mon implication au sein de cette organisation est plutôt récente, mais compte tenu des nombreux dangers qui nous guettent là-bas, je dirais qu’un an et demi de patrouille est l’exact équivalent de l’éternité. Si vous doutez des informations que je vous fournis, je vous inviter à faire parvenir une missive à mon supérieur afin de valider mes propos. Même si j’ai refusé de répondre un peu plus tôt aux questions qui m’ont été posées, croyez-moi, je n’ai rien à cacher sur ma personne. Seulement, avouez que c’est peu glorieux, comme mission, de retrouver un déserteur dans le but de le châtier… Nous sommes déjà peu nombreux, vous savez… Pas de quoi redorer un blason qui est déjà terni par les crimes de la grande majorité de ses membres…

Il ne mentait absolument pas. Seulement, il avait simplement omis de faire mention de sa famille d’origine. Après tout, il n’était pas dans le tort! La question ne lui avait pas réellement été posée! Lady Azrith s’était contentée d’émettre des suppositions sans demander réellement. Alors il se contenterait de répondre comme il se doit. Ouvrant la bouche pour ajouter quelque chose, Snow s’interrompit brutalement, grimaçant alors que des points de suture étaient accomplis directement dans sa plaie vive. Oh bon sang, ça faisait un mal de chien! Il prit une grande inspiration, puis deux hommes entrèrent dans la pièce, déclarant avoir retrouvé le destrier du Frère Juré. Selon les propos rapportés, l’étalon était amoché, mais vivant. Un palefrenier allait évaluer son état et Sullivan ressentit une vague de soulagement. Enfin… il aimait bien ce cheval, alors le savoir en sécurité était une bonne nouvelle en soi. Dans un souffle, l’un des nouveaux venus demanda une audience privée avec sa maîtresse et cette dernière le lui accorda, s’éloignant en sa compagnie. Super, ils allaient faire des messes basses concernant son sort, visiblement. Sullivan poussa un soupir, puis pinça l’arête de son nez pendant que le médecin apposait une pommade tranquillisante sur sa plaie maintenant artificiellement refermée.

Malgré sa concentration évidente, le guérisseur fit part à Snow de ses recommandations : il devait se reposer et de ne pas trop forcer avec sa jambe. Le but était d’éviter que la plaie ne s’ouvre à nouveau, déchirant les bonnes chairs l’entourant. Avec un peu de chance, le loup qui l’avait férocement mordu n’était pas atteint d’une maladie quelconque… Mais à ce stade-ci, seul le temps pourrait leur en dire davantage et il fallait simplement espérer que les Anciens Dieux de la Forêt lui seraient cléments. Sullivan hocha de la tête en guise de compréhension et remercia le guérisseur qui rangeait déjà ses effets personnels. Pour sa part, il se redressa, remonta son pantalon, fixa ce dernier à sa taille, puis agrippa quelques légumes et un gobelet de vin qu’il porta à ses lèvres. Son regard irisé se retourna vers Azrith, tentant de comprendre ce qui se passait à quelques mètres de lui. D’autres questions lui seraient destinées, il le savait. Mieux valait continuer d’être honnête afin d’éviter un courroux qu’il pouvait éviter.

Au bout d’un moment, Azrith revint en sa direction pendant que l’homme qui lui avait demandé audience disparaissait par la porte d’entrée. Elle revint se positionner sur son siège initial (donc la table), puis pigea à nouveau dans les vivres qui leur avaient été servis préalablement. Sullivan, pour sa part, croqua dans un morceau lièvre, tout en scrutant les traits de la propriétaire des lieux avec attention.

- Qu’ont-ils retrouvé sur mon destrier? Demanda-t-il en sachant pertinemment la réponse. Des sacoches de voyage étaient fixées à sa selle. Des babioles sans grande importance s’y trouvaient ainsi qu’une missive signée par la main même de mon Lord Commander. Quelques dagues s’y trouvaient également ainsi qu’un peu de nourriture séchée. Rien de bien incriminant, n’est-ce pas? J’avais entendu parler de la méfiance légendaire de votre peuple. Je peux comprendre que ma présence éveille certains soupçons, mais je ne vous ai pas menti, Lady Karstark. Je suis effectivement en mission pour les Frères Jurés, et ce, uniquement dans le but de faire respecter nos règles et nos lois. Il n’y a rien de plus à y soupçonner…

