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Forum de RP basé sur l'univers de l'oeuvre de George R.R. Martin A song of ice and fire et de sa série télévisée Game of Thrones.
 

Thrillfort? Fearfort? Ah non, Dreadfort...

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Jeu 5 Oct - 0:39
Daeyna, Khanrell, Aegon, etc...
"COURAGE DOESN'T MEAN YOU DON'T GET AFRAID. COURAGE MEANS YOU DON'T LET FEAR STOP YOU..."
Discrètement, Daeyna tentait de garder un oeil sur sa soeur. Visiblement, Khanrell n'allait pas très bien ; son teint livide en était une très bonne indication. Aegon semblait de plus en plus furieux, comme si leur cadette lui faisait honte. Pourtant, la dragonnière faisait de son mieux dans une situation qui était des plus délicates... Évidemment, il ne fallait pas demander au roi d'être clément, patient ou compréhensif... En voyant Khanrell lui prononcer un ''Aide-moi'' silencieux, la princesse aînée effleura le bras du roi d'une main douce et délicate, ne voulant pas le froisser. Quand elle eût son attention, elle se pencha à son oreille afin de lui mentionner à quel point une future mariée se sentait toujours nerveuse à la veille de ses épousailles et qu'il était de son devoir de femme mais surtout de grande soeur de faire en sorte que Khanrell ne soit pas une honte pour sa famille... Bien entendu, jamais Daeyna ne penserait de sa soeur qu'elle était une honte, bien au contraire... La seule honte dans cette famille, c'était bel et bien Aegon...

La jeune Targaryen répondit au sourire carnassier de son frère par son faux sourire habituel puis se leva. Elle s'approcha de Khanrell afin de lui offrir sa main et de l'aider à se relever.

- Veuillez nous excusez, mes seigneurs. Nous avons besoin de nous rafraîchir quelques instants...

Daeyna inclina la tête poliment en signe de respect envers leur hôte puis dirigea Khanrell vers les portes de la grande salle, Alistair sur ses talons. Sa petite soeur était frigorifiée et la sueur perlait sur son front. Inconsciemment, elle laissait Daeyna soutenir tout son poids, ce qui ne dérangeait pas la princesse aînée qui était plus forte qu'elle ne laissait paraître. Ce n'est que lorsqu'elles eurent franchir totalement les portes que la cadette s'effondra dans les bras de l'aînée. Alistair pris la future mariée dans ses bras alors que Daeyna demandait à une servante de lui indiquer où était les appartements de sa soeur et demandait à une autre de faire quérir le Mestre.

Alistair déposa délicatement l'adolescente sur le lit et s'éloigna. La jeune femme en profita pour tenter, de desserrer le corsage de la plus jeune, afin de l'aider à respirer un peu mieux. Puis, la jeune femme posa une serviette humide sur le front de Khanrell, tendrement, comme l'aurait fait une mère.

Le Mestre n'était pas inquiet ; la future mariée était simplement fatiguée et nerveuse. Une combinaison, avec le manque de nourriture, avait créé une perte de conscience. Elle était jeune et en bonne santé, après quelques heures de sommeil, elle serait de nouveau sur pied. Juste à temps pour son mariage...

Daeyna le remercia avec un léger sourire puis quitta le chevet de sa soeur, après l'avoir embrassée sur le front.

Alistair l'attendait patiemment dans l'antichambre. Gentiment, il s'enquit de l'état de santé de sa soeur.

- Un malaise, tout simplement, rien de bien méchant.

Bien qu'elle s'était beaucoup rapprochée de son garde du corps et appréciait énormément sa compagnie, quand il ne faisait pas l'idiot, elle ne voulait pas partager certains détails avec lui même s'il devait bien se douter de la situation. Il côtoyait Daeyna mais aussi la famille royale depuis plusieurs mois ; il voyait de ses propres yeux comment se comportait le roi avec sa famille. Sa soeur était épuisée et, en quelque sorte, son mariage serait peut-être, au bout du compte, une bénédiction...

Alistair, mentionna ensuite la délicate situation, confirma les pensées de la jeune femme. Son garde du corps n'était réellement pas dupe...

Finalement, il lui offrit son support indéfectible.

- Pénible, oui, souffla-t-elle à son tour. Toute cette mascarade l'est. Et Khanrell, elle est si jeune... Je ne serai plus à ses côtés, bientôt...

L'aînée des princesses se retourna légèrement vers les doubles portes où se trouvait la chambre de Khanrell, le regard triste, dénué de masque. Puis, elle secoua la tête, afin de chasser ses sombres pensées.

- Merci de votre soutien, Alistair. Je sais que je peut compter sur vous.

Sans réellement penser à ce qu'elle faisait, Daeyna prit la main du jeune homme dans la sienne, la serra un instant puis la relâcha.

- Retournons auprès de notre hôte et du roi, Callahan...

La princesse se laissa escorter, de nouveau, vers la grande salle, le reste du repas se passant, étonnamment, sans anicroche.

Le soir, de retour dans ses appartements, la jeune femme tenta de dormir, en vain. Le lendemain était le jour du mariage de Khanrell et ce serait une longue, très longue journée...



Le soleil n'était pas encore levé quand Daeyna ouvrit l'oeil. Elle avait dormi une heure, tout au plus. Heureusement, les servantes étaient déjà à l'oeuvre. La princesse resta un bon moment dans son bain, déliant ses muscles, endoloris par le manque de sommeil et la nervosité. Khanrell ne devait pas être dans un meilleur état...

La jeune femme fronça les sourcils quand, finalement séchée, elle se regarda pour la première fois dans le miroir, depuis la veille. Ses yeux étaient pochés. Soupirant, elle entrepris de cacher le gâchis, redessinant son visage d'un main experte. Elle s'habilla d'une robe magnifique, bordée de fourrures, digne de son sang royal. Le mariage n'était que le soir, elle devrait donc passer la journée entière avec son ses cousins, mais surtout son frère, en attente du moment fatidique.

On toqua à la porte et la voix d'Alistair résonna à travers la porte. Daeyna fît signe à une servante de le faire entrer et de les laisser.

- J'ai à peine fermée l'oeil, j'espère que ce n'est pas trop apparent ?

Ses servantes lui avaient affirmé le contraire mais elle ne faisait pas confiance en leur impartialité. Alistair ne lui mentirait pas en plein visage. Et puis, elle devait se montrer forte pour Khanrell et surtout faire bonne figure devant Aegon... Elle serait bientôt de retour à King's Landing, avec lui... S'il voyait qu'elle était faible... Elle ne devait pas lui donner une raison de plus de douter d'elle. Bien au contraire.

- Allons-y, Alistair.

Sans surprise, elle passa la journée à divertir son frère, lui faisant la conversation comme le faisait avec elle ses dames de compagnie... Elle aurait préférée passé la journée avec sa soeur pour la soutenir et l'aider à se préparer, mais cette demande lui avait été refusée, ça aussi, sans surprise...

Elle lui envoya donc un mot discret, des mains d'Alistair, afin de la sécuriser sur ce qui allait arriver, quelques heures plus tard.



C'est près d'un barral, comme le voulait la tradition nordienne, que se déroulait la cérémonie. Des lanternes avaient été allumées et illuminait les bois. Le décor était magnifique, presque enchanteur, et Daeyna aurait été émerveillée si elle n'était pas aussi mélancolique.

