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The Rains of Castamere
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Aaron Lannister

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Lord héritier de Casterly Rock / Ser
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Dim 6 Aoû - 9:09



Alors que le convoi d’Aaron, de retour de la Capital, apercevait tout juste Casterly Rock au loin, il pouvait aisément distinguer l’immense campement qui se tenait aux abords de la forteresse. Le Seigneur son père, avait convoqué son ban pendant ces deux mois d’absence. Il passa entre les premières tentes militaires à presque une demi-lieue de l’entrée du château, le camp était impressionnant. Tous les soldats ployaient le genou à son passage. Le Lion discernait la plupart des bannières des vassaux Lannisters, Maison Brax, Maison Crakehall, Maison Clegane, Maison Westerling … Une fois arrivée dans l’enceinte de son fief et sans plus attendre, il s’empressa de rejoindre son père en haut des remparts de Casterly Rock, puis contempla l’armée en train de finaliser les derniers préparatifs.Ils discutèrent longuement du séjour d’Aaron à la Capitale, de la détresse du Roi, de leurs ennemis et alliés potentiels.

Le Cinglant mit en avant l’utilité de cette escapade qui permit de confirmer presque toute leurs suppositions sur le contexte politique des 7 Couronnes. Steffon ne fut donc point surpris par les Maisons mentionnées par son héritier. Martell, Greyjoy, Blackfyre, toutes entretenaient des relations très instables avec la Couronne et rêvaient d’indépendance. Mais comme lui avait très justement signifié le Chevalier, potentiel allié ne suffisait pas, il fallait des garanties avant d’entreprendre quoi que ce soit.  On ne pouvait faire confiance à personne à Westeros, personne. La méfiance restait de mise, bien que ces trois Maisons semblaient tout de même difficilement enclin à se ranger du côté du Roi. Le meilleur moyen d’obtenir les garanties d’une alliance absolue était le mariage comme lui intima le jeune homme. Cela étonna fortement le Seigneur qu’Aaron évoqué ce genre de chose. Avait-il quelque chose derrière la tête ? Surement, mais ce n’était ni le lieu, ni le moment de parler de politique. En effet, ils avaient bien mieux à faire pour les prochaines semaines.

Tous nos bannerets ont répondu présent ?

Tous, même ceux qui autrefois, soutenaient officieusement ou officiellement les Reynes.

Combien avons-nous d’hommes ?

25 000. 15 000 soldats de nos bannerets se sont joints aux 10 000 de notre Maison.

En à peine plus d’un mois, c’est excellent, surtout lorsque l’on sait combien il est difficile de lever une armée dans un tel délai.

En effet, nous aurions pu en disposer d’au moins moitié plus, mais cela nous aurait demandé bien plus de temps, temps que nous n’avons pas. Il nous faut régler cette situation et ce concentrer rapidement sur les guerres à venir.

Je suis entièrement d’accord.

Les Reynes sont en mesure de rassembler 8 000 hommes et ils le feront, ils savent que nous arrivons.  

Avec notre armée, leurs 8 000 hommes seront écrasés en quelques minutes. Mais je doute que cela sera aussi aisé… Pour la simple et bonne raison qu’ils s’y sont préparés. Ils se préparent sans doute depuis des années. Faire capituler Castamere ne sera pas une sinécure, même si nous disposons de trois fois plus d’hommes. Bon nombre de batailles ont été remportées par celui qui avait l’armée la plus faible en effectif.

Pour sur oui. En revanche, ce qu’ils ne connaissent pas, c’est la taille de notre armée. C’est un avantage stratégique capital.  Ils pensent que seule notre propre armée et quelques uns de nos bannerets seront présents, soit entre 10 000 et 15 000 hommes. Si tel était le cas, nous n’aurions pu attaquer. Ils ignorent totalement que l’ensemble des Westerlands s’est rangé sans équivoque au Lion.

Comment es-tu sur de cette information ?

Car leurs anciens alliés ont envoyés un message à Lord Reyne, leur stipulant qu’ils lui été fidèles alors qu’il n’en est rien. Ils ont renouvelé leur allégeance à notre Maison. Leurs amis de la veille, sont leurs ennemis d’aujourd’hui. Tu as du d’ailleurs voir leurs bannières en arrivant et te demander pourquoi étaient-ils ici.

