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Le Soleil brûle plus fort qu'un Dragon.
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Naïla I. Martell

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Princesse de Sunspear / Suzeraine de Dorne
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Dim 25 Juin - 13:10
C’est amusant de voir comment une lettre d’invitation ressemble bêtement à un ordre de convocation. Juste par le choix de mots, les tournures de phrases, Naïla était capable de déterminer que le bal du Roi n’était pas ordinaire. Il manquait définitivement de diplomatie, la princesse ne se sentait pas choyée de pouvoir participer aux festivités organisées pour le premier anniversaire depuis l’entrée en poste du dernier dément Targaryen, mais bien obligée d’y aller. La jeune femme avait grincé des dents en lisant la missive arrivée à l’aube, et avait demandé à un domestique de convier une réunion d’urgence entre ses frères et sœurs. Même si ce fichu bal n’était que dans une lune, ils devaient se dépêcher à décider s’ils iraient, pour voir de quoi il retournait vraiment, ou s’ils resteraient à Dorne pour envoyer un message clair à la royauté qu’elle ne peut pas traiter sa principauté de la même façon que ses seigneuries…

C’est que, King’s Landing… ce n’est pas à la porte d’à côté non plus! Alors aussi bien régler la question tout de suite, parce que si les Péchés Martell décidaient de s’y pointer, ils avaient besoin de débuter les préparatifs rapidement. Naïla relu la lettre pour une vingtième fois au moins en se rendant à la salle du Conseil Princier où elle serait bientôt rejointe par sa fratrie, et elle y comprenait toujours la même chose : ce bal cachait quelque chose. Visiblement, le Roi avait fini par comprendre que son père avait perdu le support d’un bien grand nombre de ses Lords, et si Dorne avait bien payé ses impôts dans l’année, ils faisaient parti de ceux qui répondaient tout de même le moins à la couronne, et ce depuis bien avant l’entrée en post du jeune Roi. La démence Targaryen, ils commençaient à en avoir assez, et c’était une question de temps avant que plusieurs familles s’allient pour renverser ce pouvoir. À force d’inceste, ces blondinets n’avaient engendrés que des Rois dingues au cours des dernières générations… Il fallait que ça cesse.

Chacun des six autres membres du Conseil Princier affichait un air plein de curiosité lorsqu’ils rejoignirent Naïla, puisque ce n’était pas dans ses habitudes d’être aussi la dernière minute. Sans plus d’explications, elle fit circuler la lettre, ne prenant même pas la peine d’ouvrir convenablement la séance. Le silence était lourd, alors que le parchemin passait entre six paires de mains, sans lever de réaction particulière, avant de revenir entre celles de la suzeraine de Dorne.

-Vous lisez la même chose que moi ou je suis en train de devenir complètement tarée? Je pense que le Roi essaie de remettre la main sur son pouvoir, parce qu’il a compris qu’il était en train de le perdre. Franchement, j’ai envie de l’envoyer paître et de continuer notre train de vie loin de lui, pour qu’il comprenne que la Principauté de Dorne n’a jamais eu besoin de lui, qu’on se fiche de ces fichus dragons… n’en déplaise à Shaaira! lança-t-elle avec une œillade moqueuse à Kalil.

C’était toujours un peu dangereux d’aborder le sujet de l’Académie dans la famille. Naïla n’avait pas tellement accepté, lorsqu’elle n’était qu’une enfant encore, que son frère parte apprendre à dresser son dragon. Ça lui semblait insensé, le peuple du Soleil n’avait rien à voir avec ces monstres, et ils avaient toujours réussi à résister aux Targaryen et à leurs bêtes féroces. Mais en vieillissant, elle avait compris que Kalil n’avait pas choisis, et que même s’il avait théoriquement prêté serment à la couronne en devenant dragonnier, son dévouement resterait toujours à sa vraie famille. Maintenant, elle essayait de voir d’un œil nouveau le potentiel que leur apportait Shaaira… même si elle continuait de considérer qu’éradiquer tous les dragons, qu’ils soient Targaryen ou bêtes, étaient encore la meilleure solution pour les sept couronnes.

-Mais… Parce qu’il y a toujours un mais, hein? Mais, n’empêche que ça me démange, de vérifier… À quel point il a perdu le contrôle. Dans les lettres que je reçois au compte-goutte de nos voisins, j’ai trop peu d’informations, on ne peut pas se dire tout ce qu’on veut, au risque que les messages soient interceptés. Je verrais quand même là une belle occasion de parler aux Lords suzerains des autres régions, juste pour voir qui supporte encore ces crapules de Targaryen. Comme ça, on étire notre faux profil de sage principauté auprès du Roi, question qu’il commence pas trop tôt à nous surveiller, et on trouve qui peut être un allié potentiel, lorsqu’on décidera de soulever Dorne. Alors, autant j’ai envie de lui laisser comprendre qu’il peut se ficher son bal où je pense, autant je ne vois pas meilleure occasion de nous faire des… amis. Qu’est-ce que vous en pensez?

Oui, l’envieuse, la suzeraine, la fonceuse, est quand même capable d’écouter son Conseil princier pour décider. Elle est déterminée, mais pas stupide quand même.


Tullia L. Martell

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Princesse de Dorne / Diplomate
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Jeu 20 Juil - 13:54
Je sortais d'un cours de Luth avec quelques autres courtisans, un peu en hâte et ayant à peine de quoi mettre ce qui serait plus convenable à un Conseil. Mais bon, ce n'est pas comme si je respectais tout le temps l'étiquette, on est en famille après tout. Le message de ma très chère et vindicative soeur Naïla m'avait à la fois fait sourire et alerté. La voir aussi impatiente et paniquée que cela, c'était un comble! Enfin paniquée... parlons plus d'une colère retenue que l'on pouvait même sentir dans sa manière de nous invoquer au Conseil Princier. J'étais très curieuse, et me demandais quelle catastrophe avait bien pu nous tomber dessus.