Mais visiblement, son apparence lui jouait encore et toujours des tours. Maudits airs de Dragon! Ça lui nuisait constamment! Ainsi, ce ne fut pas vraiment une surprise de constater que son interlocutrice lui posait directement la question sur ses origines. Tout le monde jugeait constamment ses cheveux blancs et ses yeux irisés, ce qui lui attirait bien souvent un courroux injustifié. On le détestait pour ce qu’il représentait, même si tout ça était faux. Ça avait toujours été le cas, alors il ne voyait pas en quoi ça changerait maintenant. Même Phoebe l’avait nargué sur le sujet en long et en large. Pourquoi les gens s’attardaient toujours uniquement sur cet aspect de sa personne?! Enfin, il aurait beau maudire tout le monde, ça ne changeait rien à sa situation. Le guerrier immaculé poussa donc un long soupir et pinça l’arête de son nez. Il était las, c’était évident.

- Pour ces aspects personnels de ma vie, puis-je y répondre en privé, en votre seule compagnie? Évidemment, les hommes autour grognèrent d’indignation, la plupart considérant que cette requête était trop risquée pour même être considérée. Sullivan écarta les bras de son corps avant de continuer sa demande. De quoi pouvez-vous vous inquiéter? Vos hommes m’ont fouillé, m’ont retiré mes armes, ma cape et tout ce qui était considéré comme « superflu ». Il y a quelques minutes, je me tenais devant vous en caleçon, dans toute ma vulnérabilité. Certes, nous sommes des guerriers chevronnés, au Mur, mais je doute que vous soyez une proie facile, de toute façon. À voir votre fière allure, je me doute que vous êtes vous-mêmes plutôt aguerrie, ce qui est très louable en soi. Je demande simplement à m’entretenir avec vous seul à seul. Pas de vous isoler en pleine forêt avec ma seule présence comme compagnie à des kilomètres à la ronde. Le danger que je représente, actuellement, est plus que minime et vous le savez.

Après tout, les Karstark n’étaient-ils pas de solides combattants dépourvus de la moindre pitié et de la moindre peur? Si elle refusait cette simple requête, Lady Karstark venait de démentir cette rumeur, du moins, à ses yeux. Les voix des soldats s’élevèrent, de plus en plus véhémentes à l’égard du présumé Dragon, criant avec indignation qu’il serait fou de croire la moindre parole qui sortait de sa bouche. Pourtant, n’avait-il pas été honnête? N’avait-il pas coopéré, jusqu’à présent, malgré son envie évidente de se rebeller? Ne pouvait-il pas avoir ne serait-ce qu’un centième de ce balancier à son égard? Au bout d’un moment, la maîtresse des lieux (qui l’avait évalué visuellement pendant quelques instants), somma à ses guerriers de se taire. Finalement, elle leur demanda de sortir, MAIS de se poster juste de l’autre côté de la porte, de sorte que leur intervention serait immédiate en cas de pépin. Parfait. Sulli ne demandait pas mieux. Sous l’effet de surprise, les hommes protestèrent, mais durent rapidement se rendre à l’évidence : la décision de la belle était irrévocable. Ainsi, ils furent dans l’obligation d’obéir, refermant la porte derrière eux afin de leur laisser un peu d’intimités.

- Je vous remercie, Lady Karstark, fit-il tout simplement en restant toujours assit dans son siège. Je ne bougerai pas d’ici, ce qui vous démontrera bien ma volonté de ne rien tenter contre vous. Vous vous questionnez sans cesse sur mes origines et je peux le comprendre. J’ai toujours attiré la curiosité et le mépris sur ma personne sans même que je n’aie à lever le petit doigt. Vous vous demandez assurément depuis quand un Dragon est assez fou pour intégrer les rangs de la Night’s Watch. Or, en toute honnêteté, je n’ai aucune affiliation avec la famille royale. Enfin, à ma connaissance, je dois le préciser. Pourquoi une telle affirmation? Simplement parce que je n’ai jamais reçu la moindre information concernant la famille de mon géniteur masculin. Ma mère a toujours nié en bloc avoir eu quelconque implication avec la monarchie. Que puis-je faire d’autre que de la croire sur parole? Il planta son regard irisé dans les prunelles vertes forêt de la belle, espérant que ce contact visuel direct témoignerait suffisamment de sa franchise. Il est hors de question que je vérifie par moi-même la nature de mes pseudos liens avec eux. On dit que le roi est complètement cinglé. Alors, imaginez le sort qui me serait réservé si je devais le confronter sur le sujet? Et puis, je doute qu’il connaisse – de toute façon – toutes les fréquentations fugaces de son défunt géniteur. Alors, en ce qui me concerne, il n’y a aucun sang Targaryen qui coule dans mes veines. Vous n’êtes pas la première à me juger par mes apparences, j’y suis habitué. Mais croyez-vous que je mente sur le sujet?

