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Il était une fois, deux tigresses qui voulaient manger un lapin...
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Kalil S. Martell

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Prince de Dorne / Conseiller-Stratège / Dragonnier
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Mer 16 Aoû - 20:46
Quand on vous parle de la renommée de Port-Réal, vous pensez bien sûr à la famille royale qui y réside, famille populaire non pas pour ses bonnes actions mais pour ses tares dangereuses pour la santé d'autrui. Le Septuaire et le Grand Septon y ont pris place aussi, un sanctuaire immense et richement décoré semble t-il, on dit que les mariages qui y ont lieu sont toujours marquants dans les esprits des spectateurs. Et les Manteaux d'Or alors? L'autorité la plus efficace, sélectionnant ses hommes parmi les meilleurs chevaliers et soldats, tous consentants bien entendu. Mais outre les dorures, richesses, mestres et couleurs qui virevoltent dans les rues, la capitale est célèbre pour ses courtisanes. De sublimes et gracieuses créatures que l'on dit exotiques et étonnantes, pour celui qui saura donner des pièces d'or sonnantes et trébuchantes, bien entendu! Et oui, King's Landing est surtout réputée pour avoir les meilleures catins de Westeros, surprenant pour cette ville si riche n'est ce pas? Pas vraiment à vrai dire, car ce ne sont pas des femmes bourgeoises qui travaillent dans ces Maisons de luxe, la plupart ne sont que des orphelines ne pouvant faire autre chose de leur vie. Oui, en vérité, les bordels sont assez tristes, récoltant plus de porcs à satisfaire que de bonshommes à combler. Heureusement, je suis ici pour changer le quotidien monotone et ennuyeux des ces braves filles!

Oh, bien sûr, nous aussi, à Dorne, nous avons des Maisons de plaisir, dont le célèbre Croissant Rouge tenu par ma merveilleuse soeur Luxuria, Tutu pour les intimes. Endroit que j'ai d'ailleurs maintes fois visité, je ne le nie pas, après tout je suis un homme, et un Martell de surcroît. Ce n'est pas un vice chez nous, l'adultère n'existe pas, encore moins le reste, le Grand Septon rougirait s'il avait connaissance de tout nos actes jugés "pêcheurs". Ah ça, je suis bon pour la Marche d'Expiation depuis un paquet d'années déjà! Non, chez nous, l'acte charnel est un plaisir qui se doit d'être partagé, qu'importe le partenaire. Hélas, depuis ma "maladresse" lors du bal, ma tendre soeur m'a... interdit l'accès à son bordel... Triste n'est-ce pas? Moi qui voulais juste aider deux jeunes femmes à se changer... Mais bon, je ne vais pas me plaindre, ses courtisanes sont exquises, certes, mais il me fallait de toute façon du changement! Alors c'est sans prévenir -bon, j'avais prévenu Léa pour qu'elle avertisse la famille quand elle se posera des questions en fait, brave petite- que j'ai monté Shaaira et pris mon envol, de nuit bien entendu.

Voler est une sensation que je suggère à tout le monde de ressentir au moins une fois dans sa vie, sentir les muscles puissants de la bête et le vent vous gifler le visage est un moment agréable et inoubliable que je partage avec ma magnifique partenaire. Depuis que je partage ma vie avec elle, je la connais et sait qu'elle n'est guère à l'aise au sol, mais pour un prédateur, c'est normal. On se sent si petit à terre alors que dans les airs, nous sommes des seigneurs... En plus, c'est bien plus rapide que les chevaux! Aussi, après de longues journées de vol et de chasse aérienne -Shaaira aime beaucoup les oies sauvages et le poisson-, je laissai ma beauté sauvage vagabonder, confiant que son estomac était plein et qu'elle ne ferait aucun mal.