En entrant dans la salle, je voyais bien que je n'étais pas la seule à être interloquée par un tel spectacle. Naïla, qui par principe respecte l'étiquette et le protocole car cela remet en avant son statut supérieur au nôtre, était comme emportée par la tourmente de son tourment. Pas d'ouverture, elle nous passa simplement d'un geste d'humeur une lettre. En attendant que nous la lisions tous, je pouvais la voir fulminer, bouillonner une colère qui ne demandait qu'à éclater. Mais son regard était sérieux, en pleine réflexion. C'était donc réellement quelque chose d'important. Je lisais à mon tour la lettre, étonnée par la tournure et esquissant un sourire amusé. Personnellement je ne m'en offusquerais pas autant que ma soeur, mais vu qu'elle est capable d'en vouloir au dieu du vent parce qu'une plume l'a effleuré sans faire une révérence en guise d'introduction, je ne suis pas vraiment surprise de la croire blessée dans son amour-propre sur ces quelques mots. Naïla parla, faisant exploser sa colère, sa frustration, mais aussi son hésitation. Elle était peut être l'incarnation de l'envie et de la fierté, mais elle était loin d'être stupide et de se borner à ses propres émotions. Elle envisageait d'utiliser ce bal à son avantage, ce qui était la meilleure chose à faire selon moi. Elle nous demandait conseil, et à la voir aussi passionnée dans sa malédiction que sa demande d'augure, je ne pouvais m'empêcher de la railler doucement. Avec malice et souriant d'amusement, je posais sur elle un regard pétillant, adoucissant un peu l'atmosphère par ma légèreté.


" Ma très chère soeur, je suis toujours charmée par ta passion et ton impétuosité, que ce soit pour la haine ou le pouvoir, fu fu fu ~...."

Je marchais un peu, ayant le pied naturellement leste et préférant le mouvement à l'immobilité. Je souriais, mais parlais avec autant de passion que les idées jaillissaient dans mon esprit.

" Voyons ceci comme une magnifique opportunité ! A trop vouloir se terrer, on devient une cible facile à cercler. Même si je comprends en partie ta colère, il ne faut pas oublier les centaines de possibilités qui se cachent dans ce bal !"

Le luxure était mon mot d'ordre, mais l'opportunisme était une seconde nature. Prendre ce qui peut être pris quand on le peut, saisir l'occasion à son avantage. Les alliances, l'espionnage, un peu de poison pour rendre malade... complot, trahison, tout ce qui pourrait faire plaisir finalement à ce Bolton qui traine toujours la patte à Dorne. Je réfléchissais à ce que cela pourrait aussi apporter à mes propres affaires. Une bonne excuse pour rester plus longtemps là bas sans que cela ne paraisse trop suspect. Bien entendu Dorne avait également ses intérêt de principauté à défendre, mais mon désir passe avant le reste... Je réfléchissais, continuant de parler sur notre intérêt à tous tout en ne pensant qu'à ce que cela m'apporterait.

" J'ai des affaires à faire tourner à King's Landing, ce serait une occasion en or... Tout le monde sera là, du moins ceux qui ont l'intelligence de ne pas se cacher inutilement. Jauger les amis des ennemis sera plus facile avec ce bal. Personnellement je suis pour, et j'irais sans faute me montrer. Une diplomat qui ne se pointe pas pour une telle occasion, ce serait une insulte à ma profession ~...."

Je souriais, me tournant vers les autres. Que l'on me raille, qu'on me dise vendue et basse devant les écailleux. Mais peu m'importe, ma décision était prise et j'avais mes propres méthodes. Pour mon intérêt,
et celui de Dorne.

Kalil S. Martell

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Prince de Dorne / Conseiller-Stratège / Dragonnier
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Jeu 20 Juil - 21:07
Il n'était pas rare que l'aînée des Martell convoque la fratrie de façon imprévisible, mais lorsque le domestique qui vient à vous bégaye et voit sa voix frôler les aigus sous la pression et l'angoisse de ne pas parvenir à accomplir sa tache dans le temps imparti est assez surprenant. Aussi le pauvre bougre a t-il failli finir embrocher sur ma lance lorsqu'il m'avait interpellé. Lorsque je n'avais rien à faire, il me plaisait de croiser le faire avec nos intrépides guerriers avides de défier le Dragon des Martell. Tant de fougue et d'espoir dans le regard m'emplissait à chaque fois d'une fierté déplacée. C'étaient, et ils le resteront jusqu'à leur mort, de bons soldats et j'étais content de le servir de Stratège. Sentir mes muscles rouler sous ma peau nue et humide d'eau tiédie par le soleil et de sueur était agréable lorsque l'adversaire en valait la peine. Je me sentais vivant et serein, laissant mon corps aguerri et assoupli par le temps se mouvoir avec la grâce d'une biche et la rapidité d'un serpent. Mais il a fallu que l'on brise cette harmonie dans laquelle je me languissais depuis plusieurs heures à présent, avec une voix insupportables et éveillant mes sens de protecteur. Je pense que voir ma lame s'arrêter à quelques millimètres de son abdomen l'a convaincu de demander prochainement à quitter son poste à en croire ses yeux écarquillés. Si maintenant les serviteurs quittent leurs fonctions à la première lame proche d'eux... Je ferais tout de même en sorte qu'il atterrisse dans les cuisines, nous manquons cruellement de personnel pour satisfaire Boulette, ma gourmande de petite soeur. Ce sera une façon de m'excuser pour mon manque de sang-froid je dirais.