Sa soeur apparût finalement, au bras d'Aegon. Subtilement, Daeyna tenta de faire un sourire encourageant à Khanrell. Quand ils arrivèrent à la hauteur de Lord Bolton, Aegon embrassa Khanrell sur les lèvres. Si Daeyna n'était pas surprise du comportement du roi, ce n'était pas le cas de la plupart des invités qui étaient déstabilisés. Bien entendu, comme un chien, le roi marquait son territoire... Ses soeurs étaient, avant tout, ses possessions... N'est-ce pas? Tel père, tel fils...

Étonnamment, remarqua Daeyna, et à sa plus grande joie, le regard que fît Lord Bolton en posant ses yeux gris sur Khanrell était affectueux et tendre. Avait-il des sentiments pour sa jeune soeur ? Si c'était le cas, le mariage de sa cadette ne serait pas si malheureux après tout... Son impression se confirma tout au long de la cérémonie jusqu'à leur départ pour la consommation. La princesse ferma les yeux un instant, quelque peu rassurée par cette constatation.

Heureusement, le roi se décida à laisser les deux nouveaux mariés consommés leur mariage sans témoin. Puisque aucune autre festivité n'était prévue, Daeyna discuta quelques instants avec les autres invités, par politesse, avant de se retirer dans ses appartements, toujours suivie par Callahan.

Normalement, elle aurait demandé à son garde du corps de se retirer, lui offrant ainsi le reste de sa soirée afin qu'il en fasse ce que bon lui semblait mais elle n'avait pas la tête à être seule...

Une servante avait laissé un flacon de vin. La jeune femme en versa donc deux coupes et s'approcha d'Alistair, qui était toujours debout à attendre ses ordres.

- Asseyez-vous, Alistair, je vous en prie. Buvez un instant avec moi, en l'honneur de la princesse Khanrell, nouvellement mariée...

ASHLING POUR EPICODE


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Dim 8 Oct - 10:18
Alors que les nouveaux mariés se dirigeaient en silence, irrésistiblement aux appartements de la jeune Lady de Fort-Terreur, Rogar repensait à la cérémonie, encore complètement bouleversé par cette pléiade d’émotions. Il avait pu gouter aux délicates lèvres de Khanrell, bien que leur baiser était plus de circonstance qu’autre chose, cette instant resterait à jamais gravé dans sa mémoire. La jeune femme était enfin sa femme, enfin il allait pouvoir tenir sa promesse. Son regard de glace se détachait difficilement de la Princesse tant elle était magnifique, il pourrait l’admirer pendant des heures. Mais il s’efforça d’arrêter, non sans un profond déchirement, sachant pertinemment que cela la mettait mal à l’aise. L’amoureux prit délicatement la main de la belle aux cheveux d’argent dans la sienne, la lui réchauffant doucement. Petit à petit, il revint à la réalité et se rappela qu’il n’avait pas été le seul à se délecter des chairs de Khanrell. Son frère, le Roi, lui avait irrespectueusement donné de force, un baiser. Il ne lui suffisait pas de lui avoir rendu une visite nocturne afin de sans doute la violer une ultime fois. Il lui fallait l’humilier devant son époux et humilier ce dernier par la même occasion, lui montrer qu’elle restait sa propriété.

Déjà que l’Ecorché n’avait aucun remords à trahir ses engagements auprès de ce misérable personnage. Rogar n’avait guère apprécié ce geste grossier et se jura qu’il paiera, il paiera au centuple cet affront, tôt ou tard. Il n’eut pas le temps de penser au plaisir que cela lui procurerait d’écorcher Aegon des pieds à la tête que Khanrell brisa le silence mortel. Elle s’excusa auprès de lui pour le baiser, stipulant qu’elle n’avait point été à la hauteur tout comme pour sa promesse de la veille. Le jeune homme stoppa leur avancée et la fixa longuement, se laissant envouter par les yeux de la belle et par la délicatesse de ses traits. Vous n’avez pas à vous excuser Madame, vous avez été parfaite, courageuse, digne et magnifique. Et ce, malgré le contexte particulièrement difficile pour vous, le geste de votre frère, moi… je n’ose imaginais ce que vous avez ressenti… et ce que vous ressentez encore. Je dois vous avouer que j’étais particulièrement nerveux moi aussi et le suis encore. Son regard rempli d’amour en disait long sur son ressenti. Il lui sourit tendrement et la tira légèrement afin de poursuivre leur marche.

Il sentait, à mesure qu’ils se rapprochaient de la chambre de Khanrell, l’accentuation de la pression de sa main sur la sienne. Elle savait ce qui allait se passer, ce que la tradition impose et angoissait en conséquence. Une fois devant la porte, le Lord inspira longuement et l’ouvra. Ils entrèrent et Rogar pensa immédiatement à la suite, à ce que son devoir le contraignait à lui faire faire. Il lâcha sa main, se positionna en face d’elle, plongea son regard dans ses pupilles mauves qu’il aimait tant.

Selon la tradition, je me dois de consommer ce mariage et concevoir un héritier. Un long silence s’installa alors. Rogar remarqua que la Princesse se crispa, transie de peur. Les fantômes d’un passé pas si lointain resurgissaient sans nul doute dans son esprit. Mais je n’en ferai rien. Je n’entrerai pas dans votre lit, jusqu’à ce que vous m’y autorisiez… Et si vous ne m’y autorisiez jamais… Et bien… Cela ne durera qu’une vie. Au diable les traditions se disait-il. Il lui était impensable de lui faire subir cela. Non pas qu’il n’avait point envie d’elle, bien au contraire. Mais il venait de la délivrer d’un quotidien de sévices et de viol, ce n’était pas pour l’y replonger, elle n’y survivrait pas. Elle était son épouse à présent, son bien être et son amour pour elle, valait bien mieux qu’une simple tradition archaïque. Si bien qu’il venait même de renoncer totalement aux plaisirs de la chair pour elle. Car oui, outre le fait qu’il ne souhaitait nullement la contraindre à la monter comme une vulgaire jument pour le respect des us et coutumes, il se refusait également à assouvir ses besoins avec une autre. Rogar lui demeurerait fidèle, il n’avait d’amour que pour elle.

Si son épouse ne voulait jamais de lui, et bien soit. Son patrimoine, les traditions, ses désirs, un héritier, plus rien n’avait d’importance à ses yeux, excepté elle. Il était prêt à renoncer à tout pour elle, tel était son choix, tel était son devoir d’époux. Le Seigneur s’approcha d’elle, lui saisit délicatement sa main droite et vint déposer un tendre baiser sur cette dernière. Vous n’êtes plus prisonnière à daté d’aujourd’hui, vous êtes mon épouse. Evidemment c’est encore une prison… mais différente. Plus aucun mal ne vous sera fait, vous êtes sous ma protection. Je suis navré que vous ayez du subir tout cela, je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour vous rendre heureuse Khanrell… Je… Je voudrai bien ne pas vous imposer ma présence plus longtemps mais… L’engagement que je viens de prendre, doit demeurer secret. Inutile de vous dire pourquoi, cela va s’en dire. Par conséquent, je me dois de passer cette nuit dans votre chambre. Je dormirai sur le divan et je… Vous pouvez vous changer sans crainte et sans gène, je ne regarderai pas. Outre le fait que votre tenue est splendide, je suis bien conscient qu’elle n’est en rien confortable.

