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Mar 15 Aoû - 20:10
Oh que son père n’aurait pas été fier d’elle! À ses yeux, rien n’était plus important que ces sacrées saintes réunions du conseil des porteurs de clé de la Banque de Fer. Pourtant, si Sheireen avait été fascinée, jadis, par les enseignements et explications de son paternel, il lui semblait beaucoup moins amusant d’être assise dans son fauteuil. Peut-être son père était-il bon conteur, ou alors c’était elle qui ne savait pas apprécier à sa juste valeur les dilemmes et décisions à porter, mais en tout les cas, la jeune femme fut à peine consciente du temps qui passa, des voix qui l’entouraient. Lorsqu’elle se rappelait à l’ordre et s’efforçait d’écouter (parce qu’elle devait être consciente des enjeux si elle voulait pouvoir voter de façon éclairée), elle ne tenait alors que cinq petites minutes avant de replonger dans ses songes. Sa quête du bonheur n’avançait pas, prise dans sa routine bien sculptée par son éducation, la jeune Nestoris ne savait plus que faire pour se divertir, même la danse lui semblait devenir routinière à ce point. Elle avait besoin de quelque chose de plus, un petit «boum» de changement pour l’éveiller un peu, et ce n’était certainement pas ce conseil à la noix qui allait le lui donner!

Ainsi donc, pendant tout le long de la réunion, Sheireen n’écouta point les propos apportés, s’efforça de voter en choisissant le choisir l’option qui semblait avoir le plus de partisans, de sorte qu’elle ne pesait ainsi rien véritablement dans la balance. Le problème fut lorsqu’il y eut un étonnant ex aequo. La jeune femme resta un moment à compter les votes, avant de constater qu’elle seule, ainsi que le Sea Lord (car il était justement de son pouvoir de trancher lors des réunions, bien que sans lui aujourd’hui ils étaient un nombre impaire puisque quelques chaises restaient libres), n’avaient pas donné leur opinion. Nestoris s’empourpra en réalisant que tous les regards étaient sur elle et qu’on lui demandait qu’elle partie elle prenait. Avalant difficilement sa salive, la jeune femme ne put qu’avouer n’avoir pas la moindre idée de quoi il était question.

-Je… je suis désolée il se peut que j’étais ailleurs l’espace de quelques secondes, mentit-elle nerveusement en s’empourprant de plus en plus. Je crains de ne pas avoir assez bien saisis toutes les nuances des arguments de chacun et ne pouvoir m’offrir le luxe de donner mon opinion. Milord Sekhivar, si cela ne vous ennuie pas de trancher…? s’excusa-t-elle en s’efforçant de ne pas avoir l’air trop coupable, et lorsque le marteau retentit, quelques secondes plus tard, pour conclure la décision et lever la séance, Sheireen peina à retenir un soupir de soulagement.

Et dire que ce soir là elle n’avait même pas de leçon de musique ou de danse! Une autre soirée d’ennuie à ne rien trouver pour se divertir, même sa bibliothèque était d’un ennui mortel, ne comportant que des ouvrages documentaires et mathématiques, rien de bien amusant. Lady Nestoris pris son temps pour ranger ses effets et fut l’une des dernières restant dans la salle du Conseil, avec le Sealord et quelques autres porteurs de clé voulant absolument s’entretenir avec lui. La jeune femme attendit patiemment que ceux-ci évacuent, tombant à nouveau dans ses songes, et sursauta en réalisant qu’Ézekiel était enfin disponible et attendait visiblement de savoir ce qu’elle voulait lui dire pour avoir attendu si longtemps.

-Je voulais juste m’excuser, s’empressa de débiter la jeune femme avec un air franchement navré. Je sais que mon père vous a habitué à une plus grande répartie et une présence plus marquée lors des réunions, et j’ai été éduquée pour faire comme lui, je tâcherai de me reprendre au prochain conseil, je tiens à ce que le nom Nestoris continue d’être respecté au sein de la Banque de Fer. Cela ne se reproduira plus, j’y veillerai, lança-t-elle la tête haute, avec une certaine fierté dans le regard, mais sans arriver à y croire vraiment…

Bien qu’elle tienne profondément à l’honneur de sa famille, Sheireen doutait sérieusement d’être capable d’accorder de l’intérêt à des discussions aussi soporifique… Elle avait vraiment besoin de se changer les idées, s’amuser un peu!
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Ven 18 Aoû - 22:49


Cela faisait déjà un long moment que le Conseil des Porteurs de Clé de la Banque de Fer c’était réunis afin de discuté, comme bien souvent, de divers sujets concernant surtout son administration. Ézekiel était confortablement callé sans son fauteuil, un poing appuyer contre la joue tandis que son autre main tenait, par habitude le marteau qu’il faisait légèrement tournoyer dans celle-ci. D’un air songeur, il observait chaque membre de ce petit groupe fermé argumenté sur le sujet de l’heure mis sur le tapis. Le bon côté des choses, c’était qu’étant le Sealord, il n’avait pas nécessairement toujours besoin de participer activement aux conversations, se contentant bien souvent d’observé chaque protagoniste et d’étudier mentalement ses arguments. Tout ce faisait par vote et en cas d’égalité, il avait le luxe de trancher. Le cas contraire, il était en droit d’avoir le véto, ce qu’il n’utilisait généralement que très, très rarement jusqu’à maintenant. Les personnes présentes étaient après tous les plus expérimentés pour se permettre de choisir et chaque vote, chaque avis était important en soit. Ces réunions étaient précieuses, car elle permettait de garder un fonctionnement optimal de la Banque et donc surtout, de Braavos. Personne ne gagnait à trafiquer quoi que ce soit, bien que certaines décisions en avantagent parfois plus que d’autres, globalement et d’une façon ou d’une autre, le tout restait équitable.

Ce n’était bien entendu pas l’activité favorite du Sans-Visage, mais celui-ci ne la voyait pas comme une corvée, mais comme une action qui était profitable et nécessaire. Certes ce n’étais pas le genre de réunions où les éclats de rires se laissait entendre. L’ambiance était souvent un peu lourde et très peu appréciait cela, mais tous faisait un effort afin de prendre le temps de faire les choses comme il se devait, sans empressement, car cela ne servait à rien, si ce n’était que ralentir le groupe au bout du compte. Certain voyaient la réunion comme une obligation emmerdante, d’autre prenaient cela fortement au sérieux. C’était fort souvent les ainés, mais qui somme toute avaient l’expérience à ne pas ignorer lors de la prise d’une décision. Ils en avaient certes vue plus que lui et quelques autres aussi. Cela ne voulait pas nécessairement dire qu’il fallait se baser sur leurs jugements les yeux fermé, c’est pourquoi chaque personne ici présente avait eu des années de formations. On ne laissait pas ce genre de discutions entre les mains d’abrutis.

Ainsi donc, Ézekiel suivait le déroulement de la conversation et attendis comme les autres le calcul des votes. ex aequo. Il fronça bien entendu les sourcils et observa la belle porteuse de clé qui, semblant réaliser le résultat, s’empourpra en avisant les regards poser sur elle. Le Sealord lui demanda alors qu’elle partit celle-ci comptais bien prendre puisque celle-ci avait omis de voter. Il n’était pas difficile de réalisé le malaise de celle-ci étant donné que ses joues presque porcelaines prirent une teinte plus rosée. Bien qu’il avait envie, de par sa moue de la sortir de ce faux pas, son titre ne le lui permettait pas de telles familiarités dans cette salle. Elle finit donc par prendre la parole et avouer ne pas avoir très bien suivis le déroulement de cette conversation. En fait, il se demandait si elle avait réellement suivis la majorité des sujets soulevé depuis la matinée. Sous la demande de celle-ci, le Sealord se contenta d’hocher un bref coup la tête, puis de trancher pour ensuite laisser le marteau de bois retentir un coup, indiquant aussi la fin de la réunion.

Certains soupirs se firent aussitôt entendre, tout comme le sons des fauteuils qu’on poussait avec un certain empressement. La majorité prirent leurs effets et quittèrent non sans le saluer. Ézekiel quand à lui se contenta de se lever, puis de s’étirer légèrement pour ensuite ramasser la paperasse éparpiller un peu partout devant lui. Ont le sollicita alors, lui posant quelques questions ou lui précisant quelques points futur à soulever ou encore tout simplement laissé couler quelques commentaires. La salle ce vidant petit à petit, il ne fut pas bien long pour lui de remarquer que la jeune femme traînait un peu de la patte, chose assez rare puisqu’habituellement elle était dans les premiers à quitter avec un certain empressement. L’observant discrètement alors qu’elle attendait son tour, il devait avouer être curieux de la raison de son attente. Il se contenta d’esquisser un sourire et d’hocher brièvement la tête aux paroles de la dernière personne se trouvant juste avant elle pour finalement poser son regard émeraude sur celle-ci et la gratifier d’un sourire, suivis d’un bref mouvement de la main afin de lui faire signe d’approcher.

Sheireen ne se fit pas prié pour le faire lorsqu’elle réalisa que c’était à son tour, la sortant visiblement encore une fois de ses songes. Il avait toujours trouvé cette jeune femme un brin mystérieuses malgré le fait qu’il en savait plus sûr qu’elle que ce qu’il voulait bien le laissé paraître en tant que Sealord, tout comme la grande majorité des personnes l’entourant et ce, de près ou de loin. Il ferait un piètre Sans-Visage le cas contraire. Que ce soit littéralement par le biais de Sveinn ou d’un autre visage, Ézekiel finissait toujours par savoir ce qu’il désirait savoir. Pourtant, s’il y avait bien une chose d’inaccessible chez les gens, c’était leurs songes et ceux de la belle Nestoris l’intriguaient souvent.

Lorsqu’elle ouvrit la bouche afin de lui offrir des excuses, le Sealord ne put s’empêcher de laissé glisser un fin sourire entre ses lèvres, puis de laisser une de ses fesses prendre appuis sur la table du conseil, croisant les bras en écoutant la suite de ses propos. En effet, il se doutait bien que pour elle la pression était grande étant donné que son paternel avait été l’un des meilleurs atouts pour la Banque de Fer, tout comme ses ancêtres. Elle lui fit ensuite la promesse d’être plus efficaces aux prochaines réunions et ainsi continuer de doré le nom de sa famille, ce qui était très honorable en soit, pourtant malgré les airs solennel qu’elle se donnait, au fond de son regard trônais quelque chose d’autre. Le jeune homme ne se gêna pas réellement pour détailler ses prunelles qui se posaient sur lui et soutenait son regard plus longuement qu’à l’accoutumé. Il finit par se redresser et se diriger vers un petit buffet afin d’y prendre deux verres étincelant, ainsi que de versé un liquide alcoolisé dans ceux-ci. Chose faite, il fit quelques pas vers elle afin de le lui tendre, puis, de lui faire signe de prendre place sur un fauteuil, si elle le désirait bien.

-N’ayez crainte pour votre nom milady. Cela arrive à tous de ne pas avoir la tête à discuter durant des heures de ce genre d’obligations administratives.

Il le croyait sincèrement. Ce n’étais pas parce-que c’était une mignonne qu’il disait pareille chose. Enfin, bien que pour l’image qu’il caricaturait parfois, cela pouvait porter à confusion. Puis, venait évidemment les choses plus sérieuses.

-Il est évident cependant que cela ne devrait se répété trop souvent. Cependant… Cependant, vous n’êtes pas votre père. Ainsi donc, agir exactement comme lui est chose impossible. Ce n’est pas uniquement votre nom qui vous permet un siège au Conseil –bien que cela aide énormément, il faut être franc-, mais aussi parce-que vous avez su prouver que vous y aviez votre place d’une façon ou d’une autre. Je suis prêt à accepter vos excuses, bien entendu. Il prit une gorgée de son verre. De toute façon, ne pas vous avoir dans cette salle la rendrait bien fade.

Il ponctua sa dernière phrase d’un sourire, puis rapporta un moment son regard à son verre, observant le liquide alcoolisé qui tournoyait dans celui-ci.

-Si je peux me permettre plus personnellement, j’ai cru remarquer que vous sembliez plus songeuses depuis un moment. Quelque chose vous tracasse? Quelqu’un vous importune, milady? N'ayez crainte que cela restera entre nous, si tel est votre désir.

Il releva alors son regard vers elle, tâchant de deviner le fond de ses pensées tout en profitant pour la détaillé un peu sans que cela ne soit déplacer. Si elle avait des ennuis, il était vrai qu’il y avait des personnes ressources pour cela, mais il se permettait de l’interroger à ce sujet, ne serait-ce que pour s’enquérir de son état général qui lui semblait fort souvent bien morose. C’était pourtant une si belle femme et bien qu’il donnait l’image nécessaire d’un homme qui appréciait leurs charmes afin de crée une certaine distance avec les potentielles rapaces et/ou intéressé lui permettant une meilleure liberté dans ses secrets, bien au fond de lui-même, il considérait que la courbe la plus appréciable de la gente féminine restait le sourire et il désirait bien contempler un peu celui-ci, si elle lui en faisait honneur.
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Dim 20 Aoû - 14:04
Franchement mal à l’aise de sa propre conduite, Sheireen se laissa assez facilement rassurer par le Sealord, même si son impressionnante présence la faisait sentir fort petite. Sa confiance en lui était grande et visiblement encore manquante chez la jeune porteuse de clé qui devait encore faire sa trace. Elle admirait, sans s’en rendre compte, la façon décontractée qu’il eut de sourire en s’appuyant nonchalamment sur la table pour l’écouter, et pourtant paraître toujours noble malgré cette posture non officielle. Même son regard d’émeraude la laissait sans mots, certainement plus brillant que ses propres yeux orageux qui ne souriaient jamais. Les lèvres de Nestoris, toutefois, se permirent de s’étirer dans un bref sourire poli, qui n’illumina nullement son visage, acceptant humblement le verre que lui tendait Ézekiel, non sans une certaine surprise. La jeune lady hésita un instant en tournant sa coupe entre ses doigts, avant de finalement s’asseoir sur le siège voisin de celui qu’occupait le président de l’assemblée un instant plus tôt… un siège qu’elle ne s’imaginait jamais avoir le loisir d’y poser les fesses, même en rêves.

La jeune femme ne put s’empêcher, pendant un instant, de se demander si la première affirmation du Sealord concernait même lui? Tous les autres membres de l’assemblée avaient semblés si concernés par chaque sujet (pourtant d’un ennui sans bornes aux yeux et aux oreilles de Sheireen…) soulevés qu’elle s’était vite sentie comme si elle venait d’une autre planète. Rapidement gênée (plus par la proximité d’Ézekiel que par la suite de ses propos) Nestoris baissa les yeux sur ses genoux, se donnant une attitude repentante à laquelle elle ne croyait qu’à moitié, mais qu’elle jugeait nécessaire. Bien sûr, qu’elle n’était pas son père, cela lui semblait de plus en plus évident, lui ne s’était jamais questionné sur la besoin de vivre pour être heureux, seul le nom et la grandeur de celui-ci importait dans sa vie. Malgré ses efforts, sa seule et unique enfant n’avait pas réussi à voir la vie de la même façon que son père et en était lourdement malheureuse… cela aurait été pourtant si simple de ne pas se poser de questions et poursuivre le travail de son défunt paternel avec autant d’acharnement que lui!

Étonnée par le récent commentaire d’Ézekiel, la jeune femme leva rapidement les yeux vers lui, rougissant probablement jusqu’aux oreilles. Est-ce qu’il insinuait que… ? Le Sealord? Non, c’était seulement pour lui faire plaisir, assurément. Et puis, ne disait-on pas, assez ouvertement d’ailleurs, que le dirigeant de Braavos était «un homme à femmes»? Draguer était probablement une seconde nature chez lui, quelque chose qu’il faisait sans s’en rendre compte avec toutes les femmes, aussi bien qu’il respirait. Du moins, c’est ce que Sheireen essayait de se convaincre pour calmer les battements un peu trop excessifs de son cœur à ce moment… C’est qu’on ne lui avait jamais vraiment fait la cours, et même si c’était loin d’être le cas présentement, le compliment camouflé de Sekhivar la flatta plus que prévu. Pour se redonner contenance, Nestoris porta son verre à ses lèvres et regarda ailleurs, loin du charmant sourire de son Lord.

-Comment? Non non, je vous assures, personne ne m’importune du tout. Bien au contraire même! s’étonna vivement la jeune femme en se redressant correctement sur son siège, comme pour essayer d’avoir autant de prestance que le Sealord.

À vrai dire, c’était justement cela, le problème, elle s’ennuyait incroyablement car il ne lui arrivait rien du tout! Mais il était hors de question de raconter ses innocents problèmes de jeune femme, qui sonnaient d’ailleurs plus comme des ennuis d’adolescentes lorsqu’elle s’en plaignait à haute voix, à Ézekiel. Il n’était pas là pour ça, c’était le dirigeant de Braavos et il avait bien mieux à faire que de se soucier de la solitude du cœur d’une des porteuses de clé, non? EN feignant un sourire rassurant, Sheireen se releva, pris une dernière petite gorgée de son verre qu’elle était loin d’avoir terminé, le reposa et s’inclina rapidement devant le Sealord.

-Vraiment, ce ne sont que des brouilles, je ne veux pas vous déranger avec de telles bêtises, milord, des gamineries même, je dois l’avouer. D’ailleurs je vous ai assez retenu pour des stupidités, n’est-ce pas? Je vous dis à la prochaine réunion, m….

Sheireen se tut en croisant enfin le regard étincelant qu’elle s’était attardé à éviter depuis le compliment voilé du Sealord. Il lui sembla, l’espace d’un instant, avoir oublié ce qu’elle était en train de dire, puis lorsque ses souvenirs revint, elle se sentit comme si un chat lui avait volé sa langue. Complètement déboussolée, la porteuse de clé tenta de sourire, ses lèvres s’étirèrent, laissant entrevoir des dents parfaitement immaculées et alignées, mais auquel ses yeux étaient mal assortis. Et pendant ces longues secondes franchement inconfortables pour la jeune femme, où elle resta plantée, à demi-inclinée, devant Ézekiel, il lui sembla bizarrement que peu importe ce qu’elle lui raconterait, il trouverait intéressant de l’entendre. Mais c’était stupide, non? Nécessairement, il devait avoir mieux à faire? Pourtant, lorsqu’elle rouvrit la bouche, à son plus grand étonnement, ce fut pour…

-Il me semble juste trop souvent que la vie ne devrait pas s’arrêter juste à cela, vous ne croyez pas? s’élança-t-elle avec une passion renouvelée en lançant un geste du bras vers la salle de réunion. Pas que je ne suis pas fière de ma place dans la société de Braavos, ou que je sois incapable de reconnaître ma chance et ma position. Mes ancêtres ont tous travaillés d’arrache pied depuis la fondation de notre cité pour que chaque génération de ma famille vive dans l’aisance, et c’est également ce qu’à fait mon père, et je lui en suis toujours profondément reconnaissante. Mais je reste avec cet étrange impression que je passe quand même à côté de quelque chose, sans savoir ce que c’est.

En fait, elle savait exactement ce qui lui manquait, l’amour, mais il était hors de question de l’avouer, ce serait beaucoup trop «caprice» d’adolescente pour être dit à haute voix devant son Sealord. Et franchement trop gênant. Même «le bonheur» semblait trop enfantin comme réponse à donner à un homme comme lui.

-C’est idiot, non? Je ne devrais pourtant avoir rien à me plaindre, je n’ai jamais manqué de quoi vivre et ce n’est pas donné à tout le monde. Cette phase égoïste passera certainement assez vite, quand je me serai habituée à mon nouveau poste, je présume. Je ne sais pas pourquoi je vous raconte ça… essaya-t-elle de détourner la conversation avec un rire nerveux. Je vous ai assez dérangé comme cela. Bonne soirée, Lord Sekhivar.