En effet, c’était une de mes interrogations. Ils n’auraient jamais trahis les Reynes sans garanties, d’autant plus qu’ils savaient qu’en s’associant aux Reynes, ils pourraient faire jeu égal avec notre armée.

Garanties qu’ils ont eu de moi, j’ai consenti à pardonner leur trahison, s’ils tombaient le genou ainsi qu’une part des terres des Reynes et de leur or.

Lord Reyne a du leur proposer exactement la même chose concernant Casterly Rock, proposition bien plus alléchante d’ailleurs. Ils ne méritent pas une telle clémence mais plutôt le même sort que celui que nous réservons au Lion rouge.

Quand tes ennemis te défient, ton devoir est de leur servir du fer et du feu. Mais lorsqu’ils tombent à genoux, ton devoir est de les aider à se relever. Autrement, personne ne consentira jamais à ployer le genou devant toi.



Lord Reyne leur à en effet soumis la même offre. Seulement, contrairement à moi, Lord Reyne n’a pas de quoi tenir sa promesse.

Mais encore ?

Les mines aurifères de Castamere sont épuisées. Ils ont encore une colossale fortune qui contentera l’ensemble de nos vassaux, mais elle n’est plus éternelle. C’est en partie pour cela qu’ils se sont dressés contre Casterly Rock, car ils savaient que leur puissance déclinerait à mesure que leurs ressources financières s’émietteraient. En réalité nous avions déjà gagné. Rentrer en guerre contre nous les ruinerait, celle-ci durerait des lunes, voire des années, ils n’auraient pas de quoi la mener jusqu’au bout. D’autant plus que nous avons des alliés contrairement à lui. Leur soulèvement est voué à l’échec. Donc il n’a pas été très complexe de faire comprendre cela à nos bannerets rebelles, qui ont préféré choisir le camp du vainqueur.

On préfère toujours choisir le camp du vainqueur.








Ce sont donc plus de 25 000 hommes qui marchèrent vers Castamere. A une lieue de la demeure des Lions Rouge, la puissante armée sang et or, se déploya. Le flanc droit était commandé par Lord Steffon avec   5 000 hommes dont la moitié de la cavalerie, le flanc gauche par Lord Brax et Lord Lefford avec également 5 000 hommes dont l’autre moitié de la cavalerie. Au centre, Aaron, secondé de Lord Stackspear, prit la tête d’une armée de 10 000 hommes d’infanterie. La Réserve de 5000 hommes fut sous le commandement de Lord Banefort et Lord Plumm. Confiant et sur de leurs forces, ils avancèrent inéluctablement en direction de leur objectif. Le ciel s’assombrissait progressivement, si bien que l’on pouvait l’entendre gronder au loin. La colère des Dieux ? Le Chevalier y voyait plus la colère du Lion d’Or qui allait bientôt s’abattre sur le Lion Rouge. Castamere n’était plus qu’à quelques centaines de mètres, les troupes grimpèrent une légère montée qui dévoilée peu à peu la forteresse.  Mais alors qu’ils s’attendaient à faire face à 8 000 hommes prêt à défendre leur traitre de Seigneur jusqu’à leur dernier souffle de vie.

Qu’est-ce que ? … Ou est leur armée ? Lança le jeune Lion, un brin de nervosité dans la voix. Il observa rapidement les alentours, pas une seule trace de soldat Reyne. Même le sol ne représentait aucunes traces d’une quelconque activité humaine.

Il ne semble avoir personne sur les remparts non plus Ser Aaron. Commenta Lord Stackspear.

Le Seigneur avait raison, un silence de mort régnait, comme si, Castamere avait été abandonné, que les Reynes avaient déserté leur fief ancestral. Aaron ne pouvait croire à cette possibilité, les Reynes n’auraient jamais détalé comme des lapins, leur fierté les en empêcheraient et puis cela serait comme signer son arrêt de mort. Personne ne quitterait une position défensive favorable. Mais alors, où étaient-ils ? Plusieurs minutes s’écoulèrent. Le Lion n’aimait pas ça, il sentait que quelque chose se tramait, la confusion commençait à se répandre dans les rangs. Voyant que leurs alliés ne vinrent pas leur porter assistance, les Reynes avaient surement dû mettre au point une autre tactique défensive.  Après consultation des deux flancs, le jeune homme décida de poursuivre l’avancée avec son armée, laissant les flancs en retrait. Les 10 000 hommes continuèrent donc  prudemment leur progression, de plus en plus indécis à chaque pas. A seulement 600 pieds des portes, deux cors de guerre retentirent au loin, sur la gauche et sur la droite.