Il délivra sa main de son emprise puis lui déposa un doux baiser sur le front, tout en lui offrant son regard amoureux. Suite à ce rapprochement qui devait bien malgré lui, irrémédiablement mettre mal à l’aise Khanrell, Lord Bolton s’écarta de sa bien-aimée et alla se servir une coupe de vin. Puis s’installa confortablement dans un des deux fauteuils devant la cheminée, ou ronflait un feu réconfortant qui dénotait avec l’ambiance étrange qui régnait dans la pièce. De cette manière, il laissait son épouse se changer, loin de sa présence dérangeante, même si cela demeurait relatif.
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♔ Lord de Dreadfort
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Dim 29 Oct - 23:43
Le mariage de Khanrell. Je craignais tellement cette journée : je ne voulais pas y être tout comme je souhaitais y être pour pouvoir lui sourire et lui faire comprendre et même si j’étais loin d’elle et qu’il y avait Aegon entre nous, j’allais être capable de la soutenir. Je stressais un peu, mais au fond… je savais que Khanrell serait spéciale pour moi. Peu importe dans quelle situation, je savais qu’elle le serait toujours pour moi et que je ne pourrais pas penser autre chose. En cette dure journée, je savais que je devais simplement me taire et faire ce que je devais faire et ce que mon rôle me permettait de faire. Pour Khanrell, elle devait être forte pour son mari et moi, je devrais simplement la regarder s’éloigner et avoir l’impression de la perdre pour toujours.

Oh, oui, c’était quelque chose de difficile pour moi. Qui trouve ça facile regarder la personne qu’on aime partir ? Personne, et donc… même si je savais d’avance que c’était voué à l’échec, ça me faisait mal. Je me tenais droite comme mon rôle me le permettait mais j’avais simplement envie de partir et de ne pas regarder cela. Oui, c'est souffrant et je le sentais… Mais je suis ici aussi pour lui donner de la force et selon moi, c’était mieux pour elle qu’elle parte et qu'elle vive ici. Avec Aegon, ça ne pouvait pas aller en s’améliorant… avec Bolton, je ne le connaissais pas tellement mais je supposais qu’il pouvait être bien mieux. J’étais heureuse pour elle, si ça allait mieux au fond. J’aurais juste voulu la serrer dans mes bras une fois de plus, la rassurer, mais non. Là c’était tout simplement impossible avec mon beau-frère ici. Je devais même dire que j’évitais…

Tous les événements, même le repas, furent difficiles. Je n’étais pas directement à côté d’Aegon, mais tout de même. Je restais silencieuse une grande partie de la soirée, ouvrant la bouche seulement lorsqu’on m’adressait la parole et parce que j’avais été élevée pour cela. C’était ce que je devais faire et c’était ce que j'avais toujours du faire. Je ne dis pas un mot à Khanrell et je n’écoutai pas tellement les conversations. C’est bien dans ces moments où être de la deuxième branche de la famille était utile. Je restais tout de même proche et accessible, comme je devais L’être. Disons simplement que c’était la noble qui passait en premier ici et non Sheena, comme j'aurais aimé dans une situation comme celle-ci. Le plus dur pour moi fut la marche… le mariage et les vœux. Non pas que j’étais contre ce mariage ; je savais que Khan serait mieux. Mais les actes d’Aegon, je n’arrivais tout simplement pas à les apprécier. Ça devait être difficile pour elle. Mon point se serra simplement, et se relâcha, simplement parce que je devais me calmer et que ce ne serait pas une bonne idée.

Après tout, je savais que Khan aurait un meilleur avenir… en plus elle était si belle dans cette tenue. J’essayais de me sortir le positif dans cette situation et malgré tout le négatif que je voyais, j’étais capable de trouver du magnifique positif. Je croisai en même temps que Khanrell son regard et je fis un léger sourire aussi. Elle m’avait souri, donc elle ne devait pas être si mal. Ca me rassura et le reste de la soirée se passa mieux. Je savais que j’allais devoir quitter éventuellement, mais au moins, j'avais pu lui sourire. Elle sera mieux ici, je le savais. Il fallait juste que je sache que ça allait être une autre vie pour moi aussi. Peut-être que j'allais me mettre encore plus dans mes études magiques, cela me donnerait une raison… Ce mariage fut difficile mais au moins, je me disais qu’elle serait mieux avec Lord Bolton. Le retour à King’s landing n'allait pas être une joie immense, disons.

(Oui pardon de ce petit RP, mais je préférais montrer une présence et les sentiments de Sheena, car c’est vraiment une situation importante pour elle. Alors, désolée du retard et voilà, j’espère que ça ira tout de même ;w; C’est vraiment juste un acte de présence et je n’interagis avec personne ; cela m'a permis de poser les sentiments de Sheena. )
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Ven 3 Nov - 20:52
[J’aimerais clore à mon prochain post pour qu’on puisse enchaîner avec l’an 251 et l’évolution de notre relation en 6 mois Razz]

Il aurait pu lui parler ainsi pendant des heures, n’importe quoi pour éviter de rentrer dans sa chambre. Et puis, franchement, même si Khanrell restait déçue d’elle-même, savoir que Rogar l’avait trouvé à la hauteur la rassurait… et la déstabilisait en même temps. Elle avait été habituée de ne jamais suffire, peu importe ce qu’elle tentait pour plaire à Aegon et à son ancien maître, elle n’arrivait pas à comprendre où se situaient exactement les attentes de son nouveau mari et ne savait plus sur quel pied danser avec lui. Il essayait de comprendre comme elle se sentait, mais elle-même était tout à fait incapable de mettre des mots sur ses sentiments. C’était trop lourd, trop complexe pour son cœur meurtri. La jeune princesse se laissa à nouveau guider vers l’avant, à peine moins tendue, et baissa les yeux sous le poids de l’amour que lui portait Lord Bolton juste avec ses yeux. Ce qu’elle aurait aimé être capable de se laisser attendrir par l’évidente affection qu’il ressentait pour elle… Mais c’était l’amour d’un homme qui avait ruiné son âme.

Son nouveau mari ouvrit lui-même la porte de sa chambre, et Khanrell y entra la première, très lentement. Elle l’aurait fait à reculons si ça avait été possible, probablement. Loin de la soulager comme ça l’aurait du, l’abandon de sa main la laissa avec un étrange sentiment de vide, mais elle s’efforça de remonter la tête vers lui. Elle lui devait au moins ça, après tout, de le regarder dans les yeux. Ne serait-ce que pour ne pas oublier qu’il ne s’agissait pas d’Aegon. Ses iris bleues si éclatantes n’appartenaient pas à son tortionnaire, elle devait s’entrer ça dans le crâne pour de bon, oublier et passer à autre chose. Malgré ses convictions, la cadette Targaryen fut incapable de ne pas se mordre l’intérieur de la joue lorsque Rogar fit allusion au devoir qu’il devait accomplir pour avoir un héritier, et son corps se tendit instantanément à nouveau, pour le peu qu’il s’était détendu auparavant…