Mais, loin de s’en aller, Sheireen resta plantée devant Ézekiel, ne sachant pas elle-même ce qu’elle attendait.
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Lun 21 Aoû - 1:33


La réponse de la belle ne se fit pas attendre comme il l’espérait au fond. Celle-ci sembla un peu surprise, s’empressant donc d’affirmé qu’elle n’avait pas de réels ennuis. Hochant brièvement la tête à ses propos qui le rassurèrent tout de même un peu, bien qu’ils semblent légèrement voilés, il eut cependant du mal à considérer que rien ne clochait au plus profond de son âme. Après tout, n’était-il pas dans sa nature que de percevoir le mal d’être? Visiblement n’ayant peut-être pas l’habitude que l’on s’attarde à ses pensées ou son état de cette façon, la Porteuse de Clé se leva, déposant sa coupe à peine entamé et s’inclina. Celle-ci ajouta alors que ce n’était que des futilités qui semblaient l’embêter, mais ces futilités semblaient pourtant pesé bien lourd sur ses lèvres et dans le creux de ses prunelles.

Elle ne termina jamais sa phrase et sembla, l’espace d’un bref instant, figée dans le temps. Il avait attardé quelques peu son regard sur sa chevelure ébène qui avait délicatement coulé le long d’une de ses épaules afin de caresser sa clavicule lorsqu’elle c’était inclinée, pourtant étrangement pendu à ses lèvres. Remontant le regard le long de sa gorge, il croisa de nouveau ses prunelles sombres qui semblaient émerger de songes que seule elle pouvait bien connaître. Semblant réalisé son absence, elle se contenta de lui sourire de nouveau, alors que comme à l’habituel, son regard semblait trahir son état d’esprit général. Après tout, bien qu’elle fût belle, la jeune Porteuse de Clé était reconnue pour cette nostalgie constante qui semblait l’envahir. Certains disaient que c’était pour compensé cette obscurité qu’elle portait autant de bijoux. Ézekiel ne pouvait que songer qu’ils lui allaient tout simplement bien. Enfin. Il se demandait si quelque chose pouvait mal lui scié. Peut-être avait-il toujours été attiré par les mystères et la noirceur au recoin de chaque âme ou peut-être était-ce un autre. Le voilà que l’espace d’un instant, il se sentait lui-même quelques peu égaré. Cela lui arrivait parfois, mais jamais à cause d’un simple regard.

Contre toute attente, elle choisit de reprendre la parole quelques secondes à peine avant qu’il ne se décide lui-même à ouvrir la bouche et briser le silence qui planait. Il ne put, à ses propos, s’empêcher de froncer légèrement les sourcils, ne comprenant pas sur le coup à ce dont elle faisait référence. Son gracieux geste de la main démontrant la salle, lui confirma qu’ils parlaient au moins toujours de la même chose. Bien sûr qu’elle précisa aussitôt, cherchant à se rattraper, visiblement coupable de sembler souhaiter autre chose que ces réunions, mais n’avait-elle pas le luxe de faire ce qu’elle désirait ou presque avec sa fortune? C’était assurément quelque chose d’autre. De plus profond. Un profond ennui, possiblement et surprenant. Il pouvait fort bien comprendre de par ce qu’il avait vue de la haute societé, mais en ce qui le concernait, il était foutrement trop occuper par les diverses sphères de sa vie pour s’ennuyer…

Passé à côté de quelque chose? Assurément sa vie, pour commencer. Elle était consciente de la chance qu’elle avait d’être née sous une bonne étoile et se sentait visiblement fort honteuse de sembler désiré encore plus, mais le fait de réalisé aussi tôt, alors qu’elle avait été de surcroit élever dans un cocon d’or qu’il y avait plus que cela dans la vie était tout en son honneur. Cette jeune femme était humble et consciente de ce qui l’entourait, tout comme des difficultés du monde qui semblait la toucher, car si tel n’étais pas le cas, elle ne se sentirait pas misérable de la sorte, de rêver.

Et aussitôt balancer, aussitôt regretté. Celle-ci, de ses excuses voilée de l’avoir importuné avec ses propos, choisi visiblement la fuite, craignant sans doute son jugement. Il était mitiger, il fallait bien l’avouer. Il n’eut au moins pas besoin de tendre le bras pour se permettre de la touchée pour la retenir gentiment, ce qui aurait sans aucun doute été déplacé étant donné qu’ils n’étaient en rien familier. Ils n’avaient jamais échangé plus de quelques mots, si ce n’étais questions des réunions.

-Et vous comptez partir ainsi en me laissant avec tous ces mystères? Vous êtes bien cruelle, Milady. Il fit un bref sourire en coin. Je ne trouve pas que vos pensées sont idiotes, si cela peut vous rassurer. J’aimerais d’ailleurs, si vous me le permettez, en apprendre d’avantage sur celles-ci.

Pour ne pas dire sur elle. Il porta le verre à ses lèvres et le calla d’une traite pour le déposer sans trop de ménagement sur la table, puis se redressa, ce qui leur apportait une soudaine proximité, ironique en dépit de la grandeur de la pièce dans laquelle ils se trouvait. Pourtant, il ne bougea pas, curieux de voir sa réaction. De toute façon, cela ne l’incommodait pas. Ils ne frôlaient pas l’indécence non plus, ni l’étiquette.

-D’ailleurs, cet endroit semble vous lasser et je dois avouer avoir assez vue ces murs pour aujourd’hui moi aussi. Que diriez-vous que nous continuions cette discussion en nous baladant un peu afin de nous dégourdir et profiter de l’air plus frais qu’apporte l’astre solaire qui s’incline?

Il n’avait sincèrement aucune arrière-pensée, bien que cela puisse être difficile à interpréter venant de lui en vue de sa réputation. Pourtant, si on la connaissait si bien, on le savait de toute façon généralement fort plus directe. Cela ne lui déplairait pas non plus, mais une simple marche n’engageait sincèrement la belle en rien, si ce n’était que de discuté un peu avec lui outre les sujets concernant l’administration de la Banque de Fer. Pour l’encouragée à accepter son offre, il continua.

-Je ne crois pas que vous subissez les assauts d’une phase d’égoïsme, vous me semblez être plutôt une rêveuse et je n’y ai jamais vue de mal à porter en soit quelques rêves. Évidemment… Il devait bien ajouter un truc plus solennel, digne de son rang. Tant que nous restons efficaces dans nos fonctions. Hors, ne pas l’être parce-que nous ne pouvons réalisé nos désirs, reste aussi tragique. N’est-il pas?

Il appréciait sa délicatesse, sa timidité qu’elle s’efforçait de voilé, sa façon de s’entêter –et justifiable en vue de son rang- de vouloir bien paraître. Et il n’y avait franchement sans doute pas mieux que lui pour comprendre à quel point certains masques pouvaient parfois être plus difficiles à porter que d’autres. Cela ne suffisait pas de parler de quantité, ou d’expérience. Il ne suffisait que d’un seul, pour que le tableau s’assombrisse.

-Je sais qu’il n’est pas toujours aisé de devoir être l'image que nous devons donné pour toutes sortes de raisons tout en respectant ce que nous désirons être, mais cela n’est pas nécessairement impossible. Sauf pour ceux jurant de servir le Dieu Multi-face jusqu'à la mort... Mais ce n'étais qu'un détail. Il faut pourtant apprendre à prendre le temps, lorsque les occasions se présente, car il est rare qu’elles le font deux fois.

Encore une fois, ces paroles étaient sujettes à diverses interprétations, mais pourtant, malgré le masque du Sealord qu’il affichait, ces mots étaient sans équivoque prononcer avec une certaine connaissance de cause. Et peu importe comment ont le percevait, pour lui, elle avait bien plus de profondeur que personne ne pourrait jamais s’imaginer, mais cela lui convenait parfaitement. Cependant, cela n’empêchait pas qu’il puisse en rire, préférant délaissé ce côté soudainement trop «spirituel», qu'il n'avait pas encore choisi de laissé déteindre sur le Sealord. Pourtant, dans une Cité aussi multiculturelle, peut-être pouvait-il se le permettre. Le dernier Sealord était connu, entre autre pour croire au Dieu Multi-Face, ce présentant au Temple assidûment une fois par mois.

-Et voilà que vous vous réveillé un matin et que vous êtes Sealord. Je crois que parfois, vos mieux jouer de prudence et rester tout simplement coucher certains matin si nous n'avons aucune aspirations.

Évidemment que sa phrase était un peu moqueuse, mais il était vrai qu’il ne c’était pas attendu à l’unanimité, lorsqu’il c’était présenter lors des couteaux tirés. Il pouvait bien lui exprimer ce bout de vie, de songe. Il ne le regrettais pas, c’était ce qu’il avait faire. Alors peut-être aussi que la belle se sentirait moins honteuse, de ne pas être aussi superficielle que certains l'étaient. Cela n'avait jamais été un crime en Braavos.
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Mar 22 Aoû - 20:36
Un tantinet nerveuse, Sheireen s’était mise à enrouler et dérouler son incroyable longue tresse autour de son poignet, laquelle avait roulé sur son épaule jusque devant celle-ci sans qu’elle ne le réalise, alors qu’elle la gardait habituellement dans son dos pour éviter d’en être gênée. Ce petit tic, qu’elle n’avait jamais été consciente d’avoir (ou qu’elle n’avait jamais eu avant maintenant, allez savoir!) lui donnait un air innocent, à la limite de l’enfance, comme une gamine prise en défaut alors qu’elle travaillait d’arrache pied, depuis qu’elle siégeait au poste de son père, pour qu’on oublie son jeune âge. Alors qu’elle s’était enfin résolue à partir, bien qu’elle n’en ait nullement envie, le Sealord l’arrêta en prenant doucement son poignet. Pourquoi cela lui faisait-il autant plaisir? Pourquoi son cœur se mettait-il à danser dans sa poitrine à ce simple contact, à la simple idée de continuer à lui parler? Telle une adolescente épouvantablement fleur bleue, Nestoris se sentit s’empourprer à nouveau jusqu’aux oreilles lorsqu’il lui fit savoir qu’il voulait en savoir plus, et un sourire niais se dessina malgré elle sur son visage.

Ézekiel s’empressa de vider son verre avant de se relever pour lui faire face… vraiment… très près. Bien que sans dépasser les limites de l’étiquette, cette proximité fit que la jeune femme sentit la chaleur l’envahir, alors qu’elle remarquait pour la première fois à quel point il était agréable à regarder. Définitivement, elle passait à côté de sa vie, mais peut-être pas à cause de son lourd titre de porteuse de clé, comme elle le croyait, mais peut-être à cause de ses rêveries qui lui faisaient manquer l’essentiel. Quand même impressionnée par sa prestance, Sheireen, qui souriait toujours timidement (et plus franchement cette fois), se contenta d’opiner du chef lorsqu’il proposa d’aller marcher dehors pour profiter du crépuscule. Malgré elle, Nestoris fut incapable de ne pas noter la façon romanesque que cela avait été proposé, comme dans les livres. Une petite voix maligne tenta de lui rappeler que le Sealord avait la réputation d’être un homme à femmes et qu’elle devait faire attention, mais elle était beaucoup trop flattée, et charmée avouons-le, pour se laisser influencer par celle-ci et sorti donc de la grande salle de réunion, s’accrochant à son bras avec une proximité qui, elle, frôlait bien la limite de l’étiquette.

-J’aime votre façon de voir les choses, s’amusa-t-elle avec l’ombre d’un rire dans la voix.

Et sans doute, en cet instant alors qu’elle contemplait l’émeraude des yeux de Sekhivar, son propre regard gris terne dut sembler un peu plus clair, un peu plus bleuté, alors qu’il souriait enfin en accord avec le reste de son visage. Une réaction que peu de choses, dans sa vie, arrivait à déclencher. Il y avait bien eu la musique, un temps, avant qu’elle ne s’en lasse, et il lui arrivait d’éprouver le même plaisir en dansant, ou le nez plongé dans de ridicules romans à l’eau de rose digne des plus naïves jeunes filles. Puis soudain, le Sealord se fit beaucoup plus philosophe, réfléchissant tout haut (du moins c’est l’impression que Sheireen avait) sur les difficultés de l’image à porter en constant combat avec les désirs profonds, et qu’il était important d’apprendre à reconnaître les occasions qui permettent de combiner les deux. Profondément ancrée dans cette réflexion qu’il avait semé en elle, la jeune Nestoris remarqua à peine les couloirs qu’ils traversaient pour sortir de la Banque, et sursauter lorsqu’elle l’entendit rire, coupant court le sérieux de la conversation actuelle, se moquant soudainement que c’était cette occasion qu’il avait prise qui avait fait de lui un Sealord, et que peut-être il valait mieux, parfois, rester coucher et rater l’occasion. Plutôt que de l’amuser, cette affirmation intrigua la jeune femme.

-Et comment cela s’est-il passé, au juste? Si je puis me permettre, bien sûr? Je veux dire, outre comment vous êtes devenus Sealord, ça j’en suis bien au parfum, mais comment vous êtes vous décidé à essayer, quelle occasion incroyable s’est présentée que vous avez saisie, et qui ralliait autant l’image du devoir et celle des rêves? Si ce n’est pas trop indiscret, bien sûr, se corrigea-t-elle immédiatement, de peur de se faire informer que «ce n’était pas de ses affaires».

Le duo arrivait enfin aux portes de l’établissement, et bien que le soleil n’ait qu’à peine commencé sa descente dans le ciel d’azur, Sheireen sentit un frisson lui chatouiller la colonne vertébrale lorsqu’elle entra en contact avec la brise extérieur, plus fraîche que lorsqu’elle était entrée. Avec sa main libre, la jeune femme resserra sa cape légère sur ses épaules, faisant cliqueter les bijoux qui la décorait, et raffermit sa prise sur le bras du Sealord.

-Ou alors, vous pourriez aussi me raconter ce que vous faites pour vous divertir lorsque le lourd poids d’être Sealord vous écrase, cela m’inspirera peut-être à trouver ce que je cherche. Même le Sealord doit avoir quelques temps libres pour assouvir ses désirs, non? proposa-t-elle avec un sourire, qui s’écrasa bien vite lorsqu’elle croisa le regard, tout à coup brillant, d’Ézekiel. Ou pas. Non, finalement je crois que j’ai deviné, ce ne serait pas nécessaire… s’étouffa-t-elle timidement en rougissant (encore! Elle allait garder cette teinte éternellement si cela continuait de la sorte!) jusqu’aux oreilles.

Quelle question bête, quand même… Comme si elle n’avait aucune idée des loisirs de Sekhivar, comme si elle ne connaissait pas sa réputation. Ça lui apprendrait à parler avant de penser!
♔ Porteuse de clé
♔ Danseuse de ballet
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Jeu 24 Aoû - 13:39


Étais-ce une véritable lueur pétillante qu’il perçut au fond de ses prunelles? Il lui semblait bien que si. Et ce sourire timide et délicat, qu’il n’avait jamais eu la chance de pouvoir observé étant donné que dans les autres circonstances de leurs rencontres, les sujets étaient forts souvent bien plus sérieux. Voyant alors qu’elle acquiesçait à sa proposition, il laissa glisser un sourire ravie sur ses lèvres, puis lui tendit le bras galamment afin de lui offrir le support qu’une Lady en son genre méritait, rien de moins. Celle-ci le pris sans la moindre hésitation, semblant apprécier ses bonnes manières. Bien entendu, le contraire l’aurait fort étonné. Après tout, Ézekiel savait y faire.

Ils traversèrent les couloirs sans se faire déranger. Il était évident que le Sealord et la Porteuse de Clé étaient occupés. Quelques regards curieux c’étaient attardé sur eux, sans doute peut-être un peu surpris de voir soudainement ces deux-là entretenir ce genre de proximité –soudaine?-, peut-être aussi notaient-ils cette expression qu’elle avait, ou ce qu’ils dégageaient, mais l’un des secrétaires c’était approcher afin d’interpeller Ézekiel, mais n’eut le temps de rien, celui-ci se contenta simplement de lui jeter un regard qui voulait clairement dire que ce n’étais pas le moment. L’homme, sans la moindre insistance, tourna simplement les talons, presque gêner d’avoir osé. Bien.

Ils finirent par traversé les grandes portes de la Banque de Fer et bien que le soleil était toujours présent, commençant timidement sa descente pour laisser place à l’astre lunaire, on pouvait sentir la fraicheur de la nuit qui ne saurait attendre pour s’installé. Il sembla d’ailleurs au Sealord, que la belle fut parcourue d’un léger frisson tandis qu’elle réajustait sa cape sur ses frêles épaules, raffermissant sa prise contre son bras, ce qui le fit sourire intérieurement. Si délicate créature… Qui lui donnait l’étrange envie d’enrouler l’un de ses bras autour de ses épaules, puis de la ramener vers lui, afin de réchauffé. Il n’en fit pourtant rien. Elle n’était pas de ces femmes que l’on s’accaparait de la sorte. Il comptait cependant être attentif, afin que celle-ci ne prenne pas froid lorsque le soleil descendrait d’avantage.

Celle-ci le questionna alors comment il était devenu Sealord? Il n’était pas sûr que de décrire cette réunion des Couteaux Volants à une Lady de son rang était une bonne chose. Peut-être serait-ce trop grossier, trop… Brutal pour elle. Elle enchaîna en lui proposa une seconde option, celui de lui raconter ce qu’il faisait pour se divertir. En cet instant précis, il ne put s’empêcher d’afficher un sourire en coin, posant son regard émeraude sur les traits délicats de la jeune femme et celui-ci devint pétillant de malice malgré lui en remarquant l’air qu’elle afficha aussitôt, ce faisant bien entendu une tonne de scénarios. Après tout, sa questions pouvait réellement porter à confusion, d’avantage qu’elle semblait avoir eu vent des rumeurs le concernant ce qui ne l’étonnais pas. Il crut même percevoir ses pommettes prendre une teinte rosée, encore une fois. Amusant. Il se contenta de tirer légèrement sur son bras, afin de la forcé gentiment a bifurqué avec lui afin de s’engouffrer dans une autre rue moins achalandée.

- Avant de devenir Sealord, je fus Soldat, puis, j’ai monté les échelons. Caporal, Sergent, Capitaine, Lieutenant, Colonel et Général.

Il se gratta le menton, où une barbe de quelques jours y trônait. Il avait préféré les lui préciser, ne sachant pas à quel point celle-ci était familière avec l’armé. C’était surtout la réputation qui le précédait entre militaire, mais comme tout homme respectable, il ne comptait pas s’en vanter outre mesure. Le Sealord de Braavos avait sans doute bien des défauts, mais pas celui d’être vantard.

Au fil des années, et à force de le côtoyer de plus en plus, je me suis lié d’amitié avec mon prédécesseur, qui voulait sincèrement que je prenne sa suite… Il m’avait fait promettre peu avant sa mort de me présenter au Couteaux Volants et d’empêcher un «abrutit» -et je cite…- de prendre la succession.

Puis, il jeta un coup d’œil vers la belle et lui sourit, en profitant pour détaillé encore eu peu ses traits. Il pourrait raconter cela des centaines de fois, puisque c’était réellement arrivé. Comme il faisait pour tout ce qu’il racontait, sur chaque apparence qu’il prenait. Il avait une mémoire phénoménale. Il était vrai que parfois il n’avait simplement pas la patience de le faire et écourtait très grossièrement la chose, se disant que, étant Sealord, ils n’avaient qu’à faire quelques recherches. Ce n’était pas comme s’il cachait quelque chose… Douce ironie.

-Je vous épargne les détails de cette «réunion», mais sommes toutes, l’un des aspirant de Volantis, m’a gracié de cela, alors que je vous le jure, j’étais plutôt pénard. Il n’appréciait pas la tournure des votes en ma faveur, je crois.