Évidemment, sa génétique n’était pas uniquement composée de la famille de son paternel. Il y avait deux côtés à cette foutue médaille et il savait très précisément que Lady Karstark voudrait en savoir davantage sur sa famille maternelle… celle dont il redoutait le plus les questions. Il allait devoir se tirer dans le pied, mais au moins, il ferait preuve de transparence. Il espérait seulement que sa franchise lui rapporterait quelques points. Ça et son statut de gardien de la nuit.

- J’ai donc grandi dans le bourg minuscule de Winter Town, reprit-il non sans un soupir résigné. J’y ai vécu toute ma vie avec ma mère. Il n’y avait que nous deux. Toujours. Son nom est Rose-Alice Snow… Erh… Stark de son appellation d’origine. Il leva ses yeux azurés vers Azrith, guettant sa réaction avec une certaine appréhension. Je connais parfaitement les querelles qui séparent nos deux familles. Ce qui explique également ma propre méfiance à m’ouvrir à vous. Est-ce si surprenant? Imaginez un peu : un bâtard Stark aux allures de Dragon qui s’aventure pour une mission du Mur en plein territoire de Karhold. C’est presque une mission suicide dans mon cas. Et pourtant, me voilà, obéissant aux ordres comme un bon petit chien de chasse. Il se passa une main lasse dans sa chevelure immaculée, détournant le regard un instant. Ne vous demandez pas pourquoi j’ai voulu vous donner cette information en privé. Vos hommes sont prêts à me faire la peau, alors imaginez en sachant que ma mère était une ancienne Stark? Ancienne, car elle a décidé de quitter cette Maison au moment de ma naissance. Autrement, on allait soit me faire abattre dès mes premières heures de vie ou m’abandonner dans la forêt pour que je sois dévoré par les loups, je suppose. Il semblerait que l’instinct maternel soit quelque chose de terriblement puissant.

Tout comme son cher Hill, son premier souffle fut accompagné de jugements défavorables à son égard. Pourtant, il n’avait rien demandé à personne! Si Phoebe était le fils d’une pute, pour sa part, il avait simplement hérité de la mauvaise couleur et d’une union fugace.

Ouvrant la bouche à nouveau pour ajouter quelque chose, le guerrier du nord fut interrompu par des coups portés à la porte. La lourde paroi de bois s’ouvrit sur un soldat qui s’excusa de s’immiscer dans la conversation. Un homme traînait derrière lui. Le présumé Ironfang, selon eux. L’individu clairement nerveux fut invité à faire son introduction au salon et s’inclina devant la maîtresse des lieux. Un grand gaillard aux cheveux noirs épais, mi-longs. Sa barbe était fournie et son apparence globale était plutôt austère. Si une cicatrice trônait bel et bien sur le côté droit de son visage, Snow dut se rendre à l’évidence : il ne s’agissait pas d’Edward. En même temps… était-ce si surprenant, cette ressemblance? Tous les nordistes héritaient plus ou moins des mêmes gênes. Lentement, le jeune homme secoua de la tête.

- Il ne s’agit pas de l’homme que je recherche. Ce qui veut dire que ce dernier rôde encore dans les rues de votre forteresse. Enfin, s’il s’y trouve toujours. Je vous en conjure, Lady Karstark, laissez-moi accomplir mon travail comme il se doit. J’accepterai la présence de vos hommes à mes côtés, si ça peut tranquilliser votre esprit. Dès que ma besogne sera accomplie, je quitterai Karhold et n’y reviendrai plus jamais, si tel est votre désir.

Bon, sa plaie au mollet était toujours fraîche, mais il était hors de question que le guerrier immaculé laisse une blessure aussi insignifiante entacher son efficacité. Seul un problème subsistait : son étalon était en mauvais état. Il lui serait donc difficile de quitter dans les plus brefs délais tant que ce dernier ne se serait pas rétabli!
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Mer 25 Oct - 1:06


Aussitôt son ordre fut donner de faire venir l’homme qui collait plutôt bien à la description qu’en avait fait le Corbeau, Azrith tourna les talons et revint s’assoir là où elle c’était précédemment installer, observant le jeune homme à la chevelure immaculé sans un mot, pigeant dans le plat de victuailles et ce prenant un morceau de lièvre, réfléchissant sur les informations qu’il lui avait donné sur sa personne, mais qui la laissait bien entendu sur sa faim. Elle n’avait toujours pas indiqué à celui-ci s’il était un prisonnier ou un invité, pour la simple et bonne raison qu’il était un peu des deux. Elle ne le laisserait pas partir tout de suite et puis, le fait que son destrier était mal en point, lui offrait là une bonne excuse afin que celui-ci ne se sente pas totalement entravé.