Quelques secondes plus tard, un long frisson parcourut la colonne vertébrale de la princesse, en même temps qu’elle assimilait la portée des propos de son époux. Jusqu’à ce qu’elle l’y autorise? Mais qu’est-ce qu’il lui prenait?! Rogar savait très bien… enfin devait se douter un peu que… elle n’en aurait jamais envie… *Cela ne durera qu’une vie*. Les lèvres des Khanrell se mirent à trembler, comme si elle était sur le point d’éclater en sanglot. Il ne sacrifiait donc pas déjà assez en vendant son âme au diable pour la libérer d’Aegon? Il n’avait pas à s’imposer cela en plus! Il paierait assez chèrement son entente avec le Roi, il avait donc tout à fait droit de réclamer son dû, et de toute façon, elle aurait été bien ingrate de lui dire non, de se plaindre… Ça ne pouvait pas être pire qu’avec son frère, après tout? La jeune Targaryen ouvrit la bouche à de multiples reprises, comme pour poser une question, mais les mots restaient enfoncés dans sa gorge nouée, ses sourcils se fronçaient d’incompréhension. À vrai dire, elle n’aurait même pas su quoi dire, sauf «Pourquoi?», et elle avait encore trop peur de l’explication. *Ne me dis pas que tu m’aimes, je t’en prie…* ne put-elle s’empêcher de songer, bien que dans le silence, les iris de Lord Bolton étaient assez explicites.

Rogar lui pris alors la main, la réveillant de son état de choc, pour y embrasser doucement le dos, en lui promettant que maintenant elle n’était plus prisonnière, et qu’en tant que sa femme, elle serait sous sa protection, qu’il faisait de son devoir de la rendre heureuse. Les larmes mouillaient encore les yeux de Khanrell, sans se décider à couler, et ses lèvres tremblaient encore impulsivement lorsqu’il lui précisa que, malheureusement, il ne pouvait la laisser seule pour la nuit, afin que son engagement envers elle demeure secret, mais lui assura qu’il dormirait sur le divan, avant de préciser qu’il ne regarderait pas pendant qu’elle se changeait. Sur ses mots, Lord Bolton relâcha à nouveau sa main, laquelle resta stupidement figée en l’air où il l’avait laissée pendant qu’il lui embrassait le front. Puis il se détourna pour se servir un verre de vin et s’installa sur un fauteuil devant le feu, dos à elle. De longues secondes, la jeune mariée resta immobile telle une statue, telle une morte, n’arrivant pas encore à comprendre ce qui s’était passé. Puis, machinalement, comme si elle n’avait plus le contrôle de son corps, son cerveau à des lieux de la réalité, elle s’approcha du paravent derrière lequel se cachait sa robe de nuit et se changea à l’abri de celui-ci. Pourtant, elle ne doutait pas de la parole de son époux de ne pas regarder, mais elle était incapable de s’en empêcher, autant par habitude que par pudeur.

De longues minutes plus tard (il y a beaucoup de lacets à défaire sur sa robe de mariée!) Khanrell sortait de sa cachette d’un pas hésitant, recouverte de son ample robe violette, trop fine pour la fraîcheur du North. Heureusement, le feu puissant suffisait à réchauffer toute sa chambre, ses pieds nus foulant le sol ne se gelèrent pas, ni ses doigts malhabile qui tentaient de retirer toutes les épingles de ses cheveux pour les décoiffer. Plutôt que de marcher vers son lit, la princesse c’était lentement approché de son époux, sirotant toujours lentement sa coupe de vin. Elle déglutit en franchissant les derniers pas qui la séparait de lui, jusqu’à faire face à son fauteuil… Dire qu’elle n’avait même pas encore décidé quoi lui dire. Au moins, le temps avait fait son œuvre et les larmes que retenaient ses yeux s’étaient enfin refoulées, et son corps ne tremblait plus. Mais son esprit lui semblait encore enveloppé dans du coton, lent et maladroit devant l’incompréhension.

-Merci… chuchota-t-elle en se sentant franchement stupide.

Comment un mot aussi banal pouvait-il lui faire comprendre ce qu’elle ressentait? Et que ressentait-elle au juste? Elle voulait y croire, que c’était possible de s’habituer à lui, qu’un jour ils s’aimeraient, mais ce concept d’amour lui était si effrayant qu’à chaque pas qu’elle faisait à l’avant, elle avait l’impression d’en faire deux vers l’arrière. Elle avait promis d’essayer, mais sautait sur la première occasion qu’il lui donnait pour s’esquiver de ses devoirs conjugaux. Son seul mot lui semblait pourtant bien peu suffisant pour lui exprimer sa reconnaissance. Peut-être qu’avec un peu de temps, elle y arriverait vraiment? Après tout, personne ne lui avait jamais donné le temps d’y aller à son propre rythme… Il suffisait d’y croire. Merci ne suffisait pas, réalisait-elle avec un temps de retard. Lentement, trop probablement, Khanrell se pencha sur le fauteuil où reposait Rogar, pour l’embrasser très légèrement, avant de se relever beaucoup trop vite, le rouge inondant son visage, et tournant immédiatement les talons pour rejoindre son lit.

Au moins, elle aurait rattrapé ça…


Dragon dort 2 Dragon dort 2 Dragon dort 2


Ça aurait dû être plus difficile que cela de dormir, même sans voir Rogar depuis le lit, elle pouvait sentir sa présence non loin. Pourtant, alors qu’elle aurait dû la mettre mal à l’aise, voire carrément l’inquiéter, le savoir qui veillait sur elle la rassurait. En un sens, c’était bel et bien l’objectif de tout cela, qu’il la protège, s’assure qu’aucun homme, fut-il Roi, ne viendrait la tourmenter à nouveau. Si tôt qu’elle se fut enroulée dans l’épaisse fourrure destinée à décorer sa couche, et emmitouflée dans sous sa couette, la chaleur qui envahit Khanrell eut rapidement raison de ses résistances, de ses peurs, de ses doutes et de ses incompréhensions. Elle fut réveillée à l’arrivée de l’aube par des coups frappés à sa porte. Ses paupières papillonnèrent un instant d’incompréhension, elle entendit rapidement son époux aller répondre à la porte. Lui ayant tourné le dos dans son sommeil, la princesse ne pouvait vérifier ce qu’il faisait, et fit mine de toujours dormir jusqu’à ce qu’il quitte…

Parce que son sommeil lourd avait été exempt de rêves, et qu’elle n’avait donc pas réussi à être inspirée pour lui parler. Les événements de la veille revenaient lentement à sa mémoire alors qu’elle entendait la porte se refermer une seconde fois, la laissant bel et bien seule dans sa chambre. Toujours aussi confuse, Khanrell ne savait pas encore comment aborder Rogar au sujet de son engagement. Elle se sentait terriblement coupable de cette impression qu’elle avait de gâcher sa vie, et pourtant n’avait absolument pas le courage de l’en libérer. La princesse resta un long moment obstinément allongée dans son lit, songeant qu’elle y était mieux qu’à dire au revoir à sa famille, mais si sa tête ne voulait pas l’occasion de revoir Aegon, son cœur ne se pardonnerait pas de ne pas au moins dire à dieux à sa cousine et sa sœur. Elle se leva donc, bon gré mal gré, de longues minutes plus tard, abandonnant à regret la chaleur de sa couche. La température de la pièce était heureusement toujours fort agréable… Lord Bolton y avait-il veillé toute la nuit? À nouveau, un immense sentiment de culpabilité l’envahi. Jusqu’où irait-il pour elle? Et surtout… pendant combien de temps supporterait-il l’absence de ses droits conjugaux?