Fit-il en pointant de sa main libre une cicatrice sur son arcade sourcilière, puis gloussa. C’était vrai, il c’était contenté d’observé ces phénomènes s’hurler par la tête, se bousculer. Il avait un objectif en tête: Devenir Sealord, que ce soit pour honorer sa promesse, mais aussi, parce-qu’il le devait, au nom du Dieu Multi-Face et ses desseins, ce qu’il ne pouvait bien entendu pas partager. Alors sincèrement, il c’était énormément contenté d’observé et écouter. Le tout fut rapidement gagné, rien qu’avec ça. Bon, le fait d’en avoir collé une bonne à l'aspirant de Voltantis avait sans doute, peut-être, un peu aider. Rappelant par le fait même, qu’il n’était pas un homme qu’il fallait attaquer et qu’il n’avait pas évolué dans un cocon doré, comme la majorité d’entre eux qui ne savaient même pas résister à une droite… Ou une chaise par la tête.

Ils traversèrent quelques petit kiosques et remarqua que le regard de Nestoris s’attardait sur une dame qui tenait un panier où reposait plusieurs bouquets de fleurs. Cela n’en pris pas plus à celui-ci pour inviter la belle à s’y diriger tout en plongeant sa main dans l’une de ses poches afin d’en retirer deux pièces, après que la vendeuse rondelette lui ait signifié le montant à déboursé. Il savait bien que la jeune Porteuse de Clé pouvait très bien s’offrir ce qu’elle désirait, mais il était toujours flatteur de se faire offrir des fleurs. Et il le fit lui-même par pure plaisir, rien d’autre. Lorsqu’elle fit son choix, il lui tendit de nouveau son bras si elle le désirait tandis qu’elle le remerciait timidement. Celle-ci devait sans doute songer que ces geste étaient peut-être dans le simple but de l’attirer dans son lit, ce qui n’étais pas tout à fait faux. Pourtant, il était hésitant.

-Ah, je sais ce que vous pensez, mais il n’y a rien de mal à vouloir vous voir sourire, non? Ne faite-vous pas preuve de spontanéité parfois vous aussi, Milady? Il le faut, si tel n’est pas le cas, la vie est bien trop courte.

Pour une fois, il aurait bien aimé que cette réputation ne le précède pas. Secrètement, assurément car extérieurement, le Sealord s’assumait pleinement. Il devait se servir de ce défaut pour éloigner les rares femmes comme elle, qui lui plaisaient vraiment aux premiers abords, qui avaient ce je-ne-sais-quoi, au fond des prunelles et qu’il avait envie de connaître d’avantage. De toute façon, Ézekiel était toujours désireux de tout savoir sur tout le monde. Il le devait. Dans son cas, à elle, il savait que ce n’étais pas stratégique, mais un intérêt pure et simple. Il accusait volontiers son regard remplis de mystères qu’il comptait bien élucider. Il pourrait bien se charger d’en apprendre sur elle discrètement, comme il le faisait fort souvent, mais l’envie de l’entendre par elle-même composé ses songes lui semblait plus agréables pour l’heure.

-Alors, parlez-moi un peu de vous. Vos rêves? Craintes? Qu’elles sont vos aspirations, mise à part faire honneur à votre famille et être une vrai tigresse en affaire?

Et au lit, l’était-elle? Peut-être n’avait-elle jamais été touchée par un homme… Mais une chose était sûre, oui, il y avait pensé, mais elle ne lui inspirait pas que cela. Il n’avait pas nécessairement envie qu’elle soit une autre parmi tant d’autre. Pourtant, avec le Sealord, il le fallait…

-Ce que je sais de vous, mise à part votre flagrante beauté, est que vous ne parlez jamais lorsque cela ne vous ai pas nécessaire, rêveuse, presque toujours le nez dans un bouquin… Ou des comptes. J’ai entendu dire que vous dansiez merveilleusement bien et j’en ai aucun doute, j’espère un jour avoir l’honneur –et le temps- d’assister à l’une de vos magnifiques prestation -?-. La grâce semble constamment vous habité. Les regards se tournent vers vous lorsque vous entrez dans une pièce. Envie, désir, curiosité…

Il lui jeta un coup d’œil oblique, curieux de voir la réaction de celle-ci devant ses propos. Elle n’était pas de ces femmes qui cherchaient à tout pris toute l’attention et il avait toujours eu une préférence pour les gens discret, rien à voir avec certaines prouesses du Sealord. Pourtant, Sheireen n’étais pas une femme discrète, même si elle le voudrait bien, il lui semblait du moins. Où peut-être était-ce lui, qui n’arrivait pas à ignorer sa présence dans une pièce, mais il était persuadé ne pas être le seul. Que ce soit pour ses apparats, son attitude –surtout en affaire-, son nom, sa beauté ou simplement l’énergie qu’elle dégageait.

-Cela semble vous étonnée. Cela fait partie de mes descriptions de tâches. C’est écrit en tout petit, au bas du contrat que j’ai signé Il esquissa un autre de ses nombreux sourires, un peu charmeur, sans doute et évidemment, ledit contrat n’existait pas, ce n’étais qu’une fabulation imagé de la chose… Être conscient des personnes m’entourant. J’en suis à la seconde tentative de meurtre à mon égard, il faut bien, non? Oh, ne fait pas cette tête, les coupables ne sont plus.

Les deux tentatives avaient été manigancer par ce fameux Magister de Volantis, lequel Ézekiel choisi de ce débarrassé en envoyant l’un de ses Sans-Visage faire le boulot et maintenant, celui-ci se ferait tranquillement plus docile. Ils se rencontreraient sans doute dans un avenir rapprocher et trouverait un terrain d’entente, voir une certaine forme d’alliance. Après tout, tout le monde n’y verrait que du feu. Ils n’avaient pas besoin d’être amis, cela pourrait sur le long terme éveillé des soupçons, si tout le monde finissait par agir de la sorte avec lui… Simplement allié ferait l’affaire. Cela lui donnerait au moins des yeux et des oreilles à un endroit intéressant de Volantis, tout comme l’assurance d’au moins une voix en sa faveur, ce qui était mieux que rien du tout.

-Et vous êtes en sécurité, si cela vous inquiète… J’espère que vous le savez.

Notamment car ils avaient de nouveau bifurqué dans un endroit d’avantage moins achalander, descendant quelques escaliers, pour s’engouffrer dans un tunnel de quelques mètres où trônait une certaine obscurité en vue du soleil qui déclinait encore et toujours, pour revenir vers la surface et apparaître dans une autre ruelle. Sans doute que la jeune femme n’étais jamais passé par ici. Quelques têtes sur tournaient sur leur passages. Ont étaient loin des grandes rues principales de la Cité, pourtant, la misère n’y régnait pas. Ézekiel trouvait plutôt ces rues calmes, agréables. Cela lui rappelait cette époque où il était loin de s'imaginer où il était aujourd'hui.
♔ Maître des Sans-Visages
♔ Sealord de Braavos
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«The world is full of precious souls wearing masks to hide the pain.»
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Dim 3 Sep - 17:22
Les nombreux regards qui se posaient sur leur passage avaient à la fois le don de l’intimider que de l’enorgueillir. Qu’ils la regardent, qu’ils l’envient, qu’ils se questionnent sur sa relation avec Sekhivar, franchement elle n’en avait cure, il la faisait sourire et, pour maintenant, la divertissait. C’était ce qui comptait, non, profiter du moment présent? Sheireen l’avait bien appris, les bonheurs étaient souvent trop courts, leur finalité trop décevante, que ne pas les vivre pleinement lorsqu’ils passent constitue un grave gâchis. Demain, elle redeviendrait la porteuse de clé ordinaire à la vie monotone, et devrait penser avec le sourire à l’instant où elle s’était pavanée dans l’Iron Bank, puis les rues de la cité, au bras de nul autre que le Sealord de Braavos. Son cœur s’emballait, son sourire ne s’évanouissait plus, qu’espérer donc d’autre d’une journée que tout annonçait comme mortellement ennuyante quelques minutes plus tôt ?

Comme en écho à ses pensées, le soleil, bien que descendant, semblait leur sourire, souriant en harmonie avec la jeune Nestoris, qui semblait alors trouver le froid de ce début de soirée moins pénible. Malgré son malaise plus qu’évident par rapport à se dernière question, l’amusement d’Ézekiel devant sa bévue apaisa rapidement sa gêne, et elle se prit à lâcher un rire gêner pour camoufler son incroyable mauvais pas. Même si son expression facile laissait clairement comprendre qu’il avait compris la cause de sa timidité soudaine, le Sealord, tout en l’entraînant dans une direction à laquelle Sheireen ne porta guère attention, fit mine d’ignorer la bévue en répondant à sa première question, ce qui soulagea grandement la porteuse de clé et acheva de lui redonner un teint à peu près présentable. Il lui raconta avoir d’abord passé par tous les échelons de Soldat à Général, au cours desquels il s’était lié d’amitié avec l’ancien dirigeant de la cité et que celui-ci l’avait préparé à prendre sa place, pour qu’elle ne soit pas prise par un «abruti». À cet instant, la jeune femme hésita entre rire ou afficher un air épouvanté par rapport à son vocabulaire cru sur ses «collègues» prétendants au pouvoir, mais le sourire qu’il lui envoya suffit à faire verser son cœur du bon côté. D’ailleurs, elle ne détestait pas du tout cette façon qu’il avait de la détailler, même s’il l’intimidait un peu, elle se savait magnifique et était plutôt fière qu’il l’admire. Ça lui procurait une drôle de chaleur dans le ventre qui la réchauffait bien plus surement que le soleil déclinant.

D’un simple geste vers la cicatrice ornant son sourcil suffit à expliquer sans mots ce qui s’était déroulé après que le prétendant au pouvoir, qui n’appréciait pas qu’Ézekiel soit en train de gagner, avait viré en bagarre. Bien sûr, Sheireen était au courant que ces élections ne se faisaient généralement pas dans le calme, et pour cette raison elle avait toujours préféré ne pas y assister, n’approuvant pas la barbarie d’un tel événement se déroulant pourtant dans la plus civilisée des cités libres! La jeune femme se serra inconsciemment contre le bras qu’elle tenait toujours, appréciant franchement le côté plus humain, loin des conventions et de sa réputation, qu’elle découvrait de son Sealord, dans son rire et la simplicité du temps qu’il partageait avec elle, juste pour lui parler. Oui, Braavos pouvait encore évoluer, cela était d’ailleurs fort probable avec Ézekiel Sekhivar au pouvoir. Le duo s’aventura dans les rues commerciales, qu’elle connaissait bien pour y avoir passé un nombre incalculable de temps, dans le but de se divertir de son mieux, comme si elle pouvait trouver le bonheur entre deux kiosques et l’acheter pour orner son impressionnant, mais triste, manoir. Ses yeux gris s’arrêtèrent sur de magnifiques fleurs, particulièrement des roses époustouflantes, vers lesquelles se dirigea instantanément le Lord pour lui en offrir, la faisant à nouveau s’empourprer, sur le point de protester (après tout, si elle avait envie de décorer son chez soi de fleur, elle pouvait se le permettre…) mais se ravisa en notant le plaisir dans le regard émeraude auquel… franchement… elle était tout à fait incapable de résister.

-Merci… bredouilla-t-elle sans dérougir en reprenant son bras alors que sa main libre tenait ses roses contre elle, s’efforçant de ne pas ajouter «mais ce n’était pas nécessaire» car c’aurait été impoli et… franchement elle été flattée. C’est probablement exactement ce qui me manque, en fait, avoua-t-elle dans un soupir. Une vie trop stricte, calculée au quart de tour, sans divertissement, j’ai été «programmée» pour porter la clé de mon père et il me semble parfois que ça manque de… d’humanité. De spontanéité, oui c’est surement ça, expliqua-t-elle en plongeant le nez dans le parfum particulièrement puissants de son bouquet.

Elle, une tigresse en affaire? Bon, elle avait appris à défendre son opinion comme son père, certes, mais ne trouvait pas toujours qu’elle brillait autant qu’elle le devrait lors des réunions et n’avait l’impression que d’imiter maladroitement son prédécesseur lorsqu’il était question de la fortune familiale, sans trouver à donner un autre angle à sa maison. Sheireen s’efforça tout de même à rire, pour ne pas avoir l’air gênée.

-Que voulez-vous savoir? Qu’est-ce que vous ne savez pas déjà? demanda-t-elle parce que l’idée d’exposer tout simplement ses rêves d’adolescente la gênait profondément.

Mais peut-être qu’il aurait été plus brillant de l’ignorer en fait! Le portrait beaucoup trop flatteur qu’il fit de sa personne la laissa béate. Sheireen sentit son cœur s’emballer comme un cheval lancé au galop, raisonnant si fort dans sa poitrine qu’il l’entendait probablement! Oui, elle se plaisait à ce que les regards se tournent sur son passage, ça lui donnait le piquant qui manquait à son existence toujours terriblement solitaire, elle faisait exprès de se rendre désirable… et pourtant, personne n’avait jamais cherché à l’avoir, comme si la regarder de loin suffisait. Comme un beau bibelot, qu’on garde sur le manteau de la cheminée et qu’on ne fait que l’observer de temps en temps avec un sourire, mais qui ne sert strictement à rien et ne change la vie de personne. Beaucoup trop timide dans la vie privée pour oser d’avantage, elle ne s’était pas mise en quête d’amour, songeant bêtement que c’était aux hommes de le faire s’ils la voulaient… Et voilà qu’elle était seule, désespérément seule, et prisonnière de l’impasse dans laquelle elle s’était elle-même enfermée. Jusqu’à ce soir.

-J’avoue que je ne m’attendais pas à cela… lâcha-t-elle d’une petite voix après qu’il lui eu expliqué qu’il était normal qu’il en sache autant sur ceux qui l’entouraient, puisque quelqu’un avait déjà attenté à sa vie. Oh, je n’étais pas inquiète, pourquoi ne me sentirais-je pas en sécurité avec un… ancien général? Seulement, j’ignorais que vous aviez été la victime d’attaques, je suis d’avantage préoccupée par votre sécurité à vous que la mienne.

De toute façon, qui voudrait lui faire du mal à elle, jeune et innocente porteuse de clé à la beauté époustouflante? Non, cela n’aurait eu aucun sens, si un mercenaire voulait éliminer le Sealord, il l’épargnerait elle, n’est-ce pas? Comme la vie est belle lorsqu’on est naïve…

-Je ne sais pas particulièrement quoi vous répondre, je l’avoue. Mes rêves? Comme je vous l’ai dis, tout à l’heure, j’ai l’impression qu’il me manque «quelque chose», sans arriver à dire quoi, mais je l’appelle «bonheur» faute de savoir ce que c’est. Je sais, c’est ridicule, j’ai tout ce qu’il me faut pour être heureuse, je ne manque de rien du tout sauf… L’espace de quelques secondes, Sheireen regarda devant elle, les sourcils froncés, en train de réfléchir, chercher les mots justes. Sauf que, je me demande à quoi tout cela rime, au final? C’est une bien belle ambition de dorer le blason familial et assurer la perpétuité des Nestoris comme noble famille de Braavos, mais pour le léguer… à qui. Il est là le problème. Papa à tout prévu pour moi, du début à la fin, sauf ça. Et je ne sais pas si je lui en veux, parce que je suis habituée que tout soit déjà décidé à ma place et que je n’aie qu’à suivre le courant qu’il me propose, ou si c’était un cadeau qu’il me faisait de me laisser ma vie entre mes mains à moi? Le choix le plus brillant serait de faire une alliance avec une autre famille qui ne ferait qu’embellir mon nom et le graver dans l’histoire. C’est l’hypothèse la plus logique. Mais… j’ai terriblement peur d’être seule. Enfin, je suis seule depuis un moment maintenant, et je ne sais plus quoi faire pour prendre un autre courant. Je ne veux pas faire un mariage d’intérêt, il n’y a pas… «le bonheur» là dedans, non?

Elle avait débité cela tout d’un coup, les yeux rivés vers la lune qui commençait timidement à paraître dans le ciel de plus en plus sombre, sans réaliser qu’elle était toujours en compagnie d’Ézekiel… Oui, elle parlait un peu à elle-même présentement, réfléchissait à haute voix. Lorsqu’elle s’en rendit compte, croisant le regard émeraude de son vis-à-vis en baissant les yeux par hasard, elle rougit à nouveau violement.

-Je vous avais bien prévenu que c’était les rêves idiots d’une petite fille. Je sais bien qu’on n’est pas dans un livre, lâchant à nouveau un sourire qui semblait faux, comme pour montrer qu’elle se moquait de ce qu’elle venait de dire. Alors pour me désennuyer, j’ai essayé la musique, mais je me suis vite rendu compte que je préférais l’écouter que la jouer, et c’est pour ça que j’ai commencé la danse. Vous êtes bien renseigné. Si vous désirez vraiment le voir, on pourrait aller ch… commença-t-elle sans la moindre arrière pensée, mais elle s’interrompit soudainement à prenant à la fois conscience qu’elle allait proposer quelque chose de tout à fait hors conventions, et aussi qu’elle n’avait aucune idée de l’endroit où elle était et de comment retourner chez elle, n’ayant pas porté attention au chemin qu’avait pris Sekhivar et qu’elle avait sagement suivi, agrippée à son bras. Mais où sommes-nous? s’étonna-t-elle finalement, un brin inquiète. Et réalisez-vous… de quoi on a l’air présentement? ajouta-t-elle en rougissant de façon assez importante, bras dessus bras dessous avec le Sealord de Braavos, au couché du soleil, des roses dans une main…
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Mar 5 Sep - 12:29


Il ne la laissait pas indifférente c’était évident. Non seulement le pétillement au creux de ses prunelles orageuses la trahissait, mais son corps parlait pour elle. Les regards qui se posaient sur eux semblaient parfois intrigué. Sans doute que certains ne reconnaissait pas seulement son visage, mais aussi celui de la belle Porteuse de Clé qui marchait accrocher à son bras, un bouquet de rose dans les mains. Il la trouvait mignonne de s’empourpré au moindre de ses commentaires à son égard. Ce n’était tout de même pas sa faute s’il ne disait que la vérité. Après tout, elle était belle. On ne pouvait pas le nié. Elle devait avoir l’habitude qu’on le lui dise, non? Si seulement il pouvait s’en contenté, mais cette petite sortie lui indiquait clairement qu’il valait peut-être mieux conclure avant de lui briser le cœur. Après tout, il ne pouvait se permettre quoi que ce soit, si ce n’était que de caresser sa chair et la couvrir de baiser… Une nuit, peut-être deux. Elle était de ces rêveuses fragiles, qui croyaient encore au véritable amour même si elles ne l’avouaient pas toute. Si mine de rien, il sélectionnait au mieux ses… Passes temps, il ne cherchait pas particulièrement à être un briseur de cœur… Mais comme un papillon de nuit, il lui arrivait de déraper vers une lumière plus lumineuse que la Lune, même masqué. C’était peut-être un peu de cette obscurité qui faisait partie de lui, qui l’attirait souvent vers l’impossible, son désir de défit. Bien qu’en cette situation, il doutait fort que ce soit une bonne chose.

Elle regrettait d’avoir été programmée pour suivre les pas de son paternel à la lettre, pour son nom, sa famille. En même temps, cela lui assurait une vie confortable et une perpétuité de ce qu’était les Nestoris… Enfin. Elle ajouta qu’elle n’était pas inquiète en sa présence et qu’elle se sentait même en sécurité. Il avait beau être un homme humble, sincèrement et peu porté sur les futilités, mais c’était toujours le genre de chose qu’il était agréable d’entendre, peu importe de qui… Et qui il était. S’il faisait tout ce qu’il faisait, c’était entre autre pour ça, que les gens se sentent en sécurité. Il ne tuait pas les innocents, il tuait les coupables. Enfin, ceux qui ne désiraient plus vivre, c’était une autre histoire, mais le principe était là. Dans cette situation ci, cela s’apprêtait à merveille avec la beauté qu’il accompagnait. Avec lui, elle ne craignait rien. Elle était surprise d’apprendre qu’on ait tenté de se débarrassé de lui. Il se contenta d’afficher un sourire en coin, tandis qu’elle précisait qu’elle s’inquiétait d’avantage pour sa sécurité à lui, que la sienne.

