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Elles ne pourraient pas être plus différentes.

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Dim 25 Juin - 9:01
Tout le monde le sait, les écuries ça sent le crottin et le foin, pas vraiment la localisation préférée des vraies princesses qui ont de la classe. C’est à ça que servent les garçons d’écurie, à préparer les montures des grandes dames et leur apporter dehors, afin de ne pas abimer le petit nez fragile des sangs bleus. Mais, à Sunspear, ce n’est pas le cas. Pas avec Léa qui veille au grain. Même Naïla ne plisse pas le nez en s’approchant du box de sa royale monture. Avec sa demi-sœur comme dresseuse équestre, la princesse suzeraine de Dorne n’a pas à s’inquiéter de l’état des lieux : mieux, ce sont probablement les écuries les plus glamour de Westeros.

-Toctoctoc, lança la princesse à haute voix, plutôt que de cogner sur un mur comme le ferait n’importe qui d’autre. Elle sait bien trop que ça peut effrayer les chevaux. Léa tu es là?

Quelle question stupide. Où pourrait-elle être d’autre? En se rendant à l’écurie, Naïla était passée devant le terrain d’entraînement des chevaux, qui était vide en cette heure matinale, donc, Léa devait être à l’écurie, elle n’était pas du genre à végéter au lit le matin. Même que, parfois, la princesse se demandait si sa demi-sœur ne dormait pas parfois sur le foin avec les chevaux pour être plus tôt au travail. Parce que pour elle, ce n’est pas du travail, mais le sens de sa vie. Suivant le bruit qu’elle entendait distinctement raisonner dans l’édifice, la suzeraine de Dorne fini par trouver Sand dans un box en train de soigner une jument, probablement sur le point d’accoucher vu sa taille.

-Je viens te faire un résumé du Conseil d’hier, question de te tenir au parfum.

Et pourquoi Naïla ferait-elle une telle chose? N’importe lequel de ses frères et sœurs aurait pu s’occuper de relater à Léa Sand les décisions prises la veille. Quand c’est la princesse suzeraine qui se déplace pour un truc aussi banal, il y a toujours une raison. Bon, outre le fait qu’elle aime chacun de ses demi-frères et demi-sœurs autant que sa fratrie direct, bien sur.

-Pour faire une histoire courte, on a reçu une invitation pour un bal à King’s Landing, ça me donne envie de vomir. Ça sent le complot à plein nez, et je crois bien que notre très cher Roi Le ton de Naïla était excessivement sarcastique. … commence à s’inquiéter de ce qu’on pense de lui. Il était temps, après un an en poste, que cet idiot remarque que les sept couronnes ne sont plus ce qu’elles étaient. Enfin, on a décidé qu’on y irait, pas tout le monde, mais moi entre-autres, avec tout un lot de soldats. Il y aura beaucoup de chevaux à préparer donc, si tu as besoin d’engager une main d’œuvre de plus pour préparer le départ je te laisse la liberté de voir. Oh, et si tu voulais suivre, tu es également la bienvenue.
♔ Princesse Suzeraine de Dorne
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Lun 17 Juil - 20:14
Travailler dans un chateau fait des envieux, c'est indéniable, il faut dire que les civils préfèrent les rumeurs et ragots croustillants aux vérités ennuyeuses. De ce fait, il n'est pas rare d'entendre ci et là que les enfants de feu le Prince ont de la chance de travailler au chateau, et qu'ils doivent y vivre une vie de roi, si je peux me permettre cette métaphore. L'activité des Martell n'est pas méconnue des paysans pourtant, ils sont réputés dans tout Westeros d'être de diaboliques lève-tôt et couche-tard, surtout l'aînée, plus que qualifiée pour gouverner et dévouée envers ses sujets. Et les Sand? Pour ceux qui ont choisi d'intégrer le personnel du Chateau, c'est la même chose! Et en tant qu'aînée de la fratrie bâtarde, je me fais un devoir de veiller sur eux. Ce n'est pas le chant du coq qui me réveille mais le souffle de la forge et le couinement caractéristique au soufflet du forgeron qu'il active toujours quelques heures avant l'aube. Un bon feu fait de bonnes armes! Et un bon foin fait de bons chevaux. Mais comme dit plus haut, je mets un point d'honneur à ce que mes frères et soeurs tiennent leurs responsabilités du jour. Bien que nous ayons parfaitement le droit de manger à la table de la Principauté, ceux qui, comme moi, doivent se lever aux aurores, ont une table vide de nos ainés et cadets de sang bleus, ou presque, il y en a toujours un ou deux qui partagent leur repas avec nous, rendant la pièce plus conviviale et chaleureuse. On a beau avoir des liens forts entre tous, rien ne vaut un déjeuner entrecoupé d'histoires enfantines et humoristiques.