Ainsi donc notre soeur a besoin de nous? Je me demande bien quelle nouvelle a bien pu l'énerver à ce point pour mettre un domestique dans tout ces états... D'un pas souple et léger, ce qui était toujours étonnant pour les personnes qui me voyaient passer au vu de ma carrure plus qu'impressionnante, je me dirigeais vers la salle du Conseil. Les vêtements du domestique étaient déjà trempés quand il était venu me voir et son souffle court, les autres membres de la Famille ont donc été prévenu avant moi de la convocation, je serais donc logiquement le dernier à arriver. Du moins c'est ce qui aurait été normal, mais à peine entrais-je dans le couloir menant à la pièce qui nous servait pour les réunions qu'une mini-tornade manqua de me rentrer dedans. Visiblement, le serviteur n'avait pas encore prévenu Avaritio qui n'avait pas perdu de temps pour rejoindre notre grande soeur. Rien ne presse voyons! Amicalement, je lui mis une petite tape à l'arrière du crâne, lui ébouriffant sa tignasse au passage, avant d'entrer. Nous étions les derniers, la réunion pouvait commencer. Certains restèrent debout, d'autres étaient assis, les yeux rivés vers Naïla, la curiosité peinte sur leurs traits. Alors que notre benjamin rejoignait la Fratrie, je restais sur place devant les portes encore ouvertes de la salle, mes yeux balayant l'assemblée. Bien que cela était inutile -qui nous espionnerait après tout?-, je préférais rester sur mes gardes et repérer tout signe prouvant la présence d'un assassin ou d'un espion. Que ce soit un inconnu ou un membre de notre propre Famille, car j'avais beau avoir confiance envers les nôtres, je ne pouvais me permettre de mettre de coté la possibilité d'une trahison. Bien des personnes sont mortes en faisant cette erreur et mon rôle était de protéger notre grande soeur de toutes menaces. Du moins c'était la fonction que je m'étais octroyé depuis mon retour au pays. Naïla avait assez de gardes du corps et savait se défendre, je n'avais donc pas besoin de perdre mon temps à ça. Mais je suis ainsi fait, j'aime Invidia et je ne peux m'empêcher de jouer les grands frères avec elle, bien que je sois son cadet. Après mon inspection terminée, je me retournais pour saisir les poignées des portes et, doucement, je les fermais, annonçant par l'enclenchement du loquet la séance ouverte.

Alors que je rejoignais Avaritio à sa gauche et m'asseyais sur mon fauteuil, le faisant grincer au passage -il faudra un jour que je le change, je vais finir par le faire céder sous mon poids sinon!-, notre soeur adorée fit passer une lettre qui fit lentement le tour de la table. Je ne l'avais pas lu, la donnant directement à l'Avarice des Martell sans même y avoir jeté un regard, mon attention entièrement adressée à la suzeraine de Dorne. La connaissant, elle l'avait lu une bonne vingtaine de fois et pouvait nous la réciter comme une poésie. Un affreux poème cependant, à en croire ses yeux briller de colère. Elle n'allait pas tarder à déverser son venin sur l'expéditeur de cette missive.

-Vous lisez la même chose que moi ou je suis en train de devenir complètement tarée? Je pense que le Roi essaie de remettre la main sur son pouvoir, parce qu’il a compris qu’il était en train de le perdre. Franchement, j’ai envie de l’envoyer paître et de continuer notre train de vie loin de lui, pour qu’il comprenne que la Principauté de Dorne n’a jamais eu besoin de lui, qu’on se fiche de ces fichus dragons… n’en déplaise à Shaaira!

Qu'est ce que je disais? Sa dernière remarque me fit tiquer malgré qu'elle soit futile et même très enfantine. Naïla avait beau avoir accepté ma condition de dragonnier, je connaissais son mépris envers les Dragons, qu'ils soient humains ou non. Une fois de plus, j'espérais que le temps fasse son oeuvre et qu'elle change d'avis sur Shaaira dont l'imposante carrure et la férocité pouvait fort bien nous être utile en cas de guerre. Dommage que l'idée de lui proposer d'envoyer quelques Sand ou soldats à l'académie soit suicidaire. Elle n'acceptera jamais cette possibilité et le roi risquerait de se poser des questions. Un royaume qui gardait ses distances avec ces créatures qui du jour au lendemain changeait d'opinion? Non, on devra se débrouiller avec Shaaira. Bien que nous soyons en réunion, je ne pus m'empêcher d'envoyer une image mentale à cette dernière me représentant sur son dos, elle ne tarda pas à me la renvoyer en signe d'interrogation, sans doute me demandait-elle quand cela aurait-il lieu. Je lui transmis alors un coucher de soleil auquel elle me répondit par un souvenir, elle me touchant le front alors qu'elle n'était qu'un dragonnet. Cela parvint à me faire sourire, mimique qui disparut très vite de mes traits, j'aimais revoir cet instant qui faisait office de preuve d'affection de la part de ma compagne d'âme. Mais reprenons la séance, notre soeur venait de reprendre la parole.

-Mais… Parce qu’il y a toujours un mais, hein? Mais, n’empêche que ça me démange, de vérifier… À quel point il a perdu le contrôle. Dans les lettres que je reçois au compte-goutte de nos voisins, j’ai trop peu d’informations, on ne peut pas se dire tout ce qu’on veut, au risque que les messages soient interceptés. Je verrais quand même là une belle occasion de parler aux Lords suzerains des autres régions, juste pour voir qui supporte encore ces crapules de Targaryen. Comme ça, on étire notre faux profil de sage principauté auprès du Roi, question qu’il commence pas trop tôt à nous surveiller, et on trouve qui peut être un allié potentiel, lorsqu’on décidera de soulever Dorne. Alors, autant j’ai envie de lui laisser comprendre qu’il peut se ficher son bal où je pense, autant je ne vois pas meilleure occasion de nous faire des… amis. Qu’est-ce que vous en pensez?

Je reconnaissais bien là notre soeur envieuse mais de ma part, elle n'eut droit en réponse qu'à un haussement d'épaules. Une réponse banale de ma part qui ne donnait jamais mon avis sauf quand on me le demandait directement. Nous étions 6, il y aura bien un Martell qui pensera comme moi, je ne suis pas bien difficile après tout. Ce qui me préoccupait, c'était son départ, qui se ferait avec une garde complète. mais est-ce que ça sera suffisant? J'en doutais. C'est donc une de mes petites soeurs qui ouvrit le débat, Tullia, toujours aussi légère que d'habitude et n'en manquant pas une pour amuser la galerie, elle était la rose rouge du bouquet de fleurs blanches. Une femme haute en couleur et sachant se démarquer des autres sans oublier d'être attirante. Une créature diabolique en somme.