-Ne vous inquiétez pas pour moi, Milady. Je ne suis pas né de la dernière pluie.

Après tout, il n’avait aucunement besoin de cacher qu’il avait tout de même une confiance en lui certaine –puisque c’était le but du Sealord, entre autre-, tout comme en ses hommes, que ce soit les Sans-Visages, ou les Soldats. S’il n’était pas toujours en mesure de surveiller ses arrières, il y avait toujours forcément quelqu’un pour le faire. Elle croyait même sans doute qu’à cet instant précis ils étaient totalement seuls malgré la masse. Pourtant, de loin, ont les épiais. Ézekiel pouvait sentir leur regard protecteur sur son dos. Il les utilisaient uniquement lorsqu’il sortait au grand jour en tant que Sealord et qu’il n’avait pas envie de trainer une garde officielle comme il se devait, pas envie de faire absolument tourner les têtes sur son passage. Où un peu de discrétion lui faisait du bien. N’importe qui en avait besoin pour une bonne santé mentale. Enfin, bien que certain le considèrent fou. Ulrik, surtout. Pour le reste, ce n’étais pas nécessaire, bien qu’il avait des ennemis potentiels aussi, sous chaque visage. C’était immanquable vue la profession secrète qu’il exerçait.

Il ne voulait pas non plus qu’elle s’inquiète sur sa propre sécurité, mais il la trouvait d’une belle naïveté de croire que malheureusement, les rues de Braavos étaient totalement dépourvue de racaille même s’il y travaillait fort pour que ce ne soit pas le cas. De plus, sa position de Porteuse de Clé en rendait assurément envieux plus d’un puis, avec sa beauté exotique… Il avait assurément traîner dans de trop sombres endroits pour être frapper de songes désagréables la concernant, mais cela lui avait permis d’apprendre à penser comme tous le monde, notamment les racailles. Cette idée lui donna envie de la faire surveiller, question de s’assurer qu’elle avait toujours une lame prête à la défendre lorsqu’elle circulait. Surtout en ces temps changeant, où l’avenir même d’Essos tout entier était à surveiller depuis la prise de Qohor. Où il n’y avait plus nécessairement ses racailles, ou des Magister jaloux de d’autres Cités, ni des habituels assassins. Il devait maintenant ajouter des Prêtres Rouges, des Sorciers… Possiblement.

Heureusement, elle le ramena sur le sujet présent soit: Elle. Elle parlait du bonheur et du fait qu’il était difficile à atteindre, réalisant bien que la richesse n’était pas tout ce qu’il y avait, dans la vie. Voilà la rêveuse qui parlait qu’il appréciait tant –bien malgré lui-. Ses questionnements il ne les trouvait pas inutile comme elle semblait le pensé. Après tout, elle était en âge de faire ses propres choix, surtout depuis le décès de son père. Il était selon lui normale qu’elle se questionne. Justement, certains ne le faisaient pas et s’écrasait au sol comme des crêpes, ou mourrait dans la solitude la plus totale, souvent remplis de regrets. Quant à la peur de la solitude…

Il se surprenait à la regarder alors que son regard était rivé sur la Lune, tout comme à se demander quels seraient les mots juste pour la réconforté. Ce n’était pas qu’il n’était généralement pas bon parleur lorsqu’il le désirait, mais la fin de ses réflexions nécessitait une réponse prudente. Il désirait bien l’encouragé dans la quête de ce rêve, pourtant, il savait bien que le Sealord n’avait non plus pas de femme, ni de descendant. Qu’une jeune femme aussi belle soit-elle s’amourache de lui et peut-être lui permette à lui-même de goûter à ce dont elle aspirait n’étais pas possible. Il ne le regrettait pas, du moins pas encore. Ce n’était pas pour rien qu’il avait créé cette réputation au Sealord d’être un homme à femme. Outre le fait que cela portait l’attention ailleurs, cela ne pouvait pas être plus clair pour une femme de savoir à quoi s’attendre de sa part et pire, certaines tentaient parfois tout de même de lui mettre le grappin dessus. Il était vrai que pour Braavos l’idéal serait un mariage, mais il n’était pas prêt à le faire, encore moins à une femme qui pouvait potentiellement réellement s’intéressé à l’image qu’il projetait plutôt qu’à sa richesse… Ils recherchaient l’inverse. Cela devait aussi et surtout être profitable pour la Cité. M’enfin, il regardait tout ça avec certains de ses conseillers. Il y avait des choses pour laquelle il était plus doué que d’autre. Il n’était pas très vieux et malgré son expériences de vie diversifié de par ses nombreuses identité, il n’était pas à l’épreuve de tout, ni n’avait le savoir absolue. Certaine donnée lui échappais. Cela ne faisait-il pas de lui… Un être humain? C’était à croire que parfois il avait tendance à l’oublier.

Sheireen était une sublime jeune femme, qui avait tout pour elle. Elle était belle, intelligente et elle ne dépendait de personne financièrement et cela, déjà, lui procurait une grande force. Elle avait aussi la jeunesse… Elle avait encore beaucoup de temps devant elle pour trouver un prétendant digne de ce nom, qui saurait lui donner ce qu’elle recherchait, ce qu’elle méritait.

-Que l’on soit entouré des autres ou non, nous sommes toujours seuls. Que ce soit à la naissance, durant une partie de notre vie –ou toute entière- et devant la mort. À s’écouter, c’était à se demander s’il comptait s’ouvrir les veines… Mais non. Il était seulement trop… Réaliste. Ce qu’il faut apprendre avant tout est d’apprécier de l’être et ensuite, les choses viendront à nous immanquablement. Profitez de votre solitude Milady, elle est plus précieuse que vous ne le croyez et souvent, nous ne le réalisons que lorsque nous ne l’avons plus, l’espace d’un moment ou que nous ne pouvons plus choisir de l’avoir à notre guise. La solitude me permet beaucoup d’introspection c’était le cas de le dire… Sans elle, je serais sans doute fou, ou pas bien loin.

Il avait envie de lui ajouter qu’elle méritait de toute façon un homme qui l’aimerais vraiment et lui offrirait un mariage digne de ce nom, de l’amour aussi, mais il n’avait pas envie qu’elle se fasse d’illusions et qu’elle interprète mal ses propos. Le reste était moins dérangeant. Puis, alors qu’il la regardait toujours, elle baissa son regard dignes des nuages tempestaires et croisa le siens, le fuyant aussitôt en rougissant, encore. Elle avait repris la parole, s’arrêtant sur une invitation qui… Ne fut pas complète. Il ne put s’empêcher d’afficher un sourire en coin digne du Sealord qu’il était tandis que le regard de la belle parcourus les environs. Ils se trouvaient à quelques pas des berges de Braavos et le vent un peu plus frais de la mer soufflait sur eux. Sa question à savoir où ils étaient ne se fit pas prier, ponctué d’une remarque sur l’image qu’ils projetaient sans doute, tous les deux, laissant ses pommettes reprendre cette teinte rosée qui semblait si bien la caractériser, parmi tant d’autres choses ce soir.

Il glissa ses prunelles émeraude sur l’une de ses frêles épaules où le vent, coquin, avait fait couler doucement le tissu qui la recouvrait. De sa main libre, il remonta gentiment le vêtement, afin qu’elle ne prenne pas froid, ayant visiblement remarqué ses quelques frissons. À l’aise dans ce léger silence qui c’étais glisser entre eux, Ézekiel pris soins de laisser le revers de ses doigts effleurer sa peau douce et délicate. Il se contenta de glousser, puis la relâcha doucement afin de retirer sa cape bleu marine et la poser avec délicatesse sur les épaules de la jeune femme. Elle pourrait assurément y entrer plus de deux fois.

-Et ça, croyez-vous que cela aide notre cause? Vous n’êtes jamais venue par ici, n’est-ce pas?

Affichant un sourire un peu amusé, il descendit quelques escaliers jusqu’à ce que ses pieds touchent le sable encore chaud des derniers rayons du soleil, puis se tourna vers la Porteuse de Clé, lui tendant galamment la main afin de l’invité à venir le rejoindre. L’une des marches où elle posa le pied plus sur sa gauche bascula un tantinet, semblant la surprendre alors qu’elle perdit pied. Elle n’aurait sans doute eu aucun de mal à se rattraper, si cela n’aurait pas été de sa cape, visiblement un peu trop longue pour elle. Ne prenant pas le risque de la voir s’étaler de tout son long sans qu’il ne fasse quoi que ce soit, Ézekiel réagis prestement, faisant un pas vers l’avant et agrippa la belle qui atterrit malgré sa chute, avec grâce dans ses bras sous les regards de quelques goélands, tout au plus.

-Même lorsque vous perdez pied, vous le faite avec grâce. Y a-t-il au moins une chose, qui ne vous scie pas à merveille?

Il la garda un moment ainsi dans ses bras, profitant de cette proximité pour la contempler quelques secondes. Comment ce faisait-il que cette magnifique créature n’avait pas encore la bague au doigt? Quel homme était assez fou, pour ignorer ne serait-ce que tant de beauté? Il y avait certes lui, en partie… Mais cela ne comptais pas. Bien des choses n’étaient pas applicables, le concernant. Peut-être un peu à regret, il se détacha d’elle, ce demandant encore s’il était une bonne idée qu’elle termine dans son lit. Ce doute pourtant n’avait pas sa place. Reculer devant une si belle pucelle, était loin de ressembler au Sealord. Encore heureux, il n’avait pas pour réputation d’être un total enfoirer… Il aurait sans doute eu du mal à jouer le jeu. Il lui sourit et lui offrit de nouveau son bras.

-Je viens souvent ici pour faire le vide. Ce qui était tout à fait vrai. J’aime avoir l’impression d’être un peu au milieu de tout. D’avoir un œil sur tout –même si des tours c’est encore mieux-. Les navires au loin, le Château juste là, que vous voyez plus loin entre ces deux rochers. Il y à même le Temple des Sans-Visages par là. Puis, c’est plutôt tranquille. Les pêcheurs ne partent pas de cette rive, car les flots sont trop violents à partir du bout de rocher que vous voyez, juste là-bas. Les nageurs n’osent pas non plus s’aventurer dans cette partie-ci pour toutes ces raisons. Par là, l’eau vous arriverait à la cheville, puis, vous ferez un ou deux pas et cela tombe à plus de quatre-vingt mètres, d’un seul coup. Il lui jeta un bref coup d’œil. Vous seriez alors coincé quelque part dans ces environs-là. Avec les courants, remonté ne serait pas difficile, seulement, ne pas perdre le cap entre les fonds et la surface, oui. C’est souvent ce qui arrive aux personnes qui se sont noyés sur ces rives. Tous de bons nageurs.

Tout ceci finissait sur une note un peu macabre, en effet. Avec un sourire, il bifurqua un peu plus loin, passant entre deux rochers qui les coupèrent aussitôt du vent frais. Les rochers étaient disposé de façon, en fait, à crée l’illusion qu’ils n’en étaient un, impossible à franchir. Il fallait un angle spécifique pour remarquer le contraire. Devant eux, se trouvaient de la verdure et malgré la nuit qui était tombé, grâce à la Lune qui les éclairait, il était possible de voir les innombrables fleurs qui sommeillaient, leur pétales aux couleurs de l’océan était d’une rareté exceptionnelle. Bah, il en avait dans ses jardins au Château, installé par son prédécesseur, mais les voir poussé naturellement était encore plus agréable. Il n’était pas un fan de flore, mais il savait reconnaître les beautés que leur offrait la nature et il se disait qu’elle apprécierait sans doute cet endroit secret. Il la relâcha afin de lui laisser le luxe d’explorer ce petit coin de paradis, que très rares connaissaient.

-Connaissiez-vous cet endroit?

Ce n’étais pas impossible, mais à voir l’expression qu’elle affichait, le contraire l’aurait étonné. Il ne précisa pas qu’elle était la première qu’il amenait ici. De toute façon, elle ne le croirait sans doute pas et il préférait garder ce détail pour lui, s’il n’était pas en besoin de le dévoilé. Il fit quelques pas vers elle, la rattrapant doucement alors qu’elle c’était arrêter pour sentir quelques fleurs, les toucher. Tandis qu’elle se redressait, il lui attrapa doucement la main et l’attira à lui, encerclant sa taille de son autre bras, délicatement, lui permettant de le fuir si elle le désirait. Bien entendu que cette proximité n’étais pas du tout conventionnelle, mais ils étaient loin des regards à présent et puis, il était le Sealord, cela n’avait rien de nouveau, n’est-ce pas?

-Me permettriez-vous de goûter à vos lèvres, Milady?

Sans réellement attendre de réponse, il inclina doucement la tête, lui laissant tout de même la chance de le giflé, ou de refuser, au besoin. Chose qu’elle ne fit pas. Ses lèvres se scellèrent à celles de la jeune Porteuse de Clé, tandis qu’il la ramenait d’avantage contre lui. Cela n’avait rien à voir avec la proximité qu’ils avaient –accidentellement- eux plus tôt. Autant il avait envie qu’elle cède pour maintenir cette image… Et répondre à cette envie mal dissimulé, autant qu’il était désireux qu’elle lui résiste et mette un frein à ce qu’il ne pouvait arrêter. Pas lui.
♔ Maître des Sans-Visages
♔ Sealord de Braavos
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«The world is full of precious souls wearing masks to hide the pain.»
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Mar 5 Sep - 22:28
La réponse d’Ézekiel à son ambition de couper sa solitude surpris Sheireen, qui ne s’attendait pas vraiment à un tel pessimisme, et lui fit perdre son sourire quelques secondes pour une expression d’incompréhension. Non, elle ne le croyait pas. Il avait l’air fichtrement sérieux, en train de lui dire la vérité, ses yeux ne voulaient pas le trahir, mais quelque part, dans sa tête, la jeune femme était persuadée qu’il ne pouvait pas penser réellement une telle chose. On ne pouvait pas aimer la solitude, cela était totalement insensé, les êtres humains sont faits pour s’aimer! Et la solitude lui déchirait l’âme, et pas seulement depuis la mort de son père, où elle avait vraiment commencé à la sentir, bien qu’elle ait toujours été présente dans sa vie. L’amour paternel était pour elle un aspect complètement inconnu de la vie, l’amour point, en fait, était une étrangeté qui attisait sa curiosité plus surement que n’importe quel autre mystère de l’existence. Donc non, elle ne pouvait pas se résoudre à la vision de Sekhivar. Elle n’avait jamais su apprécier la solitude et n’y arriverait jamais, cela était une certitude.

Nestoris ne développa toutefois pas son impression, trop dérangée par la réalisation soudaine de ne pas reconnaître son environnement. Après quelques pas, elle réalisa qu’elle pouvait voir la berge, mais ne comprenait pas comment ils y étaient arrivés ni où ils se situaient par rapport à celle-ci, puisque ce n’était pas ce chemin qu’elle empruntait lorsqu’elle voulait rejoindre la plage et ne trouvait pas de point de repères non plus. Le vent plus frais du large vint alors secouer sa longue tresse dans son dos et fit glisser légèrement sa cape qui, somme toute, ne la réchauffait pas suffisamment. Avant qu’elle n’ait le temps de la resserrer autour de ses épaules, les doigts chauds d’Ézekiel s’y affairaient déjà, frôlant longuement sa peau plus que ne le nécessitait la situation, déclencha de délicieux frissons inconnus, qui n’avaient strictement rien à voir avec la température, sur la peau froide de Sheireen. Troublée plus profondément qu’elle ne l’aurait du à ce contact, la jeune femme ne réalisa même pas que l’ombre d’un sourire planait sur ses lèvres, au travers de son expression surprise, jusqu’à ce que l’épaisse cape du Sealord ne vienne la couvrir pour la réchauffer. Elle aurait pu lui dire qu’il était bête, que c’était lui qui allait avoir froid maintenant. Elle aurait aussi pu lui dire que cela ne respectait pas les conventions, qu’ils brisaient la fragile barrière politique entre le seigneur et une porteuse de clé… Mais elle ne dit rien, se contentant de sourire un peu plus, et d’hocher la tête à la négative, une seule réponse pour les deux questions de Sekhivar.

La porteuse de clé suivit Ézekiel, presque en mode automatique, comme hypnotisée par la caresse qu’il avait cessée, mais qu’elle sentait encore pourtant contre sa peau. Trop attirée par son sourire amusé, tendant les doigts pour accepter sa main galante, Sheireen en oubliant de regarder où elle mettait les pieds, ce qui l’eut vite sortie de sa torpeur. Visiblement, elle n’avait pas posé son poids plume au même endroit où Sekhivar, qui connaissait probablement les lieux comme sa poche, l’avait fait, et une marche bascula, lui faisant perdre l’équilibre. Certes, sa gaucherie était plutôt dû à son inattention, elle ne serait normalement pas tombée pour si peu, si bien qu’elle ne s’empourpra encore que davantage puisque ce fut grâce au Sealord qu’elle ne s’effondra pas ridiculement, puisque sa trop longue cape l’empêchait de se mouvoir à son aise.

L’espace de quelques secondes, Sheireen garda son regard gris-bleuté rivé sur les émeraudes pures qui lui faisaient face, une expression de béatitude difficile à camoufler trônant sur son visage. Même si elle entendit le nouveau compliment et la question d’Ézekiel, elle mit un temps fou à répondre, encore obnubilée par les bras autour d’elle. Puis, son visage se fendit enfin d’un sourire, avant qu’un léger rire nerveux ne la secoue.

-La solitude, répliqua-t-elle avec un large retard à sa question, revenant donc en même temps sur son commentaire pessimiste qui l’avait tant troublée plus tôt.

Une des fines mains de la porteuse de clé se posa sur un bras du Sealord, comme pour le retenir alors qu’il la lâchait son étreinte et coupait court à la proximité qui avait fait partir son cœur en une course folle. Seulement, elle manquait encore d’audace pour lui imposer de rester, et retint difficilement un soupir déçu lorsqu’il ne resta plus que quelques vestiges de sa chaleur sur elle. Aussi, ne se fit-elle pas prier pour reprendre son bras, qu’elle serra plus fort qu’elle ne le faisait plus tôt, puis boire ses paroles comme si c’était la plus belle mélodie de l’univers. Suivant le regard et les explications (que dis-je, le chant angélique) d’Ézekiel, Sheireen découvrit avec un œil passionné et un intérêt non feint le repère qu’il lui présentait, comme un secret à chérir et conserver de tous. La certitude s’ancra en elle que c’était sans doute un cadeau qu’il lui faisait, comme s’il ne lui passait pas du tout par la tête qu’il avait du emmener de million de femmes (considérant sa réputation) au même endroit pour les charmer. Mais pour l’instant, elle était à des lieux de cette réflexion, pire, elle ne se laissa même pas déranger par la note macabre des tristes noyés qui s’étaient perdus dans les flots, prenant plutôt note de la mise en garde comme d’une marque d’attention à son égard.

Bientôt, il l’attira entre deux rochers, la surprenant alors qu’elle avait cru qu’il n’y en avait qu’un au premier regard, de sorte que le vent du large cessait de s’acharner sur eux, bien que la cape chaude du Sealord la protégeait désormais de tomber en mal, ses doigts fins commençaient à se crisper sur le bras de l’homme pour une autre raison moins sentimentale que sa nervosité de jeune fille à ce qu’elle s’imaginait être un «premier rendez-vous». Cette petite cachette improvisée abritait une improbable culture naturelle d’éblouissantes fleurs d’azur.