Des milliers d’hommes attaquèrent les deux flancs par surprise. Les Reynes avaient usé de la ruse en creusant deux nouvelles galeries souterraines à partir du réseau existant d’extraction minières. Ces galeries débouchaient sur les côtés du plateau. Ils y firent passer les trois quart de leur armée de par et d’autre afin qu’elle puisse prendre à revers l’armée Lannister. C’était donc près de 3 000 hommes de chaque côté qui se ruèrent sur les soldats du Lion d’Or. Heureusement pour ces derniers, les flancs étaient couverts par les hommes les plus lourdement armés ainsi que l’ensemble de la cavalerie. Malgré l’effet de surprise qui entraina de nombreuses pertes, les troupes plus nombreuses et mieux équipés sous le commandement de Lord Steffon sur la gauche, Lord Brax et Lord Lefford à droite prirent rapidement le dessus. Néanmoins, étant en retrait de la position d’Aaron, celui-ci ne souffrait d’aucune information sur le déroulement des deux attaques. Ce manque de communication le poussa à rebrousser logiquement chemin et d’aller porter assistance aux flancs.

Mais alors qu’Aaron faisait demi-tour, ordonnant à ses troupes d’aller soutenir les flancs, un troisième cor retentit, celui-ci en provenance de l’enceinte du château. Des centaines d’arbalétriers prirent position sur les remparts et commencèrent à décocher sur les soldats. Prit par surprise, étant à portée, de dos et complétement à découvert, les soldats des premières lignes se firent massacrer. Complétement dépassé par la fulgurance des événements, le Chevalier se fit toucher par un carreau en pleine épaule gauche. Sa monture se cabra de peur après avoir elle aussi reçu plusieurs tirs, faisant lourdement chuter le jeune Lion au sol. Le souffle coupé, totalement sonné par la brutalité de du choc, Aaron gisait sur les cadavres Lannisters, à moitié conscient. Les traits fusaient, sifflaient tout autour de lui. Il entendait les cris meurtris de ses hommes. Le chaos régnait dans les troupes Lannisters Dans un élan d’adrénaline, il parvint à reprendre ses esprits et à se relever.

D’un geste sec, il retira le carreau d’arbalète planté dans sa chair, non sans émettre un rugissement de douleur. La pluie de flèches s’arrêta aussi subitement qu’elle débuta. Les combats faisaient encore rage sur les flancs et Aaron profita de l’accalmie pour remettre de l’ordre dans ses troupes restantes afin de les rassembler dans le but de se replier. La manœuvre la plus sécuritaire consistait désormais à apporter le soutien nécessaire aux flancs pour ensuite revenir en force sur le château, le subterfuge des arbalétriers ne marchera pas une seconde fois. Le Cor de la forteresse résonna alors une deuxième fois. Aaron se stoppa puis se retourna à la suite de l’écho, observant Castamere. Les portes s’ouvrirent, laissant la cavalerie Reyne sortir et se ruer sur les forces Lannistersen train de se rassembler, totalement désorientées. C’était presque 1 000 cavaliers qui vinrent fondre sur l’infanterie du Lion d’Or.

Il n’avait que peu de temps avant l’impact. S’ils restaient  éparpiller de la sorte, les cavaliers les briseraient en quelques secondes. Il fallait canaliser la charge compacte des cavaliers. Hurlant à pleine voix, il commanda à ses hommes de se déployer en profondeur du terrain en groupe de carré d’infanterie. Cette formation en ordre serré, consistait à ouvrir des brèches dans un dispositif en profondeur afin que la charge se disperse dans les allées formées entre les carrés d’infanterie et de la prendre dans un feu croisé. La manoeuvre n’était pas parfaite vu le peu de temps dont ils disposaient pour l’exécuter, mais extrêmement efficace. Néanmoins, plusieurs groupes n’eurent pas le délai nécessaire pour se rassembler et furent totalement anéantit.