" Ma très chère soeur, je suis toujours charmée par ta passion et ton impétuosité, que ce soit pour la haine ou le pouvoir, fu fu fu ~...."

Mon regard finit par se détacher de notre suzeraine pour se focaliser sur l'interlocutrice qui s'était mise à marcher tout en continuant dans sa lancée. Un étranger peu connaisseur du pays serait probablement choqué par l'insistance de mon regard sur mes soeurs, pensant presque à un besoin incestueux de ma part, mais la Famille se connaissait, elle, et malgré ma haute stature et mon apparence semblable à celle d'un ours, j'étais en réalité l'être le plus doux que ce continent ait connu avec la gente féminine.

" Voyons ceci comme une magnifique opportunité ! A trop vouloir se terrer, on devient une cible facile à cercler. Même si je comprends en partie ta colère, il ne faut pas oublier les centaines de possibilités qui se cachent dans ce bal !"

Il ne faut pas oublier ton appétit de vorace, petite soeur. Même si tu comptes y aller, on se doute que tu ne perdras pas une occasion pour visiter les bordels de la capitale, ou en tout cas, je me doute que tu le feras. Oui, je suis entouré d'êtres chers prévisibles et faciles à lire comme dans une livre ouvert. Je ne pus résister à sourire à cette pensée, dévoilant une dentition parfaite, le regard brillant d'amusement purement adressé à ma soeurette dont la passion pour les jeux de la chair était connue de tous. Sans doute saura t-elle capter mon message muet et s'en amusera elle aussi.

" J'ai des affaires à faire tourner à King's Landing, ce serait une occasion en or... Tout le monde sera là, du moins ceux qui ont l'intelligence de ne pas se cacher inutilement. Jauger les amis des ennemis sera plus facile avec ce bal. Personnellement je suis pour, et j'irais sans faute me montrer. Une diplomate qui ne se pointe pas pour une telle occasion, ce serait une insulte à ma profession ~...."

Des affaires, bien sûr. On te croit très chère... N'abuse pas cependant, il serait fort dommage de voir tes formes s'enlaidir suite à une passion aveugle! Ayant finit son discours, elle caressa l'assemblée du regard, en attente d'un nouvel avis, une remarque, et pourquoi pas une moquerie à son sujet. Je ne lui ferais pas ce plaisir cependant, bien que j'en ai drôlement envie. Je préférais réserver mes pensées à cette invitation plus que gênante qui annoncera probablement de futures hostilités. Je laissai donc ma place aux autres membres de la Famille. Il fallait aussi compter la petite Léa qui était aussi une précieuse conseillère que notre aînée irait sans doute voir après cette réunion, ou un autre Martell désireux de l'entendre au sujet de ce bal. Bien que la suzeraine soit toujours à l'écoute du peuple, Léa en était bien plus proche ainsi que le reste des Sand vivants dans les villes voisines. Non, vraiment, je n'avais rien à ajouter, pour le moment.

Naïla I. Martell

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Princesse de Sunspear / Suzeraine de Dorne
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Sam 22 Juil - 16:03
Alors que le reste de sa fratrie restait assise autour de la table, Naïla était incapable de ne pas être debout. Pas vraiment par excès de supériorité, seulement parce qu’elle avait la bougeotte, des fourmis dans les jambes, une envie incroyable de s’énerver alors que son cerveau roulait à pleine allure. Tullia montra bientôt également son envie de bouger, puisqu’elle ne resta pas assise longtemps, marchant plutôt en direction de son aînée pour la… complimenter de façon un peu moqueuse. Évidemment, Invidia ne releva pas, elle était habituée à cette famille à peine plus équilibrée que les Targaryen! Et enfin, Luxuria n’était pas diplomate pour rien, c’était autant parce qu’elle savait s’y prendre avec les autres Lords qu’avec sa propre sœur… Quand même facilement explosive, à se demander si elle n’était pas plutôt Colère qu’Envie! Au moins, celle-là était de son avis, même si le contraire aurait surpris la princesse suzeraine. Diplomatiquement parlant, c’était effectivement une grande opportunité pour Dorne, même si cela coûtait à Naïla de l’avouer, elle qui se sentait froissée dans son honneur d’être convoquée comme une vulgaire paysanne. Et évidemment, outre les opportunités politiques qui ne manqueraient pas de se glisser lors du bal, il n’était pas étranger à l’aînée de la fratrie Martell que sa coquine de petite sœur adorait «visiter le commerce local» de toutes les régions de Westeros.

Justement, elle y venait, aux affaires qu’elle devait faire tourner à King’s Landing, encore pour son Croissant Rouge probablement. Naïla coula une œillade entendue à sa sœur, sachant exactement de quoi il retournait. Évidemment, que c’était pour une question économique qu’elle faisait la tournée des bordels de Westeros, hein? Malgré tout, la suzeraine ne put s’empêcher de tirer un sourire amusé. C’est d’accord Tullia, on a tous compris que tu fais partie du voyage, de toute façon la princesse n’aurait pas pu se passer de sa meilleure diplomate dans une telle cérémonie. Et Luxuria avait ce talent de laisser trainer ses oreilles partout et où on en avait besoin, ça aurait été bête de se priver d’elle.