Le coq chante et déjà la moitié des Sand est sur le qui-vive, travaillant dur et suant à grosses gouttes, qu'ils soient en ville ou dans le Chateau, que ce soit professionnel ou juste un plaisir à assouvir. Comment je le sais? Contrairement aux nobles, je n'ai guère besoin d'espions pour savoir ce que font mes incorrigibles cadets et fougueuses soeurettes, leurs emplois du temps sont suffisamment prévisibles et leurs lettres descriptives au sujet de leurs humeurs! Seuls les jouvenceaux et jouvencelles dorment encore, ce sont eux qui tiendront compagnie à la majorité de la Principauté, le regard ensommeillé et les joues encore rebondies. Eux aussi auront le droit au réveil par leur ainée, mais pas de temps de penser à cela, contrairement aux humains, les chevaux savent vraiment se montrer impatients. Et bien que je leur ai déjà rempli les auges, abreuvoirs et boxes, respectivement, d'herbe, d'eau et de paille, avant d'aller moi-même me subsister, ces gracieuses créatures demandent bien plus d'attention, principalement les plus jeunes! Comme toujours, je m'attends à me coucher tard ce soir, mais cela ne me dérange pas, contrairement à ce qu'on pense, les bottes de pailles sont très confortables, il faut juste s'attendre à entendre la servante chargée de coiffer vos cheveux piquer une crise face au désastre... Heureusement pour elle, lors de la saison chaude, je peux me permettre de monter dormir dans ma chambre, il n'y a qu'à ce moment-là que de jeunes gens viennent me donner un coup de main. Pour l'heure, à part les écuyers qui doivent entretenir le canasson de leurs maîtres, je n'ai pas encore pris de palefreniers, ni de garçons d'écuries, peut-être un de mes frères Sand?

Comme à mon habitude, après avoir dégourdi les pattes élancées de mes protégés, je m'accorde une pause, bien que je sois suffisamment endurante pour tenir une journée entière sur le dos d'un cheval au galop, c'est la pratique qui fait cela. En fait, c'est plus une fierté à combler quotidiennement face à tout le travail accompli durant des années et des années. Le regard caressant le batiment maintes fois rénové et amélioré, je pris une grande bouffée d'air parfumé au crottin frais et au foin doré au soleil. Depuis que Kalil était rentré et était venu me complimenter pour mon dur labeur, je ne cessais de faire ce petit rituel. Et je devais bien avouer qu'il avait raison! Ce que j'avais fait, peu de maîtres d'écurie pouvaient oser en dire autant. Pas du tout même... L'orgueil est-il contagieux? Pas assez il faut croire car je ne me sens pas capable de construire un boxe pour sa dragonne, mais je pense que sur ce point, il faisait de l'humour... J'espère en tout cas.

Ragaillardie par les chauds rayons du soleil et la beauté du bois clair fraichement décrotté et poncé, je m'engouffrais une fois de plus dans la bâtisse incroyablement fraiche. Les Stark ne sont pas les seuls à profiter des sources sous nos pieds, mais pour ma part, c'est essentiellement la froideur de la pierre de l'immense batisse qui nous sert de chateau qui fait office de ressource! Et la végétation, une caractéristique propre à l'architecture dormienne, les plantes ont une place très importante. Que ce soit le matin comme la soirée, les lanternes ne sont jamais allumées, sauf en cas de tempêtes, un cheval devient nerveux dans le noir en plein orage. Avec une bâtisse bien orientée et des fenêtres creusées dans les murs pour chaque boxes, on n'a pas besoin de demander au jouvenceau qui s'occupe des lanternes de les allumer dés que le ciel se couvre de nuages. Qui plus est, il nous est plus facile, à moi et au personnel, d'entendre les équidés en cas de problèmes, de jour comme de nuit, que ce soit un intrus ou une jument prête à la mise-bas. D'ailleurs, en parlant de gestante, j'avais justement une pouliche qui arrivait à son terme à examiner. Bien qu'elle soit adulte, je la considérais toujours comme une petite, comme avec toutes ses autres congénères, car la première fois était toujours la plus éprouvante. Un peu comme pour les jouvencelles. De plus, elle n'était pas une Martell mais un cheval du Nord que je m'étais permise d'acheter afin de faire des croisements. Cela n'était pas forcément bien vu à Westeros, généralement, les métissés n'avaient pas une bonne tête, des forces et des faiblesses non-désirées. A cela je réponds une certaine incompétence. Il est bien normale qu'en croisant deux bons partis, on a une chance sur deux d'avoir un excellent résultat, et puis, il faut savoir s'armer de patience, les qualités peuvent sauter une génération. Et c'est pour cela que j'étais particulièrement attentive au sujet de cette femelle gestante qui a pu découvrir l'élégance et la finesse de nos coureurs-nés. Vitesse et robustesse, que peut-il bien naître d'une telle union? Toute à mes pensées, je n'entendis guère la voix ferme et douce de ma suzeraine et soeur. Seules les brindilles écrasées par ses chaussures m'alertèrent, me laissant le temps de me retourner à son approche sans être surprise par sa présence. Quand j'étais dans mon milieu de vie, j'étais difficilement prise de court, au grand bonheur des chevaux qui n'apprécient guère les gestes brusques et la peur. Par politesse, je lui souris et la saluais d'un simple "Bonjour, Naïla!", pas de protocole entre nous, on était de la même famille après tout, et elle savait qu'avec moi, ce n'était pas un manque de respect.