Celui-ci pris finalement la parole, lui demandant ce qu’ils avaient bien trouver sur son destrier, mais c’était évident qu’il y connaissait la réponse, puisqu’il se mis à lui énuméré ses effets, sûre de lui, sûre de son innocence, visiblement. On ne lui avait cependant pas fait mention des dagues, ni de la nourriture sécher. Si bien qu’elle était persuadée que ses hommes n’avaient pas dérobé le jeune homme, la course effrénée du pauvre cheval avait sans doute fait tomber quelques bagages. Encore heureux, pas autant qu’il aurait été possible. Quant à son innocence, elle pouvait presque le croire. Tout ce qu’il lui avait mentionné était véridique et sommes toutes, il faisait bel et bien partie des Frères Jurés. S’il était effectivement un Bâtard Stark, puisqu’il avait grandi en Winter Town, la possibilité qu’il soit Targaryen était aussi très forte. De plus en plus même et cela l’intriguait aussi, maintenant qu’elle connaissait avec presque certitude qui il était et pour qui il travaillait, tout comme les vœux qu’ils faisaient, rien ne lui prouvait que ce satané d’Aegon le Cinquième n’étais pas aussi taré pour ne pas envoyer des Bâtards questions de les rendre utile, mais encore… Quelque chose dans le creux des prunelles azurée du Night’s Watcher lui donnait presque envie de croire en sa totale innocence. Étais-ce judicieux? Son père l’aurait sans doute déjà égorgé, sans même prendre la peine de le questionner, mais elle n’était pas son père…

-Alors, vous aller me dire si vous avez un lien avec les Stark et les Targaryen? Puisque vous êtes né en Winter Town, dans ces années et avec votre apparence… Le lien est étrangement facile à faire, non? Bien que j’imagine ne pas être la première à soupçonner une telle chose –tout comme mes hommes-. Qu’avez-vous à répondre à cela?

Elle espérait presque sincèrement se méprendre sur son cas. Peut-être le faisait-elle un peu, mais avait-elle sincèrement l’option de le faire? Elle reprit un morceau de pain auquel elle étendit du beurre avec un couteau à bon arrondis, puis y plaça un morceau de viande, et un légume racine. –Non, elle n’était pas enceinte-. Sullivan, au lieu de lui répondre directement, se contenta de lui demander s’il pouvait lui offrir ses informations en privés. Un peu surprise, elle fronça les sourcils d’agacements sous les protestations de ses hommes, qui non seulement voulaient sans doute eux aussi entendre les informations, refusaient visiblement de laissé la Lady Karstark seule avec un homme dans la salle ce qui l’insultait un peu, il fallait l’avouer. L’un de ces hommes se prononça en mentionnant ouvertement qu’il ne lui faisait pas confiance et qu’il était hors de question qu’elle reste seule avec lui.

Entre temps, le jeune Bâtard écarta les bras de chaque côté de son corps, attirant le regard vert forêt de la jeune Karstark qui le détailla un peu plus, avisant quelques fines cicatrices sur son corps presque immaculée. Non, en effet, elle ne le craignait pas et elle était en fait plutôt intrigué de savoir ce qu’il avait dans le ventre, au combat, ce qui lui arracha un bref sourire en coin qui pourrait peut-être être mal interpréter, puisqu’elle se voyait un tantinet amusé. Elle inclina légèrement la tête de côté, puis laissa échapper un gloussement lorsqu’il fit référence à être seul avec elle en pleine forêt. Encore là, elle ne donnait étrangement pas cher de sa peau. La forêt, elle y avait traîné toute son enfance et pourrait presque s’y retrouver les yeux fermé, camouflé ses traces, le l’entailler juste assez pour le laissé se vider de son sang… Mais… L’heure n’étais pas à ce genre de scénario, pas vrai?