-Comme cela tombe merveilleusement bien avec tes projets… nargua tout de même Naïla en direction de sa sœur, avant de rapporter son regard sur le reste de sa fratrie. Rien à dire, Kalil, comme d’habitude? se moqua gentiment l’aînée. Est-ce que, par hasard, Shaaira aurait mangé ta langue? Je ne peux pas croire que tu n’as rien à dire sur les agissements du Roi ou notre intérêt à faire ce voyage. Les autres, je veux vous entendre aussi bon sang! Des objections, commentaires, insultes? Envers le Roi, j’entends, évidemment…

Ses yeux firent le tour de la table, attendant immanquablement la réaction brûlante et passionnée de Colère, les questions toujours parfaitement pertinentes de Gula (par exemple, est-ce qu’il y aurait un buffet?), les restrictions budgétaires imposées par Avaritio… Il n’était pas bien vieux et commençait à peine à participer aux conseils princiers de Dorne, mais si Naïla lui avait donné des responsabilités, c’était parce qu’elle voulait l’entendre, comme tous les autres! Après tout, si elle avait voulu tout décider toute seule, elle n’aurait pas monté ce conseil des sept péchés Martell… elle se serait plutôt octroyée tous les droits et pouvoirs sans jamais demander quoi que ce soit à personne… N’était-elle pas l’Envie dans tous les péchés?

-De toute façon, si on y va… certains d’entre-nous devrons rester. Je ne peux pas laisser Sunspear sans Martell, ce serait de la folie, pas dans la situation politique actuelle. Et je présume que toi aussi, tu es de la partie, hein? demanda-t-elle en enfonçant son regard sombre dans celui, complètement contrasté par sa clarté, de son orgueilleux de frère. Parce que deux princesses à King’s Landing, fut-ce entourées de la meilleure protection qu’offre Dorne… tu ne dormiras pas sur tes deux oreilles, je présume? Alors... qui vient, et qui reste? prit-elle la peine d'offrir, espérant qu'il y aurait assez de volontaires pour garder le fort, de sorte qu'elle n'ait pas besoin d'en décevoir en choisissant pour eux...


Tullia L. Martell

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Princesse de Dorne / Diplomate
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Dim 23 Juil - 4:11
Ma réaction fut accueillie de manière différente. Un sourire entendu par mon frère Kalil, auquel je répondais par un clin d'oeil vif et malicieux. D'autres sourires, des sourcils qui se froncent de désapprobation, un visage impassible. C'est ça qui est bien avec cette famille, c'est que l'on a toujours une palette intéressante de réaction. Un véritable nid à entrainement pour une diplomate, qui doit concilier avec des personnalités différentes. Mais ce qui m'intéressait pour le moment, et dont j'étais relativement satisfaite, c'était la réaction de Naïla. Elle ne désapprouvait pas, me taquinant au contraire en retour. Un grand sourire s'afficha sur mon visage, et je saluais légèrement de la tête tout en répondant sur un ton très amusé.

" Je suis également heureuse de la fortuité de nos projets respectifs~ ..."

Le reste était l'écoute des autres. Des réactions diverses, mais dans l'ensemble des avis convergeants. Il ne restait plus qu'à savoir qui resterait et qui viendrait, Naïla mettant le sujet sur la table sans détour. Ma venue n'était même pas à remettre en question, vu que je venais de l'affirmer il y a peu et qu'elle était autant utile qu'importante. J'ai beau jouer et me faire railler sur ma visite des bordels, il n'empêchait que j'étais une diplomate douée et reconnue, et que je ne filerais pas sous mes respondabilités. Pour les autres cependant, c'était un autre choix. Naïla essayait d'influencer Kalil, posant au passage la question aux autres. Je me permettais d'intervenir, mon avis de diplomate devant entrer en jeu.

"Si je puis me permettre, je suis d'accord avec Naïla, Kalil. Mais pour des raisons différentes. Tu es dragonnier et tu te dois de venir pour afficher, même si ce n'est qu'en apparence, ta loyauté au Dragon. Ton absence serait encore plus insultante que celle de Naïla ou de nous autres. Nous n'apprécions pas leur gourvernance, mais cela ne veut pas dire que nous devons donner le bâton pour nous battre stupidement, par simple fierté."

Je jetais un coup d'oeil à Naïla et à Kalil, étant plus sérieuse. Ce Noble Jeu n'était pas à râter pour l'amour-propre. Je savais que Naïla en avait conscience, mais je préférais en rajouter une couche pour montrer qu'il ne fallait pas jouer avec ça et dédaigner cette responsabilité. Même si notre mésentente avec les Targaryens sont d'ordre plus personnels et familiaux, nous étions responsables de toute la population et la prospérité de Dorne. Nous ne sommes pas les seuls en jeu dans cette politique du Noble Jeu.

Kalil S. Martell

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Prince de Dorne / Conseiller-Stratège / Dragonnier
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Ven 4 Aoû - 21:48
Comme je m'y attendais, tout le monde avait compris le sous-entendu de Luxuria et l'ainée ne tarda pas à lancer un regard fort explicite similaire au mien auquel me répondit ma cadette par un clin d'oeil pétillant de malice. Maintenant que la Diplomate avait parlé, c'était à l'Ombre que je suis de décider de mes plans pour le bal. Connaissant mon envieuse de soeur, elle ne va pas s'empêcher de tirer une flèche sur le guérisseur en me rappelant mes devoirs de Dragonnier. Hélas, ce n'était pas dans mes objectifs, pas pour aujourd'hui en tout cas... Après tout... je peux aller voir le Roi quelques minutes avant la fin du Bal seulement, non? Un bon moyen pour se moquer gentiment du roi fou sans pour autant souiller son honneur et sa régence. Au pire, on me dira souffrant. Fort de cette idée, je me renfonçais dans mon siège, croisant mes mains avec satisfaction.