-Je viens te faire un résumé du Conseil d’hier, question de te tenir au parfum.

L'attention anima mon regard alors que je me retournais, reprenant mon pansage là où je l'avais laissé, les oreilles grandes ouvertes. Quand c'était Naïla qui venait me rapporter les nouvelles, cela voulait dire que quelque chose de grave était arrivé, ou alors qu'il y avait un événement important sur le continent.

-Pour faire une histoire courte, on a reçu une invitation pour un bal à King’s Landing, ça me donne envie de vomir. Ça sent le complot à plein nez, et je crois bien que notre très cher Roi … commence à s’inquiéter de ce qu’on pense de lui. Il était temps, après un an en poste, que cet idiot remarque que les sept couronnes ne sont plus ce qu’elles étaient. Enfin, on a décidé qu’on y irait, pas tout le monde, mais moi entre-autres, avec tout un lot de soldats. Il y aura beaucoup de chevaux à préparer donc, si tu as besoin d’engager une main d’œuvre de plus pour préparer le départ je te laisse la liberté de voir. Oh, et si tu voulais suivre, tu es également la bienvenue.

Un bal donc, ce n'était pas dans les habitudes de l'ancien roi ni de son successeur de ce que j'ai cru comprendre. Du moins, c'était l'image qu'il m'avait donné. Une personne préférant l'action à la société et aux festivités. Mais comment juger un individu alors que des lieues nous séparaient? Là était la faiblesse de Naïla, comme bien d'autres, elle n'avait que regarder la surface, à peine même, la connaissant. Elle ne porte guère d'attention à ce qu'elle méprise après tout. En l'entendant dire qu'elle comptait y aller, je ne pus m'empêcher de me mordre la lèvre inférieure. Tension qui disparut bien vite lorsqu'elle me proposa de la suivre. Bien qu'elle soit grande et qu'elle sait ce qu'elle fait, je crains qu'elle ne fasse un scandale, ce qui ne serait pas bon pour les affaires. Connaissant Kalil, il la suivra, mais pas pour le bal, bien qu'il sera lui aussi là pour recueillir des informations. Il y a bien des façons pour en récolter, de la bouche de convives aux esprits embués par l'alcool, d'un Lord aveuglé par l'hilarité ou la méchante humeur, ou bien d'une femme nue s'offrant corps et âmes à l'apollon venu réchauffer sa vie monotone. Décidément, certains sont incorrigibles... Je ne comptais pas lui parler de Kalil, elle devait bien s'en douter que ce dernier n'en ferait qu'à sa tête, il prenait son rôle de cadet très au sérieux. C'était donc une pensée inutile à partager avec elle. Je lui fis néanmoins par du reste de mon impression comme à chaque fois qu'un Martell venait me parler de leurs réunions. Après un énième coup de brosse, je posai mon outil sur le bord de la porte du boxe, fixant une nouvelle fois ma grande soeur à la peau chocolat.

-Je vois mal un roi que l'on dit intelligent prendre le risque de se mettre à dos toutes les royautés en complotant à leur insu dés le premier bal qu'il ouvre. Bien qu'il soit fou, du moins, selon toi et les Lords qui sont venus à sa rencontre lors du couronnement, je ne le pense pas assez stupide pour précipiter les choses ainsi. Il n'a qu'un an au pouvoir et des liens à renouer ou à renforcer, une guerre maintenant n'arrangera pas ses affaires, même avec un dragon. A t-il précisé le motif de cette fête d'ailleurs? Généralement, quand on organise un bal, ce n'est pas juste pour un coup monté...

Je me tus un instant, essayant de me rappeler ce dont je savais de la famille Targaryen. N'a-t'il pas des soeurs? Il me semble bien... Peut-être leur cherche t-il un parti? Naïla y a sans doute pensé, mais les idées noires s'imposent de façon si importantes dans son esprit qu'elle ne doit pas s'en rendre compte. Pour elle, le roi est fou, et on n'a pas à lui accorder notre attention, tant qu'on parvient à nos desseins. Je ne voyais pas cela dans ce sens.