-Laissez-nous seuls. Les protestations entamèrent, mais la voix d’Azrith s’éleva d’un ton sec, qui ne laissait aucunement place à la discussion. Taisez-vous! Vous allez sortir et vous poster de l’autre côté de la porte, si cela peut rassurer. Ne vous inquiétez pas, il se viderait de son sang avant que vous n’ouvriez la porte, si cela est nécessaire. J’ai un couteau à beurre.

Elle se tourna vers Sullivan pour la fin de sa phrase et lui offrit un clin d’œil presque complice. Difficile de savoir si elle rigolait ou si c’était une menace directe, mais la mention du couteau à beurre fit étrangement gloussé ses hommes, qui quittèrent tout de même non sans jeter un dernier coup d’œil menaçant vers l’invité avant de disparaître de l’autre côté de la porte, la refermant derrière eux. Chose faite, le Corbeau la remercia, lui précisant alors qu’il resterait donc assis à cet endroit afin de bien montrer sa bonne volonté de ne rien intenté contre elle. En fait, ce serait sans doute une première depuis sa nouvelle position en Karhold et il fallait avouer qu’étrangement, cela l’amuserait, bien qu’il trouve la chose un peu pathétique. Il faudrait être suicidaire pour venir en sa Forteresse si bien surveillé, pour tenté de la tuer. Quoi qu’il en soit, il commença son discours en mentionnant que son apparence lui attirait quelques ennuis. Oh, elle pouvait peut-être un peu le comprendre, son nom n’étais pas des mieux reconnu non plus, mais bon. Il était vrai que cela ne devait pas être agréable de se faire dévisager comme elle-même l’avait sans doute fait, ou ses hommes, préalablement, mais malheureusement, avec les tensions en Westeros, c’était bien difficile de faire autrement. Elle croyait ses propos. Il semblait sincère. Il n’y avait pas que dans son regard qu’elle pouvait le lire, c’était dans son ton, sa façon de se mouvoir. Il n’était désireux d’aucune information et ne voulait aucun lien. C’était assez compréhensible, en vue de la réputation qu’avaient les Targaryen, si on faisait preuve d’une pointe de jugeote et puis, maintenant dans la Night’s Watch, il avait tout renié. Presque même ses droits. Elle avait un peu de mal à comprendre ça, elle, qui refusait de n’être que bonne à marié, qui n’aurait eu que très peu son mot à dire pour son future. Elle n’aurait pas été en mesure de vivre ainsi. La preuve. Combien de fois c’était-elle rebeller contre son défunt père? Cela avait au moins eu le mérite de porter ses fruits…

Elle tiqua pourtant malgré elle lorsqu’il mentionna le prénom de sa mère, qui étrangement lui disait quelque chose. Snow? Enfin, il se reprit et précisa que son nom fut Stark. Elle jeta un bref coup d’œil par-dessus son épaule, comme si l’espace d’un instant elle craignait qu’il ait été possible à ses hommes de l’entendre, mais visiblement, la porte ne s’ouvrant pas en un fracas, ce n’étais pas le cas –voire impossible-. Il justifia alors sa réticence à lui avouer ses origines devant ses hommes et il avait sans doute été judicieux pour lui de le faire, mais d’un autre côté, c’était elle qui menait. Bien que ses hommes aient l’air de vrai brutes sans cervelles par moment, ils étaient intelligents et surtout obéissant. Si elle ordonnait de ne pas toucher aux moindres cheveux de Sullivan Snow, alors ils le feraient, mais non sans ronchonner, évidemment. Quant au futur qui l’attendait si sa mère ne prenait pas telles mesures, elle pouvait le comprendre, à moitié. Si les Stark à cette époque étaient alliés aux Targaryen –ce qui sommes toutes, aux dernières nouvelles était toujours le cas-, elle ne voyait pas pourquoi on l’aurait abattus, mais là, encore, les raisons pouvaient être nombreuses, passant du désir de faire passer encore la pauvre pour une chaste, jusqu’à la folie du prédécesseur du Monarque présent au Trône. D’ailleurs, tuer les Bâtards, chez les Targaryens n’étaient pas quelque chose de totalement impossibles. Certains avaient disparus, mais rien n’incriminait directement cette famille, mais tout le monde s’en doutait bien…