Khanrell chassa sèchement ses pensées, ce n’était pas le moment de s’inquiéter de cela, mieux valait trouver ce qu’elle allait lui dire. Seulement, lorsqu’elle s’approcha de sa commode pour prendre des vêtements propres, un minuscule objet scintillant attira son attention et détourna à nouveau ses pensées. La princesse déglutit en reconnaissant la bague qu’avait offert son père à sa mère, le jour de leurs noces, lui confirmant bel et bien qu’Aegon lui avait rendu une visite nocturne, la veille des siennes, alors qu’elle n’était à peu près pas consciente. Y voyant un cadeau empoisonné, puisque le mariage de ses parents n’avait été qu’horreurs et morts, la jeune mariée l’empoigna rapidement et étira le bras pour la jeter rageusement au feu, mais se retint in extremis… Non. Ça pouvait encore lui être utile. Étouffant difficilement sa haine pour son frère et son ultime cadeau d’à dieux, la benjamine Targaryen fourra le bijoux précieux au fond de son tiroir, sous des robes qu’elle ne porterait plus jamais, à défaut d’être assez chaude, et s’empressa de se vêtir de sa seconde robe d’hiver sur trois… Elle allait vraiment avoir besoin d’élargir sa garde-robe sous peu, et la bague de sa mère devait valoir une petite fortune! Hors de question qu’elle vide les coffres seigneuriaux pour se vêtir, elle n’imposerait certainement pas cela, en plus de tout le reste, à Lord Bolton.

Le froufrou de sa lourde jupe vermeille se faisait entendre à chacun de ses pas claqués contre la pierre sombre qui couvrait le sol. Les gens se poussaient sur le passage de la princesse et Lady de Dreadfort, s’inclinaient, saluaient, offraient leurs vœux de bonheur. Bredouille devant ses attentions, Khanrell ne savait que répondre, et se contentait d’adresser à tous un sourire forcé. Elle aurait tout le temps d’apprendre les coutumes de son nouveau peuple en temps et lieux, pour l’instant, il lui fallait s’assurer qu’Aegon quittait sa vie pour de bon. Du haut d’une balustrade balayée par un vent froid, la princesse sourit en voyant s’assembler les effectifs Targaryen prêt du port, se préparant à rembarquer et voguer jusqu’à King’s Landing. La famille royale n’était pas encore visible, mais cela ne saurait tarder. La nouvelle mariée observait les préparatifs d’un œil absent, si bien qu’elle sursauta lorsque le pas de Rogar se fit entendre derrière elle, la rejoignant au balcon. Ce qui la troubla davantage, toutefois, ce fut qu’elle l’ait reconnu avant de le voir. La jeune femme se mordit nerveusement la lèvre en jetant vers lui un regard hésitant, et elle sentit ses jambes virer au coton en croisant encore le regard amoureux qu’il ne réservait qu’à elle.

-Je n’ai pas… encore réussi à réfléchir à ce que je voulais vous dire… expliqua-t-elle comme sur le ton de l’excuse, pour briser le silence. J’avoue ne pas être certaine de comprendre la portée de votre promesse d’hier. La raisons de vos sacrifices pour moi. Vous l’avez dit vous-même, Dreadfort a besoin d’un héritier, c’est l’objectif des mariages… Vous n’allez pas vraiment m’attendre éternellement? La voix de Khanrell se brisa à cet instant, juste comme ses yeux se remplissaient de larmes qui lui gelèrent instantanément les joues. Je n’ne suis p’pas certaine d’être c’capable de cela, mil… Rogar. De p’prendre cette décision moi-même, de vous l’laisser cette aut’torisation. Qu’arrivera-t-il à D’dreadfort si je n’y p’parvient pas, Rogar? V’vous laisseriez v’vraiment un b’bâtard être votre héritier?

Ses bégaiements n’étaient cette fois pas dû à la nervosité, mais aux sanglots qui entrecoupaient ses propos. Rien que dire ces mots lui avaient coûté très cher, la seule façon qu’elle pouvait envisager l’avenir de sa Seigneurie serait qu’il prenne maîtresse, mais outre le déshonneur sur Dreadfort, c’était elle qui risquait davantage d’en payer le prix, si elle n’arrivait pas à enfanter un héritier… Après tout, veuve et sans enfant, Daeyna était retournée à son frère, lui appartenant toujours. Cela restait sa plus grande crainte. Elle ne pourrait jamais survivre en retournant à Aegon.

-C’combien de t’temps ai-je, alors, pour m’habituer à v’vous? P’pardon… je devrais d’dire à toi…
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Dim 5 Nov - 9:13
Après s’être entretenue avec sa belle-sœur, le jeune homme se dirigea dans l’enceinte du château afin de retourner auprès de sa femme, désirant être présent à son réveil. Malheureusement, il ne l’a trouva point dans ses appartements. Sa servante lui indiqua qu’elle s’était levée après son départ. Sans plus attendre, il partit à sa rencontre. Le Seigneur ne mit pas longtemps à la retrouver, la plupart des gens du château lui indiquèrent ou la jeune femme se trouvait. Gens qui ne manquaient pas de courber respectueusement l’échine devant leur Lord en soufflant leurs vœux de bonheur. Khanrell était là, contre une balustrade dans un des couloirs de la forteresse, le regard fixé en contrebas. Les préparatifs du départ du Roi étaient encours sur les rives de la Larmoyante, voilà ce qui attirait son attention.

Elle était magnifique dans sa robe vermeille. Khanrell l’envoutait littéralement, sa beauté, sa fragilité, son innocence, il était amoureux. Bien sur il la désirait et aimerait qu'elle enfante son héritier, mais se trouvait incapable de lui imposer un acte charnel après tout ce qu’elle avait vécu, pas plus que par principe. Rogar était parfaitement conscient des conséquences de son engagement mais cela lui importait peu. Le bonheur de sa femme valait bien plus que son abstinence. Il s’approcha d’elle lentement mais en aucun cas furtivement, ne souhaitant point l’effrayer et l’avertir distinctement de sa présence.  Une fois à ses côtés, elle posa son sublime regard dans le sien et brisa le silence gênant qui régnait. Lord Bolton l’écouta attentivement, descellant aisément la culpabilité dans sa voix, ses yeux humides et sa gestuelle. Elle se sentait coupable de la situation, coupable de ne point désirer enfanter son héritier.

Oui Dreadfort a besoin d’un héritier… Un de mes cousins endossera très bien cette responsabilité à ma mort. Débuta-t-il d’un ton réconfortant. Tu es ma femme, je n’engendrerai point de bâtard, mon corps et mon âme t’appartiennent Khanrell, je te demeurerai fidèle. Oui je sais, c’est un serment ô combien superficiel. Mais je le respecterai car il n’y a et n’aura que toi en ce monde à mes yeux, tu comprends ? Je ne te déshonorerai jamais et tu n’as à te sentir responsable de quoi que soit. D’un geste élégant, il retira son épais manteau de fourrure Seigneurial et lui positionna délicatement sur les épaules. Au-delà que se tenue demeurait sans doute adaptée au rude climat Nordien, elle n’y était guère aguerrie pour le moment, il ne voulait en aucun cas que sa jeune épouse prenne mal.