-C’est magnifique… chuchota-t-elle cette fois-ci, comme s’il eut été un sacrilège d’hausser la voix dans pareil endroit, sans réellement répondre à la question de Sekhivar, mais son attitude ne laissait pas place au doute.

Cette fois-ci, Sheireen n’eut pas le loisir de se plaindre qu’il la lâche, magiquement attirée par la beauté du refuge, qu’elle explorait autant des yeux que des doigts, caressant les pétales du bout de ses doigts à peine réchauffés, posant son bouquet de roses (tout d’un coup fort banal en comparaison à cet secret), fendant le bleu puissant des fleurs par un rouge vif qui semblait tout à fait inapproprié en cet endroit. Alors qu’elle se relevait, après s’être penchée pour en découvrir le parfum, une main chaude vint quérir ses doigts frais, et la porteuse de clé se retourna juste assez rapidement pour avoir le temps de croiser le regard d’Ézekiel avant qu’il ne l’attire contre lui, prenant sa taille dans un bras protecteur qui lui fit presque perdre pied à nouveau (enfin, là c’était plutôt ses genoux qui faiblissaient sous elle). Nestoris fut totalement incapable de répondre à sa question suivante, trop surprise, trop charmée, et ne songea nullement à quitter son étreinte lorsqu’il vint chercher ses lèvres.

Jamais elle n’avait vécu quoi que ce soit ressemblant un tant soi peu à ce moment. La musique, la danse, rien n’avait jamais réussi à lui retourner le cœur de la sorte. Heureusement qu’il resserra sa prise sur elle, puisqu’elle se serait certainement effondrée sans cela, peinant à se tenir à lui toute seule avec ses doigts gourds de froid qui s’agrippaient inutilement à sa tunique. Voilà ce que ça voulait dire, les papillons dans l’estomac, l’allégorie de l’amour. Ce devait être quelque chose qui ressemblait, qui se ressentait, qui goûtait exactement comme ce baiser, qu’elle ne le laissa pas terminer rapidement, poursuivant ses lèvres des siennes lorsqu’il voulu le rompre, ne le laissant partir qu’à regret après sa deuxième tentative (peut-être qu’il avait besoin de respirer? Pas elle!) mais sans accepter de rouvrir les yeux avant un long moment, les lèvres toujours offertes comme dans l’attente qu’il les prenne à nouveau.

-Vous avez peut-être seulement goûté mes lèvres… chuchota-t-elle toujours sur le même ton que lui imposait la solennité des lieux. Mais moi je pense que je viens de goûter pour la toute première fois à un soupçon d’am…

Elle s’interrompit brusquement en sentant les muscles de Sekhivar se tendre légèrement sous ses mains, comme s’il appréhendait le mot qu’elle s’apprêtait à prononcer, et c’est là qu’elle se souvint. Le Lord coureur de jupon, Ézekiel l’homme à femmes, le dragueur charmeur. Mais lorsqu’elle rouvrit les yeux pour y détailler les siens, elle était toujours incertaine que la rumeur soit vraie. Ces émeraudes, énigmatiques, ne laissaient pas entrevoir leurs secrets. Voulait-il vraiment qu’elle se taise, comme elle aurait du le comprendre si elle se fiait aux racontars, ou espérait-il qu’elle poursuive?

-Un petit brin de la saveur du bonheur, peut-être?, conclut-elle, dans le doute, mais caressant tendrement, de ses doigts froids, la joue chaude (et un peu rugueuse) du Sealord. Merci, en tout cas, de m’avoir prouvé que vous aviez tord. Je ne voulais pas vous croire, et j’avais raison… souffla-t-elle en lui rendant le même genre de sourire amusé qu’il lui servait à tout va. J’ai été seule assez longtemps maintenant, et je n’ai pas apprécié l’être, j’en ai assez de ma solitude. Je l’abandonnerais volontiers éternellement rien que pour un autre baiser.

Et comme il l’avait fait juste avant elle, Sheireen n’attendit pas qu’il lui donne sa permission, de toute façon il ne jouerait certainement pas les vierges effarouchées avec elle! C’était bien beau s’aveugler volontairement à propos de sa réputation de courailler, elle n’était pas imbécile non plus. Un homme à femmes, c’était bien cela? Eh bien, elle en était une, non? De corps, à défaut de son cœur d’éternelle adolescente rêveuse. Comme pour la première fois, la jeune femme eut l’impression de découvrir le délice que procurait la chaleur de sa bouche contre la sienne, comme s’il s’agissait des plus belles secondes de sa jeune vie. Ses deux mains tenaient désormais le visage du Sealord, dans une prière pour qu’il y reste, cette fois-ci, plus longtemps, prière apparemment entendue car leur étreinte ne fit que se resserrer d’avantage alors que se prolongeait la découverte de leurs lèvres. La bouffée d’émotions qui pulsait de plus en plus fort dans sa poitrine vint la réchauffer de l’intérieur, à défaut de son extérieur presque glacé, et dans une percée de lucidité, au travers les brumes qui engourdissait son esprit, Nestoris se défit d’un geste nonchalant de la cape qu’Ézekiel lui avait offerte, l’abandonnant au sol avant de faire de même avec la sienne, dénudant ses épaules laissées visibles par sa robe.

-C’est loin de ressembler à ce que je porte pour danser… chuchota-t-elle en se séparant enfin de la puissante attraction que Sekhivar exerçait sur elle, un sourire énigmatique aux lèvres. Mais cela fera bien pour ce soir, non? Après tout, la décence ne me permets quand même pas de vous inviter chez moi, fut-ce pour un innocent spectacle de ballet, alors si vous le voulez bien, réglons cela maintenant?

Parce qu’elle avait envie de danser, là, ici, maintenant, portée par les papillons qui voletaient dans son ventre, par la chaleur qui envahissait son corps de l’intérieur, par un petit goût de bonheur sur les lèvres. Parce qu’il le lui avait demandé. Ils avaient le temps, là, ici et maintenant, non? La jeune femme recula de quelques pas, s’assurant d’avoir assez de place, sans décrocher son regard de celui d’Ézekiel, toujours avec ce drôle de sourire aux lèvres, et alors qu’elle se déchaussait simplement en agitant les pieds (ses petits talons n’étaient pas tout à faire adaptés…) et qu’elle frôlait l’herbe fraîche de la pointe de ses orteils, Sheireen s’arrêta, avant de commencer le moindre mouvement, réalisant qu’il manquait…

-Vous pourriez chanter? lança-t-elle tout bonnement, comme s’il avait pu suivre le fil de sa réflexion. Ou alors fredonner? Je ne peux quand même pas danser sans musique, ce serait bête. Oh allez! Je ne vais quand même pas faire les deux!

Bon, en fait, elle en serait capable, mais ce serait franchement moins amusant.

Et ce soir, elle avait décidé de s’amuser.
♔ Porteuse de clé
♔ Danseuse de ballet
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Sam 9 Sep - 0:12


Il la sentie se ramollir légèrement sous le bras qui la retenait doucement par la taille et il eut le réflexe de la resserrer d’avantage contre lui. Il n’y avait rien d’un refus dans son langage corporel et il comprit même rapidement qu’elle appréciait cela lorsqu’il chercha à rompre le doux baiser qui ne se voulait pas trop imposant, afin d’admirer son visage. Un simple effleurement, qui devint plus passionné tandis qu’il recula légèrement la tête et qu’elle vint le rattraper, renfermant ses lèvres dans les siennes et que ses doigts graciles le tenaient avec plus de conviction contre sa tunique. Il ne put s’empêcher de se faire plus gourmand, frôlant légèrement sa langue de la sienne tandis que sa main libre failli instinctivement se glisser sous la chaleur de la cape qu’il lui avait prêté. Si cette pensée n’aurait fait que l’incité d’avantage en temps normal -parce-que pourquoi diable refuserait-il de tenter sa chance avec une jeune femme aussi séduisante-, il refit une seconde tentative de se séparer d’elle, avant de s’enflammé…

Gardant toujours ses bras autour de sa taille, il ouvrit les yeux et au lieu de croiser son regard lunaire, il observa chaque trait de son visage tandis qu’elle gardait les yeux fermés un instant. Elle semblait sereine. Il esquissa un sourire en coin, alors qu’elle lui offrait toujours ses lèvres. Il choisit plutôt de lever une main jusqu’à sa mâchoire où son pouce vint glisser à ses lèvres afin de s’y attarder quelque peu, pour ensuite terminer sa route à son menton, puis la relâcher légèrement à regret tandis qu’elle prenait la parole. Écoutant son murmure avec attention, il ne put cependant s’empêcher de se crisper légèrement, en réalisant la bévue qu’il avait craint, plus tôt de commettre. Elle stoppa pourtant nette sa phrase à mi-chemin, comme si elle réalisait ce qu’elle s’apprêtait à dire –et à qui elle le disait-. Elle se rattrapa avec adresse, mais il savait bien de quel mot elle aurait voulue faire référence. Encore heureux qu’elle comprenait qu’il valait mieux qu’elle garde ses distances. Il ne voulait pas qu’elle tombe amoureuse de lui. Il comprenait qu’ils jouaient à un jeu dangereux…

Tandis qu’il crut à tort qu’elle se séparerait de lui, elle leva la tête en sa direction –se mettant aussi sans doute sur la pointe des pieds- et vint de nouveau cueillir ses lèvres, emprisonnant son visage entre ses doigts frêles, voulant l’empêcher de fuir, ce qu’il ne fit absolument pas. Cela ne lui passas aucunement à l’esprit, d’ailleurs. Il la serra d’avantage contre lui, approfondissant le baiser de bon cœur, ce disant que, c’était elle qui avait commencer, cette fois et en toute conscience de cause. Il n’y avait pas là de secret. Enfin… Rien qui ne saurait la blessé et surtout l’étonner de sa personne… Il la sentie donc bouger, alors qu’elle se détachait de lui et le Sealord relâcha la belle pour observer, s’enquérir de ce qu’elle désirait. Sa cape glissa de ses épaules, puis la seconde et il s’attarda, cette fois, sur la fine silhouette qui s’offrait à lui, relevant son regard jusqu’à son visage, ne pouvant s’empêcher d’arquer un sourcil avec l’ombre d’un sourire. Que faisait-elle?

-La décence?

Questionna-t-il, comme si soudainement, ce soir et maintenant, ce mot lui échappais totalement. Que bien qu’il était volontaire de voir ce fameux spectacle de ballet chez elle, qu’il était désireux de lui faire découvrir une danse plus langoureuse qu’il connaissait bien et qui s’apprêtais merveilleusement bien à deux. Ils ne se quittèrent pas une seule seconde du regard et le sourire d’Ézekiel c’était magnifiquement synchroniser à merveille avec celui de la douce Nestoris qui retirait même ses chaussures avec grâce, comme si elle offrait à l’herbe sous ses pieds l’honneur de s’y faire piétiner. Et tandis qu’elle s’apprêtait à entamé une danse qu’elle ne lui offrait qu’à lui et qui franchement rien n’aurait fait en sorte qu’il s’y détourne –pas même un coup de canon venant d’un de ses navires-, elle s’arrêta net. Peut-être embêter? Non, elle lui demandait de chanter… Ou fredonner. Il gloussa aussitôt et se passa une main dans la nuque. Ça, sincèrement, il ne s’y attendait pas. On ne lui avait jamais non plus fait le coup…

-Vous aimez le risque Milady, vous ne savez même pas si je chante aussi mal qu’un colvert…

Pourquoi ne pas faire planer un peu le doute, le temps qu’il trouve une chanson à l’improviste qui lui faisait un peu pensé à cette soirée… Mais rien ne lui venait, alors pourquoi ne pas un peu improviser… Il sourit un peu amusé du tournant soudain de cette soirée, ou visiblement, il ne contrôlait pas grand-chose ce qui n’étais pas pour lui déplaire, cela lui faisait changement. C’était un peu comme s’ils avaient fait sa plus d’une fois… Il commença donc à fredonner pour instaurer un rythme qu’il espérait lui conviendrait, mais au bout de quelques secondes, alors qu’elle avait commencé à bouger, il pouffa de rire. Non pas qu’il se moquait d’elle, aucunement même, il c’était seulement déconcentré à fixer ses hanches et en avaient oublié sa propre improvisation. C’était qu’il pouvait bien faire plusieurs choses en même temps, mais visiblement il manquait d’expérience dans ce domaine.

-Je me suis emmêlé dans ma propre improvisation… Je ne connais que des chançons de Tavernes, je ne trouve pas qu’elles s’appliqueraient bien dans la situation présente… Bon mhhh… Ah oui.

Il recommença donc, claquant légèrement les doigts afin de s’aider à garder le même rythme.

-♪Lady… It's been a long time coming… Such a long, long time… And I can't stop running. Such a long, long time… Can you hear my heart beating?... Can you hear that sound?... 'Cause I can't help thinking… And I won't stop now… And then I looked up at the stars… And I could see oh, the way that Gravity pulls… On you and me… And then I looked up at the sky And saw the stars… And the way that gravity pushes on everyone, on everyone… Il s’approcha d’elle tel un papillon de nuit, ne pouvant détacher ses yeux de ses mouvements graciles, trop suave pour le laisser indiffèrent. Lady… When your wheels stop turning… And you feel let down… And it seems like troubles have come all around… I can hear your heart beating, I can hear that sound… But I can't help thinking… And I won't look now… Puis il leva le regard et pointa le ciel un moment. And then I looked up at the stars and I could see oh…

Et rabaissant son regard sur elle pour s’approcher encore, s’arrêtant à quelques centimètres à peine dans l’unique but de ne pas l’arrêter… Tout de suite. Tendent une main cependant, il lui caressa doucement la joue, la laissant glisser le long de se sa gorge… Pour abandonné l’idée d’explorer les monts de sa silhouette gracile et la ramener contre lui, laissant de côté le rythme de par les claquements de ses doigts, préférant cent fois mieux la sentir se déhancher contre sa main bien logée eu creux de ses reins…

-The way that gravity pulls on you and me… And then I looked up at the sky… And saw the stars… And the way that gravity pushes on…♪

Puis l’embrassa. De toute façon, il n’avait plus trop d’idée pour la suite et sincèrement, il n’était pas très sûr que bien qu’elle lui offrait un spectacle plus qu’agréable pour les yeux, qu’elle comptait danser toute la nuit… De la sorte… Si? Cela ne l’étonnerait pas, elle était indéniablement dans son élément. Il ne résisterait pas… C’était la première fois qu’il se surprenait à réaliser qu’il c’était fait emprisonné dans les filets d’une femme sans en être totalement conscient préalablement… Et si aisément. Son espèce innocence peut-être? Il se sentait presque coupable d’avoir terriblement envie d’elle, sauf qu’il y avait un élément dans les calculs qu’il ne fallait pas oublier. Enfin. Plusieurs. Outre le fait qu’elle ne lui plaisait pas uniquement physiquement, il ne devait et ne voulais surtout pas oublier tout le reste. Surtout pas avec elle… Il lui semblait soudainement qu’il portait le Sealord plus lourdement sur ses épaules. Il finit par rompre le baiser et apposa, ou plutôt frôla son front sur le sien se désistant à la dernière seconde d’y rester trop longtemps.

-Une dame aussi brillante que vous ne devrait pas «traîner» avec un homme aussi charnel que moi… Je suis gourmand… Et dangereux pour le cœur. Aussi bon chanteur puis-je être.

Il murmura presque sa dernière phrase, presque à regret de la voir fuir, mais c’était ce qu’il devait faire. Il ne lui balançait pas cela comme un défi, mais plutôt un dernier et ultime avertissement. Il n’aidait en rien la cause de ses gestes et il le savait, mais il ne souhaitait pas nécessairement s’arrêter. Bien sûr qu’il la trouvait désirable et que cela était tout à fait approprier venant de lui. Il savait aussi que ses mots pouvaient être mal interpréter, être insultant, mais ce n’étais pas l’effet rechercher. Il se demandait simplement ce qu’elle avait à dire de tout ceci, ce qu’elle en pensait. Il la relâcha finalement, puis se pencha pour ramassé les tissus qu’elle avait laissé tomber au sol, pour les rejoindre un à l’autre et les passer sur ses épaules, refusant qu’elle prenne froid.

-Je n’aimerais pas vous voir souffrante, peu importe comment… Il l’observais toujours, laissant peut-être un peu de son côté protecteur y transparaître, pour pétillé volontairement d’envie, de malice –juste un peu ♥-. J’ai envie de prolonger le temps passé avec vous et goûter vos lèvres me donne d’avantage envie d’explorer votre corps tout en le couvrant de baisers... Je ne peux m’empêcher d’espérer que vous me laissiez vous aimer entièrement cette nuit… Il gloussa, puis secoua légèrement la tête. -Ne croyez pas que je n’apprécie pas de discuter avec vous, là est bien mon dilemme. Ce qui était tout à fait vrai! Il n’était pas obligé d’entièrement tout lui dire, de toute façon, ce n’étais pas possible et il ne le désirait pas. Je ne vous trouve pas uniquement désirable, Sheireen Nestoris, j’apprécie sincèrement de connaître le fond de vos pensées et j’espère que vous continuerez à me les partager malgré les miennes.

Au final, il voulait et discuté avec elle, et l’amener dans son lit. C’était agréable d’être en sa compagnie. Léger. Dans tous les cas, au moins savait-elle qu’il saurait apprécier un ou l’autre et qu’il n’était pas présentement avec elle uniquement que pour son magnifique fessier galbé.
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Dim 10 Sep - 12:53
Elle aurait pu se contenter seulement de ce rire, exit le chant, l’expression de son amusement valait toutes les chansons du monde. Une lueur malicieuse naquit dans le regard de Sheireen en réponse au commentaire d’Ézekiel. Elle ne le crut pas une seule seconde, refusant de croire qu’il ne savait pas au moins fredonner correctement, et qu’il essayait seulement de se défiler. Il était beaucoup trop parfait en tout pour réellement ne pas savoir chanter, de toute façon!

-Dans ce cas je ne danserai pas, se moqua-t-elle, les yeux brillants leur donnant plus l’aspect de l’argent pur que de le triste ciel d’orage qu’ils reflétaient normalement.

Le lent et presque suave fredonnement que lui offrit d’abord le Sealord l’électrisa, et la jeune femme commença immédiatement à danser plus langoureusement qu’elle ne se le permettait normalement, portée par les papillons qui s’agitaient encore dans son estomac. Sheireen remarqua à peine la déconcentration d’Ézekiel et la perte de son rythme, dansant réellement sur la musique de son cœur qui battait à tout rompre dans sa poitrine, mais s’arrêta soudainement, rouge comme une pivoine (et ce n’était pas à cause du froid!) en entendant son rire. Peut-être qu’elle avait l’air ridicule? Sa robe aux allures trop «cérémoniales» ne collaient définitivement pas à la danse et elle devait réfréner certains mouvements au risque de s’emmêler les jambes dans ses jupes. Sekhivar essaya de la rassurer en lui disant qu’il s’était seulement emmêlé sa propre improvisation… parce qu’elle le troublait ou parce qu’elle était empotée ?

Puis, après un moment de réflexion, il sembla enfin se souvenir d’une chanson qui, évidemment, ne ressemblait pas à une chanson de taverne. Lente, douce, la voix d’Ézekiel la berça et calma sa gêne subite. Pendant quelques secondes, Sheireen resta immobile, concentrée sur les paroles, sentant son cœur s’emballer encore une fois. Est-ce qu’elle pouvait entendre son cœur battre? La jeune femme sourit, non, elle ne l’entendait pas, le battement du sien l’assourdissait, mais elle aurait aimé blottir sa tête contre son torse pour l’écouter. Seulement, elle se remit à danser, pour lui faire plaisir, incapable de s’empêcher de lever elle aussi la tête vers le ciel lorsqu’il mentionna les étoiles (effectivement magnifiquement lumineuses ce soir là, où l’étaient-elles toujours et Nestoris n’avait jamais pris le temps de les admirer?). Elle sentit plus qu’elle ne vit Sekhivar s’approcher lentement d’elle, elle pouvait le percevoir au son de sa voix, mais aussi par l’effet que sa présence lui procurait. Bien sûr, qu’il pouvait entendre son cœur battre sans sa poitrine, car il menait un tintamarre assourdissant, alors que des doigts caressaient sa joue sur son passage, puis sa gorge. Sheireen ralentit considérablement son rythme alors que la main d’Ézekiel se posait dans le bas de son dos, et qu’il chantait également plus lentement son refrain.