Elle allait ouvrir la bouche lorsqu’on toqua à la porte. Encore heureux, sincèrement, elle ne savait quoi répondre à ses propos, puisque sa situation n’étais en effet pas des plus glorieuse, mais était-il coupable? Non, du tout. Il était simplement malchanceux. La porte grinça légèrement tandis qu’un de ses hommes fourra sa tête dans l’embrasure et s’excusa pour le dérangement, mentionnant cependant qu’ils avaient l’homme qui pouvait coller à la description que Snow en avait fait. Bien. Lui jetant un coup d’œil, elle fit ensuite signe à ceux-ci d’entré. Au plus profond d’elle-même, elle espérait qu’Ivgar n’étais pas l’homme en question, car ils auraient alors un gros problème sur les bras. Azrith n’étais pas fervente d’abandonné ses hommes et Ivgar lui avait promis allégeance et la servait plutôt bien. Entré en conflit ouvert pour sa vie avec les Frères Juré n’étais absolument pas nécessaire en ces temps qui s’annonçaient sombres, tout comme l’envie tout simplement n’y était pas, puisque malgré ce qu’elle pouvait laisser sous-entendre, elle respectait ses guerriers rebus de la société, si l’ont peu dire ainsi, mais laisserait-elle un de ces hommes pâtir pour la paix? Non… Chaque vie en Karhold avait son importance et aucune ne périrait pour une telle futilité. Elle n’avait pas que des enfants de cœurs, elle aussi dans ses rangs, mais des hommes fidèles et elle leur était reconnaissante pour cela.

Elle offrit un sourire rassurant à Ivgar alors qu’il arrivait devant elle et inclinait la tête poliment. La nervosité se lisait dans ses traits et dans quelques-uns de ses mouvements. Visiblement, il ne semblait pas comprendre pourquoi ont le convoquait, mais il avait semblé saisir la gravité de la situation. Il avait jeté un coup d’œil un peu perplexe vers Sullivan, mais sans plus. Il ne le connaissait pas. Elle pourrait presque le jurer. Comme de fait, le Corbeau hocha négativement de la tête avant de déclarer que ce n’étais pas l’homme qu’il recherchait et malgré tout, Azrith eut l’impression de sentir ses propres épaules tomber légèrement. Elle jeta un coup d’œil à Ivgar puis à Erold et Uriel qui l’accompagnaient afin de leur faire comprendre qu’ils pouvaient disposer. Sans demandé leur reste, ses hommes obtempérèrent tandis que le duo lançait des blagues au pauvre bougre qui avait peut-être vue sa vie défiler devant ses yeux l’espace d’un instant.

Mais la Lady de Karhold tourna son regard foncé vers le Bâtard, qui mentionnait considéré que l’homme qu’il recherchait se trouvait encore entre les murs de sa Maison, ou du moins dans les alentours et qu’il devait le retrouver, s’il y était encore. Elle fronça les sourcils.

-Qu’est-ce qui vous fait dire que l’homme que vous recherchez se trouve absolument sur mes terres? Ne peut-il pas être allé se réfugier ailleurs? Le Nord est grand et Westeros d’avantages Sullivan Snow, vous le savez autant que moi.

Elle prit quelques gorgées de son gobelet, l’observant du coin de l’œil, pour finalement rabaisser son bras et poser celui-ci sur le banc à ses pieds, là où il se trouvait préalablement.

-Vous êtes bien libre de partir si tel est votre désir… Commença-t-elle. Mais… Ce ne serait pas aussi drôle sans «mais» et puis, il y avait toujours un «mais». C'étais inévitable. Vous devez avouer que quitter aujourd’hui n’est pas des plus judicieux non plus, pas dans l’état où votre monture doit se trouver. D’ailleurs, nous auront sans doute prochainement des nouvelles de son état. Vous devriez en profiter pour vous reposer un peu, vous aussi. Ne serait-ce que pour vous assurer que votre blessure sera en bonnes voie de guérison. Si vous vous enfoncer d’avantages dans les terres et que vous êtes pris de fièvres, vous aurez assurément un grave problème. Je vous invite à rester, ne serait-ce que pour passer la nuit. Demain, à l’aube, vous pourrez continuer vos recherche lorsque le médecin aura réévaluer votre jambe, cependant… Ah oui, ça aussi, ce n’étais pas si aisé. Je ne vous autorise pas à fouiner dans tous les recoins de Karhold. En d’autres temps, cela ne m’aurait pas déranger outre mesure, avec quelques-uns de mes hommes, bien entendu, mais en ces temps délicats, je ne peux vous accorder cela. Je suis désolée.