Ce que je désire n’a que peu d’importance, mes devoirs conjugaux n’ont que peu d’importance, seul ton bonheur m’importe. Je te sais en sécurité désormais et de surcroît à mes côtés, je ne pouvais espérer pareil bien-être. En ce sens, ce n’est nullement un sacrifice… Il plongea son regard amoureux dans le sien empli de larmes. Point de temps, point de contraintes. Je ne t’imposerai jamais rien qu’y puisse te tourmenter. Dit-il en posant sa main sur le côté de son visage, le lui caressant lentement.  N’osant pas l’embrasser, l’Ecorché déposa un tendre baiser sur sa joue rosée par la fraîcheur environnante avant de se saisir délicatement de sa main. Je ne peux te le dire mais tu sais ce que je ressens pour toi. As-tu bien dormi au moins ? Je bien conscience de l’embarras dans lequel tu étais hier soir.

Son entrevue avec Daeyna ne lui avait permis d’être là son réveil et il tenait tout particulièrement à lui en informer. Je ne tiens pas à avoir de secret pour toi, donc je me dois de te dire que je me suis entretenu avec ta sœur ce matin. C’est pour cette raison que je n’étais pas présent à ton réveil, je te prie de m’en excuser. Elle tenait à s’assurer avec une certaine fermeté, de mes intentions à ton égard... Elle vous aime profondément. Sans doute qu’elle reviendra te rendre visite de temps en temps, conformément à son souhait, au mien et au vôtre je suppose. Il laissa un temps d’arrêt avant de conclure. Je n’en ai certainement pas l’envie, tout comme toi mais… allons honorer nos prérogatives et souhaiter un bon retour au Roi. Après tout sera terminé.
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♔ Lord de Dreadfort
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Mer 15 Nov - 16:11
Les mains dans le dos, le garde du corps attendit patiemment qu’on vienne ouvrir la porte pour lui permettre d’entrer. Au bout de quelques secondes, la poignée pivota sur son gond et la paroi de bois massif s’ouvrit sur une jeune servante qui l’invita à s’infiltrer dans l’antichambre pendant qu’elle-même quittait les lieux en s’inclinant avec respect. Une fois la domestique disparue, le soldat put reprendre un peu plus ses aises sans toutefois oublier les bonnes manières. Enfin, les liens qui les unissaient se resserraient de jour en jour, alors il était tout de même normal que tous deux soient plus décontractés en la présence de l’autre, non? Après, c’était en public qu’il fallait faire gaffe, pour éviter les mauvaises langues et les ragots inutiles.

Observant sa protégée de la tête aux pieds, Ali retint difficilement un sifflement admiratif alors qu’il détaillait allègrement la tenue parfaitement élégante aux allures nordiques qu’arborait la princesse. Ce genre de vêtements lui ceignait comme un gant : moins huppé à outrance (comme certaines robes portées en King’s Landing par les nobles de la cour) et respirant ouvertement le bon goût malgré tout! Malgré la magnificence actuelle de sa personne, la princesse Daenya semblait soucieuse. Elle déclara avoir eu beaucoup de mal à fermer l’œil et questionna ouvertement son garde du corps quant à l’apparence qu’elle offrait.

- Non ne vous inquiétez pas, princesse. Les cernes béants sous vos yeux passeront passablement inaperçus, puisque de toute façon, tous les regards seront rivés vers la mariée. Fit-il avec un sourire en coin avant d’éclater de rire. Allons, je plaisante! Votre fatigue ne transparaît en aucun cas! Pour ma part, la nuit a été plus courte qu’à l’accoutumée, mais visiblement plus longue que la vôtre.

Visiblement, l’angoisse générée par une telle cérémonie était telle que sa protégée ne trouva pas matière à rire de cette plaisanterie ridicule. Mais assurément, tout le monde n’y verrait que du feu, au vu des talents aiguisés de l’aînée des filles Targaryen pour le maquillage. Au bout de quelques instants, la beauté monarchique lui indiqua qu’elle était prête à faire acte de présence à la cérémonie et le garde du corps hocha naturellement de la tête. Il laissa passer sa protégée devant lui, puis sortit de la pièce qui lui était attribuée afin de retrouver sa place légitime en tant que simple garde du corps royal. C’est donc à la suite de la jeune femme qu’on le vit, marchant derrière elle avec respect et ne la quittant pas d’une semelle, ne serait-ce que par principe.

D’ailleurs, la grande majorité de la journée se déroula ainsi : Daenya fit bonne figure auprès du souverain, s’affairant à le distraire autant qu’elle le pouvait pendant qu’Ali veillait sur elle, de loin, sous les coups d’œil d’approbation de son employeur réel. C’est que plus tard dans la journée que sa protégée lui fit un discret signe de la main pour attirer son attention. Les mains dans le dos, un air sérieux au visage, le guerrier s’approcha de la princesse et se pencha discrètement vers l’avant pour tendre l’oreille. Il opina du chef afin de lui faire comprendre qu’il avait bien saisi ses consignes, puis glissa furtivement sa main gantée vers la sienne, histoire de se saisir du petit mot qu’elle désirait transmettre à sa cadette. C’est donc sans la moindre once de protestation que le soldat royal s’acquitta de sa tâche dans la plus grande discrétion, livrant le message à la principale intéressée avant de revenir le plus rapidement possible auprès de celle à qu’il avait juré fidélité.

*********************************

Alistair s’était tenu en retrait tout le long de la cérémonie, là où il pouvait voir Daenya sans s’imposer dans une festivité qui ne le regardait en rien. Son titre, bien que plus important que celui de n’importe garde banal, n’était souvent guère mieux vu que celui de domestique aux yeux de la noblesse. Combien de fois lui avait-on ordonné, d’ailleurs, d’aller quérir quelques boissons sous peine qu’une dame ou un seigneur de la haute caste eût simplement soif? À chaque fois, il avait dû faire des pieds et des mains pour ne pas envoyer balader ces idiots sous prétexte qu’il n’était pas une boniche! Craignant le courroux du souverain ultime de Westeros, il se contenta simplement de décliner les demandes avec une indifférence difficilement masquée.

Son regard verdoyant se posa sur les mariés qui s’affairaient, tout à l’avant de l’allée, à relater leurs vœux et, malgré lui, Ali ne put s’empêcher de remarquer l’attitude mélancolique arborée par sa protégée. Il commençait à la connaître et à décoder son non verbal avec une facilité surprenante. Visiblement, toute cette cérémonie ne l’enchantait guère, même si son rang lui imposait une joie de vivre assurée, cette dernière étant royalement feinte, de toute évidence. Ou alors, y avait-il un soupçon de soulagement dans toute cette lassitude? Après tout, Lord Bolton ne semblait pas si mal… Quoique tout le monde semblait être des anges lorsqu’on connaissait un peu les intentions généralement belliqueuses du roi Targaryen. D’ailleurs, Callahan dut retenir de justesse une grimace un peu indignée lorsqu’il vit le grand Monarque embrasser sa cadette directement sur les lèvres devant la foule stupéfaite. Une magnifique façon de démontrer à l’audience populaire à quel point il considérait ses sœurs comme siennes. Allait-il (ou avait-il DÉJÀ) agi de la sorte auprès de Daenya? Devait-elle, au même titre que Khanrell, subir ses comportements déplacés jour après jour? Une nouvelle vague de sympathie naissait au creux de la poitrine du soldat, cette dernière étant toute dirigée vers sa protégée. Au moins, la cadette de la famille Targaryen était – jusqu’à nouvel ordre du moins – tirée d’affaire.