-De plus, on pourrait en apprendre davantage sur lui non? S'il se mêle aux convives, tu pourrais facilement l'accoster. Histoire de voir s'il est si fou qu'on le prétend... Quant aux chevaux, ne t'inquiète pas, ils sont frais et dispos en tout temps, tes hommes et toi aurez vos montures! Et bien entendu, je viens avec vous! Il faudra juste que je demande à quelques uns de nos frères de garder les lieux en bon état durant mon absence... en espérant que cette jument aura mise bas avant le jour venu!

Mes yeux se posèrent sur la jument en question que je venais de bouchonner. Bien que mes soucis ne devait guère intéresser une princesse, je pense que cela devait lui faire du bien d'avoir quelques nouvelles de l'écurie, ou même du personnel. Bien sûr, il y a une différence entre les problèmes du royaume entier et les petits pépins d'un citoyen, mais se changer les idées permettait de souffler un peu!
♔ Dresseuse de chevaux
♔ Bâtarde Martell
♔ Zoman
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Mer 19 Juil - 19:50
À Dorne, principalement à Dorne et dans le cœur de Naïla, il n’ya  guère de différence entre un Martell et un Sand ascendant Martell. Une sœur, c’est une sœur, un frère, c’est un frère, qu’il le soit à moitié par le sang ou non, ils partagent un ancêtre commun, et cela suffit à les inclure dans la famille. Pour la princesse suzeraine, Léa était donc aussi importante que Tullia (mais heureusement moins débauchée), et elle reconnaissait amplement son dévouement à sa maison. Mieux, la blondinette s’acharnait continuellement à dépasser les limites attendues d’une simple bâtarde, ou même d’une princesse, ayant pris en charge, sans qu’on lui demande, la responsabilité de toute la fratrie Sand de Sunspear, quelle menait d’une main de maître. Et pour cela, Invidia l’appréciait d’autant plus.

Bien que s’étant remise à panser sa jument, on ne pouvait douter que Léa était toute ouïe envers son aînée. D’aucun aurait pu juger qu’il s’agissait d’un immense manque de respect d’une subordonnée de ne pas regarder sa suzeraine dans les yeux, mais la dresseuse de chevaux ne comptait pas comme telle. C’était plutôt une coéquipière qu’une employée de la maisonnée. De toute façon, Naïla avait l’habitude maintenant : rien ne retenait jamais l’attention de l’aînée Sand assez longtemps pour qu’elle se désintéresse complètement de ses bêtes. C’était ce qui la rendait si talentueuse dans son domaine. Ainsi, la princesse ne fut pas le moindre du monde incommodée et expliqua l’étendue de la rencontre de la veille, de la façon la plus concrète possible (heh, toutes les deux ont mieux à faire que discuter!). D’ailleurs, la princesse ne se déplaçait pas simplement pour le plaisir de discuter avec sa demie-sœur… si elle était là, c’était bien parce qu’elle appréciait l’opinion de celle-ci, même si, en théorie, elle n’était pas conseillère. La première phrase de Léa l’a fit toutefois tiquer, et l’envieuse princesse ne pu s’empêcher un commentaire marmonné, acerbe.

-On le dit inteligent?

Disons que si on disait beaucoup de choses du Roi, si de nombreuses rumeurs couraient à son sujet… celle là n’en faisait pas parti. Du moins, elle ne s’était pas rendue aux oreilles de Naïla! On le décrivait plutôt fou à allier, mais qui oserait l’enfermer? C’était le Roi… N’empêche que oui, l’aînée Martell considérait justement Aegon V comme assez stupide pour précipiter follement les affaires royales en voyant qu’elles n’allaient pas comme il le voulait! C’était qu’il ne lui inspirait pas être un homme de patience.

-Apparemment, c’est seulement pour «fêter son anniversaire» de couronnement… Ridicule, n’importe qui organiserait plutôt un championnat pour ça… Mais les bals, c’est fait pour discuter, chuchoter et comploter.

En fait, c’était probablement ce qu’il espérait d’eux… voir qui se mettrait à l’écart, essaierait de monter des complots contre lui… C’était sous estimer la discrétion des Martell, en tout les cas! Naïla savait paraître ne partager qu’une banale conversation météorologique alors qu’elle échafaudait sa monté au pouvoir. Le Roi n’en verrait que du feu. Oui, parce que si elle avait décidé d’aller à ce fichu bal, ce n’était pas parce qu’elle voulait vraiment savoir ce que son suzerain (le mot lui donnait envie de vomir, cherchait à leur dire… mais plutôt parce qu’elle voulait profiter de cette réunion extraordinaire de grandes familles pour consolider elle-même ses alliances, au nez et à la barbe de son Altesse. Et oui, comme le disait Léa, la nouvelle princesse de Dorne avait bien l’intention d’essayer de découvrir un peu plus qui elle avait comme Roi… pour mieux s’en débarrasser dès que l’occasion serait bonne.