-Comme cela tombe merveilleusement bien avec tes projets… Rien à dire, Kalil, comme d’habitude? Est-ce que, par hasard, Shaaira aurait mangé ta langue? Je ne peux pas croire que tu n’as rien à dire sur les agissements du Roi ou notre intérêt à faire ce voyage. Les autres, je veux vous entendre aussi bon sang! Des objections, commentaires, insultes? Envers le Roi, j’entends, évidemment…

Ah non, je n'ai rien dit, elle n'en était pas encore là dans ses propos. Il faut dire qu'entre Shaaira et mon mutisme affligeant lors de chaque réunion, pas mal de choses chez moi est devenu une bonne blague. Mais où est donc passé cette grande gueule de Kalil qui se plaisait tant à fourrer ses amis dans le fumier? A-t-on donc réussi à mater cette orgueilleuse personne? Oh non, elle est toujours là, juste... que je n'ai pas envie de la montrer. Et puis, que dire à part répéter les propos de mes soeurs? Parler devient inutile à ce stade! C'est donc Tullia qui prit à nouveau la parole afin de lui faire remarquer à quel point le hasard fait bien les choses. Le hasard... si j'étais mauvaise langue, je répondrais bien à Tullia que même sans bal, elle serit quand même aller voir si les courtisanes du Nord étaient aussi fraiches qu'on le dit mais... Nan, aujourd'hui, je ne suis pas d'humeur pour bien peser la lourdeur de tels propos.

-De toute façon, si on y va… certains d’entre-nous devrons rester. Je ne peux pas laisser Sunspear sans Martell, ce serait de la folie, pas dans la situation politique actuelle. Et je présume que toi aussi, tu es de la partie, hein? Parce que deux princesses à King’s Landing, fut-ce entourées de la meilleure protection qu’offre Dorne… tu ne dormiras pas sur tes deux oreilles, je présume? Alors... qui vient, et qui reste?

Et voilà, Naïla me posait enfin la question, tout en y ajoutant une pointe d'amusement. Oui, chez nous, les réunions ne sont jamais sérieuses. Que je plains notre bon roi de ne pas autant rire que nous, cela pourrait le décoincer, j'en suis sûr! Je m'apprêtais à répondre mais Tutu, surnom enfantin qui restera pour toujours dans mon esprit avec Boulette pour Gulia, semblait vouloir en rajouter, je la laissais donc appuyer ma soeur.

"Si je puis me permettre, je suis d'accord avec Naïla, Kalil. Mais pour des raisons différentes. Tu es dragonnier et tu te dois de venir pour afficher, même si ce n'est qu'en apparence, ta loyauté au Dragon. Ton absence serait encore plus insultante que celle de Naïla ou de nous autres. Nous n'apprécions pas leur gourvernance, mais cela ne veut pas dire que nous devons donner le bâton pour nous battre stupidement, par simple fierté."

Je haussais un sourcil suite à la fin de sa phrase. Voyons, Tullia, tu me connais suffisamment bien pour savoir que je suis fier de ce que je suis et que si je pouvais étouffer notre roi avec, je le ferais avec grand plaisir. Bien sûr que je viendrais, mais pas avec vous. J'ai autre chose à faire et je sais qui prendra Naïla dans sa garde, je n'avais donc pas à m'inquiéter, pas trop en tout cas... Je haussais donc des épaules en guise de réponse avant de me redresser, surplombant toutes les personnes assises d'une part, pour finalement me lever, dépassant d'une bonne tête les deux femmes et toute l'assemblée. Pas pour réduire leurs arguments au silence, évidement, mais comme elles, j'avais besoin de bouger, pas parce que j'étais excité par cette invitation cependant. Seulement, je venais d'une séance inachevée et insatisfaisante, mon corps, entrainé au combat, réclamait son dû, envieux de reprendre mon échange avec d'intrépides soldats, il me fallait m'occuper jusqu'à mon retour dans la cour. C'est donc ainsi que je me retrouvai appuyé sur mes mains posées à plat sur la table, observant tour à tour mes frangines. Cherchant avec soin les mots que je pouvais employer sans transformer cette réunion en une énième dispute dont nous avons le secret.

-Je serais heureux de vous accompagner les filles afin de vous pouponner en public et montrer à quel point vous avez besoin de moi, hélas, je ne ferais pas le plaisir au roi de lui montrer qu'il ne suffit pas d'avoir une couronne sur la tête pour imposer le respect. Comme Tullia, j'ai à faire et je suis bien plus efficace la nuit, mais si vous jugez ma présence indispensable, alors soit, je viendrais en fin de soirée.Vous n'aurez qu'à lui dire que Shaaira avait un caractère exécrable en présence de ses congénères et que je me devais de m'en occuper, sans quoi, il aurait eu des pertes non-négligeables et nous, une dragonne malade à la panse pleine à craquer!

Je n'avais pas à partir dans les détails sur mes "affaires", comme pour Tullia, ils n'avaient pas besoin de me demander ce que je comptais faire ni où. Comme Tullia, j'irais glaner des informations, bien que ma soeur soit convaincante, parfois, il vaut mieux deux passages qu'un, et il est plus facile de se confier à quelqu'un capable de vous protéger et qui vous promet mille et une chose fantastiques, qu'une femme dont l'appétit gargantuesque est désarmant et tentateur... Et de toute façon, je ne suis pas très fête et bal! Bien que je sache danser, les convives du Nord ont peu de vigueur comparé à nos guerriers dont les propositions de valses sont bien plus attirantes!

Naïla I. Martell

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Princesse de Sunspear / Suzeraine de Dorne
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Mer 9 Aoû - 16:38
Une diplomate et un protecteur, c’était déjà bien assez au goût de Naïla, mais celle-ci s’attendait encore à ce que d’autres se manifestent… Après tout, il n’était pas du genre des Martell de rater une occasion de faire la fête, sauf peut-être dans le cas de Paresse bien sûr. S’amuse était une seconde nature à Dorne, aussi vital que respirer. D’ailleurs, bien que Kalil n’avait pas encore mentionné son intention de venir à King’s Landing, ce n’était qu’une question de détails… elle savait qu’il viendrait, même Tullia le croyait, bien qu’elle continua la lancée de son aînée avec diplomatie (c’est bien à celle qu’elle devait servir, non?) pour en rajouter un peu et s’assurer de convaincre le dragon du désert. En effet, bien que Prince de Dorne, Superbio était surtout un dragonnier de l’Académie et se devait de répondre aux appels du Roi, même s’il était revenu vivre dans sa terre natale. L’utilisation du mot «fierté» fit sourire la suzeraine, amusée de la façon subtile dont sa cadette arrivait à manipuler leur frère. Jouer sur sa fierté c’était s’assurer de l’avoir dans la poche.