Les cavaliers étaient disséminés entre les groupes d’infanterie et avaient perdu leur vitesse de frappe. Sous les ordres d’Aaron, tous les soldats Lannisters se mirent alors à engager les combats et vinrent rapidement à bout de la majeure partie des ennemis. Ils se trouvaient bien plus désavantagésdu haut de leurs montures dans ces espaces confinés et demeuraient malgré tout, bien moins nombreux que l’infanterie Lannister encore sur pied. Le Cinglant armé de Brightroar et en dépit de son épaule meurtrie, esquiva plusieurs charges de cavaliers avec aisance, en fit tomber d’autres en tranchant les pattes des chevaux et tua tout ceux désormais à terre qui croisaient son chemin. Malgré l’excellent mouvement militaire du Lion qui limita grandement les pertes et écrasa la cavalerie, les pertes furent conséquentes, près deux milles hommes trépassèrent, contre moins de mille pour les Reynes.

Les armées des flancs, certes deux fois moins nombreuses mais bien plus lourdement équipées vinrent également à bout d’une grande partie des rebelles sans grande perte, mettant en déroute les survivants. Rapidement rejoint par les armées restantes de son père ainsi que des Seigneurs Brax et Lefford. La tactique du Lion Rouge était très astucieuse, lâche, mais astucieuse. Si les Lannisters n’avaient pas déployé leur armé en tri-zone et qu’ils n’avaient pas eu autant de soldats, les Reynes auraient repoussé l’attaque. Irrités par la sournoiserie des Reynes, les troupes Lannisters marchèrent avec rage en direction des portes de Castamere. Les arbalétriers se remirent en position et décochèrent une fois de plus sur les troupes du Lion d’Or. Leur efficacité était bien moindre désormais, les soldats progressaient boucliers levés en phalange parfaite. De plus, les arbalétriers et les archers Lannisters  ripostaient, leur rendant flèches pour flèches, traits pour traits, facilitant l’irrésistible avancée.

Ils atteignirent rapidement le pied de la forteresse. Prenant d’assaut les remparts, les échelles se hissèrent avec une rapidité étonnante, tout comme les soldats qui s’y aggloméraient. Les Reynes larguaient des projectiles lourds afin d’empêcher leur montée. Galvanisé par la haine et n’entendant pas les réprobations de son père face à son acte démesurément risqué,  Aaron monta à l’une d’elle. Passant les barreaux deux par deux, esquivant un rocher qui s’écrasa sur le soldat qui le talonnait, il parvint au sommet épée à la main. Alors qu’il était en train de se hisser sur les remparts, un Reyne se précipita au contact mais d’un mouvement  rapide, le jeune Lion  lui trancha la gorge. Maintenant sur les hauteurs du château, puis suivit de ses hommes qui dépassèrent en nombre les soldats du traitre, il tua avec rage et sans miséricorde tous opposants dont il croisait la route.

Des centaines de Lannisters se trouvaient désormais dans les couloirs, annihilant toute resistance, puis ils débarquèrent dans la cours ou les derniers combats eurent lieu. Aaron et brightroar se délectèrent de quelques ultimes âmes. Au même moment, les portes de Castamere ne résistèrent plus au bélier Lannister et volèrent en éclats. Le restant de l’armée déferla dans l’enceinte, mettant un point final à la bataille, la place forte était tombée. Malgré la ruse des Lions rouge, la victoire des Lannisters était écrasante. Lord Reyne descendit du perron situé en face de l’entrée et se rendit. Trainé par les Lannisters jusqu’aux pieds de son suzerain et de son héritier, le Seigneur cracha à Lord Steffon qu’il avait enfin ce qu’il désirait. Que s’il n’avait pas été trahi par ses alliés, ce serait lui qui aurait les Lannisters à genoux. Il exprima ensuite son allégeance, qu’ils seront de vassaux fidèles à présent, que comme le Lion d’or le savait, ils n’avaient pas de quoi tenir ce conflit ridicule.