Évidemment, avoir une horde de chevaux prêts pour un départ imminent n’était jamais un problème avec Léa. C’était comme si elle prévoyait constamment un départ, au cas où, et chacune des bêtes de l’écurie pouvait partir sur-le-champ, dès qu’on la réquisitionnait. Cette prévoyance leur avait souvent été utile, il fallait l’avouer! De meilleure humeur, la princesse leva sa jupe devant ses genoux pour s’agenouiller directement au sol sans trop salir sa robe, rejoignant l’experte qui prenait soin de la jument enceinte. Même si Sand le voulait beaucoup, elle ne suivrait probablement pas la cargaison princière jusqu’à King’s Landing si elle savait qu’elle laissait derrière elle cette précieuse bête sur le point d’accoucher… le voyage allait être long, elle ne pourrait prendre cette chance. Surtout celle-là.

-C’est elle, hein? Qui a fait grincer Avarice des dents lorsqu’il a été temps de la faire déplacer jusqu’ici ? Elle est très belle.

La jument n’avait rien à voir avec les coursiers qu’élevaient Léa depuis toujours, et cela fascinait justement Naïla. Elle avait une morphologie beaucoup plus forte, une allure de guerrière. La princesse de Sunspear sourit en tendant la main, doigts fermé, vers les naseaux de la jument, qui la renifla bruyamment.

-Je suis certaine que ça va fonctionner, tu as toujours le flair pour ces trucs, je te fait confiance. Je compte sur toi pour prouver à Avarice que c’était un bon investissement, se moqua-t-elle en grattant l’arrière des oreilles de la jument lorsque celle-ci sembla l’avoir acceptée. Quand tu auras le résultat escompté, je n’ai pas besoin de dire que je veux le plus beau, hein? rigola Naïla en poussant doucement sa demi-sœur sur le bras avant de se relever pour sortir du box.

Pas si elle avait les résultats escomptés, mais quand. La Suzeraine savait que sa demi-sœur comprendrait. Naïla se rendit à la salle où étaient rangées toutes les selles et l’équipement des chevaux et des cavaliers, agrippa ce qu’il lui fallait pour préparer sa propre jument, et retourna dans la salle principale de l’écurie, en direction de son box.

-J’ai bien envie d’aller me balader un peu, le grand air me fera du bien, toute cette histoire de capitale est en train de me rendre malade. Ça te dis, Léa? Tiens, je n’ai pas besoin de prendre la mienne non plus, si tu ne les a pas encore tous dégourdis un peu, j’en prendrai une qui n’a pas été entraînée aujourd’hui, si ça peut t’aider. Laquelle me recommandes-tu, petite sœur?
♔ Princesse Suzeraine de Dorne
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Sam 5 Aoû - 0:00
-On le dit intelligent?

Habituée à être à l'écoute avec les chevaux et à observer le silence des écuries, un simple chuchotement pouvait facilement atteindre mes oreilles, aussi n'eus-je aucun mal à l'entendre. Pour dire vrai, cela était sous-entendu et non dit de vive voix, ici, personne ne voyait ce nouveau roi d'un bon oeil, bien trop attaché à notre indépendance. Mais ne dit-on pas que les fous sont les hommes les plus intelligents et que c'est pour cela qu'ils commettent des actes égalant leur intellect mais incompris des autres, étroits d'esprit comme ils sont? Ah, les philosophes... si on les écoutait, on les pendrait pour des fous! Mais à bien y réfléchir, si le roi était si dément que le disait Naïla, comment aurait-il fait pour rester aussi longtemps sur le trône? Folie rime t-elle vraiment avec Stupidité? La logique aurait voulu que je me taise mais j'étais bien trop honnête pour garder cette pensée pour moi. De plus, Naïla, en sous-estimant le roi de la sorte, risquait de ne pas voir le sens véritable des actes d'Aegon V, bien que je me doute qu'avec Kalil et Tullia à ses cotés, ce genre de lacunes sont très vites corrigées.

-Si les Targaryen étaient idiots, ils n'auraient pas réussi à avoir le trone, tu ne penses pas? Je ne dis pas que le roi actuel est très intelligent, mais assez pour avoir réussi à tenir une année sans mutinerie ni guerre civile.

C'était un avis comme un autre qui ne demandait pas débat, juste réflexion à l'avenir, elle ne répondit donc pas, répondant à mes nombreuses questions.