Tout de même nonchalant en haussant les épaules, Kalil se leva enfin pour prendre la parole, prenant bien soin de mettre un temps fou à ouvrir la bouche pour s’assurer de faire impatienter Naïla. Dès les premiers mots, avant même qu’il ait manifesté son désaccord, la princesse suzeraine roula des yeux, comprenant déjà où il voulait en venir. Eh bien tant pis, elle n’avait pas besoin de lui de toute façon, seulement ce n’était pas vraiment dans ses habitudes (du moins des souvenirs de Invidia) de Superbio de ne pas vouloir jouer les chaperons, lui qui était si protecteurs. Il signala donc qu’il serait bel et bien à King’s Landing, mais pas au bal, ce qui suffit pour enlever la mauvaise humeur au visage de son aînée… Il allait surement fréquenter le même genre d’endroits douteux où Tullia «avait à faire»… sauf que lui il les connaissait déjà!

-Et je suppose que tes «affaires» te mèneront à croiser Tullia, au moins elle pourra garder un oeil sur toi... C'est à se demander parfois qui est censé garder qui ici et qui est l'aînée! Et les autres, toujours rien à dire?
J'ai besoin de savoir s'il y a des volontaires pour rester! Vous réagissez plus que ça d’habitude, je suis la seule à trouver cette invitation, que dis-je, cette convocation, aussi insultante ?


Soupirant malgré tout, la suzeraine du royaume tourna un regard lent et sans équivoques à Nouraya. Celle-là n’allait certainement pas manquer une chance de sortir, hein!

-Et toi mon amour de Nougat, je suppose que tu ne veux pas manquer le buffet hein? Pour des raisons professionnelles, évidemment, enrichir ton menu avec la culture alimentaire d’autres contrées?

Mais qu’est-ce qu’ils avaient tous à ne pas répondre? À attendre chacun leur tour? Ce n’était vraiment pas leur genre, habituellement les réunions des péchés se transformaient rapidement en cacophonie! Étaient-ils trop choqués par les espoirs du Roi ou juste pas encore tout à fait réveillés et frustrés de s’être fait imposer cette réunion d’urgence de façon aussi abrupte?

(S'cusez je commence à manquer d'idées faute d'avoir les autres membres de la famille XD)


Tullia L. Martell

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Princesse de Dorne / Diplomate
Voir le profil de l'utilisateur http://les-exiles-d-abyndal.forumactif.org/
Jeu 10 Aoû - 10:10

Kalil était toujours aussi moqueur et nonchalant, mais au moins il viendrait, ce qui était déjà bien. On ne peut lui en demander plus. Et puis, il était toujours un facteur d’imprévisibilité et de surprise, cela mettait un peu de piment dans le projet. Naïla nous moquait en pensant que je serais à surveiller mon frère, mais il n’en sera rien. Chacun ses ouailles et ses brebis, il est assez grand pour se débrouiller. Les autres, étrangement, n’étaient pas très actifs. Ou plutôt, n’étaient pas très constructifs sur l’affaire. J’étais assez amusée de voir Naïla pester contre leur indolence et leur mollesse sur ce sujet. Encore pour Paresse ça passe, on a l’habitude. Mais la léthargie générale excédait notre chère sœur. Aussi je pris la liberté de couper court au sondage en allant dans le vif de la question, pour nous éviter de tourner en rond.

" Bon, assez bavassé d’excuses et de silences pour venir ou non. Il serait bien plus intéressant d’aller au cœur du sujet. "

Je regardais Naïla, Kalil et les autres, prenant une attitude plus sérieuse digne de mon rang. J’énumérais les grandes questions auxquelles nous devions répondre, et qui étaient vitales pour l’avenir de Dorne.

" Quelle est notre stratégie pour ce bal ? Que souhaitons-nous montrer comme image ? Quelles sont les autres familles pour lesquelles nous devons nous rapprocher ou bien épier ? Car tout l’intérêt du bal est là. Jamais nous n’aurons pareille occasion d’avoir autant de personnes rassemblées au même endroit. C’est une opportunité autant qu’un risque, j’en conviens. Mais où serait l’excitation sans le danger toute proche ~ ?"

Je souriais avec malice, histoire de détendre un peu l’atmosphère. Je marchais tout en pensent et en réfléchissant à mes propres objectifs pour ce bal. Je n’y allais pas que pour le plaisir, après-tout.

" Pour ma part j’ai une certaine curiosité et un intérêt pour les Perles du Dragons. Je me demande si nous ne pourrions pas les utiliser à notre avantage. Les rumeurs vont qu’elles sont soumises et maltraitées par cet Aegon, pas mieux que de la viande que l’on exhibe."

Les filles de la famille Targaryen, ces fameuses ‘Perles du Dragon’…. Les rumeurs me faisaient à la fois envie et pitié. Envie pour voir leur beauté mainte fois vantées. Pitié pour tout ce potentiel entre leurs mains et qui est gâché. Par une soumission à un être cruel, sans doute, mais dont on peut tout de même se débarrasser. Pourraient-elles s’avérer des alliés de choix ? On dit les femmes des Dragons aussi redoutables mais plus sensibles et moins cruel. Mais rien ne vaut une rencontre face à face pour s’en rendre compte. J’étais outrée pour elles, et cela se voyait sur mon visage. Et bien que je sois émotionnellement émue, il y avait également la froideur du pragmatisme qui entrait en jeu.

"Certes nous pouvons renverser la donne par des alliances extérieures, mais je voudrais voir si semer le doute et l’insurrection dans leurs propres rangs pourraient nous être utile."

Je les regardais de nouveau, haussant légèrement des épaules.

"Qu’en pensez-vous ?"