La cérémonie se déroula grosso modo sans anicroche et Alistair dût admettre que le tout possédait ce petit quelque chose de touchant! Lui, qui était insensible aux mondanités de la noblesse, trouvait dans cet acte originellement purement stratégique quelque chose de beau, de libérateur même. Peut-être pourrait-il y avoir un soupçon d’amour dans cette union? Il le souhaitait, tout au fond, pour la jeune princesse qui serait enfin délivrée des affres de son frère aîné.

Au bout d’un moment, les principaux intéressés se retirèrent dans l’optique de consommer leur union, le tout sous la bénédiction du monarque qui accepta de les laisser filer seuls. Puisqu’aucune autre festivité n’avait été prévue au programme, Callahan se doutait que la princesse aînée n’avait qu’une envie en tête : rejoindre la quiétude de ses appartements. Malgré tout, histoire de faire bonne figure, cette dernière resta quelques minutes de plus, discutant avec les convives telle la femme digne de son rang qu’elle était. Au bout d’un moment, elle repéra enfin le jeune homme qui se tenait toujours à l’écart, puis lui fit signe de l’accompagner. Ainsi, c’est sans grande surprise qu’Alistair escorta sa protégée jusqu’à ses quartiers, comme le voulait son titre officiel.

Le garde du corps s’attendait à être congédié pour la soirée dès que Daenya aurait franchi la porte massive, mais fut surpris de constater que cette dernière requérait sa présence à ses côtés. Visiblement, la solitude ne faisait pas partie de ses plans dans l’immédiat. Sans émettre de commentaire, le garde du corps opina du chef, puis entra dans l’antichambre à sa suite, refermant la porte derrière lui. Une carafe de vin avait été laissée sur une petite table basse et la princesse en profita pour remplir deux coupes. Ah tiens, ils allaient trinquer, ce soir? Daenya marcha vers lui et Ali ne se fit pas prier pour prendre l’un des deux contenants qui lui était tendu. Elle l’invita ensuite à s’asseoir sur l’un des canapés dans le but évident de boire en l’honneur de la princesse Khanrell, nouvellement mariée… et délivrée du joug du tyran Targaryen. Ali leva sa coupe en direction de l’aînée des deux filles, puis porta le liquide rougeâtre à ses lèvres. Pendant que sa compagne s’installait sur son fauteuil, il déposa son propre verre sur la table basse, puis retira son manteau de cérémonie qu’il allait accrocher à une patère tout près. Il roula les manches de son chemisier jusqu’aux coudes pour se donner un peu d’aisance, puis s’installa confortablement sur le canapé, face à sa protégée qui ne semblait faire que très peu de cas de ces familiarités. La seule limite qu’ils n’avaient pas réellement franchie (pour être totalement à l’aise) était la barrière du vouvoiement. Mais quelque chose lui disait que ce n’était qu’une question de temps avant que cette mesure de politesse ne s’estompe. Ali tendit le bras et se saisit de sa coupe de ses mains maintenant dépouillées de gants, puis s’adossa au dossier de son canapé, scrutant les traits de la jeune femme de son regard pénétrant. Il analysait visiblement cette dernière, détaillant la moindre expression de son visage.

- Vous semblez à la fois soulagée et soucieuse, se contenta-t-il de répliquer. Est-ce que je me trompe? Vous êtes probablement heureuse de voir que votre jeune sœur va vivre une existence loin du Red Keep. Mais en même temps… cela implique qu’elle sera loin de votre protection et de vos yeux bienveillants. Lord Bolton a l’air d’un type bien. Je crois qu’elle s’en sortira.

Alistair avait toujours été très direct dans ses propos. Sans compter qu’il était généralement quelqu’un de très perspicace. D’ailleurs n’avait-il pas misé juste? Enfin, il y avait peut-être plus que ce simple énoncé, mais au moins, il ne devait pas être totalement à côté de la plaque. Il porta à nouveau sa coupe à ses lèvres, puis fronça un peu les sourcils, étant soudainement lui-même un peu inquiet.

- Ne croyez pas que je ne suis pas ravi pour votre jeune sœur. Bien au contraire. Toutefois, je me soucie un peu de vous, princesse. Maintenant que votre cadette sera loin du cercle d’influence de votre frère, j’ai quelques appréhensions vous concernant. Déclara-t-il en cherchant un peu plus ses mots, cette fois. Les rumeurs courent au sein du Red Keep concernant les traitements que faisait subir notre roi envers la jeune Khanrell. Les domestiques parlent et, nécessairement, les ragots courent à travers l’armée. Si ce que l’on dit est véridique, je ne peux que me soucier de votre cas. Vous allez être la seule à subir les affres directes de ses humeurs changeantes. Y a-t-il un risque pour vous, Daenya? J’ai fait vœux d’allégeances envers vous et ce serment reste d’actualité, mais ma protection a ses limites face aux intentions parfois perfides de notre monarque. Sous certains aspects, je me retrouverai pieds et poings liés… Dois-je m’inquiéter pour vous, princesse?

Son expression était réellement soucieuse. Oui, il était généralement du genre guignol et fanfaron, mais le fait était qu’il appréciait sincèrement sa protégée. La savoir entre les griffes d’un homme tel qu’Aegon V Targaryen l’inquiétait un brin. En fait, bien qu’il n’oserait jamais aller jusque-là, il se questionna même à savoir si elle n’avait pas déjà subi le courroux de ce dernier… ou alors tout simplement les vestiges de son ennui sous forme de gestes inconvenants. Ces interrogations foutrement trop indiscrètes ne quittèrent jamais ses lèvres, mais son regard en disait assurément long, puisqu’il avait énormément de mal à être totalement hypocrite, de toute façon. Il poussa un soupir, peu soucieux de pousser la donne plus loin, puis prit une nouvelle gorgée de vin avant de lever son verre à nouveau en direction de sa protégée.

- Je propose un nouveau toast à la délivrance de votre cadette et à l’espoir d’une vie meilleure et d’un avenir glorieux. Puissent les Dieux la laisser vivre en paix et en harmonie au sein de sa terre d’adoption.

Et ils trinquèrent. Le geste fut répété à plusieurs reprises au cours des quelques heures de tête-à-tête qu’ils s’étaient octroyés, trouvant à chaque fois une meilleure raison de lever leurs verres en l’honneur des différentes personnes qui les entourait. L’ambiance ne fut pas aussi lourde tout le long! Mais néanmoins, une pointe de nostalgie semblait étreindre leurs échanges bien malgré eux.

Ce soir-là, Alistair rejoignit les dortoirs des soldats avec beaucoup trop de notions en tête. Les pensées se bousculèrent dans son esprit sans qu’il n’en ait le moindre contrôle. Ce soir-là… il dormit moins bien que la veille. Soudainement, il avait vraiment hâte de retourner en King’s Landing, histoire d’oublier un peu ses soucis auprès du bordel qu’il fréquentait à l’occasion. Trisha était – il devait bien l’admettre – une merveilleuse source de distraction. Sans compter que l’alcool avait ce chic d’engourdir les pensées les plus angoissées!