-Apparemment, c’est seulement pour «fêter son anniversaire» de couronnement… Ridicule, n’importe qui organiserait plutôt un championnat pour ça… Mais les bals, c’est fait pour discuter, chuchoter et comploter.

Je hochais la tête à cette remarque, oui, et c'était probablement ce que voulait observer le roi lors de cet échange entre Lords et chevaliers. La-dessus, nous étions d'accord et il était complètement inutile pour moi de donner des conseils sur comment faire ses alliances: mon domaine est le cheval, pas le complot! Une de mes mains posée sur le ventre de la future mère et mon autre main continuant son massage relaxant avec sa brosse sur l'encolure, j'entendis le froissement du tissu d'une jupe et le crissement de la paille sous les chausses de la suzeraine, m'informant qu'elle venait de me rejoindre dans le boxe.

-C’est elle, hein? Qui a fait grincer Avarice des dents lorsqu’il a été temps de la faire déplacer jusqu’ici ? Elle est très belle.

Une fois de plus, j'acquiesçais de la tête, souriant à cette pensée. Il m'avait fallu batailler dur avec lui depuis le Nord, échangeant le plus possible de missives avec lui par corbeau, heureusement que Kalil avait été là pour qu'il cède. 16 ans et déjà têtu comme une mule, et cela ne faisait qu'empirer! Dire qu'il me faudra aller en chercher d'autres si cela fonctionnait... Je n'imagine pas sa tête quand il l'apprendra! Du coin de l'oeil, je surveillais les moindres faits et gestes de Naïla ainsi que les réactions de la jument, telle une mère couvant son poussin. Bien que ma soeur savait y faire avec les chevaux, une gestante au point d'arriver à terme pouvait réagir de façon hystérique pour un rien, qui plus est une jument ne connaissant les lieux que depuis un peu plus d'une année. Je me souvenais encore de ses débuts dans la harde, ses piaffements en découvrant la chaleur imposante de Sunspear, l'herbe grasse des prés, son stress en sentant mille et une odeurs inconnues et finalement sa terreur en entendant la harde qui l'invitait. Ce serait mentir de dire que tout s'est passé sans accrochage, la convaincre que c'était chez elle à présent avait été difficile, que ce soit ses confrères ou moi la nuit, en prenant le controle de mon cheval ou non. Finalement, c'est l'instinct qui a eu raison de ses réticences avec Danzo, un étalon très doux comparé aux autres, surtout pendant les saillies. Autant dire que sa gestation a été faite avec les meilleures conditions, maintenant, il fallait espérer que le résultat soit concluant.

-Je suis certaine que ça va fonctionner, tu as toujours le flair pour ces trucs, je te fais confiance. Je compte sur toi pour prouver à Avarice que c’était un bon investissement. Quand tu auras le résultat escompté, je n’ai pas besoin de dire que je veux le plus beau, hein?, dit-elle en me bousculant doucement l'épaule.

Je me doutais de sa réponse. Bien qu'elle soit responsable du royaume, elle et moi partagions la même passion pour ces créatures formidables, et connaissons les légendes qui parlent de ces fameux hybrides dont la robustesse et la grâce sont devenus un mythe à force d'échec. Il faut dire aussi que les maitres d'écurie dans le reste de Westeros se doivent de remplir des "quotas" afin de fournir rapidement les armées en chevaux, à la différence de Dorne où la qualité prime, voilà pourquoi nos montures sont si demandées et que je pense sincèrement que nos conditions de vie sont les plus favorables afin de faire un tel métissage. Consciente du défi que je venais de relever, je n'ai pas tardé à contacter les éleveurs qui ont tenté de faire comme moi mais ayant essuyé de nombreux échecs sur le résultat. Généralement, c'était le stress et quelques fois, le fait que le poulain soit trop imposant pour la jument. De ce fait, je n'avais pas cherché à prendre un étalon -celui-ci aurait probablement brutalisé les juments et celles-ci auraient paniqué, un mauvais choix donc- qui aurait demandé beaucoup de temps d'adaptation -car il faut prendre les autres males en compte aussi-, pour m'intéresser aux juments. Habituée aux conditions extrêmes et à porter des poulains forcis, elles étaient plus adaptées à l'accouplement. Maintenant.... il me fallait croiser les doigts! Et s'il fallait que je retourne au Nord pour acheter d'autres juments, alors je le ferais, sans hésiter! J'emmènerais même Avaritio s'il le faut pour le convaincre que c'est une bonne affaire!

-J’ai bien envie d’aller me balader un peu, le grand air me fera du bien, toute cette histoire de capitale est en train de me rendre malade. Ça te dis, Léa? Tiens, je n’ai pas besoin de prendre la mienne non plus, si tu ne les a pas encore tous dégourdis un peu, j’en prendrai une qui n’a pas été entraînée aujourd’hui, si ça peut t’aider. Laquelle me recommandes-tu, petite sœur?