La jeune porteuse de clé accueillie les lèvres du Sealord avec une passion renouvelée, désireuse de prolonger un contact qui éveillait chez elle plus d’émotions qu’elle n’en avait vécus dans toute sa courte vie, cherchant à se blottir contre lui pour sentir leur cœur battre en harmonie. Seulement, et bien qu’il eut initié ce baiser, Ézekiel sembla vouloir les retenir tous les deux, le rompant trop vite au goût de Sheireen et chercha à conserver entre eux une distance «respectable» qui l’irrita profondément. Au moins autant que la mise en garde qui s’en suivi. La jeune femme fut prise aussitôt d’un violent frisson qui lui parcouru toute la longueur de sa colonne vertébrale, avant que ses sourcils se froncent d’incompréhension. Il était évident, pourtant, qu’il regrettait de la prévenir, il ne devait pas avoir pour habitude d’épargner les cœurs des donzelles qu’il charmait… Non, lady Nestoris n’ignorait pas les rumeurs, même si elle avait essayé de ne pas y croire, il lui assurait maintenant que c’était vrai. Mais quelque chose, dans sa voix, dans son expression, lui donna un brin d’espoir malgré tout. Il avait peur de la blesser, c’était donc qu’il tenait plus à elle qu’il ne voulait le laisser croire?

L’absence soudaine des mains chaudes de Sekhivar contre sa peau désola profondément la jeune femme, qui n’avait pas ouvert la bouche pour répondre encore, trop troublée par ce changement soudain d’attitude. Même lorsqu’il lui remis ses capes pour la couvrir, Sheireen continua d’avoir froid, sa chaleur intérieur s’était apaisée, ne restait plus qu’un lourd poids sur son cœur, le poids de la solitude qui revenait comme il avait hanté toute sa vie. À nouveau, pourtant, il lui laissa croire qu’il tenait à elle, ce qui la confondait davantage, toujours aussi contradictoire. S’il ne voulait pas la voir souffrir… alors il ne lui briserait pas le cœur, non? La suite la fit s’empourprer à nouveau violement et revenir la chaleur dans son corps, une chaleur bien différente que celle de l’amour, car il s’agissait de celle de la nervosité, alors que le Sealord avouait son vice de la chaire et son désir d’elle. Mais elle ne voulait pas le fuir, au contraire, autant cette perspective l’intimidait qu’elle l’intriguait. Sa conclusion la laissa particulièrement confuse, et il lui fallu de longues secondes avant de réagir et exprimer son sentiment.

-Je ne comprends pas, lâcha-t-elle dans un soupir, les sourcils toujours froncés de confusion alors que le reste de son corps s’était détendu aux belles paroles… Pourquoi prendre la peine de me prévenir? Je ne vous crois pas. Je sais, ce que l’on dit de vous, mais je ne le crois pas, ou du moins, si cela était vrai, je n’ai pas peur que vous soyez un danger pour mon cœur, Ézekiel Sekhivar, expliqua-t-elle dans un haussement d’épaules en se rapprochant à nouveau de lui, posant ses mains glacées sur son torse, par-dessus sa tunique.

Elle voulait sentir son cœur au travers celle-ci, se prouver qu’elle avait raison, parce que le cœur ne peut pas mentir, n’est-ce-pas? Mais surtout, elle voulait que sa chaleur réchauffe le sien, nerveux et angoissé à l’idée d’être repoussée après qu’il lui ait permis de goûter au bonheur. Elle avait prononcé son nom en entier comme il l’avait fait lui-même, avec une envie évidente, mais sa propre touche de douceur amoureuse.

-De quoi essayez-vous de me mettre en garde, au juste? fit-elle presque suppliante. Du coureur de jupons qui a enchaîné les… maîtresses… Les joues de Sheireen s’empourprèrent encore à cet instant… sans leur offrir son cœur? Je le savais déjà. Mais ce soir, je n’ai pas l’impression que c’est ce Sealord- qui m’a emmenée sur la grève pour m’y faire danser dans son propre repère de tranquillité, juste… euh… vous? chuchota-t-elle timidement, incapable de porter les mots justes sur son impression, et totalement inconsciente d’avoir touché une corde sensible. Vous vouliez connaître le fond de ma pensé? Le voilà : j’ai l’impression que vous doutez du pouvoir d’une femme de… changer un homme. Que m’importe qui vous étiez hier, ce n’est pas celui que vous êtes aujourd’hui, avec moi, je ne peux pas le croire.

Pour l’empêcher de protester, la ballerine se leva à nouveau sur ses pointes nues, enfoui ses doigts dans la chevelure du Lord autant pour les y réchauffer que l’empêcher de la fuir, et revint l’embrasser en y mettant toute la passion qui l’animait. Pour une fois que quelque chose la faisait sentir un peu vivante, Sheireen refusait de le laisser lui enlever, qu’importe la gourmandise ou le danger, auxquelles elle n’accordait, de toute façon, aucune réelle crédibilité. Voyant qu’il n’essayait plus de l’en empêcher ou de s’éloigner, les mains de la porteuse de clé quittèrent la chaleur de ses cheveux pour glisser contre son cou, puis ses épaules, à la recherche de ses mains à lui, trop sagement posées dans son dos par-dessus ses capes. Sans jamais décoller ses lèvres des siennes, Nestroris guida son étreinte sous son épais vêtement, pour qu’il soit directement contre sa robe fine, avant de s’approcher davantage de lui au point que leur poitrine s’unirent. La jeune femme sourit, interrompant ainsi malgré elle leur baiser, se plaisant de sentir le battement, à l’intérieur du torse de Sekhivar, au travers son corsage.

-N’obligez pas votre cœur à ce taire, c’est un peu ça le bonheur, milord, chuchota-t-elle en levant timidement son regard vers le sien.
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Ven 15 Sep - 2:06


Rare étaient ceux qui le connaissait vraiment. Ce n’était pas vraiment chose étonnante venant d’un Sans-Visage. S’il portait celui d’Ulrik, il portait aussi simplement celui… De Sveinn. Et ceux qui connaissaient un peu Sveinn savait comment il pouvait être courageux. Qu’il n’avait peur de rien. Pourtant, ce soir, en remarquant le visage de la belle Porteuse de Clé qui se décomposait sous ses mots, il fut incapable durant l’espace de quelques secondes de supporté son regard et le détourna vers un petit crabe qui se dirigeait, pince en l’air vers la mer. Il se demandait à partir de quel moment il avait choisir de se compliqué la vie, au lieu de tout simplement… La séduire et l’amener dans son lit. Pourtant elle le forçait dangereusement à bifurquer de ses habitudes, de ses lignes directrices et pourquoi?

Son regard revint se poser sur elle lorsqu’elle prit la parole. Évidemment, qu’elle ne comprenait pas… Son regard semblait confus, mais il y avait bel et bien cette lueur au fond, qui lui démontrait tout le danger qu’il pouvait être pour elle, pour son cœur. Si déjà il la sentait s’éteindre doucement à l’intérieur, il ne pouvait qu’imaginer le pire… Si elle s’emmourachait de lui. Pourquoi souhaiterait-il une chose pareille. Et surtout, pourquoi étais-ce si peu aisé de l’éloignée. Peut-être était-ce le fait qu’il ne le désirait pas réellement, mais c’étais ainsi que cela devait être. Elle n’avait aucune idée…

-Pourtant, vous devriez puisque j’en ai bien peur moi-même…

Répondit-il tout bas, presque en un murmure. Et elle ne le croyait pas? N’avait-elle pas déjà suffisamment de preuves? Pourquoi s’accrochait-elle à lui de la sorte? Même avec la vérité en face… Mais c’était sans doute aussi un peu de sa faute. Il n’arrivait tout simplement pas… À ne pas lui être indifférent et sa franchise le trahissait visiblement. Elle c’était approcher de lui et comme si elle fut un feu ardent, il eut presque le réflexe de se reculer, mais il resta là, incapable de le faire… Gravity. Elle déposa ses mains qu’il pouvait sentir froide à travers sa tunique et machinalement, il posa les siennes par-dessus, les serrant un peu, juste pour les réchauffées, juste parce-que ce contacte lui était agréable et toujours empli d’envies.

Et elle le questionnait, même si elle savait, pourtant, elle refusait. Malgré tout, il ne put s’empêcher d’afficher un bref sourire en coin en remarquant que ses pommettes prirent de la couleur alors qu’elle parlait de ses activités et de ses nombreuses conquètes. La suite de ses propos, cependant, le crispèrent un peu, ce qui était chose rare venant de lui. Il était inébranlable. Il avait l’expérience, celle qu’on ne puisse lire en lui et pourtant, elle lui balançait, comme ça, qu’elle n’avait pas l’impression qu’il était cette facette du Sealord. L’envie de lui rétorquer que c’était bien ce qu’elle désirait voir qu’elle voyait lui vint au creux de la gorge, mais il n’en dit rien… Parce-qu’il ne savait pas quoi répondre à cela. Parce-qu’elle avait peut-être un peu raison, dans tout ça. Lui. Il n’était plus lui depuis si longtemps, qu’il ne prenait même plus la peine de se demander qui il était, au final. Il n’était personne. Il n’était que des noms. Des visages.

Et qui était-il hier? Un frère, peut-être un père. Un mercenaire, une vieille dame, le Sealord? Il allait ouvrir la bouche, lui assurant qu’il était le même qu’hier, et qu’il serait demain. Après tout, c’était ainsi que cela devait l’être, pas autrement. Il ne pouvait pas se le permettre. Cela n’était pas que question de lui, cela ne l’avait jamais été, justement. Il prit une brève inspiration, s’apprêtant à ouvrir la bouche afin de lui offrir cette réponse, mais elle le devança, refusant visiblement toute réplique de sa part à ses propos. Elle avait raison sur un point cependant: Avec elle, il était différent bien malgré lui.

Elle vint donc cueillir ses lèvres en un baisé nouvellement passionné, auquel il répondit bien évidemment. Comment en faire autrement? Ses lèvres étaient savoureuses. Il était fort plus aisé de se contenté de faire ce pourquoi il était reconnu de faire… Mais même si ses mains se glissèrent le long de ses hanches pour prendre place dans le creux de son dos… Il savait qu’il aurait dû lui empoigné les fesses pour prouver son propre point. Et puis en toute vérité, l’envie y était. Les mains de la belle qui avaient pris refuge derrière sa nuque, protégeant celles-ci du froid lui provoquèrent un frisson qu’il préféra mettre sous la faute du froid qui lui avait frôlé l’échine. Pourtant, il était bien loin de ressentir une telle chose. Leurs lèvres toujours scellé, échangeant un langoureux baiser qui ne semblait vouloir s’éteindre sur aucune des lèvres –de toute façon, c’était comme s’il était coincé dans ses filets- lui firent momentanément oublié le reste, jusqu’à ce qu’il sente ses doigts fins et glacer descendre le long de ses épaules, puis de ses bras pour se poser contre ses mains dans le dos de celle-ci afin de le guider sous sa cape.

Résister aurait été futile. Une fois ses mains à l’endroit choisi par la belle, il s’en contenta –pour l’instant- bien volontiers et resserra ses doigts contre le fin tissu de sa robe. Il la sentie se rapprocher et cela eut le simple effet de le rendre désireux de la sentir d’avantage contre lui. Son cœur s’emballait pour toutes sortes de raison et maintenant qu’il sentait son corps lové contre le sien, elle se retrouva rapidement envelopper de ses bras en une étreinte qui se resserra contre son corps gracile. Appréciant le goût de ses lèvres, ne s’en lassant pas. Cela ne faisait qu’amplifier son envie d’elle. Lorsqu’elle se détacha finalement doucement, il la suivit un moment, étirant légèrement le cou. Parce-qu’il en voulait encore… Et encore plus et que cela l’empêchais tout simplement d’aller plus loin. Là, maintenant. Peut-être aussi le fais qu’il préférait étrangement la voir vêtue vue la fraicheur de ses doigts, plutôt que de lui retirer ses vêtements…

Puis, elle lui parla de son cœur. C’était bien trop tôt, pour parler de son cœur. Il était plus aisé de parler de celui des autres, de celui qui battait dans la poitrine de la jeune femme contre lui, que le sien. Ne pas obliger son cœur à se taire. Lui, il n’en avait pas. Pas pour ça. Il ne pouvait pas, il ne devait pas et de ce fait il ne voulait pas. Il n’en souffrait pas. Cela ne le rendait pas malheureux comme elle pouvait l’être face au vide. C’était comme ça et ce, depuis très longtemps. Si l’objectif de vie de la belle était de trouver le bonheur –ou visiblement l’amour…-, le sien ne le rejoignait pas puisqu’il était personne. Pire encore, en vue de ce qu’il était en tant que le Sealord, il blesserait la Porteuse de Clé et l’éloignerait même de ce qu’elle recherchait. Il ne voulait pas être le coupable. Pas comme ça… Peu importe qui il était.

-Vous rechercher le bonheur en quelqu’un qui ne peut vous l’offrir… Et je souhaitais éviter que vous le découvriez à vos dépends… J’ai lus votre déception sur les traits de votre visage quelques minutes plus tôt, je n’ai pas envie de le revoir... Vous méritez mieux. Très certainement pas le Sealord de Braavos, qui n’offre pas ce qu’il n’a tout simplement pas la possibilité d’offrir plus d’une nuit.

Et s’il ne pouvait tout lui dire, peut-être pouvait-il jouer la carte de la sécurité, bien qu’elle semble un peu naïve… Là était un autre ennui. Il ne l’avait près de lui que depuis quelques heures déjà, tout au plus que déjà il prévoyait une garde pour veiller sur elle dans l’ombre… Rôder près de lui n’étais pas non plus chose sécuritaire en soit, du moins, trop souvent. S’il mettait de côté toutes ces précautions de Sans-Visage, il devait aussi garder à l’esprit qu’en ses temps nébuleux, en Essos, tout Dirigeant ayant quelconques proches mettait ceux-ci à risque et ça non plus il ne se le permettrait pas. Avoir plusieurs maîtresses démontrait alors aussi son détachement. Il savait que le regard qu’il posait sur elle pourrait le trahir et c’était déjà là fort bien un grave problème en soit, pour lui. Il approcha ses lèvres de l’une des oreilles de la belle qu’il effleura doucement.

-C’est mieux ainsi, je vous prie de me croire… Malgré mes gestes, ou mon cœur qui tambourine en sentent votre corps si près du mien… Et qui me fait un peu perdre la tête, je dois bien l’admettre…

Murmura-t-il, terminant sa phrase en un léger gloussement. Elle sentait si bon, de surcroit. Cela n’avait rien pour l’aider, ni pour justifier qu’il arrive à lui résister. Une excuse typique, charnelle… Pour passer plus de temps avec elle? Il se redressa, baissant cependant légèrement la tête pour aviser son regard couleur acier.

-Si vous pouviez sentir moins bon, être moins belle, moins intelligente, rêveuse… Moins vous. Pouvez-vous faire un petit effort, je vous prie? J’essaie d’être un peu «gentleman» pour une fois, cela ne me scie pas très bien. Je «devrait» plutôt vous proposer gentiment d’aller vous reconduire, vous sembler avoir froid, de surcroit, vos mains son glacer… Il la serra un peu plus. Sa cape était pourtant chaude, mais la refermer ne l’inspirais pas… Il préférait égoïstement la sentir un peu plus contre lui. Mais même cette proposition, dans mon esprit frôle l’indécence… Pardonnez-moi... Milady.

Il souhaitait tant qu’elle ne se sauve pas. Il souhaitait tant qu’elle se sauve avant qu’il ne soit trop tard... Il la relâcha doucement, mais agrippa ses mains au passage qu'il engouffra dans les siennes et les porta à ses lèvres où il expira de l'air chaud, question de les réchauffés. Encore heureux qu'ils étaient à l’abri du vent frais de la mer. Chose faire, il les rabaissa, l'invitant à les poser contre son torse si elle désirait les garder au chaud.

-Sinon, nous sommes à environs 5 minutes de ma demeure... Je peut peut-être vous proposer quelque chose pour vous réchauffé?

Et malgré tout, il pensais sincèrement à une boisson chaude ou quelque chose comme ça -bon, en premier lieux-, mais il réalisa que sa phrase, surtout venant du Sealord, pouvait porter à confusion, alors il secoua un bref coup la tête, affichant un sourire amusé. Il ne chercherait pas à ce rattraper...

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Ven 15 Sep - 20:11
Non, elle ne voulait pas le croire, tout simplement. Parce que de telles sensations ne pouvaient pas n’avoir aucune situation réelle, aucun attachement profond, et elle restait constamment, peut-importe ce qu’il lui disait, convaincue qu’il ne pouvait pas réellement la blesser. Du moins, qu’il ne le voudrait pas, si jamais cela arrivait. Et ça suffisait amplement à Sheireen pour s’aveugler, oublier les rumeurs, ignorer ses mises en garde. Justement, parlons en de celles-ci… un vrai enfoiré n’aurait pas pris la peine de la prévenir, cela voulait forcément dire quelque chose! Comment aurait-elle pu en douter de la façon dont il répondait à son baiser et son étreinte ? La furie qui habitait leur poitrine respective témoignait également des sentiments qu’il essayait visiblement de lui cacher (mais pourquoi?) comme son cœur battait la chamade contre le sien, dans un concert muet… et pourtant assourdissant. Non, il ne voulait pas la laisser partir, mais faisait tout pour qu’elle le fasse… C’était à n’y rien comprendre!

*Tu ne me feras pas peur comme ça, Ézekiel…* songea-t-elle avec une détermination qu’elle ne se connaissait guère, outre lors des fameuses «affaires» commerciales où elle était, paraît-il, une véritable «tigresse». Et soudain, Sheireen eut l’impression de comprendre. Si c’était lui, en réalité, qui avait peur de l’amour? Quelles cruautés un cœur avait-il pu vivre pour être incapable de croire qu’il était possible d’être aimé? Elle ne pourrait jamais le lui demander, les secrets du Sealord ne seraient jamais à sa portée à moins qu’il les lui offre, mais la jeune ballerine eut un fort élan de tendresse à son égard. Une chose restait ancrée en elle, alors qu’il la serrait contre lui, et même lorsqu’il tenta de l’interrompre et la contredire : qui que ce fut qui l’eut blessé, quoi qu’il eut vécu pour en arriver où il était, il n’y avait aucun cœur, pas même le sien, que le véritable amour ne pouvait réparer. Ici et maintenant, dans le froid d’une soirée étoilée, elle s’en fit la promesse solennelle.

C’est pourquoi elle lui répondit d’un demi-sourire à peine moqueur, le même genre qu’il lui avait servi à de nombreuses reprises toute la soirée, lorsqu’il prétendit qu’elle cherchait le bonheur chez quelqu’un qui ne pouvait lui en offrir. Mais ce fut fort difficile pour la Lady Nestoris de conserver cet aplomb tout en écoutant ses paroles qui lui chamboulaient le cœur. Pourtant, autant il tentait de l’éloigner, et autant il lui donnait envie de rester. Sekhivar ne pouvait tout simplement pas ne rien ressentir à son égard s’il avouait ensuite ne pas supporter la voir déçue et qu’elle méritait mieux! Plus il parlait, et plus elle trouvait qu’il se contredisait lui-même. Les joues de Sheireen, déjà un peu rougies du froid, se teintèrent d’avantage à la mention de la «nuit» qu’il pouvait lui offrir, sans plus, et bien que cette optique l’outrait (qu’il n’y ait pas de lendemain, pas qu’il y ait une nuit en sa compagnie…) elle la désirait tout de même profondément. Persuadée qu’elle était, que lorsqu’ils auraient franchis ce pas, il comprendrait qu’il avait tord. Oui, c’était puéril de penser de la sorte, presque un piège il va sans dire… mais le cœur ne réfléchis pas lorsqu’il est question d’amour.