Vous avez eu maintes occasions de vous repentir par le passé Lord Reyne, de me prouver votre allégeance, de mettre un terme à cette situation. Au lieu de ça, vous m’avez défié, ne considérant plus mon autorité. Comme votre père et votre sœur avant vous…  Je ne suis qu’un chat d’une fourrure différente à la vôtre avez-vous dit ? Que ma Maison est l’égal de la vôtre ?… J’avais une dette envers votre Maison. Vous avez beaucoup parlé Lord Reyne.

Aaron dégaina Brightroar. Vous avez trop parlé. Mais à partir d’aujourd’hui, plus une âme ne vous entendra et notre dette est payée. Puis d’un coup d’une violence et d’une dextérité inouïe, il trancha net la tête du Seigneur. Lorsque la cette dernière s’écrasa au sol, un éclair suivit du tonnerre déchira les cieux dans un vacarme métallique, rajoutant un aspect dramatique à une scène qui l’était suffisamment.

Il n’y a qu’un seul Lion… Et sa colère est impitoyable.

Le Lion Rouge n’était plus. Le Chevalier essuya sa lame sur la dépouille. Les soldats Lannisters s’activèrent à nouveau dans l’enceinte de la forteresse. Puis quelques minutes plus tard, cinq d’entre eux revinrent auprès de son père et lui, trainant quatre personnes. Une femme et trois enfants, une fille et deux garçons, la famille de Lord Reyne. Aaron ordonna leur exécution sans une once d’humanité. Lord Brax s’avança alors vers lui et son père.

Lord Steffon, ce ne sont qu’une femme et des enfants. Castamere est tombée, votre colère s’est abattue sur leur demeure. Laissez-leur la vie sauve, je suis certain qu’ils ont compris que l’on ne défie pas le Lion impunément et qu’ils vous seront fidèles à présent.

Le Seigneur de Casterly Rock ainsi qu’Aaron lui adressèrent un regard d’une dureté si extrême qu’il ferait trembler le colosse de Braavos.

Lord Brax, des héritiers morts ne cherchent pas vengeance. Je fais ce qu’il doit être fait pour protéger les Lannisters, pour protéger ma famille, pour protéger mon sang et l’ensemble des vassaux dont j’ai la responsabilité d’une guerre sans fin.

Lord Brax, nous sommes venus ici pour mettre un terme à cette situation, pas pour l’arranger. Si cela ne vous convient guère, rentrez chez vous.


Le Seigneur réprimandé baissa les yeux et laissa d’un signe de la main approbateur, les soldats mettre à mort le reste de la famille. La cruauté volontaire dont avait fait preuve les Lannisters était nécessaire. Aaron, tout comme Steffon, n’y éprouvait aucun plaisir, ni satisfaction. Mais l’extrême violence de ce dénouement, était l’illustration de ce qu’il en coutait de défier les Lannisters. Tous les bannerets y assistèrent, nul doute que les ambitieux dans l’âme d’hier et d’aujourd’hui seront les dociles de demain. Et cela fut le cas, tous ployèrent le genou en criant la devise des Lannisters, jurant leur allégeance. Tout l’or des Reynes fut équitablement distribué et Lord Steffon ordonna que le château soit réduit en cendres. Les Westerlands étaient à nouveau plus unifiés que jamais autour des Lannisters, prêtes à se dresser contre le Dragon.

Le ciel grisonnant après avoir grondé une énième fois se mit, comme une providence, à pleurer. Aaron leva son regard vers les cieux, une, puis deux, puis d’innombrables gouttes vinrent mourir sur son visage. Le bruissement de la pluie venait briser le silence de mort qui régnait désormais dans l’enceinte de Castamere. La plupart des soldats profitèrent de ces précipitations pour débourber leur faciès partiellement ou totalement maculé d’hémoglobines. L’un d’entre eux, pour sur barde à ses heures perdues, se mit à chanter.  

And who are you, the proud lord said,
that I must bow so low?

Only a cat of a different coat,
that's all the truth I know.

In a coat of gold or a coat of red,
a lion still has claws,

And mine are long and sharp, my lord,
as long and sharp as yours.

And so he spoke, and so he spoke,
that lord of Castamere,

But now the rains weep o'er his hall,
with no one there to hear.

Yes now the rains weep o'er his hall,
and not a soul to hear.






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