Je sursautais au son de sa voix. Une fois de plus, mes pensées sur l'avenir de ma harde mavait coupé du monde! Je secouais la tête, ce qui eut pour effet d'agiter la jument enceinte, encore peu habituée à ce genre de gestes de ma part, pour elle, je n'étais encore qu'une étrangère, il lui faudra encore du temps avant de m'accepter pleinement, mais nous avions encore le temps pour cela! Hormis la jument que je surveillais, celle de Naïla et quelques autres, le reste des femelles étaient déjà aux prés, la plupart gestante suite au passage de quelques uns de nos étalons, accompagnés des plus agés qui servaient actuellement à l'apprentissage pour les enfants et les travaux exigeant force et docilité. Il ne restait que les nerveux du jour et ceux qui exigeaient plus de soins, comme les yearlings à débourrer ou les chevaux ayant de l'énergie à revendre. Mon regard se porta instinctivement sur Danzo, un étalon aubère dont le nom provenait de sa façon de se mouvoir semblable à un danseur. Il n'était pas moins agréable à monter et exigeait justement plus d'exercices que d'autres. Je ne tardais pas à quitter la jument afin de m'approcher de lui pour le montrer à ma soeur aînée.

-Pourquoi pas? J'ai justement Danzo à faire travailler, bien qu'il a déjà eu droit à sa promenade du matin. Sa démarche est fort souple et presque dansante, d'où son nom, mais tu verras, on s'y fait! Et je n'ai encore vu personne tomber de sa selle, même chez les enfants. Pour ma part je monterais Tullia.

Tullia est une jument bai brun ayant déjà de nombreuses années derrière elle, et c'est aussi ma soeur. En fait, elle était déjà là quand Kalil a dû partir et elle avait déjà eu des petits, mais pour une raison que j'ignore, elle n'a que des jumeaux. Très fertile et en plus volontaire, Kalil n'a pu s'empêcher de la surnommer Tullia, bien qu'elle avait déjà un nom, finalement, cette boutade a fait qu'elle a changé de noms. Moi-même je ne sais plus comment elle s'appelait avant! D'ordinaire, elle aurait été dans le prés, mais la présence d'une gestante proche de la mise-bas la mettait sur les nerfs, ce qui pouvait la rendre dangereuse pour les autres, c'est pourquoi je préférais la garder ici. Imitant Naïla, je pris de quoi la sceller et m'approchai de son boxe.
♔ Dresseuse de chevaux
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Mar 15 Aoû - 19:52
Visiblement, Naïla et Léa ne s’entendaient pas sur ce point : les gens avaient seulement peur des dragons et venaient à oublier qu’ils avaient des points faibles, et n’osaient donc pas la mutinerie. Les Targaryen n’avaient pas gagner la guerre par leur intelligence, mais par l’abus de ce qui aurait pu être de braves bêtes si elles ne servaient pas une si mauvaise cause… Parce qu’ils étaient des profiteurs, en fait! Et le règne d’Aegon V ne perdurait que pour la même raison, la crainte qu’inspirait une famille, un simple nom, mais qui ne tenait à rien d’autre qu’à la glorieuse (mais honteuse) histoire… et à rien d’autre de bien concret.

Heureusement, lorsqu’il était question de chevaux, le terrain de discussion n’était pas propice aux arguments et Naïla senti sa demi-sœur beaucoup plus à sa place qu’à l’écouter parler complots. Apparemment, le temps qu’il fallut à la princesse suzeraine pour quérir son équipement avait suffit à la petite Léa pour replonger dans ses pensées et sa contemplation de sa jument enceinte, si bien qu’à son retour, la blonde sursauta en entendant sa voix, un geste qui irrita la future «mère», visiblement nerveuse à tous changements de sa routine. La Sand acquiesça tout de même à la proposition de son aînée et lui suggéra de monter Danzo, un étalon qui nécessitait plus d’exercice pour être très énergique, dansant même, alors qu’elle-même monterait Tullia. Comme d’habitude, Invidia sourit en entendant ce nom, qu’elle trouvait tout à fait approprié sachant ce qu’on lui avait raconté sur la très volontaire jument de reproduction… Une moquerie qui avait fini par être adopté par tout le monde, et même son homonyme n’y pouvait rien!