La porteuse de clé sentit qu’elle allait faiblir lorsque les lèvres du Sealord vinrent chatouiller son oreille de son souffle pour lui chuchoter encore d’autant plus de paroles qui se contredisaient selon la vision qu’en avait Sheireen. Il voulait qu’elle le croie, mais perdait la tête en sa proximité. Il n’en fallait pas plus à la demoiselle pour croire ce qu’elle avait déjà décidé être la vérité.

-Moi aussi… avoua-t-elle dans une murmure étoufféé

Posant sa tête contre l’épaule d’Ézekiel, le visage tourné vers son cou pour avoir une oreille contre sa tunique, Sheireen se plut d’entendre distinctement le tambourinement qu’il ne pouvait pas lui cacher. Malheureusement, il se détacha d’elle trop tôt, mais seulement pour lui permettre à nouveau d’admirer les émeraudes qui ornaient son regard, plus brillants que tous les bijoux qu’elle possédait. La jeune femme gloussa, de son rire cristallin, lorsqu’il la complimenta à nouveau, baissa les yeux l’espace de quelques secondes pour masquer son trouble (sommes toute évident) mais surtout pour qu’il ne voit pas la lueur victorieuse qui y brillait assurément, comme elle ne doutait plus une seule seconde de ses intentions à son égard. Il n’allait pas lui briser le cœur, c’était impossible, sinon il ne lui parlerait pas avec cette tendresse, même si, oui, ses propos frôlaient l’indécence.

-Je croyais que vous ignoriez la signification de «décence»? se moqua-t-elle dans un gloussement, lorsqu’il lui demanda pardon pour l’absence de celle-ci, posant à nouveau sa tête contre son épaule lorsqu’il la serra contre lui. J’ai déjà oublié avoir froid, vous savez? Cela ne m’importe guère, en fait, présentement. Si cela peut vous accommoder, milord, je pourrais toujours bien cesser de me laver pour gâcher mon odeur en votre compagnie, mais j’ai peur de ne savoir que faire pour le reste? Connaissez-vous un apothicaire qui soit capable de me concocter une potion qui fait pousser les verrues et rend stupide? Si tel n’est pas le cas, j’ai bien peur que vous serez pris pour me garder telle quelle… rigola-t-elle en tendant de donner à sa voix un air moqueur, mais elle sonnait plutôt timide.

Alors qu’il la relâchait, pour sa plus grande déception, avant de prendre ses mains et les réchauffer de son souffle, Sheireen songea qu’elle n’aurait pu faire plus grand honneur à son nom que de s’amouracher de cet homme-là, particulièrement. Oh, son père n’aurait pas aimé, certes, comme tout le monde, il aurait cru les bêtises qui se disaient au compte du Sealord, mais elle allait lui prouver, d’où il veillait sur elle, et leur prouver à tous, surtout à Ézekiel, qu’ils avaient tord. Lorsque ses doigts retrouvèrent leur confortable position sur le torse (toujours palpitant) de Sekhivar, la jeune porteuse de clé songea que rien ne pourrait briser sa détermination et ses certitudes, sauf peut-être, justement, la proposition totalement indécente qu’il lui fit et qui ramena un rouge puissant à ses oreilles (enfin, si elles pouvaient l’être plus dû au froid!)

-C’est vrai, alors, que vous êtes totalement indécent, Ézekiel Sekhivar… chuchota-t-elle timidement en prononçant son nom exactement comme elle l’avait fait plus tôt, avec autant d’envie que d’amour. Mais je ne dirais certainement pas non à une bonne tasse de thé ?

Évidemment, elle voulait surtout tester sa réaction, laquelle ne se fit pas attendre, l’amusement du Sealord était plutôt équivoque mais, même si cela aurait dû effrayer la jeune pucelle qu’elle était, Sheireen s’en sentait seulement plus charmée. En tout les cas, elle le suivit docilement lorsqu’il la guida vers l’ouverture de leur refuge, enfila prestement ses chaussures abandonnées sans réellement s’en rendre compte, et marcha avec lui comme dans un rêve, toujours magiquement attirée, énigmatiquement aimantée par cet homme qui lui avait fait voir un autre aspect de la vie… et qui n’avait certainement pas terminé de la surprendre ce soir. Le duo ne prononça presqu’aucune parole au cours des quelques minutes qu’il fallu pour rejoindre la demeure d’Ézekiel, mais de toute façon, elle était beaucoup trop enfoncée dans ses rêveries pour nécessiter une discussion suivie. D’ailleurs, la porteuse de clé eu à peine conscience, pour la seconde fois de la soirée, du chemin qu’ils prenaient, des gens autour d’eux (y en avait-il? Elle ne voyait que lui…) ou encore de la température. Inconscience et imprudence? Absolument! Mais ne dit-on pas que l’amour rend un peu idiot? Dans son cas à elle, c’était tout à fait vrai.

D’ailleurs, le fait que les employés de maison du Sealord ne semblaient pas le moindre du monde surpris de sa visite impromptue passa à des lieux de la jeune femme. Elle poussa seulement un soupir d’aise en pénétrant dans un salon où ronflait déjà un feu, semblant avoir attendu le maître des lieux toute la soirée. Sheireen laissa tomber la lourde cape, qui ne lui appartenait pas, sur le bras de l’un des fauteuils, conservant la sienne avant de s’abandonner au confort d’un long divan. Elle leva un sourcil franchement étonné lorsqu’un domestique vint, un plateau contenant une grosse théière et deux tasses à la main, avant d’éclater d’un rire difficile à contenir lorsqu’elle comprit.

-Je n’étais plus certaine que j’allais bel et bien avoir mon thé, pour être honnête, milord… s’étouffa-t-elle en cachant timidement son hilarité (nerveuse probablement) derrière une main timide. Excusez-moi excusez-moi, je ne devrais pas douter de votre parole. Du moins, celle-là. Il y en a d’autres auxquelles je continue de n’accorder que peu de crédibilité, malheureusement pour vous.
♔ Porteuse de clé
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Mer 20 Sep - 23:36


Il afficha un sourire en coin qu’elle n’eut sans doute pas l’occasion de remarquer en vue de la position qu’ils avaient tandis qu’elle lui faisait une petite pique concernant sa connaissance de la signification du mot décence, ou indécence, peu importe. Dans tous les cas, il vacillait entre les deux et il devait avouer qu’il ne savait toujours pas sur quel côté de la pièce tomber. En fait, il réalisait que cela ne le concernait pas juste lui. Cette jeune femme avait une sérieuse façon de lui faire perdre le Nord et bien que cela ne lui faisait pas peur, cela le dérangeait un peu, tandis que de l’autre côté, il en était totalement amusé. Si sa conscience lui dictait bien les lignes directrices qu’il devait suivre avec logique, le reste faisait un peu n’importe quoi. Il n’aimait pas ça, car il avait toujours été du genre très organisé, réfléchis, à projeté très, très loin et tous les scénarios la concernant ce terminait mal d’une façon ou d’une autre… Il n’en avait pas envie. Cela impliquait trop de chose et il était le seul… Seul, à voir tout ceci. Comme toujours? Balancer cela de la sorte sonnait comme un regret, alors qu’il ne regrettait rien et il n’appréciait pas de se dire que cela pourrait bel et bien arriver un jour ou l’autre, encore une fois, peu importe ce qu’il ferait.

Quoi qu’il en soit, jouer la carte du Sealord était une priorité et elle devait le rester, mais lorsqu’il la tenait ainsi contre lui… Et pourquoi, d’ailleurs? Il n’était pas con… Ézekiel était un jeune homme intelligent. C’était là sans doute le problème et c’était bien évident que quelque chose l’attirait à elle et elle le voyait bien elle aussi et ne semblait pas vouloir démordre… De lui -?- malgré tout. Comme seule réponse aux propos de la belle, il gloussa. Son sens de l’humour était appréciable et avait le mérite de le détendre un tant soit peu. Étrange sensation que de se sentir à la fois serein et si tendu. Quant à la tension, cela ne lui était jamais arrivé. La sérénité, il savait la trouver à sa façon, mais les deux sentiments ensemble donnait un résultat peu aisé à gérer.

Toujours les mains de la belle contre son torse, il plongea son regard dans ses prunelles lunaires pétillantes d’une lueur qu’il ne lui avait jamais remarqué. Étais-ce parce-qu’il n’avait jamais suffisamment bien regardé, ou de si près? Où étais-ce la magie de la soirée? C’était une bonne question. Et le voilà qu’il réfléchissait encore trop sur tout ceci, ce qui ne lui sciait pas bien sur le Sealord, il le savait pertinemment. Et visiblement, ce mur qu’il c’était lentement crée avec les années concernant la gente féminine s’effritait à mesure qu’il passait du temps avec la jeune Nestoris. Ce qu’elle ne savait pas, c’était que de l’autre côté il doute fort qu’elle y retrouve un cœur. Il ne connaissait, lui, qu’une seule version; rouge et sanguinolent. Rien à voir avec l’image caricaturé du signe même de l’amour.

Dans tous les cas, elle accepta son invitation et il failli laisser transparaître sa surprise, puis laissa échapper de nouveau un gloussement lorsqu’elle lui répondit qu’elle accepterait bien une tasse de thé. Elle avait sans doute remarqué son sous-entendu involontaire, mais se contenta de jouer le jeu, appréciant sans doute de se laissé courtiser un peu, c’était la moindre des choses pour une femme comme elle. Et bien qu’il pourrait se désister, tout simplement aller la reconduire comme un «gentleman» fort stupide et sans la moindre couille, ce n’étais pas tant le Lord de Braavos qui insistait… Du moins, directement? S’il pouvait se taper qui il voulait, usant de subterfuges s’ils le fallait, cela n’avait jamais été son genre, il utilisait ses diverses facettes pour la discrétion et le meurtre, surtout. Jamais pour amener une femme dans son lit et si cela ne fonctionnait pas –ce qui n’était somme toutes jamais arrivé…-, il passerait à la suivante, tout simplement. Pourtant, Sheireen devant lui ne lui donnait aucune autre envie que d’être en sa présence, de la sentir contre lui, de la charmé. Elle et uniquement elle…

-Alors un Thé pour la séduisante Porteuse de Clé ce sera…

Finit-il par laisser échapper, se séparant cette fois totalement d’elle, non sans lui tendre gentiment le bras afin qu’elle puisse s’y accrocher et quittèrent l’endroit secret de Sekhivar qui laissa préalablement la chance à la belle de remettre ses chaussures tandis qu’il se penchait pour ramassé les fleurs qu’elle allait visiblement oublié. Avait-elle l’esprit trop ailleurs? Cela semblait être le cas. La courte route jusqu’à sa demeure ce fit plutôt silencieuse. Ils ne croisèrent personne. Peut-être en vue de la nuit un peu plus fraiche que prévue. De toute façon, une fois la plage quittée, le chemin qui menait vers la Forteresse était privé. Hors, ceux qui l’empruntaient y entraient ou y sortaient forcément –Du moins, le tentait pour certains.-

Ils finirent par atteindre la herse qui s’éleva sur leur passage pour se refermé derrière eux et montèrent les quelques escaliers tandis qu’encore une fois, l’une des grandes portes fut ouverte par un garde qui inclina poliment la tête. Pénétrant enfin dans les lieux, Ézekiel jeta un regard oblique à la jeune femme afin de tenté de deviner ses pensées en cet instant précis. Il avisa ensuite un Domestique qui venait d’un pas lent et solennel vers eux et lui demanda de faire bouillir de l’eau afin de leur apporter du Thé. L’homme bien vêtue arqua légèrement un sourcil sous la demande un peu impromptue du Sealord –qui habituellement demandait de l’alcool, surtout en présence féminine à ces heures- et tourna les talons. Le duo marcha un moment dans le grand couloir richement décoré pour arriver devant les portes de l’un de ses salons. Ouvrant l’une d’elle, il relâcha doucement Sheireen et la laissa donc prendre ses aises tandis qu’il refermait la porte derrière lui.

Se retournant en sa direction, il l’observa installée sur le grand canapé, la trouvant toujours et encore plus belle, maintenant que les flammes qui dansaient gracieusement dans le foyer reflétait leur chaleur sur ses traits délicats… Et sa silhouette appétissante. Autant que l’envie irrésistible de s’approcher d’elle le ferait avancer, autant qu’il se saurait capable de la contempler ainsi toute la soirée. Ce fut un petit coup à la porte qui le força à détacher son regard de sur elle afin de voir son Domestique arrivé un plateau doré contenant une grande théière et deux tasses en verre.

-Merci Léonard, je vais m’occuper du reste.

Fit-il en faisant les quelques pas qui les séparaient pour agripper le plateau, un léger sourire aux lèvres ponctuant son remerciement. Dans tous les cas, cela voulait très certainement dire qu’il ne désirait plus être déranger et que s’il était désireux d’obtenir quelque chose, qu’il s’en chargerait. Entendant la porte se refermer doucement derrière lui quelque seconde après avoir tourné les talons tandis qu’il s’approchait du canapé, il déposa le plateau sur la table de salon, ne pouvant s’empêcher d’avoir une expression amusé à son tour en observant la jeune femme qui avait visiblement cru qu’il ne l’avait pas prise au sérieux avec cette histoire de Thé. Ou bien était-il soudainement devenu lui-même naïf? Il réalisa bien que c’était la toute première fois qu’il la voyait ainsi, prise d’un fou rire, timide, mais d’un fou rire tout de même. Cela l’attendri bien malgré lui.

-Mais vous n’en vouliez pas un, Milady?

Demanda-t-il sans qu’un gloussement s’ensuive, alors qu’il versait le contenu de la théière dans les deux tasses. Ce que la belle désirait, il le lui donnerait. Enfin... Il agrippa les deux tasses et fit une fausse moue outré à la suite de ses paroles. Il savait très bien ce à quoi elle faisait référence. Et voilà qu’elle était désireuse de se faire sélective sur ce qu’il lui mentionnait. Si plus tôt il n’aurait pas hésité à lui rappeler le sérieux de ses songes, il ne releva pas. Peu désireux de voir son magnifique visage s’assombrir. Pas ce soir et puis… Elle avait suffisamment été prévenue, non? Il s’assit sur le grand canapé où celle-ci se trouvait, bien que tout près ce trouvait deux fauteuils sur lesquels il aurait pu prendre place. Il n’avait pas envie de l’observé de loin, il était désireux de l’avoir le plus près possible. Lui tendant sa tasse, il ne put s’empêcher de l’informée sur l’origine des herbes au doux arôme.

-Je ne sais pas si vous êtes une grande connaisseuse de Thé, mais celui-ci n’est pas des plus raffiné. Il est cependant l’un des seuls que j’apprécie sincèrement de boire, il vient de Lorath.

C’était un Thé plutôt difficile à trouver, mais pas des plus chers vendus. Il pouvait bien avoir quelques goûts plus simples, non? De plus, cela encourageait un tant soit peu une Cité Libre et allié bien que cela leur soit plus profitable que pour Braavos. Prenant une gorgée prudente afin de ne pas se brûler, il s’étira un peu pour déposer par la suite sa tasse plus loin sur le sol et rapporter son regard Émeraude sur la belle tandis qu’il ne put s’empêcher de laissé sa main se tendre vers elle afin de replacer doucement une mèche qui avait fui sa longue tresse ébène lorsqu’elle avait aussi visiblement décider, elle aussi de faire reposer un peu son Thé. Ne voulant –et ne pouvant- cesser ce contact agréable, il laissa ses doigts rejoindre l’une de ses épaules dénudée malgré sa cape et glisser tranquillement le long de son bras, déboulant lentement jusqu’à l’une de ses cuisses où il finit par y laissé sa main. Il releva son regard Émeraude vers son visage et afficha un sourire en coin. Elle frissonnait et ce n’était certainement pas d’effroi. Quant à la température… Elle grimpait. Non?

-Vous avez toujours froid?

Sur ces mots, il se pencha lentement vers elle afin d’aller cueillir ses lèvres, tandis que de sa main libre il vint doucement caresser sa joue, s’avançant à un point tel où il l’invitait silencieusement à s’étendre afin d’avoir une position plus confortable -?-. La belle laissa son dos glisser sur le tissu du canapé et bien entendu, Ézekiel suivis bien volonté le mouvement, se retrouvant rapidement à demi au-dessus d’elle, prenant toutefois soins de ne pas l’écraser ou de faire en sorte qu’elle se sente coincé, mais plutôt… Affectueusement envelopper contre son corps. La main sur sa cuisse voulu aussitôt se faire exploratrice, mais bien qu’il tritura doucement le tissus de sa robe avec, sans doute, une envie mal dissimulée de la lui remonter, il finit par prendre appuis sur son coude et rompis un moment le baiser. C’était à peu près à ce moment où il eut l’impression que le Sealord l’injuriait mentalement.

-Et là?

Puis, il appuya sa tête sur sa main afin de la soutenir et déposa l’autre sur le thorax de la Porteuse de Clé, bien qu’il pouvait effleurer les monts de sa poitrine malgré son corsage.

Est-ce le genre de chose que vous trouveriez indécent de ma part?

Affichant de nouveau un sourire en coin quelques secondes le regard perdu dans ses prunelles lunaires, il retira finalement sa main, la laissant glisser jusqu’à son ventre pour la relâcher totalement. Si elle ne l’avait pas remarqué, c’était un petit clin d’œil au fait qu’elle l’avait accusé silencieusement, plutôt, de sentir son cœur battre la chamade et peut-être un peu du reste, aussi.

-Expliquez-moi donc une chose… Outre votre cœur qui bat sans doute presque aussi fort que le mien en cet instant précis, comment se fait-il que votre bureau à la Banque n’est pas envahis de fleurs diverses d’admirateurs «anonymes» –ne serais-ce-? Pardonnez-moi, je trouve seulement cela étrange que je semble être le seul à avoir été ensorcelé par vous…

La question était à demi sérieuse, même si le but premier était de la faire encore un peu rougir, parce-qu’il trouvait ça plus que charmant… En fait, il se demandait aussi si elle avait déjà passé une nuit avec un homme. Il pouvait bien présumer que non selon sa manière d’agir, de parler de l’amour… Mais cela ne restait qu’une supposition. Sinon, cette question avait au moins un peu le mérite de calmer un peu ses ardeurs. Il était sans doute trop entreprenant pour une jeune femme de sa caste. Peut-être d’avantage si elle n’avait jamais eu ce genre de proximité. Le dernier de ses désirs était bien de la brusquer. Après tout, c’était bien la première jeune femme avec laquelle certains sentiments semblaient déjà impliqués…

♔ Maître des Sans-Visages
♔ Sealord de Braavos
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«The world is full of precious souls wearing masks to hide the pain.»
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Mer 27 Sep - 21:05
Si on rougit trop intensément, trop longtemps, trop souvent, dans un court laps de temps, est-ce qu’il est possible qu’on se retrouve coincé éternellement avec cette teinte tomate? À chaque compliment offert, à chaque regard, à chaque sourire, Sheireen sentait la chaleur lui monter aux oreilles. Mais à chaque contact, à chaque effleurement, à chaque baiser… c’était bien ailleurs, bien plus bas, qu’elle sentait une chaleur naître, au creux de son ventre, brûlant brasier inconnu. Les doigts enroulés autour de sa tasse fumante, la porteuse de clé tentait d’achever de dégeler ses doigts, les yeux fixés sur les fleurs offertes par Ézekiel, qu’il avait posées près du plateau. Parce que quand elle le regardait lui, elle avait l’impression que son cœur allait exploser à l’intérieur de sa poitrine. Et franchement, il fallait l’avouer… elle était plutôt nerveuse. Disons qu’elle se doutait bien que les intentions du Sealord n’étaient pas seulement de prendre un thé en sa compagnie.