Ashana I. Martell

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Princesse de Dorne / Membre du Conseil de Sunspear / Danseuse
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Sam 16 Sep - 16:39
Ashana était en train de s'entraîner à la danse, celle qui est bien vu dans la bonne société pour une demoiselle en particulier une princesse. Quoique les danses que la cadette Martel pratiquaient pouvaient sans doute paraître déplacées aux hautes sphères de l’aristocratie des Crownlands, mais en Dorne la bienséance ne suivait pas les même règles que chez ces nobliaux nordiens avec leurs balais dans le cul. Oh, elle maitrisait bien évidemment la valse et toutes ces autres choses pâlottes et monotones qu’ils qualifiaient de “danses”, et parfaitement avec ça. Mais ses préférences allaient à celles endiablées et languissantes de sa nation, certains diront que ce sont des danses de bordel n’importe où ailleurs dans les Sept Couronnes, ce qui ferait penser à Ash que les bordels du Nord sont bien prudes alors.
Toujours est-il que la jeune princesse était en train de suer sur toute une série d’exercices visant à travailler sa souplesse et le tonus de ses muscles.
Ainsi quand on vient lui annoncer que sa présence était requise d’urgence pour un Conseil Princier de dernière minute, la princesse était en plein grand écart, ses jambes complètements écartées et tendues, son torse entièrement couché et collé contre sa jambe avant. Témoignage de sa souplesse naturelle, travaillée ardemment avec le temps pour aujourd’hui atteindre ce niveau. Cela ne s’était pas fait sans heurts, mais dans la sueur et les larmes. Et elle la travaillait quotidiennement pour éviter de la perdre.
Ash releva la tête au son de la voix du messager, un serviteur pâle et tremblant lui délivrant son message d’un mince filet de voix chevrotant.
La jeune princesse lâcha un soupir de frustration, voilà qu’elle devait couper court à sa séance d'entraînement. Et elle n’avait clairement pas le temps de se laver et de se changer vu l’état dans lequel se trouvait le serviteur, Naïla devait attendre ses frères et soeurs dans la minute. Se relevant avec sa grâce habituelle, qui faisait un contraste frappant avec la moue qui se dessinait sur son visage. Mais malgré tout cette entaille au protocole inquiétait Ash. Pour que sa grande-soeur suzeraine de Dorne mette dans cet état un domestique et réclame une réunion de dernière minute du Conseil Princier l’heure devait être grave.
Alors ses frères et soeurs ferait avec sa fine tunique, ses pieds nus, ses cheveux en bataille et la sueur qui collait l’étoffe contre sa peau.

La petite Martell rejoignit ses aînés autour de la table, lorsque la lettre, apparemment l’objet de l’agitation de la suzeraine de Dorne, arriva entre ses mains Ashana la parcourue rapidement. Une invitation de la part du jeune roi à un bal. Enfin invitation c’était vite dit. Vu le ton utilisé dans la missive on pouvait certainement plus parlé d’ordre ou d’injonction.
Ash rejoignait Naïla dans sa réaction, elle détestait qu’on lui donne des ordres, surtout de cette manière, mais il s’agissait aussi d’une belle occasion de prendre la température chez leurs voisins du Nord. N’empêche que ça la faisait grincer des dents d’y aller après cette invitation, comme si Dorne était un toutou qu’on pouvait sommer à sa guise. Et puis quoi encore ?
Ashana ne dit rien écoutant attentivement Naïla, Kalil et Tullia délibérer à l'instar de ses autres frères et soeurs.
Parfois il valait mieux écouter avant d’ouvrir sa bouche, et elle n’était pas en colère contre ses frères et soeurs, mais contre ce roitelet Targaryen. Bien qu’elle comprenne l’idée derrière le ton autoritaire de la lettre, après tout le jeune souverain avait besoin d'asseoir sa position de grand chef sur Westeros. Et franchement vu les ambitions des Martell et l’ambiance générale des autres régions du royaume, en tous cas ce qui parvenait à Dorne, Ash ne pouvait pas lui donner tort. N’empêche que ça restait insultant…
La jeune princesse réfléchissait à la possibilité d’accompagner ses aînés au bal. Après tout il y avait des chances qu’elle soit à l’aise durant l'événement, elle avait reçu l’éducation pour ça. Et son don pour la danse était idéal pour ce genre de choses, même si il n’y aurait sans doutes que des danses du Nord. Pas forcément palpitant sur le long terme. Et puis elle se demandait si sa présence les aiderait vraiment.
Seulement Tullia met le doigt sur une chose importante, ce n’est pas le plus important. Non il est capital de déterminer quelle ligne de conduite adopter.
La cadette rejoint ma soeur dans sa révolte pour le traitement des princesses Targaryenne. Mais elle sent la rage bouillonner dans ses veines.
Ash hait ce genre de chose. Elle a grandit dans un pays où les femmes ont peu ou prou les mêmes droits que les hommes, où les laisser de côté ou les aliéner est la preuve que vous êtes un abruti fini.
Et puis parce que l’idée même de porter le genre de chaînes que ces pauvres Perles du Dragon la révulse.

-Je suis d’accord avec toi Tullia. Les Perles du Dragon seraient des atouts intéressants à avoir en poche, si elles ont le courage de s’opposer à leur frère… Ce qui n’est pas forcément le cas, et elle le sait.
J’ai bien quelques idées… Mais elles ne sont pas très appropriées. Ce bal reste une occasion en or d’observer nos potentiels alliés et ennemis.

Ash était impulsive oui, mais elle savait aussi se dominer, surtout pour ce genre de question. Alors son envie d’aller égorger ce roi et toute sa garde pour poser les fesses de Naïla sur le trône de fer et la couronne sur sa tête, elle se rendait bien compte actuellement que c’était irréalisable, et qu’il valait mieux prendre son mal plutôt que de perdre du temps à le dire à voix haute.

-Le jeu en vaut clairement la chandelle même s’il va falloir se montrer prudent. Mais évidemment je ne vous apprend rien.
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