Avait-elle précisé, espérant qu’il comprenne qu’elle ne faisait aucunement cela par mauvaise foi. Qu’il soit à Demi Stark ou Targaryen ne changeait pas grand-chose en vue de ce qu’il lui avait raconté –et oui, elle le croyait-, mais c’était surtout qu’elle ne pouvait se permettre qu’il pose un regard sur ses effectifs, ses armements… Pas en cet instant, pas sans savoir si elle comptait foncer sur Winterfel ou non, pas sans avoir une mise à jour concrète de ce qui se tramais dans les autres Maisons du Nord, avec plusieurs d’entre elles qui avaient un regard un peu trop intéressé sur sa personne. Si quelqu’un était assez fou pour croire que ce changement de tête dirigeante était un bon moment pour frapper, ils se trompaient totalement. Azrith revoyait la totalité de la défensive du Royaume. Hors de question qu’un regard extérieur puisse poser les yeux sur les nouveaux aménagements qui n’étaient pas tous totalement camouflés. Et même si cet homme était parmi les siens, elle ne le lui donnerait pas. Alors aussi bien évité cette possibilité le plus habilement que la situation pouvait le lui permettre. Elle ordonnerait à ses hommes de ratisser la Forteresse et si des hommes collait à la description, elle voulait qu’ils soient avisé des faits et qu’on leurs précise de se tenir à carreaux, le temps que le Frère Juré quitte Karhold. Soit, demain. Et si l’un d’eux était vraiment celui que Sullivan recherchait, qu’il avoue son crime à la Maîtresse des lieux une fois le danger écarté. Elle ne voulait même pas le savoir pour l’heure. Elle le punirait ensuite en conséquence pour son mensonge lors de son arrivé. Car elle n’accepterait pas un tel affront, affront qui pouvait mettre Karhold dans une situation qu’ils n’avaient aucunement besoin. Et évidemment que ses propos ne semblaient pas plaire au jeune homme. Elle pouvait bien le comprendre.

On toqua de nouveau à la porte, puis le même manège se répéta, pour que cette fois ont lui annonce que le palefrenier venait donner des nouvelles concernant la monture du Corbeau. Azrith fit un bref signe de la main afin d’invité celui-ci à entrer. Aussitôt, un homme âgé de la cinquantaine –qui avait presque du mal à se mouvoir- était accompagné d’un jeune homme plus pimpant –son fils- et ceux-ci s’arrêtèrent à quelques pas de la Lady, inclinant poliment la tête et attendant qu’elle leur fasse signe pour prendre la parole, ce qu’elle n’attendit pas de faire, jetant un bref coup d’œil oblique vers Sullivan.

«Nous avons pensé les plaies du destrier –une brave bête!- Fit l’homme en jetant un coup d’œil vers l’invité, puis simultanément entre Azrith et lui. «Mais il a une bonne entorse… Et il doit être restreint à un box pour au moins deux semaines, sur un sol plat, puis, il devra recommencer à bouger progressivement, c’est-à dire qu’il faudra crée une inflammation légère, puis laisser au repos et ainsi de suite dans le meilleurs des cas. Étant donné la fragilisation d’un de ses tendons et du temps de la réadaptation, il ne pourra sans doute pas pratiquer dans la neige avant un mois, quand à courir… Peut-être deux, trois pour être totalement réhabilité, en espérant qu’il n’ait pas de séquelle, mais c’est plutôt un jeune cheval et il à visiblement cœur de battant, cependant, au repos, cela ne fait pas des plus bons ménages. Je doute que même après deux semaines, lui permettre de sortir dans l’enclos soit une bonne idée. Il pourrait se blessé de nouveau, en s’excitant trop. Beaucoup abattent leurs chevaux pour ça… Que désirez-vous faire?»

La fin de sa phrase s’adressait au jeune homme, non sans qu’il jette un bref coup d’œil vers Azrith. Bon. Ce n’était pas vraiment à elle de prendre cette décision, mais avant de faire quoi que ce soit de précipité, elle choisit de prendre la parole. De toute façon, avec l'air qu'afficha le Frère Juré...

-Merci Arold. L’on vous avisera du choix du Gardien du Mur lorsqu’il sera fait, entre-temps, occupez-vous de cet animal comme s’il serait l’un de nos guerriers et garder les loups hors de l'écurie. Après tout, mêmes leurs montures étaient formé, à ne pas fuir devant une créature menaçante, ou être nerveuse lorsque les corps s’entrechoquaient dans une bataille. C’était eux aussi des guerriers, non? Puis, lorsqu'elle parlait des loups, elle ne faisait pas référence à ceux dans la forêt... Ont était Karstark ou ont ne l'était pas... Et assuré-vous qu’elle soit dans un enclos qui conviendra à sa situation. Je vous fais confiance.