Sekhivar se moqua gentiment d’elle en lui demandant innocemment si elle ne voulait pas, finalement, de thé, accentuant le fou rire de Sheireen. Alors voilà, s’il avait besoin d’une preuve qu’elle avait compris la véritable raison de son invitation dans sa demeure, il l’avait! Évidemment, qu’elle avait voulu cette tasse de thé, seulement elle ne l’avait pas particulièrement espérée, là était la nuance. Cherchant à cacher son hilarité, la jeune femme porta la tasse à ses lèvres, aspira une rapide gorgée un peu trop chaude. Puis, la porteuse de clé remonta ses jambes sur le divan, les genoux repliés devant elle alors qu’elle se positionnait de côté pour faire face à Ézekiel, qui l’avait rejoint, lui expliquant que si ce thé n’était pas le plus raffiné, c’était le seul qui lui plaisait. Nestoris en pris bonne note, au cas où, avant d’en prendre une autre gorgée.

-J’adore tous les thés, j’en fais collection on pourrait dire. Disons que je tolère trop mal l’alcool pour me spécialiser en d’autres breuvages, avoua-t-elle sur le ton de la confidence.

Ce n’était pourtant pas parce qu’elle n’avait pas essayé, très jeune d’ailleurs, de découvrir les différentes sortes de vin, mais il fallait croire qu’elle n’avait pas la constitution pour supporter l’alcool, même en faible taux, puisqu’elle devenait rapidement… échauffée après quelques gorgées. Mieux valait donc se réchauffer avec du thé, qui lui laissait les idées claires! Enfin, autant que faire ce peut… Là, elle n’avait pas les idées claires, mais alors pas du tout. Lorsqu’elle constata qu’Ézekiel abandonnait déjà sa tasse, Sheireen fit de même sans réfléchir, bien qu’elle l’aurait bien bu jusqu’à la fin, son thé. En se penchant pour le déposer au sol, la jeune femme sentit une mèche de cheveux traîtresse abandonner sa place, soigneusement agencée dans sa tresse, pour tomber devant son visage. Juste avant qu’elle n’ait le temps de la repousser, la main chaude du Sealord vint l’attraper pour la porter derrière son oreille, en profitant pour caresser sa peau au passage. La porteuse de clé cessa de respirer alors que les doigts cajoleurs descendaient de son épaule nue vers son bras, éveillant une agréable chaire de poule à la surface de sa peau. Il lui fallu de longues secondes avant de se souvenir qu’il lui fallait inspirer, tout le temps qu’il mit à descendre jusqu’à sa main, posée sur sa cuisse, où sa course s’arrêta enfin. Même si elle s’était encore violement empourprée et sentait une chaleur suffocante lui envahir les entrailles, Nestoris aurait préféré que ces doigts ne s’immobilisent jamais…

La jeune femme mordit nerveusement sa lèvre du bas et frissonna en plongeant dans le regard d’émeraude d’Ézekiel, où elle lisait désormais bien plus que l’intérêt grandissant qu’elle reconnaissait depuis le début, mais plutôt un étrange désir qu’elle n’avait jamais vu dans les iris d’autrui, ou du moins qu’elle n’avait jamais remarqué, pas à son égard! Sheireen hocha vigoureusement la tête de gauche à droite, libérant à nouveau sa mèche rebelle, qu’elle ignora cette fois-ci, un sourire timide aux lèvres, incapable de répondre de vive voix à sa question. Non, il ne faisait vraiment pas froid, surtout pas quand il l’embrassait si délicieusement, surtout pas alors qu’une main caressait sa joue, l’autre réchauffant toujours sa cuisse. La nervosité fit accélérer un brin la respiration de la porteuse de clé lorsqu’elle se sentit s’allonger sur le divan alors qu’elle ne faisait que suivre le mouvement du Sealord, se laissant glisser sous lui à mesure qu’il s’avançait jusqu’à la surplomber entièrement. Embêtée de ne savoir que faire elle-même de ses propres dix doigts, elle les glissa sagement dans le cou de Sekhivar, trop «débutante» pour oser davantage. Les muscles de sa cuisse se tendirent en sentant comme un chatouillement alors que l’homme de son cœur jouait avec sa jupe, probablement avec l’envie de la lui enlever, bien qu’il ne le fit pas et cessa leur baiser, lequel commençait à être particulièrement langoureux d’ailleurs, pour lui demander à nouveau si elle avait froid.

La seule réponse de Sheireen fut un autre rire nerveux, faisant vibrer tout son corps, et probablement même celui d’Ézekiel vu comment il enveloppait le sien. Pour être honnête, elle avait beaucoup trop chaud, et même si la perceptive de leurs corps nus l’un contre l’autre la gênait toujours, il lui semblait présentement êtes beaucoup trop habillée et ne vouloir rien d’autre que se libérer de ses étoffes qui l’étouffaient… Mais surtout pas de son étreinte à lui, même si c’était, en réalité, exactement la cause de ses bouffées de chaleur. Ses paupières se fermèrent malgré elle lorsque la main «curieuse» du Sealord se posa sur son torse, si près de sa poitrine qu’au moindre mouvement de la jeune femme il y serait. D’ailleurs, c’était particulièrement difficile, justement, de ne pas bouger, sa respiration n’étant pas seulement plus rapide, mais aussi plus profonde, et son buste se soulevait de façon si irrégulière qu’elle sentait les doigts de Sekhivar la caresser tendrement, même s’il ne bougeait pas du tout. La porteuse de clé se lécha nerveusement ses lèvres devenues sèches avant de répondre au bel apollon, totalement inconsciente de la sensualité de ce geste.

-Un peu… essaya-t-elle de se moquer sans arriver à masquer les rouages nerveux de sa voix. Mais j’ai l’impression que la décence ne vous sied pas, de toute façon. Alors, je vous en prie, restez-vous-même, ne changez pas pour moi, gloussa-t-elle nerveusement en descendant enfin ses mains, toujours dans la nuque d’Ézekiel, pour les poser sur son torse comme il venait de le faire pour y sentir son cœur battre furieusement.

En souriant, elle songea qu’il avait probablement senti la même chose, quoi qu’en pire, en plus mouvementé, en plus irrégulier, et avec une certaine gêne, elle se demanda s’il avait eu la même impression qu’elle que son cœur essayait de s’enfuir de sa poitrine? Après tout, il n’était pas habitué à tant d’émois, il allait certainement plier bagages et foutre le camp, besoin de vacances! Sheireen baissa les yeux, embarrassée, lorsque Sekhivar lui fit bel et bien comprendre qu’il avait sentit l’engouement démesuré sous sa poitrine, avant de la quitter pour son ventre tendu, mais elle releva vite ses iris lunaires, soudainement interrogatrices, lorsqu’il lui posa cette question qu’elle n’attendait pas du tout. Rougissant encore brusquement, Nestoris mis de longues secondes à répondre, qu’elle consacra à triturer nerveusement les boutons métalliques de la veste du Sealord.

-Euh… parce que je suis ennuyante? Quoi? Non, c’est vrai, je le pense, je ne fais jamais rien de particulier, je n’ai pas d’amis, je ne sors pas, tout ce qui m’occupe est le travail. C’est pour ça que j’ai commencé la danse… pour me rendre intéressante, beaucoup plus que pour m’occuper, avoua-t-elle à demi-voix, même si elle y avait véritablement découvert une passion. Ou alors… commença-t-elle avec un nouveau sourire tendre naissant sur ses lèvres, peut-être que le destin me préservait pour l’homme de ma vie? suggéra-t-elle, sachant qu’elle en disait beaucoup trop, trop loin, trop vite.

Elle l’avait compris, ça au moins, qu’Ézekiel n’était pas prêt à l’amour, ou en tout cas qu’il ne voulait pas l’être. Pour quelle raison, cela échappait à Sheireen, mais elle était déterminée à lui faire changer d’idées. Pour l’empêcher de protester, de la raisonner, ou même juste de soupirer à son commentaire, la porteuse de clé tira sur son veston pour l’approcher d’elle et l’embrasser encore langoureusement, sentant le bouton, avec lequel elle jouait nerveusement depuis un moment, céder à cette impulsion, juste avant qu’elle ne s’attaque timidement à un autre. Mais sa bouche, elle, n’était plus timide du tout, et sa langue se délectait de la découverte nouvelle des caresses fougueuses de celle de Sekhivar. Après de longues secondes à s’acharner sur le second bouton, les doigts de la jeune femme, trop nerveux pour lui répondre correctement, abandonnèrent leur quête en même temps qu’elle rompait leur baiser.

-Excusez-moi, gloussa-t-elle nerveusement en regardant ailleurs, je me sens tellement empotée! Je ne sais même pas ce que je fais, pour tout avouer…

Comme s’il ne le savait pas déjà… ou enfin s’il ne s’en doutait pas un peu! D’ailleurs, même sans le regarder directement, Sheireen remarqua une once d’amusement, du coin de l’œil, naissante sur les lèvres d’Ézekiel. Il pouvait bien trouver sa maladresse cocasse, lui qui avait nombre d’expérience sous le chapeau! Normalement, ce fait aurait dû profondément embêter la jeune vierge qu’elle était, et pourtant, ça ne faisait ni chaud ni froid à Sheireen. En fait… tant mieux si l’un d’eux savait ce qu’il faisait!

-Oh, ne vous moquez pas de moi! Dites-moi plutôt ce que je dois faire, je veux vous plaire, pas vous laisser tout gérer, s’exclama-t-elle avec un peu plus d’assurance, bien que son malaise transparaissait toujours. J’apprends vite, je vous assure… Après tout, pas plus tard que ce matin, je ne savais même pas embrasser… gloussa-t-elle en rougissant timidement de son aveu ridicule.

Pour masquer son embarras grandissant, les mains tremblantes de Sheireen quittèrent à nouveau le confort du torse d'Ézekiel pour retourner dans son cou et attirer son visage vers elle, se contentant toutefois, cette fois-ci,
de lui embrasser tendrement ses joues un peu rugueuses et son menton, descendant délicatement vers sa clavicule où elle sentait son pouls battre furieusement contre ses lèvres sensibles. Il lui semblait maintenant vitale de découvrir chaque centimètre du corps qui l’enveloppait si agréablement, si bien qu'une de ses mains glissa dans le col de la tunique de Sekhivar par le dos, caressant la naissance de ses omoplates musclées qui semblaient se tendre à son contact.
♔ Porteuse de clé
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Sam 30 Sep - 1:48
[Une partie de ce post pourrait avoir du contenu explicite. Ainsi donc, si vous mangez des céréales, je vous conseilles la prudence et de faire comme s'il était en spoiler et d'y revenir plus tard ou de tout simplement passé votre tours et vous dire qu'ils jouent aux échecs en buvant du thé ♥]


Il observait les traits de son visage avec attention tandis que l’une de ses mains, trop porté aux balades coquines choisi de se poser sur son épaule dénudée, faisant quelques cercles pour occuper ses doigts. Il afficha un sourire en coin lorsque la belle Nestoris lui demanda de rester lui-même et de ne pas changer pour elle. Était-il lui-même, premièrement? Bonne question. Oui, non. À moitié, un peu plus ou peut-être même un peu moins. C’était difficile à dire, mais dans tous les cas ce n’étais pas le genre de débat qu’il était désireux d’avoir avec la Porteuse de Clé ce soir, ni même une autre fois. Dans tous les cas, s’il aurait pu douter de sa réceptivité, il en avait fort bien la réponse. Elle devait bien se douté qu’il ne se rapprochait pas d’elle ainsi afin de mieux dégusté son thé qui somme toute, était maintenant totalement hors de portée en ce qui le concernait.

Les doigts graciles de la jeune femme glissaient dans son cou, ce qui lui procura un agréable frisson, qui lui donna tout simplement envie de resserrer l’étreinte qu’ils avaient, mais il se reteint alors qu’elle prenait la parole afin de réponse à cette question qui le taraudais tout de même un peu. Ainsi donc, elle se considérait ennuyante. Il était vrai qu’elle n’avait rien d’une fêtarde, mais cela ne comptais pas nécessairement. Si elle se considérait inintéressante et même pour les autres, cela ne pouvait absolument pas être le cas pour ceux qui prenait la peine d’aller au-delà de ses apparences délicieuses et visiblement, personne avant lui n’avait jamais osé, cela lui faisait étrangement plaisir à entendre et il laissa l’ombre d’un sourire le gagné de nouveau, mais qui s’éteignis aussitôt à la suite de ses propos, le figeant presque sur place. Il ne sentit même pas les doigts de celle-ci descendre le long de son torse et triturer l’un des boutons de sa chemise et fut toutefois un peu surpris lorsqu’elle tira avec une conviction qu’il ne lui connaissait pas –encore- sur le vêtement, le forçant à se rapprocher, voir presque s’écrouler sur elle. Il fallait dire qu’il lui offrait là très peu de résistance. Le bouton aussi, visiblement.

Les lèvres de Sheireen enveloppèrent les siennes et un baiser langoureux s’entama bien rapidement. Le manipulait-elle? Sans doute un peu. Elle devait avoir compris sa bévue, mais semblait toujours désireuse de poursuivre malgré le fait qu’ils ne partageaient pas la même vision tous les deux. S’il se sentait étrangement pris dans ses filets, pour ce soir, cela ne le dérangeait aucunement. Demain serait un autre jour, n’est-ce pas? De toute façon, la belle à sa merci de cette façon, il était bien peu probable que le Sealord lui-même y résiste. Elle était appétissante, un peu maladroite certes, mais cela n’était en rien un problème, au contraire, cela n’en serait que plus… Amusant. Leurs langues valsaient l’une contre l’autre et sans réellement sans rendre compte, cette main qui se voulait pourtant sage avait repris un parcours secret, descendant de manière suave jusqu’à la cuisse de la belle, glissant doucement ses doigts sous le textile de sa robe légère et remonta, profitant de la chaleur de sa peau ainsi que des quelques frissons qui la parcourait malgré la température de son corps qui semblait bouillir.

La belle mis selon lui plus subitement fin au baiser qu’il ne l’aurait cru. Quelque chose n’allait pas? Freinant son mouvement, il rapporta ses prunelles Émeraudes dans celles lunaires de la belle, attendant silencieusement qu’elle s’exprime. Il laissa échapper un bref gloussement et lui vola un baiser dès qu’elle eut terminé de s’excuser et de se justifier. Elle lui demandait de lui dire tout simplement ce qu’elle devait faire, désireuse de lui plaire, il fallait avouer que cela ne fit que monter l’excitation du Sans-Visage d’un cran, mais si ce n’était que ça… Nestoris était une jeune Noble, vierge de surcroit qui ne connaissait visiblement rien de l’art du sexe, alors, pourquoi ne pas lui montrer chaleureusement cette facette de la vie? Ce qu’il comptait déjà faire, de toute façon. Il avait envie de la sentir frissonner sous lui, soupirer et gémir d'aise aussi. Si certains hommes se seraient contenté de lui prendre tout bonnement la tête et la dirigé sur leur masculinité, ou la retourner comme une crêpe sans le moindre préambule, ce n’étais pas le cas du Sealord. Il ne ferait pas long feu auprès des femmes si déjà, il ne les respectait pas. Il savait les aimer, mais il ne savait le faire que la nuit, de cette façon et la seule qui lui convenait.

Frissonnant bien malgré lui sous le contact doux des mains de la belle dans son dos tandis que les lèvres de celle-ci s’empressaient de parcourir sa mâchoire, descendant le long de son cou pour s’écraser sur une clavicule, Sékhivar se redressa doucement afin de retirer sa chemise qui semblait tant la gêner dans son exploration, la passant tout bonnement par-dessus sa tête et la laissant tomber quelque part à l’aveuglette, peu désireux de détacher son regard de l’ensorceleuse. C’est donc un sourire malicieux aux lèvres et un regard pétillant qu’il s’approcha doucement d’elle, la surplombant cette fois totalement et la réchauffant de son torse tandis qu’elle semblait découvrir de ses mains timides ses muscles. Il laissa glisser ses doigts qui étaient resté au chaud jusqu’à sa petite culotte, laquelle il tira délicatement vers le bas, tandis que sa bouche frôlait le lobe de son oreille.

-Vous me plaisez déjà, Sheireen. Oui, parce-que pour l’heure, ils avaient passé l’étape du Milord et Milady. Peu importe ce que vous ferez… Laissez-vous aller, tout simplement. Cesser de réfléchir, c’est tout ce que je peux vous dire. Parlez-moi avec votre corps, qu’à-t-il donc à me dire, vous croyez?…

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Jeu 12 Oct - 20:17
La même main curieuse qui lui caressait plus tôt la cuisse poussa l’audace à relever un pan de sa jupe jusqu’à son genou, de sorte qu’Ézekiel en caressait maintenant la courbe sans être entravé par sa robe. Des frissons chatouillaient la peau de Sheireen partout où il la touchait, quand ce n’était pas ses muscles qui se contractaient nerveusement sous ce contact inhabituel, mais non moins agréable. Lorsqu’elle cessa de l’embrasser pour s’excuser de sa maladresse, la jeune femme se désola que ses doigts chauds cessent leur exploration, comme s’il craignait que ça ne lui plaisait pas, alors que, bien au contraire… Rapidement rassuré par ses propos, même plutôt amusé par ceux-ci (ce qui était plutôt gênant il fallait le reconnaître) l’embrassa rapidement sans répondre sur le moment, décidant plutôt à se débarrasser de sa tunique puisque, visiblement, Nestoris en était incapable, sans jamais avoir cessé de la regarder. Elle, par contre, ne réussi pas à supporter encore longtemps ses iris émeraudes pétillantes, ses propres yeux trop attirés par le corps qui commençait à paraître au dessus d’elle. C’est qu’elle n’avait jamais vu un homme déshabillé, même à moitié, et il lui était maintenant difficile de détacher ses prunelles du torse du Sealord. Rougissant encore comme une adolescente, la porteuse de clé tendit à nouveau ses mains, plus timidement cette fois, pour découvrir les muscles qui se dessinaient sous ses yeux, se rapprochaient de son corps. Ce contact l’énergisait, comme si elle découvrait, du bout des doigts, un trésor inestimable, qu’elle ne pourrait jamais se lasser de caresser.

La main baladeuse de Sekhivar, toujours le même, remonta plus haut sous la jupe de la jeune femme, atteignant son sous-vêtement, dont il la libéra avec une aisance d’expert qui aurait dérangé Sheireen si elle n’avait pas déjà été parfaitement au courant. Faisant mine de vouloir lui embrasser l’oreille, Ézekiel s’était plutôt rapproché de celle-ci pour lui susurrer sa réponse, caressant sa chaire tendre de son souffle chaud de sorte qu’elle ne pu que fermer les yeux pour en bénéficier pleinement. La sonorité de son propre prénom, prononcé de cette façon et avec cette proximité, lui donna presque envie soupirer, de lui demander de le répéter encore. Plus encore que le reste de ces paroles, ce fut sa familiarité soudaine qui frappa le plus Nestoris, et l’émoustilla bien plus qu’elle n’aurait osé l’avouer. Qu’aurait dit son corps s’il pouvait parler? Qu’elle l’aimait assez pour le vouloir, assurément, aussi c’était donc une bonne idée qu’il se taise.

Un public averti en vaut deux:
 
♔ Porteuse de clé
♔ Danseuse de ballet
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Sam 14 Oct - 1:47
Ce qui suit n'est pas pour des yeux chastes.:
 
♔ Maître des Sans-Visages
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