[FIN DU RP POUR ALISTAIR]
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♔ Soldat Targaryen
♔ Garde du corps de la Princesse Daeyna


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Ven 29 Déc - 11:22
Est-ce que ces mots étaient censés la réconforter, lui retirer le poids de la promesse de Rogar qui pesait sur ses fragiles épaules? Cela lui semblait pourtant pire, à mesure qu’ils se frayaient un chemin au travers ses neurones, qu’elle commençait à comprendre ce qu’impliquait la décision de son époux de ne pas la toucher contre son gré. Alors qu’il lui avait semblé atroce de devoir imposer à son Lord de choisir son bâtard comme héritier, elle devait maintenant accepter que c’était bien plus grave que cela : à leurs noces, il lui avait juré fidélité, et il s’y tiendrait, quand bien même elle ne voudrait jamais de lui. Les larmes qui roulaient lentement sur les joues de Khanrell, avant de s’y geler, se tarirent instantanément, tant la mesure de cette découverte allait au-delà de ses simples sentiments. Il n’y avait pas à pleurer, ni à rire, car ses émotions humaines ne semblaient pas à la hauteur de la mesure draconnienne qu’avait prise son nouveau mari pour gagner sa confiance. Imperceptiblement, la princesse commença à nier, secouant lentement sa tête de gauche à droite, refusant d’accepter le vœu de chasteté de Lord Bolton, lequel n’avait pourtant pas fini, lui demandant de ne pas se sentir responsable. Comment pourrait-elle jamais se détacher totalement de ce qui s’annonçait être la déchéance de Dreadfort? Une forteresse qui la faisait autant frémir de peur qu’elle la rassurait, refuge contre son frère?

La jeune Targaryen remarqua à peine le lourd manteau qui se posa sur ses épaules pour la réchauffer, encore une fois laissant son époux sans protection contre le froid. Les mots de Rogar martelaient trop son cœur pour que Khanrell porte attention à son environnement, aux grelottements de son corps. Il lui avait déjà dit que seul son bonheur à elle lui importait, mais jamais elle n’avait encore mesuré ce que ça pouvait signifier pour lui. La gorge serrée, elle cessa soudainement de secouer la tête lorsqu’il lui assura qu’elle n’avait pas la moindre limite de temps, la moindre contrainte, et ses yeux si particulièrement bleus, figés dans les siens aussi sûrement que la glace sur ses joues, lui assurait qu’il l’attendrait… même si cela signifiait qu’il ne l’aurait jamais. La princesse ferma les paupières lorsque la main toujours chaude du Lord de Dreadfort se posa sur sa joue, réchauffant le givre causé par ses larmes qui l’avait couverte, et lorsqu’il vint embrasser doucement l’autre, la réchauffant de la même manière, elle se promit d’au moins essayer. Il lui était bien sûr impossible de le déclarer à haute voix, mais une promesse silencieuse en valait autant. Elle essaierait, au moins, de lui faire confiance, parce qu’elle voulait se faire croire qu’il le méritait, qu’un seul homme au monde, au moins, était capable de prendre soin d’elle et de l’aimer de la bonne façon.

-Oui, je le sais… murmura-t-elle difficilement, les mots passant de peine et de misère au travers sa gorge serrée. J’ai… mieux d’dormi que je l’aurais c’cru possible, articula-t-elle difficilement, mais honnêtement, en s’efforçant de rouvrir ses yeux pour croiser les siens. La confiance commençait déjà par ça, la vérité dans le regard.

Immédiatement, Rogar lui avoua qu’il n’avait pas été présent à son réveil puisque Daeyna avait demandé à lui parler, s’enquérir de ses intentions à l’égard de Khanrell. Un mince sourire naquit alors sur les lèvres de cette dernière, trop faible pour en être vraiment un, mais plus agréable à regarder que ses larmes. «Avec une certaine fermeté», apparemment… Si peu de temps, les sœurs avaient eu pour se retrouver, pour se connaître là où elles avaient été séparées trop tôt, et pourtant leur lien s’était solidifié à une vitesse incroyable, pour les quelques mois qu’elles avaient passé ensemble. Là où la jeune princesse avait toujours cru être seule contre l’adversité, elle se découvrait de plus en plus d’alliés contre le Roi.

-La solitude ce matin m’a été plutôt agréable, à vrai dire, je ne vous… je ne t’en veux pas, je t’en remercie. Et je suis certaine que ma sœur n’aura pas été déçue de toi.

À ces propos, Khanrell se retourna vers la rambarde, observant les préparatifs qui battaient leur plein pour le départ de la délégation royale. Dans son dos, Rogar évoqua tout haut ce qu’elle redoutait tout bas, soit d’aller honorer leurs devoirs en leur souhaitant un bon voyage. Au même moment, les deux autres princesses Targaryen, Daeyna et Sheena, sortirent de Dreadfort pour se diriger vers le chemin qui les mèneraient jusqu’à bord du navire royal. Les adieux qui seraient probablement les plus difficiles à accomplir pour la benjamine de la maison, mais qu’elle ne pouvait pas éviter sans en ressentir une profonde honte. Encore plus envers sa tendre cousine. La nouvelle mariée se mordit la lèvre, prête à acquiescer et à suivre Lord Bolton en bas, mais se figea lorsque sorti le Roi Aegon, suivi de leur cousin Aerion. Ses prunelles presque rose s’affolèrent, et en se retournant vers son époux pour y chercher du courage, l’adolescente se sentit plutôt faiblir.

-Deux minutes, s’il-v…te-plait. Donne-moi encore deux minutes seule, le temps de me ressaisir, et je te rejoindrai en bas. Je ne voudrais pas… que Daeyna croit que c’est ta faute.

C’était facile de s’accrocher à cette possibilité pour ne pas avouer qu’elle voulait surtout éviter de voir la moquerie dans les prunelles de son frère lorsqu’il comprendrait qu’il avait réussi à la briser pour toujours. À nouveau seule sur le balcon, Khanrell s’appuya sur sa rambarde, le regard fixé sur sa cousine pour éviter de penser au Roi, comptant les secondes mentalement pour ne surtout pas faire attendre plus longtemps que nécessaire Rogar. Pour respecter sa promesse. Mais plus le temps passait, moins son cœur se calmait, et alors que Sheena disparaissait de sa vue, ainsi que Daeyna, sans qu’elle ait eu le temps de leur dire au revoir, ne restait en bas, pour s’entretenir avec le Lord de Dreadfort, que son plus terrible cauchemar. La princesse se sentit si faible et diminuée qu’elle se laissa tomber au sol, en sanglots glacés, alors qu’elle brisait pour la première fois une promesse faite à son mari, et craignant de plus en plus qu’elle ne soit pas la dernière qu’elle n’arriverait pas à tenir, à cause de sa faiblesse… De longues minutes plus tard, un soldat la découvrit, crispée de froid, et la raccompagna à sa chambre, dans laquelle elle se barricada, trop honteuse pour s’expliquer si tôt.

[RP TERMINÉ]

(J'en ouvre un nouveau sous peu juste pour Rogar)
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