Naïla alla donc chercher le fougueux étalon et le scella elle-même, bien qu’elle aurait aisément pu demander à un serviteur de le faire pour elle. La plupart du temps, elle s’occupait également elle-même de sa propre monture, c’était un moment qu’elle appréciait à sa juste valeur, de cajoler un peu la bête qu’on va forcer au travail par la suite. Un juste retour de politesse, en somme, surtout avec un cheval qu’on ne connaît pas, comme c’était le cas présentement. Ce qui est fantastique, à Dorne, c’est que même lorsqu’on est «trop bien habillée» pour faire du cheval, comme l’était présentement la suzeraine, cela ne signifie pas nécessairement que c’est impossible. En effet, même les robes les plus riches et imposantes d’Invidia n’étaient pas trop lourdes pour monter, avec ses jupes presque toujours échancrée jusqu’à la cuisse, qui lui permettait amplement d’écarter les jambes pour enfourcher correctement sa monture plutôt que de monter en amazone. Bien entendu, lorsqu’elle fut finalement en scelle, la future impératrice de l’univers ne pu que constater que sa demi-sœur l’attendait déjà depuis longtemps. Sans s’en offusquer, Naïla sourit à l’aînée Sand et pris les devants, faisant tranquillement sortir sa monture de l’écurie pour la dégourdir un peu, puis la lança au galop dès qu’elle en eut la chance, fonçant vers les vallées hors du château plutôt que de se contenter de s’entraîner sur les terrains princiers.

-Tullia est certes une courailleuse, mais est-elle bonne coureuse? railla la princesse en poussa Danzo à allez plus vite d’une simple pression des jambes. Oh bon sang, il danse vraiment celui-là! ricana-t-elle en peinant, bien malgré elle, à suivre le rythme de sa propre monture, galopant comme si c’était la seule chose importante de l’univers.
♔ Princesse Suzeraine de Dorne
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Mar 24 Oct - 1:09
Un sourire naquit sur les lèvres de Naïla en entendant le nom de la jument. A chaque fois cela l'amusait qu'on désigne le cheval qui a eu le "privilège" de porter le même prénom qu'une Martell. Pour ma part, j'y étais suffisamment habituée pour ne plus y réagir autant, j'aimais les deux Tullia comme une soeur pour l'une et une mère pour l'autre, c'est tout. Chacune de notre coté, on scellait nos montures, habituées à le faire, bien que Naïla moins que moi, je savais néanmoins qu'elle n'avait guère besoin d'aide. On était ainsi à Sunspear, tout le monde savait comment sceller un cheval et surtout la Principauté!

Comme toujours, Tullia la Jument était calme à mon approche et pendant que je lui mettais sa selle. Bien que préférant les mâles aux promenades, elle ne rechignait pas à l'effort, comme tout mes petits protégés. Bien entendu, j'avais fini de la harnacher avant que ma soeur en face de même avec Danzo, vêtue d'une robe soyeuse et complexe, parfaitement royale. Cela m'étonnait encore maintenant de voir de telles tenues vestimentaires être portées pour les promenades équestres, certes, elles n'étaient pas lourdes, mais tout de même! Mais bon, il faut dire que je ne porte qu'une robe simple et parfois des pantalons, bien plus confortables pour monter un cheval. Mon ainée finit par venir à bout de sa tâche et remarqua bien vite que je l'attendais avec patience. Cela ne la renfrognait pas de me voir ainsi déjà en selle, au contraire, elle me sourit même avant de me rejoindre pour finalement ouvrir la marche. A peine commençait-elle à faire accélérer le pas à Danzo que je voyais son corps se mouvoir et onduler, tel un serpent, sur le dos de l'étalon qui, comme toujours, marchait de son pas dansant. Elle finit finalement par laisser son cheval partir au galop, une erreur que ses muscles peu habitués à une telle agitation allaient lui faire regretter plus tard!

-Tullia est certes une courailleuse, mais est-elle bonne coureuse? Oh bon sang, il danse vraiment celui-là!

J'avais préféré ne rien dire, mais avec Danzo, il fallait plutot privilégier les territoires réguliers et non rocailleux comme ceux de la campagne, le rythme dansant devenait alors... chaotique? Ne voulant pas offusquer ma soeur en riant devant elle, je m'efforçais de garder les machoires serrer le temps que le fou rire se calme dans ma gorge. Ne voulant pas la décevoir, j'imprimais une légère pression des cuisses sur les cotes de Tullia qui partit au triple galop sans tarder. Bien vite, j'arrivais à la hauteur de mon ainée, sans pour autant la dépasser.

- Ne lutte pas contre son mouvement, laisse toi faire et tout ira bien. Danzo bouge beaucoup mais il n'a jamais éjecté qui que ce soit de son dos!

J'aurais dû la prévenir avant qu'elle ne parte ainsi en toute insouciance et mon sourire lui prouvait que j'avais "omis" ce détail. Je n'étais bien sûr pas stupide, si l'animal était dangereux, bien sûr que je le lui aurais dit qu'elle devait faire attention!

hrp:
 
♔ Dresseuse de chevaux
♔ Bâtarde Martell
♔ Zoman
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