Des Maisons à Port-Réal, il y en a beaucoup, comme celles des Targaryen, ou alors les Valeryon, mais celle qui m'intéresse est plus attirante. On l'appelle "Maison de Poupées", un nom amusant et métaphorique au vu de la fonction des courtisanes. Ne sont-elles pas payées pour nous satisfaire comme bon nous semble? Comme des... jouets? Des pantins? Oui, Poupées sonne bien pour désigner cette maison que l'on dit posséder les plus belles des jouvencelles. Il n'est bien difficile de la trouver, il suffit de suivre les traces que laisse les clients après leur sortie, ou simplement de demander au premier marchand croisé et ayant la bonne humeur facile. Ma peau sombre et mes vêtements couteux attirent facilement les regards, mais ce n'est qu'après que l'on aperçoive mon sceau et ma carrure caractéristique que l'on comprend qui traine dans les ruelles de la capitale. Je ne suis guère discret, comme tout les Martell, et il me plait d'être ainsi, m'imposer dans la société est une activité que je chéris, et entendre les ragots pleuvoir sur ma personne me donne le sourire. Le regard caressant les visages inconnus et les façades des bâtisses, je repérais facilement celle que je cherchais, colorée dans des tons claires afin de capturer l'éclat doré du soleil, bien que d'architecture purement citadine, je ne pouvais m'empêcher de penser qu'elle réfléchissait la lumière de l'astre de feu comme nos logis et bâtiments dorniens, même si le Soleil n'éblouit pas autant la ville qu'au Sud du continent.

Mon entrée passa inaperçue parmi les clients braillards dont les rires emplissaient l'atmosphère, accompagnés par la mélodie douce et joviale d'un luth. Ci et là des tables garnissaient la pièce, certaines isolées, d'autres occupées, les cartes tapissaient parfois les planches de bois clair, des fois c'étaient des verres ou des chopes, quelques hommes mangeaient même, attendant leur tour patiemment. Visiblement, il y avait beaucoup de demandeurs, heureusement, il y avait des filles pour tout le monde, du moins, en apparence. Remarquant le coin d'accueil à ma droite, je m'en approchai et attendis que la Maitresse des lieux m'aide à m'y retrouver dans cette impressionnante bâtisse. Celle-ci ne tarda pas et remarqua bien vite que le client qu'elle avait sous les yeux était un gros poisson, amusé, je lui montrai ma bourse fort garnie de pièces avant de la remettre à ma ceinture. La Maison était réputée, je m'attendais donc à ce qu'on ne me la vole pas, et quand bien  même, une bonne bagarre sera aussi satisfaisante qu'une caresse. Un doux sourire aux lèvres, je lui demandai alors si une de ses braves petites pouvaient partager un moment avec moi, précisant bien que je ne souhaitais pas avoir une nouvelle, il me fallait de l'expérience aujourd'hui, ce soir peut-être me montrerais-je assez gentil pour offrir à une de ses pucelles ce que signifie "faire l'amour". Sans tarder, elle m'invita à m'asseoir et à manger, le soleil étant au zénith, m'informant qu'elle allait me chercher ce que je voulais. Content, je m'exécutai, m'installant à une table éclairée par la lumière naturelle provenant de l'extérieur. Une assiette et une cruche avec son gobelet ne tarda pas à investir mon coin, titillant mon nez de son doux fumet. En plus de combler mes envies masculines, on remplissait mon estomac! Décidément, j'avais bien fait de quitter Sunspear et de venir ici pour un court séjour...

Du moins, c'est ce que je pensais avant qu'elles ne viennent à moi...

Trisha

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Courtisane
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Jeu 17 Aoû - 14:30
La période du bal avait semblé à Trisha à la fois excessivement trop longue et trop courtes. Tout le remue-ménage occasionné par le déplacement d’un si grand nombre de nobles et leurs suites avait fait en sortes que chaque employée était demandée et occupée à chaque soir (sauf pour des raisons naturelles dont on ne peut échapper, et encore, il y a des clients avec des préférences… brrrr) si bien que toutes étaient éreintées lorsque les visites prirent fin. Et pourtant, on y avait pris un plaisir fou, ces riches clients avaient bien remplis les poches de l’établissement comme celles des catins (avec de très généreux pourboires) au point où le retour à la clientèle «normale» était un peu décevant. Et puis, il y a tant de choses à se raconter, à découvrir, à essayer, lorsqu’on partage le lit d’un northman ou bien encore d’un dornien. D’un soir à l’autre, d’une culture à l’autre, d’un royaume à l’autre, ça en avait été à la fois étourdissante et revigorant.