L’homme et son fils échangèrent un regard ravis, puis, non sans un sourire et une salutation solennelle chacun, ils tournèrent les talons et quittèrent la salle. Enfin de nouveaux seuls et sans plus de raisons de les déranger –enfin-, La jeune Lady Karstark rapporta ses prunelles vers le Frère Juré.

-Je sais qu’il est un bon élément de vos écuries au Mur, c’est pourquoi, je peux vous offrir quelque chose si vous le désirez. Attendant qu’il acquiesce, elle fourra une baie dans sa bouche et la mâcha. La route est longue jusqu’au Mur, d’autant plus pour un cheval estropié. Pour vous faire preuve de ma bonne foi, je suis prête à le garder contre les bons soins de mon palefrenier. Je vous prêterais une monture pour votre quête. Lorsque la vôtre sera remise sur pieds, j’en ferais mention à vous –si tel est votre désir- ou à votre Lord Commander, afin que l’un de vous vienne le prendre, en retour de mission. J’aimerais bien entendu ravoir mon destrier emprunté et s’il venait à périr, je garderais le vôtre. Cela vous convient-il? À moins que vous ne soyez désireux de l’abattre. Si tel est le cas, je vous l’achèterait, mais je doute que vous soyez de ceux qui sont prêt à prendre une vie rien que parce-que la malchance à frapper, n’est-il pas?

Peut-être faisait-elle un peu référence à la situation générale du Corbeau, bien que subtilement au point que peut-être il ne comprenait pas le sous-entendu. Quoi qu’il en soit, peut-être était-il temps de mettre les choses aux clairs, afin de s’assurer qu’il n’y ait pas de mal entendu.

-Je crois qu’il était en effet judicieux pour l’heure de ne pas dévoiler votre lien avec la Maison Stark devant mes hommes, mais vous faites partie dorénavant de la Night’s Watch et si à mes yeux vous êtes un Corbeau alors il en sera de même à travers les leurs. Si vous acceptez mon «invitation» de rester cette nuit –n’ayez crainte, malgré ce que l’on raconte de nous, nous avons des suites pour les invités et elles ne se nomment pas «cachots»- Elle sourit, inclinant légèrement la tête de côté, lui donnant des airs plus taquins et innocent que barbares et tout ce qu’on voudra. Personne ne vous traitera directement comme un intrus. Vous armes et le reste de vos effets vous seront aussi remis. Cependant j’aimerais que vous soyez bons joueurs et ne tentiez pas de parcourir la Forteresse à vue d’oiseaux. Je le saurais et cela m’agacerait.

Elle prenait un petit risque en mentionnant cette phrase, puisqu’elle n’était pas très sûre de ce qu’elle avait vue, plus tôt, mais cela ressemblait étrangement trop à sa propre capacité. Le fait qu’il puisse être un Zooman, malgré la rareté de la chose n’étais pas encore écartable et elle n’avait jamais croisé une personne ayant une capacité aussi similaire à la sienne, mais si tel était le cas, elle savait à ce qu’il pouvait penser et préférait tout de suite l’en dissuadé. De toute façon, elle ne comptait pas prendre le risque. Elle ne pouvait se permettre une telle chose. Son regard n’avait pas changé depuis le début de leur conversation. C’était donc un bon point pour lui. Sinon, maintenant qu’elle savait qui il était exactement soit, un Bâtard Stark/Targaryen pour elle. Après tout, c’était le calcul le plus logique qui soit. Qu’il était bien entendu bel et bien un Corbeau, possiblement un Zooman, que voulait-elle encore savoir, sur lui sans trop paraître trop indiscrète? Il y avait une légère aura de mystère autour de lui et bien entendu, qu’Azrith était plutôt curieuse de nature, cependant, elle attendait toujours des réponses qui dépendraient de la bonne entente ou pas du duo. Elle se reteint donc de continuer sur une note peut-être un peu plus personnelle, comme savoir s’il avait déjà traversé le mur, par exemple. Ah! Ce côté aventureux, auquel elle n’arriverait jamais à démordre. Encore heureux qu’elle soit devenue Lady –Mais encore…-, cela l’empêchait bien de faire quelques folies sans doute considérée suicidaires, si son père était toujours en vie et tout aussi entêté à la marié. Bref, elle prit une gorgée de son verre.



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