Enfin, toutes cette petite fortune emmagasinée avait permis à Trisha de renouveler sa garde-robe de tenues plus audacieuses que jamais, mais aussi plus soyeuse et riches qu’elle n’en avait jamais eu depuis la destruction de sa famille. La courtisane avait même pu s’offrir le luxe de nouveaux bijoux gracieux, étincelants pour attirer les regards sur elle. L’autre point positif de la venue en Crownlands de toute une panoplie de nobliaux avait été l’impact économique en général, pas seulement dans les bordels, mais chez tous les marchands de façon générale, les pièces sonnantes et trébuchantes s’étaient promenées si bien de mains en mains que les habitants de la région étaient maintenant tous assez aisés pour s’offrir des petits luxes. Ainsi, même si la Maison de poupées était assez réputée et rarement vide, ses employées n’avaient pas encore eu le temps de souffler depuis le départ des invités du bal, puisque la clientèle n’avait cessé de réquisitionner presque toutes les filles chaque soir! Dommage, toutefois, pour celles qui s’étaient habituées au luxe des bras d’un Lord (quoi qu’ils ne fussent pas tous gentils, ils payaient tous très bien!) de retomber dans ceux d’un simple soldat ou encore d’un marchand. Depuis quelques semaines, il semblait à la rouquine qu’il manquait quelque chose de… revigorant dans ses nuits, de plus en plus semblables les unes aux autres!

Trisha retouchait son maquillage en prenant tout son temps, pas particulièrement pressée de retourner en bas après son dernier client «rapide» qui l’avait laissée «sur sa faim». Soupirant, elle fouilla dans sa garde-robe pour choisir un truc propre et, prise d’une subite inspiration, pris sa plus belle robe, juste parce que ça lui plaisait de faire tourner les têtes. Un corset sans manches blanc si décolleté qu’on y verrait probablement ses monts rosés si elle respirait ne serait-ce qu’un peu trop fort. Sa jupe de soie fine couleur crème à l’ourlet brodé de petites fleurs dorées lui descendait jusqu’aux chevilles, mais elle était fendue sur toute la longueur, jusqu’à l’aine, vis-à-vis sa jambe gauche. Prenant le temps de s’admirer dans la glace quelques secondes, la courtisane replaça quelques mèches de cheveux, remis une petite dose de parfum, et elle était enfin aussi fraîche que la rosée.

En descendant les escaliers qui la ramenaient au salon, de nombreuses têtes se tournèrent pour admirer son déhanchement suggestif et son sourire sensuel, mais la première personne à l’intercepter ne fut pas un client, mais la madonne Kalina. La plus âgée des employées de la Maison de poupée, Kalina servait très peu de clients désormais, assistant plutôt le Maître des lieux en prenant sa place en son absence et complétant diverses petites tâches pour lui. Cet homme, à la fois le réel propriétaire de l’endroit et le frère jumeau de Trisha, était souvent absent (la rouquine préférait encore ignorer pourquoi, craignant la réponse…) de ce fait, beaucoup considéraient Kalina comme la Maîtresse des lieux et elle agissait souvent comme tel. La dame lui expliqua qu’un client de sang bleu très particulier venait de débarquer et réquisitionnait une femme d’expérience. Flattée, la rouquine sourit de toute ses dents à sa supérieur et se rendit à la table où patientait le prince, ravie d’avoir été choisie pour le divertir (et de s’être accoutrée en conséquence sans même le savoir!) Bien sûr, si on comptait le nombre d’années, Trisha n’était pas, et de loin, la courtisane la plus expérimenté de la place, mais son talent le faisait bien vite oublier, et sa beauté surtout… Enfin, il fallait dire qu’en tant que jumelle du vrai Maître des lieux, la rouquine était… une petite «chouchou» de Kalina, qui lui réservait souvent la crème des clients…

-Bonsoir votre Altesse… roucoula avec plaisir la rouquine en glissant les doigts de sa main gauche dans le dos du prince, puis sur son bras. Quel bon vent amène un tel Soleil dans nos parages? Il ne me semblait plus pouvoir espérer si charmante compagnie depuis que le bal est terminé, votre présence illumine ma soirée, lâcha-t-elle avec une œillade évidente à l’emblème Martell qui ornait ses vêtements.

S’emparant de la cruche qu’on avait déjà préalablement apportée à son client, Trisha servit le goblet du prince avant de s’asseoir sur la chaise à côté de lui, faisant exprès de croiser sa jambe gauche par-dessus la droite, s’assurant ainsi qu’elle était entièrement exhibée dans toute sa longueur et sa splendeur…

-Je m’appelle Trisha, comment aimeriez-vous que je vous appelle, votre Altesse?


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